Langage
 Marie-Victoire Louis

Langage

Extrait de l’Abécédaire féministe

date de rédaction : 07/11/2022
date de publication : 07 novembre 2022
mise en ligne : 07/11/2022
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 18.255 items et 23 rubriques : I. Culture » (843) ; II. Droit (340) ; III. Êtres humains (950) ; IV. Corps (480) ; V. Enfants (266) ; VI. Femmes (2199) ; VII. Hommes (1114) ; VIII. Relations entre êtres humains (1.576) ; IX. Famille (524) ; X. Féminisme (443) ; XI. Justice (863) ; XII. Langage (960) ; XIII. Patriarcat (661) ; XIV Penser (1414) ; XV. Politique (2046) ; XVI. Pornographie (160) ; XVII. Proxénétisme (372) ; XVIII. « Sciences » sociales (593) ; XIX. Démographie (36) ; XX. Économie (936) ; XXI. Histoire (727) ; XXII. Sexes [Sexualité, Sexisme…] (191) ; XXIII. Violences (560) … et continuera d’évoluer.

7 novembre 2022

XII. Langage

En noir : nouveaux items (et modifiés)

I. Langage : Langage (1, 2) ; Langage (Accent) (1, 2) ; Langage (Antiféminisme) (1, 2, 3) ; Langage (Argot) ; Langage (« Arme ») ; Langage (« Balance Ton Porc ») ; Langage (Barthes Roland) ; Langage (Bentolila Alain) ; Langage (Camus Albert) ; Langage (Carroll Lewis) ; Langage (Castoriadis Cornelius) ; Langage (Chalamov Varlam) ; Langage (Censure) (1, 2, 3) ; Langage (Cleyre Voltairine de) ; Langage (Concept) ; Langage (« Confusions sémantiques ») ; Langage (Conscience) ; Langage (Conservateur) ; Langage (Contexte) ; Langage (Costa-Gavras) ; Langage (Crédibilité) ; Langage (Critique) (1, 2) ; Langage (Dictionnaire de l’Académie française) ; Langage (Dictionnaire. L’Encyclopédie) ; Langage (Dictionnaire. Littré Émile) ; Langage (Delteil Joseph) ; Langage (Dialectes) ; Langage (Diderot Denis) (1, 2) ; Langage (Diminutif) ; Langage (Élégant) ; Langage (« Éléments de langage ») ; Langage (Euphémisme) (1, 2, 3, 4) Par ordre chronologique (1) ; Langage (« Fake News ») (1, 2, 3, 4, 5) ; Langage (« Féminin générique ») ; Langage (Féminisme) ; Langage (Femmes) ; Langage (Figaro Le) ; Langage (Finkielkraut Alain) ; Langage (Forme) ; Langage (Formalisme) ; Langage (Galimatias) (1, 2) ; Langage (« Gauloiseries ») ; Langage (Grammaire) ; Langage (Green Julien) ; Langage (Haffner Sebastian) ; Langage (Héritier Françoise) ; Langage (Hugo Victor) ; Langage (Jeu de mots) (1, 2) ; Langage (Idels Michèle) ; Langage (« Iel ») ; Langage (Internationale Situationniste) ; Langage (Jacquetin Bernard) ; Langage (Jargon) ; Langage (Koestler (Arthur) ; Langage (Kraus Karl) ; Langage (Langue-de-bois) ; Langue (Langue française) (1, 2, 3) ; Langage (Lessing Doris) ; Langage (Lévi-Strauss Claude) ; Langage (Linguistique La) ; Langage (Luca Gherasim) ; Langage (Maitrise du) ; Langage (Majuscule) (1, 2, 3) ; Langage (Médias) (1, 2) ; Langage (Métaphore) ; Langage (Obscur) ; Langage (Onomatopées) ; Langage (Orthographe) (1, 2) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4) ; Langage (Parole) ; Langage (Pataphysique) ; Langage (Patriarcal) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12) ; Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13) ; Langage (Périphrase) ; Langage (Phrase sortie de son contexte) ; Langage (Policé) ; Langage (Populaire) ; Langage (Pronom personnel) ; Langage (« Réel ») ; Langage (Révolution) ; Langage (Rigueur des termes) ; Langage (Rime) ; Langage (Senghor Leopold Sedar) ; Langage (Saint-Simon) ; Langage (Salomé Lou Andréas) ; Langage (Saussure Ferdinand de) ; Langage (Steiner George) ; Langage (Style) (1, 2, 3, 4) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14) ; Langage (Substitution. Processus de) ; Langage (Symbole) (1, 2) ; Langage (Synonyme) ; Langage (Syntaxe) ; Langage (Thoreau Henry David) ; Langage (Traduction) ; Langage (Tricot) ; Langage (Verbiage) ; Langage (Violences) ; Langage (Voltaire) (1, 2, 3) ; Langage (Vulgaire) (1, 2) Par ordre chronologique (1) ; (172)

II. Langage. Académie française : Par ordre chronologique Académie française (Richelieu Cardinal de) (1, 2) ; Académie française (De Bernis Cardinal) ; Académie française (Voltaire. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12) ; Académie française (Diderot Denis) ; Académie française (Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure. 1770) ; Académie française (Delille Abbé. Jacques. 1772) ; Académie française (D’Alembert. 1776) ; Académie française (Abbé Morellet. 1805) ; Académie française (Abbé Sieyès. 1815) ; Académie française (Sand George. 1859) ; Académie française (Sand George. 1861) ; Académie française (Hugo Victor. 1862) ; Académie française (Sand George. 1863) ; Académie française (Simonet Jules. 1863) ; Académie française (Montijo Eugénie de. 1870) ; Académie française (Mgr Dupanloup. 1872) ; Académie française (Dumas Alexandre fils. 1874) ; Académie française (Daudet Alphonse. 1884) ; Académie française (Loti Pierre. 1892) ; Académie française (Savary Pauline. 1893) ; Académie française (Émile Zola. 1896. 1897) ; Académie française (Barrès Maurice. 1906) ; Académie française (France Anatole. 1909) ; Académie française (Massis Henri. 1913) ; Académie française (Jammes Francis. 1921) ; Académie française (Halévy Elie. 1921) ; Académie française (Noailles Madame de. 1923) ; Académie française (Maurras Charles. 1938) ; Académie française (Hermant Abel. 1940) (1, 2) ; Académie française (Léautaud Paul. 1941) ; Académie française (Mauriac François. 1941) ; Académie française (André Max. 1944) ; Académie française (De Gaulle Charles. 1945) ; Académie française (Mauriac François. 1951) ; Académie française (De Gaulle Charles. 1957) ; Académie française (Druon Maurice. 1959. 1990) (1, 2) ; Académie française (Guitton Jean. 1961) ; Académie française (Paulhan Jean. 1963) (1, 2) ; Académie française (Armand Louis. 1969) ; Académie Française (Maritain Jacques. 1972) (1, 2) ; Académie française (Yourcenar Marguerite. 1979) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5) ; Académie française (Rouart Jean-Marie. 1986) ; Académie française (Gould Florence) ; Académie française (Le Dœuff Michèle. 1989) ; Académie française (Roy Jules. 1989) ; Académie française (Rouart Jean-Marie); Académie française (Tulard Jean. 2003) ; Académie française (Djebar Assia. 2005) ; Académie Française (Lévi-Strauss Claude. 2010) ; Académie française (Delay Florence) (2012, 2014) (1, 2) ; Académie française (Veil Simone 2017) ; Académie française (Bona Dominique. 2017) ; Académie française (Déclaration sur l’écriture dite ‘inclusive’. 2017) ; Académie française (Rouart Jean-Marie. 2018) ; Académie française (Carrère d’Encausse Hélène. 2018) (1, 2) ; Académie française (Cerquilini Bernard. 2021) ; Académie française (Rouart Jean-Marie. 2022) (80)

III. Langage. Adjectif : (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5) ; Adjectif /adverbe ; Adjectif / substantif (1, 2, 3, 4, 5) ; (18)

IV. Langage. Adverbe : (2)

V. Langage. Article singulier : (2)

VI. Langage. Conjonction : (2)

VII. Langage. Féminisation du langage : Langage (« Féminisation» du langage ») (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17) Par ordre alphabétique Agacinski (Sylviane) ; Alexievitch (Svetlana) ; Azière (Éric) ; Bernanos (Georges) ; Bourlanges (Jean-Louis) ; Cahiers du Grif ; Canard enchaîné (Le) (1, 2, 3, 4) ; Caradec (Jean-Michel) ; Carrère d’Encausse (Hélène) ; Cécile de Sainte-Croix (Mère) ; Chateaubriand François-René de) (1, 2) ; Chevaliers du Saint-Sépulcre ; Cixous (Hélène) ; Corneille (Thomas) ; Correcteur d’orthographe ; De Gaulle (Charles) ; Déguignet (Jean-Marie) ; « Écriture inclusive » (1, 2) ; Finkielkraut (Alain) ; Football ; France Culture (1, 2) ; Fumaroli (Marc) ; Gallimard (La Pléiade) ; Gide (André) ; Georgius ; Grammaire ; Historiographie ; Hugo (Victor) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Jacob (Christian) ; Lagarde (Christine) ; Leclerc (Annie) ; Le Dœuff (Michèle) ; Leroy (Nolwenn) ; Macron (Emmanuel) ; Marivaux ; Médiapart ; Messager (Annette) (1, 2) ; Michelet (Jules) ; Modification des termes (1, 2) ; Monde Diplomatique (Le) (1, 2) ; Moscovici (Serge) ; Ordre des Templiers ; Pécresse (Valérie) ; Péguy (Charles) ; Philippe (Édouard) ; Pléiade (La) ; Prévert (Jacques) ; Rosanvallon (Pierre) ; Rousseau (Jean-Jacques) ; Sand (George) (1, 2, 3) ; Sapienza (Goliarda) ; Ségur (comtesse de) ; Solotareff (Grégoire) ; « Soudard » ; Taine (Hippolyte) ; Thoreau (Henry David ) ; Tolstoï (Léon) ; Tulard (Jean) ; Verny (Françoise) ; (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28) ; Wieviorka (Annette) ; Worms (Frédéric) ; (122)

VIII. Langage. Genre (Critique du) : Langage. Genre (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Par ordre alphabétique Genre (à toutes les sauces) ; Genre (« Approche Genrée ») (1, 2) ; Genre (Cerquiglini Bernard) ; Genre (« Comme nous disons… ») ; Genre (Domination) ; Genre (Droit) ; Genre (Égalité) ; Genre (« Féminin ») ; Genre (Femmes) (1, 2, 3) ; Genre (Genèse) ; Genre (« Mauvais ») ; Genre (Passé, présent, futur du terme…) ; (Genre. Pape François) ; Genre (Les études de genre. 2016) (1, 2, 3, 4, 5) ; Genre (Usage. Barma Catherine) ; Genre (Usage. Bernard Catherine) ; Genre (Usage. « C.8 ») ; Genre (Usage. Clément Jérôme) ; Genre (Usage. Fassin Éric) ; Genre (Usage. Favret-Saada Jeanne) ; Genre (Usage. Féminisme) ; Genre (Usage. France Culture) (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) ; Genre (Usage. Lançon Philippe) ; Genre (Usage. Laqueur Thomas) ; Genre (Usage. Mauss Marcel) ; Genre (Usage. Mitterrand Danielle) ; Genre (Usage. Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) ; Genre (Sexe) (1, 2, 3, 4) ; Genre (Violences) (1, 2) ; (63)

IX. Langage. Mots : Langage. Mots (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20) ; Par ordre alphabétique Mots (Aragon Louis) ; Mots (« Assassin ») ; Mots (Balzac Honoré de) (1, 2, 3) ; Mots (Bernanos Georges) ; Mots (Brocher Victorine) ; Mots (Castoriadis Cornelius) ; Mots (Chateaubriand François-René de) (1, 2) ; Mots (Chomsky Noam) ; Mots (Clément Catherine) ; Mots (D’Holbach Paul Thiry) ; Mots (Daniel Jean) ; Mots (Debray Régis) ; Mots (De Gaulle Charles) ; Mots (De Gaulle-Anthonioz Geneviève) ; Mots (Desproges Pierre) ; Mots (Dickens Charles) ; Mots (Fielding Henry) ; Mots (Girard André) ; Mots (Godard Jean-Luc) ; Mots (Goethe) ; Mots (Goldman Emma) ; Mot (Green Julien) (1, 2, 3) ; Mots (Hayek Friedrich A.) ; Mots (Hobbes Thomas) ; Mots (Hugo Victor) (1, 2, 3, 4) ; Mots (Kollontaï Alexandra) ; Mot (Léautaud Paul) ; Mots (Lénine) ; Mots (London Jack) ; Mots (London Arthur) (1, 2) ; Mots (Macron Emmanuel) ; Mots (Marker Chris) ; Mots (Mélenchon Jean-Luc) (1, 2) ; Mots (Mercier Louis Sébastien) ; Mots (Merleau-Ponty Maurice) ; Mots (Mirabeau) ; Mots (Nietzche Friedrich) ; Mots (Ockrent Christine) (1, 2) ; Mots (Renard Jules) ; (Mots. Retz Cardinal de) ; Mots (Rivière Jacques) ; Mots (Rousseau Jean-Jacques) ; Mots (Roy Jules) ; Mots (Saint-Just) (1, 2) ; Mots (Salvador Henri) ; Mots (Scott James C. Scott) ; Mots (September Dulcie) ; Mots (Sand George) (1, 2) ; Mots (Staël Germaine de) (1, 2, 3) ; Mots (Steinbeck John) (1, 2, 3) ; Mots (Székely János) (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Mots (Taine Hippolyte) (1, 2, 3) ; Mots (Tourret Louise) ; Mots (Valls Manuel) ; Mots (Vaubourg Marie) ; Mots (Voltaire) (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) ; Mots (Weil Simone) ; Mots (Wittgenstein Ludwig) ; Mots (Zola Émile) (1, 2) ; (110)

X. Langage. Mots (Critique de) : Langage. Mots. Critique de mots. Par ordre alphabétique : « Affaire » ; « Arme par destination » ; « Assumer » ; « Bonniche » ; « Ça » ; « Capital » ; « Capricieuse » ; « Cas » ; « Casseurs » ; « Cause » ; « Choix » ; « Cliché » ; « Coureur » ; « Créole » ; « Daech » ; « Décolonial » ; « Drame » ; « Évènement »; « Esprit » ; « Faits » ; « Famille » ; « Fléau » ; « Gratte-cul » ; « Grogne » ; « Haine » ; « Hiérarchie » ; « Homophobie » ; « Intéressant » ; « Laideron » ; « Malentendu » ; « Manquer » ; « Marges » ; « Nous » ; « On » (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15) ; « Paradoxe » ; « Parentalité » ; « Pass » ; « Passage à l’acte » ; « Peuple » ; « Précarité » ; « Précautions » ; « Promettre » ; « Promotion canapé » ; « Progressiste » ; « Protéger » ; « Puritain-e »(1, 2) ; « Queer » ; « Querelle » ; « Racisé-es » ; « Ranger » ; « Récidive » ; « Reproduction » ; « Résilience » ; « Sanitaire » ; « Scandale » ; « Social » ; « Souillon » ; « Spécisme » ; « Sous-traitant » ; « Sulfureux […] » ; « Supérieur » ; « Symbolique » ; « Tacler » ; « Think Tank », « Tournantes » ; « Traite » ; « Transfuge de classe » ; « Translocation » ; « Tri sélectif » ; « Universel », « Vertu » ; « Victime » ; « Virilité »; (91)

XI. Langage. Possessif : Possessif (1, 2, 3, 4) ; Possessif (AFP) ; Possessif (Arnault Bernard) ; Possessif (Arte) ; Possessif (Attali Jacques) ; Possessif (Aubry Émilie) ; Possessif (Badiou Alain) ; Possessif (Balzac Honoré de) ; Possessif (Belloubet Nicole) ; Possessif (Bonaparte) ; Possessif (Bourdieu Pierre) ; Possessif (Castaner Christophe) ; Possessif (Castex Jean) ; Possessif (Chateaubriand François-René de) ; Possessif (Chaunu Pierre) ; Possessif (Churchill Winston) ; Possessif (Cixous Hélène) ; Possessif (Cohen Daniel) ; Possessif (Comte-Sponville André) ; Possessif (Cousin Victor) ; Possessif (Darmanin Gérald) ; Possessif (Debray Régis) ; Possessif (Debré Robert) ; Possessif (De Gaulle Charles) ; Possessif (Delorme Florian) ; Possessif (Duflot Cécile) ; Possessif (Dumas Roland) ; Possessif (Dupond-Moretti Éric) (1, 2) ; Possessif (Erdogan Recep Tayyip) (1, 2) ; Possessif (Egli Richard. A) ; Possessif (Figaro Le) ; Possessif (Finkielkraut Alain) ; Possessif (France Culture) ; Possessif (Freud Sigmund) ; Possessif (Galey Matthieu) ; Possessif (Gaultier Jean-Paul) ; Possessif (Gesbert Olivia) ; Possessif (Giono Jean) ; Possessif (Gombrowicz Witold) ; Possessif (Grégoire Ménie) ; Possessif (Guérini Stanislas) ; Possessif (Hamon Benoît) ; Possessif (Hessel Stéphane) ; Possessif (Hugo Victor) (1, 2) ; Possessif (Joffrin Laurent) ; Possessif (Jeanneney Jean-Noël) (1, 2, 3) ; Possessif (Kauffmann Sylvie) ; Possessif (Kiejman Georges) ; Possessif (Hulot Nicolas) ; Possessif (Jadot Yannick) ; Possessif (Léautaud Paul) ; Possessif (Leiris Michel) ; Possessif (Leleu Pierre) ; Possessif (Le Maire Bruno) ; Possessif (Le Pen Marine) (1, 2) ; Possessif (Le Taillantier Roger) ; Possessif (Lévy Bernard-Henri) ; Possessif (Louis XVI) ; Possessif (Macron Emmanuel) (1, 2) ; Possessif (Maffesoli Michel) ; Possessif (Maire. France. 2019) ; Possessif (Maire. France. 2021) ; Possessif (Mandela Nelson) ; Possessif (Manière Philippe) ; Possessif (Mélenchon Jean-Luc) ; Possessif (Minc Alain) ; Possessif (« Microbiote ») ; Possessif (Nicolas II) ; Possessif (Nora Pierre) ; Possessif (Onfray Michel) (1, 2) ; Possessif (Pascal Blaise) ; Possessif (Pech Thierry) ; Possessif (Pécresse Valérie) ; Possessif (Pepys Samuel) ; Possessif (Perrot Michelle) ; Possessif (Philippe Édouard) ; Possessif (Piaf Édith) ; Possessif (Plantu) ; Possessif (Radio courtoisie) ; Possessif (Reynié Dominique) (1, 2, 3) ; Possessif (Riccoboni Marie-Jeanne) ; Possessif (Rosanvallon Pierre) ; Possessif (Roudinesco Élisabeth) ; Possessif (Schwarzkopf Elisabeth) ; Possessif (Rousseau Jean-Jacques) ; Possessif (Un) Soldat. Anonyme) ; Possessif (Stendhal) ; Possessif (Thierry Jean-Pierre) ; Possessif (Tolstoï Léon) ; Possessif (Trotsky Léon) ; Possessif (Varoufakis Yanis) ; Possessif (Védrine Hubert) ; Possessif (Vilmorin Sophie de) ; Possessif (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16) ; Possessif (Walter Gérard) ; Possessif (Weiss Louise) ; Possessif (Wharton Edith) ; Possessif (Zemmour Éric) (1, 2) ; Possessif (Zola. Émile) (1, 2, 3) ; (130)

XII. Langage (Sexes, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

XII. Langage (Sujet) : 1, 2, 3, 4, 5 ; (5)

XIV. Langage (Verbe) : Langage. Verbe (1, 2, 3, 4, 5), « Aller » ; « Avoir » ; « Chercher » ; « Connaître » ; « Donner » ; « Écraser » ; « Entrer » ; « Être » ; « Faire » ; « Fréquenter » ; « Jouir » ; « Mettre », « Mourir » ; « Partager » ; « Passer » ; « Perdre » ; « Placer » ; « Prendre » ; « Protéger » ; « Recevoir » ; « Sauter » ; « Sortir » ; « Tenir » ; « Tirer » ; « Tomber » ; « Travailler » ; « Trouver » ; « Vivre » (33)

XV. Langage (Zeugma) : Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82 , 83, 84 , 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 129) ; (129)

7 novembre 2022 : 960 items

I. Langage :

Langage :

Langage (1) : Plus les mots sont indéterminés, équivoques, polysémiques, et si souvent ne veulent strictement rien dire, plus ils sont fonctionnels pour la perpétuation du monde. On matraque la pensée de chacun-e avec l’imposition de termes que chacun-e interprète selon son entendement. Dès lors, dans cette confusion délibérée, la pensée [politique] s’estompe, se dilue, se fragmente, se recompose et le monde continue ainsi d’autant plus aisément sur des bases que tant s’acharnent à reformuler, à recomposer, en fonction de leurs seuls intérêts … (Cf. Les [mes] critiques d’Amnesty International)

Langage (2) : On n’exprime pas ce que l’on vit, ce que l’on pense, ce que l’on espère, ce que l’on croit…: on exprime la personne que l’on est. (Cf. Êtres humains, Penser)

Par ordre alphabétique. Langage :

Langage. Accent :

Langage (Accent) (1) : Dans les centres de plateformes téléphoniques (En Tunisie, en Afrique Sub-Saharienne et ailleurs dans le monde), on apprend aux salarié-es de parler français sans accent. Elles/ ils sont donc dépossédés de la spécificité de leur manière de parler afin d’être entendables dans les pays riches pour lesquels elles/ils sont employé-es.

Langage (Accent) (2) : (12 juillet) 2018. Jacques Bonnaffé, sur France Culture, évoque le fait, la réalité d’être en France, « condamné par son accent. » 1

Langage (Andreas Friedrich Carl) : 1976. Heinz Frederick Peters [1910-1990], dans Ma sœur, mon épouse consacré Lou Andreas Salomé [1861-1937], présente la conception que le linguiste Friedrich Carl Andreas [1846-1930], celui qui fut aussi son époux, avait du langage :
« L’intérêt qu’il prenait aux langues n’était pas seulement philologique. Il comprenait tout le domaine de l’histoire, la géographie, l’ethnologie et les facteurs économiques qui forment un type culturel. Le langage est la clé qui ouvre la vie d’un peuple. C’est une clé précieuse qui doit être maniée avec le grand soin, avec la plus grande précision, mais ce n’est pas une fin en soi. Si elle ne vous ouvre des horizons plus vastes, elle est de peu de valeur. » 2

Langage. Antiféminisme :

Langage (Antiféminisme) (1) : (6 octobre) 2017. Ce matin, le grand titre qui barrait la page de garde du Figaro était : « Féminisme ; les délires de l’écriture inclusive » dont la présentation était : « Député.e, conseiller.ère, intellectuel.le : cette manière incongrue d'écrire le français gagne du terrain dans l'université et l'administration. Une nouvelle concession à un féminisme militant. » 3
Le féminisme, au singulier, dans sa supposé globalité, est assimilé au féminisme militant, les deux relevant du « délire »… (Cf. Langage. Figaro Le. Féminisation du langage. Écriture « Inclusive », Féminisme)

Langage (Antiféminisme) (2) : (4 octobre) 2017. Dans un article publié par Slate.fr de Peggy Sastre intitulé : L’écriture intrusive, ça ne marchera jamais (et tant mieux) est intégré l’encart suivant :
« À lire aussi : Comment l’écriture est devenue une arme de propagande sous Hitler. »
- (18 juillet) 2015. Il s’agit d’un texte du même Slate.fr mais en date du 18 juillet 2015 dont voici la présentation : « Hitler imposa l’utilisation de la graphie ou police Fraktur par décret, la proclamant ‘écriture aryenne’ et par conséquent interdite aux juifs. Avant de la décréter ‘écriture des juifs’ et de l’interdire aux Allemands. »
- On peut noter que l’article de Peggy Sastre a été reproduit sans commentaire et sans référence à l’encart évoqué par le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes 4
- Les féministes, sont, comme tant d’autres, en danger.… (Cf. Politique. Propagande)

Langage (Antiféminisme) (3) : (9 octobre) 2017. Entendu, sur Radio courtoisie (radio d’extrême-droite) concernant ce qui est dorénavant nommé - au lieu et place de ce que l’on appelait la « féminisation du langage » - « l’écriture - dite - inclusive » :
« expression d’un féminisme exacerbé » ; « attaque contre l’unité de la société française actuelle » ; « remise en cause de l’union, l’unité, l’harmonie de notre pays »… Pas moins… (Cf. Langage. Féminisation du langage. « Écriture inclusive »)

Langage (Argot) : 1980. Louise Weiss [1893-1983], dans Combats pour les femmes, qui fait compagne à Saint-Denis en 1937 pour le droit de vote des femmes, auteure de :
« Les Parisiens ne se doutaient pas du climat de Saint-Denis. On n’y parlait même pas français. Les grilles étaient des lourdes ; les sourds des durs de la feuille ; on s’y bigornait au lieu de s’y battre. » 5 (Cf. Femmes, Politique. Vote des femmes)
N.B. Dans Les misérables [1862] un chapitre est consacré à l’argot.

Langage (« Arme ») : Le langage fut d’abord l’arme de ceux qui commandent, qui ordonnent, qui décident, qui exigent, qui oppriment, et qui donc imposent le silence. Des limites de la « parole libératrice », laquelle exige nombre de conditions, le plus souvent, non réunies… (Cf. Culture)

Langage (« Balance ton porc ») : (31 décembre) 2017. Lu sur balancetonporc.com :
« L’enfer de mon enfance continue encore. […] Pour finir ‘porc’ est un terme beaucoup trop modéré pour les agressions que j’ai subies. Je qualifierais ces monstres de bourreaux, de tortionnaires, de criminels qui malheureusement restent impunis. » (Cf. Êtres Humains, Hommes. « Porcs », Justice, Politique. Animalisation du monde)

Langage (Barthes Roland) : 1957. Roland Barthes [1915-1980], dans Mythologies, après avoir évoqué « le mythe » […] de « la transparence et [de] l’universalité du langage », concernant « la Justice », plus précisément le procès Dominici [1052] auteur de :
« Le président d’assises, qui lit Le Figaro, n’éprouve visiblement aucun scrupule à dialoguer avec le vieux chevrier illettré [Gaston Dominici. 1967-1955]. N’ont-ils pas en commun une même langue et la plus claire qui soit, le français ? Merveilleuse assurance de l’éducation classique, où les bergers conversent sans gêne avec les juges ! Mais ici encore, derrière la morale prestigieuse (et grotesque) des versions latines et de dissertations françaises, c’est la tête d’un homme qui est enjeu. » (Lire la suite) 6 (Cf. Culture, Justice)

Langage (Bentolila Alain) : (16 mars) 2017. Bentolila Alain, présentant « une analyse de linguiste », en s’adressant à Claudie Baudino auteure de : Le sexe des mots : un chemin pour l’égalité et à Florence Montreynaud, auteure de : Le roi des cons : quand la langue française fait mal aux femmes [les deux livres publiés en 2018] invitées comme lui, sur France Inter, à débattre de la question : « La langue française est-elle machiste ? » auteur de :
« Je trouve ça dérisoire […] aucun intérêt, on s’en fout. (bis) […] Ces petites batailles que vous menez mesdames pour un la, un une, un te, de plus moins de moins, sont des batailles pitoyables, elles sont faciles. […] Toutes ces choses-là me semblent peu intéressantes. Vous vous trompez de combat. […] La vraie question, ce n’est pas de savoir qu’il y a des femmes et des hommes,…c’est… […] Ce sont des combats de petite envergure… […] On devrait parler du sort des femmes et de la manière dont on peut les changer. […] Ôtez-vous de la tête le fait que le masculin veut dire sexe masculin et que le féminin veut dire sexe féminin : ça n’a rien à voir. […] Ça n’a strictement aucune importance […] Comprenez bien une chose…la langue n’est pas là pour obéir à des décrets. […] C’est ridicule […]. Certainement pas, c’est n’importe quoi […] On devrait parler du sort des femmes. […] C’est l’évolution des mentalités [qui compte] […] Tout le reste [autre que ce qu’il fait] est dérisoire. »
- Et l’émission malheureusement se termina par des rires…
- La responsabilité de France inter de l’avoir invité et celle de la journaliste de n’avoir pas fait cesser ses injures, est posée, sans oublier celle des « invitées ». 7 (Femmes. « Féminin », Hommes. Grossiers. Fumaroli Marc, Langage. Langue française, Penser. Débattre)

Langage (Camus Albert) : (7 février) 2011. Lu sur le blog de Jean-Pierre Dacheux :
« On prête à Camus [1913-1960], et on le cite sans cesse, d’avoir dit : ‘Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.’ Cela sonne bien, mais Camus n’a pas dit exactement ça ! Dans un essai de 1944, paru dans Poésie 44 (Sur une philosophie de l’expression), Albert Camus écrivait : ‘Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde.’ » 8
- « Choses », « objets », les êtres sont manquant-es. (Cf. Femmes. « Objets »)

Langage (Carroll Lewis) : 1865. Lewis Carroll [1832-1898], dans Alice au pays des merveilles, auteur de l’échange suivant entre Alice et Humpty-Dumpty :
« Lorsque moi j'emploie un mot, répliqua Humpty-Dumpty d'un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu'il me plaît qu'il signifie... ni plus, ni moins. »
« La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu'ils veulent dire. »
« La question, riposta Humpty-Dumpty, est de savoir qui sera le maître...un point, c'est tout. » 9 Définitif ?

Langage (Castoriadis Cornelius) : 1991. Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur de :
« Je n’aime pas beaucoup le terme d’URSS, car il ne s’agit ni d’une union, ni de soviets, ni de républiques, ni de socialisme. » 10

Langage (Chalamov Varlam) : 2003. Varlam Chalamov [1907-1982], dans Récits de la Kolyma, auteur de :
« C’est par la maîtrise du parler des truands que commence le rapprochement entre le cave et le monde de la pègre. » 11
- Un exemple, pas vraiment nouveau, mais qui actuellement semble faire florès :
« les filles »… (Cf. Pornographie, Proxénétisme)

Langage. Censure :

Langage (Censure) (1) : Les coupures, déformations, réécritures, infléchissements du sujet, questionnements hors sujet, autocensures, aimables pressions, concessions ‘consenties’ tuent les textes plus efficacement qu'une censure sans appel... laquelle a le mérite de maintenir le texte dans son intégr[al]ité et de permettre qu’il puisse être publié ultérieurement en l’état. (Cf. Féminisme, Histoire. Historiographie. Patriarcale)

Langage (Censure) (2) : La censure est inutile lorsque l’on détourne le regard.

Langage (Censure) (3) : Le silence sur l’odieux remplace la censure. (Cf. Pornographie, Proxénétisme)

Langage (Concept) : Chaque modification du langage ne peut se comprendre que dans le cadre de l’évolution de la société qui l’a vue naître. Dès lors, la critique du langage implique de repenser les concepts au sein desquels il s’inscrivait, tandis que son évolution repose sur cette compréhension. Et alors, subitement, inopinément, s’élaborent de nouveaux concepts, de nouveaux mots qui apparaissent comme des champignons un lendemain de pluie. (Cf. Penser. Preuves)

Langage (« Confusions sémantiques ») : Les confusions sémantiques n’en sont pas, ou plutôt, évitent les clarifications nécessaires : ce qui importe, c’est de [tenter] de comprendre, à chaque fois qu’une formulation peut être désignée comme telle, ce que, dans son contexte, compte tenu de son auteure-e, elle peut signifier. L’erreur qui signifie qu’une question a été posée, contextualisée, interrogée est préférable à la paresse intellectuelle qui maintient le monde en l’état. (Cf. Patriarcat. Permanence)

Langage (Conscience) : Analyser le langage en fonction de sa capacité à agir sur et dans les consciences individuelles : un préalable à la construction d’un regard critique politique.

Langage (Conservateur) : Le langage charrie nécessairement des modes de pensées et donc des visions du monde du passé, certaines passéistes, donc conservatrices, d’autres, non, mais toutes nécessairement inappropriées pour penser le futur. Ce constat nécessite de privilégier au plan de l’analyse ce qui est ou n’est pas générateur de nouveautés, fussent-elle régressives.

Langage (Contexte) : Une phrase, un mot même, peut et - si souvent doit - être analysé, interprété, critiqué indépendamment de son contexte.

Langage (Costa-Gavras) : (18 octobre) 2017. Le cinéaste Costa-Gavras, évoquant les difficultés à faire un film qui sera basé (notamment) sur les discussions menées entre le représentant Grec (Yanis Varoufakis) au sein de l’Europe et sur le livre qui s’en suivit : « Discussions entre adultes. Les coulisses secrètes de l’Europe» [2017], lors de ce que l’on a injustement appelé « la crise Grecque », auteur de :
« La vraie action, c’est la parole. » 12 Quelle action ? quelle parole ? quelle vérité ? (Cf. Culture. Plenel Edwy, Économie. Grèce)

Langage (Crédibilité) : « On ne les croit plus » entend-on régulièrement dans les médias, concernant les gouvernements, les politiques, etc….
Cette critique est dépassée : nombreux-euses sont ceux et celles qui ont appris à comprendre que ceux-ci disent, grâce notamment aux ‘communicants’, le contraire de ce qu’ils pensent.
Un exemple récents, parmi tant d’autre, quasi quotidiens : le 12 décembre 2019, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale affirme :
« Les blocages, personne ne peut dire que c’est la faute du gouvernement. » [France-Infos. 13 heures]
Mais plus encore, nombreux-euses sont ceux et celles qui ont appris, qui savent resituer le discours, le langage des dominant-es dans le cadre politique qui seul lui donnent son sens.

Langage. Critique :

Langage (Critique) (1) : Critiquer les mots est important, mais ne plus employer ceux considérés comme inappropriés l’est tout autant. Plus encore ?

Langage (Critique) (2) : À critiquer les « éléments de langage », peut-on encore critiquer le langage ? (Cf. Langage. Éléments de langage)

Langage (Cleyre Voltairine de) : 1912. Voltairine de Cleyre [1866-1912], concernant [notamment] « l’action directe », auteure de :
« Tant et tant de fois par le passé des noms, des phrases, des devises, des mots d’ordre ont été détournés, inversés, déformés du fait d’évènements qui échappaient au contrôle de ceux [et celles] qui en usaient correctement ; et ceux [et celles], qui malgré tout, persistaient à défendre leur interprétation et insistaient pour qu’on les écoutât finissaient par comprendre que de telles périodes d’incompréhension et de préjugés n’étaient que le prélude à une recherche et une compréhension plus approfondies. » 13 Juste, clairvoyant. (Cf. Penser. Pensée. Préjugé, Politique. « Action directe »)

Langage. Dictionnaire :

Langage (Dictionnaire de l’Académie française) : (28 mai) 1762. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Étienne-Noël Damilaville [1723-1768], auteur de :
« Je voudrais savoir comment réussit la nouvelle édition du Dictionnaire de notre académie. Les étrangers se plaignent qu’il est sec et décharné, et qu’aucun des doutes qui embarrassent tous ceux qui veulent écrire, n’y est éclairci. »
Un dictionnaire qui « doute[rait] », quelle heureuse, quelle riche idée… et, pas uniquement, concernant la stricte définition des mots… 14

Langage (Dictionnaire. L’Encyclopédie) : (25 septembre) 1762. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Ivan Ivanovitch Schouvalov [1717-1797], concernant L’Encyclopédie, auteur de :
« Il faut avouer qu’il y a beaucoup d’articles dans ce dictionnaire utile qui ne sont pas dignes de MM. D’Alembert et Diderot, parce qu’ils ne sont pas de leur main. » 15
N.B. Voltaire en rédigea un certain nombre. Le 26 décembre 1755, il en cite « 25 qui lui ont été donnés à faire par ces messieurs de l’Encyclopédie. »
- Tous les articles de Voltaire furent publiés dans les Questions sur l’Encyclopédie et formèrent par la suite une partie de son Dictionnaire philosophique.

Langage (Dictionnaire. Littré Émile) : (8 janvier) 1873. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Émile Littré [1801-1881], auteure de :
« Tout le monde vous remercie. La vieille George Sand veut vous remercier aussi. Vous avez plus fait pour le France que ses grands rois. Grâce à vous, notre esprit se pose sur la vrai sens de toutes les notions humaines. Chaque jour, en ouvrant au hasard votre dictionnaire, on se dégage d’une erreur ou d’une affirmation dans une vérité. Ce sera la grand pas du 19ème siècle. »
- Émile Littré lui répond le 15 janvier 1873 : « Madame, J’ai été très sensible à ce que vous avez bien voulu m’écrire. Dans ces longs travaux, c’est le travail lui-même qui est le but et qui soutient, mais quand ils sont achevés, la récompense est dans les approbations bonnes et spontanées. Votre témoignage me fait espérer que mon livre sera d’une utilité générale. J’en accepte l’augure, et j’ajoute que si ce n’est pas avec des dictionnaires qu’on fait des écrivains tels que vous, c’est avec des écrivains tels que vous, c’est à dire nos bons écrivains de tous temps, qu’on met dans un dictionnaires de l’instruction, et même du charme. » 16

Langage (Delteil Joseph) : 1925. Joseph Delteil [1894-1978], dans Jeanne d’Arc, auteur de :
« Jeanne [d’Arc] vint au monde à cheval sous un chou qui était un chêne. » 17
Laisse pantois-e.

Langage (Dialectes) : (28 décembre) 1858. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Charles Poncy [1821-1891], auteure de :
« […] Me voilà convaincue pour ma part que les dialectes sont beaucoup plus beaux que les langues. Ils sont plus vrais, ils ne prêtent pas à l’emphase, ils sont forcés d’exprimer des idées nettes et simples, des sentiments énergiques, et ils se prêtent en revanche, à des manifestations plus étendues de la pensée, par un luxe d’épithètes et de verbes dont les langues faite et châtiées n’approchent pas. […] Je sais bien, moi, que j’aime beaucoup mieux le français que nos paysans parlaient il y a trente ans, et que quelques vieillards de chez nous parlent encore bien que le français académique. » 18 (Cf. « Sciences » sociales)

Langage. Diderot Denis :

Langage (Diderot Denis) (1) : (juillet) 1767. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à Falconet [1716-1791], auteur de :
« Vous ne doutez pas que, quelques soient les progrès d’une nation dans les sciences et dans les arts ; il faut qu’elle reste ignorante et presque barbare tant que sa langue est imparfaite.
Que les fausses acceptions des mots ont été, sont et seront à jamais la source féconde de nos erreurs et de nos disputes.
Qu’il n’est permis de fixer et de circonscrire les acceptions des mots, que quand les choses ont été mûrement et profondément discutées. […] » 19 (Cf. Langage. Académie française. Diderot Denis)

Langage (Diderot Denis) (2) : (juillet) 1767. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à Falconet [1716-1791], auteur de :
« C’est de l’idiome d’un peuple qu’il faut s’occuper, quand on veut en faire un peuple juste, raisonnable et sensé. Cela est d’autant plus important qui, si vous réfléchissez un moment sur la célérité incompréhensible de la conversation, vous concevrez que les hommes ne proféreraient pas vingt phrases dans toute une journée, s’ils s’imposaient la nécessité de voir distinctement à chaque mot qu’ils prononcent, quelle est ou l’idée ou la collection d’idées qu’ils y attachent. » (Cf. Penser, Politique. Médias) 20

Langage (Diminutif) : (20 mai) 1965. Jean Guitton [1901-1999] écrit dans le Journal de ma vie : « Bachelard [Gaston. 1884-1962] dit que […] dans beaucoup de langues, le féminin est un diminutif. […] » 21
Exemples : chainette, camionnette, sœurette (?) ...
N.B. « Un diminutif est un procédé de dérivation lexicale qui ajoute à un mot l'idée de petitesse ou de fragilité ; c'est l'opposé d'un augmentatif. Les diminutifs sont fréquemment utilisés comme hypocoristiques, c'est-à-dire pour ajouter une nuance affective, caressante au mot considéré. »

Langage (Élégant) : 1847. Emily Brontë [1818-1848], dans Hurlevent - Wuthering heights - auteure de : « […] Vous feriez mieux d’ouvrir la porte, espèce de… répondit-il en m’appliquant un terme élégant que je ne me soucie pas de répéter. » 22 (Cf. Femmes. « Féminin », Langage. Injures)

Langage (« Éléments de langage ») : Des « éléments de langage » : une parole de perroquet.

Langage. Euphémisme :

Langage (Euphémisme) (1) : L’euphémisme n’est-il pas tout simplement un déni du réel, bref un mensonge ?

Langage (Euphémisme) (2) : (11 août) 2019. Entendu, ce jour, sur BFMTV des « journées de mécontentements » au lieu et place de « manifestations ». (Poursuivre) (Cf. Politique. Médias)

Langage (Euphémisme) (3) : Et si, lors des débats, on entendait : « Je suis en [total, partiel] désaccord avec vous » au lieu et place du si courant : « J’ai une petite différence d’analyse », ceux-ci ne seraient-ils pas plus clarifiés ? Mais alors trois conditions sont requises : qu’il existe effectivement entre les personnes invitées à débattre de réels désaccords ; que ceux-ci ne soient pas suffisamment opposés pour que des arguments de part et d’autre soient entendus ; que ceux-ci puissent être argumentés et présentés.
Je me souviens il y a longtemps d’une émission de télévision - qui n’a que peu duré - fondée sur le principe de n’inviter que deux personnes, celles ayant le plus de proximité entre elles… (Cf. Politique. Médias, Penser. Débattre)

Langage (Euphémisme) (4) : Ils sont si nombreux que je vais simplement les noter : (Depuis le 22 octobre 2020, puis par ordre chronologique de mes lectures, écoutes…] : « des salaires pas très confortables » [France Culture], « absence de performance » de la politique [C’dans l’air], « La parole politique n’est pas tout à fait entendue » [France Culture], « Notre discussion est un peu tendue » [France Culture], « Nous étions en délicatesse avec la France à la suite de l’affaire Ben Barka » [Fatéma Oufkir], « Quand il a eu quelques problèmes avec la justice […] » (Fatéma Oufkir, concernant André Guelfi [1919-2016]), « Le sort leur a été dommageable » [Gilles Lapouge] ; « Ça nous gêne beaucoup » (concernant l’armée française) [Thomas Gomart] ; « La France n’a pas vraiment la côte dans le monde musulman » [C. News] ; « La France n’est pas indemne (du racisme) » [Frédéric Worms] ; « Tout n’a pas été parfait…» (concernant la politique dite sanitaire) [France Culture] ; « Les universités sont soumises à rude épreuve » [France Culture] ; « Donald Trump a un problème avec la réalité » [Émilie Aubry] ; les « tweets intempestifs de Donald Trump [France Culture] ; « les industriels, les commerçants et les militaires, dont la mentalité n’est en général pas caractérisée par un idéalisme naïf » [Charles Piaget] ;

Par ordre chronologique. Langage. Euphémisme :

Langage (Euphémisme) (1) : 1866. George Eliot [1819-1880], dans Felix Holt, le radical, auteure de :
« Ah, vos subtilités je sais ce qu’il en est. […] Elles vont toutes avec votre système de faux-semblants. […] Tels sont vos euphémismes qui déguisent l’escroquerie au point de la faire ressembler à l’honnêteté et qui combattent avec des pois pourris au lieu de balles. Je déteste vos orateurs bien élevés. » 23

Langage. « Fake news » :

Langage (« Fake news ») (1) : (17 décembre) 2019. Un exemple, ce jour, de l’absence de rigueur de ce terme : Roland Lescure, député LREM dénonce sur BFMTV « les fake news » concernant la valeur à attendre du « point » - évoquée par le premier ministre - en matière de projet de la réforme des retraites. Et il poursuit, à l’appui de son argument : « Vous pouvez ne pas croire le premier ministre. Moi, je le crois. » 24
Tout n’est donc qu’un système de croyances…, ce qui est, en la matière, assez juste, par ailleurs. (Cf. Politique. « Théorie du complot »)
N.B. Ne pas oublier que critiquer les « fake news », ne remet pas en cause les « news », ni la vérité.

Langage (« Fake news ») (2) : On ne peut pas à la fois prétendre critiquer « les fake news » et qualifier son auteur de « personnage sulfureux ». (Cf. Langage. Mots, Critique de mots. « Sulfureux »)

Langage (« Fake news ») (3) : (25 octobre) 2020. Selon Daniel Cohen, reprenant une étude parue dans la presse américaine, Donald Trump aurait été l’auteur de « 20.000 fake news. » 25

Langage (« Fake news ») (4) : Les liens entre les « fake news » et les euphémismes doit être posés. (Cf. Langage. Euphémisme)

Langage (« Fake news ») (5) : (8 novembre) 2020. Lorsque Hubert Védrine, sur France Culture, le lendemain de l’élection de Jo Biden à la présidence des États-Unis annonce : « l’Amérique est à 50 / 50 », le répète, suivi d’un « globalement », comment interpréter ce déni de réalité, en réalité ce grossier mensonge ? 26
N.B. Jo Biden a obtenu environ 5 millions de voix de plus que Donald Trump.

Langage (« Féminin générique ») : (5 février) 2020. Lu sur le site de la maison d’édition iXE : « Féminin générique. Pour plus de simplicité, le site des Éditions iXE opte pour l’utilisation du féminin générique. Ainsi l’onglet ‘Lectrices’ s’adresse aussi aux lecteurs. La rubrique ‘Autrices’ compte aussi des auteurs.
Ce féminin générique découle de l’accord de la majorité, autrement dit, de l’accord selon le genre qui compte le plus grand nombre de représentant-es. » 27 (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (Féminisme) : Cf. Féminisme. Langage

Langage (Femmes) : 1862. Au terme de la lecture du chapitre consacré à l’argot par Victor Hugo [1802-1885] dans Les misérables, 28 je me suis demandée ce que les femmes - dans l’abstraction de la généralisation et dans le concret de leurs vies - avaient apporté au langage, et, plus (ou moins) globalement à la culture.
Je dois dire que je n’ai su que me répondre.
Puis, de fil en aiguille, j’ai été amenée à penser que les débats sur la seule féminisation du langage - aussi nécessaires soient-ils - posaient alors peut être de bien piètres questions. (Cf. Femmes, Langage. Féminisation du langage. Hugo Victor, Penser. Pensée. Abstraction)

Langage (Figaro Le) : (19 novembre) 2018. La malhonnêteté du Figaro, lisible dans le titre donné à l’analyse féministe du langage d’Éliane Viennot : « Éliane Viennot : ‘La langue française n'est pas misogyne’ ». 29 (Cf. Langage. Langue française, Féminisme. Antiféminisme, Patriarcat)

Langage (Finkielkraut Alain) : (31 juillet) 2021. Alain Finkielkraut, auteur de :
« Il arrive quelque chose à la langue. Il faut essayer de sauver la langue. » Exemples cités des risques encourus : les fautes d’orthographe, l’école, le refus du « langage châtié » , l’écriture dite « inclusive »… 30 (Cf. Langage. Écriture. «Inclusive », Orthographe)

Langage (« Forme ») : La forme tue le fond.
* Ajout. 19 décembre 2021. Ou plutôt : la forme est la vérité du fond : ? (Cf. Langage. Style)

Langage (Formalisme) : Le formalisme - l’appel au respect des formes - est toujours conservateur : il s’inscrit en effet nécessairement au sein des formes anciennes ; qui plus est, il exclut la question du sens. (Cf. Penser, Politique)

Langage. Galimatias :

Langage (Galimatias) : (29 juillet) 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à André Morellet [1727-1819], auteur de :
« Je vous prierai seulement de remarquer et faire remarquer que ceux qui écrivent de cet admirable style, sont ceux qui ont toujours été favorisés du gouvernement et nous qui n’avons qu’un langage simple comme nos mœurs, nous en avons toujours été maltraités. Il faut que le galimatias soit bien respectable quand il est débité par les puissants et les riches. » 31 (Cf. Langage. Style, Politique)

Langage (Galimatias) : (31 août) 2013. Roger Judrin [1909-2000], auteur de :
« L’obscurité m’était odieuse quand elle venait du galimatias. » 32
- Se prémunir de « l’obscurité » : vaste chantier, jamais terminé. (Cf. Êtres humains, Langage. Obscur. Style, Pensée. Claire)

Langage (« Gauloiseries ») : Sous couvert de « gauloiseries », les Français ont exporté, avec fierté, à travers le monde, leurs grossièretés. (Cf. Culture. Patriarcale, Hommes. Grossiers, Langage. Patriarcal, Patriarcat, Histoire, Sexes)

Langage (Grammaire) : 1886. Friedrich Nietzsche [1844-1900], dans Par-delà le bien et le mal, évoque « les fonctions grammaticales [qui] exerce[nt] dans l’inconscient leur empire et leur direction. » 33

Langage (Green Julien) : (20 janvier) 1970. Julien Green [1900-1998], dans son Journal, Les années faciles, au retour de la Comédie française où était joué Britannicus, auteur de :
- « J’ai admiré une fois de plus que le doux Racine pût dire des choses si violentes dans une langue aussi surveillée. […] »
- « Les monstres de Racine ne perdent jamais le sentiment de la nuance. […] » 34

Langage (Haffner Sebastian) : 2000. Sebastian Haffner [1907-1999], dans Histoire d’un Allemand. Souvenirs (1914-1933), auteur de :
« Nous savions que nous ne pouvions échanger un mot avec nombre de nos contemporains, parce que nous parlions une autre langue. Nous sentions autour de nous surgir la langage des nazis : ‘engagement, garant, fanatique, frère de race, retour à la terre, dégénéré, sous-hommes’ - c’était un idiome exécrable dont chaque vocable recelait tout un univers de violence imbécile. Nous aussi, nous avions notre langage secret […]. » 35 (Cf. Penser, Politique, Violences)

Langage (Héritier Françoise) : (26 avril) 2015. Françoise Héritier [1933-2017], présentée par France Culture, en sus de ses titres et fonctions au Collège de France - avec ou sans sa caution ? - en 2015, comme « militante féministe », auteure de :
« […] Lorsqu’il s’agit de souvenirs vraiment privés, je parle au féminin et lorsqu’il s’agit d’impressions universelles, je parle au masculin ; parce que, là, je ne peux pas dire que ce sont uniquement des femmes qui peuvent avoir ce type de souvenirs. […] Mais la plupart du temps, on ne peut pas savoir si c’est masculin ou féminin […] Mais, de temps en temps, effectivement, il fallait choisir. Mais je parle de façon, oui, universelle […] » 36
- Dans cet entretien, elle attira l’attention sur l’absence « non neutre » du neutre dans la langue française. (Cf. Femmes. « Féminin », Langue. Langue française, Patriarcat)

Langage (Hugo Victor) : (7 novembre) 2020. Victor Hugo [1802-1885], cité par Alain Rey [1928-2020], auteur de :
« Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe. » 37

Langage. Jeu de mots :

Langage (Jeu de mots) (1) : 1821. Germaine de Staël [1766-1817], dans Dix années d’exil, [édition posthume] concernant Le commencement de l’empire [Napoléonien], auteure de :
« L’énergie des opprimés ne s’étendaient pas au-delà de l’équivoque qui nait des calembours, et comme dans l’Orient on en est réduit à l’apologue, en France, on était tombé plus bas encore ; on s’en tenait au cliquetis des syllabes. Un seul jeu de mot cependant mérite de survivre au succès éphémère de ce genre : comme l’on annonçait un jour les princesses du sang, quelqu’un ajouta du sang d’Enghien. »
N.B. Le duc d’Enghien [1772-21 mars 1804] fut assassiné par Bonaparte. 38

Langage (Jeu de mots) (2) : (19 janvier) 2022. Robert Escarpit [1918-2000], auteur de :
« Un jeu de mots, c’est une pirouette sur des apparences. » 39

Langage (Idels Michèle) : 2008. Michèle Idels, dans Génération MLF, auteure de :
« Pourquoi appelle-t-on production la reproduction d’objets, tous identiques, et reproduction, la production par les femmes, d’êtres vivants, tous uniques ? » ; « Pourquoi dit-on qu’un homme fait un enfant à une femme, et qu’une femme attend un enfant ? C’est le contraire. » 40 (Cf. Femmes. « Objets », Féminisme. Incompatible avec le marxisme)

Langage (« Iel ») : 2021. Terme inclus dans Le Robert. Comme pour « le genre » et dans sa lignée, le : « elle » disparait, et avec elle, le « il », ce qui interdit toute pensée des relations entre hommes et femmes, toute pensée féministe.
Comment les féministes ne voient-elles pas ce piège ? (Cf. Langage. Langue française)

Langage (Internationale Situationniste) : 1963. 1966. Lu dans L’Internationale situationniste :
- janvier 1963 : « Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente ; inséparable de l’ensemble du terrain de ces luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié. Contrairement à ce qu’estiment les gens d’esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l’amour comme le croyait André Breton [1896-1966], sauf en rêve. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie. […] » 41
- mars 1966 : « Il est impossible de se débarrasser d’un monde sans se débarrasser du langage qui le cache et la garantit, sans mettre à nu sa vérité. […] » 42
- janvier 1966 : « La confusion est devenue telle, dans l’organisation du langage, que la communication imposée par le pouvoir apparait comme une imposture et une duperie. » 43
- Fort juste, fondamental même…

Langage (Jacquetin Bernard) : (20 octobre) 2017. Lu dans Le Figaro concernant un prothèse vaginale « défaillante », en réalité provoquant graves souffrances et handicaps, mise sur le marché (mondial) par Johnson & Johnson (interdite en France en 2013) :
«Quand des collègues s’étonnaient que je ne fasse l'objet d'aucune plainte, je répondais : 'Non, j’opère comme vous, mais je leur parle beaucoup plus, c’est tout’, explique le chirurgien Bernard Jacquetin qui a déposé le brevet de la prothèse aux États-Unis. » 44
La parole dudit chirurgien ouvre de larges horizons d’interprétations.

Langage (Jargon) : 1871-1872. George Eliot [1819-1880] dans Middlemarch, auteure de :
« […] L’anglais correct est le jargon des pédants qui écrivent des essais et des livres historiques. Et le jargon le plus marqué de tous est celui des poètes. » 45
N.B. « Jargon » : « Langage déformé, fait d'éléments disparates ; par extension langage incompréhensible. Façon de s'exprimer propre à un groupe, une profession, une activité, difficilement compréhensible pour le profane. » (Cf. Culture)

Langage (Koestler Arthur) : 1997. Arthur Koestler [1905-1983], auteur de :
« […] Le langage cristallise des croyances intuitives et des idéologies agressives. » 46
On pourrait tout aussi bien inverser les adjectifs, et, en outre, s’interroger sur la signification de la phrase. (Cf. Langage. Adjectif, Politique. Idéologie)

Langage (Kraus Karl) : Karl Kraus [1874-1936], auteur de :
« Le langage est la mère, non la servante de la pensée. » 47
Ce distinguo nous aide-t-il à [mieux] penser ? (Cf. Penser. Pensée. Binaire)

Langage (Langue-de-bois) : La langue-de-bois n’est pas une langue ; c’est un refus de penser, et donc de s’engager ; c’est aussi un mépris de l’interlocuteur/trice.

Langage. Langue française :

Langage (Langue française) (1) : (14 janvier) 1768. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Nicolas Beauzée [grammairien. 1717-1789], concernant la langue française, auteur de :
« L’usage malheureusement l’emporte toujours sur la raison. C’est ce malheureux usage qui un peu appauvri la langue française, et qui lui a donné plus de clarté que d’énergie et d’abondance. C’est une indigente orgueilleuse qui craint qu’on ne lui fasse l’aumône. » 48

Langage (Langue française) (2) : 2017-2021. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, auteur de :
- (15 novembre) 2017. à l’Assemblée nationale : « La France a comme emblème une femme, Marianne, l'un de ses plus beaux mots est féminin, la République, et notre langue a porté bien des combats féministes, hier, aujourd'hui et encore demain ». Mais point trop n'en faut : ces combats féministes ne doivent pas aller jusqu'à l'écriture inclusive. D'ailleurs, a-t-il asséné, « le seul arbitre, c'est l'usage et c'est l'Académie française ». Et de conclure : « Je serai donc bien entendu vigilant pour qu'il n'y ait qu'une grammaire, comme il n'y a qu'une langue, une République. » La dernière phrase a été tweeté sur le compte officiel du ministre.
« Des bêtises » a-t-il été souvent commenté. Non, de la stagnation, de la régression, de l’incompétence, de l’autoritarisme, de l’absurdité, de l’impérialisme, de la négation des langues régionales et de la francophonie, de l‘antiféminisme…
- (7 mai) 2021. Lu sur France Info : « La recherche d'égalité ne doit pas pénaliser les élèves par le recours à l'écriture inclusive dont la complexité et l'instabilité constituent autant d'obstacles à l'acquisition de la langue comme de la lecture ». Le ministère cite Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française et Marc Lambron, directeur en exercice de l'Académie française. Le 5 mai 2021, ils estimaient que l'écriture inclusive « est non seulement contre-productive » à l'heure de la lutte contre les discriminations sexistes, « mais nuisible à la pratique et à l'intelligibilité de la langue française ».
La circulaire rappelle donc que la conformité aux règles grammaticales « est de rigueur » dans les enseignements. Elle souligne donc qu'il faut « proscrire le recours à l'écriture inclusive » car certaines règles relevant de cette écriture « modifient le respect des règles d'accords usuels » enseignées à l'école. La fragmentation des mots et des accords constitue également « un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit »
- (18 novembre) 2021. Jean-Michel Blanquer sur le pronom « iel » : « On ne doit pas triturer la langue française, quelles que soient les causes. » (Cf. Femmes. « Féminin », Langage. « Écriture inclusive ». Iel)

Langage (Langue française) (3) : (4 février) 2022. Bernard Cerquiglini, « linguiste », auteur notamment de : « La langue française, c’est une institution », tandis qu’il nomme, là encore, notamment l’Académie française : « un organisme de prescription ». 49 (Cf. Langue. Académie française)

Langage (Lessing Doris) : 1962. Doris Lessing [1919-2013], dans Le carnet d’or, auteure de : « Il existe un type de cerveau, comme celui de Willi, qui ne peut accepter les idées que si elles sont énoncées dans le langage qu’il aurait lui-même employé. » 50 (Cf. Êtres humains. Cerveaux, Penser. Idée)

Langage (Lévi-Strauss Claude) : (5 janvier) 1960. Claude Lévi-Strauss [1908-2009] dans sa leçon inaugurale au Collège de France évoque « un langage qui serait cohérent comme tout langage. » 51 Ah bon ? (Cf. Langage. Académie française, Anthropologie. Ethnologie)

Langage (Linguistique) : (7 novembre) 2022. Après avoir écouté les quatorze émissions d’une ½ heure rediffusées par France Culture consacrées à [la gloire de] Roman Jacobson [1896-1982], je n’ai toujours pas compris ce qu’était ni la linguistique, ni l’intérêt de ses apports.
Comment le langage en lui-même pourrait-il relever d’une « science » ? 52
N.B. Robert Georgin, au terme de cette série d’émissions, auteur de : « Après Jakobson nous ne savons pas encore ce qu'est la langue, nous savons un peu mieux ce qu'elle n'est pas, et il s'écoulera encore beaucoup de temps avant que nous cessions d'aller vérifier chez Jakobson ce qu'elle n'est pas. »
-« Ce qu’elle n’est pas » : pas même…

Langage (Luca Ghérasim) : (3 avril) 2003. Ghérasim Luca [1913-1994], auteur de :
« Une lettre, c’est l’être lui-même » et de :
« Je dis à peu près ceci pour dire cela. » 53
Distinguo entre le ‘signifiant’ et le ‘signifié’ ? : vaines querelles de mots ? Verbiage ?

Langage (Maitrise du) : Il est trop facile, par trop injuste, et souvent, à l’écoute insupportable, entendre quelqu’un qui maitrise le langage écraser celui / celle qui n’en a pas cette facilité. (Cf. Culture)

Langage. Majuscule :

Langage (Majuscule) (1) : (24 juin) 2018. Aujourd’hui, j’ai retiré de l’Abécédaire, toutes les majuscules à « Ministre », à « Secrétaire » [d’état, général] et, dans la foulée, à l’intitulé de leurs fonctions.
* Ajout. 22 novembre 2020. Revérifié.

Langage (Majuscule) (2) : 2015. Dans le livre de Dominique Desanti [1914-2011], Les Staliniens. Une expérience politique. 1946-1956, « le Parti » et « le Prolétariat » sont en majuscule. 54

Langage (Majuscule) (3) : (9 octobre) 2020. J’entends un « conseiller en éthique », dans une émission de France Culture intitulée Faire sa place au deuil, employer l’expression de « deuil d’un objet proche », puis préciser : « O avec une majuscule ». 55 (Cf. Êtres humains)

Langage. Médias :

Langage (Médias) (1) : (31 décembre) 2019. Laurent Joffrin, directeur de Libération, interrogé / critiqué concernant l’emploi de certains termes, et notamment celui de « pédophile », conclut : « Les journaux ne sont pas obligés d’épouser toutes les méandres du langage courant. » 56 (Cf. Patriarcat, Politique. Médias, Violences. Violences à l’encontre des enfants)

Langage (Médias) (2) : (11 octobre) 2020. [Écrit à la suite de l’écoute de l’émission de France Culture, l’Esprit public] Dans les émissions réunissant des personnes « bien élevées » : on n’attaque pas, on « pique » ; on ne parle pas de milieux de pouvoirs, mais de « cercles où nous évoluons » ; on n’est pas incompétent, on « s’incline devant la compétence de .. » ; on ne se réjouit pas de la présence du public, on le remercie « du fond du cœur » ; on ne critique pas la violence, on se protège de « cet excès de passion »… Et on parle d’« élégance », lorsqu’il pourrait s’agir de flagornerie, tandis qu’on incite à « consulter Molière » pour ne pas reconnaitre que l’on est vexé. (Cf. Politique. Médias)

Langage (Métaphore) : 1818. César Chesneau Dumarsais et Pierre Fontanier dans Les tropes de Dumarsais […] définissent la « métaphore » comme « une figure par laquelle on transporte, pour ainsi dire, la signification propre d'un mot à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui est dans l'esprit. » 57
Attention, danger, donc… (Cf. Histoire. Métaphore)

Langage (Obscur) : (8 décembre) 1998. Georges Vedel [1910-2002], constitutionaliste, concernant la loi dite sur la parité, dans Le Monde, auteur de :
« C’est exprès que le constituant énonce un texte obscur dont l’objet est très précisément de se débarrasser du devoir d’être clair, ce qui peut être, laissera les lecteurs du texte le comprendre avec l’illusion pour chacun qu’on va ‘dans le bon sens’, c’est à dire le sien. » 58
- Universel…et bien radical pour un auteur si ‘respectable’… (Cf. Droit. Constitutionnel, Penser. Pensée. Claire, Politique. Parité)

Langage (Onomatopée) : Oh ! là la !, gloup, ouf, burp, beurk, clap, smack, padam padam, crac boum hue, bang bang, badaboum, beurk, miam miam, plouf, youpi, trala lala, youp la boum, scoubidou bidou, turlututu,

Langage. Orthographe :

Langage (Orthographe) (1) : L’art et la matière, l’art est la matière, l’art hait la matière.
* Ajout. 9 novembre 2020. Une naissance, une essence.
* Ajout. 10 novembre 2020. Les hérauts de la vérité, les héros de la vérité.
* Ajout. 19 janvier 2020. J’ai jeté l’amante à l’eau, j’ai jeté la menthe à l’eau.
* Ajout. 12 février 2021. L’un et l’autre, l’un est l’autre, l’un hait l’autre.
* Ajout. 10 août 2022. Pré- ; pré ; prêt ; près.

Langage (Orthographe) (2) : George Lubin [1904-2000], dans sa publication de la Correspondance de George Sand [1804-1876] ne corrigeait pas ses fautes d’orthographe, mais les faisaient suivre d’un : (sic).

Par ordre chronologique. Langage. Orthographe :

Langage (Orthographe) (1) : 1850. Pour en relativiser, à l’échelle de l’histoire, l’importance, François-René de Chateaubriand [1768-1848] dans les Mémoires d’Outre-tombe, auteur de :
« Quand il [Bonaparte] quitta la maison paternelle, il ne savait que l’Italien. Son ignorance de la langue de Turenne [Maréchal. 1611-1675] était presque complète ; comme le maréchal de saxe allemand [1696-1750], Bonaparte Italien ne mettait pas un mot d’orthographe; Henri IV, Louis XIV et le maréchal de Richelieu, moins excusables n’étaient guère plus corrects. C’est visiblement pour cacher la négligence de son instruction que Napoléon a rendu son écriture indéchiffrable. » 59 D’autres faisaient des tâches d’encre…

Langage (Orthographe) (2) : 1890. Jean-Pierre Brisset [1837-1919], dans La science de Dieu ou la création de l’homme, cité par André Breton [1896-1966], dans son Anthologie de l’humour noir [1940], auteur de :
« Les dents, la bouche. / Les dents la bouchent. / L’aidant, la bouche. / L’aide en la bouche. / Laides en la bouche. / Laid dans la bouche. / Lait dans la bouche. / L’est dam le à bouche. (?) : Les dents-là bouche. » 60

Langage (Orthographe) (3) : (septembre) 1926. Michel Leiris [1901-1990], dans son Journal, auteur de : « Le Cafard-n’a-homme (poèmes en fautes d’orthographe). » 61

Langage (Orthographe) (4) : 1979. Lu dans Katia Rubinstein, Mémoire illettrée d’une fillette d’Afrique du Nord à l’époque coloniale :
« A la bonne heure ; Allah bonne heure ! ; Ah ! la bonne heure ! A là bonne heure ! ; A la bonheur ! ; Allah Bonheur ! ; Ah ! la bonheur ! … » 62

Langage (Parole) : 1850. François-René de Chateaubriand [1768-1848], dans les Mémoires d’Outre-tombe, auteur de : « […] Il est cependant des paroles qui ne devraient servir qu’une fois ; on les profane en les répétant. »
N.B. Parole : « élément du langage articulé ». 63

Langage (Pataphysique) : Qu’apporte la pataphysique ? et dans sa suite l’Oulipo ? De jouer avec les mots ? Peut-on jouer avec les mots, comme avec des dés ? Mais qu’apporte ce jeu ? De secouer les mots pour que la langue ne se sclérose pas ? Au risque de faire perdre au langage tout lien avec le sens ? Et pour des étincelles, combien d’obscurités ?
À l’opposé du RAP ? (Cf. Langage. Jeu de mots)

Par ordre chronologique. Langage. Patriarcal :

Langage (Patriarcal. Littré Le) (1) : 1863. Dans le dictionnaire Le Littré, au mot :
- « confrère », je lis, à : « étymologie » : « Com, et frère », et à :
- « consœur» : « Con, et sœur ». (Cf. Langage. « Féminisation » du langage)

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (2) : 1963. Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur d’un article dans Socialisme ou Barbarie, paru dans Quelle démocratie ? intitulé : La jeunesse étudiante qui commence ainsi :
« Ils sont 250.000 à n’être ni des enfants ni des hommes. »
Puis, après avoir précisé qu’il s’agit « évidemment d’un groupe extrêmement hétérogène », on lit que, contrairement à l’ouvrier, l’étudiant « a rarement une femme et des enfants à nourrir. » 64 (Cf. Enfants, Hommes, Famille, Patriarcat)

Langage (Patriarcal. Morin Edgar) (3) : (1er juin) 1978. Edgar Morin, dans Le Monde, auteur de :
- « [Au cours des années 1970] Dans le jaillissement de ce geyser culturel, le modèle dominant de l’Américain blanc, adulte, mâle, protestant se disloquait au profit d’un pluralisme ouvert où le jeune, la femme, l’homosexuel, l’Indien proclamaient, dans leur exigence d’égalité, leur différence et leur identification. »
- « […] Dans cette nouvelle sensibilité diffuse, on oscille entre résignation et révolte, entre malaise et habitude. On s’interroge : ‘Est-ce cela vivre ?’ On regarde tout différemment, la société, le travail, la nature, les femmes. […] » 65 (Cf. Êtres humains, Patriarcat, Politique. Résignation)

Langage (Patriarcal. Pléiade La) (4) : 1987. Je lis dans une note du Tome XI de la Correspondance de Voltaire [1694-1778] concernant « le seigneur d’Hermenches » [1722-1785] :
« Ces maisons étaient Hermenches et Bois-de-Vaud, près de Vidy. Cette dernière propriété lui venait de sa femme. Il en avait changé le nom enFantaisie ‘. […] »
N’eut-il pas été plus juste d’écrire :
« Cette dernière propriété appartenait à son épouse ; du fait de son mariage avec elle, et de la dot qu’elle lui apporta en cadeau de mariage, elle devint sienne. » ?
- Le 12 janvier 1774, Voltaire le nomme : « le seigneur de Fantaisie ». 66 (Cf. Famille. Mariage. Dot)

Langage (Patriarcal. Pléiade La) (5) : 1987. Je lis dans une note du Tome XII de la Correspondance de Voltaire [1694-1778] concernant une lettre qui lui fut adressée :
« On n[’en] connait malheureusement pas le contenu, sauf qu’il était question de la mort de sa femme » 67, au lieu et place de : sauf que l’on ne connait malheureusement du contenu de cette lettre que la référence à la mort de sa femme : ?

Langage (Patriarcal. Ockrent Christine) (6) : 1992. Christine Ockrent, dans Les uns et les autres, évoquant Guy Bedos [1934-2020, écrit :
« Cette fois, à l’Olympia, il s’offre même le plaisir de la démonstration : ‘J’ai envie d’une salle debout pour m’applaudir‘ nous jette-t-il. Et comme un seul homme, nous nous levons. » 68 (Cf. Êtres humains. « Comme un seul homme », Corps, Femmes. Journalistes. Ockrent Christine, Penser. Obéir)

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (7) : 1995. Cornelius Castoriadis [1922-1997], dans Quelle démocratie ? auteur de :
« […] Après ma séparation d’avec ma compagne » 69, au lieu et place de :
« Après la séparation entre ma compagne et moi-même » ; ou de :
« Après que ma compagne et moi-même, nous nous soyons séparés ». (Cf. Famille. Castoriadis Cornelius, Langage. Possessif, Hommes. « Intellectuels », Patriarcat, Psychanalyse)

Langage (Patriarcal. Tulard Jean) (8) : 1995. Jean Tulard, dans le Guide des films.1895-1995. L-Z, parmi tant et tant d’exemples de ses livres, concernant La ronde [1964. Roger Vadim], écrit :
« Paris 1914. Une fille des rues se donne à un soldat, qui séduit une soubrette. Laquelle se laisse courtiser par un fils de famille, qui prend ensuite pour maîtresse une femme mariée. Le mari fait une escapade avec un naïve midinette qui est l’inspiratrice d’un auteur à succès. Celui-ci aime une voluptueuse actrice qui lui préfère un jeune comte, lequel se retrouve sans l’avoir voulu dans la chambre de la fille de rues. Ainsi va l’amour… » 70 (Cf. Culture, Femmes, Relations entre êtres humains. Amour, Patriarcat)

Langage (Patriarcal. Grandazzi Alexandre) (9) : (5 juin) 2018. Alexandre Grandazzi, auteur de Urbs, Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d’Auguste [Éditions Perrin], concernant les Sabins, auteur de :
« Les Romains leur ont piqué leurs femmes. » Il laisse penser peu après - de fait, quasi explicitement - que l’enlèvement de leurs filles leur aurait été plus douloureux que celui de leurs épouses. 71

Langage (Patriarcal. Gradvohl Paul) (10) : (21 juillet) 2018. Paul Gradvohl, co-auteur avec Violaine Gelly d’une biographe de Charlotte Delbo [2013. Fayard], auteur de :
« Charlotte Delbo [1913-1985] est la fille de deux Italiens […] » ;
« [...] Elle tombe sur Henri Lefebvre [1901-1991] qui est un dragueur invétéré et elle ne lui succombe pas, semble-t-il, ce qui est assez original parce qu’il a un tableau de chasse impressionnant. » 72 (Cf. Femmes. Animalisation des femmes)

Langage. Patriarcal. Jeanneney Jean-Noël :

Langage (Patriarcal. Jeanneney Jean-Noël) (11) : (20 juillet) 2019. Jean-Noël Jeanneney, dans l’émission Concordance des temps de France Culture, parle de « statut de la femme », de la « situation de la femme ». 73 (Cf. Culture. Patriarcale, Femme. Femmes. Statut, Historiographe. Patriarcale. Jeanneney Jean-Michel)

Langage (Patriarcal. Jeanneney Jean-Noël) (12) : (9 novembre) 2019. Jean-Noël Jeanneney, dans l’émission Concordance des temps de France Culture, nomme « Préhistoire au féminin » celle consacrée aux travaux de Claudine Cohen. Cette historienne, a pourtant notamment écrit un livre dont le titre est « Femmes de la préhistoire » [2016] ; elle a, en sus, à de nombreuses reprises, lors de l’émission, fait état, concernant la préhistoire, des avancées féministes, y compris en précisant, pour certaines « radicales », en la matière.
Jean-Noël Jeanneney, pour sa part, croit bon de répéter deux fois, si besoin était, l’intitulé de son émission.
Et voilà comment il présentait ses travaux :
« Elle aborde de front, à propos de la préhistoire, une question essentielle pour toute réflexion sur le genre : qui concernaient celle de l’articulation du biologique, du social et du culturel dans l’assignation des rôles et dans la construction des hiérarchies. Et voilà qui doit suffire, peut-être, à stimuler votre curiosité. » (Cf. Femmes. « Féminin », Féminisme. Antiféminisme, Histoire. Préhistoire. Historiographie. Patriarcale. Jeanneney Jean-Noël)

Par ordre chronologique. Langage. Patriarcal. Sartre Jean-Paul :

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (1) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant la situation au États-Unis aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, auteur de :
« Ce qui, ici, frappe le plus peut être, ce sont les restrictions de main d’œuvre. Partout où c’est possible, on utilise les femmes. Mais le service est lent. Dans les magasins, chaque vendeuse s’occupe à la fois de plusieurs clients. » 74 (Cf. Hommes)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (2) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant « l‘homme », auteur de :
« Qu’il écrive ou travaille à la chaîne, qu’il choisisse une femme ou une cravate, l’homme manifeste toujours : il manifeste son milieu professionnel, sa famille, sa classe et, finalement, comme il est situé par rapport au monde entier, c’est le monde qu’il manifeste. » 75 (Cf. Hommes, Langage. Zeugma)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (3) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant les hommes, auteur de :
« Il n’est pas rare que l’on opte pour une vie passionnelle plutôt que pour une vie raisonnable. Mais c’est qu’à l’ordinaire, on aime les objets de la passion : les femmes, la gloire, le pouvoir, l’argent. [...] » 76 (Cf. Femmes. « Objets », Hommes, Langage. Zeugma)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (4) : 1946. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant ses « anciens élèves », « mariés de bonne heure », « pères de famille avant d’avoir fini leurs études », qui « reçoivent à la fin de chaque mois, un mandat de leur famille qui ne leur suffit pas », auteur de :
« Ce sont des demi travailleurs, en partie comparables à des femmes entretenues, en partie à des ouvrières à domicile. » 77 (Cf. Femmes. « Entretenues », Famille)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (5) : 1946. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant la littérature, l’art, auteur de :
« […] Ce mal marié qui écrit du mariage avec talent, on dit qu’il a fait un bon livre avec ses misères conjugales. Ce serait trop commode : l’abeille fait du miel avec la fleur parce qu’elle opère sur la substance végétale des transformations réelles ; le sculpteur fait une statue avec du marbre. Mais c’est avec des mots, non pas avec ses ennuis que l’écrivain fait ses livres. S’il veut empêcher que sa femme soit méchante, il a tort d’écrire sur elle : il ferait mieux de la battre. [...] » 78 (Cf. Patriarcat. Statuaire, Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (6) : 1952-1954. Jean-Paul Sartre [1905-1980], dans trois textes publiés dans Les Temps Modernes intitulés Les communistes et la paix 79, auteur de :
- concernant les hommes politiques français :
« Sont-ce des hommes d’État, ces catholiques aux nerfs de filles qui s’évanouissent à la tribune […] » (p.258) ; :
- concernant la répression Versaillaise des Communards et Communardes en 1871 :
« Dans les yeux de leurs prisonniers - ces yeux fixes que les belles Versaillaises s’exerçaient à crever du bout de leurs ombrelles […]. » (p.276) ;
- concernant la bourgeoisie française après la répression de la Commune, Jean-Paul Sartre évoque :
« l’ignoble jubilation de ses bonnes feuilles et de ses honnêtes femmes » (p.279) ;
- concernant les petits patrons, il écrit :
« Un congrès syndical met le capitalisme en question ? c’est qu’on veut lui couper la gorge et lui violer ses filles » (p.285) ;
- concernant la France du début de années 50 :
: « Nous vivons le temps de le récrimination et du regret ; la France, c’est Jeanne La Folle couchée sur son beau mari pourrissant. » (p.321) (Cf. Langage. Zeugma, Politique. État. Répression, Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (7) : 1954. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant la représentation d’un « vieil eunuque», d’un « vieil homme» (Chinois), auteur de :
« […] C’est la vieillesse et non la Chine qui lui a tanné la peau. Il ressemble à une femme ? peut-être : mais c’est que la différence des sexes tend à s’effacer avec l’âge. » 80

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (8) : 1958. Jean-Paul Sartre [1905-1980],
concernant Jacqueline Guerroudj [1919-2015] et Abdelkader Guerroudj [1928-2020], l’un et l’autre condamné-e à mort en 1957 par la justice française pendant la guerre d’Algérie, auteur de : « Lui, c’est un responsable politique qui assurait les liaisons entre les combattants de la Libération et la direction du FLN. Elle, c’est une petite bourgeoise de la ‘Métropole’ qui a voulu prendre sa part de risques parce qu’elle approuvait l’entreprise de son mari. »
- Pour précision, Jacqueline Guerroudj fut, juive, internée par les nazis en France, s’est engagée pour l’indépendance algérienne, était communiste, a rejoint le FLN et est considérée en Algérie, ou elle vécut jusqu’à sa mort, comme une « moudjahida » (ancienne combattante). 81 (Cf. Femmes. Bourgeoises, Hommes. « Intellectuels »)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (9) : 1960. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant Paul Nizan. [1905-1940], auteur de :
« […] Il vécut chez sa fiancée, entra au P.C, se maria, eut une fille », […] suivi, cinq lignes plus bas, de :
« II vivait en famille ; sa femme lui avait donné un second enfant, un fils. […] » 82 (Cf. Famille, Patriarcat. Pères)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (10) : 1971. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant Gustave Flaubert. [1821-1880], auteur de :
« Dans sa correspondance, il se livre comme sur le divan du psychanalyste, au contraire de George Sand [1804-1876], par exemple, qui, dans la sienne, ne cesse de se dissimuler. » 83
- Quel jugement péremptoire, quel mépris et quelles méconnaissances…. (Cf. Psychanalyse)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (11) : 1975. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant ses relations avec Albert Camus. [1913-1960], auteur de :
« Il avait un langage très vert, moi aussi d’ailleurs, on se racontait un tas de cochonneries et sa femme et Simone de Beauvoir feignaient d’être scandalisées. » 84 (Cf. Hommes. Grossiers)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (12) : 1975. Jean-Paul Sartre [1905-1980], concernant sa « vie privée », dans « l’avant-guerre », auteur de :
« Je considérais qu’elle devait plutôt être faite d’agréments […] femmes, bon repas, voyages, amitiés. » 85 (Cf. Hommes. « Intellectuels ». Sartre Jean-Paul, Langage. Zeugma, Penser, Patriarcat)

Langage (Périphrase) : Les femmes : le sexe faible, le beau sexe, le deuxième sexe, le sexe esclave [Hélène Brion] …. (Cf. Femmes, Patriarcat, Sexes)

Langage (Phrase sortie de son contexte) : Une phrase « sortie de son contexte » - piètre tentative de défense lorsque l’évidence est par trop visible - n’en a pas moins été dite, écrite et peut et doit être jugée en elle-même.

Langage (Policé) : Un langage policé ne rend pas la police moins violente.

Langage (Populaire) : Langage populaire, langage du peuple, langage vernaculaire, langage vulgaire… (Cf. Langage. Vulgaire)

Langage (Pronom personnel) : Dans l’enchevêtrement des « vous », des « tu », des « nous », les vies s’expriment, se comprennent, se tissent, s’étiolent, s’épuisent, se séparent. (Cf. Langage. Critique de mots)

Langage (« Réel ») : Le langage crée le réel, modèle le futur. Pour ce faire, il lui faut détruire, substituer, imposer une autre langue, dont la novlangue d’Orwell - dans 1984 - fut la première éclatante manifestation. Depuis lors, ces impositions ont été rendues plus subtiles, mais aussi, bien souvent encore, fort grossières. Je n’en veux pour expressions que l’imposition de tant et tant de mots qui, soit ne veulent rien dire, soit ont été l’objet de tant d’interprétations qu’ils ne peuvent plus être considérés comme signifiants de quoi que ce soit. Et c’est sur ce théâtre d’ombres qu’ont lieu l’immense majorité des débats dits politiques et « culturels ». (Cf. Penser. Réalité, Patriarcat, Politique. Médias)

Langage (Révolution) : (7 novembre) 2020. Alain Rey [1928-2020], auteur de :
« La révolution de 89 n’a pas été sur le plan des structures de la langue une révolution […] mais les contenus ont changé complètement et en particulier le lexique a été totalement révolutionné, à la fois sur le plan institutionnel […] mais aussi sur le plan scientifique. […]
La révolution a été créatrice de mots dans une proportion qu’on ne réalise pas toujours. » 86 (Cf. Langage. Mots, Penser. Politique. Révolution, Histoire)

Langage (Rigueur des termes) : (6 novembre) 2019. Au cours de l’émission Entendez-vous l’éco ? de France Culture, j’entends les expressions suivantes : « renouveler l’espace des possibles », « révolution symbolique », « renversement des codes », « changer de modèles heuristiques », « nouveau paradigme »… 87 (Cf. Économie, Entendez-vous l’éco ?)

Langage (Rime) : 1939. Écouter la libre, joyeuse, pétillante chanson Tant pis pour la rime, chanté par Mirelle, issue de la si remarquable collaboration Mireille [1906-1985] - Jean Nohain [1900-1981].

Langage (Saint-Simon) : 1739-1749. Saint-Simon [1675-1755], l’auteur des Mémoires, auteur de :
« La Cour [celle de Louis XIV. 1638-1715] est un langage. Malheur à qui le parle mal. » 88
En démocratie, toujours vrai.

Langage (Saussure Ferdinand de) : Ferdinand de Saussure [1857-1913], auteur de :
« La langue est un système dont tous les termes sont solidaires et où la valeur de l’un ne résulte que de la présence simultanée des autres. »
Que de perspectives critiques ouvertes par cette assertion, pourtant bien abstraite… 89

Langage (Senghor Leopold Sedar) : Leopold Sedar Senghor [1906-2001] qualifie, lors d’une entretien, à deux reprises, la langue française, de « langue pauvre », comparée à l’anglais. 90
N.B. Ce long entretien n’est pas répertorié sur le site de la Chaine Histoire, d’où, l’absence de date. (Cf. Langage. Langue française)

Langage (Steiner George) : 1994. George Steiner [1929-2020], dans Réelles présences. Les arts du sens, auteur de :
« Le discours qui tisse les institutions sociales, celui des codes, des lois, du débat politique, de l’argumentation philosophique et des œuvres littéraires, la rhétorique immense des médias - tous pourris par des clichés sans vie - par un jargon dénué de signification, par des faussetés intentionnelles ou inconscientes. La contagion s’est étendue aux centres nerveux du discours privé. Dans une dialectique d’infection réciproque, les pathologies du langage public, particulièrement ceux du journalisme, des œuvres de fiction, de la rhétorique parlementaire et des relations internationales, contribuent à affaiblir et à falsifier les tentatives faites par la psyché individuelle pour communiquer vérité et spontanéité. » 91
Sans cautionner certains termes (« contagion », « infection », « pathologie » notamment), il est nécessaire - et beaucoup s’y emploient - de s’inspirer de cette analyse, mais en y incluant le fait - majeur - que les femmes ont, depuis des siècles, été exclues des lieux de l’élaboration du langage, sans oublier leur (non) droit à la parole… (Cf. Langage. Jargon, Penser. Pensée. Méthode. Rhétorique, Philosophie)

Langage Style :

Langage (Style) (1) : Que signifie juger « le style », alors qu’il appartient à son auteur-e, comme le jugement appartient à son juge... ?
- Si tant est que le terme signifie quoique ce soit de spécifique…. (Cf. Penser)

Langage (Style) (2) : Critiquer le style, c’est [aussi] juger « médiocre », ce qui est « odieux ». Ou l’inverse…

Langage (Style) (3) : Le style n’excuse, ni ne justifie rien.

Langage (Style) (4) : La clarté du style : une marque de respect ?
Non : une pensée claire. (Cf. Culture. Style, Relations entre êtres humains. Respect, Penser, Pensée. Claire)

Par ordre chronologique. Langage. Style :

Langage (Style) (1) : (14 septembre) 1733. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Jacob Vernet [1698-1789], auteur de :
« Vous m’avez paru un philosophe pensant librement et parlant sagement : vous méprisez d’ailleurs ce style efféminé, plein d’affèterie et vide de choses dont les frivoles auteurs de notre Académie française ont énervé notre langue. Vous aimez le vrai et le style mâle qui seul appartient au vrai. Puis-je avec cela ne pas vous aimer ? » 92 (Cf. Culture, Relations entre êtres humains. Mépris, Femmes. Auteures, Langage. Académie française, Patriarcat, Penser. Vérité, Philosophie)
* Ajout. 15 février 2018. (6 février) 1735. Voltaire, dans une lettre adressée à Pierre-Robert Le Cornier de Cideville [1693-1776], évoque : « des vers mâles et brillants de pensée ». 93
* Ajout. 17 janvier 2022. (1er mars) 1764. Voltaire, dans une lettre adressée à D’Alembert [1717-1783], vante son « style mâle et nerveux ». 94

Langage (Style) (2) : (20 juin) 1741. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Helvétius [1715-1771], écrit concernant Nicolas Boileau [1636-1711] :
« Vous ne trouvez point Boileau assez fort. Il n’a rien de sublime, son imagination n’est point brillante, j’en conviens avec vous. Aussi il me semble qu’il ne passe pas point un poète sublime, mais il a bien fait ce qu’il pouvait et voulait faire. Il a mis la raison en vers harmonieux, il est clair, conséquent, facile, heureux dans ses transitions, il ne s’élève pas, mais il ne tombe guère. […] ». Puis il évoque ses « talents » […], son « exactitude » […], « ce respect pour langue, cette liaison, cette suite d’idées, cet air aisé avec lequel il conduit son lecteur, ce naturel qui est le fruit de l’art, et cette apparence de facilité qu’on ne doit qu’au travail. » Un bel hommage… 95 (Cf. Penser. Pensée. Claire)

Langage (Style) (3) : (20 août) 1761. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet [1682-1768], auteur de :
« Et d’où vient que la Bérénice [1670] de Racine [1639-1699] se fait lire avec tant de plaisir, à quelques fadeurs près ? d’où vient qu’elle arrache des larmes ? c’est que les vers sont bons. Ce mot comprend tout, sentiment, vérité, décence, naturel, pureté de diction, noblesse, force, harmonie, élégances, idées profondes, idées fines, surtout idées claires, images touchantes, images terribles. » 96 (Cf. Penser. Idées. Claires)

Langage (Style) (4) : (11 octobre) 1763. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à madame du Deffand [1696-1780], auteur de :
« Le style qui est à la mode me porte plus que jamais à écrire avec la plus grande simplicité. » 97

Langage (Style) (5) : (18 janvier) 1764. Voltaire [1694-1778], dans une lettre au cardinal de Bernis [1715-1794], auteur de :
« Vous aimez les choses sublimes, mais vous n’aimez pas le galimatias, les pensées alambiquées et forcées, les raisonnements obstrus et faux, les solécismes, les barbarismes, et certes vous faites bien. » 98

Langage (Style) (6) : (25 mai) 1764. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Jean-François de la Harpe [1739-1803], auteur de :
« Votre goût pour la simplicité est le vrai goût et il n’appartient qu’au grand talent. » 99

Langage (Style) (7) : (9 septembre) 1767. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à Sophie Volland [1716-1784], auteur, la concernant, de :
« Elle écrit fort bien mais très bien. C’est que le bon style est dans le cœur ; et voilà pourquoi tant de femmes disent et écrivent comme des anges, sans avoir appris ni à dire ni à écrire, et pourquoi tant de pédants diront et écriront mal toute leur vie, quoiqu’ils n’aient cessé d’étudier sans apprendre. » 100 (Cf. Patriarcat. Penser le patriarcat, Penser)

Langage (Style) (8) : 1787. Carlo Goldoni [1707-1793], à la fin de de la première partie de ses Mémoires, auteur de :
« Mon style sera toujours le même, sans élégance et sans prétention, mais toujours enflammé par le zèle de mon art et dicté par la vérité. » 101 Justesse d’appréciation vérifiée…

Langage (Style) (9) : (11 août) 1859. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Ernest Feydeau [1821-1873], auteure de :
« Si l’on pouvait écrire d’une façon si naturelle et si limpide que l’on ne pensât jamais à la forme du récit, on aurait atteinte l’apogée du style. » 102

Langage (Style) (10) : (17 août) 1863. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Amable-Louis Boué de Villiers [1833-après 1893], auteure de :
« C’est de la forme qu’il faut vous occuper, il ne faut pas pour cela plus de temps que vous n’en avez. Il suffit d’une bonne résolution d’être simple et vrai, d’abjurer la boursouflure, de ne pas surcharger les phrases de verbes, d’adverbes et d’adjectifs qui l’encombrent et lui donnent une couleur emphatique et prétentieuse. […] » 103 (Cf. Langage. Adjectif. Adverbe. Verbe)

Langage (Style) (11) : (26 août) 1867. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Anna Devoisin [1827-1908], auteure de :
« Lis Voltaire [1694-1778], le plus pur, le plus clair de tous les styles. » 104 (Cf. Penser. Pensée. Claire)

Langage (Style) (12) : 1980. Marguerite Yourcenar [1903-1987], dans Les yeux ouverts, concernant Saint-Simon [1760-1825] auteure de :
« Quant à son style, il est si grand qu’à moins d’être vraiment du métier on ne s’aperçoit pas qu’il en a un. » 105 La preuve de l’inconsistance du terme ?

Langage (Style) (13) : 1980. Marguerite Yourcenar [1903-1987], dans Les yeux ouverts, auteure de : « […] Je suis tentée de croire qu’à travers la vie, le style s’améliore, se débarrasse de scories imitatives, se simplifie, trouve sa pente, mais que le fond reste, enrichi, ou plutôt confirmé par la vie. » 106

Langage (Style) (14) : Anne Sylvestre [1934-2020], auteure de :
« La rime est créatrice. » 107

Langage (Substitution. Processus de) : Ce qui me frappe, en prenant les médias dominants comme révélateurs, c’est l’extrême rapidité avec laquelle un terme, un mot, une expression venue au départ d’on ne sait où, impulsée par on ne sait qui, s’impose et progressivement se révèle avoir a pour fonction de faire disparaître à d’autres termes, d’autres mots, d’autres expression, et en se substituant à eux, impose insidieusement mais nécessairement un autre mode de pensée. Après tant d’autres, relevés dans cet Abécédaire, le dernier, pour moi terrifiant, - relevé : « jauge ». (Cf. Culture. Riester Franck. Êtres humains)

Langage. Symbole :

Langage (Symbole) (1) : 2018. Pour Wikipédia, « Un symbole peut être un objet, une image, un mot écrit, un son, voire un être vivant, ou une marque particulière qui représente quelque chose d'autre, par association, ressemblance ou convention. »
J’en déduis que, de fait, tout et n’importe quoi peut être qualifié de « symbole ». 108

Langage (Symbole) (2) : 2019. Les symboles enferment, figent, structurent, sclérosent, mentent. Toujours ?

Langage (Synonyme) : 2016. Je cherche un synonyme à « appauvrir ». J’y découvre :
« émasculer », « efféminer », « féminiser ». (Cf. Langage. « Féminisation » du langage)

Langage (Syntaxe) : L’incohérence du monde se lit dans celle de sa syntaxe : les verbes sans sujet ; le sujet devenu objet (et inversement) ; le sujet subsumé dans une qualification pénale [« l’infanticide »] ; le substantif adjectivé (et inversement) ; les possessifs signifiant indistinctement êtres humains et objets ; etc. (À prolonger).
- Pour une caricature, si politiquement signifiante, Cf. les textes de critiques politiques sur les fondements d’une critique linguistique d’Amnesty International. 109

Langage (Thoreau Henry David) : (27 juillet) 1840. Henry David Thoreau [1817-1862], dans son Journal, auteur de :
« Le langage est l’œuvre d’art la plus parfaite au monde, il a été retouché par un millier d’années de ciselage. » 110

Langage (Traduction) : 1787. Carlo Goldoni [1707-1793], dans ses Mémoires, auteur de :
« On ne peut faire connaître le génie de la littérature étrangère que par les pensées, par les images, par l’érudition ; mais, il faut rapprocher les phrases et le style du goût de la nation pour laquelle on veut traduire. […] Il ne faut pas traduire, il faut créer, il fait imaginer, il faut inventer […]. » 111

Langage (Tricot) : 1978. Marie Cardinale [1929-2001], dans Une vie pour deux, auteure de :
« Ma grand-mère me disait souvent : ‘Ah, si les tricots pouvaient parler…! »
Quelle juste analyseL’histoire en serait radicalement bouleversée. 112 (Cf. Histoire)

Langage (Verbiage) : (4 octobre) 2019. Entendu une participante à une soutenance de thèse :
« Pour moi, c’est du verbiage », je me suis demandée : le : « pour moi » excluait-il que cela fusse effectivement du verbiage ?

Langage (Violences) : Cf. Violences.

Par ordre chronologique. Langage. Voltaire :

Langage (Voltaire) (1) : (18 janvier) 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Marie-Louise Denis [1712-1790], écrit :
« Je suis toujours pour qu’on écrive comme on parle : cette méthode serait bien plus facile pour les étrangers. […] Nous avons adouci la prononciation, il faut donc aussi adoucir l’orthographe, afin que tout soit d’une même parure. » 113 (Cf. Culture)

Langage (Voltaire) (2) : (7 janvier) 1767. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet [1682-1768], lui écrit :
« Il m’a toujours semblé qu’on doit écrire comme on parle, pourvu qu’on ne choque pas trop l’usage, pourvu que l’on conserve les lettres qui font sentir l’étymologie et la vraie signification du mot. » 114

Langage (Voltaire) (3) : (7 août) 1767. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Pierre-Jean-Jacques Guillaume Guyot [1717-1784], lui écrit :
- « Il faut remarquer surtout qu’en Espagnol en en Italien on écrit comme on parle. Tout cela est à désirer dans nos dictionnaires. Notre écriture est perpétuellement en contradiction avec notre prononciation. »
- « Notre langue est très irrégulière. Les langages, à mon gré, sont comme les gouvernements ; les plus parfaits sont ceux où il y a moins d’arbitraire. »
- « Notre langue […] est la langue de l’Europe, mais c’est grâce à nos bons livres et non à la régularité de notre idiome. Nos excellents artistes ont faire prendre notre pierre pour de l’albâtre. » 115

Langage. Vulgaire :

Langage (Vulgaire) (1) : Juger un langage « vulgaire » est un jugement de classe. Évident, mais peut être rappelé.
* Ajout. 9 février 2021. Donald Trump inclus ? Oui. (Poursuivre après avoir relu l’emploi de terme dans l’Abécédaire) (Cf. Langage. Peuple)

Langage (Mot. Vulgaire ») : (2) Lorsqu’un mot est porteur d’un système de valeur qui a été et qui est encore méprisant, injurieux, dénégateur tel que « vulgaire » - qui signifie à la fois : commun, ordinaire, grossier, qui souvent désigna pour l’aristocratie, pour la bourgeoisie désignait le peuple, la populace, et pour le patriarcat toutes les femmes qui n’étaient pas ‘de leur monde’ - il est important de bien préciser le sens précis qu’on lui accorde, afin de ne pas prolonger la perpétuation des dits jugements.

Par ordre chronologique. Langage. Vulgaire :

Langage (Vulgaire) (1) : George Sand [1804-1876], dans une lettre à Charles-Edmond [1822-1899], auteure de : « Il veut la suppression de quelques mots trop vulgaires qui serviraient de prétexte à l’empoignade malveillante. » 116
N.B. Ne pas oublier que George Sand a souvent critiqué ses éditeurs qui voulaient supprimer le langage - le patois - populaire du Berry.

II. Langage. Académie française :

Par ordre chronologique. Académie Française :

Académie Français. Richelieu Cardinal :

Langage (Académie française. Richelieu Cardinal) (1) : XVIIème siècle. Le cardinal de Richelieu [Armand-Jean Duplessis de Richelieu. 1585-1642], fondateur de l’Académie française, écrit dans ses Mémoires (fort contestées) [T. II. sans page. Vérifier] :
« Le but des travaux de l’Académie était rendu en termes fort expressifs par les premiers académiciens au cardinal avant les lettres patentes ; ils disaient que les fonctions de l’Académie seraient de nettoyer la longue des ordures contractées dans la bouche du peuple ou dans la foule du palais ou dans les impuretés de la chicane ou par les mauvais usages de courtisans ignorants ou de l’abus de ceux qui la corrompent en l’écrivant. » 117
* Ajout. 15 janvier 2020. Je lis dans Le Canard enchaîné une citation issue du livre de Yann Rodier, Les raisons de la haine (Champ Vallon. 2020) :
« En fondant l’Académie française (1635), il [le cardinal de Richelieu] inventait l’étatisation de l’écrivain’. » 118 Bien vu… (Cf. Culture)

Par ordre chronologique. Langage. Académie française. Voltaire :

Langage (Académie française. Voltaire) (2) : (26 décembre) 1731. Voltaire [1694-1778] écrit à Jean-Baptiste-Nicolas de Formont [1694-1758] :
« L’évêque de Luçin, fils de Bussy-Rabutin [1618-1693] qui avait moins de réputation qu’il n’en méritait, succède à la Motte dans la place d’Académicien, place méprisée par les gens qui pensent, respectée encore par la populace, et toujours courue par ceux qui n’en ont que la vanité. » 119 (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris. Vanité)

Académie française (Voltaire) (3) : (31 août) 1749. Voltaire [1694-1778], membre de l’Académie Française depuis mai 1746, dans une lettre adressée à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] lui écrit :
« Si on laisse faire l’Académie, elle appauvrira notre langue » et il poursuit :
« Le purisme est toujours pauvre. » 120

Académie française (Voltaire) (4) : (vers le 10 août) 1760. Voltaire [1694-1778], met en branle tous ses réseaux [il évoque « ses pressantes sollicitations »] afin que Denis Diderot [1713-1784] puisse y être élu. Il écrit à Friedrich Melchior Grimm [1723-1807] :
« Croyez-moi, ce sera un beau triomphe. Mais que Diderot nous aide et qu’il n’aille pas s’amuser à griffonner du papier dans un temps où il doit agir. Il n’a qu’une chose à faire et il faut qu’il le fasse. C’est de chercher à séduire quelque illustre sot ou sotte, quelque fanatique sans avoir d’autre but que de lui plaire. Il a trois mois pour adoucir les dévots. C’est plus qu’il ne faut.
Qu’on l’introduise chez madame… ou madame… ou madame, lundi, qu’il prie Dieu avec elle, mardi, qu’il couche avec elle, mercredi ; et puis, il entrera à l’Académie tant qu’il voudra, et quand il voudra. […]
Vous porterez à l’infâme un coup mortel, et je vous donne ma parole d’honneur de venir à l’Académie le jour de l’élection. Je suis vieux. Je veux mourir au lit d’honneur. » 121

Académie française (Voltaire) (5) : (25 juin) 1761. Voltaire [1694-1778] écrit à Charles-Jean-François Hénault [1685-1770], comme lui, membre de l’Académie française :
« Il faut fixer la langue que vingt mille brochures corrompent. » 122

Académie française (Voltaire) (6) : (1er juillet) 1766. Voltaire [1694-1778] écrit à D’Alembert [1717-1783] :
« […] Votre Académie n’approuvera pas mon idée, mais je ne m’en soucie guère. » 123

Académie française (Voltaire) (7) : (8 août) 1766. Voltaire [1694-1778] écrit à Germain-Gilles-Richard de Ruffey [1706-1794] :
« Il y a dans le recueil de l’Académie des belles-lettres de Paris des mémoires qu’on cite dans toute l’Europe ; tous les compliments faits à l’Académie française sont oubliés, et c’est ce qui peut leur arriver de plus heureux. » 124 (Cf. Relations entre êtres humains. Compliments)

Académie française (Voltaire) (8) : (20 août) 1770. Voltaire [1694-1778] écrit à Louise-Sophie d’Hornoy [1750-1807] :
« L’abbé Dangeau [1643-1733] [grammairien] de notre Académie française renvoyait les lettres de sa maîtresse quand elles étaient mal orthographiées, et rompait avec elle à la troisième fois. Moi qui suis aussi de l’Académie je ne vous renverrai pas votre lettre, Madame, il n’y manque rien, je le garderai comme une chose qui m’est bien chère. » 125

Académie française (Voltaire) (9) : (17 juillet) 1774. Voltaire [1694-1778] écrit à Jean-François de la Harpe [1736-1803] [qu’il souhaiterait par ailleurs comme son successeur à l’Académie française], concernant l’éloge de son prédécesseur nécessaire pour chaque impétrant) :
« Il faudra absolument abolir cette coutume ridicule […] » 126
- Voltaire ne fut pas bon devin, à moins que son sens du ridicule ne fut pas aussi partagé qu’il l’aurait pensé…

Académie française (Voltaire) (10) : (16 février) 1776. Voltaire [1694-1778] écrit à Condorcet [1743-1794] :
« Est-il vrai que le Cardinal de Luynes se meurt ? [ce qui était faux] Ne seriez-vous pas tenté de purifier notre Académie en lui succédant ? Vous nous rendriez un grand service. Nous avons beaucoup trop de prêtres, et nous n’avons pas assez d’hommes. »
N.B. Une note de La Pléiade précise : « Malgré l’influence croissante des ‘philosophes’, l’Académie comportait un grand nombre d’ecclésiastiques, dont huit évêques. » 127

Académie française (Voltaire) (11) : (16 mars) 1776. Voltaire [1694-1778] écrit à D’Alembert [1717-1783] :
« […] Il faut absolument que M. de Condorcet [1743-1794] soit des nôtres, sans quoi notre Académie sera un jour aussi méprisée que la Sorbonne. » 128 (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris)

Académie française (Voltaire) (12) : (25 octobre) 1777. Voltaire [1694-1778] écrit à Jean-François de La Harpe [1739-1803] concernant Condorcet [1743-1794] :
« On m’avait mandé qu’il allait être des vôtres. C’était une acquisition admirable. Apparemment quelques saints personnages s’y sont opposés. On craint les penseurs. On m’assurait que vous ne les craignez point, parce que vous pensez mieux qu’eux […] Pourriez-vous me mettre un peu au fait ? Je vous garderai le secret. […] » (Cf. Penser) 129
N.B. Condorcet entra à l’Académie française en 1782.

Académie française (Voltaire) (13) : (2 novembre) 1777. Voltaire [1694-1778] écrit à Gottlob Louis, comte de Schomberg [1726-1796], auteur de :
« Le Cardinal de Richelieu l’a [l’Académie française] créée avec cette liberté comme Dieu créa l’homme. Il lui faut laisser son libre arbitre dont elle n’a jamais abusé. C’est un corps plus utile qu’on ne pense, en ne faisant rien, parce qu’il sera toujours le dépôt du bon goût qui se perd totalement en France. Il faut le laisser subsister comme ces anciens monuments qui ne servaient qu’à montrer le chemin. » 130 (Cf. Corps)

Académie française (Diderot Denis) (14) : (juillet) 1767. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à Falconet [1716-1791], auteur de :
« Que cet ouvrage lui manque - celui modifier, faire évoluer « la langue imparfaite » […] quoi qu’une académie nombreuse s’en soit occupée ici depuis environ cent trente ans.
Que les travaux de cette académie ont été jusqu’à présent infructueux, parce que ce corps, mêlé de bonnes et de mauvaises têtes, salarié par le gouvernement, et son esclave par intérêt, est retenu par une infinité de petites considérations incompatibles avec la vérité. » 131
Ce que parler veut dire.

Académie française (Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure) (15) : 1770. Je lis dans une note de La Pléiade des Misérables de Victor Hugo [1802-1885], que Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure [1720-1818], évêque de Senlis en 1789, archevêque de Malines en 180I, était membre de l’Académie française depuis 1770, « bien qu’il n’ait rien écrit ». 132

Académie française (Delille Abbé. Jacques) (16) : 1772. Je lis dans une note de La Pléiade de la Correspondance de Voltaire, que l’Abbé Jacques Delille [1738-1813], poète, fut élu à l’Académie française en 1770, mais que « le roi [louis XV] opposa son veto à sa nomination », 133 et sur Wikipédia que ce fut du fait de l’intervention du maréchal de Richelieu.

Académie française (D’Alembert) (17) : 1776. Lu dans les Réflexions sur la révolution de France d’Edmund Burke une lettre de D’Alembert [1717-1783] à Frédéric II. roi de Prusse [1712-1786] :
« Nousles philosophes »] remplissons comme nous pouvons les places vacantes à l’Académie française, de la même manière que le festin du père de famille de l’Évangile, avec les estropiés et les boiteux de la littérature. » 134 (Cf. Culture. Littérature, Philosophie)

Académie française (Abbé Morellet) (18) : (13 juin) 1805. Alors que l’abbé Morellet [1727-1819] était en charge, avec d’autres, du Dictionnaire de l’Académie française, madame de Rémusat [Claire Élisabeth Jeanne Gravier de Vergennes. 1780-1821] dans une lettre à son mari, faisant état d’une discussion qui avait eu lieu chez elle, écrit :
« L’Abbé Morellet prétend que ce sont les ouvrages de femmes qui le gênent le plus pour la signification des mots et la manière de les employer. Notre amie, Madame de Sévigné, le désole et, comme il ne fait pas grand cas de tous ces riens de sentiment dont les compositions féminines tirent leur plus grand charme, il consentirait volontiers à les brûler toutes et à nous interdire d’en essayer jamais. Galois, en galant chevalier nous a défendues. Il a soutenu que la littérature perdrait une branche importante, en interdisant aux femmes le droit d’écrire et il prétend que les négligences de style ne sont que des manières plus heureuses d’exprimer leurs pensées. » 135 (Cf. Culture, Femmes. Écrivaines. « Féminin », Langage. Style, Patriarcat)

Académie française (Abbé Sieyès) (19) : 1816. Sieyès [1748-1836], élu en 1803, est exclu par ordonnance de l’Académie française, pour régicide et est remplacé par le marquis Lally-Tollendal [1751-1830], nommé par ordonnance royale.

Académie française. Sand George :

Académie française (Sand George) (20) : (16 mars) 1859. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Hyacinthe du Pontavice de Heussey [1814-1876], auteure de :
« Mais vous ne serez jamais de l’Académie peut être, vous êtes trop vous-même. Donc, Monsieur, honneur à vous ! » 136

Académie française (Sand George) (21) : (18 juin) 1861. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Pierre-Jules Hetzel [1814-1886], auteure de :
« Je sais que vous avez usé de tous vos moyens d’influence pour me faire avoir le prix d’Académie. Je vous en remercie. Mais je remercie aussi l’Académie de n’avoir pas cédé. Du moment qu’elle voulait faire, d’un concours littéraire un concours de morale bourgeoise et de coterie catholique, il ne m’eut pas convenu d’accepter ses faveurs : parce que : ou je ne les méritais pas et elle avait la main forcée ; ou je les méritais, selon elle par quelque platitude qu’heureusement je n’ai pas commise. Admettons une troisième hypothèse qu’elle m’eut jugée convertie et que je le fusse, comprenez-vous que je dusse accepter de l’argent pour récompenser ma religion et ma vertu ? Je craignais beaucoup un succès qui se fut appuyé par sur certains considérants. J’aurais été obligée de les repousser, et quelle risible polémique cela eût entrainé ! Voyez-vous l’Académie forcée de me découronner ? - Au reste, je ne me suis guère occupée de tout cela. » 137 (Cf. Penser. Polémique)

Académie française (Sand George) (22) : 1863. George Sand [1804-1876], auteure de « Pourquoi des femmes à l’Académie ? » Un texte peu clair.

Académie française (Hugo Victor) (23) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables évoque, concernant la société « les amis de l’ABC », la culture de Combeferre, « le philosophe », qui, notamment, « signalait les fautes de français dans le Dictionnaire de l’Académie […]. » 138

Académie française (Simonet Jules) (24) : (mai) 1863. Lu : « En mai 1863, l’auteur d’une brochure favorable à l’élection des femmes à l’Académie française s’adressa à George Sand pour obtenir son soutien. Bien qu’il se soit manifestement inspiré de la carrière de George Sand pour composer son texte, sa vision de la condition féminine ne concordait pas avec celle de la femme de lettres. Pour Jules Simonet [1808-?] , en effet, les femmes viendraient adoucir et rafraîchir l’Académie. Elle seraient plus agréables à regarder que les académiciens et surtout elles ne feraient pas de politique. George Sand répliqua aussitôt avec Pourquoi les femmes à l’Académie ? De même qu’elle avait démenti sa candidature à la députation, suggérée par les féministes de 1848, elle se déclara opposée à la présence des femmes à l’Académie française. Selon elle, l’Académie abrite encore de nobles et grands esprits’, mais elle ne peut plus être une institution purement littéraire car les temps ont changé. Elle est devenue ‘un corps politique, religieux, socialiste ou philosophique’, où les ‘âmes jeunes’ y protestent contre une majorité conservatrice. ‘La lutte règne donc là comme ailleurs, comme partout !’ ‘Que gagneraient donc les femmes à être enrôlées dans cette phalange, dont le drapeau est un drapeau de guerre ?’. George Sand conservait peut-être aussi du ressentiment envers l’Académie car celle-ci, malgré les efforts de ses amis, ne lui avait pas accordé son grand prix de 20 000 francs deux ans plus tôt. La femme de lettres avait écrit à Alexandre Dumas fils à ce sujet : ‘Entre cet aréopage et moi, il y a un monde inconnu de considérants, de mais, de si, de parce que et de quoique auquel je n’entends et n’entendrai jamais rien.’ » 139 (Cf. Femmes. « Féminin ». Écrivaines. Sand George)
N.B. Le « ressentiment » est faux.

Académie française (Montijo Eugénie de) (25) : (mars) 1870. Eugénie de Montijo. [1826-1920], épouse de Napoléon III [1808-1873], avait cru se reconnaitre dans le personnage d’une aventurière intrigante Melle d’Ortosa du roman Malgrétout de George Sand [1804-1870]. Elle réagit ainsi : « Comment, moi que tout le monde attaque maintenant ! Je n’aurais jamais cru ça ! Et je voulais la faire nommer à l’Académie ! Mais que lui ai-je donc fait ?... » 140

Académie française (Dupanloup Mgr) (26) : 1872. Mgr Dupanloup [1802-1878] voulut démissionner de l’Académie française pour protester contre l’élection le 30 décembre 1871 d’Émile Littré [1801-1881] ; il se contenta de ne plus assister aux séances.

Académie française (Dumas Alexandre Fils) (27) : (27 février) 1874. Alexandre Dumas fils [1824-1895] après son élection à l’Académie française le 30 janvier 1874, mal à l’aise, tente de se justifier dans une lettre à George Sand [1804-1876] :
« J’ai rencontré Plauchut [Edmond. 1824-1909] et je lui ai dit comme ça en causant que je craignais que mon entrée à l’Académie n’ait pas été approuvée par vous, que vous croyiez peut-être que j’avais fait les platitudes en usage pour y entrer, tandis qu’au contraire j’avais fait toutes les résistances possibles jusqu’au jour où deux de mes confrères m’apportant 22 voix certaines sans que j’eusse fait une seule visite, j’aurais eu l’air d’un sot orgueilleux si j’avais réussi et prétendu ainsi à moi tout seule tenir toute l’Académie en échec. […] Mes confrères se fussent blessés de mon dédain après m’avoir fait le chemin si facile. Ils me demandaient aussi de venir grossir d’une voix le groupe des électeurs indépendants… » 141 (Cf. Relations entre êtres humains. Dédain)

Académie française (Daudet Alphonse) (28) : (31 octobre) 1884. Le Figaro publie une lettre d’Alphonse Daudet [1840-1897], adressée au rédacteur des Échos de Paris :
« Mon cher ami, Rendez-moi le service d’insérer ici dans un de vos échos : je ne me présente pas, je me suis jamais présenté, je ne me présenterai jamais à l’Académie. Votre bien dévoué ». 142

Académie française (Loti Pierre) (29) : (6 avril) 1892. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] : « Pierre Loti [1850-1923] reçu à l’Académie française. Son discours a été un ’Je’ perpétuel. Mais que ce talent me sourit ! Je n’adore que la gloire littéraire, et tout le reste pour moi n’est rien. » 143 (Cf. Êtres humains. Soi)

Académie française (Savary Pauline) (30) : (19 janvier) 1893. Pauline Savary [1859-1907], féministe, se présente au fauteuil d’Ernest Renan [1823-1892] à l’Académie française. Sa candidature est déclarée non recevable.

Académie française. Émile Zola :

Académie française (Émile Zola) (31) : (1er juillet) 1896. Adolphe Retté [1863-1930], dans un article publié dans La Plume, après un nouvel échec d’Émile Zola [1840-1902] à l’Académie Française, écrit :
« N’est-il pas stupéfiant qu’un homme de sa force, l’auteur d’une œuvre qui restera comme une des plus marquantes du siècle, s’entête à pénétrer dans ce paradis des radotages séniles ? […] Qu’il reste dehors avec Balzac [Honoré de. 1799-1850], son maitre. […] Qu’il ne se diminue donc pas en implorant les suffrages d’une troupe de guignols poussiéreux, bons à ensevelir sous les champignons, au fond des catacombes. » 144
N.B. Selon les auteurs, Émile Zola se serait présenté - en vain - entre 19 et 24 fois à l’Académie française.

Académie française (Émile Zola) (32) : (5 avril) 1897. Émile Zola [1840-1902] écrit à Jean Ajalbert [1863-1947] : « La légende de ma vanité, de ma soif des honneurs est imbécile. […] L’Académie, ce n’est que ma bataille littéraire portée sur un terrain d’action ; et jamais je n’ai demandé la voix de personne. Plus tard, j’espère, on se rendra compte de ma véritable attitude, si mal comprise aujourd’hui. »
- Émile Zola répondait à un article de Jean Ajalbert daté du 6 avril de L’Éclair dans lequel il avait évoqué : « quelques pailles de vanité (décorations, académies etc.), ce qui fut exploité de façon intéressée par les uns : c’était bien la peine d’écrire Mes haines, de jouer le intransigeants et les irréductibles, pour accepter la croix des ministres, des présidences de bas-bleus, et solliciter un fauteuil sous la coupole. […] Pour d’autres, ces faiblesses étaient un sincère crève-cœur. » 145 (Cf. Relations entre êtres humains. Vanité)

Académie française (Barrès Maurice) (33) : (14 avril) 1911. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Madame de Noailles [1876-1933] m’a raconté aussi ses rapports avec Maurice Barrès [1862-1923. Académicien en 1906]. Elle eut pour lui de la vénération, de la dévotion qu’on a au seigneur. […] Elle m’a dit aussi en passant tout ce que Barrès lui devait, ses Amitiés françaises [1924], Le Voyage à Sparte [1906]. Et combien elle avait travaillé à son entrée à l’Académie française. » 146 (Cf. Culture. Patriarcale, Femmes. Attirance pour les hommes « Politiques », Hommes. « Intellectuels », Philosophie. Barrès Maurice)

Académie française (France Anatole) (34) : (24 février) 1909. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Aujourd’hui, mercredi des cendres, été déjeuner chez Madame de Cavaillet [Léontine Lippmann. 1844-1910] avec Anatole France [1824-1924, académicien depuis 1896] […]
Ce qui fait qu’on ne parle plus aujourd’hui la vraie langue française, disait [Anatole] France, c’est l’invasion des bonnes étrangères. » 147 (Cf. Femmes. Bonnes-à-tout-faire, Langage. Langue française)

Académie française (Massis Henri) (35) : (10 décembre) 1913. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Déjeuner chez Francis de Croisset [1877-1937]. Henri Massis [1886-1970. académicien en 1960] m’a intéressé. […] Il insiste sur l’ignorance où sont les catholiques. Il faut une culture supérieure catholique. Lui et ses camarades seront des catholiques obéissants. Il est hostile au libéralisme, au modernisme. Il croit à un mouvement chez les jeunes universitaires, mais ce qu’il y a de plus difficile à remuer, ce sont les jeunes filles qui ont passé par l’Université et qui sont enivrées de la libre pensée. » 148 (Cf. Femmes. Catholiques)

Académie française (Jammes Francis) (36) : (15 avril) 1921. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Jammes [Francis. 1868-1938] ne songe plus à l’Académie française. Il faut pour y arriver, faire de trop vilaines choses. » 149

Académie française (Halévy Élie) (37) : (23 mai) 1921. Élie Halévy [1870-1937], dans une lettre à Célestin Bouglé [1870-1940], auteur de :
« Je suis confondu de la niaiserie des propos que tiennent, dans La Grande revue, un certain nombre d’hommes politiques sur l’avenir du Bloc des gauches. C’est au-dessous du niveau de l’Académie Française. » 150

Académie française (Noailles Anna de) (38) : (22 avril) 1923. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Madame de Noailles [1876-1933] n’est pas pour l’entrée des femmes à l’Académie française. Elle trouve que la femme est à la remorque de l’homme, qu’il y a en elle, du fortuit et du greffé, qu’elle est un accident. » 151
- Anna de Noailles n’en acceptera pas moins d’être élue, comme Colette après elle, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, qui, elle, acceptait les femmes. (Cf. Femmes. Remarquable. Noailles Anna de)

Académie française (Mauriac François) (39) : (26 juin) 1941. François Mauriac [1885-1970] écrit à Maurice Garçon [1889-1967] :
« Vous n’imaginez pas la belle étude de sénilité qu’on peut faire à l’Académie française…
Il y a trop de vieillards. Sous prétexte de conservatoire des belles-lettres, on fait une collection de gâteux. » 152

Académie française (Maurras Charles) (40) : 1938. Charles Maurras [1868-1952] est, en toute connaissance de ses écrits justifiant la violence, notamment racistes, antisémites, élu à l’Académie française le 9 juin 1938. Le lis sur le site de l’Académie française :
« Sa condamnation en 1945 par la haute cour de justice de Lyon à la réclusion à perpétuité et à la dégradation nationale entraînait automatiquement sa radiation de l’Académie (article 21 de l’ordonnance du 26 décembre 1944) ; il fut en fait décidé, lors de la séance du 1er février 1945, qu’on déclarerait vacant le fauteuil de Maurras, sans pour autant voter la radiation. Ainsi, Charles Maurras, comme le maréchal Pétain, mais à la différence d’Abel Hermant et Abel Bonnard, ne fut remplacé sous la Coupole qu’après sa mort. »

Académie française (Léautaud Paul) (41) : (25 juin) 1941. Paul Léautaud, dans son Journal littéraire, écrit concernant Paul Valéry [membre de l’Académie française. 1871-1945] auquel il avait refusé de « promettre d’oublier aussitôt » ce que ce dernier souhaitait lui dire, auteur, après éclats de rire, de :
« Je suis plus honnête qu’un académicien : je ne promets pas ma voix pour la donner à un autre. » 153

Académie française. Hermant Abel :

Académie française (Hermant Abel) (42) : 1940. 1944. Paul Léautaud [1872-1956] écrit dans son Journal littéraire :
- le 24 juin 1940 : « Dans Le Matin d’aujourd’hui, en première page, un article de M. Abel Hermant [1862-1950], membre de l’Académie française. Cela, en pleine occupation allemande. J’espère que les écrivains français s’en souviendront. »
- le 1er septembre 1944 : « Marie Dormoy [1886-1956] […] me dit qu’Abel Bonnard [1883-1968] et Abel Hermant ont été déclarés exclus de l’Académie. Vingt-huit de ces messieurs étaient présents. Onze votant l’exclusion. […] » 154 (Cf. Hommes. « Collaborateurs », « Intellectuels » .
N.B. Ne pas déduire de la première citation que Paul Léautaud puisse être - bien que licencié du Mercure de France en septembre 1941 - ni de près ni de loin, ni de la première, ni de la dernière heure, considéré comme « résistant » au nazisme. Il a publié sans réelles critiques et sans difficultés, sous occupation et sous censure allemandes ; sans oublier son antisémitisme, aussi bête et haineux que ses jugements concernant « les femmes ».

Académie française (Hermant Abel) (43) : (4 septembre) 1944. Dans Le Figaro, François Mauriac [1885-1970] évoque « la collaboration d’un Académicien aux journaux d’obédience Allemande ».
- Une première note concernant Abel Hermant [1862-1950], nous apprend que l’Académie française avait, le 31 août 1944, décidé que ni lui ni Abel Bonnard [1883-1968] « ne seraient plus admis aux séances. » ; une seconde, qu’il était, sous la signature de Lancelot, le responsable de la chronique du Temps [ancêtre du Monde] consacré « à la défense de la langue française. » 155 (Cf. Culture. Nationalisme, Langage. Langue française, Politique. Nationalisme)

Académie française (André Max) (44) : (21 septembre) 1944. Lu dans le Journal de François Mauriac [1885-1970] :
« Un académicien qui, émergeant de son sommeil, ouvre un œil et tombe aussitôt sur cette phrase de journal : ‘Je demande la dissolution de l’Académie française…‘ a le droit de ressentir une certaine secousse. Pour moi, je n’en ai point frémi, je l’avoue. Nous sommes de très vieux messieurs, un peu endormis à l’ombre de très vieilles murailles. Sans doute n’est-il pas mauvais qu’en ces temps révolutionnaires, un enfant (sic) vienne sous nos fenêtres souffler dans sa petite (re-sic) trompette de Jéricho. »
- Cette phrase fut écrite par Max André [1893-1977], alors militant du Parti démocrate populaire, l’ancêtre du MRP dans L’Aube, présenté par François Mauriac comme « un journal sérieux et même grave, chrétien au surplus, et gouvernemental et ministériel. »
- François Mauriac finira ainsi son article : « Au lieu de nous étrangler, infusez nous du jeune sang. » 156 (Cf. Académie française. Mauriac François)

Académie française. De Gaulle Charles :

Académie française (De Gaulle Charles) (45) : 1945. Charles de Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, concernant l’Académie française à la Libération, auteur de :
« […] Bref, le monde de la littérature, des arts, des arts, du théâtre vivait sous un ciel le ciel d’orage. L’Académie s’en préoccupait. Elle-même se voyait l’objet de vives attaques. ‘Faut-il dissoudre l’Académie ?’ C’était le thème d’une campagne qui trouvait beaucoup d’échos. De maints côtés, on mettait en lumière le coupable comportement de plusieurs membres et l’audience qu’ils avaient trouvés chez des collègues. On me pressait d’user de mes pouvoirs pour rénover l’Académie, voire pour la supprimer. […] » Lire la suite. 157

Académie française (De Gaulle Charles) (46) : 1957. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] le 10 janvier 1969 :
« Jacqueline Piatier [journaliste, critique littéraire du Monde. 1921-2001] raconte qu’elle a interrogé le général de Gaulle en 1957 à la sortie de ses Mémoires. Comme elle lui demandait s’il songeait à l’Académie française, il lui aurait répondu, le plus naturellement du monde : ‘Je suis la France. La France n’entre pas à l’Académie. Voyez louis XIV.’» (Hommes. « Grands », Modestes, Langage. Verbe. Être, Politique. Nationalisme)

Académie française (Mauriac François) (47) : (mai) 1951. François Mauriac écrit dans Le Figaro [n°41] :
(À la Libération) « Je m’offrais même le luxe, dans mes rêves candides, de faire entrer d’un seul coup à l’Académie française tous les écrivains authentiques [Jean Paulhan, Jean Guéhenno, Louis Aragon, Paul Éluard, Jean Schlumberger, Jacques Maritain, André Malraux], sans même imaginer que la vieille personne eût crevé de cette bolée d’oxygène qu’on lui aurait ingurgitée d’un coup. » 158
N.B. Le 21 septembre 1944, François Mauriac ne nommait que « Jean Paulhan, Bernanos, Paul Éluard, Malraux (hem !) , Aragon (hem, hem !) »

Académie française. Druon Maurice :

Académie française (Druon Maurice) (48) : (6 janvier) 1959. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« Déjeuner avec Druon [Maurice. 1918-2009] (qui veut l’embaucher comme ‘nègre), très ‘grand frère’, qui me renouvelle ses conseils et ses interdits.
Outre les comédiennes, je dois me méfier des femmes ‘créatrices’, celles qui exercent ce que Valéry [Paul. 1871-1945] appelait, dit-il, ‘les professions délirantes’. » 159

Académie française (Druon Maurice) (49) : 1990. Gilles Perrault, dans Notre ami le roi, accuse légitimement, preuves à l’appui - que le dégoût et le mépris que le ridicule n’efface pas, me dissuade aujourd’hui de reproduire - Maurice Druon [1918-2009] « ancien ministre, secrétaire perpétuel de l’Académie française, membre de l’Académie royale du Maroc » […] de se vautrer dans la bassesse courtisane. » 160

Académie française (Guitton Jean) (50) : (4 juin) 1961. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de ma vie, écrit :
« Je décide vers seize heures de me maintenir comme candidat contre le Duc de Gramont à l’Académie, ce qui est une position téméraire. » 161 (Cf. Philosophie)

Académie française. Paulhan Jean :

Académie française (Paulhan Jean) (51) : (février) 1963. Jean Paulhan [1884-1968] interrogé par Madeleine Chapsal concernant l’Académie française, répondit :
« Je n’en pense rien. Je commence à en être. » 162 (Cf. Penser)

Académie française (Paulhan Jean) (52) : 1963. Jean Paulhan avait en 1961 publié sa Préface au livre de Pauline Réage [alias Dominique Aury. 1907-1998] intitulée Du Bonheur dans l’esclavage. Son élection à l’Académie française inspira à François Mauriac le commentaire suivant : « Je considère cette élection comme un miracle. L’Académie se renouvelle comme l’Église. Mais maintenant que nous élisons des gens bien, nous ne trouverons plus de candidat. » (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes. Paulhan Jean)

Académie française (Armand Louis) (53) : (24 juin) 1969. Jean Guitton [1901-1999], rapporte, dans le Journal de ma vie, les propos de Louis Armand [1905-1971] « ingénieur et humaniste »] lors d’un « repas chez la princesse en l’honneur du comte de Paris qui marie un de ses fils (sic) » :
« Il parle des huitres et explique que les huitres sont tantôt mâles, tantôt femelles. Cette explication intéressait beaucoup ces dames.
Il parle aussi des femmes, il dit que c’est leur contesture (sic) qui les empêche d’entrer à l’Académie française où elles devraient porter l’épée.
Rares, dit Armand , sont les femmes assez sveltes, assez viriles pour porter une épée, sans déformer les hanches. » 163 (Cf. Corps, Femmes)

Académie française. Maritain Jacques :

Académie française (Maritain Jacques) (54) : 1971. Jacques Maritain [1882-1973] écrit à Julien Green [1900-1998] - élu à l’Académie française le 3 juin 1971 - :
- le 11 mai 1971 : « Je viens d’apprendre que vous êtes maintenant français sans l’avoir demandé (ils ont trouvé une solution élégante, mais ce règlement de l’Académie m’est odieux) et que vous succéderez à Mauriac. Je vous en dit ma vraie joie. »
- le 9 juin 1971 : « Julien, je suis loin de tenir en vénération l’Académie française, mais votre élection a une valeur et une signification unique dans l’histoire des lettres françaises. Vous voilà le seul qui ait obligé l’Académie à tourner son règlement pour vous recevoir parmi ses membres. Ça, c’est de la vraie grandeur et ça m’emplit de joie. » 164 (Cf. Culture. Nationalisme, Politique. Nationalisme)
N.B. Julien Green restera américain (il a refusé la nationalité que Georges Pompidou lui avait proposée) et sera qualifié de « Français d’honneur ».

Académie française (Maritain Jacques) (55) : (14 octobre) 1972. Jacques Maritain [1882-1973] écrit à Julien Green [1900-1998], élu à l’Académie française le 3 juin 1971 :
« Je m’afflige de cette sauvage démolition de votre maison qui vous cause à tous deux [sa sœur Anne et lui] tant de soucis. Je croyais que la seule chose encore respectée des français était l’Académie, et que le propriétaire vous laisserait désormais tranquille. […] » 165

Académie française. Yourcenar Marguerite :

Académie française (Yourcenar Marguerite) (56) : (novembre) 1979. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« Yourcenar [Marguerite. 1903-1987] (au téléphone), cette histoire d’Académie : ‘Je n’ai rien écrit, je n’ai rien signé. Et si je suis élue, ce sera de la publicité, comme ces réclames de coca-cola, où il y a toujours un noir pour quinze blancs.’ » 166 (Cf. Politique. Racisme, Économie. Coca-Cola. Publicité)

Académie française (Yourcenar Marguerite) (57) : (23 novembre) 1979. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« Cette histoire d’Académie agite beaucoup de monde. Ces messieurs qui sont contre, furieux d’avoir eu la main forcée - dont Mistler [Jean. 1897-1988] - utilisent toutes sortes d’arguties : Peyrefitte [Alain. 1925-1999] a demandé à Yourcenar de fournir une photocopie de son passeport pour prouver qu’elle est aussi française. Il voudrait également que le consul se déplace pour officialiser la chose ! (‘Et pourquoi pas un certificat de bonne vie et mœurs, pendant qu’il y est‘ ? me dit Marguerite.) Et Druon [Maurice. 1918-2009] furieux : ‘C’est la porte ouverte à toutes les calamités. D’ici peu, vous aurez quarante bonnes femmes qui tricoteront pendant les séances du dictionnaire.’» 167

Académie française (Yourcenar Marguerite) (58) : (23 novembre) 1979. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« À l’expo Picasso, parmi beaucoup de dames du monde [...], des flopées d’Académiciens, dont Gauthier [Jean-Jacques. 1908-1986], Ormesson [Jean d’. 1925-2017] etc., - des partisans de Yourcenar [Marguerite. 1903-1987] à qui j’apprends la mort de Grace [Frick. 1904-1979].
‘Ah ! quelle bonne nouvelle ’ disent-ils en chœur. Ils vont pouvoir plaider l’attendrissement, la pauvre solitaire à consoler, tout en laissant entendre que, maintenant, délivrée de ce boulet, elle pourra plus facilement se déplacer pour assister aux séances…» 168 (Cf. Hommes. « Intellectuels ». D’Ormesson Jean)

Académie française (Yourcenar Marguerite) (59) : (28 mars) 1980. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« Apocryphe, peut-être, mais après l’élection couplée de Yourcenar [Marguerite. 1903-1987] et Droit [Michel. 1923-2000], un académicien aurait dit : ‘On a élu une femme, on peut bien élire un con.’ » 169

Académie française (Yourcenar Marguerite) (60) : (6 avril) 1980. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] :
« Cette nuit, j’appelle Yourcenar. Sereine, à peine aimable, durcie par la gloire, semble-t-il, jusqu’à l’acier inoxydable, je l’entends me dire très calmement que je n’aurai pas les vingt pages qui me manquent avant des mois, qu’elle n’a pas même ouvert le paquet d’épreuves [Marguerite Yourcenar. Les yeux ouverts. Entretiens avec Matthieu Galey. 1980] et que si vraiment sa notoriété ne doit pas passer l’été, cela ne présente guère d’intérêt. » 170

Académie française (Gould Florence) (61) : 1987. Jean Chalon dans le livre qu’il a consacré à Florence Gould [1895-1983], « l’une des femmes les plus riches du monde », après avoir évoquée les prix littéraires qu’elle créait, ‘aidée‘ par Jean Denoël, écrit :
« Les prix fondés, les chèques signés, la sirène [c’est ainsi qu’il la nomme] ne s’en souciait plus et n’intervenait pas dans leur attribution. Elle se souciait surtout de faire entrer ses amis écrivains à l’Académie Française. Florence souffrait de fièvre verte par personne interposée, et, quand son favori était élu, souvent grâce à son entremise et à ses déjeuner du Meurice [l’hôtel où elle avait une « suite »], elle siégeait, lors de la réception sous la Coupole, au premier rang, comme il sied à une triomphatrice. Avec la vin de champagne, l’Académie Française constituait l’une des faiblesses de Florence. »
- Jean Chalon écrit aussi :
« La même, à la fin de sa vie, n’avait plus grande illusion sur les gens de lettres et soupirait : ‘Les écrivains ? Tous des cocottes’. » 171

Académie française (Le Dœuff Michèle) (62) : 1989. Michèle Le Dœuff, dans L’étude et le rouet, auteure de : « […] Cette Académie n’a jamais eu un rôle intellectuel bien défini, encore moins un rôle qui soit définissable comme intellectuel et créatif. Déjà au XIXème siècle, on remarquait qu’elle avait été invariablement composée, depuis le début, de trente-cinq nullités, de deux ou trois écrivains servant d’alibis, et de deux ou trois fauteuils à pourvoir. En revanche, les critères non intellectuels (substantialistes) sont restés longtemps fort stricts et continent à l’être ; à l’exception des ‘alibis’, pour être de l’Académie, il faut être français, d’origine gauloise et mondaine, les statuts exigent qu’on soit du côté du pouvoir ; en principe il est nécessaire d’être catholique et jusqu’à une date récente, il a fallu être un monsieur. […] » 172

Académie française (Roy Jules) (63) : 1989. Jules Roy [1907-2000], dans Noces barbares, raconte un dîner avec Florence Gould, Jean Paulhan, Jean Denoël et plusieurs « vieillards » académiciens ou aspirant à le devenir, auteur de :
« Un célèbre amateur d’art chuchotait que son élection lui avait coûté cent millions de centimes en invitations. » 173

Académie française (Rouart Jean-Marie) (64) : 1997. (date inconnue) Jean-Marie Rouart, élu à l’Académie française en 1997, concernant le cardinal de Bernis [1715-1794], dont il a préfacé les Mémoires, écrit : « Son succès, François-Joachim de Pierre de Bernis [élu à l’Académie à 29 ans] va le devoir aux deux fées qui vont se pencher sur son adolescence : la littérature et les femmes […]. » Un jugement patriarcal, binaire, simpliste concernant un homme complexe. 174 (Cf. Culture, Femmes, Langage. Sujet. Zeugma, Patriarcat, Penser. Réalisme)

Académie française (Tulard Jean) (65) : 2003. Jean Tulard, dans son Dictionnaire du cinéma, les réalisateurs, concernant Pierre Schoendoerffer [1928-2012], auteur de :
« Sa place sera un jour à l’Académie française. Il a été élu à l’Académie des beaux-arts. » 175

Académie française (Djebar Assia) (66) : (16 juin) 2005. Assia Djebar [1936-2055], le jour de sa réception à l’Académie française, était vêtue d’une longue robe noire. [et d’un bustier kabyle ?] À Pierre Nora qui, la concernant, l’interrogeait, elle répondit :
« C’est une robe de deuil pour un jour de deuil. » 176

Académie française (Lévi-Strauss Claude) (67) : 2010. Catherine Clément, dans son autobiographie, Mémoire, auteure de :
« Avec tranquillité et un certain panache, Lévi-Strauss [Claude. 1908-2009] assumait des positions conservatrices. […] À l’Académie française, il s’est vigoureusement opposé à l’élection des femmes. Pour me dissuader de me présenter, il a voulu me convaincre de fonder une académie féminine, sans chercher à établir les règles établies par Richelieu. [1585-1642]. […]
Quand il fut élu à l’Académie française en 1973, j’étais membre du parti communiste, mais avec des élans gauchistes par-ci, par-là. Nous étions déjà liés d’amitié ; je lui écrivis une lettre de reproches. Je reçus en retour une petite carte furibonde signalant qu’en Union soviétique, il y avait aussi des académiciens. » 177
(Cf. Femmes. « Féminin ». Épouse de, Hommes. « Intellectuels », Patriarcat, Ethnologie. Anthropologie)

Académie française. Delay Florence :

Académie française (Delay Florence) (68) : (15 novembre) 2001. Florence Delay, au début de son discours de réception à l’Académie française, s’adressa à ses « pair-es » en ces termes :
« Il me semble, Mesdames, (aux deux femmes Académiciennes : Jacqueline de Romilly et Hélène Carrère d’Encausse), que je vous dois autant de reconnaissance, qu’à vous, Messieurs, qui êtes plus nombreux… » 178
- On a connu des critiques plus radicales. 179 (Cf. Femmes. Remarquables. Delay Florence, Politique. Nationalisme)

Académie française (Delay Florence) (69) : (6 novembre) 2014. Florence Delay, auteure de :
« Si le cardinal de Richelieu avait pensé aux femmes [lorsqu’il a fondé l’Académie française, sous le règne de Louis XIII en 1634], il avait tout ce qu’il fallait à sa disposition [ ! ] : Madame de Lafayette, Madame de Sévigné, Mademoiselle de Rambouillet, Madame Scarron, la marquise de Sablé - qui a écrit une partie des Maximes de La Rochefoucauld - il avait pléthore de… de ces femmes dont Molière a eu tort de se moquer, sous le nom de Femmes savantes et de Précieuses ridicules. Il n’a pas voulu. Et, dès le début, ça a été une société d’hommes. »
Et ça l’est resté durant encore 345 ans… 180 (Cf. Hommes. Remarquables. La Rochefoucauld, Femmes. Écrivaines. Marquise de Sablé. Delay Florence)

Académie française (Veil Simone) (70) : 2017. « Le secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère, Mme Simone Veil [1927-2017], Grand-croix de la Légion d’honneur, décédée le 30 juin 2017, à Paris, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans. […] » 181 (Cf. Femmes. « Politiques », Langage. Patriarcal. Littré Le. « Féminisation du langage ». Voltaire)

Académie française (Bona Dominique) (71) : (27 octobre) 2017. Dominique Bona répond à la question : « Vous n’êtes que quatre Académiciennes [au total : 34 académicien-nes], Pourquoi ? » par cette tautologie, difficilement dérangeante :
« Tout simplement parce que cette entrée des femmes est très récente. » 182

Académie française (« Écriture inclusive ». 2017) (72) : (26 octobre) 2017. Dans la Déclaration de l’Académie française se prononçant contre « l’écriture - dite - inclusive », adoptée « à l’unanimité » de ses membres, la presse a, en règle générale, relevé les termes d’« aberration » et de « péril mortel ».
Moi, ce que j’ai préféré, c’est : « On voit mal quel est l’objectif poursuivi. » 183 (Cf. Langage. « Féminisation » du langage. « Écriture inclusive »)
* Ajout. 9 juillet 2021. Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro, auteur de :
« L’écriture inclusive risque de nous empêcher de penser. » Et s’il disait simplement que c’est aux féministes qu’ils en veulent ? Ce serait plus utile pour tout le monde. Mais pourquoi ne le disent-ils pas ? 184 (Cf. Langage. « Féminisation » du langage. « Écriture inclusive »)

Académie française (Rouart Jean-Marie) (73) : (10 juin) 2018. Jean-Marie Rouart, membre de l’Académie française, auteur de :
« La création de l’Académie a été le règne des femmes […] Elles ont eu un très grand rôle. » 185 Un vrai rigolo…

Académie française. Carrère d’Encausse Hélène :

Académie française (Carrère d’Encausse Hélène) (74) : (16 juillet) 2018. Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, auteure de :
« L’Académie a été faite par les femmes. » 186 Encore mieux… (Cf. Femmes. Humbles, Langage. Sujet)
N.B. Wikipédia : « Le négationnisme consiste en un déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes rapportés par des historien[ne]s et ce, à des fins racistes et politiques. » On peut, on doit, y ajouter : « aux fins de justifier le patriarcat ».

Académie française (Carrère d’Encausse Hélène) (75) : (16 septembre) 2018. Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, auteure de :
« La langue française est très subtile ; elle permet tout. » 187 (Cf. Langage. Langue française. Sujet, Penser, Politique. Nationalisme)

Académie française (Cerquiglini Bernard) (76) : (30 décembre) 2021. Bernard Cerquiglini, auteur de : « L’Académie, c’est un corps de l’Etat. » 188
* Ajout. 12 janvier 2022. Voltaire [1694-1778], le 8 janvier 1764, cite comme l’un des privilèges des membres de l’Académie française, « le droit de Comittitimus » [« droit qu’ils partageaient avec les princes du sang et quelques autres privilégiés de plaider devant le tribunal de leur choix. »], droit aboli par l’article 16 de la loi du 24 août 1790 et l’article 13 de la loi 7 septembre 1790 [Wikipédia]. 189 (Cf. Justice, Langage. Langue Française, Féminisation du langage. Écriture inclusive. Cerquiglini Bernard)

Académie française (Rouart Jean-Marie) (77) : (25 février) 2022. Jean-Marie Rouart, concernant son élection à l’Académie française, croit bon préciser qu’il « s’est présenté cinq fois comme Victor Hugo et qu’il a eu 16 voix de plus que Balzac, qui n’en a eu que deux. » 190 (Cf. Hommes. Modestes)

III. Langage. Adjectif :

Langage (Adjectif) (1) : Pour ne jamais omettre l’importance de chaque mot, ici la signification de l’ajout d’un seul adjectif, se remémorer l’échange entre de Gaulle [1890-1974] et Churchill [1874-1965]. Le premier lui dit :
« Je suis la France » ; le second rétorqua :
« Non, vous êtes la France combattante ». 191
* Ajout. 18 mars 2019. La citation reproduite par moi reprise de l’émission de France Culture n’était pas juste. De Gaulle dans ses Mémoires, retranscrit les paroles de Churchill :
« qui s’écria avec fureur : ‘Vous dites que vous êtes la France ! Vous n’êtes pas la France ! Je ne vous reconnais pas comme la France !’ Puis, toujours véhément : ‘La France ! Ou est-elle ? J’en conviens, certes, que le Général de Gaulle et ceux qui le suivent sont une partie importante et respectable de ce peuple. Mais on pourra, sans doute, trouver en dehors d’eux une autre autorité qui ait, elle aussi sa valeur. […] » 192 (Cf. Histoire)

Langage (Adjectif) (2) : 1990. il y a aussi des adjectifs manifestement « en trop ». Un exemple, Françoise Verny, [1928-2004], dans Le plus beau métier du monde, auteure de :
« Le public populaire mérite le respect. » 193

Langage (Adjectif) (3) : On peut aussi réfléchir à : une «femme touareg», un «article bien troussé», un «humanisme colonial», un «fascisme paternaliste», une «démocratie libérale» [Raymond Aron], une «démocratie formelle», une «démocratie sexuelle», une «révolution de velours», une «parité problématique», un «patriarcat économique», une «civilisation nocturne», un «libéralisme tempéré», un «usage disproportionné [de la force, une «victime occidentale», un «patron chrétien», une «morale puritaine», une «misère sexuelle», un «snobisme sexuel», un «braquage avorté», un «assassinat professionnel», un «sentiment obsidional», une «blessure symbolique», un «féminisme décolonial» [avril 2016], une «justice transitionnelle», une «jolie esclave», une «grande pauvreté», un «mensonge dialectique, vertueux», un «orgasme culinaire», une «nationalité vacillante», un «propos émollient», une «dictature tatillonne», une «frappe chirurgicale», un «commerce heureux», un «cercle vertueux [de la démocratie])», une «frontière poreuse», une «dynamique sécuritaire», un «nettoyage ethnique», un «capital symbolique, social, politique…», une «camisole chimique», le «divin mensonge» [Platon], une «démocratie despotique» [Tocqueville], une «femme facile», le «féminisme intersectionnel», la «pornographie masculine», l’«argent privé», une «souffrance psychiatrique», un «proxénète sympathique», un «viol outrageant», un «client régulier», un-e «pauvre méritant-e», la «liberté surveillée», la «paix civile», une «pensée rétroactive», un «optimisme angélique», un «sexisme bienveillant», une «dictature communiste», une «éthique minimale» [Ruwen Ogien], la «défense passive» [en 1940], un «langage corporel», un «historien modéré», une «foi républicaine», une «corruption productive» [France Culture], «un universalisme inclusif» [Françoise Gaspard. 2017], une «cohérence patriote» [France Culture], une «image muette», un «paysage meurtrier», un «ennemi compréhensif», une «peinture morte», une «féminité conventionnelle», un «terrorisme publicitaire» [Gérard Chaliand. Juin 2017], un «problème insoluble», une «clarté insurpassable», un «traitre génétique» [Francis Szpiner], une «euthanasie scientifique» [‘médecine’ nazie], des «propos orientés», un «intellectuel spécifique» [Michel Foucault], une femme «modérément rebelle», un «expert généraliste», une «mort inutile», un «public absent», une «critique subjective», un «colloque singulier», un «dialogue social», un «dissident modéré», une «intelligence artificielle», une «justice prédictive», un «communisme scientifique», une «attaque low cost [contre les militaires de l’opération dite Sentinelle]», une «théorie normative», un «produit culturel, une «bulle financière», une «recherche opérationnelle», un «suicide réussi», un «suicide altruiste» [Émile Durkheim], une «pathologie sociale», un «multiculturaliste échevelé» [Radio courtoisie], une «vérité aléatoire», la «collaboration horizontale» [Hélène Hazera], une «logique paradoxale» [Albert Piette], un «romantisme échevelé» [Édouard Philippe concernant Jean-Luc Mélenchon], un «propos orienté», un «vote tactique» [Eric Hobsbawm], un «érotisme multiculturel» [Éric Hobsbawm], un «raisonnement contrefactuel» [Eric Hobsbawm], la «destruction créatrice» [Joseph Schumpeter], un «acte pédophile» [Le Canard enchaîné], un «décolleté incendiaire» [L’Obs.], une «morale provisoire» [Descartes], le «social abusif» [Le Figaro], un «penseur positif» [France Culture], une boîte à outils «conceptuelle» [Radio courtoisie, concernant Antonio Gramsci], une «âme charnelle» [Charles Péguy], une «érudition discrète» [Radio courtoisie], un «inceste involontaire» [Le Figaro. 21 septembre 2017], une «posture éthique», un «dialogue viril» [un sénateur], un «ministre sur-actif» [France Inter], un «fait alternatif» [Kellyanne Conway. conseillère de Donald Trump], un «objet culturel» [France Culture], les «classes créatives» [BFMTV], des «licenciés (10 secs, 5 volontaires)» [Le Canard enchaîné], un «individualiste grégaire» [J.C. Cambadélis concernant F. Hollande], un «coït spirituel» [Edgar Morin], une «torture aseptisée» [Pilar Calveiro], un «eugénisme politique» [Le Monde Diplomatique], la «marchandise cannibale» [Radio libertaire], un «citoyen apatride» [Radio courtoisie], un «musulman sociologique» à lier avec un «français de papier» [Radio courtoisie], des «utopies réelles» [Erik Olin Wright], un «hasard objectif» [France Culture], un «racisme sexuel» [Élisabeth Schemla], une «minorité majoritaire» [concernant «les femmes». Élisabeth Schemla], un «opposant utile» [Florence Parly, ministre des armées], un «naturel prodigieux» [Françoise Nyssen, ministre de la culture, concernant Danielle Darrieux. 1917-2017], une «érudition absentéiste» [France Culture], une «mentalité contraceptive» [Radio courtoisie], une «liberté excessive» [Radio courtoisie], des «paysages humains» [Alexandra David-Neel], un «sentiment mental» [Alexandra David-Neel], un «citoyen passif» [constitution de 1791], une «fatwa bancaire» [Marine Le Pen], un «avortement intentionnel» [Colloque. Toulouse. décembre 2017], la «laïcité religieuse» [France Culture, concernant les obsèques de Johnny Halliday.10 décembre 2017], une «vérité empirique», les «turpitudes physiques» [concernant Danton], le «clair-obscur» (de Caravage), un «capital électoral» [la presse], un «janséniste convulsionnaire» [Voltaire], un «ostracisme volontaire» [Voltaire], une «(bonne) raclée», un «terrorisme intellectuel» [Georges Suffert], une «pollution nocturne, sonore, chimique», une «simplicité géniale», un «management fraternel», un «urbanisme frôleur» [Emmanuel Leroy-Ladurie], une «trajectoire positive» [Emmanuel Demarcy-Motta], une «démocratie négative» [Pierre Rosanvallon], un «artiste spéculatif» [France Culture], une «philosophie gaillarde» [Beaumarchais], un «péché splendide» [Voltaire, Stendhal], une «ambition souffrante» [Stendhal], une «asphyxie morale» [Stendhal], un «civil innocent» [Amnesty International], un «droit constitutionnel punitif» [Philippe Pétel], un «étalon moral» [Antoine Compagnon concernant Armand Carrel], une «corruption passive» [la justice concernant Nicolas Sarkozy], un «héros culturel» [Pascal Ory], un «viol joyeux» [Nietzsche], une «heureuse faute» [Saint-Augustin], une «morale lubrique» [Boileau], une «stérile abondance» [Voltaire], le «commerce progressiste» [Justin Trudeau], une «dissonance cognitive» [Léo Festinger], des «analyses synthétisées» [France Culture], les «vrais aristocrates» [Radio courtoisie], la «vraie noblesse» [Voltaire], des «meurtres spontanés» [John Horne & Alan Kramer], une «manifestation musclée» [France Culture], une «haine cordiale» [Voltaire], une «idéologie musculaire» [France Culture], une «vie minuscule» [France Culture], un «gouvernement européen raisonnable» [France Culture], une «imagination encyclopédique» [Orhan Pamuk], un «capitalisme sexuel» [Raphaël Liogier], une «pornographe onaniste virile» [Raphaël Liogier], une «politique volatile» (celle de l’Angleterre, concernant le Brexit) [France Culture], un «Brexit pragmatique», une «G.P.A altruiste, éthique» [France Culture], une «parole encapsulée» [France Culture], une «pratique décorporée» [France Culture], un «christianisme viril» [Michel Onfray concernant Hitler], une «identité visuelle» [France Inter], un «rendement moral» [André Gide], un «beau livre (atroce)» [André Gide], une «famille assimilée» [France Culture], une «conclusion viscérale» [Roger Grenier. France Culture], un «paysage culturel» [concernant la Toscane. Arte], un «capital émotionnel infantile» [France Culture, concernant Freud], un «[vrai] disciple» [E. Roudinesco], un «sujet profond» [Freud], un «pogrome sévère» [France Culture], un «niais immense» [Georges Bernanos], des «consommateurs impulsifs» [France Culture], une «souveraineté fiscale» [France Culture], une «preuve infalsifiable» [France Culture], une «paix avantageuse» [Karl Abraham], un «capital génétique» [les généticien-nes], des «amphigouris sublimes» [André Gide], un «humanisme, outrancier, agressif» [Claude Lévi-Strauss], les «vrais aristocrates» [Michel Onfray], une «hémorragie jouissive» [Amélie Nothomb], un «savoir négatif» [Varlam Chalamov], une «sympathie chère» [Igor Stravinski], une «terreur sacrée» [Igor Stravinski], un «interdit laxiste» [Michel Foucault], une «mémoire minimale» [Dominique Reynié], un «adultère physique», une femme «indigène», la «forêt anthropophage» [Lucien Bodard], une «citoyenneté municipale» [François Héran], une «équation démographique» [François Héran], un «homme spirituel» [Radio courtoisie], une «sexualité débridée» [Radio courtoisie], un «mécano industriel et financier» [France Culture], la «coquetterie sanguinaire» [Germaine de Staël], une «noble inutilité» [Germaine de Staël], la «francophonie économique» [Radio courtoisie], une «femme ménopausée» [Emmanuelle Laborit], une «guerre romantique» [France Culture], un «espace médiatique réduit», la «pureté ethnique», [radio Courtoisie], une «chaise agonisante» [Jacques Perret], une «fraternité sidérale» [Martin Heidegger], une «œuvre frigide» [Jean-Paul Aron], une «précarité alimentaire» [Le Secours populaire], des «mœurs indécises» [Jean-Jacques Rousseau], des «dettes criardes» [Jean-Jacques Rousseau], une «morale observatrice» [Jean-Jacques Rousseau], «un vide spirituel» [Jean Tulard]], une «caméra subjective» [Jean Tulard], un «réalisme modéré» [Jean Tulard], un «sport fratricide» [Jean Tulard], un «western dynastique» [Jean Tulard], un «western marxiste» [Jean Tulard], un «imaginaire périmé» [Jean Tulard], un «cinéma pur» [Jean Tulard], une «marginalité passive» [Jean Tulard], une «législation [des armes] efficace» [Jean Tulard], des «meurtres gratuits» [Jean Tulard], un «assassinat industriel» [Raymond Aron], un «penseur crépusculaire» [France Culture], une «totale liberté sexuelle» [Jean Tulard], une «diva insupportable» [Jean Tulard], un «érotisme suggestif» une «fille amorale» [Jean Tulard], un «film amoral» [Jean Tulard], un «conformisme moral» [Jean Tulard], une «savoureuses immoralité» [Jean Tulard], une «morale étriquée» [Jean Tulard], une «morale ambiguë» [Jean Tulard], une «santé agressive» [Jean Tulard], un «coureur invétéré» [Jean Tulard], un «cœur amidonné» [Jean Tulard], une «atteinte excessive à la concurrence» (droit européen), des «mémoires réconciliées» [Edwy Plenel], une «bouillie idéologique» [France Culture], un «ami marxiste» [Jean Tulard] une «ouvrière textile» [Jean Tulard], une «grue ignare» [Jean Tulard], Léah, 35 ans, une «bonne grosse esseulée et complexée» [Jean Tulard], une «mégère sinistre et empoisonnante» [Jean Tulard], une «plantureuse cuisinière» [Jean Tulard], une «garce haineuse» [Jean Tulard], une «mégère autoritaire, hargneuse et cupide» [Jean Tulard], une «capiteuse jeune femme» [Jean Tulard], une «blonde platinée» [Jean Tulard], une «pulpeuse créature» [Jean Tulard], une «couturière généreuse» [Jean Tulard], une «adorable empoisonneuse» [Jean Tulard], une «dignité épiscopale» [Jean-Jacques Rousseau], une «ingénue libertine» [Colette], une femme «mûre» de trente-cinq ans [Jean Tulard], une intrigue «fluette» [Jean Tulard], une «gauche sociale» [La 5. C’dans l’air], un «nain politique» [La 5. C’dans l’air], les «milieux pourris de la boxe» [Jean Tulard], un «bain moral» [Tolstoï], une «coquetterie inconsciente» et une «coquetterie presque involontaire» [Tolstoï], une «fieffée coquette» [Tolstoï], une «pensée magique» [Alain Fischer], l’« animisme juridique » [Marie-Angèle Hermitte], un «serf domestique» [Tolstoï], des «menées matrimoniales» [Tolstoï], une «vie conjugale» [Tolstoï], des «assassins involontaires» [Tolstoï], une «sèche parité» [Radio courtoisie], un «dialogue fantasmé» [Alain Finkielkraut], une «piqure mémorielle» [Christine Ockrent], une «arme spirituelle» [Christine Ockrent], un «glacis nécessaire» [Christine Ockrent], un «humour spécifique» [Christine Ockrent], un «perdant culturel» [Élisabeth Lévy], un «maître spirituel» [Radio courtoisie], une «société liquide» [C’dans l’air], la «demande pulsionnelle» [(des ‘gilets jaunes’) [Alain Bauer], une «vidéo virale» [la presse], un «usage républicain» [la presse], la «raison raisonnante» [Blaise Pascal], des «gilets jaunes responsables» [Alain Juppé], des «robots humanoïdes» [France Culture], une «ville modeste» [France Culture], des «élus éclaboussés» [la presse], un «référendum révocatoire» [les «gilets jaunes»], une «obscure clarté» [Corneille], les «élites surplombantes» [Jean Garrigues], des « institutions subclaquantes» [Jean-Luc Mélenchon], une «dictature digitale» [concernant la fermeture d’un compte Facebook], la «religion statique» [Bergson Henri], le «désordre établi» [Emmanuel Mounier], le «darwinisme social» [Herbert Spencer], une «Europe clivée» [Bertrand Badie], une «catastrophe vocale» [Bertrand Badie], une «marchandise électorale» [Bertrand Badie], un «contrepied interprétatif» [France Culture], un «passeport mondain» [Hippolyte Taine], un «sang inférieur» [Hippolyte Taine], des «nègres déchaînés» [Hippolyte Taine], un «entrepreneur politique» [France Culture], une «démographie galopante» [France Culture], une «féodalité fiscale» [Jules Michelet], une «douleur mâle» [Jules Michelet], des «courtisans révolutionnaires» [Jules Michelet], des «femmes échevelées» [Jules Michelet], des «infâmes parchemins» [Jules Michelet], un «profond penseur» [Jules Michelet], une «démocratie royale» [Jules Michelet], un «banquier sentimental» [Jules Michelet], un «journal incendiaire» [Jules Michelet], des «instincts magnanimes» [Jules Michelet], un «tourisme mémoriel» [Public Sénat], un «État impartial» [Public Sénat], une «thèse fondamentale» [Gérard Walter], un «système suranné» [Jean Jaurès], une «ruralité conquérante» [Emmanuel Macron], un «débat octroyé» [concernant le «grand débat national»], une «autobiographie imaginaire» [Valeria Bruni-Tedeschi], une «petit tir de grenade assourdissante» [BFMTV], la «raison religieuse» [émission religieuse de France Culture], un «voile militant» [Sophie Bessis], une «entreprise plate» [Radio courtoisie], une «démocratie liquide» (Parti Pirate Tchèque), un «choix intempestif de tir» [concernant la police], un «contrat juteux» [Arte], un «rapport problématique à l’écrit» [France Culture], une «fécondité scientifique» [France Culture], une «réforme [celle des retraites] particulièrement urticante» [Canal-Plus), un «capitalisme débridé» [Le Monde Diplomatique], les «sciences molles» [un psychologue], un «réarmement intellectuel» [Laurent Wauquiez], un «risque déceptif» [concernant le ‘grand débat national’], un «suicide multifactoriel» [Le Figaro], une «GPA éthique» [Aurélien Taché. député LaREM], le «refoulé juif» [France Culture], un «populisme alternatif» [Benoit Hamon], la «pollution raciale» [les nazis], une «morale perverse» [Boris Cyrulnik], un «choc carcéral», une «usure carcérale» [un pédopsychiatre en milieu carcéral], la «fatigue bureaucratique» [Loïc Blondiaux], une «politique toxique» [Sylvie Kauffmann], le «parti révolutionnaire institutionnel» [PRI. Mexique], des «éloges mortifiants» [Edith Wharton], un «désert abortif» [France Culture], un «courage viril» [France Culture], ma «frigidité affective» [Elena Ferrante], un «accord phénoménal» [promesse de Donald Trump aux Britanniques en cas de Brexit], une «abstention constructive» [éventualité de la politique Britannique au sein de l’Union européenne dans l’attente d’une décision concernant le Brexit], un «détail fondamental» [Michel Serres], une «candeur triomphante» [Vilfredo Pareto], un «médecin thermal», un «chaos mental», un «chaos organisé», un «amour masculin» (celui d’un homme pour une femme), le «bordel habituel», une «brutalité excessive», un «succès matériel», des «parents intentionnels», un «esclavagisme moral», un «geste vocal» [Maguy Marin], un «communisme tropical» [Fidel Castro], un «style invertébré» [France Culture], une «lente modestie» [Gilles Deleuze], le «mentir vrai» [Louis Aragon], une «déformation cohérente» [André Malraux], un «électorat victimaire» [Radio courtoisie], «l’homme total» [Karl Marx], un «ego transcendantal» [Cornelius Castoriadis], l’«éternel féminin» [Cornelius Castoriadis], une «minorité visible» [Annie Ernaux], une «écriture plate» [Annie Ernaux], une «posture surplombante» [France Culture], la «famille polaire» [Paul-Émile Victor], un «dispositif [de police] musclé», un «médecin dénaturé» [Radio courtoisie], un «catholique convenable» [Radio courtoisie], une «révolution stylistique» [France Culture], un «point de vue minable» [Élisabeth de Fontenay], les «précieuses ridicules» [Molière], une «observation domestique» [Hippolyte Taine], une «démocratie anesthésiée» [Arnaud Laporte], un «excellent soldat» [un officier], une «unité rétrospective» [Marcel Proust], une «sensibilité collective» [France Culture], une «littérature performative» [Emmanuel Carrère], un «échec parfait» [la tentative de coup d’état américain de la baie des cochons à Cuba. 1961], la «tolérance civilisée» [Alain Finkielkraut], un «immense philosophe» [France Culture], une «idée sociologique» [France Culture], un «péché mignon», les «intérêts tricolores» en Tunisie [France Culture], un «bon ennemi» [Alain Robbe-Grillet. 1922-2008, concernant Honoré de Balzac], des «brutes patriotiques» [Emma Goldman], une «balle perdue» [Le Figaro], un «génie stérile» [concernant Fontanes. 1757-1821], une «enfance perplexe […] claustrale» [Mona Ozouf], un «itinéraire intime» [Mona Ozouf], un «amour bicolore» [Charles Aznavour], un «cinéaste moral» [concernant Larry Clark. France Culture], une «intelligence manuelle», une «manifestation encadrée» [Christophe Castaner], une «jeune fille intense» [Mona Ozouf], un «tourisme procréatif» [Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution], un «trafic triangulaire» [Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution], «une pensée visuelle» [Walt Disney], un «élan vital» [concernant Mickey], un «cas absolu» [Mallarmé concernant Edgard Allan Poe], la «violence nazie» [France Culture], la «mixité raciale» [Réjane Sénac], une «biographie parfaite» [France Culture], une «philosophie pragmatique» [France Culture], un «cœur gangrené» [Voltaire], une «diète médiatique» [C. News], des «journalistes consommés» [Jean-Paul Sartre], un «handicapé moyen» [Radio courtoisie], la «petite noblesse» [France Culture], un «égotisme collectif» [Jean-Noël Jeanneney], un «sacre démocratique» [Jean-Noël Jeanneney], une «littérature apatride» [France Culture], une «fécondité insuffisante» [France Culture], la «vie féconde» des femmes [France Culture], un «moi externalisé» [France Culture], un «regard libertin» [Victor Hugo], une «extase matérielle» (France Culture], un «devenir animal» [France Culture], un «rogaton théologique» [Voltaire], une «génération sartrienne» [France Culture], un «assassinat gratuit» [Emma Goldman], la «propagande autoritaire» [Maurice Duverger], des «femmes phalliques» [Hélène Cixous], une «foule solitaire» [Raymond Aron], «morphine inflationniste» [Raymond Aron], un «fief électoral» [concernant la Corrèze de Jacques Chirac], des «médias raffinés» [Philippe Manière], une «conviction rémunérée» [Émilie Aubry], une « niche informationnelle» [Médias], un «dictateur vert» [Médias],un «engineering ethnique» [Erdogan], un «génocide culturel» [Chine], un «simple soldat» [Svetlana Alexievitch], l’ «industrie industrialisante» [Gérard Destanne de Bernis], des «catholiques excessifs» [Louis Aragon], une «version dévoyée» (du capitalisme) [France Culture], des «pompiers pyromanes» (concernant la politique des banques centrales), un «populisme présentable» [Radio courtoisie], des «interdits universels» [Frédéric Worms], le «purgatoire nazi» (de Nietzsche) [France Culture], un écrivain «posthume» [Nietzsche], le «redoutable contre ut » (de Pavarotti) [France Musique], un «éditeur industriel» [France Culture], une «édition financiarisée» [France Culture], des «pathologies monétaires» [France Culture], la «démocratie souveraine» [Vladimir Poutine], une «ambiguïté constructive» [Henry Kissinger], des «romans durs» [George Simenon], une «spécialisation déclinante» [concernant l’économie allemande], une «mort naturelle», nos «ennemis ontologiques» [Philippe Manière. 17 /11/ 2019], un «marxiste zen» [Michel Verret], la «fidélité infidèle» [Jacques Derrida], un «programme lissé» (concernant Ennadha en Tuinisie), un «simple agresseur» sexuel [C’dans l’air], un «économiste surcoté» (concernant Thomas Piketty), le «capital politique» (du gouvernement) [LCI], un «impôt indolore» [Pierre Chaunu], une «grève pure et dure» [C’dans l’air], la «parenté utérine» [Tassadit Yacine], un «malthusianisme privé» (concernant Sigmund Freud), un «monde pur» [France Culture], les «cartes Tolkiennes» [France Culture], un «bébé prescripteur» [France Culture], une «amitié stellaire» (F. Nietzsche), la «liturgie tridentine» [celle du concile de Trente], un degré de mensonge «excessif» (concernant Donald Trump) [France Culture], un «dialogue compétitif» [La république en marche], les «provocations disruptives» [d’Erdogan] [France Culture], le «réel mouvant» [Pierre Hervé], une apostasie «maritale» [Mary Robinson], une «aisance balsamique» [Mary Robinson], une «aisance libertine» [Mary Robinson], un «sociocentrisme excessif» (Philippe Descola], des «crimes fratricides» [France Culture], un «objet verbal [France Culture], l’«insoutenable légèreté» (de l’être) [Milan Kundera], un «scepticisme inaugural» [Alain Badiou], un «évènement stérile» [Alain Badiou], une «contradiction subjective» [Alain Badiou], «l’univers sartrien» [Alain Badiou], une «préférence polémique» [Alain Badiou], une «lecture jouissive» [France Culture], une «exégèse talmudique», un «squelette consonantique» [France Culture], un «discours irréprochable» [Ségolène Royal concernant Emmanuel Macron], le célibat «sacerdotal», un vote «émotionnel» [France Culture], une «hygiène conceptuelle» [Philippe Descola], la «gauche prométhéenne» [Philippe Descola], une «ivresse express» [Axel Kahn], une «société soudée» [France Culture], un «baron local» [France Culture], un «opérateur politique» [France Culture], un «poète sonore» [concernant Gerald Manley Hopkins], un «livre plombant» [France Culture], un «lieu médusant» [France Culture], un «passé décadentiste» [France Culture], la «noblesse papale» [un livre d’histoire], une «douceur armée» [Nina Bouraoui], une «personnalité excessive» [concernant Édith Piaf], une «notoriété impressionnante» [France Culture], l’«islam politique» [les médias], un «communisme esthétique» [concernant Andy Warhol], une «panique rationnelle» [concernant le coronavirus], le «capitalisme amoureux» [François de Smet], un «deuil périnatal» [Radio courtoisie], un «allaitement mercenaire» [concernant les nourrices], une «sécurité humaine» [Bertrand Badie], la «désinvolture littéraire» [Michel Ragon], un «spectacle titanique» [Victor Hugo], une «férocité épique» [Victor Hugo], un «ange exterminateur», [Victor Hugo], la «mort militaire» [Victor Hugo], la «mort révolutionnaire» [Victor Hugo], une «créance débiteuse» [France Culture], une «naissance royale», une «survie biologique» [France Culture], un «paradis inexistant» [France Culture], une «fiction légale», un «orientalisme oriental» [Edhem Eldem], un «fascisme sournois» [Jacques Chirac], un «mélomane immobile» [Leonardo Padura], une «ethnologie essentialiste» [Edem Heldem], une «beauté tropicale» [France Musique], un «personnage conceptuel» [Giles Deleuze], la «génétique philosophique» [Pierre Bouretz], une «méthode phénoménologique» [France Culture], un «clavier linguistique» [concernant Victor Hugo], une «diva domestique» [France Culture], un «rire intellectuel» [France Culture], une «biographie difficile» [France Culture], un «roman atmosphérique», un «rural noir» [France Culture], des «injustices interprétatives» [France Culture], sa «basse extraction» [France Culture], l’«égoïsme rationnel » [Ayn Rand], un «concept crucial » [France Culture], des «émotions rétrospectives» [France Culture], des «faux historiens» [France Culture], un «artiste électronique» [BFMTV], une «inversion victimaire» [Radio courtoisie], un «pessimisme méthodologique» [France Culture], un «esprit décousu») [Denis Diderot], un «relent ethnique» [France 24], des «pratiques misogynes» [France 24], une «confortable dépendance», un «risque déceptif», un «charme quémandeur», une «jeunesse dorée», une «démagogie punitive» [France Culture], une «langue inclusive» [Académie Française], une «homosexualité tapageuse» [France Culture], l’«âme européenne» (Radio courtoisie), une «caméra subjective» [Joseph Kessel], la «paix sereine» (Louis Massignon], un «vote intelligent» [Alexeï Navalny], un «choc démographique» [Jean-Noël Jeanneney], une «morale élémentaire» [Alain Finkielkraut], des «subtilités écœurantes» [Thomas Mann], un «bon Salafiste», un «bon spécialiste» [François Héran], un charnier «natal» [José Maria de Heredia], un «véritable révolutionnaire » [Léon Trotsky], le «cadavre récalcitrant» [Octave Mirbeau], une «carapace identitaire» [Pierre Nora], un «vrai intellectuel » [Pierre Nora], un très «grand intellectuel» [Laurent Vidal], le «Panthéon colonial» [France Culture], le «laboratoire colonial» [France Culture], une «excision psychique» [France Culture], un «sec dictionnaire» [Émile Zola], une «preuve objective» [France Inter], une «âme féminine» [Honoré de Balzac], la «volatilité électorale» [France Culture], une «Colette interlope» [France Culture], un «délicieux enfer» [Annie Ernaux], une «respiration démocratique» [Hubert Védrine], un «amour transgressif » [France Culture], un «gisement prolifique» [La 5], les «plaisirs orientaux» [Jean-Noël Jeanneney], un «sujet glissant» [France Culture], un «discours emballé» [France Culture], la «guillotine sèche» [concerne la relégation en Guyane], l’«anthropologie génétique» [France Culture], un «dialogue productif» [France Culture], l’«avenir idéologique» [Ali Badou], l’«Amérique profonde» [Christine Ockrent] ; l’«herméneutique biblique» [France Culture], une «écriture ésotérique» [France Culture], des «miettes philosophiques» [Soren Kierkegaard], un «père séminal» [France Culture], un «latin abâtardi» [France Culture], des «licenciements secs» [le patronat], des «actionnaires bienveillants» [France Culture], une «couleur sonore» [France Culture], une «pensée orchestrale» [France Culture], un «art majeur» [France Culture], un «féminisme blanc» [une étudiante], un «animal patibulaire» [Jean-Noël Jeanneney], un «accouplement véritable» [France Culture], le «Paléolithique finissant» [France Culture], la «laïcité intelligente» [France Culture], un «anarchisme mou» [Radio courtoisie], un «lycée populaire» [France Culture], une «haine apocalyptique» [France Culture], une «démocratie complète» [Frédéric Worms], un «petit point sémantique» [France Culture], la «folie normative» [Mireille Delmas-Marty], une «grande Syrie», une «Syrie utile» [Henry Laurens], des «puissances revanchistes» [France Culture], l’«hydre islamiste» [C. News], des «Turcs identitaires» [C. News], le «masochisme occidental» [Pascal Bruckner], des « accommodements raisonnables » [Québec], un «pur philosophe» [Raphaël Enthoven], des «despotismes orientaux» [France Culture], les «votes illégaux» [Donald Trump], mort d’une «surdose accidentelle» [France Musique], un «état sanitaire supportable» [France Culture. novembre 2020], l’«unanimité médiatique» [Marine Le Pen], la «démocratie classique» [Dominique Schnapper], un «héritage épidermique» [Hervé Gardette], une «hygiène démocratique» [une députée LREM], une «offre électorale» [France Culture], l’«islam Gallican» [Jacques Berque], un «débat piégeux» [Émilie Aubry. France Culture], des «excès idéologiques» [Dominique Reynié], une «disponibilité protestataire» [Dominique Reynié], les «logiques imaginaires» [France Culture], une «collaboration opportuniste» [France Culture concernant René Barjavel], une «bombe aveugle» [Louis Joinet], des «rêveries débridées» [Jean-Noël Jeanneney], un «géométrisme morbide» [concernant Lewis Carroll], des «fêtes clandestines» [La presse], la «mort violente (d’un homme)» [France Inter], une «réalité poignante» [France Culture], le «travail redondant» [Philippe Aghion], l’«esprit virginal» [George Eliot], un «éléphant sentimental» [George Eliot], une «âme prophétique» [W. Shakespeare], une «région ensanglantée» [France Culture], les «ennemis naturels» [Chateaubriand François-René de], le «monde civilisé» [Chateaubriand François-René de], une «rationalisation irrationnelle» [France Culture], un «vieux débutant» [G. Clémenceau], la «question rituelle» [Arnaud Laporte], un «anticommunisme compulsif» [Le Monde Diplomatique], la «contre-révolution agressive» [Michel Vovelle], un «écartèlement extravaguant» [Brice Couturier], des «indignations morales permanentes» [Gérald Bronner], lé «révolté métaphysique» [Albert Camus], un «consentement meurtrier» [Albert Camus], un «totalitarisme mou» [Stéphane Barsacq], une «forteresse intérieure» [Stéphane Barsacq], des «hypothèses irrecevables» [Jean Starobinski], la «souveraineté numérique» [Émilie Aubry], un «artiste conceptuel» [Arte], un «déterminisme social effroyable» [Monique Canto-Sperber], un «esprit virginal» [George Eliot], l’«engineering génétique» [Alain Kinkielkraut], un «fatalisme créateur» [Albert Camus], un «porteur sain» et le «patient zéro» [diffusés ‘grâce’ au coronavirus], une «pulsion anarchique» [C. News], le «parlementarisme rationnalisé» [France Culture], le «marécage centriste» [Radio courtoisie], la «population domestique» [Pascal Lamy], un «crime financier» [France Culture], un «humanisme désinvolte» [Marguerite Yourcenar], un «égoïsme spirituel» [Marguerite Yourcenar], sa «mort crapuleuse» [Jean Tulard concernant Pier Paolo Pasolini. 1922-1975], une ingénierie «sociale» [James. C. Scott], un bourreau «aimant» [Léon Tolstoï], une paix «armée» [Léon Tolstoï], des suicides «égoïstes» [Émile Durkheim], un patriote «linguistique» [Radio courtoisie], une [écriture] pornographi[que] «gratuite» [France Culture], une magistrature «intellectuelle» [Régis Debray, une «flatteuse » imposture [Claude Lévi-Strauss], un délire «révolutionnaire» [Stéphane Courtois], une « vraie » révolution « réactionnaire » [Éric Zemmour], la France « française » [Éric Zemmour], un dictateur « sanglant » [France Culture], une âme «corporelle» [Germaine de Staël], l’idolâtrie «féminine» [Paul Léautaud], un hold-up «botanique» [Éric Orsenna], un pathos «dégoulinant» [France Culture], l’Occident «civilisé» [France Culture], des élections «modérées» [George Sand], une «libidineuse» sexualité [George Sadoul], la manie «cataloguante» [George Sadoul], des hackers «éthiques» [France Culture], des dérapages «sémiologiques» [France Culture], «joyeusement» pornographique [France Culture], un ADN [Acide désoxyribonucléique] «incarné» [Nathalie Rykiel], des malades «moraux» [Élie Wiesel], un pouvoir d’achat « fragile » [Éric Zemmour], un accident « démocratique » [François Bayrou], l’intelligence «nationale» [Charles Maurras], un niveau scolaire «abyssal» [Radio courtoisie], une «folie expiatoire» [Alain Finkielkraut], des mesures «basculantes» [Alain Caillé], une riposte «préventive» [Vladimir Poutine], sa méthode «échevelée» [Christine Ockrent (concernant Boris Johnson)], un dossier «urticant» [Gérard Courtois], une discussion «électrique» (à l’assemblée nationale) [France Culture], les «tristes» victimes [de l’attentat de la rue des Rosiers. François Mitterrand], un coup d’état «légal» [concernant le 10 juillet 1940. France Culture], un militaire «humain» [Pascal Ory concernant Philippe Pétain, « et ce n’est pas un oxymore », précise-t-il], une malnutrition «mentale» (Lee Miller), une physique «sociale» (Jean-Noël Jeanneney), une suffisance «affectée», une ambiguïté «stratégique» (concernant la politique américaine à Taïwan), l’enseignement «mutuel», la terreur «blanche» [1815], une répression «paranoïaque», un bibliophile «actif» [Francis Ponge], un texte «travaillé» [Francis Ponge], une écriture «signante» [Jacques Derrida], un égalitarisme «délirant» [Radio Courtoisie], une affection «héréditaire» [Chateaubriand François-René de], un procureur «diplomate» [Chateaubriand François-René de], la foule «condoléante» [Chateaubriand François-René de], une capacité «incapable» [Chateaubriand François-René de], la liberté «chrétienne» [Chateaubriand François-René de], une suffisance «contenue» [Chateaubriand François-René de], une mégère «masculine» [Chateaubriand François-René de], l’Europe «absolue» [Chateaubriand François-René de], une culpabilité «narcissique» [Daniel Sibony], un silence «bruissant » [Emmanuel Levinas], une rhétorique «escalatoire» [Catherine Colonna, concernant Poutine], cannibalisme «moral» [Sonia Dayan-Herzbrun], un escroc «patenté» [France Culture], des harangues «kilométriques» [Panaït Istrati], la racaille «écrivassière» [Panaït Istrati], une expérience «émasculante» [Patrick Buisson], une démocratie «intellectuelle» [Pierre Nora], un acrobate «intellectuel» [Pierre Nora], une époque «bénie» [Pierre Nora], la transcendance «immanente» [Michel Maffesoli], une intimité «affectueuse» [Pierre Mendès-France]

Langage (Adjectif) (4) : Si un adjectif n’est pas à même d’invalider un substantif - il n’en a pas le pourvoir - , les adjectifs révèlent, épanouissent, enrichissent, déforment, contredisent, invalident, dégénèrent, légitiment ou non la signification d’un substantif… sans oublier les contradictions internes de leur attelage. Il est des adjectifs qui ajoutent un (beaucoup) plus aux substantifs : il en est, de plus en plus, me semble-t-il, qui créent - ou dévoilent - une réelle confusion intellectuelle, une impossibilité de se situer, un refus de s’engager, un éclatement de sens, un bouleversement des catégories de pensées.
Quelles richesses dévoilées par l’ajout d’un seul adjectif…
- (Poursuivre ‘la moisson’, puis la penser)

Langage (Adjectif) (5) : Cet accolement si riches d’interprétations de ces mots et ces adjectifs sont révélateurs des incohérences, des contradictions, des chocs que traversent le monde ; ils permettent de les révéler, et - on ne sait comment - participent à son incessante déconstruction/reconstruction.

Langage (Adjectif) (6) : Adjectifs insuffisamment employés : « utopiste », « généreux-se », « honnête », « sympathique », « revigorant », « joyeux-se », « optimiste », « émouvant-e », « tendre », « juste », « sincère », « délicat-e », « sensible », « attentionné-e», « sérieux-se », «sage », « profond-e», « perspicace », « unique », « clair », « précis », « simple », « pudique », « véritable », « rigoureux »…

Langage (Adjectif) (7) : Service public, services publics, services du public, services rendus au public, services du public par le public, services déniés au public, services payés par le public, services retirés au public, services désertés par le public, services critiqués par le public…

Langage (Adjectif) (8) : Affirmer - justement - que « toute guerre est injuste » interdit-il de considérer qu’il « est juste de mener telle ou telle guerre » : ? (Cf. Penser, Politique. Guerre)

Par ordre chronologique. Langage. Adjectif :

Langage (Adjectif) (1) : (7 décembre) 1974. Lu dans le Journal de Matthieu Galey [1934-1986] : « Dans Monsieur Teste [1896. Paul Valéry. 1871-1945] :
« ‘L’amour consiste à être bête ensemble’. Cet intellectuel a-t-il songé au double sens, si l’on passe de l’adjectif au substantif ? » 194

Langage (Adjectif) (2) : 1980. Marguerite Yourcenar [1903-1987], dans Les yeux ouverts, en réponse au constat concernant Les mémoires d’Hadrien [1951] qu’il est « un livre presque sans adjectifs », auteure de :
« C’est peut-être heureux, parce que généralement les adjectifs nous jouent de si vilains tours ! Quand on relit les écrivains qu’on admirait, ce sont les adjectifs qui nous gênent. Il en fait pourtant, bien sûr. »

Langage (Adjectif) (3) : (24 octobre) 2018. Christine Ockrent, interrogée sur l’assassinat de Jamal Khashoggi le 2 octobre 2018 au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, auteure de :
- (concernant la valeur de la parole du chef d’État Turc) : « Il a mis lui-même en prison nombre de journalistes de grande qualité » ;
- (concernant l’assassinat), elle a évoqué une « brutalité grotesque ». 195 (Politique. Médias)

Langage (Adjectif) (4) : (5 janvier) 2022. Lu, dans Le Canard enchaîné [p.8] ce dessin de presse de Wozniak, sous le titre :
« L’UE veut classer le nucléaire comme ‘énergie verte’ » : « Après la guerre propre et le nucléaire écolo, on passera à la police douce et au viol agréable. »

Langage (Adjectif) (5) : (12 juillet) 2022. À l’écoute de l’émission de France Culture consacrée à La rafle du Veld ’hiv, je suis choquée d’entendre l’expression de personnes « étoilées », au lieu et place de personnes contraintes de porter une étoile jaune [désignant leur identité juive, exigée par le gouvernement Pétain].
J’entends aussi l’expression de « personnes raflées »…

Langage. Adjectif / Substantif :

Langage (Adjectif / Substantif) (1) : (25 mars) 1765. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à D’Alembert [1717-1783], regrette que « les adjectifs affaiblissent les substantifs. » 196
Au vu des exemples présentés plus haut, ne pourrait-on dire qu’aujourd’hui ils en détournent le sens, dans tous les sens, et créent une terrible confusion ?... révélatrice de la confusion du monde dont les mots révèlent ses permanences, ses recherches…

Langage (Adjectif / Substantif) (2) : 1827. Alessandro Manzoni [1758-1873], dans Les fiancés, auteur de : « Au commencement, donc, point de peste, absolument, en aucune façon : défense même d’en prononcer le nom. Puis, fièvre pestilente : on en admet l’idée, par le biais d’un adjectif. Puis, non pas une vraie peste, où plutôt […]. » 197

Langage (Adjectif / Substantif) (3) : 1827. Alessandro Manzoni [1758-1873], dans Les fiancés, auteur de : « Et Renzo vint à savoir que plus d’un avait dit : ‘Avez-vous vu cette belle nigaude qui nous est arrivée ?’ L’épithète faisait passer le substantif. » 198

Langage (Adjectif / Substantif) (4) : (7 octobre) 2015. Entendu dans l’émission Femmes Libres de Radio Libertaire, une responsable d’une association agissant pour la reconnaissance comme « citoyennes » des « femmes handicapées » dénonçant la manière dont elles sont nommées et dire justement :
« Nous ne sommes ni des adjectifs, ni des substantifs. » Pénétrant. (Cf. Êtres humains. Handicapés)

Langage (Adjectif / Substantif) (5) : Lu : « sodomie subie ». Adjoindre un adjectif à un substantif [un fait, une réalité], transmue la violence en contraintes : le viol disparait et, avec lui, la distinction ente violé-es et violeurs.
- Poursuivre avec : « les disparitions forcées ». Comment dénoncer les responsables de crimes - commis en lien direct ou indirect avec l’État le plus souvent - dès lors que le terme de « disparition » peut concerner la personne « disparue ». (Cf. Proxénétisme, Violences)

IV. Langage. Adverbe :

Langage (Adverbe) (1) : Les adverbes : une imprécision de la pensée.

Langage (Adverbe) (2) : Un inceste «assez» galant et «très» honnête» [Voltaire], un être «trop» sensible [Sigmund Freud], un texte «très» littéraire [France Culture], vous m’estimez «beaucoup» […] vous m’estimez «trop» [Georges Bernanos], une femme «très» rapide [Hélène Cixous], il y a «énormément» de femmes [un des sous titres en français du film d’Ingmar Bergman, Toutes ses femmes. 1964], être «parfaitement» conservé [Sigmund Freud], être «très» éprouvé [Karl Abraham], travailler pour «mieux» jouer, être «très» monarchiste [Salvador Dali], être «plus» désirable [un écologiste], être «très» famille [Jean Lacouture concernant «les Blum»] ; une bagarre «très» sadique [Jean Tulard], une fin «trop » morale [Jean Tulard], un western «bien» moralisateur [Jean Tulard], une comédie «totalement» immorale [Jean Tulard], une existence «totalement» amorale [Jean Tulard], une actrice «vraiment très» belle [Jean Tulard], un milieu «infiniment plus» aisé [Jean Tulard], un film «largement» autobiographique [Jean Tulard], des personnages «sans» âme [Jean Tulard], une famille «peu» reluisante [Jean Tulard], un film « plutôt » mélodramatique [Jean Tulard], un mélodrame « le plus » pur [Jean Tulard], des photos «très» compromettantes [Jean Tulard], une pourtant «peu» farouche écuyère [Jean Tulard], une indigène «fort» convaincante [Jean Tulard], il a étranglé «involontairement» la femme qu’il aimait [Jean Tulard] 199, un mélodrame «assez» ridicule [Jean Tulard], un film «très» convenable [Jean Tulard], une pornographie «bien» innocente [Jean Tulard], un côté écolo naïf «un peu» poussé [Jean Tulard], un cinéma «nettement» engagé» [Jean Tulard], un film «peu» érotique Jean Tulard], un registre «faussement» quotidien [Jean Tulard], un récit «faussement» populiste [Jean Tulard], un roman déjà «très» mince [Jean Tulard], un récit «trop» linéaire [Jean Tulard], une jeune fille de bonne famille «un peu» dévergondée [Jean Tulard], un triller «très» violent [Jean Tulard], une veuve «un peu» murissante [Jean Tulard], un film «trop» cérébral [Jean Tulard], une tarte «un peu» déstructurée [un cuisinier], une œuvre «typiquement» germanique [Jean Tulard], une comédie «bien» troussée [Jean Tulard], une production fauchée, mais «néanmoins» sympathique [Jean Tulard], une adaptation «assez» fastueuse [Jean Tulard], une critique sociale «assez» banale [Jean Tulard], une photo « très» fluide [Jean Tulard], une pianiste «extrêmement» musicienne [Radio Classique], un dossier «bien» ficelé (un lobbyiste), [être] «très» cultivé, une France «profondément» déstructurée [Bruno Retailleau], un terreau «potentiellement» islamiste [BFMTV], avoir «trop» d’argent, être «très» réaliste [concernant Zola], être «très» chaste [France Culture], en Europe, la souveraineté des peuples ne fonctionne pas «réellement» de manière démocratique [Aurélie Filippetti], l’Europe sociale arrive un «tout petit peu» […] [Sylvie Kauffmann], un message «épouvantablement» pacifiste [Radio nostalgie], une femme «un peu» âgée [René Frydman], quelque chose de «très» vrai [France Culture], un diagnostic «assez» fin (de la fracture sociale) [France Culture], le rapport de forces «un peu» différent [BFMTV], changer «un peu» la vie politique française [Thierry Pech], libérer «un peu» la parole, une colère «très» naturelle [Michelet Jules], une ambiance «plutôt» bon enfant [C. News], le débat ne convainc pas «encore» tout le monde [BFMTV], des personnes un «tout petit peu» violentes [C. News], une femme «prodigieusement» fardée, une manifestation «très» encadrée [LCI], une manifestation «plus» encadrée [LCI], un échange «plus» musclé (avec la police) [LCI], être «un peu» singulier [BFMTV], être «plus» que le parti communiste [Jean-Paul Sartre], un système de corruption «assez» généralisé (concernant l’Iran) [Christine Ockrent], la dimension «extrêmement» humaine (de Simone de Beauvoir) [France Culture], une démocratie «plus» parlementaire [Les Insoumis], être « profondément » républicain [Edwy Plenel], un ascendant «presque» infaillible [De Gaulle concernant W. Churchill], une atmosphère «très» lourde [De Gaulle concernant sa rencontre avec Paul Reynaud à la veille de la capitulation de 1940], un troupeau «sans» berger [De Gaulle concernant la panique sur les routes des réfugié-es], un homme «hypocritement» abattu [De Gaulle concernant la mort du général Delestraint], des intellectuelles «excessivement» cultivées [Margaret Goldsmith], un argument «très» féministe [France Culture], une courtisane «presque» Balzacienne (concernant Arletty) [Georges Sadoul], une question «un peu» géopolitique [France Culture], un style «trop» teinté d’expressionnisme [Georges Sadoul], des populations «faiblement» bancarisées [en Afrique], une thèse «très» forte [Antoine Compagnon], une affaire «strictement» intellectuelle [Cornelius Castoriadis], un homme «très peu» humain [France Culture], être «loin» d’être idiot [France Culture], un train de vie «un peu» princier [concernant François de Rugy], se hâter «lentement» [adage latin, Érasme, La Fontaine…], une «très» fine romancière (pour mieux la dénigrer) [Alain Finkielkraut], un homme «déjà» flétri [Alain Finkielkraut], être «totalement» femme [Elena Ferrante], un Orient «largement» fantasmé [France Culture], un roman «très» mythologique [France Culture], une personnalité «sans» frein [France Culture], la «plus» haute aristocratie [Antoine Compagnon], un milieu «si» aristocrate [Antoine Compagnon], être «bien» en cour [Voltaire], une catégorie «plus» populaire [Simone de Beauvoir], un père «abstraitement» patriarcal [François Furet], être «moyennement» américain [France Culture], un ministre «profondément» républicain [Julien Denormandie], être «très» seule [Nathalie Sarraute], mon école «très» juive [George Steiner], les femmes «plus» masculines [Mary Wollstonecraft], des images «un peu» voyeuristes (concernant la pornographie) [France Culture], un accord «extrêmement» minime [France Culture], Édouard Philippe est «raisonnablement» optimiste (sur la réforme des retraites) [17 décembre 2019], être «généreusement» membré [Marcel Jouhandeau. 1974], être «seulement» propriétaire [Radio courtoisie], c’est «un peu» la réalité [Thomas Piketty], une situation «historiquement» pathologique [Alain Badiou], une cuisine française «très» théâtrale [France Culture], un homme «nominalement» musulman [Philippe Descola], des femmes «vraiment» mères [Adelaïde de Castellane], les «plus» humbles [Pierre Rosanvallon], la «plus» grande déontologie (demandée à la police) [Emmanuel Macron], un personnage «très» officiel [France Musique], c’est «vraiment» du cinéma [Arielle Dombasle], une logique «très» pensée, une bibliothèque «un peu» anarchique [Alain Badiou], des discours «extraordinairement» coupables [Emmanuel Macron], des systèmes «un peu» hiérarchiques [France Culture], une colère «extraordinairement» destructrice [Ian Mac Ewan], ne pas être «très» française, coucher «beaucoup» [France Culture], payer «bien» [France Culture], des amis «très » choisis [Paul Morand], des dégoûts «très» sûrs [Jules Renard], un suspense « à peu près» nul [France Culture], (les femmes) aux conditions «un peu» précaires [une députée MODEM], être «très» Israélien [Elias Sanbar concernant un homme politique Israélien], un comportement «ouvertement» sexiste [France Culture], un homme «très» limite [France Culture], un comportement «profondément» humain [Antoine Garapon], une société «modérément» prospère [Den Xiaoping], être «très» social [France Culture], n’être pas «peu» fier (de son film), des mots «presque» synonymes, être «moins» cynique, faire «beaucoup» de prison [Maurice Joyeux], une photo «atrocement» belle [Annette Messager], une actualité «tellement» terrible [Annette Messager], un paradoxe «extrêmement» problématique [France Culture], une situation «extrêmement» intolérable (en Tunisie), des maisons de redressement «assez» dures [France Culture], une analyse «grotesquement» exagérée [Hubert Védrine], fréquenter «assidument» les prostituées [France Culture], une poitrine «très» affriolante [Jean-Marie Rouart], des sujets «extrêmement» américains [France Culture], «étrangement» vraisemblable [Radio courtoisie], une hypothèse «excessivement» probable [France Culture], être «culturellement» blanc [France Culture], une érudition «quasi» universelle [France Culture], une analyse «extrêmement» nuancée [France Culture], sexuellement «très» libre [France Culture], «vaguement» antisémite [Annie Ernaux], être «tout à fait» vierge [France Culture], «quasiment» pornographique [France Culture], «extrêmement» raciste [France Inter], «poliment» méchant [Émile Zola], un problème «absolument» terrible [Alain Finkielkraut, concernant l’islam], une œuvre «immensément» biographique [France Culture], un problème «très bien» documenté [France Culture], une immanence «plus» radicale [Frédéric Worms], une notoriété «très» intuitive [France Culture], une œuvre «suffisamment» définitive [Émile Littré], une volonté «tout à fait» féroce [France Culture], des mœurs «un peu» licencieuses [Thomas Mann], une vie «assez» monotone [Thomas Mann], des êtres humains «très» obscurs [France Culture], une droite «très» musclée [Radio courtoisie], la laïcité «bien» comprise [France Culture], la société «assez» désemparée [France Culture], le terrorisme islamiste «très» violent [Dominique Reynié], une extrême gauche «un peu» infantile [Caroline Fourest], un texte «extrêmement» profond [Monique Canto-Sperber], «plutôt» universaliste [Monique Canto-Sperber], une spécialité «un peu» latérale [Radio courtoisie], être «extrêmement» singulière [France Culture], être «intellectuellement» honnête [Laurent Fabius], une pente «tout à fait» glissante [France Culture], une croissance «extrêmement» inégalitaire [France Culture], être «bien» en cour [Voltaire], «politiquement» mort [Brice Couturier], (être) «un peu» borné [Radio courtoisie], «extrêmement» sulfureux [France Culture], «très» violent [France Culture], «extrêmement sanguin [France Culture], (une) «quasi» famine [France Culture], ce sera «plutôt mieux» [Hubert Védrine], «presque» allégorique [France Culture], (un peuple) «un peu» éclairé [Marat], (des départements) «très» vieillis [France Culture], c’est «un peu» dommage [France Culture], «trop» hagiographique, cérébral, british, théoricien… [Jean Tulard], une ruse de diplomatie «assez» vulgaire [Honoré de Balzac], le peuple, un mot «un peu» ambivalent [Jean-Noël Jeanneney], un discours «un peu» excessif [Jean Viard], c’est une maladie qui ne tue pas «d’avantage» que ça [C. News], être «défavorablement» connu des services de police [BFMTV], un socialisme «un peu» cosmétique (concernant François Mitterrand) [France Culture], «brutalement» sincère [concernant Vladimir Nabokov], être «très» innocent [Voltaire], être «très» républicain [Michelle Perrot], être un «peu» moralisateur [Geneviève Brissac], une crédibilité américaine «très» remise en cause [France Culture], des sociétés «un peu» hystérisées [Thierry Pech], des choses «très» quotidiennes [France Culture], il a «très bien» évolué [France Culture], un livre «absolument» admirable [France Culture], un anglais globish «particulièrement» déstructurant [Radio courtoisie], «un peu» antidémocratique [Mathieu Garrigou-Lagrange], «presque» une trouvaille poétique [Mathieu Garrigou-Lagrange], «un peu» le même concept [Mathieu Garrigou-Lagrange], «presque» sociologiquement parlant [Mathieu Garrigou-Lagrange], «d’avantage» présent chez nous [Mathieu Garrigou-Lagrange], «plus» célèbre que Rimbaud [Mathieu Garrigou-Lagrange], «un peu» une centaine de morts [Radio courtoisie], une théorie «purement » idéologique [Radio courtoisie], des modèles «quasiment» sociologiques [France Culture], un premier ministre Israélien «profondément» sioniste [Frédéric Encel], un choix «très» subi [Emmanuel Macron], être «plus» forts et «plus» heureux ensemble tous ensemble [Emmanuel Macron], être «intrinsèquement» attaché [Emmanuel Macron], ça me parle «totalement» [France Inter], être «totalement» Ukrainienne [France Culture], être «lourdement» sédaté-e [En thérapie], des valeurs «plus» civilisées [Jean-Noël Jeanneney], être «extrêmement» français [Georges Kiejman]
N.B. Retirer un adverbe d’un texte déjà écrit : un vrai plaisir.

V. Langage. Article singulier

Langage (Article singulier) (1) : (Depuis le 26 septembre 2020, puis par ordre chronologique de mes lectures, écoutes) : «La» pensée progressiste [Alain Finkielkraut], «le» vrai homme [France Culture], «l’» interdit d’ordre moral [Pierre-François Souyri], «la» parole démocratique [Dominique Reynié], «l’» émotion [Emmanuel Macron], «le» continent africain [R.F.I], «la» faim [France Culture], «l»’ anglo-saxon [Radio courtoisie], «la» famille [Sylvie Kauffmann], «la» liberté [Dominique Reynié], «le» caractère français [Sylvie Kauffmann], «la» voix (de l’Opéra) [France Culture], «le» corps noir [Le Monde Diplomatique], «le» travail Chinois [Jean-Daniel Tordjman], «l’» Asie [France Culture], «la» conversation mondiale [Émilie Aubry], «la» philosophie des Lumières [courant], «les» Lumières [Emmanuel Macron], «la» règle de droit [France Culture], «la» fracture française [Gilles Kepel], «le» marxisme [Cornelius Castoriadis], «le» Noir» [Martin Luther King], «le» régalien [BFMTV], «la» culture [France Culture], «la» femme [Jean Noël Jeanneney], «le» féminisme [moi-même, quelques fois, preuve d’une pensée confuse, inaboutie], «la» critique française [France Culture], «l’» imaginaire africain [RFI], «l»’école (a été détruite) [Régis Debray], «l’» instinct maternel [René Frydman] , «la» sexualité, «la» grossesse et «l’» enfance [René Frydman],

Langage (Article singulier) (2) : 2003. Le livre de Jean Tulard. Histoire du cinéma. Les réalisateurs est très largement structuré par les termes suivants : le mélo, l’érotisme, la sensualité, le sentimentalisme, la sexualité, le porno, le sadisme, la violence, la critique, la diffusion, le comique, la vulgarité, la lourdeur, le poncif, la mise en scène, la technique, la série B, Z, la satire, le didactisme, la réputation, le goût, le réalisme, la psychologie, la stupidité, le public, le spectateur, le succès, l’échec … Aucun d’entre eux n’est défini. 200
- À lier avec ses innombrables adjectifs - que j’ai renoncé à retranscrire tant ils le sont - qui n’ont d’autre signification que celle d’exprimer ses propres normes. (Prolonger) (Cf. Langage. Adjectif)

VI. Langage. Conjonction :

Langage. Conjonction (1) : Conjonction : « Mot qui sert à joindre deux mots ou groupes de mots. » Il importe alors de s’interroger pour savoir de ce qui lie chacun des mots ou groupes de mots. Et, alors, se lit, s’entend la pensée de leur-es auteur-es, concernant non seulement chaque mot ou groupe de mots mais aussi le lien effectué entre eux.
Et ce n’est pas triste… (Cf. Conjonction. 2)

Langage. Conjonction (2) : [depuis août 2020, puis par ordre chronologique de mes lectures, écoutes…] : Une situation affective et sexuelle [Daniel Defert], les servantes et les pauvres [Thomas Mann], sociologue et philosophe [France Culture], répression policière et militaire [France Culture], discriminations raciales et violences policières [France Culture], organisation des marchés et gestion des risques [France Culture], les vocations et les générosités féminines [Élisabeth Dufourcq. p.48], spiritualité et esprit d’entreprise [Élisabeth Dufourcq. p.96], le racisme et les discriminations [France Culture], Mélenchon et Le Pen [Daniel Cohen], crimes racistes et sécuritaires [France Culture], nostalgiques et complotistes [France Culture], anti corona et anti masques [France Culture], cupides et incompétents [Recep Tayyip Erdogan], classes bourgeoises et supérieures [France Culture], vie sexuelle et personnelle [France Culture], féminisme et sexologie [France Culture], féminisme et L.G.B.T [Éric Zemmour], la conservation et le développement [France Culture], les imams et les mafias [Radio courtoisie], islamisme et féminisme [RT], trangressiste et féministe [France Culture], sympathique et estimable [Christine Ockrent], recherches scientifiques et géologiques [Euronews], la nature et les animaux [France Culture], la fin du mois et la fin du monde [des écologistes], les politiques et les citoyens [France Culture], malades alités et moribonds [Thomas Mann], une pensée générale et philosophique [Thomas Mann], la science et l’art [Thomas Mann], l’obscène et le sacré [Thomas Mann], terroriste et haineux [France Culture], alphabétique et analytique [Paul Robert], le général de Gaulle et par conséquent son ministre des armées [Pierre Messmer], la corruption et le crime organisé [France Culture], l’État et la société civile [concernant la Calabre], une musulmane et une juive [France Culture], race et classe [courant…], les Libertariens et une partie de la gauche [France Culture], divisions permanentes et polémiques incessantes [Jean Castex], redonner de la perspective et prendre de la hauteur [France Culture], l’exclusion et la très grande pauvreté [France Culture], la création de l’État israélien et la Shoa [Monique Canto-Sperber], le suffrage universel et l’égalité [Friedrich Nietzsche], la liberté et la civilisation [Aaron Copland], résistance et résilience [Emmanuel Macron], le parti et le peuple [un officiel Chinois], épicurien et boursicoteur (concernant John Maynard Keynes) [France Culture], commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, handicaps mentaux et moteurs, la violence des gilets jaunes et leur répression [France Culture], présider et prêcher la messe [la messe sur France Culture], stocks et flux [Roselyne Bachelot], les manifestations contre le chômage et la précarité [manifestations], la richesse et la possession de valeurs [Aristote], les juifs orthodoxes et les arabes [Arte], l’exploitation des hommes et de la nature [Arte], les sentiments et les convenances [Sosthène de La Rochefoucauld], une guerre au Sahel couteuse en vies humaines et en moyens financiers [Christine Ockrent], sanitaire, économique et social [France Culture], de caste et de genre [Florian Delorme], inquiétudes métaphysiques et revendications sociales [Jean Tulard], la révolution française et les bolcheviks [Jean Tulard], spéculations immobilières et perversions sexuelles [Jean Tulard], la violence et le sexe [Jean Tulard], le crime, le sexe et la gastronomie [Jean Tulard], l’adultère et le bon mot [Jean Tulard], être à l’affût de la mode et du mouvement des idées [Christine Ockrent], être de bonne éducation et imbue de ses propres mérites [Christine Ockrent], violence et érotisme [Jean Tulard], le signe du sexe et de la voiture [Jean Tulard], les forces de sécurité et l’armée [Jean-Claude Casanova], les staliniens et les réformistes [Daniel Guérin], la morale bourgeoise et puritaine [Daniel Guérin], des policiers et des riverains [BFMTV], une ‘opération Barkhane’ (une guerre) devenue humainement et financièrement coûteuse [RFI], des problèmes conjugaux et d’alcool [C. News], les professeurs et la liberté d’expression [Alain Finkielkraut], question naïve et paradoxale [Alain Finkielkraut], des célibataires et des lesbiennes [France Inter], utilité et déshonneur [Alexis de Tocqueville], des conspirateurs et des révolutionnaires [George Eliot], une femme et un rendez-vous de toute sortes de femmes [Bernard-Henri Lévy], le mouvement des femmes et le mouvement pour la liberté sexuelle [Judith Thurman], l’économie comportementale et morale [Jean Tirole], les islamistes et les islamo-gauchistes (suivi de ‘la gauche, c’est l’islamo-gauchisme’) [Éric Zemmour. 24 juin 2021], mari violent et proxénète [France Culture], état social et état de droit [Le Monde Diplomatique], férocité et sexualité [Le Monde Diplomatique], mieux comprendre et mieux encadrer [député LREM], l’artiste et la théoricienne [France Culture], le monopole des valeurs et du pouvoir [Hubert Védrine], le féminisme et l’érotisme [La libre pensée], les maîtresses et le bordel [Éric Zemmour], les droits humains et l’environnement [France Culture], de la cocaïne et des prostituées [France Culture], l’inégalité et le malheur [Michelle Perrot], les principes et les peuples [Voltaire], ce héros et votre nation [Voltaire], la raison et les honnêtes gens [Voltaire], par les armes et par la littérature [Voltaire], des dames et des courtisans [Carlo Goldoni], du sexe et de la sexualité [France Culture], trouble de la relation et de la sexualité [France Culture], l’acte et la victime [France Culture], un crime et un système de domination [France Culture], la cause de la vérité et celle de votre ami [Voltaire], mon amitié et mon amour-propre [Voltaire], ma candeur et mon indignation [Voltaire], un mélange de Clochemerle et de jacobinisme [Bernard Cerquiglini], pour son sexe et pour la France [Voltaire], de grandes choses et de grandes fautes [Voltaire], conspirationniste et antivax [France Culture], le genre et la décolonisation [Radio courtoisie], l’alcool et les prostituées [Fabrice Drouelle. France Inter], une relation passionnée et un enfant illégitime [William Styron], matière à discussion et à négociation [Emmanuel Macron], Les personnes et les propriétés publiques [Hippolyte Taine], le marxisme et l’URSS [Raymond Aron], tué le chef et violé les femmes [Mo Yan]

VII. Langage (« Féminisation » du langage) :

Langage. « Féminisation » du langage :

Langage (« Féminisation » du langage) (1) : Dans la mesure où le « masculin » a été pendant des siècles et est encore considéré comme signifiant l’universel, la seule revendication de « féminisation [du langage] » ne peut lever cette hypothèque historique.
En d’autres termes, dès lors que la langue a été construite sur un « masculin » - qui englobait un masculin dominant et un féminin dominé - l’ajout du « féminin » et / ou la critique par le « féminin » ne peut qu’égratigner la signification patriarcale du langage.
Dès lors, la comparaison du langage au masculin et au féminin est infiniment plus complexe que ce qui est couramment présenté comme telle.
* Ajout. 3 juin 2014. Cf. le livre d’Éliane Viennot, Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue française. 201 (Cf. Femmes. « Féminin », Langage. Langue française)

Langage (« Féminisation » du langage) (2) : Un courtisan : « Celui qui fait partie de la cour du prince » ; Une courtisane : « Nom que l’on donne aux femmes de mœurs déréglées ».
Dans le même sens : Un homme galant : « un homme attentionné auprès des femmes » ; Une femme galante : « une femme de mauvaise vie, femme légère, prostituée ».
Les limites de la féminisation des mots… (Cf. Êtres humains. Courtisans)

Langage (« Féminisation » du langage) (3) : Les limites de la féminisation des mots : ceux qui au masculin désignent la fonction qu’exerce un homme et qui, féminisé, a une toute autre signification : celle d’un objet : un jardinier, une jardinière ; un cuisinier, une cuisinière ; un chevalier, une chevalière… À deux reprises, j’ai entendu cet argument aux fins [de tenter de] délégitimer la critique de l’hégémonie du masculin. (À prolonger)

Langage (« Féminisation » du langage) (4) : Un « épicène » est un mot qui peut être employé et au masculin et au féminin ; c’est donc l’article le précédant que le précise : un élève, une élève ; un enfant, une enfant, un secrétaire, une secrétaire.
Mais on dit : un monstre et une crapule. Qu’en conclure ? (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage) (5) : Je cherche un synonyme à « méchant ». J’y découvre que sur 110 termes deux termes apparaissent comme relevant exclusivement du féminin, c’est à dire sans possible masculin à l’équivalent : « chipie » et « mégère » tandis que deux autres « bilieuse » et « Luciférienne » eux aussi présentée au féminin ont un équivalent masculin. (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage) (6) : Les limites politiques de la féminisation du langage : Quelques baronnes en plus dans un club de barons ne le rendent pas plus démocratique.

Langage (« Féminisation » du langage) (7) : Un aigle est « le nom vernaculaire de certains grands rapaces planeurs de la famille des Accipitridés » ; une aigle est « une figure héraldique naturelle féminine, employée dès les Croisades ». (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage) (8) : Je lis dans Le Littré au mot « Quenouille », trois exemples d’emplois figurés :
« Cette maison est tombée en quenouille ; une fille en est devenue héritière » ;
« Le royaume de France ne tombe pas en quenouille ; les femmes en succèdent point au trône de France » ;
« Tout l’esprit de cette famille est tombé en quenouille ; les filles de cette famille ont plus d’esprit que les garçons ».

Langage (« Féminisation » du langage) (9) : Dissocier la féminisation du langage de la démasculinisation de la langue.

Langage (« Féminisation » du langage) (10) : Il serait intéressant de distinguer ce qui lie et oppose les hommes-de-lettres et les femmes-de-lettres, les hommes-du-monde des femmes-du-monde.

Langage (« Féminisation » du langage) (11) : En fonction de mes lectures, ce sont Victor Hugo et Voltaire qui contribuent le plus fréquemment et le plus aisément à la féminisation du langage.

Langage (« Féminisation » du langage) (12) : Les incohérences, les contradictions, les incompréhensions entre le masculin, le féminin et le neutre doivent faire partie des interrogations concernant la dite-féminisation du langage. (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage) (13) : Je lis que le substantif de « couple » était, au XVIIIème siècle, féminin. Sait-on par quels processus un terme change de masculin au féminin, mais sans doute aussi, du féminin au masculin ? (Cf. Famille. Couple)

Langage (« Féminisation » du langage) (14) : (16 décembre) 2019. Entendu ce jour : « trois grandes figures féminines de la pensée » [Cristina Campo. 1923-1977, Maria Zambrano. 1904-1991, Simone Weil. 1909-1943] au lieu et place de « trois grandes penseuses ». Pourquoi ? Pour élargir la distance entre « les femmes » et « la pensée », en accentuer l’éloignement, et en accentuer l’exceptionnalité ?
- Mais, en sus de cette première présentation, le responsable de l’émission de philosophie de Radio courtoisie (radio d’extrême-droite), emploie les expressions de : « trois personnalités », « nos trois philosophes », « nos grands écrivains philosophes », je dois constater que l’interdit porte d’abord sur la réalité de leur identité d’être « femmes ». 202 (Cf. Êtres humains, Femmes. « Féminin », Penser. Penseuse)

Langage (« Féminisation » du langage) (15) : (8 mars) 2020. Lu, entendu sur France 24, à l’occasion de la journée international du droit des femmes :
« Des milliers de manifestants attendus de par le monde ».

Langage (« Féminisation » du langage) (16) : Un ‘bel homme’ peut être comparé à une ‘belle femme’, mais ni l’une ni l’autre ne peuvent être considérées comme une ‘belle personne’.

Langage (« Féminisation » du langage) (17) : Ne pas confondre la féminisation du langage avec la critique féministe du langage, laquelle n’est pas non plus la question du « genre » de la langue ni de la « langue dite inclusive. » (Cf. Langage. Genre. Écriture dite-inclusive)

Par ordre alphabétique. Féminisation du langage :

Langage (« Féminisation » du langage. Agacinski Sylviane) (1) : (12 novembre) 2019. Sylviane Agacinski note qu’il n’y a pas de féminin à « baryton », une voix donc exclusivement donc considérée comme masculine. 203
N.B. Il n’y en a pas non plus à « ténor », ni à « bretteur », « brétailleur »… (Poursuivre)

Langage (« Féminisation » du langage. Alexievitch Svetlana) (2) : 1985. Svetlana Alexievitch, dans La guerre n’a pas un visage de femme, écrit :
« [Les femmes en Russie pendant la deuxième guerre mondiale] tiraient au fusil, larguaient des bombes, menaient des opérations de sabotage. Un problème linguistique est d’ailleurs apparu : tels mots tels que sapeur, fantassin, mitrailleur n’avaient pas de féminin car ce genre de besogne n’avait jamais encore été accompli par des femmes. Les termes féminins sont nés, là-bas, au front…. » 204 (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage. Azière Éric) (3) : (7 décembre) 2017. À la proposition du Groupe écologique du conseil de Paris, de rebaptiser les « Journées du patrimoine » en « Journées du patrimoine et du matrimoine », Éric Azière, président du groupe UDI-MODEM répondit :
« On ne peut pas perdre du temps à discuter du sexe des anges. » 205
Pas forcément la meilleure analogie choisie… (Cf. Penser. Pensée. Méthode. Analogie)

Langage (« Féminisation » du langage. Bernanos Georges) (4) : (4 février) 1929. Georges Bernanos [1888-1948] après avoir félicité de son livre Raymonde Laborde [?-?] termine sa lettre en ces termes :
« Présentez mon meilleur souvenir à vos parents et croyez, cher et charmant confrère, à ma vieille amitié. »
N.B. Après un astérisque à « confrère », Bernanos écrit : « Quel mot idiot ! » 206 (Cf. Langage. Mots)

Langage (« Féminisation » du langage. Bourlanges Jean-Louis) (5) : (10 mai) 2015. Jean-Louis Bourlanges réagit à la féminisation du terme de « représentant », ce qui le choque et qu’il récuse. Il se reprend et évoque alors :
« […] la haute représentante, comme on dit dans cette atmosphère de féminisation […] grammaticale qui est condamnée, comme vous le savez par l’Académie française, pour de très solides raisons… Je crois que la cause des femmes doit s’exprimer sur d’autres terrains - il butte sur le mot…- que l’efficacité. » (Ou, après réécoute, « avec plus d’efficacité ») 207
Faute d’arguments, ne subsistent que les arguments d’autorité.
Et l’on voit bien ici, qu’au-delà de la féminisation du mot, ce qui est en cause c’est bien la volonté de décider des hiérarchies et donc garder du (le) pouvoir. (Cf. Hommes. « Politiques », Féminisme, Langage. Académie française, Patriarcat)

Langage (Féminisation du langage (Cahiers du Grif) (6) : 1976. Deux numéros - pionniers - des Cahiers du Grif consacrés à la critique féministe du langage :
« Parlez-vous française ? » et « Elles consonnent ». (Cf. Féminisme)

Par ordre chronologique. Langage. « Féminisation » du langage. Canard enchaîné Le :

Langage (« Féminisation » du langage. Canard enchaîné Le) (7) : (25 avril) 2018. Lu dans Le Canard enchaîné, concernant le congrès de Lille du syndicat Force Ouvrière :
« Autre tradition respectée : pendant les quatre jours de ce congrès, les membres du bureau confédéral et leurs assistantes seront logées dans un hôtel cinq étoiles Relais et Châteaux du XVIIIème siècle en plein centre de Lille. […] » 208
À quelle « tradition » la féminisation du terme d’« assistants » se réfère-t-il ici ?

Langage (« Féminisation » du langage. Canard enchaîné Le) (8) : (9 janvier) 2019. Lu dans Le Canard enchaîné, concernant un décret publié le 29 décembre 2108 qui dispense la Direction des Finances publique du Ministère de l’Économie et des Finances d’appliquer la loi de 2012, complétée en 2017, qui demande la nomination de 40 % de femmes concernant les « cadres supérieurs et dirigeants » de la Fonction Publique :
« L’Éducation nationale et ses 50 % de recteurs. » 209

Langage (« Féminisation » du langage. Canard enchaîné Le) (9) : (4 décembre) 2019. Je lis dans Le Canard enchaîné sous la plume d’Anne-Sophie Mercier, dans sa présentation de J’ai longtemps cru qu’il suffisait d’être deux, signé par Élise Karlin et Sylvie Epelboin :
« […] Sylvie Epelboin, médecin et coordinatrice du centre d’aide médicale à la procréation de l’hôpital Bichat », suivi de :
« […] le personnage du docteur Epelboin, subtil, bienveillant [qui dédie l’ouvrage a ses valeureux camarades de la médecine hospitalière.] »
N.B. Quant au titre de l’article, Gamète des rois, il n’est pas particulièrement ni subtil, ni raffiné, ni approprié au sujet traité…. 210

Langage (« Féminisation » du langage. Canard enchaîné Le) (10) : (15 janvier) 2020. Je lis dans Le Canard enchaîné un article concernant le boeing d’Ukraine Airlines abattu par un missile Iranien, le 8 janvier 2020 :
« À bord de l’avion, la plupart des 82 Iraniens tués étaient des jeunes fils de notables, que leur parents, pleins d’espoir, envoyaient étudier au Canada…. »
Le patriarcat n’avait, ici, pour eux, pas de frontières… 211

Langage (« Féminisation » du langage. Caradec Jean-Michel) (11) : 1977. Jean-Michel Caradec [1946-1981], chante :
« Qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut. »

Langage (« Féminisation » du langage. Carrère d’Encausse Hélène) (12) : (11 mars) 2020. Hélène Carrère d’Encausse, revendiquant d’être appelée : « Madame le Secrétaire perpétuel de l’Académie française », auteure de :
« Il ne faut pas féminiser n’importe quoi. » 212 (Cf. Langage. Académie française)

Langage (« Féminisation » du langage. Cécile de Sainte-Croix [Mère]) (13) : (2 septembre) 1639. Dans une lettre adressée à sa supérieure en France, Mère Cécile de Sainte Croix, rendant compte de l’installation de la mission des Ursulines au Québec, écrit : « Madame de la Peltrie [1603-1671] servait capitainesse aux femmes sauvages » ; « Il y a du plaisir de voir les sauvages et les sauvagesses… » 213

Langage (« Féminisation » du langage. Chateaubriand François-René de) (14) : 1850. François-René de Chateaubriand, dans les Mémoires d’Outre-tombe, dans le tome I de La Pléiade, auteur de : «armée femelle» (p.36), «chanoinesses» (p.13), «larronnesses» (p.173), «poissardes» ( p.173), «mulâtresses» (p.207), «marinières» (p.211, 345), «Quakeresses» (p.220), «sauvagesses» (p.232, 245), «villageoises» (p.326), «cantinières» (p.326), «châtelaine» (p.328), «vivandières» (p.336), «pairesses» (p.360), «Démone» (p.377), «tricoteuses» (p.697), «Printanières» (p.745). 214

Langage (« Féminisation » du langage. Chateaubriand François-René de) (15) : 1850. François-René de Chateaubriand, dans les Mémoires d’Outre-tombe, dans le tome II de La Pléiade, auteur de : « Mes Mameluks, au Caire, voulaient bon gré, que je fusse un général de Napoléon déguisé en savantasse […] » ; «une petite hotteuse» [qui remplaça «petite fille à la hotte»), «une garçonnette de cinq à six ans», «défenderesse», «sauvagesses». 215 (Cf. Langage. Possessif)

Langage (« Féminisation » du langage. Chevaliers du Saint-Sépulcre) (16) : (29 mai) 2019. J’entends que dans l’Ordre [équestre] des chevaliers du saint-Sépulcre de Jérusalem [Fondateur. Godefroy de Bouillon. 1099] les « Chevaliers » [en blanc] sont « adoubés » et que les « Dames » [en noir] sont « investies ». 216 (Cf. Langage. Féminisation du langage. Ordre des templiers)

Langage (« Féminisation » du langage. Cixous Hélène) (17) : (7 août) 2018. Hélène Cixous, évoquant ses deux « chats », puis précisant ses « chattes », voulant signifier le peu d’intérêt de la question et l’équivalence [terme non employé par elle] des deux termes, poursuit et explique : « On ne va pas sans cesse différencier la sexualité […]. » 217 (Cf. Sexes. Sexualité)

Langage (« Féminisation » du langage. Corneille Thomas) (18) : 1679. Thomas Corneille [1638-1710], le frère cadet de son frère est l’auteur d’une pièce intitulée : La devineresse (Ou : Les faux enchantements) [consacrée à ce qui est connu sous le nom de « l’affaire des poisons ». 1679-1680]. (Cf. Langage. Critique de mot : « Affaire »)

Langage (« Féminisation » du langage. Correcteur d’orthographe) (19) : (janvier) 2019. Le correcteur d’orthographe de mon ordinateur ne relève pas de faute, mais [me] propose de modifier « éditrice » par « médiatrice ».

Langage (« Féminisation » du langage. De Gaulle Charles) (20) : (24 janvier) 1960. Lors des émeutes à Alger pour l’Algérie française, les manifestant-es avaient nommé Charles de Gaulle : « la grande Zohra ». 218

Langage (« Féminisation » du langage. Déguignet Jean-Marie) (21) : 1905. Voici les termes, expressions, écrit-es au féminin, qualifiant des femmes, relevés dans les Mémoires d’un paysan Bas-Breton, écrites par Jean-Marie Déguignet [1834-1905] :
«tailleuses» (p.47), «fées au bois» (p.66), «lavandières de nuit» (p.66, 286), «ivrognesses» (p.76), «drôlesses» (p.78), «patronne» (p.79, 81), «chercheuses d’étoupe» (p.79), «commères» (p.84, 287), «bonnes femmes» (p.85), «la damnée» (p.93), «jeunes filles de mauvaises mœurs» (p.93), «princesse» (p. 96), «la vieille dame» (p.102), «paysannes» (p.110), «grandes demoiselles» (p.112), «sainte bretonne» (p.115), «cuisinière» (p.137), «[les marchands et] les marchandes» (p.145), «Madame Joseph» [«mère de jésus et épouse de Joseph»] (p.150, 427), «sœurs blanches» (p.162), «bacchantes» (p.180, 184), «la Badinguette» [épouse de Napoléon III, lui-même surnommé Badinguet] (p.182), «[une simple] grisette» (p.182), «bigote» (p.182), «femmes infirmières» (p.258), «[bonne] causeuse, bavardeuse» (p.300), «[grossière] paysanne» (p.300), «[ouvriers et] ouvrières» (p.390), «factrice» (p.390), «chiffonnières» (p.395), «la bonne de ma bonne» (p.401), «manchote» (p.403) «blanchisseuse» (p.403). 219 (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage. « Féminisation » du langage. « Écriture inclusive » :

Langage (« Féminisation » du langage. « Écriture inclusive ») (22) : Pour quelles raisons les questions que posent la « féminisation du langage » - a fortiori la critique féministe du langage- ont elles subitement été considérées en 2017 sinon comme caduques, du moins comme dépassées, déplacées puisque remplacées par l’étrange, singulière, rébarbative et peu compréhensible formulation d’« écriture inclusive ».
La réponse est dans la question : pour créer de la confusion et de l’incompréhension. Les processus décisionnels mériteraient d’être connus.
* Ajout. 24 septembre 2018. D’où vient ce terme d’« inclusif » ?
Inclusif de quoi ? Vers quoi ? Dans quoi ? Pourquoi ?
Quelle fonction politique joue-t-il ? Il importe de s’en inquiéter tant le terme s’est banalisé et sa confusion accrue devient claire : il suffit en effet, d’entendre actuellement parler, en sus d’« écriture inclusive », concomitamment d’« économie inclusive », de « croissance inclusive», de « numérique inclusif », de « dialogue inclusif », de « processus électoral inclusif », de « gouvernement inclusif »…
- Définition de « inclusif » : « Qui inclut [qqch] en soi ». Et dans Le Littré : « Qui enferme, comprend - se dit par opposition à exclusif. » (Poursuivre)
- Évite, à coup sûr, toute « disruption »… (Cf. Langage. Critique de mot)

Langage (« Féminisation » du langage. « Écriture inclusive ») (23) : (20 avril) 2021. Bernard Cerquiglini, « linguiste », dans Le Monde, estime que « l’écriture inclusive ne correspond pas à une féminisation de la langue française, et que son usage et son extension promettent de se révéler socialement excluants. »
- Le 21 avril 2021, sur TV5 Monde, se justifiant de ne pas être « misogyne », considérant que la langue française n’est pas « misogyne », mais que certains de ses usages le sont, qualifie l’écriture inclusive de « torsion de la langue », de « mauvais combat », de « pensée magique », de « regrettable erreur », qui « donne des gages aux conservateurs ».
Il déclare aussi : « Aucune féministe ne lutte contre l’accord du participe passé. »
* Ajout. 29 janvier 2022. Du même, sur France Culture, défenseur des « langues régionales », dans l’émission Concordance des temps, auteur de :
« Le progrès dans les langues vient des femmes ».
- Comment peut-on affirmer, sans autre justification, une telle - grossière - assertion ?
Pour tenter de se déculpabiliser en donnant un gage ? (Cf. Langage. Langue Française. Académie Française. Cerquiglini Bernard)

Langage (« Féminisation » du langage. Finkielkraut Alain) (24) : (27 avril) 2019. Alain Finkielkraut, après avoir dénoncé « la folie de la féminisation du langage », concernant les « droits de la personne », auteur de :
« Je ne veux pas être décliné au féminin. » 220
Et ce suivi, d’un terrifiant : « Les vivants parlent mal. » (Cf. Êtres humains, Femmes. « Féminin », Langage. Académie Française)

Langage (« Féminisation » du langage. Football) (25) : (juin) 2019. Avec les succès de l’équipe française dite « féminine » de football et dans l’attente de la Coupe du monde féminine de football, le football - terme qui jusqu’alors se suffisait à lui-même - est dorénavant contraint à être présenté comme le « foot masculin ».
En sus, bouleversement notable, le vocabulaire a été, en tâtonnant mais très rapidement, féminisé afin de qualifier les joueuses et leur foot. (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (« Féminisation » du langage. France Culture) (26) : (13 août) 2018. Matthieu Garrigou-Lagrange, (après avoir évoqué le frère, Branwell Brontë, qualifié de « victime de ses sœurs »), auteur de :
« On dit toujours : ‘Les [trois] sœurs Brontë‘, mais il faudrait dire la ‘fratrie’ Brontë » 221, ce qu’il fit le lendemain.
N.B. Lu sur le site de l’Académie française : « ‘Fratrie’ est un dérivé savant du latin frater, ‘frère’ ; il appartient à l’origine au vocabulaire de la démographie et désigne l’ensemble des frères et sœurs d’une même famille. » (Cf. Culture. Patriarcale, Hommes. Journalistes, Famille, Frères et sœurs, Pornographie. France Culture)

Langage (« Féminisation » du langage. France Culture) (27) : (2 mars) 2020. Entendu sur France Culture, concernant Christine de Suède [1626-1689] et la mort de René Descartes [1596-1650] : j’entends : « chez qui il meurt » et non pas : « chez laquelle il meurt ». 222

Langage (« Féminisation » du langage. Fumaroli Marc) (28) : (3 novembre) 2017. Marc Fumaroli [1932-2020], de l’Académie française, à la question : « Pourquoi ne pas féminiser la langue française ? », répondit :
« Oui, pourquoi pas? Tout est permis à notre liberté moderne. Mais prenons garde à ne pas froisser d'autres catégories sexuelles, les bisexuels, les transsexuels, les métrosexuels […]. » 223 (Cf. Êtres humains, Femmes, Hommes. Grossiers, Féminisme. Antiféminisme, Langue. Langue française. Féminisation du langage. Académie française, Patriarcat, Sexes)

Langage (« Féminisation » du langage. Gallimard. La Pléiade) (29) : 1759. 1980. Voltaire [1694-1778] termine une lettre adressée le 20 janvier 1759 à M. de Brenles [1717-1771] concernant son épouse [qu’il nomme ultérieurement « la philosophe »] par cette formulation : « Mille tendres respects à votre she philosopher ».
- Une note de ce volume de La Pléiade [1980], croit bon devoir traduire cette formulation en ces termes : « Traduction : philosophe en jupons ». 224
Quelle régression, deux siècles et demi après ce qui devait s’avérer [l’incessant] progrès des Lumières… (Cf. Langage. Féminisation du langage. Voltaire. Patriarcal)

Langage (« Féminisation » du langage. Gide André) (30) : (15 juillet) 1943. André Gide [1869-1951], dans son Journal écrit :
« La petite Édith Heurgon commence à marcher. Jamais encore, il ne m’avait été donné d’assister à cette chose merveilleuse : les premiers pas d’un petit enfant. Soutenu jusqu’alors, voici qu’il commence à comprendre qu’il peut se tenir debout sans appui, avancer seul…. 225

Langage (« Féminisation » du langage. Georgius) (31) : 1920. Georgius [1891-1970], auteur de la chanson - qualifiée de « féministe » par Philippe Meyer 226 - intitulée : « Fils père ». L’écouter…

Langage (« Féminisation » du langage. Grammaire) (32) : 1980. Lu dans la Correspondance de Germaine de Staël [1766-1817], suite à cette phrase écrite par elle : « Il met trop de philanthropie dans l’amitié et l’on a peur d’être traitée par lui comme un pauvre», la note suivante rédigée par l’éditeur de sa Correspondance :
« Madame de Staël met au féminin l’adjectif qui se rapporte à ‘on’ lorsqu’elle se considère comme une personne englobée au premier chef dans le terme général. » 227

Langage (« Féminisation » du langage. Historiographie) (33) : (10 mai) 2017. Entendu :
« J’ai vérifié sur Le Littré [paru de 1873 à 1877] : il n’y a pas de féminin à avocat ».
Un instant de réflexion, une pause, suivi de :
« Il est vrai qu’il n’y avait pas alors d’avocate ». Fin de la réflexion. (Cf. Relations entre êtres humains. Dialogue)

Langage. « Féminisation » du langage. Hugo Victor :

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (34) : Victor Hugo [1802-1885] : un pionnier de la féminisation de la langue française. À mettre encore à son actif… (Cf. Langage. Langue française)

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (35) : 1831. Voici certains des termes, des expressions, écrit-es au féminin, qualifiant des femmes, relevées dans Notre-Dame de Paris de Victor Hugo [1802-1885] :
«femmes, femelles, ribaude, truandes» (p.117), «argotières» (p.118), «luronnes» (p.120), «haudriettes» (p.164), «accompagneresses» (p.260), «chasseresse» (p.269), «charmeresse» (p.271), «vilotière» (p.305, 409), «pertuisanes» (p.323), «drôlesse» (p.329), «défenderesse» (p.335), «vachères» (p.354). 228

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (36) : 1862. Voici certains des termes, des expressions, écrit-es au féminin, qualifiant des femmes, relevés dans Les misérables de Victor Hugo [1802-1885] :
«une femme de chambre» (p.29,113), «une femme de charge» (p.29), «une petite vieille» (p.29), «une ‘bonne amie’» (p.113), «grisettes» (p.155, 687, 726, 1261), «femme-à-soldat» (p.181), «une minaudière hommasse» (p.181), «gargotières» (p.181), «la voyageuse» (p.181), «ouvrière» (p.181), «la douairière» (p.199, 1398), «portière» (p.185, 211, 252, 337, 479, 1122), «gueuses» (p.227, 431, 448), «ambubaïes» [‘courtisanes’ d'origine orientale participant aux fêtes romaines] (p.235), «pécheresse» (p.235), «dame lazariste» (p. 246), «les religieuses» (p.246), «cette lourde poterie paysanne» (p.246) «ursuline» (p.246), «villageoise» (p.246), «cuisinière» (p.246), «la concierge» (p.252), «la servante» (p.252), «la vieille» (p.282), «une grosse servante flamande» (p.283), «la sœur» (p.337) «les vierges» (p.337), «une jeune fille» (p.340), «une paysanne» (p.340), «les bonnes femmes» (p.401, 403), «la race de ces sauvagesses colosses» (p.416), «la mijaurée sous l’ogresse» (p.417), «une donzelle sous une poissarde» (p.417), «drôlesse» (p.422, 438), «péronnelle» (p.425), «pauvresses» (p.431), «mégères» (p.448), «une chevrière» (p.473), «la vieille femme» (p.480), «des bonnes femmes» (p.481), «une guetteuse» (p.481), «une commère» (p.481), «une créature rechignée» (p.481), «une vieille chatte» (p.481), «les Bernardines de l’Adoration Perpétuelle» (p.522), «la tourière» (p.522), «les carmélites» (p.523), «les visitandines» (p.526), «saintes et martyres» (p.526), «prieure, mères vocales, professes, novices, postulantes» (p.527), «Mère Innocente était lettrée, érudite, savante, compétente, curieusement historienne, farcie de latin, bourrée de grec, pleine d’hébreu et plutôt bénédictin que bénédictine» (p.541), «la poissarde» (p.627), «la vendeuse d’herbe» (p.627), «sa femme, une jolie barbière coquette» (p.637), «les danseuses» (p.637) «des sauvagesses roses» (p.637), «les magiciennes» (p.637), «[rester] fille» (p.643), «une vieille vertu, une prude incombustible» (p.645), «une femme ni jeune, ni vieille, ni belle, ni laide, ni paysanne, ni bourgeoise» (p.651), «une péronnelle» (p.695), «une piqueuse de bottines» (p.196), «la laveuse de vaisselle» (p.703), «une bigote» (p.704), «une dévote» (p.704), «tireuse de cartes» (p.708), «fruitière» (p.718), «cuisinières» (p.718), «bouchère» (p.718), «blanchisseuses» (p.736), «les coquines» (p.739), «une modiste» (p.749), «les goules» (p.769), «la bourgeoise» (p.853), «la loueuse de chaises» (p.842), «les servantes» (p.1111, 1137), «les commères» (p.1122), «des trios de sorcières» (p.1122), «une chiffonnière» (p.1122), «les vieilles» (p.1123) «la donzelle» (p.1139), «la drôlesse» (p.1139), «des péronnelles orientales» (p.1141), «une bonne fille» (p.1148), «une vieille brave» (p.1148), «une housarde» [féminin de houssard ?] (p.1148), «une fouilleuse» (p.1778), «aïeules» (p.1398), «marquises» (p.1415), «des poissardes» [p.1415], «une petite tyranne» (p.1426), «baronne» (p.1537), «des vieilles filles» (p.1467)…. 229

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (37) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables présentant la société ultra « vétuste » que fréquentait M. Gillenormand, vers 1817, écrit :
« Chez Madame de T., le monde était supérieur, le goût était exquis et hautain, sous une grande fleur de politesse. Quelques-unes de ces habitudes, dans le langage surtout, semblaient bizarres. On appelait une femme Mme la générale, Mme la colonelle n’était absolument pas inusité. La charmante Mme de Léon, en souvenir sans doute des duchesses de Longueville et de Chevreuse, préférait cette appellation à son titre de princesse. La marquise de Créquy, elle aussi, s’était appelée Mme la Colonelle. » 230
* Ajout. 18 avril 2018. 1748. 1767. Pour confirmation de l’emploi de ces termes militaires concernant les épouses de militaires, Cf. Voltaire [1694-1778], dans deux lettres en date du :
- 8 août 1748 à Marie-Louise Denis [1712-1790], qu’il nomme « commandante », son mari étant « commandant de Lille ». 231
- 9 juin 1767 au marquis de Florian [1755-1794] dans laquelle il évoque « le jeune Morival, compagnon de l’infortuné chevalier de la Barre [1745-1766], enseigne de la colonelle de son régiment. » 232

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (38) : 1873. Victor Hugo [1802-1885], dans Quatre-vingt-treize, relève les bouleversements du langage pendant la révolution française : « On faisait des rondes de carmagnole ; on ne disait plus ‘le cavalier et la dame’ ; on disait : ’le citoyen et la citoyenne’ ». 233

Langage (« Féminisation » du langage. Hugo Victor) (39) : 1873. Victor Hugo [1802-1885], dans Quatre-vingt-treize, auteur de :
- « Une indifférence de femelle » (p.12)
- « La momignarde qui tête est une fameuse gouliafre. » (p.19)
- « Les gars ne savaient que faire des couleuvrines [pièces d’artillerie] et des bâtardes (?). » (p.296) 234

Langage (« Féminisation » du langage. Jacob Christian) (40) : (9 août) 2017. Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale s’adressant à un autre député ayant quitté son parti et rejoint En marche, auteur de :
« Traitre ! tu n’es qu’une salope ! » 235 (Cf. Relations entre êtres humains. Injures)

Langage (« Féminisation » du langage. Lagarde Christine) (41) : 2007. À la question : « Vous tenez à ce qu’on vous appelle ‘Madame le ministre’. Pourquoi ? » Christine Lagarde répondit : « Par fidélité à ma mère qui était agrégée de grammaire. Par sens de l’ordre aussi : la grammaire est un des principes d’organisation ; je ne vois pas de raison d’en changer l’ordonnancement. […] » 236

Langage (« Féminisation » du langage. Leclerc Annie) (42) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], dans Parole des femme, auteure de :
« Quand je fais l’amour, je ne fais pas la guerre. Et il ne saurait y avoir de vainqueur (tiens, comme par hasard, pas de féminin à ce mot, a-t-on jamais entendu parler d’une vaincresse, d’une vaincrice ?) là où il n’y a pas de combat. » 237 (Cf. Relations entre êtres humains. Amour. Faire l’amour, Politique. Guerre)

Langage (« Féminisation » du langage. Le Dœuff Michèle) (43) : 2000. Je lis dans le livre Michèle Le Dœuff, Le sexe du savoir les termes de « médeciennes », « pastourelles », « généralles d’armées », « arpètes ». 238

Langage (« Féminisation » du langage. Macron Emmanuel) (44) : (15 avril) 2018. Emmanuel Macron évoque les « confrères féminines » des journalistes… 239
- Deux siècles et demi après Voltaire [1694-1778], « ça » ne passe toujours pas…(Cf. Femmes. Journalistes, Langage. Féminisation du langage. Voltaire)

Langage (« Féminisation » du langage. Marivaux) (45) : 1750. Marivaux [1688-1763], dans La vie de Marianne, emploie les termes de : « lingère » (p.95), « fille de boutique » (p.97), « aventurière » (p.97), « crasseuse » (p.113), « commère de comptoir » (p.114), « chiffonnière » (p.117), « bégueule » (p.118), « avaricieuse » (p.121), « babillarde » (p.127), « grisette » (p.129), « friponne » (p.159)… 240

Langage (« Féminisation » du langage. Médiapart) (46) : (22 juin) 2018. Je reçois ce jour un courriel de Médiapart, intitulé Améliorons Médiapart ensemble, adressé à « […] pour vous, nos lecteurs », suivi de :
« Que vous soyez abonné ou non, lecteur assidu ou occasionnel, rejoignez notre groupe de testeurs…».
Je découvre aussi que le slogan de Médiapart est :
« Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter. » Pas moi, en tout cas…

Langage. « Féminisation » du langage. Messager Annette :

Langage (« Féminisation » du langage. Messager Annette) (47) : (31 juillet) 2017. Annette Messager pense que le terme de « penseuse » n’existe pas. 241 (Cf. Penser. Penseuses)
* Ajout. 25 mars 2020. Selon le Centre national des ressources textuelles et lexicales [CNRS], à Penseur, je lis : « s'emploie rarement au féminin. »

Langage (« Féminisation » du langage. Messager Annette) (48) : (31 juillet) 2017. Annette Messager note que l’on dit « la vache folle » mais que l’on mange du bœuf. 242

Langage (« Féminisation » du langage. Michelet Jules) (49) : 1853. Jules Michelet [1798-1874] dans son Histoire de la révolution, cite - sans commentaire - lors des journées d’émeutes du 5 et 6 octobre 1789 ces phrases des femmes [qui en furent les principales actrices] :
« Nous ramènerons [de Versailles à Paris], disent-elles, le boulanger, la boulangère [le roi et la reine]… et nous aurons l’agrément d’entendre notre petite mère Mirabeau. » 243
Pourquoi ce qualificatif ? pourquoi ce féminin ? (Cf. Histoire. Révolution française)

Langage (« Féminisation » du langage. Modification des termes) (50) : L’émission de France Culture, intitulée : « Un homme, une œuvre » est devenue : « Une vie, une œuvre». (date ?)
- La carte d’« électeur » est devenue « carte électorale » (en 1994).
- Les « patients » sont devenus « la patientèle » (Centre médical Maubert. 2017).

Langage (« Féminisation » du langage. Monde Diplomatique Le) (51) : (30 mars) 2017. Je reçois ce jour un bulletin d’adhésion aux « Amis du Monde Diplomatique », accompagnée d’une lettre signée du « Directeur du Monde Diplomatique » et du « Président des Amis du Monde Diplomatique », qui s’intitule :
« Lecteurs, devenez aussi des Amis ! »
- De la permanence des structures psychiques intellectuelles patriarcales, ici, caricaturales.
* Ajout. 2 mai 2019. 2019. Je reçois à nouveau la même demande insérée dans le numéro de mai 2019 du Monde Diplomatique, intitulée à nouveau : « Lecteurs, devenez aussi des Amis ».
« Lecteurs, adhérents, étudiants, chômeurs » sont spécifiquement nommés.
* Ajout. 28 avril 2021. L’intitulé : inchangé. Une nuance : je lis : « Je suis déjà adhérent (e) ».

Langage (« Féminisation » du langage. Monde Diplomatique Le) (52) : (mai) 2018. Dans la livraison du Monde diplomatique est inséré un questionnaire de deux pages afin que connaitre son « lectorat », terme cependant suivi quatre lignes après de : « Bien sûr, nous rencontrons de nombreux lecteurs […] ». Je lis :
- Question 2 : « Comment avez-vous connu Le Monde Diplomatique »: réponses : 1, 3 : « par un proche, par un enseignant »
- Question 17 : Parmi les (20) thèmes suivants, devant ou non être « prioritaire, important, secondaire, n’a pas sa place », le thème 7 s’intitule : « Condition féminine » Pour rappel : nous sommes en 2018…
- Question 19 et 23, il est question du « Courrier des lecteurs »
- Enfin, à la question : « Qui êtes-vous ? », après avoir répondu à la question : « Un homme », « une femme », vous devez préciser votre CSP (catégorie socio-professionnelle). Et là je lis : «agriculteur, artisan, commerçant, chef d’entreprise, enseignant, chercheur, professeur des écoles, technicien, infirmier, contractuel, employé, ouvrier, étudiant, lycéen, retraité, inactif »…
- Je dois néanmoins préciser que l’on peut lire : « Abonné(e) », « inscrit(e) au site, aux Amis du Monde Diplomatique». Mais, les femmes n’intéressent-elles Le Monde Diplomatique qu’en tant qu’abonnées, en tant que soutiens du Monde Diplo ?

Langage (« Féminisation » du Langage. Moscovici Serge) (53) : (23 avril) 1974. Serge Moscovici [1925-2014], auteur de :
« Certes, il faut que les femmes se préoccupent de l’exploitation matérielle, de l’oppression sexuelle, qu’elles luttent pour leurs droits politiques, professionnels et économiques tout autant et plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à ce jour. Ceci contribuera à changer leur vie, en tant que citoyens, travailleurs, individus biologiques. » 244

Langage (« Féminisation » du langage. Ordre des templiers) (54) : 2015. Entendu (concernant le Portugal) :
« Dorénavant les femmes sont admises à l’ordre des Templiers. Mais on ne les appelle pas ‘Chevalières’ mais ‘les dames’. » 245 (Cf. Féminisation du langage. Ordre du saint sépulcre)

Langage (« Féminisation » du langage. Péguy Charles) (55) : 1910. Charles Péguy [1873-1914], dans Notre jeunesse, concernant l’évolution du terme latin res publica à République, auteur de : « Quant au changement de c en qu, du féminin de public à publique, il ne me paraît pas plus déshonorant [donc il l’est] que le féminin de Turc à Turque, de Grec en Grecque, de sec en sèche, comme la grammaire (française) nous l’enseigne. On a le féminin qu’on peut. » 246

Langage (« Féminisation » du langage. Pécresse Valérie) (56) : (6 et 13 décembre) 2015. Je reçois le petit fascicule de 32 pages présentant le programme de Valérie Pécresse (Les Républicains / UDI / Mouvement démocrate / PCD) - qui fut élue - pour les élections régionales, intitulé : « Mon plan d’action pour l’Ile-de-France ».
Concernant la féminisation des termes, je constate (en 4ème de couverture) qu’il est question d’une « présidente », puis d’une « présidente entrepreneure ».
Mais, à la suite d’une lecture plus précise, je dois constater que ce féminin ne s’applique qu’à elle. Je lis en effet, après : «candidat», «entrepreneurs», «demandeurs» [d’emploi], «salariés», «auto-entrepreneurs», «chercheurs», [jeunes] «chercheurs», [alternance pour] «tous», «apprenti» «apprentis» (2 fois), «enseignants» (3 fois), «boursiers» [méritants], «Franciliens» (7 fois), «bacheliers» [mention Très bien], «chefs d’entreprises», «salariés», [parcours du] «combattant», «retraités», [anciens] «combattants», «étrangers» [en situation irrégulière], «élus» (2 fois), «agents de lycées», «fraudeurs», «voisins» [vigilants], «lycéen», «lycéens», «aidants» [familiaux]». Et s’il est question une fois d’«infirmier(e)s», on note quatre lignes plus bas, qu’il n’est plus question que du diplôme d’«infirmier» [à bac +5]. Enfin, on lit dans la rubrique : « D’avantage de logements pour les jeunes » qu’il est question d’un « [effort particulier pour l’accueil des] filles » (p.10) et, dans la rubrique « Soutenir les familles » de [d’avantage de logements pour les] « femmes » [victimes de violences conjugales] ».
J’oubliais…Dans l’intransigeance sur « les valeurs de la République », il est question, au singulier, de l’« égalité homme / femme ». (Cf. Femme. « Politique », Politique. Égalité)

Langage (« Féminisation » du langage. Philippe Édouard) (57) : (6 décembre) 2018. Édouard Philippe, premier ministre, devant le sénat, auteur de :
« Mesdames et messieurs les sénateurs », au lieu et place de : « Mesdames les sénatrices et Messieurs les sénateurs » qui eut été la seule expression qui aurait exprimé le respect dû aux femmes. 247

Langage (« Féminisation » du langage. Pléiade La) (58) : (17 mars) 1770. 1986. Voltaire [1694-1778] dans une lettre à la duchesse de Choiseul, avait explicité son refus d’un « la », à la place d’un « le » : « [plut à dieu que vous] la fussiez (grosse, enceinte) n’est pas français régulièrement parlant » lui écrit-il. :
- Je lis alors dans une note de La Pléiade de 1986 : « Telle est en effet la règle de Vaugelas [1585-1650] mais les femmes restèrent longtemps à l’appliquer. » 248
La référence à la légitimité normative d’une règle dite de grammaire plus d’un siècle après, sans prendre position sur son applicabilité près de trois siècles après, mérite d’être noté. Quant aux résistances ici explicitées des femmes, ici clairement seules coupables, on aimerait en connaitre les sources.

Langage (« Féminisation » du langage. Prévert Jacques) (59) : 1949. Jacques Prévert [1900-1970], dans Intermède, auteur de :
« Pourquoi dites-vous la virilité ? » 249 (Cf. Hommes, Patriarcat)

Langage (« Féminisation » du langage. Rosanvallon Pierre) (60) : 1998. Pierre Rosanvallon, dans Le peuple introuvable, auteur de :
« À un siècle de distance, les arguments utilisé aujourd’hui dans le camp (sic) de la parité sont aussi étonnamment proches de ceux utilisés par Tolain [Henri-Louis. 1828-1897] ses amis. Les apôtres de la parité (sic), c’est-à-dire dans les faits (sic), d’une représentation séparée des femmes (sic), mettent en avant, comme leurs prédécesseurs (sic), un argument (sic) de type (sic) utilitariste. Il soulignent […] »
Pour quoi donc s’embarrasser de la féminisation du langage, dès lors que les femmes - ici seules actrices de l’histoire, de la pensée, de l’action politique - ont été préalablement subsumées dans des termes masculins : « le camp, les apôtres, les prédécesseurs » ? (Cf. Femmes. Comment faire disparaître les femmes ?, Hommes. « Intellectuels ». Rosanvallon Pierre, Politique. Peuple. Rosanvallon Pierre)

Langage (« Féminisation » du langage. Rousseau Jean-Jacques) (61) : 1782. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions, auteur de :
- « D’ailleurs des couturières, des filles de chambre, de petites marchandes ne me tentaient guère. Il me fallait des Demoiselles. » (Livre 4)
- « Les deux demoiselles tout en cuisinant baisaient de temps en temps les enfants de la grangère […]. » [Le Littré : « Granger, ère: Celui, celle qui tient une ferme, à la condition de partager le produit des champs avec le propriétaire. » Seul exemple donné, celui des Confessions]
- « Melle Giraud était courtepointière […]. » [« Ouvrière réparant les meubles et confectionnant les tentures »] (Livre 4)
- « […] J’y entrais dans un cabaret sans un sol pour payer ma couchée […] . » (Livre 4)
- « Les écoliers ne se présentaient pas en foule, pas une seule écolière, et personne de la ville. » (Livre 4)
- « […] son humeur […] pigrièche et harengère ne montrait rien aux yeux des autres qui put racheter la mauvaise éduction. » (Livre 7)
- « […] Je sus que sa femme se déchainait partout contre moi avec un aigreur qui m’affectait peu, sachant qu’elle était connue de tout le monde pour une harengère. » (Livre 10)
- « Une de mes chances était d’avoir toujours dans mes liaisons des femmes auteurs. » (Livre 11)
- « […] Je fus traité publiquement par toutes les caillettes et par tous les cuistres comme un écolier qu’on menacerait du fouet, pour n’avoir pas bien dit son catéchisme. »
N.B. « Caillette » selon Le Littré : « Personne qui a du babil et point de consistance », employé au masculin et au féminin. 250

Langage. « Féminisation » du langage. Sand George :

Langage (« Féminisation » du langage. Sand George) (62) : 1833. George Sand [1804-1876] concernant Lélia, écrit :
« Je compte faire une fin et des changements conséquents à l’infâme Lélia, que je considère comme ma meilleure ouvrage. » 251

Langage (« Féminisation » du langage. Sand George) (63) : 1833. George Sand [1804-1876] concernant Lélia, écrit :
« Je fais un nouveau volume à Lélia. Cela m’occupe plus que tout autre roman n’a encore fait. Lélia n’est pas moi. Je suis meilleure enfant que cela, mais c’est mon idéal. C’est ainsi que je conçois ma muse, si toutefois je puis me permettre d’avoir une muse. » 252
- Définition de muse : « Personne ou sentiment qui inspire un poète. » (Cf. Femmes. Muses)

Langage (« Féminisation » du langage. Sand George) (64) : Termes féminisés employés dans sa Correspondance employés par George Sand [1804-1876] : « guiperesse » [couturière qui travaille la guipure] (21 octobre1858), « autocratesse » (13 octobre 1861) ; « prolétairesses » (8 novembre 1972) ; «complimenteuse » (Agenda. 14 juillet 1875)

Langage (« Féminisation » du langage. Sapienza Goliarda) (65) : 1994. Goliarda Sapienza [1924-1996], dans L’art de la joie (dans sa traduction française), emploie les termes de « bécasses » (p.19), « garçonnasses » (p.332) « satanasse » (p.438), « connasse » (p.508). 253

Langage (« Féminisation » du langage. Ségur comtesse de) (66) : 2014. Lu dans un entretien d’Éliane Viennot qui rapporte un propos de Gilles Ménage [1613-1692] (sans source) :
« Madame de Sévigné [1626-1696] s’informant de ma santé, je lui dis : ‘Madame, je suis enrhumé. Je la suis aussi, me dit-elle. Il me semble, Madame, que selon les règles de notre langue, il faudrait dire : ‘je le suis’. ‘Vous direz comme il vous plaira, ajouta-t-elle, mais pour moi, je croirais avoir de la barbe au menton si je disais autrement.’» 254

Langage (« Féminisation » du langage. Solotareff Grégoire) (67) : (10 mai )2020. Grégoire Solotareff, auteur du Dictionnaire des sorcières, auteur de :
« Il y a (dans son livre) un monsieur la sorcière comme il y a une madame le ministre ». 255

Langage (« Féminisation » du langage. « Soudard ») (68) : Soudard : un terme masculin qui n’a pas de féminin. (Cf. Langage. Mots)

Langage (« Féminisation » du langage. Taine Hippolyte) (69) : 1871. Hippolyte Taine [1828-1893], dans ses Notes sur l’Angleterre, emploie l’expression d’« authoresses ». 256

Langage (« Féminisation » du langage. Thoreau Henry David) (70) : (17 décembre) 1840. Henry David Thoreau [1817-1862] écrit, dans son Journal :
« L’usage qui consiste à donner le genre féminin à toute excellence personnifiée est une marque de raffinement que l’on observe dans l’ensemble des mythologies, y compris celles des nations les plus barbares. La gloire et la victoire sont elles aussi du genre féminin, mais il faut des qualités viriles pour les acquérir. L’homme est masculin, mais sa virilité (virtus) est féminine. La force brute s’incline devant la puissance morale. » 257
Au moins a-t-il eu le mérite de s’interroger… (Cf. Langage. Thoreau Henry David)

Langage (« Féminisation » du langage. Tolstoï Léon) (71) : 1865-1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, assimilant Moscou occupé et vidé de la majorité de ses habitant-es à une ruche « déjà privée de vie », écrit : « Des mouches noires entrent et sortent ; ces mouches timides et rusées, au corps allongé, toutes barbouillées de miel, sont les pillardes de la ruche […]. » 258
N.B. Selon Le Wiktionnaire, en 2018, le nom « pillard » est « masculin » ; dans Le Littré, on lit « pillard/ arde » mais les exemples sont au seul masculin.

Langage (« Féminisation » du langage. Tulard Jean) (72) : 1995. Jean Tulard, dans Guide des films. 1895-1995. L-Z, écrit, concernant :
- Ma nuit chez Maud [1969. Éric Rohmer] : « Maud, une femme libre penseur et divorcée »
- Ma vie de chien [1985. Lasse Hallström] : « Saga, une fillette de son âge, véritable garçon manqué »
- Maison des otages (La) [1990. Michael Cimino] : « Un gangster évadé grâce à la complicité de son avocat, une femme […]. »
- Marquise d’O (La) [1976. Éric Rohmer] : « Rohmer […] évoque Greuze, Mme Vigée-Lebrun, Füssli et autres petits maîtres de la fin du XVIIIème siècle. »
- Mirages de la peur (Les) [1949. Willial Dieterle] : « Wilma Turtle, professeur de psychologie, tue accidentellement un de ses étudiants alors qu’il tentait de la séduire. […] Elle sera acquittée. »
- Modestie Blaise [1965. Joseph Losey] : « Modestie Blaise est l’équivalent féminin de James Bond. » (Cf. Femmes. « Féminin »)
- Passage interdit [1952. Hugo Fregonese] : « Le vieux et riche Denboow interdit aux immigrants le passage sur ses terres. Son fils tue un rival et épouse un témoin dangereux, Jane. »
- Péché (Le)
[1965. Henry Barakàt] : « Elle étouffe par accident son bébé en accouchant. Le petit cadavre est découvert et les autorités s’acharnent à démasquer le coupable. »
- Quarante et unième (Le) [1956. Gregori. Tchohkhrai] : « Un commando de l’armée rouge […] est engagé en Asie centrale. Son meilleur tireur est la jeune Marjutka […]. »
- Paris au mois d’août [1965. Pierre Granier-Deferre] : « Un soir, à la sortie du magasin, Henri rencontre un rêve blond, Patricia, un jeune mannequin de mode. […] Ils passent toute une journée ensemble. »
- Tenue de soirée [1986. Bertrand Blier] : « Antoine et Monique forment un couple de paumés. »
- Un amour infini [198I. Franco Zeffirelli] : « Elle a quinze ans, il en a dix-sept. Ils s’aiment. Mais on les sépare. […] Pour adolescents de treize à quinze ans. » 259

Langage (« Féminisation » du langage. Verny Françoise) (73) : 1990. Françoise Verny [1928-2004], dans Le plus beau métier du monde, auteure de :
- [Concernant Lucy Prenant [?-?] « philosophe, spécialiste de Leibniz », nouvelle directrice - de 1944 à 1956 - de l’École normale de Sèvres : « Hurluberlue, tolérante, elle a assoupli le règlement de l’école, établi par son prédécesseur, Eugénie Cotton [1881-1967], une communiste pure et dure […] »
- « Dans mon enfance, je ne rêvais pas de devenir éditeur, je me voyais comédienne adulée ou écrivain célèbre. »
- [Concernant Bernard Privat.1914-1985] : « Aujourd’hui je pense qu’il m’aimait beaucoup mais je ne sais s’il me considérait comme de sa famille : peut-être lui suis-je apparue comme trop amateur de coups, trop avide de réussite. » 260

Par ordre chronologique. Langage. « Féminisation » du langage. Voltaire :

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (74) : 1736. Voltaire [1694-1778] :
- le 18 mars 1736, dans une lettre à madame du Deffand [1697-1780], emploie et la concernant, l’expression de « disserteuse » ; 261
- le 13 octobre 1736, dans une lettre à Jeanne-Françoise Quinault [1699-1788], comédienne, écrit : « on reçoit à belles baisemains une parabole prise tout net […] » 262

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (75) : (vers le 15 février) 1738. Voltaire [1694-1778] écrit au prince royal de Prusse [futur Frédéric II de Prusse. 1712-1786] dont il corrige l’usage du français :
« Seulement v.a.r [votre altesse royale] s’est trompée en croyant qu’on ne dit point la complice en parlant d’une femme. Il faut certainement dire la complice, quoi qu’on dise le témoin et non la témoin, le prix et non la prix. » 263

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (76) : (11 mai) 1738. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Nicolas-Claude Thieriot [1697-1772], écrit (concernant mademoiselle Dehayes, future madame de la Popelinière [?-?]) :
« Mais je suis sûr que le commentateur charmant ou charmante de Rameau [1683-1764], l’entendra et le jugera. » 264

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (77) : 1757. 1774. 1776. Voltaire [1694-1778], concernant Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], auteur de :
- les 4, 6 et 7 février 1757, il emploie l’expression d’« autocratrice ». 265
- le 6 octobre 1774, dans une lettre alors à elle adressée, il emploie l’expression :
« admirable autocratrice ». 266
- le 22 septembre 1776, il écrit à François, Baron de Toot [1733-1793] :
« Vous avez, depuis ce temps, fait la guerre à mon autocratrice, pour des sultans qui la valaient pas, […]. », suivi de :
« J’ai vu plusieurs officiers de mon autocratrice qui ont combattu contre vos musulmans […] » 267
* Ajout. 23 juin 2018. (5 septembre) 1777. Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] écrit à Voltaire [1694-1778] :
« Nous [Grimm [1723-1807] et lui] avons beaucoup parlé de votre pantocratrice, de ses lois et des grandes mesures qu’elle prend pour civiliser sa nation. » 268
N.B. Pantocrator : « Se dit du Christ en gloire tel qu’il est représenté dans l’art Byzantin »

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (78) : (4 juin) 1757. Voltaire [1694-1778], concernant Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], emploie l’expression de « plaideuse ». 269

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (79) : (13 février) 1758. Voltaire [1694-1778] emploie l’expression : « discours de harengère » (concernant un homme, pour mieux le dénigrer) 270
* Ajout. 11 août 2019. Entendu concernant Rosa Luxemburg [1871-1919], l’adjectif : « harangueuse ». 271

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (80) : (24 septembre) 1759. Voltaire [1694-1778], écrit à Jean-Robert Tronchin [1710-1793] :
« Il nous faudra une cinquantaine de livres de bon chocolat à deux vanilles pour les acteurs et actrices, violonistes, décorateurs et décoratrices, spectateurs et spectatrices. » 272

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (81) : 1760. Cosimo Alessandro Collini [1727-1806] avait soumis pour avis à Voltaire [1694-1778] la dédicace qu’il comptait mettre à la tête de son Discours sur l’Histoire d’Allemagne, adressée à « l’Électrice Palatine, Élisabeth Auguste», :
« À vos talents qui vous rendent un juge éclairé. »
Voltaire, le 30 juillet 1760, lui répond :
«’À vos talents qui vous rendent un juge éclairé’. Je crois que les talents ne rendent point juge, qu’ils ne rendent point une femme juge, que ce masculin et ce féminin font un mauvais effet. » 273 (Cf. Langage. «Féminisation» du langage. Gallimard)

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (82) : (26 janvier) 1762. Voltaire [1694-1778] écrit au duc de Richelieu [1696-1788] :
« Je vous avertis que Melle Corneille est une laideron extrêmement piquante. » 274

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (83) : (23 août) 1763. Voltaire [1694-1778] écrit au comte [1700-1788] et à la comtesse d’Argental [1703-1774] :
« L’épithète d’assassines n’avait jamais été donnée jusqu’ici aux dames ; mais puisque vous le voulez, Fulvie [héroïne d’une pièce de Voltaire] est assassine. » Et ce, suivi, le 27 septembre 1763, de :
« J’envoie sur le champ tous les changements qu’ils demandent pour les assassins et assassines. » 275

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (84) : (30 décembre) 1763. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Henri-Louis Lekain [1729-1778], à la suite d’une lettre, du même jour, adressée « à la Comédie-Française », à « Messieurs et Mesdames les pensionnaires du roi », écrit :
« Vous verrez […] par ma réponse à Messieurs vos confrères, et à Mesdames vos consœurs, combien j’ai été touché de l’attention qu’ils ont bien voulu avoir pour moi. »
- Une note de La Pléiade [1981] précise :
« Noter le mot ‘consœur’, dont on a ici peut-être le premier emploi attesté. » 276 (Cf. Langage. Féminisation du langage. Macron Emmanuel)
* Ajout. 1er mai 2018. (19 janvier) 1771. Voltaire [1694-1778] écrit à madame du Deffand [1697-1780] : « Votre grand-maman [la duchesse de Choiseul], Madame, me fait l’honneur de m’appeler son confrère. Je prends la liberté de me dire plus que jamais votre confrère aussi, car il y a quatre jours que je suis absolument aveugle [comme elle, donc]. »
- Une note de La Pléiade [1985], concernant le mot « confrère » précise :
« Littré ne cite que ce seul exemple [que je n’ai pas retrouvé] mais le mot a certainement été souvent employé dans les conversations. » 277
N.B. Le mot « confrère » est notamment utilisé par Montaigne, La Fontaine.

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (85) : (18 janvier) 1764. Voltaire [1694-1778], dans une lettre écrite à Gabriel Cramer [1723-1793], ‘son’ imprimeur, éditeur, qualifie « la dame Brunet » [?-?] [d’] « imprimeuse de l’Académie ».
- Une note de La Pléiade [1981] précise : « La forme imprimeuse qui, bien entendu, n’est pas dans Le Littré (car il ne s’agit que d’une création accidentelle : on disait libraire), est pourtant connue depuis la Fronde : voir W. von Wertbourg, Französisches etymologisches Wörterbuch, IV. 604-605. 278
- Alors pourquoi son emploi serait-il « accidentel » ?
N.B. Voltaire emploie à nouveau le terme d’« imprimeuse » dans une lettre adressée à D’Alembert [1717-1783] le 15 janvier 1765. 279

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (86) : (15 juillet) 1765. Voltaire [1694-1778], dans une lettre écrite à Jacques de Chazel [procureur du roi. 1691-1776], emploie l’expression de « Tourangeote » concernant une femme vivant en Touraine.
Dans une note de La Pléiade [1983] on lit : « Mot inventé par Voltaire ». 280
* Ajout. 4 janvier 2022. Le 27 janvier 1774, Voltaire emploie à nouveau le terme de « Tourangeote ». Et là, je lis en note de La Pléiade [1987] : « Le seul féminin attesté de tourangeau est tourangelle ; on a donc ici une création plaisante de Voltaire. » 281

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (87) : (25 avril) 1766. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Jean-François Marmontel [1723-1799], écrit :
« Il est incontestable que l’hébreu était anciennement une dialecte de la langue phénicienne. » Une note de La Pléiade [1983] précise :
« Le mot dialecte était à l’origine féminin ; dans l’avant-propos de l’Essai sur les mœurs, les premières éditions portent queles dialectes de langage étaient affreuses’. » 282
- Comment et pourquoi ce terme, à l’origine féminin, est-il devenu masculin ? Autres exemples ?
* Ajout. 27 août 2018. Concernant les termes de : « ces losanges plus petites », une note de La Pléiade [1980] précise : « Ce mot était en train de passer au masculin à l’époque. » Et renvoie à l’Histoire de la langue française de A. François. T.VI. p.157. (à lire) 283

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (88) : (18 mai) 1770. Voltaire [1694-1778], tout à sa passion pour Catherine II, l’impératrice de Russie [1729-1796] déféminise son prénom. Il lui écrit : « Je suis Catherin, et je mourrai Catherin. »
- Une note de La Pléiade [1985] précise seulement, concernant un processus, peu commun, de masculinisation d’un terme :
« Plus tard, le 12 mars 1771, Voltaire usera de l’adjectif catherinien. »
Et, à cette date, une note précise que : « Ce mot remplace Catherin » de la lettre précédente. 284
- Que de significations d’importance une linguistique aveugle au patriarcat n’occulte-t-elle pas…

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (89) : (3 août) 1770. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Jean-Baptiste Boyer d’Argens [1703-1771], lui écrit :
« J’imaginais que vous alliez voir messieurs vos enfants […] ».
- Une note de La Pléiade [1985] cite leurs prénoms : « Louise, Françoise et François-Isaac ». 285

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (90) : (7 septembre) 1770. Voltaire [1694-1778], dans une lettre au duc de Choiseul [1719-1785], lui écrit :
« J’ai eu la visite d’un serf et d’une serve des chanoines de Saint Claude » [dont il lui précise par ailleurs qu’il / elle - en réalité - « lui appartiennent ».]
- Dans une note de La Pléiade [1986] au mot « serve », on lit : « Ce féminin de serf n’existait plus à l’époque que comme terme de jurisprudence féodale ». Outre le fait que cette affirmation n’est pas démontrée, ne faut-il pas rappeler que la France était alors « féodale » et que, dès lors, l’ajout du terme de « jurisprudence », ici limitatif, apparait comme un argument peu légitime ? Pour dissuader de l’emploi de la féminisation d’un terme ? 286

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (91) : (31 décembre) 1770. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Mathieu-Henri Marchant de la Houlière [brigadier des armées du roi. 1717-1797], lui écrit :
« J’ai différé à vous écrire, mon cher brigadier, et à remercier madame la brigadière de ses remerciements. »
Puis, il s’adresse spécifiquement à elle et la nomme : « Madame la Brigadière. » 287

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (92) : (19 avril) 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Jean-François de la Harpe [1739-1803], écrit :
« Le grand ode, ou plutôt la grande hymne d’Horace pour les jeux séculaires est belle dans un goût tout différent. »
- Une note [1985] précise : « Le mot hymne est ‘masculin ou féminin’ suivant les dictionnaires. » 288
Plus précisément, selon le Wiktionnaire : « Le mot est passé du masculin au féminin en ancien français, «plus ordinairement féminin » au dix-septième siècle, puis étymologiquement rapporté au genre masculin. Note : l’usage du féminin est plutôt vieillissant » ; selon le Dictionnaire de l’Académie française (9ème édition) « le mot s'emploie ordinairement au féminin, en parlant des Hymnes qu'on chante dans l'église », tandis que, pour Le Littré : « la distinction qui fait hymne du féminin en parlant des hymnes de l'Église, n'a rien qui se justifie, soit dans l'étymologie, soit dans l'historique du mot. »
- Quels enjeux politiques, religieux, symboliques dans le masculin et le féminin et dans l’évolution de leur emploi…

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (93) : (18 mai) 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à madame du Deffand [1697-1780], lui écrit :
« Ce monde ci est plein, comme vous savez, de charlatans en médecine, en morale, en théologie, en politique, en philosophie. Ce que j’ai toujours aimé en vous, Madame, parmi plusieurs autres genres de mérite, c’est que vous n’êtes point charlatane. » 289 (Cf. Philosophie)

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (94) : (18 janvier) 1773. Voltaire [1694-1778] commence sa lettre adressée à Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d’Hornoy [1742-1828] et Louise-Sophie d’Hornoy [1750-1807], ainsi :
« Monsieur le Picard, et Madame la Picarde, je ne veux pas vous séparer. Ma lettre est pour vous deux. […] » 290

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (95) : (30 juillet) 1774. Voltaire [1694-1778] dans une lettre à la Charlotte-Sophie von Altenburg, comtesse Bentinck [1715-1800], ayant décidé de la création d’une « manufacture de montres » à Ferney, lui écrit :
«
Quand vous voudrez faire des présents de montres à répétition ornées de diamants à quelqu’une de vos principales sujettes, vous n’avez qu’à vous adresser à nous ; vous serez très bien servie. » 291 (Cf. Économie. Voltaire)

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (96) : (27 avril) 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au duc de Richelieu [1696-1788], écrit :
« Mme Denis [Marie-Louise. 1712-1790] qui a été entre la vie et la mort pendant plus d’un mois a occupé tous mes soins. C’était un moribond qui en gardait un autre. » 292

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (97) : (12 mai) 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au seigneur d’Hermenches [1722-1785], lui écrit :
« Nous sommes dans notre lit. Madame [Marie-Louise] Denis [1712-1790] et moi, chacun de notre côté. Chacun a son régime et sa garde. » 293

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (98) : (10 septembre) 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Condorcet [1743-1794], écrit :
« Mme de Saint-Julien [1730-1820] qui tire comme une garde-chasse, a gagné le prix. » 294

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (99) : (4 décembre) 1776. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au comte d’Argental [1700-1788] emploie les termes de « gaupe » et de « butorde ». 295
Le premier ne s’emploie qu’au féminin, le second est le féminin d’un masculin.

Langage (« Féminisation » du langage. Voltaire) (100) : (26 novembre) 1777. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au marquis de Thibouville [1710-1784], écrit en commentaire de sa dernière pièce, Irène :
« L’ascendant d’un vieillard fanatique sur une enfant, c’est-à-dire sur une fille, ne peut fournir aucune illusion. Vous savez bien qu’il n’y a dans votre pays aucun fanatique qui gouverne sa fille enfant. » 296 (Cf. Enfants, Violences)

Langage (« Féminisation » du langage. Weiss Louise) (101) : 1980. Louise Weiss [1893-1983], dans Combats pour les femmes emploie l’expression de « ministresses » (p.139) et de « savantasse [à lunettes] ». (p.186) 297

Langage (« Féminisation » du langage. Wieviorka Annette) (102) : 2010. Lu, dans le livre d’Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette, Biographie du couple Thorez :
« Mounette Dutilleul, un des acteurs principaux de cette histoire qu’elle raconta dans les années quatre-vingt […] … » 298 (Cf. Famille. Couple)

Langage (« Féminisation » du langage. Worms Frédéric) (103) : (12 février) 2021. Frédéric Worms, sur France Culture, présentant la secrétaire générale du Défenseur des droits, auteur de :
« En ce moment, c’est une femme qui est défenseure des droits, mais on dit ‘le défenseur des droits’ : c’est une fonction institutionnelle. », l’argument étant censé se suffire à lui-même. (Cf. Pensée. Autoritaire) 299

VIII. Langage. Genre (Critique du) :

Langage. Genre :

Langage (Genre) (1) : « Genre » : terme qui, singulièrement, en toute rigueur, ne veut rien dire, mais sans lequel nul-le chercheur/seuse du CNRS et/ou de l’Université ne peut plus penser. Tue efficacement la pensée féministe : c’est d’ailleurs sa fonction et sa finalité. 300
« Le genre », en effet en permettant sinon de supprimer, du moins de pouvoir ne pas avoir à employer les termes d’« hommes », de « femmes », donc d’« êtres humains » [fondé sur cette «différence»], a pour conséquence d’exclure de la pensée du monde, celle des rapports entre les hommes et les femmes, celle du patriarcat, du féminisme. Un beau coup de force.

Langage (Genre) (2) : En réintroduisant un ancestral pseudo-neutre qui ne fut pendant des siècles qu’un cache sexe du masculin [qui nous fut présenté comme universel] le seul emploi de ce terme interdit de voir, d’analyser, de penser le patriarcat et la domination masculine.

Langage (Genre) (3) : Ce n’est pas la pensée de « la différence des sexes » [pas plus que « la valence différentielle des sexes »] - qui déjà en elle-même ne signifie pas grand-chose - que le pseudo concept de « genre » veut abolir, c’est celle du patriarcat. (Cf. Penser. Concept)

Langage (Genre) (4) : Le « genre » censé isoler les différences biologiques (assimilées à : sexes ? à : sexuelles ?) entre hommes et femmes de toutes les autres : sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, symboliques, allègrement mêlées, est, dès lors, de par sa confusion même, d’une extraordinaire efficacité aux fins de légitimation du monde actuel, tel qu’en ses injustices notamment patriarcales il s’incarne.
Et ce tour de passe-passe effectué - dont on a du mal à comprendre comment il a pu être un moment considéré comme « radical » - n’aboutit en effet, en fin de course, qu’à régresser à celui de « genre humain », dont voici deux définitions :
- (1ère définition) : « Genre humain Nom masculin. Ensemble de toutes les espèces humaines, telles que l’Homo sapiens ou l’Homo habilis. Exemple : Le genre humain est aujourd’hui limité au seul Homo Sapiens ; les autres espèces ayant disparu ».
- (2ème définition) : « Genre humain peut faire référence à : Genre humains, le genre biologique des différentes espèces d’hommes ; Genre humain, un album de Brigitte Fontaine, Le Genre humain, revue interdisciplinaire ».
Pour exemple : Je lis l’expression : « Les femmes, la moitié du genre humain ». Avec le « genre », les hommes ont rejoint les femmes, seuls ou avec elles, au singulier, ou au pluriel. Une grande avancée sémantique…. (Cf. Femme « Espèce »)
N.B. Hésiode [VIIIème siècle avant J.C]: « La moitié vaut mieux que le tout. » [Les travaux et les jours. v.40]

Langage (Genre) (5) : Ce terme ne signifiant rien, peut donc signifier tout : dès lors il n’y a donc aucune limite, justement de ce fait, à son usage, à son emploi.

Langage (Genre) (6) : Chercher un antonyme à « genre »…

Langage (Genre) (7) : On ne combat pas des abstractions. On les récuse. (Cf. Penser. Pensée. Abstraction)

Langage (Genre) (8) : L’emploi du mot « genre » interdit à chaque femme, à toutes les femmes de se penser « femme-s », à chaque homme, à tous les hommes de se penser « homme-s » et aux hommes et aux femmes de penser leurs relations, enchâssées dans l’abstraction mortifère de ce seul terme. (Cf. Penser. Pensée. Abstraction)

Langage (Genre) (9) : (26 juillet) 2018. Je lis la présentation de l’annonce d’un colloque, reçu ce jour, intitulé « Genre, sexualité, prise de parole » : « Ce colloque propose d’interroger la notion de prise de parole et ses usages au prisme du genre et des sexualités […] ».
Dès lors qu’un terme est employé au lieu et place d’un concept - en l’occurrence celui du patriarcat (fusse-t-il en « recherche » de sa validité, de sa portée, de ses contours, de son historicité, etc. ), celui-ci peut alors évoluer, seul ou accompagné, au gré des diverses utilisations qu’on lui assigne. Dépourvu de toute valeur heuristique, le terme, le mot « genre » se dissout progressivement, lui-même ayant été utilisé pour dissuader de l’emploi d’un concept. (Poursuivre)

Langage (Genre) (10) : 2018.2019. Colloques, séminaires, programmes, semaines, journées d’études et même ‘mois ‘ consacrées au genre, à l’étude du genre, à la critique du genre, à l’épistémologie du genre (sic) se succèdent à un rythme ininterrompue : Plus ‘on’ veut nous nous contraint à utiliser ce terme, plus il est évident que c’est un cul de sac, une fausse piste, une fake-pensée…S’il était clair, il s’imposerait de lui-même et tout ceci serait inutile. (Cf. Philosophie. Épistémologie)

Langage (Genre) (11) : Un mot ne crée pas une pensée.

Par ordre alphabétique. Langage. Genre :

Langage (Genre. À toutes les sauces) : [2014. 2015] Quelques intitulés de séminaires, colloques, appels à contrats, articles [Recherche/Université]...: «Violence de genre et communication» ; «Genre et engagement» ; «Genre, sexualité et classe dans les trajectoires d’engagement» ; «Genre, sexualité et handicaps. Quand le genre empêche de jouir» ; «Genre, psychotropes et réduction des dommages» ; «Pratiques genrées et violences entre pairs en milieu scolaire» ; «Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication» ; «Genre, Médias et Communication» ; «Genre et violences de masse» ; «Le genre entre transmission et transgression» ; «Les lois du genre» ; «Les processus de transmission et de transgression du genre» ; «Genre, migrations et emplois domestiques en France et en Italie» ; «Genres pluriels» ; «Genre et violence» ; «Genre, classe et race. Rapports sociaux et construction de l’altérité» ; «Genre et médias en France : de La Fronde à Causette» ; «Genre, temporalités, pratiques des espaces» ; «Genre et psychanalyse : la différence des sexes en question» ; «Genre et alimentation» ; «Renforcer le genre dans l’Université» ; «Genre et gestion des catastrophes naturelles» ; «Renforcer le genre dans la recherche» ; «Genre, féminisme et controverses sur la prostitution» ; «Foulard, genre et laïcité» ; «Genre et histoire des institutions internationales» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Genre et travail indépendant : Les divisions sexuées du non salariat» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «Espaces publics, genre et mobilisations actuelles au Proche Orient» ; «Le genre : politique, travail, droit et développement» ; «Police du genre» ; «Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Le vent de la pensée» ; «Gender Trouble : Lectures hispanophones de Judith Butler» ; «Le genre au cœur de la mondialisation» ; «Méthodologie en études genre» ; «La santé au travail au prisme du genre» ; «Femmes et habitat : une question de genre» ; «Histoire du genre dans les jeux» ; «Genre et utopie» ; «Théorie relationnelle du genre» ; «Peut-on changer de genre ?» ; «Démographie, genre et société» ; «Normes de genre et récits médiatiques : les violences des femmes» ; «Performances culturelles du genre» ; «Genre, Inégalités, Discriminations» ; «Le genre de l’intégration européenne» ; «Législations européennes, législations nationales et rapports de genre» ; «Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre» ; «De l’importance du genre à l’ère nucléaire» ; «Des ‘Grandes Femmes’ ? Sexe et genre en protohistoire européenne» ; «Techniques du genre et jeux de violence» ; «Genre et légitimité culturelle» ; «Genre et travail indépendant» ; «Genre, Religions et Sécularisations» ; «Genre, politique et sexualités» ; «Genre, féminismes et mobilisations collectives» ; «Des controverses en tout genre : de l’usage polémique de la notion» ; «Masculin/ Féminin: la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones» ; «Qu’est-ce que le genre ?» ; «Le genre à l'Ouest» ; «Les violences sexuelles dans Antiquité : où se joue le genre ?» ; «Violences faites aux femmes : féminisme, antiféminisme et genre» ; «Violences et rapports de genre» ; «L’usage de la ville par le genre» ; «Le handicap au croisement des identités (genre, classes sociales, ethnicité, sexualités, génération)» ; «Le genre des signatures» ; «Genre et classes populaires» ; «La sexuation des ados : genres, féminité, homophobie et port du voile» ; «Genre, personne, interlocution» ; «L’ordre de genre» ; «Dynamique du genre en Afrique» ; «Genre et excellence dans le monde académique» ; «Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire» ; «Le genre dans l'art et les structures culturelles» ; «Genre, Mobilités, Spatialités» ; «Les figures de la ‘pute’ et du ‘pédé’ : les normes de genre dans la jeunesse» ; «Ordre et désordre dans le genre» ; «Transidentités : ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations» ; «Devenir élue. Genre et carrière politique» ; «Orientation sexuelle et Identité de genre» ; «Le corps pris aux maux. Rumeurs et fantasmes sur le genre» ; «Former envers et contre le genre» ; «Sexe et Genre : de la Biologie à la Sociologie» ; «Changer le genre de la présidence dans les séries télévisées américaines» ; «Genre et travail indépendant. Les divisions sexuées du non-salariat» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Le droit et les politiques familiales dans les DOM et en Nouvelle-Calédonie au regard du genre : universalité et égalité ?» ; «Gender and Genocide in the nazi area» ; «Genre et cinéma» ; «Genre et fiction» ; «Le(s) genre(s). Définitions, modèles, épistémologie» ; «Genre : concepts et approches» ; «Ouverture féministe, musique, genre, sexualité» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre, Modèles d’affaires et médias : retours d'enquêtes» ; «Parenté, genre et sexualité» ; «Genre Égalité Politiques Sociales» ; «Genre, Climat et la Transition Juste» ; «Care, Genre et environnement» ; «Les médias et l'alimentation au prisme du genre» ; «Genre, normes et psychanalyse» ; «Femmes, genre et féminisme en Méditerranée» ; «Le genre tout terrain. Des sexualités au religieux : quelles approches anthropologiques du genre ?» ; «(Non)mixité de genre» ; «Guerre et genre. Femmes chrétiennes et femmes musulmanes pendant la guerre d'Algérie» ; «La transmission du double nom de famille : une redéfinition des normes du genre ? ; «Le genre dans les sociétés égalitaires» ; «Le genre. Du déterminisme biologique au déterminisme socioculturel ?» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «La Théorie du genre ou Le monde rêvé des anges» ; «Femmes et habitat : une question de genre ?» ; «Renforcer le genre à l’Université. Regards croisés d’expériences africaines, latino-américaines et européennes» ; «Genre et prostitution» ; «Le genre de la nation en Iran et au Tadjikistan. (Re)constructions et contestations des hétéro nationalismes» ; «Produire le genre : la construction sociale de la ménopause (France, XIXe et XXe siècles)» ; «Parenté, genre & affects à l’époque moderne : micro histoire et réseaux» ; «Rencontres du troisième genre» ; «Objets et fabrication du genre» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre en séries : cinéma, télévision, média» ; «L'égalité sous conditions : genre, parité, diversité» ; «Le genre, la ville» ; «Genre et santé» ; «Géopolitique du genre et féminismes en Asie orientale» ; «Le genre : un outil politique en Chine» ; «Quand des politiques publiques en viennent à être mises en cause à l’aune du principe d’égalité de genre - le cas des abattements pour conjoint au Japon» ; «Les normes de genre dans la presse masculine» ; «Femmes, genres et communismes» ; «Genre et politique dans la presse en France et au Canada» ; «Théories de la littérature. Système du genre et verdicts sexuels» ; «Genre en pratique» ; «Genre ou liberté. Vers une féminité repensée» ; «Genre et des rapports sociaux femmes/hommes» ; «Genre et Actions Liées à l’Égalité dans la Société» ; «Sociologie relationnelle du Genre : Personne, procréation et filiation» ; «Le genre de l'état-civil; l'infertilité, un concept utile en sciences sociales ?» ; «Le genre de la souillure dans le monde Méditerranéen antique» ; «Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s» ; «genre, personne, locution» ; «genre et méthode ethnographique» ; «Genre et jouissance» ; «Gendering Science: Women and Men Producing Knowledge» ; «Genre, didactique et FLE» ; «Genre et vieillesse depuis 1800» ; «Les catholiques et le genre. Une approche historique» ; «Le «socialisme réel» à l’épreuve du genre » ; «Scopophilia. Genre et politique du regard» ; «Des études sur le genre à l'éducation au genre» ; «Gender Crusades : Mobilizing Against Equality in Europe» ; «Femmes et hommes dans la société : une question de genre ?» ; «Genre, rapports sociaux de sexe et sexisme» ; «Genre, Révolution, Transgressions» ; «Gender and Technology: New capabilities or old, masked prejudices ? » ; «Gender in Arts Criticism» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «L’astrologie aujourd’hui en France : quel ‘genre’ de divination ?» ; «Care, genre et travail social, enjeux éthiques et politiques. Le cas de l’animation socio-culturelle ; «Genre, médias et communication» ; «La prouesse et le risque. Genre et professions ‘à risques’» ; «Genre et politique» ; «Genre et recherche» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «Décoloniser les savoirs sur le genre» ; «Le grand théâtre du genre» ; «Performance culturelle du genre ; «Dictionnaire des féministes et du genre» ; «Genre et nations partitionnées» ; «Le genre de l'état civil, entre identité personnelle et relations sociales» ; «Questions de genre. Comprendre pour dépasser les idées reçues» ; «Travailler l’Empire. Conversations et circulations genrées» ; «La Fragmentation du Gender dans l'Irak post-Invasion» ; «Pensées critiques du genre : travail, corps, nation» ; «Dynamiques du genre en Afrique» ; «La Femme nouvelle. Genre, éducation, révolution (1789-1830)» ; «Genre, féminismes et postcolonialité» ; «Espaces sexués, genrés, queer» ; «Le genre dans le monde chinois» ; «Genre et néo-orientalisme(s)» ; «Les mouvements sociaux autour de la question du genre au Pérou» ; «Croiser approches comparatistes & études de genre : le cas des masculinités» ; «Contribution à une histoire des normes de genre et de sexualité» ; «L’école à l’épreuve de la ‘théorie du genre’» : les effets d’une polémique» ; «Genre et séropositivité : les inégalités femmes-hommes face au VIH/sida» ; «Les transformations du régime du genre en Turquie» ; «Le double standard genré du vieillissement : le cas du cinéma français» ; «Pour la création d’un musée de l’histoire du genre» ; «Genre, féminisme et partis politiques» ; «La ville : quel genre , «Le genre des Lumières», «Genre et colonialité» etc., etc… (Cf. Êtres humains, Femmes, Féminisme, Hommes, Patriarcat, Sexes)
- Cf. Nicolas Boileau [1636-1711] : « Aimez-vous la muscade ? On en a mis partout. » 301

Langage. Genre. Approche « genrée » :

Langage (Genre. Approche « genrée ») (1) : 2012. 2014. Des conséquences politiques de l’emploi du « genre » : certain-es en sont réduit-es, sous l’égide de l’ONU, à « se féliciter de la prise en compte d’une approche genrée » [9/10 novembre 2012]. 302
Langage (Genre. Approche « genrée ») (2) : (30 mars) 2021. Quel apport l’expression « dimension genrée » apporte telle au débat pour constater, signifier que les personnes actuellement réfugiées en Europe sont pour l’essentiel des femmes [et des enfants] Ukrainiennes.

Langage (Genre. Domination) : 2018. Il est difficile de ne pas considérer, de ne pas admettre, de ne pas reconnaître que « domination genrée » - entendue ce jour - ne soit pas une régression politique par comparaison avec : « domination masculine ». 303
- Il en est de même de : « des violences basées sur le genre »… 304

Langage (Genre. « Comme nous disons… ») : (21 août) 2016. Lorsque Michelle Perrot présentée par France Culture, comme « historienne et militante féministe » dans le cadre d’une série d’émissions consacrées aux « nouveaux féminismes » prononce cette phrase apparemment anodine : « […] le genre, comme nous disons… » 305, elle présuppose, par l’emploi du « nous », un collectif qui serait défini par l’emploi du terme « genre ».
- Quelle place accorder alors à celles, à ceux qui récusent l’emploi du ce terme, d’emblée placé-es, sans discussion, hors de ce collectif ? Le « nous » inclusif devient, comme tous les « nous », un « nous » d’exclusion. Quant à l’évidence de cette assertion - un simple constat - elle a pour conséquence de clore les réflexions, les débats sur la valeur de ce mot et sa signification politique ; elle participe à la constitution d’une communauté (universitaire, féministe, autre ?) supposée homogène, porteuse de mêmes normes, de mêmes signifiants, de mêmes valeurs. Et elle en marque dès lors la société dans son ensemble.
Enfin, l’absence de définition, de qualification du « nous », dès lors sans limites ni frontières, permet, autorise à faire évoluer, à ouvrir, fermer, élargir, restreindre ses champs d’application, selon que de besoin. (Cf. Femmes. « Nous les femmes », Langage. Critique de « Nous », Penser. « Nous », Politique. « Nous », Sociologie. « Nous »)

Langage (Genre. Droit) : Il n’est enfin pas anodin de noter que ce terme n’existe pas en droit : il le sera sans aucun doute sous peu. (Dater, Poursuivre) (Cf. « Sciences » sociales. CNRS, Féminisme, Patriarcat, Penser, Pornographie, Sexes)
* Ajout. 1er septembre 2017. 2017. Le terme de « genre », d’« identité de genre », sont liés dans un terrifiant amalgame, dans une terrifiante confusion à : « racisme, sexisme, homophobie », puis à « handiphobe », « transphobie », à « identité sexuelle », à « prétendue race », « sexe », « identité sexuelle »…
Il a été introduit dans le droit par le décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire. (Cf. Droit, Politique. Racisme)

Langage (Genre. Égalité) : (14 novembre) 2014. Au Mali, « l’approche de Planification et la Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) consiste à utiliser les ressources, les systèmes et les processus budgétaires publics tant au niveau national que local pour financer l’égalité genre. » 306 De la bouillie pour les chats. (Cf. Politique. Égalité)

Langage. Genre (« Féminin ») : 1866. George Eliot [1819-188], dans Felix Holt, le radical, auteure de : « Elle appartenait pleinement au genre féminin, sans tendre ni vers la sainte, ni vers l’ange. » 307

Langage. Genre. Femmes :

Langage (Genre. Femmes) (1) : (29 octobre) 2017. Jérôme Garcin évoquant la critique positive d’une auditrice du Masque et la plume de Mercy, Mary, Patty, de Lola Lafon [2017], décrite par elle comme « un appel aux femmes à déserter toutes les assignations », poursuit, sans liaison : « On pourrait dire que c’est un appel à la grève du genre. » 308
Les femmes, toutes les femmes, sont ainsi devenues à elles seules, le seul genre, ou : tout le genre… (Cf. Proxénétisme. France Inter)

Langage (Genre. Femmes) (2) : (31décembre) 2017. Entendu : « le nu féminin » défini comme « un genre ». 309 (Cf. Femmes. « Féminin »)

Langage (Genre. Femmes) (3) : (21 juillet) 2018. Entendu :
« La question du genre n’est pas exclusive aux femmes »…

Langage (Genre. Féminisme) : (6 septembre) 2022. Une féministe revendique que l’école soit « genrée ». À l’écoute, je me rend mieux compte que la neutralité du terme interdit la distinction entre une école « genrée » et une école qui serait « non-genrée ».

Langage (Genre. Genèse) : 1989. Je découvre aujourd’hui [29 janvier 2015] dans mes archives, la présentation d’un colloque du CNRS [3 et 4 mars 1989] dans le cadre de l’ATP (Action Thématique programmée) : Recherche sur les Femmes et Recherches Féministes intitulé : «Sexe et genre». On y lit :
« Le colloque, premier en France en ce domaine, a pour objectif de dégager la valeur heuristique des deux concepts de sexe et de genre. Pour cela, nous avons cherché à réunir celles qui, principalement dans le cadre de l’ATP Recherches sur les femmes et recherches féministes, ont contribué à une avancée théorique incontestables. S’appuyant généralement sur des recherches empiriques et sur la construction de l’identité de genre, y compris dans le domaine de la biologie, leurs travaux permettent une comparaison des diverses problématiques et de leur pouvoir explicatif. Ils aboutissent par ailleurs à la déconstruction de grandes catégories produites par différents champs disciplinaires ainsi qu’à une critique « féministe » des sciences. »
C’est bien le CNRS qui a donc, en France, le premier, reconfiguré les « recherches sur les femmes et les recherches féministes » en deux concepts : « sexe et genre » dont il affirme qu’ils ont une « valeur heuristique ». Comment peut-on asséner, dans le cadre d’un verbiage absurde, un tel mensonge ? Enfin, les guillemets finaux à « féministes » doivent être notés à leur juste signification.
- Je dois préciser qu’en faisant état en 1986 du colloque de Toulouse, je n’ai pas alors été consciente de l’importance politique de l’ajout de ce nouveau concept, dont j’avais simplement noté l’émergence. 310 (Cf. Féminisme. Guillemets, Penser. Concepts. Déconstruire, Histoire. Archives)

Langage (Genre. « Mauvais ») : Sous couvert de « mauvais genre », les pires horreurs peuvent être - et sont - justifiées.
Et toutes les confusions intellectuelles sont légitimées.

Langage (Genre. Pape François) : (3 octobre) 2016. Le pape François, auteur de :
« […] Ce que j’ai dit regarde le mal qu’aujourd’hui on fait avec l’endoctrinement de la théorie du genre. […] » 311
Il n’y a pas de « théorie du genre », car on ne peut théoriser ce qui n’est pas un concept ; c’est l’usage du mot lui-même qui pose problème, pas sa pseudo théorisation.
- On peut, par ailleurs, noter l’usage fort politique, mais fort peu critique, que fut fait, à [l’extrême] gauche, chez nombre de féministes, par nombre de laïcs, de la position de l’église catholique, dans la mouvance de l’opposition au « mariage pour tous », pour récuser la légitimité de l’emploi du terme - du concept pour certain-es - de genre. Par moment, le débat s’approchait de : « Ils sont contre. Nous sommes pour. » Ou l’inverse. (Cf. Patriarcat. Église catholique, Penser. Binaire)

Langage (Genre. Passé, présent, futur du terme…) : « Genre masculin », « genre féminin », « genre humain », « égalité de genre »… : un apport théorique ? une avancée conceptuelle ? Une modernité ?…que d’aucun-es, certes de plus en plus rares, considèrent encore comme subversif. L’exercice s’avérant de plus en plus difficile, les chercheur-es « en genre» , lorsqu’ils/elles s’interrogent sur la pertinence du terme, en justifient le bien fondé, au nom des attaques des « conservateurs / réactionnaires ». La confusion à son comble ; la pensée féministe assassinée.

Langage. Genre. Les études de genre :

Langage (Genre. Les études de genre. Bereni Laure) : 2016. Mme Laure Bereni « sociologue, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre de l’équipe ‘Professions, réseaux, organisations’ du Centre Maurice Halbwachs », auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016), auteure de :
« […] Plus récemment, les études queer, qui sont une partie des études sur le genre, ont mis en évidence un autre aspect de cette asymétrie : le genre est aussi un système normatif . [...] » (p.182)
Et c’est ainsi qu’au sein des études dites de genre, les études et recherches dites « queer » sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’assemblée nationale. (Cf. Culture. Queer, Politique. Égalité. Égalité des chances, Penser. Pensée « Queer »)

Langage (Genre. Les études de genre. Picq Françoise) : 2016. Madame Françoise Picq, « vice-présidente de l’Association nationale des études féministes [ANEF], docteure en science politique, enseignante-chercheuse à l’université Paris Dauphine - Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales [IRISSO] », auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteure de :
« Précisons qu’il y a un débat sur la distinction entre études féministes et études de genre ». (p.155)
Et ce constat - rapide… - sera considéré comme suffisant par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. Pezeu Geneviève) : 2016. Mme Geneviève Pezeu « agrégée d’histoire, coordinatrice du livre blanc de l’ANEF sur ‘Le genre dans l’enseignement supérieur et la recherche’ (2014), coordonnatrice de recherche et formatrice à l’égalité et la citoyenneté », auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], à la question :
« Comment avez-vous réagi face à la polémique concernant la ‘théorie du genre’ ? » a répondu : « Bien évidemment, l’expression même de ‘théorie du genre’ est un concept construit par les adversaires des études de genre, de même que ‘théorie de l’évolution’ est une expression forgée par les opposants à l’évolutionnisme darwinien. Le genre n’est pas une théorie, c’est un paradigme. » (p.157)
Et cette analyse, censée être justifiée par les critique des « opposants » à « la théorie », considérée comme relevant d’une « polémique » fut considérée comme suffisante par l’Assemblée Nationale.
Dans la critique de la « théorie du genre » c’est moins la « théorie » qui pose problème que le « genre ». (Cf. Penser. Polémique, Politique. Égalité. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. Thébaud Françoise) : 2017. Françoise Thébaud, « professeure émérite de l'Université d'Avignon, codirectrice de la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, membre du LabEx ‘Écrire une histoire nouvelle de l'Europe’ et chercheuse associée à l'Institut des études Genre de l'Université de Genève », donnera, le 21 septembre 2017, une conférence grand public, intitulée : « Écrire l'histoire des femmes et du genre : un projet scientifique collectif, un parcours individuel », ainsi présentée :
« Histoire des hommes écrite par des hommes, la discipline historique a longtemps été pensée au masculin. Tissant l'individuel et le collectif, la conférence propose de retracer près d'un demi-siècle de développement d'un champ de recherches qui a peu à peu imposé le sujet Femmes puis les approches de genre. » 312
En un demi-siècle d’histoire, la recherche historiographique féministe a été effacée…

Langage (Genre. Les études de genre. Raibaud Yves) : 2016. M. Yves Raibaud, « géographe, maître de conférences et chargé de mission sur l'égalité femmes-hommes à l’université Bordeaux 3, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) », première personne auditionné par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteur de :
« Vous m’avez également interrogé sur le terme ‘genre’. Ce mot a pour moi une première utilité : il inclut les questions de lesbo-, gay-, bi- et transphobie au-delà des seules inégalités entre femmes et hommes, qui ne sont pas des catégories homogènes. » (p.139)
Et c’est ainsi qu’au sein des études et recherches dites de genre, les études et recherches dites « lesbo-, gay-, bi- et transphobe » sont considérées sans plus d’interrogations comme justifiées par une ‘délégation’ de l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité. Égalité des chances)

Langage. Genre. Sexe :

Langage (Genre. Sexe) (1) : Une fois que le terme de « genre » sera devenu hégémonique, celui de « sexes, » dans lequel il est ou amalgamé ou subsumé, disparaîtra nécessairement, la discrimination fondée sur le « sexe », par là même, et plus largement toute législation incluant ce terme.
Cette hypothèse ne légitime pas pour autant la légitimité de l’emploi de celui de «sexe». (Cf. Droit, Patriarcat, Sexes)

Langage (Genre. Sexe) (2) : 2016. 2017. Geneviève Fraisse, auteure de La sexuation du monde [Presses de Sciences-po. 2016. 200p.] et de :
« […] Sexuation, […] ça veut dire que le monde est structuré avec la question des sexes…vous pouvez l’appeler ‘genre’ si vous voulez […]. » 313 (Cf. Langage. Genre, Sexes. Fraisse Geneviève)

Langage (Genre. Sexe) (3) : (7 décembre) 2018. Frédéric Worms évoque « […] les discriminations de genre, de sexe […] » 314 (Cf. Droit. Discrimination, Sexes)

Langage (Genre. Sexe) (4) : (29 mars) 2020. Sur France Culture, un homme évoque son « changement de sexe » : la responsable de l’émission exprime ainsi ce qu’elle nomme : « passer d’un genre à l’autre ». 315 (Cf. Sexes. « Changement de sexe »)

Par ordre alphabétique. Genre. Usage :

Langage (Genre. Usage. Barma Catherine) : (9/10 avril) 2017. Catherine Barma, productrice d’émissions de télévision, notamment de celles de Laurent Ruquier, et actuellement de : « On n’est pas couché », auteure de :
« Il faut savoir mélanger les genres. » Elle poursuit par ailleurs en considérant que : « Le job des animateurs de l’émission est d’être dans l’air du temps. » 316

Langage (Genre. Usage. Bernard Catherine) : (16 août) 2017. Catherine Bernard, concernant la critique de Flush : une biographie [1933] de Virginia Woolf [1882-1941], auteure de :
« C’est une réflexion sur la liberté, une liberté très moderne, liberté des genres, liberté des individus, liberté de l’expérience physique, liberté aussi politique… » 317

Langage (Genre. Usage) (C.8) : (21 janvier) 2017. Concernant les manifestations de femmes anti-Trump dans le monde, j’entends sur la chaine C.8 un animateur déclarer :
« Trump se met tout un genre à dos. » 318

Langage (Genre. Usage. Clément Jérôme) : (16 août) 2017. Jérôme Clément, auteur de :
« Niki de Saint Phalle [1930-2002] est tout simplement un des plus grands artistes de la seconde moitié du XXème siècle, tous genres confondus. » 319 (Cf. Culture, Femmes. Artistes. Saint Phalle Niki de)

Langage (Genre. Usage. Fassin Éric) : (5 janvier) 2015. [Appelé à critiquer un livre sur la « révolution du féminin »], Éric Fassin, auteur de :
« J’ai lu ce livre avec intérêt. Il se situe, je crois, à côté des études de genre, en dehors des études de genre, et tout en parlant, et en partant des mêmes questionnements. » 320 (Cf. Femmes. « Féminin », Sociologie. Fassin Éric)

Langage (Genre. Usage. Favret-Saada) : (4 février) 2017. Jeanne Favret-Saada, auteure de : « Sans vraiment pratiquer l’œuvre de Judith Butler, nous avions tous, jusqu’ici, un préjugé favorable envers ses travaux sur le genre [assorti d’un malaise croissant devant ses positions politiques depuis le onze septembre 2001]. » 321 (Cf. Politique, Penser. Pensée. Préjugé, Ethnologie. Anthropologie)

Langage. Genre. Usage. France Culture :

Langage (Genre. Usage. France Culture) (1) : (5 août) 2017. France Culture présente dans sa « session de rattrapage » :
« Perdez-vous dans les émissions de l’été sur France Culture, rencontrez George Sand, romancière masculin-féminin qui brouille les chemins du genre […]. » 322

Langage (Genre. Usage. France Culture) (2) : (31 août) 2017. Hélène Hazera, présentée comme « femme trans » est évoquée par France Culture en ces termes :
« Elle a le chic de ne pas se laisser enfermer dans un genre. »
- Puis dans la même émission, on entend définir les « personnes trans » comme étant : « les personnes qui passe d’un genre à l’autre. » 323

Langage (Genre. Usage. France Culture) (3) : (2 septembre) 2017. France Culture présente dans sa « session de rattrapage », l’article intitulé : Agressions sexuelles. Le quotidien des femmes d’aujourd’hui au Maroc (28 août 2017), sous l’intitulé : « Les risques du genre ». 324

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (4) : (30 mars) 2018. Dialogue entre Sinziana Savani et Tewfik Hakem : Après avoir notamment évoqué dans son roman, La diagonale du désir, « le désir d’une femme qui ne sait pas exactement ce qu’elle veut »…, elle est interrogée par lui ainsi :
- « Pourquoi faut-il passer par le genre ? »
- « Par le genre ? » demande-t-elle, étonnée.
- « Pour quoi : ‘féminin’ ? » précise-t-il.
- Elle répond : « […] Parce que, en ce moment, je suis une femme […] » 325 (Cf. Femmes, Relations entre êtres humains. Dialogue)

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (5) : (6 février) 2019. Lors d’une émission de France Culture, intitulée Du sexe considéré comme un des beaux-arts, j’entends :
« Les revers du genre » ; « sous l’angle du genre » ; « naviguer entre les genres » ; « le genre sort de sa dimension éminemment ontologique et essentialiste » ; « le genre intervient et devient fascinant » ; « le genre est quelque chose de très fluctuant et de très polymorphe » ; « la question du genre et de la sexualité » ; « une écriture qui désarticule le genre » ; « une culture qui déstabilise les frontières de genre » ; « le français est une langue très genrée » ; « la science du genre »… 326 (Cf. Langage. Critique du mot : « Queer »)

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (6) : (11 février) 2019. Lors d’une émission de France Culture, intitulée « La musique a-t-elle un genre ? » reprenant le titre d’un livre consacré notamment aux femmes musiciennes [Éditions de la Sorbonne. 2019], j’entends évoquer « tous les genres de musiques ». 327

Langage (Genre) (Usage. France culture) (7) : (3 octobre) 2021. Entendu sur France Culture, dans une émission intitulée Les brouillis [« personnages qui traversent les genres et les couleurs »] ou l’identité, c’est pour les papiers, après avoir évoqué « le trouble dans le genre », il est fait référence aux « personnages et acteurs [qui] traversent le genre ».
Concernant les effets politiques de ces confusions : il s’agit, nous est-il dit d’« un trouble - des identités - qui élargit les idées. » Mais la conclusion de l’émission est claire : « On est tous né[e]s nu[e]s et tout le reste n’est qu’une question de travestissement. »
« Tout le reste » : les hommes, les femmes, le féminisme, le patriarcat… auxquels on peut ajouter aisément le racisme.

Langage (Genre. Usage. Laqueur Thomas) : 1992. Thomas Laqueur, dans La fabrique du sexe, concernant la Révolution française, par opposition à « un authentique nouveau féminisme » [?], évoque « un anti-féminisme d’un nouveau genre ». 328
À prendre - aujourd’hui - au pied de la lettre ? (Cf. Sexes. Laqueur Thomas)

Langage (Genre. Usage. Lançon Philippe) : (22 mai) 2018. Philippe Lançon, se remémorant ses années à Charlie Hebdo, avant l’attentat du 7 janvier 2015 qui l’a laissé survivant, auteur de :
« C’est bien d’être dans des endroits qui ne sont pas forcément tout à fait votre genre. Forcément, on y apprend des choses […] » 329

Langage (Genre. Usage. Mauss Marcel) : 1934. Marcel Mauss [1872-1950], dans Essais de sociologie, concernant « l’école » écrit, sans plus de réelle précision sur ce qu’il entend signifier par « genre » :
« [...] De cette école sortent des individus aussi identiques que possible des personnalités humaines du même genre […]. » 330 (Cf. Sociologie)

Langage (Genre. Usage. Mitterrand Danielle) : 1992. Danielle Mitterrand, à laquelle il était demandé si elle comptait, après l’attentat auquel elle venait d’échapper en Irak, poursuivre son voyage, répondit :
« Vous pensez que je suis le genre de fille à renoncer ? » 331

Langage. Genre. Usage. Voltaire :

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (1) : (1er juin) 1744. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Jacob Vernet [1698-1789], contestant l’historiographie dominante, écrit notamment : « […] Les historiens […] ressemblent à quelques tyrans dont ils parlent, ils sacrifient le genre humain à un seul homme. » 332
- Plus de deux siècles après, tel une pieuvre, « le genre » a perdu son « huma[nité] » et, dans son abstraction multisémique, a « sacrifi[é] » « homme[s et femmes] », au singulier et au pluriel, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, d’ici et d’ailleurs… (Cf. Penser. Pensée. Abstraction, Histoire)

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (2) : (30 août) 1755. Voltaire [1694-1778] commence sa lettre à Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] qui lui avait adressé son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes [1755], par cette phrase :
« J’ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain […]. » 333
La haine - mâtinée de jalousie ? - rend stupide. (Cf. Relations entre êtres humains. Haine. Voltaire)

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (3) : (30 septembre) 1768. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Anne-Madeleine-Louise-Charlotte-Auguste de la Tour du Pin de Saint-Julien [1730-1820], lui écrit :
« Non, Madame, mon cœur n’a pas renoncé au genre humain dont vous êtes une très aimable partie. » 334

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (4) : (24 septembre) 1771. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au comte de Chesterfield [1694-1773], le félicite de n’avoir « jamais été dans aucun genre, ni charlatan, ni dupe de charlatan […]. » 335

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (5) : (18 mai) 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Charles-Frédéric-Gabriel Christin [1741-1799], lui écrit :
« Vous rendrez service non seulement à vos esclaves [les serfs du Jura dont il défend la cause en combattant le droit de mainmorte] mais au genre humain. » 336

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (6) : (11 septembre) 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au comte d’Argental [1700-1788], écrit :
« Voilà une tracasserie d’un genre nouveau. » 337

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (7) : (19 mai) 1773. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à D’Alembert [1717-1783], lui écrit :
« (évoquant la Cour) Ce que j’éprouve des beaux messieurs de Paris de ce genre est inconcevable. Ces beaux messieurs ont bien raison de détester la philosophie qui les condamne et les méprise. » 338 (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris, Philosophie)

Langage. Genre. Violences :

Langage (Genre. Violences) (1) : 2017. « Le rapport à la violence est historiquement mobilisé pour définir les normes de genre » est la phrase introduisant la thématique de l’appel à projets 2017 de l’Institut du genre, intitulé « Violences, conflits, engagements ». On y lit aussi :
- « La violence met en jeu les identités de genre féminines et masculines car elle est outil de pouvoir, outil politique, outil légal ou pensé comme légitime par celles et ceux qui y recourent. »
- « Si la frontière bourreau/victime demeure tranchante, elle ne saurait, ni se superposer à la frontière de genre, ni englober tous les acteurs. D’une part le « guerrier », qu’il soit soldat, franc-tireur ou militant, incarnation du modèle militaro-viril est à envisager différemment selon les époques mais aussi suivant les conditions techniques de l’affrontement. D’autre part, l’on sait peu de choses des femmes actrices de la violence, ou inversement de celles et ceux qui se tiennent hors de l’affrontement, voire le contestent par refus de la violence. »
- « Comment les formes et les gestes de la violence distinguent-ils (ou non) femmes et hommes – les violences sexuelles dont les femmes sont très majoritairement les cibles, le corps à corps combattant qui est le plus souvent le fait des hommes, ou, à l’inverse, le bombardement aérien ou la chambre à gaz qui visent les deux sexes ? » 339 (Cf. Violences)

Langage (Genre. Violences) (2) : (1er mars) 2017. Lu dans Le Monde, qu’en Argentine, « en 2016, la violence de genre emportait une femme toutes les trente heures ». Cette formulation - sans cause, sans auteur, sans analyse - est accompagnée en sus de l’emploi d’un terme « genre » par ailleurs dépourvu de toute signification. Dans le même article, je lis la curieuse présentation des femmes Argentines comme étant « des fers de lance du mouvement féministe international », au nom notamment de leurs luttes contre le « féminicide », défini là encore - sans excès d’exigence intellectuelle quant aux termes employés - comme signifiant « l’assassinat de femmes pour le fait d’être femmes. » Ce qui relève bien sûr d’une évidente clarté… 340
- Et les assassinats des hommes « du fait d’être des hommes», relèveraient eux, des « droits de l’homme » ? (Cf. Langage. Sujet, Violences à l’encontre des femmes. « Féminicides »)

IX. Langage (Mots) :

Langage. Mots :

Langage (Mots) (1) : Céder sur un mot signifie que la phrase dans laquelle il s’inscrit a cessé d’avoir un sens. Et que l’on y consent.

Langage (Mots) (2) : L’usage inapproprié d’un seul mot est une scorie qui dénature une phrase. Et donc un texte, une analyse, un raisonnement, une pensée.

Langage (Mots) (3) : Dès lors qu’un mot inapproprié est introduit dans le langage courant, toute critique est sinon quasi vaine du moins, infailliblement, affaiblie.
Il importe donc de savoir lire - à temps - le dit mot.

Langage (Mots) (4) : Un mot sali ne s’en remet pas.

Langage (Mots) (5) : Il y a des mots dont le seul emploi fige la pensée.
Un exemple particulièrement signifiant : « démocratie » ; jugement valide, bien sûr aussi, pour « féminisme ». (Cf. Féminisme, Penser)

Langage (Mots) (6) : On ne peut penser avec des mots dont la polysémie, d’emblée, tue toute réflexion. La priorité, non : la nécessité est donc de repenser les termes qui empêchent de penser. (Cf. Penser)

Langage (Mots) (7) : Chaque mot est signifiant. Chaque mot doit trouver sa juste place.

Langage (Mots) (8) : « Jouer » avec les mots doit être considéré avec précaution et exigence et, surtout, doit être compris, pour en saisir la signification et, souvent, la fonction…
N.B. J’avais préalablement écrit : « Il ne faut pas jouer avec les mots. »
* Ajout. 15 mars 2019. Ménie Grégoire [1919-2014], dans Telle que je suis, écrit :
« Le jeu des mots est une des premières lois dans le langage du rêve. » 341

Langage (Mots) (9) : Jouer avec les mots, c’est aussi déstructurer une pensée, et /ou la considérer comme de peu d’importance.

Langage (Mots) (10) : Détruire le sens des mots, discréditer toute cohérence, empêcher toute logique syntaxique, est pour notre monde un objectif politique majeur.
D’où la nécessité pour chacun-e de rendre plus simple la compréhension du monde que tant s'acharnent à rendre plus complexe pour mieux cacher son injustice. (Cf. Justice)

Langage (Mots) (11) : Plus un mot est répété ; plus ‘on’ veut nous le mettre dans le crâne ; plus il faut se méfier ; plus il faut réfléchir à sa signification. Vrai aussi pour : idée, analyse…

Langage (Mots) (12) : Une antiphrase : une pensée arrêtée à mi-chemin.

Langage (Mots) (13) : Il n’y a pas de « juste mot » car il n’y a pas de juste pensée. (Cf. Penser)

Langage (Mots) (14) : Expliquer la généalogie d’un mot, d’une expression - hier, 30 juin 2019, sur France Culture : « Soft Power » - décrypter des tenants et ses aboutissants ne le rend pas pour autant moins confus, lui confère pas pour autant de signification. En revanche continuer à l‘employer perpétue sa multifonctionnalité, et donc sa confusion intrinsèque, si politiquement utile. (Cf. Penser. Expliquer)

Langage (Mots) (15) : Ils / elles pensaient disqualifier par le mot ce dont ils /elles ne pouvaient disqualifier le sens.

Langage (Mots) (16) : « Nigger » n’a pas la même signification lorsqu’employé par le Klu Klux klan et par le « Black power ». Qu’en déduire ?
Que les nouveaux mots, correspondant à des nouvelles consciences plus lucides, plus exigeantes, des sociétés se créent sur les ruines des anciens et que le processus est long et n’est pas linéaire. (Cf. Femmes. Animalisation des femmes)

Langage (Mots) (17) : (20 novembre) 2019. Entendu : « Ne me reprends pas sur les mots ! » ; « Ne nous arrêtons pas sur les mots ! »

Langage (Mots) (18) : Nous enfermer dans les mots, nous contraindre à les employer, c’est nous encastrer par la pensée dans la confusion que chacun d’entre eux incarne.

Langage (Mots) (19) : Jouer avec les mots, c’est s’ouvrir l’esprit, c’est aussi prendre les pensées à la légère.

Langage (Mots) (20) : Quand un mot de substitue à un autre - comme celui d’« ethnie » à celui de « race » [Hutu, Tutsi…] dans le Rwanda post-indépendance - sans explication ni critique, il en prolonge nécessairement les effets, crimes - qualifiés - de génocides inclus. (Cf. Politique. Animalisation du monde. Guerre. Génocide)

Par ordre alphabétique. Langage. Mots :

Langage (Mots. Aragon Louis) : 1948. Louis Aragon [1897-1982], dans Les voyageurs de l’impériale, auteur de :
« […] Chaque mot qu’il prononçait semblait toujours s’arracher du fond de lui-même, comme l’écho d’une grande expérience ou d’un fait précis. Aussi […], lui, on n’aurait pas pu l’interroger. On aurait craint de toucher à quelque chose d’intime et d’endolori. Fallait attendre que ça vînt tout seul. […] » 342

Langage (Mots. « Assassin ») : 2010. Catherine Clément, dans son autobiographie, Mémoire, se souvient de la campagne électorale présidentielle de 1972 :
« Dans un éditorial inoubliable, Françoise Giroud [1916-2003] assassina Chaban [Delmas Jacques. 1915-2000] en une phrase :‘On ne tire pas sur une ambulance’. Chaban sortit du jeu. » 343 (Cf. Femmes. Journalistes. Giroud Françoise)
- C’est sans doute prêter un grand poids à un ‘bon - et /ou mauvais - mot’.

Langage. Mots. Balzac Honoré de :

Langage (Mots. Balzac Honoré de) (1) : 1837-1843. Honoré de Balzac [1799-1850], dans les Illusions perdues, auteur de :
« Il est des mots qui, semblables aux trompettes, aux cymbales, à la grosse caisse des saltimbanques, attirent toujours le public. Les mots beauté, gloire, poésie, ont des sortilèges qui séduisent les esprits les plus grossiers. » 344

Langage (Mots. Balzac Honoré de) (2) : 1837-1843. Honoré de Balzac [1799-1850], dans les Illusions perdues, auteur de :
« Légers à la manière de flèches, les mots allaient tout à fond tout en allant vite. » 345

Langage (Mots. Balzac Honoré de) (3) : 1837-1843. Honoré de Balzac [1799-1850], dans les Illusions perdues, dans ses critiques du journalisme, évoque « la feuille spirituelle qui l’[ Lucien de Rubempré] amusait tous les jours et qui jouissait du droit de ridiculiser les rois, les évènements les plus graves, enfin de tout mettre en question par un bon mot. » 346 (Cf. Politique. Liberté de la presse. Médias)

Langage (Mots. Bernanos Georges) : 1936. Georges Bernanos [1888-1948], dans le Journal d’un curé de campagne, écrit :
« […] C’est une des plus incompréhensibles disgrâces de l’homme, qu’il doive confier ce qu’il a de plus précieux à quelque chose d’aussi instable, d’aussi plastique, hélas, que le mot. Il faudrait beaucoup de courage pour vérifier chaque fois l’instrument, l’adapter à sa propre serrure. On aime mieux prendre le premier qui tombe sous la main, forcer un peu, et si le pêne [pièce de la serrure] gêne, on n’en demande pas plus. J’admire les révolutionnaires qui se donnent tant de mal pour faire sauter des murailles à la dynamite, alors que le trousseau de clefs des gens bien-pensants leur eût fourni de quoi entre tranquillement par la porte sans réveiller personne. » 347

Langage (Mots. Brocher Victorine) : 1909. Victorine Brocher [1838-1921], dans Souvenirs d’une morte vivante. Une femme dans la Commune de 1871, écrit (avant la Commune) :
« Je sentais dans mes pensées le vide absolu des grandes phrases avec lesquelles on façonne le cerveau humain : Dieu ! Patrie ! République ! Tout cela ce ne sont que des mots creux qui ne font qu’aggraver nos misères et détruire la famille humaine ! J’ai besoin d’un autre idéal. » (Cf. Êtres humains. Cerveaux, Penser, Politique) 348

Langage (Mots. Castoriadis Cornelius) : 1979. Cornelius Castoriadis [1922-1997], dans Capitalisme moderne et révolution, auteur de :
« […] La magie des mots est ainsi utilisée pour réduire à rien la réalité des choses. » 349 (Cf. Penser, Politique)

Langage. Mots. Chateaubriand François-René de :

Langage (Mots. Chateaubriand François-René de) (1) : 1850. François-René de Chateaubriand [1768-184], dans les Mémoires d’Outre-tombe, concernant le poète Lebrun - dit Lebrun-Pindare - [1729-1807], auteur de :
« Il se fatigue à pervertir le sens des mots et à le conjoindre par des alliances monstrueuses. » 350 (Cf. Langage. Adjectifs)

Langage (Mots. Chateaubriand François-René de) (2) : 1850. François-René de Chateaubriand [1768-184], dans les Mémoires d’Outre-tombe, juge « la littérature du XVIIème siècle [...] vouée à des arrangements de mots » 351

Langage (Mots. Chomsky Noam) : 2002. Noam Chomsky, dans Le profit avant l’homme, auteur de : « Qu’énoncent les termes de l’AMI [Accord multilatéral sur l‘investissement] et que laissent-ils présager ? Que découvririons nous si l’on permettait aux faits et aux enjeux d’être présentés publiquement ? Il ne peut y voir de réponse définitive à ces questions. Elle nous resterait inaccessible même si nous disposions du texte complet du traité, de la liste détaillée des réserves introduites par les signataires et du compte rendu intégral des négociations. La raison en est que la réponse n’est pas dans les mots, mais dans les relations de pouvoir qui imposent leurs interprétations. » 352
- Elle est aussi dans les mots. (Cf. Droit, Justice, Penser, Politique, Économie)

Langage (Mots. Clément Catherine) : 2010. Catherine Clément, dans Mémoire, auteure de :
« J’ignore l’épreuve de la page blanche ; j’écris avec jubilation ; les mots ne me manquent pas. Ils viennent tout gentiment se fourrer sur les lignes, un troupeau de moutons, on dirait les moutons du générique de fin de programme d’Arte. Je les caresses, je les écarte, je les aligne, je leur fait sauter deux ou trois espacements, et les mots obéissent comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire. Comme j’ai fait les écoles, je sais les traiter. C’est comme les moutons, il faut les tondre. » 353

Langage (Mots. D’Holbach Paul Thiry) : 1775. Paul Thiry D’Holbach [1723-1789], dans Le système de la nature, auteur de :
« Les hommes ont toujours cru remédier à l’ignorance des choses en inventant des mots auxquels ils ne purent jamais attacher un vrai sens. » 354

Langage (Mots. Daniel Jean) : 1979. Jean Daniel [1920-2020], dans L’ère des ruptures, auteur de : « […] ne jamais utiliser les mêmes mots pour qualifier et décrire des situations différentes. » 355 Évident, non ? A moins que… Pas clair.

Langage (Mots. Debray Régis) : 1996. Régis Debray, auteur dans Loués soient nos seigneurs. Une éducation politique, évoque : « la graisse des mots morts empêchant d’avancer. » 356

Langage (Mots. De Gaulle Charles) : (18 juin) 1940. Charles de Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, concernant l’appel du 18 juin 1940, auteur de :
« À mesure que s’envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j’avais menée dans la cadre d’une France solide et d’une indivisible armée.
À 49 ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries. » 357 (Cf. Êtres humains. Soi)

Langage (Mots. De Gaulle-Anthonioz Geneviève) : (15 août) 2020. Mauricette Simon, membre d’ATD Quart monde, évoquant les actions politiques de Geneviève de Gaulle-Anthonioz [1920-2002] lui adresse ce suprême compliment :
« Elle comprenait tout ce qu’on souffrait ; et elle répétait - quand elle avait des réunions avec plusieurs gouvernements - elle répétait, mais pas par ses mots à elle, mais par nos mots à nous, comme on lui disait. Et ça j’ai trouvé ça très formidable. Parce qu’il y en a qui déforment les mots, et qui mettent leurs mots à eux, qui ne veulent peut être pas dire la même chose, des fois ; et, elle, elle répétait ce qu’on lui disait. » 358

Langage (Mots. Desproges Pierre) : Pierre Desproges [1939-1988] concernant notamment (mais non pas exclusivement…) Jacques Lacan [1901-1981], auteur de :
« Les mots s’enchaînent les uns aux autres sans aucune logique et sans raison apparente. » 359
- Si fréquent, notamment dans les appels d’offres en « sciences » sociales, de plus en plus illisibles, abscons, incompréhensibles, absurdes même… (Cf. Penser, « Sciences » sociales)

Langage (Mots. Dickens Charles) : 1849. Charles Dickens [1812-1870], dans David Copperfield, auteur de : « Je suis au nombre des douze sténographes qui recueillent les débats du Parlement pour un journal du matin. Tous les soirs, je prends note de prédictions qui ne s’accompliront jamais ; de profession de foi auxquelles on n’est jamais fidèle ; d’explications qui n’ont d’autre but que de mystifier le bon public. Je me vautre dans les mots. » 360 (Cf. Politique. Démocratie. Parlement)

Langage (Mots. Fielding Henry) : 1749. Henry Fielding [1707-1754], dans l’Histoire de Tom Jones, auteur de ce dialogue :
- « […] Quelle objection pouvez-vous bien avoir contre ce jeune homme ?
- Une objection fort solide, à mon avis, dit Sophie : c’est que je le hais.
- N’apprendrez-vous donc jamais à user convenablement des mots ? répondit la tante. » 361 (Cf. Relations entre êtres humains. Dialogue)

Langage (Mots. Gide André) : (15 février) 1943. André Gide [1869-1951], dans son Journal, évoquant les annonces de la radio anglaise, auteur de :
« Les mots substitués aux faits, ce travers ne serait donc pas le monopole de la France. »
Pas très clair… 362

Langage (Mots. Girard André) : 1894-1899. André Girard [1860-1942], dans - ce qui sera présenté comme son - Dictionnaire de l’anarchie [2021], auteur, concernant l’« anarchie » de : « Mais ce n’est pas l’horreur d’un mot qui étouffe le développement d’une idée. »
Sans doute, mais il en ralentit la propagation… 363 (Cf. Penser. Idée)

Langage (Mots. Godard Jean-Luc) : 1965. Dialogue du film de Jean-Luc Godard [1930-2022], Pierrot le fou :
- Jean-Paul Belmondo : « Pourquoi t’as l’air triste ? »
- Anna Karina : « Parce que tu me parles avec des mots et que moi, je te regarde avec des sentiments. »
- Jean-Paul Belmondo : « Avec toi on ne peut pas avoir de conversation. T’as jamais d’idée, toujours des sentiments. »
- Anna Karina : « C’est pas vrai, il y a des idées dans les sentiments. »
- Jean-Paul Belmondo : « Bon, on va essayer d’avoir une conversation sérieuse […] » (Cf. Culture. Cinéma, Relations entre êtres humains. Dialogue, Penser. Idées)

Langage (Mots. Goethe) : 1808. Goethe [1749-1832], dans Faust, auteur de :
« Lorsque le sens parfois s’efface, le mot s’insinue à la place. » (traduction Jean Malaplate)

Langage (Mots. Goldman Emma) : 1924. Emma Goldman [1869-1940], dans L’agonie d’une révolution. Mes deux années en Russie (1920-1921), raconte sa participation à la création en 1920 d’un Musée de la révolution ; pour ce faire, un wagon est mis à sa disposition. Elle écrit :
« Nos amis du musée nous avaient assurés que l’inscription : ‘Commission extraordinaire du Musée de la Révolution’ nous aiderait à attirer l’attention dans les gares. […] Mais dès les premiers jours, il s’avéra que l’inscription provoquait une certaine hostilité des voyageurs à notre égard. ‘Commission extraordinaire’, pour les gens, cela voulait dire Tcheka. Ils n’accordaient aucune attention aux autre mots, terrorisés qu’ils étaient par les deux premiers. » 364 Fondamentale analyse qui pourrait expliquer, dans de tous autres contextes, tant de réactions, de blocages, d’incompréhensions… (Cf. Penser. Expliquer)

Langage. Mots. Green Julien :

Langage (Mots. Green Julien) (1) : (7 février) 1931. Julien Green [1900-1998], dans son Journal, Les années faciles, auteur de :
« Les mots forment une sorte de courant qu’il faut sans cesse remonter ; qui cède à leur entrainement va droit à l’échec, car il devient impossible, après avoir longtemps abusé des mots, de leur faire dire la vérité. » 365 (Cf. Penser. Vérité)

Langage (Mots. Green Julien) (2) : (4 mars) 1943. Julien Green [1900-1998], dans son Journal, L’œil de l’ouragan, évoquant Peter E., le décrit notamment en ces termes :
« Sa parole était un peu lente, avec les hésitations d’un intellectuel qui a le respect des mots et ne vaut pas leur faire dire plus qu’ils ne peuvent. » 366

Langage (Mots. Green Julien) (3) : (26 juillet) 1956. Julien Green [1900-1998], dans une lettre à Jacques Maritain [1882-1973], lui écrit :
« Vous m’avez donné tant de choses, vous m’avez tellement aidé, sans toujours vous en rendre compte, car au-delà des mots, il y a la présence qui est bien plus éloquente que tout ce qu’on peut dire. » 367

Langage (Mots. Hayek Friedrich A.) : 1944. Friedrich A. Hayek, [1899-1992], auteur de :
« […] Le changement de sens subi par les mots n’est pas un évènement isolé. Il s’agit là d’un processus continu, d’une technique consciente ou inconsciente, employée en permanence pour diriger le peuple. Au fur et à mesure que ce processus se développe, le langage devient totalement vicié, les mots sont comme des coquilles vides, dépourvus de toute signification définie, pouvant désigner indifféremment une chose et son contraire, et employés uniquement en fonction des associations émotives qu’elles provoquent encore. » Fort juste, fondamental même...
- Ce qui n’a pas empêché F.A. Hayek d’affirmer nombre d’incohérences et d’absurdités. 368 (Cf. Économie)

Langage (Mots. Hobbes Thomas) : 1651. Hobbes [1588-1619], dans Le Léviathan, auteur de :
« La lumière de l’esprit humain est la clarté des mots, mais grâce à des définitions exactes préalablement débarrassées et lavées de toute ambiguïté. […]
Au contraire, métaphores et mots ambigus privés de sens sont comme des feux follets, et raisonner à partir d’eux c’est se perdre au milieu d’innombrables absurdités avec leurs cortèges de disputes, de ruptures et de mépris. »
- Auteur aussi de : « Ni l’erreur, ni le non-sens ne sauraient être détectés sans une parfaite compréhension des mots. » 369 (Cf. Langage. Métaphore, Penser. Idées. Claires)

Langage. Mots. Hugo Victor :

Langage (Mots. Hugo Victor) (1) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, évoquant « la fatale insurrection de juin 1848 » écrit :
« […] Et ces mots, qui veulent être des injures, gueux, canaille, ochlocratie [régime politique dans lequel la foule a le pouvoir d’imposer sa volonté], populace, constatent, hélas ! plutôt la faute de ceux qui règnent que la faute de ceux qui souffrent ; plutôt la faute des privilégiés que la faute des déshérités.
Quant à nous, ces mots-là, nous ne les prononçons jamais sans douleur et sans respect, car lorsque la philosophie sonde les faits auxquels ils correspondent, elle y trouve souvent bien des grandeurs à côté des misères. Athènes était une ochlocratie ; les gueux ont sauvé la Hollande ; la populace a plus d’une fois sauvé Rome ; et la canaille suivait Jésus-Christ.
Il n’est pas de penseur qui n’ait parfois contemplé les magnificences d’en bas. »
370 (Cf. Démocratie. Peuple, Philosophie)

Langage (Mots. Hugo Victor) (2) : 1873. Victor Hugo [1802-1885] dans Quatre-vingt-treize, écrit : « Un mot du chef, c’était la croix d’honneur de ce temps-là. » 371

Langage (Mots. Hugo Victor) (3) : 1873. Victor Hugo [1802-1885] dans Quatre-vingt-treize, concernant la Convention [21 septembre 1792-26 octobre 1795] (du moins à ses débuts), où « l’intempérance du langage était de droit », auteur de :
« Il s’est dit à cette tribune de ces vertigineuses paroles qui ont, quelque fois, à l’insu même de celui qui les prononce, l’accent fatidique des révolutions, et à la suite desquelles les faits matériels paraissent avoir brusquement on ne sait quoi de mécontent et de passionné, comme s’ils avaient mal pris les choses qu’on vient d’entendre ; ce qui se passe se passe semble courroucé de ce qui se dit ; les catastrophes deviennent furieuses et comme exaspérées par les paroles des hommes. Ainsi une voix dans la montagne suffit pour détacher l’avalanche. Un mot de trop peut être suivi d’un écroulement. Si l’on n’avait pas parlé, cela ne serait pas arrivé. On dirait parfois que les évènements sont irascibles. » 372 (Cf. Politique. Révolte. Révolution)

Langage (Mots. Hugo Victor) (4) : (14 novembre) 2020. Entendu, cité sur France Culture, par Régis Debray :
« Le mot, cette force qui va » de Victor Hugo (sans source).

Langage (Mots. Hobsbawm Eric) : 2000. Eric Hobsbawm [1917-2012], dans L’ère des révolutions, auteur de :
« Les mots sont des témoins qui parlent souvent mieux que les documents. » 373

Langage (Mots. Kollontaï Alexandra) : 1934. Aragon [1897-1922], dans Les cloches de Bâle met dans la bouche de Catherine qui assiste, le 3 décembre 1911, à l’enterrement de Paul et Laura Lafargue « la fascination qu’exerçait Alexandre Kollontaï sur son auditoire. » :
« Ces mots étaient pour elle un alcool véritable. Ce n’était pas un rêve, il y avait là une femme qui parlait en leur nom. » 374 (Cf. Femmes. Remarquables. Lafargue Laura)

Langage (Mots. Léautaud Paul) : 1907. 1944. Paul Léautaud [1872-1956], dans son Journal littéraire, écrit :
- le 8 septembre 1907 : « Est-ce assez bêtes ces grands mots ! »
- le 23 septembre 1907 : « Personne ne sait mieux que moi qu’on écrit toujours plus de mots qu’il n’en faut. »
- le 1er février 1944, évoquant notamment Sainte-Beuve [1804-1864] « et ses correspondants » : « Jamais un mot soudain, un pétillement, une légèreté, etc.. » 375

Langage (Mots. Lénine) : Lénine (du moins attribué à Lénine), auteur du si pertinent :
« Faites leur avaler le mot, vous leur ferez avaler la chose. »

Langage (Mots. London Jack) : 1900. Jack London [1876-1916], dans Martin Eden, auteur de : « Il rougit et son front se mouilla.
- Je sais : je parle argot, je dis des tas de mots que vous ne comprenez pas. Mais voilà... Ce sont les seuls mots que je sache prononcer, en somme. Dans mon cerveau, j’ai bien d’autres mots, des mots ramassés dans les livres, mais comme je ne sais pas les prononcer, je ne m’en sers pas. » 376 (Cf. Corps. Cerveaux)

Langage. Mots. London Arthur :

Langage (Mots. London Arthur) (1) : 1969. Arthur London [1915-1986], dans L’aveu. Dans l’engrenage du procès de Prague, auteur de :
« Et l’autre profite de tout, de votre lassitude, de vos inattentions, de vos distractions. De votre ignorance. De votre bonne foi.
Je me bats parfois un jour entier sur un mot ; des jours et des nuits sur une phrase. » 377 (Cf. Justice. Aveu)

Langage (Mots. London Arthur) (2) : 1969. Arthur London [1915-1986], dans L’aveu. Dans l’engrenage du procès de Prague, auteur de :
« Cet acharnement, cette obstination ont quelque chose de confondant. Jamais je n’aurais pu imaginer que, si longtemps, avec tant de méticulosité, quelqu’un pourrait se livrer à un tel travail de fourmi sur des formulations. Kohoutek retape la texte à la machine, fragment par fragment, m’extorquant à chaque nouvelle mouture ma signature. De retouche en retouche, d’extrait en extrait, de formulation en formulation, le sens s’éloigne de plus en plus de l’original, tout en conservant avec lui un certain air de famille. Mais cela m’échappe. Tout ce travail a un but, sans doute, de faire que cela m’échappe, que les mots cessent de m’appartenir, que la description de mes actes, la définition de mes pensées deviennent peu à peu extérieurs à moi. […] » 378 (Cf. Êtres humains, Penser)

Langage (Mots. Macron Emmanuel) : (21 septembre) 2017. Emmanuel Macron, après avoir dénoncé les risques de « la stérilisation de la parole politique », auteur de :
« les seuls qui finissent par parler avec des mots normaux, ce sont les extrêmes. » 379 Un aveu ? (Cf. Hommes « Politiques ». Macron Emmanuel, Penser. Pensée. Binaire)
* Ajout. 12 mars 2018. (11 mai) 1763. Voltaire écrit à Étienne-Noël Damilaville [1723-1768] : « Faut-il donc en France être oppresseur ou opprimé, et n’y a-t-il pas un état mitoyen ? » 380

Langage (Mots. Marker Chris) : 1957. Chris Marker [1921-2012] auteur de :
« Les mots peuvent faire dire tout ce qu’on veut aux images. » 381 Et vice versa.
* Ajout. 18 octobre) 2017. Lu, ce jour, sur Le Canard enchaîné, cette analyse plus complexe :
« Pour comprendre cela [Il s’agit des « famines dans le monde »], il faut tout reprendre depuis le début. Se détacher de la violence des images, pour s’attacher à décrypter les faits. » 382
Et alors aller d’emblée à l’analyse de l’analyse qui seule donne sens et aux idées et aux faits. La question première devient alors est celle de savoir quelle est la pertinence de ladite analyse, et donc celle des critères de jugement mis en œuvre. (Cf. Hommes. Remarquables. Marker Chris, Penser, Histoire. Marker Chris)

Langage. Mots. Mélenchon Jean-Luc :

Langage (Mots. Mélenchon Jean-Luc) (1) : (17 avril) 2020. Jean-Luc Mélenchon, concernant le terme de ‘nationalisation’, auteur de : « Pourquoi se faire peur avec des mots ? » (Cf. Économie. Nationalisation)

Langage (Mots. Mélenchon Jean-Luc) (2) : (29 août) 2022. Jean-Luc Mélenchon, auteur de :
« Il faut cesser de ne pas prendre au sérieux les mots qu’on utilise. »

Langage (Mots. Mercier Louis Sébastien) : Louis Sébastien Mercier [1740-1814], auteur de :
« Ne pas céder à l’ivresse des mots qui tuent. » 383

Langage (Mots. Merleau-Ponty Maurice) : 1958. Maurice Merleau-Ponty [1908-1961], auteur de : « Les hommes seraient bien malheureux s’ils regardaient en face les mots dont ils se servent. » 384

Langage (Mots. Mirabeau) : (16 juillet) 1789. Mirabeau [1759-1791], dans sa Réponse à Mounier sur le droit qu’à l’Assemblée de juger les ministres’, évoqua, critiqua si pertinemment : « la facilité de l’esprit humain à prendre des mots pour des choses, des formules pour des arguments, et à se routiner (sic) vers un certain nombre d’idées, sans revenir jamais à examiner l’intelligible définition qu’il a prise pour un axiome. » 385

Langage (Mots. Nietzsche Friedrich) : 1901. Friedrich Nietzsche [1844-1900], dans La volonté de puissance, auteur de :
«
Au point où commence notre ignorance et au-delà duquel nous en voyons plus, nous plaçons un mot : par exemple, le mot ‘moi’, le mot ‘faire’, le mot ‘souffrir’ - ce sont peut-être les lignes d’horizon de notre connaissance, ce ne sont pas des ‘vérités’ ». 386 (Cf. Penser. Vérité)

Langage. Mots. Ockrent Christine :

Langage (Mots. Ockrent Christine) (1) : (7 octobre) 2018. Christine Ockrent, dans L’esprit public, sur France Culture, auteure de :
«
Nous aimons tous les mots, mais ce ne sont que des mots. » 387
* Ajout. 28 octobre 2018. Même mois, même émission, auteure de :
« En France, on connait l’escalade des mots. » 388 (Cf. Femmes. Journalistes. Ockrent Christine)

Langage (Mots. Ockrent Christine) (2) : (1er novembre) 2020. Christine Ockrent, dans L’esprit public, sur France Culture, critique « ce travers que nous cultivons tous, l’obsession des mots ». 389

Langage (Mots. Renard Jules) : 1902. Jules Renard [1864-1910], dans son Journal, auteur de : « Les mots ne doivent être que le vêtement, sur mesures, de la pensée. » 390

Langage (Mots. Retz Cardinal de) : 1717. Le Cardinal de Retz [1613-1679], dans ses Mémoires, auteur de :
« […] On s’engage souvent plus par un mot que par une chose ; et cette réflexion m’a obligé de me dire à moi-même, plus d’une fois, que l’on ne peut assez peser les moindres mots dans les plus grandes affaires. » 391
- Dans les ‘petites’ aussi, ce qu’il pense aussi, je crois, d’ailleurs. Plus justement, la distinction était, le concernant, hors hypothèse…

Langage (Mots. Rivière Jacques) : (25 mai) 1916. Jacques Rivière [1886-1925], prisonnier en Allemagne, auteur de :
« Je ne veux pas avoir jamais à me dire que je me suis payé de mots. » 392

Langage (Mots. Rousseau Jean-Jacques) : 1762. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Émile ou de l’éducation, auteur de :
« Sitôt que l’on accoutume les gens à dire des mots sans les entendre, il est facile après cela de leur faire dire tout ce qu’on veut. » 393

Langage (Mots. Roy Jules) : 1989. Jules Roy [1907-2000], dans Mémoires barbares, auteur de : « Un mot n’a de signification qui suivant la façon dont il est dit, l’intonation qu’on lui prête, le regard qui s’y ajoute, les sous-entendus qui s’y glissent. » 394

Langage. Mots. Saint-Just :

Langage (Mots. Saint-Just) (1) : Louis-Antoine de Saint Just [1767-1794], auteur de :
« […] Je n’aime point les mots nouveaux. Je ne connais que le juste et l’injuste. Ces mots sont entendus par toutes les consciences. Il faut ramener toutes les définitions à la conscience. […] » 395 (Êtres humains. Conscience, Penser. Morale)

Langage (Mots. Saint-Just) (2) : (19 mai) 1852. Jules Michelet [1798-1874], dans son Journal évoque « le beau et terrible Saint-Just [1767-1794], dont chaque mot tombait comme un mot du destin. » 396

Langage (Mots. Salvador Henri) : (24 septembre) 2022. Henri Salvador [1917-2018], auteur de : « J’adore ensorceler les gens avec des mots. » 397 (Cf. Penser)

Langage. Mots. Sand George :

Langage (Mots. Sand George) (1) : (31 juillet) 1868. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Gustave Flaubert [1821-1880], auteure de :
« Avec un mot de plus ou de moins, on peut donner le coup de fouet sans blessure, quand la main est douce dans la force. » 398 (Cf. Violences)

Langage (Mots. Sand George) (2) : (8 octobre) 1875. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Édouard Charton [1807-1898], auteure de :
« Par mots tous faits, j’entends les locutions qui servent à exprimer une idée sans que l’auteur se donne la peine de lui donner une forme venant de lui : rompre les chiens, attraper les mouches avec du vinaigre, casser les vitres, etc., etc. » 399

Langage (Mots. Scott C. James) : (9 juillet) 2019. James C. Scott, « professeur de sciences politiques et d’ethnologie à Yale », avant de partir en 1971 deux ans vivre avec des riziculteurs de Malaisie, auteur de :
« Je ne voulais pas me laisser intoxiquer par mes propres mots. » 400 (Cf. Penser, « Sciences » sociales)

Langage (Mots. September Dulcie) : Dulcie September [1935-assassinée en 1988], auteure de : « […] Les mots ne suffisent plus. Vous devez agir. » 401 (Cf. Femmes. Remarquables. September Dulcie)

Langage. Mots. Staël Germaine de :

Langage (Mots. Staël Germaine de) (1) : 1813. Germaine de Staël [1766-1817], dans De l’Allemagne, auteure de :
« Les mots [...] sont esclaves et libres, soumis à la discipline de la syntaxe, et tous puissants par leur signification naturelle. […]
Tout a passé par les mots et tout s’y retrouve quand on sait les examiner. […] » 402 (Cf. Penser)

Langage (Mots. Staël Germaine de) (2) : 1813. Germaine de Staël [1766-1817], dans De l’Allemagne, auteure de :
« Les disputes de mots sont toujours des disputes de choses ; car tous les gens de bonne foi conviennent qu’ils ne tiennent à tel ou tel mot que par préférence pour telle ou telle idée : Comment les expressions habituellement employées dans les rapports les plus vulgaires pourraient-elles inspirer des sentiments généreux ? En prononçant les mots d’intérêt et d’utilité réveillera-t-on les mêmes pensées dans notre cœur qu’en nous adjurant au nom du dévouement et de la vertu ?» 403 (Cf. Penser. Morale, Économie)

Langage (Mots. Staël Germaine de) (3) : 1818. Germaine de Staël [1766-1817], dans les Considérations sur la révolution française [édition posthume], auteure de :
« Mais vaut-il la peine de raisonner, quand tout le but des adversaires est d’avoir des mots pour cacher leur pensée ?» Il suffit de ne pas raisonner sur les fondements de ses mots de ses ‘adversaires’ ; sinon, c’est ne pas raisonner et les légitimer. » 404 (Cf. Penser)

Langage. Mots. Steinbeck John :

Langage (Mots. Steinbeck John) (1) : 1936. John Steinbeck [1902-1968], dans En un combat douteux, auteur de :
« Tout de même, lorsqu’on traduit se pensée en mots, elle en devient plus claire, que quelqu’un écoute ou non. » 405 (Cf. Penser)

Langage (Mots. Steinbeck John) (2) : 1936. John Steinbeck [1902-1968], dans En un combat douteux, auteur de :
« - Ce n’est rien de religieux, protesta Jim. Je n’ai rien à faire de la religion.
- Non, je le sais, mais ne vous laissez pas influencer par le sens absolu des mots. » 406

Langage (Mots. Steinbeck John) (3) : 1936. John Steinbeck [1902-1968], dans En un combat douteux, auteur de :
« - Vous accordez trop d’importance aux mots, Doc. Vous construisez des pièges de mots dont vous êtes la première victime. Vous ne m’y prendrez pas. Vos mots ne signifient rien pour moi. Je sais ce que je fais. » 407

Langage. Mots. Székely János :

Langage (Mots. Székely János) (1) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« - Si je voulais remercier, il haussait les épaules.
- Ce n’est rien disait-il. Nous sommes des prolos, il faut nous entraider et voilà tout.
Cette abréviation populaire du mot ‘prolétaire’ est la première locution étrangère que j’aie apprise. J’en ignorais encore le sens, mais, à mes yeux, c‘était le mot le plus magnifique de toutes les langues. Car il signifiait qu’Élemer me considérait comme son égal et que, moi, j’appartenais à un monde, quel qu’il soit. » 408

Langage (Mots. Székely János) (2) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« Ce n’était pas une lettre, mais une carte postale. Elle venait de Paris et représentais, je m’en souviens, l’Arc de triomphe de Paris. Patsy n’écrivait que quelques mots : mais ce que je lus entre les lignes aurait noirci des centaines de cartes postales. » 409

Langage (Mots. Székely János) (3) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« J’avalais ces aliments comme je l’aurais fait de remèdes salutaires et je me disais d’un cœur reconnaissant : quel bonheur que cela fasse plaisir par la même occasion !
J’agissais de même avec la nourriture de l’esprit. Je me gorgeais de mots anglais comme de fromage de tête. Chacun de ces mots représentait pour moi un tout petit morceau de l’Amérique, et je me disais d’un cœur reconnaissant : quel bonheur que cela fasse plaisir par la même occasion !
» 410

Langage (Mots. Székely János) (4) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« Ce furent là des journées étouffantes. Des mots refoulés se cachaient dans tous les coins, lorsque je me tournais et me retournais dans le noir, incapable de dormir, ils prenaient leur envol comme des chauves-souris. » 411

Langage (Mots. Székely János) (5) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« […] Petits perroquets, pensais-je avec rancune, en remarquant comme ils s’étaient appropriés notre jargon intime, lentement élaboré, où chaque combinaison de mots, chaque allusion, chaque tour plaisant avait sa petite histoire. Nous ‘les anciens’, nous avions joué la sage-femme à la naissance de chaque formule, mais ces nouveaux-venus les avaient héritées ne pleine croissance, ridées, vieillies. Je les traitais d’intrus, d’usurpateurs, tout comme l’avaient fait, à mon égard, trois ans plus tôt, les garçons d’alors. » 412

Langage (Mots. Székely János) (6) : 1946. János Székely [1901-1958], dans L’enfant du Danube, auteur de :
« Un fusible avait sauté tout à coup, produisant un court-circuit dans mon âme : dans l’obscurité il s’était passé une chose qu’on ne peut éclairer par des mots. » 413

Langage. Mots. Taine Hippolyte :

Langage (Mots. Taine Hippolyte) (1) : (11 décembre) 1851. Hippolyte Taine [1828-1893], dans une lettre à Lucien-Anatole Prévost-Paradol [1829-1870], auteur de :
« Ici, mon ami, je ne vois personne. Dans les conversations, j’entends des mots, et j’en prononce, mais ce n’est qu’un échange de sons. » 414

Langage (Mots. Taine Hippolyte) (2) : 1876. Hippolyte Taine [1828-1893], dans Les origines de la France contemporaine, auteur de :
« Aujourd’hui, nous préférons l’éloquence précise des choses à l’éloquence lâche des mots », tandis qu’il récuse les « mots grandioses et vagues » des Jacobins. 415 (Cf. Penser, Éloquence, Histoire. Taine Hippolyte)

Langage (Mots. Taine Hippolyte) (3) : 1876. Hippolyte Taine [1828-1893], dans Les origines de la France contemporaine, auteur de :
« Parce qu’ils manient des mots, ils s’imaginent qu’ils possèdent des idées, ce qui leur ôte l’envie de les acquérir. » 416 (Cf. Penser. Idées. Réfléchir)

Langage (Mots. Tourret Louise) : (5 août) 2019. Sur France Culture, Louise Tourret présentant les « thèmes » des 90 livres de Marie-Aude Murail nomme : « la violence, la sexualité, la famille dans tous ses états, la maladie, la folie et la mort, la politique… ». 417
Certes, il ne s’agit que de nommer des thèmes (abordés par l’auteure), mais néanmoins, comment, sur les seuls fondements de ces mots, chacun au singulier, alignés les uns après les autres, dans une pseudo équivalence, peut-on réfléchir ? (Cf. Penser)

Langage (Mot. Valls Manuel) : (21 janvier) 2015. Manuel Valls (premier ministre), [après avoir employé et avoir été critiqué pour avoir employé l’expression d’« apartheid territorial, social, ethnique » concernant certains « territoires », certaines « personnes pauvres », certaines « populations pauvres aux mêmes origines » en France], auteur de :
« Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir. Moi j’utilise les mêmes, avec constance et cohérence depuis près d’une dizaine d’année. Peu importe les mots. Ce qui compte c’est d’agir. » 418
Terrifiant (et stupide) car lorsqu’il évoque : « les mots », c’est bien la pensée dont ils sont les révélateurs qu’il signifie ; c’est donc considérer que l’on pourrait, [qu’il faudrait pouvoir] agir sans penser; et qu’il agit sur ces fondements depuis près de dix ans ! (Cf. Hommes. « Politiques ». Valls Manuel, Penser)

Langage (Mots. Vaubourg Marie) : 1976. Marie Vaubourg, dans Silence… on crie, auteure de : « Nous nous taisions à grand renfort de mots vides. » 419

Par ordre chronologique. Langage. Mots. Voltaire :

Langage (Mots. Voltaire) (1) : (15 novembre) 1735. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Jean-Baptiste-Nicolas de Formont [1694-1758], auteur de :
« Je sais que l’essence d’un jésuite est d’être mauvais philosophe ; ce sont des gens à qui on dicte, à l’âge de quinze ou vingt ans, des mots qu’ils prennent ensuite pour des idées. » 420

Langage (Mots. Voltaire) (2) : (2 mai) 1739. Voltaire [1694-1778], écrit à Helvétius [1715-1771] (en anglais) : « […] Les hommes ont besoin de mots. Donnez-leur des mots si vous ne pouvez faire mieux. » 421

Langage (Mots. Voltaire) (3) : (septembre) 1739. Voltaire [1694-1778] écrit à Frédéric, prince héritier de Prusse [1712-1786], évoque une « calomnie » le concernant et poursuit :
« Votre altesse royale sait ce que c’est que le pouvoir despotique et elle n’en abusera jamais, mais elle voit quel est l’état d’un homme qu’un seul mot peut perdre. C’est continuellement ma situation. […] » 422

Langage (Mots. Voltaire) (4) : (20 juin) 1741. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Helvétius [1715-1771], lui écrit : « Un mot mis hors sa place gâte la plus belle pensée. »
Et, en note, il est précisé qu’il s’agit d’un « écho d’un vers de Boileau [1636-1711] fort admiré par Voltaire » :
« D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir. [Arts poétiques, I. 132] » 423

Langage (Mots. Voltaire) (5) : (29 janvier) 1758. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à D’Alembert [1717-1783], lui fait part de sa critique de certains articles de l’Encyclopédie :
« Bannissez la morale triviale dont on enfle certains articles. Le lecteur veut savoir les différentes acceptions d’un mot et déteste un fade lieu commun sur ce mot. » 424

Langage (Mots. Voltaire) (6) : (6 février) 1763. Voltaire [1694-1778], dans une lettre au comte [1700-1788] et à la comtesse [1703-1774] d’Argental, auteur de :
« En un mot, j’ai tourné les choses de manière que sans blesser la vérité, j’ai tâché de ne déplaire à personne. » À ne pas prendre au pied de la lettre ! 425 (Cf. Penser. Vérité, Voltaire)

Langage (Mots. Voltaire) (7) : (26 avril) 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Condorcet [1743-1794], lui écrit :
« Vous savez qu’un mot impropre gâte la plus belle pensée, et qu’une seule idée qui n’est pas à sa place rend tout discours ridicule. » 426 (Cf. Penser. Idées)

Langage (Mots. Weil Simone) : 1937. Simone Weil [1909-1943], dans un texte intitulé Ne recommençons pas la Guerre de Troie (Pouvoir des mots), écrit cette analyse éblouissante :
« […] Si nous saisissons, pour essayer de le serrer, un de ces mots tout gonflés de sang et de larmes, nous le trouvons sans contenu.
Les mots qui ont un contenu ne sont pas meurtriers. Si parfois l’un d’eux est mêlé à une effusion de sang, c’est plutôt par accident que par fatalité, et il s’agit alors d’une action limitée et efficace.
Mais qu’on donne des majuscules à des mots vides de signification, pour peu que les circonstances y poussent, les hommes verseront des flots de sang, amoncelleront ruines sur ruines en répétant ces mots, sans pouvoir jamais obtenir effectivement quelque chose qui leur corresponde ; rien de réel ne peut jamais leur correspondre, puisqu’ils ne veulent rien dire.
Le succès se définit alors exclusivement par l’écrasement de groupes d’hommes qui se réclament de mots ennemis ; car c’est encore là un caractère de ces mots, qu’ils vivent par couples antagonistes.
Bien entendu, ce n’est pas toujours par eux-mêmes que de tels mots sont vides de sens ; certains d’entre eux en auraient un, si on prenait la peine de les définir convenablement.
Mais un mot ainsi défini perd sa majuscule, il ne peut plus servir de drapeau ni tenir sa place dans le cliquetis des mots d’ordre ennemis ; il n’est plus qu’une référence pour aider à saisir une réalité concrète ou un objectif concret, ou une méthode d’action.
Éclaircir les notions, les mots congénitalement vides, définir l’usage des autres par des analyses précises, c’est là, si étrange que cela puisse paraître, un travail qui pourrait
préserver des existences humaines.
Ce travail, notre époque y semble à peu près inapte.
[…] » 427
N.B. Penser à moderniser avec Féminisme, Genre, Sexes, Sexualité… (Cf. Langage, Penser. Pensée. Binaire, Politique. Guerre, Histoire)

Langage. Mots. (Wittgenstein Ludwig) : (11 janvier) Années 1930. Ludwig Wittgenstein [1889-1951] à son frère Paul :
« Cher Paul, Premièrement, je voudrais te remercier du fond du cœur pour la quantité de chocolat. On va devoir bientôt te mettre sous tutelle. – Deuxièmement, en ce qui concerne les mots convenables et inconvenants, je ne peux que répéter ce que je disais récemment : l’emploi d’un mot exprime l’attitude que nous avons à l’égard de ce mot. Prends par exemple les trois mots ’chiottes’ [scheisshaüsel], ‘cabinets’ [abort], et ‘petit coin’ [gewisser ort]. Si tu emploies le premier, c’est que tu n’es pas le moins du monde gêné à l’idée de tout ce qui se passe de tout à fait dégoûtant dans cette pièce. Le deuxième mot est purement factuel. En l’employant, tu montres que tu parles de la chose de façon tout à fait abstraire, pour ainsi dire scientifique. Enfin, la troisième expression est même une périphrase et son usage montre que l’on préférerait de loin ne pas parler de la chose. Bref il est clair qu’on associe les trois expressions à des catégories de représentations différentes. » 428

Langage. Mots. Zola Émile :

Langage (Mots. Zola Émile) (1) : (26 avril) 1882. Émile Zola [1840-1902], dans une lettre à Henry Fouquier [1838-1901], auteur de :
« Ce sont les états d’âme qui font la vérité des mots. » 429

Langage (Mots. Zola Émile) (2) : 1886. Émile Zola [1840-1902], dans L’Oeuvre, auteur de :
« On en arrivait aux mots abominables, la grande élégance, mêmes pour les natures les plus distinguées, étant de rivaliser d’ordures. » 430

X. Langage. Mots (Critique de mots) :

Par ordre alphabétique. Langage. Mots. Critique de mots :

Langage (Mots. Critique de : « Affaire ») : Le mot « affaire » est un terme très utile : il cautionne en effet toutes les confusions entre les crimes et les délits, les auteur-es et les victimes, ainsi qu’avec leur traitement par la presse, la justice, la police, l’opinion dite publique…
Puis, dès lors que l’équivalence de tout avec tout étant acquis et que rien n’a plus de sens, on peut lire (en sus de l’emploi de ce terme dans cet Abécédaire) : « Affaire du barbecue : 20 ans de prison » 431 ; « Une affaire de viol collectif se règle sur internet » 432 ; un footballeur « cité dans une affaire de prostitution de mineure » 433 ; un policier cité par Samira Bellil concernant l’homme qui l’avait battue, violée, torturée : « Il a déjà une affaire de prostitution sur le dos » 434
En 2012, un ’économiste’ déclarait : « L’affaire Grecque est très inquiétante » 435, tandis qu’un diplomate évoquait, en 2017, sans plus de précision, « l’affaire Palestinienne ». 436
* Ajout. 4 avril 2013. 2013. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, qualifie l’aveu de Jérôme Cahuzac (de ses mensonges au parlement, au gouvernement et au président de la République) d’« affaire individuelle ». 437
* Ajout. 23 juin 2014. Lu dans Le Figaro :
« En cédant la couronne à son fils Felipe, jeudi dernier, le roi [d’Espagne] lui transmettait en même temps le caractère ‘inviolable’ [juridiquement irresponsable] que la Constitution confère au chef de l'État. Il devenait pour sa part un simple justiciable. Que l'on sache, Juan Carlos n'a commis aucun crime. Mais des affaires privées pourraient l’inquiéter [dont deux demandes de reconnaissance de paternité]. » 438
* Ajout. 17 avril 2016. 1997. Lu dans le livre d’Élisabeth Guigou, Être femme en politique [1997], ceci :
« La seule femme élue dont le nom soit apparu dans une affaire de sang et de corruption - mais elle était victime et en est morte - est Yann Piat […]. » (Cf. Femmes. « Politiques ». Piat Yann, Politique. Corruption) 439
* Ajout. 19 novembre 2016. 2016. Entendu sur France Culture, concernant Chantal Ackermann : « [avoir] affaire à la déportation, à la shoah ». 440
* Ajout. 3 septembre 2017. 2005. Éric Hobsbawm [1917-2012], dans son Autobiographie. Franc-tireur, auteur de :
« À l’heure où les affaires de l’humanité sont gérées selon les critères de technocrates chargés de ‘résoudre les problème’ […]. » 441
* Ajout. 22 octobre 2017. 2017. Lu dans Le Figaro :
« Roman Polanski est aujourd'hui encore empêtré dans les affaires. » 442 :
* Ajout. 18 mai 2018. (11 décembre) 1773. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à François-Louis-Claude Marin [1721-1809], lui écrit :
« J’espère pour ma consolation que cette maudite affaire finira bientôt. J’entends la maudite affaire de Beaumarchais [1732-1799], car il y a mille autres affaires dans ce monde. » 443
* Ajout. 21 juillet 2018. 2018. Nicole Belloubet, ministre de la justice, a, ce jour, à l’Assemblé Nationale, qualifié d’« affaire individuelle » les accusations portées à l’encontre d’Alexandre Benalla… et de beaucoup d’autres…. 444 (Cf. Justice)
* Ajout. 28 octobre 2020. Entendu, ce jour, sur France Culture évoquer « les affaires de pédophilie qui ont frappé le diocèse de Boston ».
Au lieu et place, par exemple, de : Pendant des dizaines et des dizaines d’années, des prêtres, à Boston comme dans le monde entier, ont notamment violé dans la plus totale impunité des milliers et des milliers d’enfants dont ils étaient censés, avec la totale confiance des parents, être responsables de la formation, pas uniquement religieuse, etc, etc… (Cf. Violences)
* Ajout. 8 avril 2021. 1979. Jean Daniel [1920-2020], dans L’ère des ruptures, concernant les relations entre le parti communiste et le nouvel observateur auteur de :
« La guerre durera deux ans à l’occasion de deux évènements qui nous dépasseront de beaucoup (?) : l’affaire Soljenitsyne et l'affaire du Portugal [dite ‘la révolution des œillets’. 25 avril 1974] » 445
* Ajout. 19 octobre 2021. Entendu, ce jour sur France Culture, dans Les chemins de la philosophie : « L’affaire France Télécoms a connu une vague de suicides. » (Cf. Langage. Sujet, Philosophie)
* Ajout. 7 août 2022. Entendu, ce jour sur France Culture, dans l’émission Questions d’Islam - Le statut de la femme dans le discours islamiste -, concernant Tariq Ramadan : « Jusqu’à l’éclatement de son affaire ». (Plusieurs accusations de viols)

Langage (Mots. Critique de : « Arme par destination ») : Une « arme par destination » : un couteau, une voiture, une tarte à la crème, une main, une caméra, un sexe… (Cf. Politique. État. Répression, Sexes, Violences)

Langage (Mots. Critique de : « Assumer ») : Lu un commentaire du Figaro concernant Emmanuel Macron :
« ‘J’assume' nous dit-il. Autrement dit :‘je vous emm..., je fais ce que je veux !’ ». 446 (Cf. Hommes. « Politiques ». Emmanuel Macron)

Langage (Mots. Critique de : « Bagarre ») : 1968. Entendu Jean Vilar [1912-1971] évoquer les « bagarres entre la police et les manifestants ». 447 Non. C’est poser à niveau égal les manifestant-es (en règle générale désarmé-es) et les forces de police, elles armées ou étant habilitées à l’être. C’est nier le pouvoir, c’est nier l’État. C’est donc les cautionner.

Langage (Mots. Critique de : « Bonniche ») : À l’écoute du mot « bonniche », je me rends mieux compte que l’emploi d’un seul terme qui inscrit la permanence d’un monde, re-justifie le monde dont il est issu et le re-légitime. (Cf. Femmes. Bonnes à tout faire […])

Langage (Mots. Critique de : « Ça ») : Tout « ça » - concernant des personnes - est mépris, déni, ou insignifiance.
N.B. Ne concerne donc pas le « ça » en psychanalyse, et notamment pas Le livre du ça [1923] de Georg Groddeck. [1866-1943].
* Ajout. 3 mai 2017. 2017. Emmanuel Macron, auteur de :
« Le PS et LR, aujourd’hui, ça fait 25 %. » 448 (Cf. Hommes. « Politiques ». Macron Emmanuel, Politique. Mépris, Psychanalyse. Groddeck Goerg)
* Ajout. 8 mai 2017. 1980. Frederick Leboyer [1918-2017], gynécologue, auteur de :
« Hélas, c’est une idée solide, un postulat bien ancré, qu’un nouveau-né, ‘ça’ ne sent rien’, ‘ça’ n’entend pas, ‘ça’ ne voit pas. Comment, ‘cela’ pourrait avoir du chagrin ? « Ça » crie, ‘ça’ hurle, un point, c’est tout. En somme, c’est un objet. » 449 (Cf. Enfants, Hommes. Remarquables. Leboyer Frédérick, Penser. Postulat)
* Ajout. 16 février 2019. (16 février) 2019. Entendu sur BFMTV :
« [à Bourg en Bresse] ça manifeste ». [13h44]
* Ajout. 22 septembre 2019. (22 septembre) 2019. Entendu ce jour lors d’un débat concernant la PMA sur Radio courtoisie (radio d’extrême-droite) :
« les lesbiennes et tout ça… » (Cf. Êtres humains, Femmes)
* Ajout. 17 décembre 2019. (17 décembre 2019) Le journaliste de plateau de BFMTV, auteur de :
« Ça manifeste à Nantes, ça manifeste à Bordeaux, ça va manifester à Paris. » 450 (Cf. Politique. Médias)
* Ajout. 16 janvier 2020. 2017. Début de Laëtitia d’Yvon Jablonka [prix Médicis] consacré à Laetitia Perrais [1992-2011] enlevée, violée et assassinée le 19 janvier 2011 : « C’était une serveuse de dix-huit ans […]. » 451
* Ajout. 10 octobre 2020. Alain Finkielkraut, sur France Culture, après avoir nommé « la commission des droits de l’homme de l’Onu », « le défenseur [Français] des droits », « la Cour européenne des droits de l’homme », poursuit : « Tout ça… » 452
* Ajout. 30 octobre 2020. Florian Delorme sur France Culture, auteur de : « Ça fait levier » (concernant les imams Turcs en France). 453
* Ajout. 11 novembre 2020. 1880. Émile Zola [1840-1902], dans Nana, auteur de :
« Est-ce que je connais toutes les filles de Paris ! Nana est une invention de Bordenave. Ça doit être du propre ! » 454
* Ajout. 16 juillet 2021. (16 juillet) 2021. Entendu sur France Culture, concernant une réunion politique : « C’était plein à craquer ».
* Ajout. 14 octobre 2021. (16 novembre) 1866. George Sand [1804-1876], dans une lettre à Gustave Flaubert [1821-1880], auteure de :
« Il a une délicieuse femme, et tout ça m’aime de longue date. » 455
* Ajout. 15 octobre 2021. 1905. Louise Michel, dans Souvenirs et aventures de ma vie, rapporte - concernant la répression de la Commune de Paris [1871] par le général de Galliffet [« Le massacreur de la Commune ». 1831-1909] - sa réaction face à un homme qui « demandait grâce » : « ‘Tuez-moi ça’ dit froidement Galliffet. » 456
* Ajout. 17 octobre 2021. Dans Un flic [Jean-Pierre Melville. 1972], Alain Delon, commissaire de police, concernant un travesti préalablement giflé, à ses subordonnés : « Foutez-moi ça dehors ! » (Cf. Culture. Cinéma)
* Ajout. 1er avril 2022. (1er avril) 2022. Entendu sur BFM-TV : « Ça bombarde toujours à Kiev. »

Langage (Mots. Critique de « Capital ») : On entend régulièrement employer les termes de capital financier, de capital social, de capital humain, de capital symbolique, de capital littéraire, etc…Si le lien entre ces expressions est que tous ces dénommés « capitaux » peuvent, et pour certain-es doivent, dégager un profit, être rentabilisés ; le plus inquiétant ne serait-il pas que ces termes soient comparés : « l’humain » et « le social », « le financier » et « le symbolique », etc….? (Cf. Économie)

Langage (Mots. Critique de « Capricieuse ») : Qui est premier ? Le caprice ou la capricieuse ?

Langage (Mots. Critique de : « Cas ») : Du processus de dépersonnalisation :
1) : « Des personnes sont » …
2) : « Il y a des personnes qui » …
3) : « Il y a des cas qui » …
4) « J’ai des cas dont » …

Langage (Mots. Critique de : « Casseurs ») : Termes entendus à la télévision [BFMTV, C. News] l’après-midi de la journée des manifestations du 1er décembre 2018, employés au lieu et place et / ou conjointement de « casseurs » :
« Gilets jaunes », « casseurs gilets jaunes / casseurs pas gilets jaunes », « [militants] ultra droite », « ultra-gauche », « radicaux », « gens violents qui ont des revendications », « fauteurs de troubles », « ultras », « éléments perturbateurs », « perturbateurs », « [vrais] pros de la casse », « groupes organisés », « provocateurs », « charognards », « professionnels du chaos », « hordes de pilleurs », « racaille », « individus ultras ».
* Ajout. 3 décembre 2018. « gilets jaunes radicalisés, ultra infiltrés, criminels, factieux, séditieux » [M. Castaner, à la commission des lois de l’Assemblée Nationale]
- Le terme de « casseurs » - qui les excluent de la Politique - ne veut rien dire : Cf. plus haut. Remplacer par : « les plus radicaux, les plus radicaux, les plus violents ? » : ? : on peut alors tenter de comprendre les raisons, les objets et les divers modes d’expressions des révoltes.
* Ajout. 15 décembre 2018. « prédateurs d’opportunités », « opportunistes », « profils de charognards » [BFMTV].
* Ajout. 30 janvier 2019. Christophe Castaner, le 29 janvier 2019, ministre de l’intérieur à l’assemblée nationale :
« les brutes [qui n’écoutent que] leur soif de chaos ». 457
* Ajout. 10 février 2019. Christophe Castaner, le 10 février 2019, traite d’« anomalies » les blessures, les blessé-es après les manifestations des « Gilets jaunes ». 458

Langage (Mots. Critique de : « Cause » : Ne pas confondre la cause et le prétexte.

Langage (Mots. Critique de : « Choix ») : « Il faut faire un choix », « Il faut choisir », « Il / elle a le choix » ; « Il / elle peut faire un choix » ; « Il / elle sait choisir» ; « Il / elle appris à choisir » ; « Il / elle peut choisir » ; « Il / elle a été contraint-e de choisir» ; « Il / elle n’a pas la liberté de son choix » ; « Il / elle n’a pas le choix »…
- Il faut savoir choisir ses termes et surtout en comprendre les signifiants, sans oublier de penser à ceux auxquels ils se substituent, sans s’en différencier : « libre arbitre » par exemple…
- Enfin, tout « choix » - qui est aussi un privilège que l’on peut s’offrir - s’inscrit nécessairement au sein de contraintes spécifiques, déterminées.
Les dénier, et donc les récuser, c’est ipso facto, soit délégitimer le concept de choix (considéré comme ‘libre’), soit lui retirer toute signification. (Cf. Droit. Choix, Politique. Choix)
* Ajout. 20 avril 2018. (12 juin) 1931. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit :
« Ce qu’ils doivent vouloir, on l’a choisi pour eux. » 459
* Ajout. 9 juillet 2022. Le choix suppose résolue la question du libre arbitre. (Cf. Penser, Politique, Économie)

Langage (Mots. Critique de : « Cliché ») : N’employer le terme de « cliché » que très parcimonieusement, car le « cliché » pour l’un-e est la vérité pour l’autre.

Langage (Mots. Critique de : « Coureur ») : « Coureur » : [dans Le Littré] : « celui qui va sans cesse d’un endroit à un autre »
- Coureur : « coureur de fille, ou simplement coureur : Homme de mauvaise vie. »
- Coureuse : « jument légère » ; « fille ou femme de mauvais vie. une coureuse de rempart ».
- Les « coureurs de jupons » : sous-produit - dévalué ? - des « coureurs de bas-fonds » ? (Cf. Langage. Féminisation du langage)

Langage (Mots. Critique de : « Créole ») : 2015. Je lis en note commentant cette formulation d’Honoré de Balzac [1799-1850], dans La cousine Bette [1846] : « En vraie créole de Paris… » : « Balzac emploie ce mot non dans le sens littéral de ‘personne de race blanche, née dans les colonies intertropicales (Robert), mais au sens figuré de personnes paresseuse, indolente, voluptueuse ». 460
Si, resitué dans le contexte patriarcal-colonial, je peux comprendre le passage de l’un à l’autre, je ne sais s’il existe un lien - et si oui, lequel - entre le terme de « créole » - ou plutôt de ce terme concernant les femmes - et celui de « créolisation » tel que défini par Edouard Glissant [1928-2011], puis repris par Jean-Luc Mélenchon : « La créolisation est la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes, dans un endroit du monde, avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou à la simple synthèse de ces éléments. »

Langage (Mots. Critique de : « Daech ») : Que l’on emploie le mot Daech - terme arabe- ou celui d’état islamiste, d’état terroriste, d’organisation de l’état terroriste, de proto-état, d’état de barbarie, de groupe djihadiste sunnite, de pseudo état, de supposé état islamiste, de califat, ou que l’on considère qu’il ne s’agit ni un état, ni islamique, ni musulman…, il faut ne pas oublier que chacun de ces qualificatifs implique une analyse [géo]politique, religieuse, historique, régionale… sous-jacente. (Cf. Politique. État, Guerre)

Langage (Mots. Critique de : « Décolonial ») : Le terme, d’origine universitaire, de : « décolonial » - comme celui de « post-colonial » - qui se veut progressiste, en réalité se substitue progressivement à ceux d’« anticolonialisme », dans lequel je me retrouve. (Cf. Politique. Colonialisme, Histoire. « Décoloniale »)

Langage (Mots. Critique de : « Drame ») : ‘On’ qualifie de « drame » ce sur quoi l’on aurait dû agir mais pour lequel rien, ou presque, n’a été fait, rien par ailleurs n’étant prévu pour y remédier.
Exemple : 2012. « Une mère de famille de 55 ans a été tuée de cinq coups de couteau : un drame ». 461
- Le « drame » peut même devenir acteur, cause, sujet de la violence : « Le drame familial a fait une troisième victime. » (entendu le 30 juillet 2012) (Cf. Langage. Mot. Critique de « Fléau ». Politique, Violences)
Langage (Mots. Critique de : « Esprit ») : Affirmer vouloir maintenir « l’esprit […] des institutions », comme le fit le mémorandum du State Department américain au général de Gaulle, le 9 juillet 1943, 462 c’est sinon affirmer vouloir les modifier, du moins, s’en réserver le droit. (Cf. Politique. État. Histoire)

Langage (Mots. Critique de : « Évènements ») : 2003. 1990. Deux illustrations :
- Roland Dumas, évoque en 2003 l’évolution des relations franco-chinoises, alors qu’il était ministre des affaires étrangères :

« Les relations entre la France et la Chine avaient connu un refroidissement soudain et brutal à la suite des évènements de Tien-an-men (3 et 4 juin 1989). » 463
N.B. Pour rappel concernant « l’évènement » : entre quelques centaines et dix mille mort-es. Sans oublier la répression ultérieure. (Cf. Politique. État. Répression)
- Françoise Verny [1928-2004] écrit, en 1990, concernant son itinéraire personnel au cours des années 1960 :

« Et - à titre personnel - je participe plus que jamais aux évènements d’Algérie. » 464

Langage (Mots. Critique de : « Faits ») : Il y a des « faits divers » et « des voies de fait », des « faits et gestes » et des « faits du prince », des « faits prescrits » et des « faits sociaux ». Mais il y a aussi des « faits de mœurs » [1978], des « faits de viols » [les médias], des « faits de génocide » [Amnesty International], des « faits de proxénétisme » [Rapport Assemblée Nationale. France. 2013], des « faits de pédophilie » [Denis Cazaux. 2017]… (Cf. Justice. Amnesty International, Langage. Verbe. Faire, Penser. Faits, Politique. Démocratie. Génocide)
* Ajout. 27 février 2021. Entendu l’expression : « C’est un jugement de fait ». Pourquoi donc réfléchir ? C’est exclure de ce sur quoi le jugement serait censé fondé toute analyse, toute pensée critique donc, concernant les possibles, probables, diverses interprétations, significations, et éventuelles vérifications dudit « fait ».
* Ajout. 25 juin 2021. Lu dans Le Point, sous le titre Affaire PPDA [Patrick Poivre d’Arvor] classée sans suite : « Les faits reprochés à l’ancien présentateur du 20 heures de TF1 sont prescrits ou insuffisamment démontrés pour justifier la poursuite de l’enquête. » Le ‘ou‘ doit être apprécié à sa juste signification.
- Pour rappel : 3 plaintes pour viols et quatre pour agressions sexuelles ou harcèlement sexuel.
* Ajout. 29 septembre 2022. 90 femmes ont témoigné contre lui, 23 ont porté plainte, dont 8 pour viol. (Cf. Hommes. Journalistes. Poivre d’Arvor Patrick, Justice, Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Langage (Mots. Critique de : « Famille ») : Il y a des familles humaines, spirituelles, patriciennes, musicales, régnantes, royales, ouvrières, intellectuelles, politiques, monastiques, nucléaires, patriarcales, d’accueil, légitimes, d’adoption…
Il y a des familles étouffantes, libérales, élargies, protectrices, incestueuses, violentes, bourgeoises, communistes, aimantes, nombreuses, recomposées, éclatées, homosexuelles, cachées, polygames, honteuses…

Langage (Mots. Critique de « Fléau ») : Y penser lorsque l’on évoque notamment « le fléau » des violences : à l’origine, un fléau est un instrument à battre les céréales, composé de deux bâtons liés bout à bout par des courroies ; une arme formée d'une boule hérissée de clous reliée à un manche par une chaîne.
Puis il devint « une grande calamité publique ».
Qu’est-ce qu’une « calamité » ? : « un grand malheur public. »
Qu’est-ce qu’un malheur : « un évènement fâcheux, douloureux ».
* Ajout. 20 septembre 2018. Le Figaro : « Les violences sexuelles, ce fléau oublié par l’État. » 465
* Ajout. décembre 2019. Le Monde Diplomatique : « En Russie, le fléau des violences domestiques. » 466 (Cf. Langage. Mot. Critique de : « Drame ». Sujet, Politique, Violences)

Langage (Mots. Critique de : « Gratte-Cul ») : 1985. Dans le tome IX de la Correspondance de Voltaire [1694-1778], une note clarifie le terme de « gratte-cul » utilisé par lui en tant qu’nième injure à l’encontre de Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] :
« On appelle ainsi le fruit de l’églantier ou du rosier, à cause de la bourre piquante qui le remplit. Mais le mot désigne aussi par métaphore une femme vieille et désagréable. »
La dernière évocation, nommée « métaphore », était-elle, en 1985, vraiment nécessaire ? 467 (Cf. Relations entre êtres humains. Injures, Langage. Métaphore. Patriarcale)

Langage (Mots. Critique de : « Grogne ») : 2018. Combien de fois avons-nous entendu ces dernières années l’expression de « grogne sociale » : 100 fois ? mille fois ? 10.000 fois ?
La signification de « grogner » selon Le Larousse :
« Émettre leur cri, en parlant du cochon, de l'ours. Émettre un bruit sourd, un grondement qui manifeste de l'agressivité, en parlant d'un chien. Manifester son mécontentement en protestant sourdement : Il grogne, mais obéit. » (Cf. Êtres humains, Langage. Euphémisme, Politique. Animalisation du monde)
* Ajout. 12 janvier 2019. Le terme, sur M6, concernant les « Gilets jaunes » est encore employé ce jour. (Cf. Politique. Médias)

Langage (Mots. Critique de : « Haine ») : Crescendo : défiance, méfiance, hostilité, détestation, haine.
« Niquer » : avant ? après ? ou concomitant ? (Cf. Violences. Viols)

Langage (Mots. Critique de : « Hiérarchie ») : 2018. Lu dans Le Canard enchaîné :
« Au Média [organe de presse des Insoumis] on ne dit pas « chef » ou « hiérarchie », on parle de « management entre pairs », ce qui est rudement beau, même s’il existe, bien sûr, un « comité de pilotage. […] »
La hiérarchie tente - en vain ? - de se cacher. 468 (Cf. Relations entre êtres humains. Politique. Hiérarchie, Économie. Hiérarchie)

Langage (Mots. Critique de : « Homophobie ») : (28 janvier) 2019. Jean-Michel Banquer, ministre de l’éducation nationale, auteur de : « homophobe ou transphobe ». 469
On lit dans le communiqué du même ministre, même jour : « Homophobie et transphobie », suivi, qui plus est, de : « L.G.B.T.Phobies » ?
Un homme homosexuel à l’encontre duquel s’exercerait la haine serait-il pour le ministre équivalent à un homme qui change de [son ?] sexes et /ou qui adhère au programme, aux actions dénommées L.G.B.T ? (Cf. Relations entre êtres humains. Haine. « Phobie ». Politique. L.G.B.T)

Langage (Mots. Critique de : « Intéressant ») : 1865-1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, auteur de :
« Je suis venu … comme ça.. c’est très intéressant, bredouilla Pierre [Bézoukhov] qui avait déjà employé un grand nombre de fois dans la journée ce mot qui ne veut rien dire : ‘Intéressant’. J’ai voulu voir la bataille. » 470

Langage (Mots. Critique de : « Laideron ») : Recherchant si le mot « laideron » pouvait concerner les hommes, voici ce que j’ai lu : « Nom masculin. Jeune fille ou jeune femme laide ». (Cf. Langage. Féminisation du langage).
- Décidemment, féminiser les termes est une réflexion insuffisante…

Langage (Mots. Critique de : « Malentendu ») : Un malentendu : terme utile, voire nécessaire afin d’éviter qu’un personnage qui doit être ménagé ne perde la face.
Interdit que la vérité ne soit dite.

Langage (Mots. Critique de : « Manquer ») : 1832. Stendhal [1783-1842] dans ses Souvenirs d’égotisme, écrit concernant une ‘relation’ en 1821 avec une « fille » « élancée, de dix-sept à dix-huit ans, déjà formée » nommée Alexandrine :
« Je la manquais parfaitement, fiasco complet » ; suivi de :
« C’était pour la première fois que la pauvre fille étant manquée. » 471
- Lu dans Le Littré à « Manquer » : « Ne pas atteindre ce qu'on voulait atteindre, ne pas accomplir ce qu'on voulait accomplir ; Manquer quelqu'un, un animal, ne pas l'atteindre du coup qu'on lui adresse ; Manquer quelqu'un, ne pas réussir à le persuader ; Manquer quelqu'un, ne pas le rencontrer, quand on avait besoin ou désir de le voir ; Ne pas assister à ; Être en moins, faire défaut ; S'affaisser, se dérober ; Tomber, s'écrouler. Être en défaut ; Avoir faute (l'idée de manque étant transportée des choses qui font faute aux personnes qui ont besoin) ; Tomber en faute (l'idée étant transportée des choses qui font défaut aux personnes qui sont en défaut) ; En parlant des personnes, faire faute par absence, par défection, ne pas aider, ne pas secourir. Ne pas profiter de ; Ne pas faire ce que l'on doit à l'égard de quelqu'un. Se manquer à soi-même, compromettre son honneur » Il se dit dans le même sens, en parlant de choses auxquelles on ne satisfait pas. »
Je ne lis aucun exemple, aucune citation concernant cet emploi du verbe « Manquer », que Voltaire [1694-1778] emploie aussi (retrouver les références). (Cf. Relations entre êtres humains. Faire l’amour, Hommes. Grossiers, Langage. Verbe. Tomber, Patriarcat, Proxénétisme)
* Ajout. 30 janvier 2019. 1947. Jean-Paul Sartre [1905-1980], dans Baudelaire, évoquant les relations de Baudelaire [1821-1867] avec les femmes, avec madame Sabatier [Appolonie. 1822-1890] écrit :
« […] Il semble même vraisemblable qu’il l’ait manquée, compensant ainsi par son impuissance la froideur qui faisait défaut tout à coup à la Présidente. » 472
Un pénis, une femme, une cible… (Cf. Relations entre êtres humains. Faire l’amour, Hommes. Grossiers, Langage. Patriarcal. Sartre Jean-Paul)

Langage (Mots. Critique de : « Marges ») : Les marges se construisent au centre ; les marges sont produites par le centre ; les marges sont extérieures au centre ; les marges contestent le centre, les marges sont exclues, marginalisées, stigmatisées par le centre…
Mais le « centre » et les « marges » ne sont-elles pas indissociables ?
* Ajout. 16 janvier 2019. Un article du Canard enchaîné relève « l’expression nouvelle qui parasite le vocabulaire journalistique depuis les premières manifestations des gilets jaunes : « en marge ». […] « Dans les moindres rassemblements, violences, ou affrontements ne sont qu’à la marge. Pas au cœur, sur les côtés. Jusqu’au ridicule. » 473

Langage (Mots. Critique de : « Nous ») : L’emploi du « Nous » participe de - à - la création d’un être collectif, porteur de tous les dangers, dont le moindre n’est pas de nier l’être humain singulier-ère. Il exclut en sus, de par la confusion dont il est porteur, toute responsabilisation. (Cf. Femmes. « Nous les femmes », Langage. Genre. « Comme nous disons », Penser « Nous », Politique. « Nous »)
* Ajout. 19 novembre 2021. (28 mai) 1762. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Étienne-Noël Damilaville, [1723-1768], auteur de :
« Quand je dis nous, j’entends celui qui tient la plume et moi. » 474 (Cf. Êtres humains. Soi. Voltaire)
* Ajout. 7 septembre 2022. 1850. François-René de Chateaubriand [1768-1848], dans les Mémoires d’outre-tombe, auteur de :
« Les 25 et 30 avril 1800, les Français franchissent le Rhin, Moreau à leur tête. […] Nous pénétrons en Italie par trois débouchés réputés imprenables […]. » 475 (Cf. Penser, Politique. Nationalisme. Guerre)

Langage. Mot. Critique de : « On » :

Langage (Mot. Critique de : « On ») (1) : (7 juin) 1762. Voltaire [1694-1778], dans une lettre au comte [1700-1788] et à la comtesse d’Argental [1703-1774], auteur de :
« On me parait très irrité contre Jean-Jacques [Rousseau] au sujet d’un roman d’éducation que je n’ai point lu. »
NB. Il écrit aussi, le 15 juin 1762 à Philippe Debrus [1762-?] :
« Est-il vrai qu’on poursuit Jean-Jacques ? »
Voltaire, un grand hypocrite - qui sait mal cacher son jeu - devant l’éternel. 476 (Cf. Relations entre êtres humains. Réactions à l’injure)

Langage (Mots. Critique de : « On ») (2) : (14 décembre) 2019. Christine Ockrent, « journaliste » sur France Culture, concernant le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune, l’homme choisi, imposé par l’armée contre la volonté du peuple algérien, auteure de :
- « On peut lui accorder quelque crédibilité […] » Et de :
- « On va voir… On va laisser à ce nouveau président le temps d’annoncer une nouvelle politique » » :
- Suite au premier : « On », Khadidja Mohsen Finan, invitée de l’émission, a alors réagi :
« C'est aux algériens d’accorder la crédibilité ». 477 (Cf. Êtres humains. Soi, Femmes. Journalistes. Ockrent Christine, Politique. État. Médias, Penser)
Le « on » interdit toute pensée, et singulière, et politique.

Langage (Mots. Critique de : « On ») (3) : (26 août, 10 septembre) 2020. Florian Delorme, responsable de l’émission quotidienne Cultures monde de France Culture, concernant la situation politique au Maroc, auteur de : « Pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à réformer ? » 478 et, concernant la situation en Biélorussie, de : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » 479
- L’usage du ‘on’ présente ‘l’avantage’ de ne pas avoir à spécifier le ‘moi,’ le ‘vous’, le ‘nous’, le ‘eux’, le ‘lui’, le ‘elle’… Confusion, irresponsabilité politique garanties. (Cf. « Sciences » sociales. Quantification, Violences. Violences à l’encontre des femmes. Delorme Florian)

Langage (Mots. Critique de : « On ») (4) : (25 septembre) 2020. Sibeth Ndiaye, dans Le Monde, ancienne porte-parole du gouvernement à propos de l’épidémie de Covid :
« Je crois qu’on a souffert au cours de cette crise, d’un défaut d’acculturation scientifique de la population française. » 480 (Cf. Culture, Langage. Critique de mot : « On », Politique. Coronavirus. État)

Langage (Mots. Critique de : « On ») (5) : (26 octobre) 2020. Florian Delorme, responsable de l’émission Cultures Monde de France Culture, auteur de :
« Quand je disais : ‘on’, je veux dire l’armée française. » 481 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes. Delorme Florian)

Langage (Mots. Critique de : « On ») (6) : (28 octobre) 2020. Henry Laurens, dans son cours au Collège de France, retransmis per France Culture, auteur de :
« On avait des violences ethniques considérables ».

Langage (Mots. Critique de : « On ») (7) : (17 janvier) 2021. Brigitte Macon, sur TFI, concernant la politique française contre le coronavirus, auteure de :
« On n’est pas mauvais ».

Langage (Mots. Critique de : « On ») (8) : (24 janvier) 2021. Julia Cagé, économiste « engagée à gauche » [Wikipédia] concernant l’exclusion de Donald Trump de ses comptes Twitter et autres, auteure de : « On se réjouit tous… » ; « On dit : ‘C’est Trump, c’est bien’ » ; « On n’a jamais pensé la régulation de ... » 482

Langage (Mots. Critique de : « On ») (9) : (3 juillet) 2021. Alain Finkielkraut, auteur de :
« Le travail intérimaire qu’on connait mal.. » Lui, sans doute, mais les travailleurs / euses de l’intérim, pour leur part, connaissent très bien… 483

Langage (Mots. Critique de : « On ») (10) : (8 septembre) 2021. Dans l’émission Culture monde de France Culture, j’entends : « Quand je dis ‘on’, c’est la communauté internationale », suivi : « Est-ce qu’on a raison d’engager le dialogue ? », suivi de : « Ce qu’on veut, c’est la sécurité à tout prix. » 484

Langage (Mots. Critique de : « On ») (11) : (14 novembre) 2021. Dans l’émission L’esprit public de France Culture, Thierry Pech, concernant la Cop 26 sur le climat, auteur de :
« Il faudra qu’on discute avec la société civile » et Daniel Cohen, auteur de : « On est très loin du compte ».

Langage (Mots. Critique de : « On ») (12) : (1er février) 2022. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sur France Info, auteur de :
« On va respecter le calendrier qu’on a présenté aux français […] » De la fusion du gouvernement et du peuple…

Langage (Mots. Critique de : « On ») (13) : (13 mars) 2022. Thierry Pech, sur France Culture de : « On a eu des émeutes de la faim … » (Cf. Verbe. Avoir)

Langage (Mots. Critique de : « On ») (14) : (18 avril) 2022. Radio Courtoisie : « On [Les Chrétiens] est censés être majoritaires. »

Langage (Mots. Critique de : « On ») (15) : (7 novembre) 2022. Emmanuel Macron, auteur de « Il faut qu’on ait les États-Unis et la Chine qui soient vraiment au rendez-vous », en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de solidarité financière, lors d’un échange à Charm el-Cheikh avec des jeunes Africains et Français engagés pour le climat.
- Un vrai problème d’identité personnelle… (Cf. Hommes « Politiques ». Macron Emmanuel)

Langage (Mots. Critique de : « Paradoxe ») : Question dont on parle mais dont on ne veut pas reconnaître que l’on ne sait pas comment la résoudre et/ou que l’on ne veut pas résoudre et /ou clarifier; et si souvent même qu’elle ne veut rien dire et / ou que l’on ne la comprend pas.
Évite en outre - immense avantage - de prendre position, de s’engager. Très prisé à l’Université, dans la recherche, les médias.
* Ajout. 4 septembre 2017. 2005. Un exemple. Eric Hobsbawm [1917-2012], dans son Autobiographie. Franc-tireur, auteur de :
« Pendant trois mois, en 1962-1963, je fis le tour de l’Amérique Latine, visitant le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie et la Colombie, et, menant un train de vie luxueux, plutôt paradoxal pour un historien qui enquêtait sur les révoltes coloniales. » 485
* Ajout. 13 octobre 2018. (13 octobre) 2018. Lu dans la présentation d’une émission de France Culture intitulée : Faut-il rendre la psychothérapie obligatoire ? :
« C’est un paradoxe que l’on ne s’explique pas : la France fait partie des plus gros consommateurs d’antidépresseurs au monde, et pourtant c’est l’un des pays où l’on trouve le plus de psychothérapeutes. » 486 (Cf. Penser. Pensée. Binaire, Psychanalyse)
* Ajout. 15 février 2019. Évoquer un paradoxe évite aussi de rechercher la part de vérité qu’il comporte. Terme utile aux fatigué-es, aux rapides, aux paresseux-ses.
* Ajout. 22 mars 2019. Un paradoxe, c’est aussi une question mal posée. Un exemple :
« Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de constater pour la France que les femmes continuent à faire des enfants, alors même qu’elles sont la possibilité technique autant que morale de refuser ‘l’esclavage de la maternité’ dont parlait Simone de Beauvoir. » 487
* Ajout. 1er juin 2019. Entendu évoqué l’hypothèse d’« une solution pour un paradoxe » : à une question mal posée, il ne peut y avoir de réponse. 488
* Ajout. 2 juillet 2019. « Aimer les paradoxes » - entendu ce jour concernant Simone Weil [1909-1943] - c’est figer les confusions du monde.
* Ajout. 22 décembre 2020. Emmanuel Macron, dans un interview à L’Express concernant la France, évoque « un peuple de paradoxes, très politique et perclus de passions contraires. »

Langage (Mots. Critique de : « Parentalité ») : La « parentalité » supprime-t-elle la maternité et la paternité ? La famille, en tout cas.

Langage (Mots. Critique de « Pass ») : « Pass » culturel, « Pass » sanitaire : le même terme à la triste histoire, pour signifier deux réalités différentes mais le résultat est le même : il y a ceux et celles qui passent et ceux et celles qui ne passent pas : un profonde rupture conceptuelle, juridique, politique, symbolique. Difficile, en réalité impossible, de le penser avec « l’égalité ». (Cf. Culture. Pass Culturel, Politique. Coronavirus)
* Ajout. 30 octobre 2021. Pour mémoire, à toutes fins utiles, c’est par un pass laws act que l’apartheid a été instauré en Afrique du Sud et le dom pass devint le symbole de l’apartheid.
* Ajout. 24 novembre 2021. Et - sans oublier bien sûr l’usage de ce terme proxénète - que Jacques Lacan [1901-1981] inventa « la passe » pour pénétrer dans à l’École de la cause Freudienne.

Langage (Mots. Critique de : « Passage à l’acte ») : L’emploi de l’expression de « passage à l’acte », en se focalisant sur le processus par lequel un acte est commis, évacue la question du contexte, de sa signification, celle de la qualification dudit dénommé acte, celle de [la responsabilité de] son auteur-e, sans évoquer celle des conséquences sur les victimes. Tout jugement, y compris lorsqu’il s’agit d’un crime ou d’un délit, est donc, de par le seul usage de cette formulation - qui ne fait pas impunément florès - d’emblée, sinon exclu, du moins non nécessaire, superflu.
* Ajout. 7 mai 2014. Analyse valable aussi pour « mode opératoire ».
* Ajout. 5 septembre 2017. (5 septembre) 2017. Concernant Louis Althusser [1918-1990], entendu ce jour :
« Il est passé à l’acte sur sa femme » [qu’il a assassinée]. 489 (Cf. Hommes. « Intellectuels ». Althusser Louis)
* Ajout. 31 octobre 2017. (novembre) 2017. David Cole, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles, auteur de :
« Nul doute que la parole raciste se concrétise par des passages à l’acte […]. » 490
* Ajout. 4 octobre 2019. Je fais un bilan de ce que ma mémoire a retenu dans ce que les dits « actes » signifiaient : faire l’amour, gifler, se suicider…
En toute logique.
* Ajout. 7 juillet 2021. Michel Winock, emploie, concernant le vote de la loi pour l’abolition de la peine de mort, l’expression de « passer à l’acte ». 491
* Ajout. 18 février 2022. Ne pas oublier que le terme de « passage à l’acte » est employé à l’identique pour un suicide et un assassinat.
* Ajout. 10 mai 2022. Entendu sur France Culture : « Ce que fait l’agresseur par le passage à l’acte…. » Combien de mots pour éloigner l’agresseur du crime de son crime et peu ou prou l’en déresponsabiliser ?
* Ajout. 20 octobre 2022. Entendu sur France Culture : « trouver des alternatives aux passages à l’acte » : !!!!

Langage (Mots. Critique de : « Peuple ») : Cf. Politique. Démocratie. Peuple

Langage (Mots. Critique de : « Précarité ») : (22 août) 2020. Entendu employer l’adjectif de « précaire » pour qualifier le camp d’Auschwitz. 492 (Cf. Langage. Adjectif)

Langage (Mots. Critique de : « Précautions ») : « Prendre des précautions » fut longtemps l’expression par laquelle on signifiait que l’on tentait d’éviter - on ne sait trop comment - une grossesse. Variante : « Faire attention ». 493
* Ajout. 4 mai 2017. 1979. Pour exemple : une femme au docteure Christiane Verdoux (1918-2016. Co-fondatrice du MFPF) : « Une femme m’a dit très exactement : «’Enlevez moi mon stérilet, je prendrai des précautions comme le faisaient papa et maman ; et j’aurais des grossesses quand ça arrivera’. » 494
* Ajout. 30 juillet 2017. 1927. Lu dans le livre de Victor Marguerite, Ton corps est à toi, un échange, dans une maternité, entre femmes « qui trainaient le boulet des maternités involontaires » :
« - ‘Si vous aviez pris vos précautions !’ observa une petite brune sèche, bourgeoise à la lèvre pincée, entrée la veille : N° 8.»
- ‘Avec ça que c’est toujours facile ! Et puis il y a des maris qui n’aiment pas ça…’ » 495 (Cf. Famille. Langage. Mot. Critique de : « Ça », Patriarcat, Démographie)

Langage (Mots. Critique de : « Préjugés ») : Ils / elles nomment « préjugés » à l’encontre des victimes ce qui n’est souvent que stratégies de ceux et celles qui ont pouvoir sur elles. (Cf. Féminisme, Patriarcat, Penser, Violences. Victimes)

Langage (Mots. Critique de : « Promettre ») : J’ai promis parce que c’est mon destin, ma fonction, mon état, mon statut… J’ai promis sans même le savoir. (Cf. Céder. Obéir)

Langage (Mots. Critique de : « Promotion canapé ») : « Promotion canapé »: des mots tombés dans la poubelle de l’histoire. (Cf. Langage. Patriarcal, Violences. Violences à l’encontre des femmes. « Droit de cuissage ». Harcèlement sexuel)
* Ajout. 19 mars 2020. Victor Hugo dans Quatre-vingt-treize, concernant le terme de « cul-de-basse-fosse » dont il décrit précisément la signification et la réalité - une horreur - , écrit :
« La chose ayant disparu, le nom pour nous n’a plus de sens. Grâce à la révolution, nous entendons prononcer ces mots-là avec indifférence. » 496

Langage (Mots. Critique de : « Protéger ») : (18 janvier) 2019. Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, interrogé sur l’utilisation par la police lors des manifestations des « Gilets jaunes » de l’arme LBD [lanceur de balles de défense, version ‘moderne’ des flashballs], déclare en maintenir l’usage :
« Je continuerai à protéger les forces de l’ordre. Je continuerai à protéger les français. ». 497
- Le LBD. 40, couplé avec la grenade GLI-F4, ont été efficaces : « une centaine de blessés graves, dont les ¾ au visage » 498 ; parmi eux/elles, manifestant-es ont perdu un œil, une main, un pied, une partie du visage, sans oublier les côtes brisées, les fractures… (Cf. Corps. Visage, Langage. Verbe. Protéger, Politique. État. Répression)
* Ajout. 19 janvier 2019. Sur une grande affiche dans la manifestation parisienne, on voit la photo de Christophe Castaner sous le slogan :
« Christophe Castaner : « Notre mission : Protéger et servir les évadés fiscaux. »
* Ajout. 30 janvier 2019. Il a été, selon le ministère de l’Intérieur, tiré 9228 tirs de LBD depuis le début des manifestations des « Gilets jaunes » (Cf. Langage. Verbe. Protéger, Politique. État. « Gilets jaunes ». Répression)
* Ajout. 19 mars 2019. Selon le secrétaire d’état, Laurent Nuñez, au sénat, 13.000 tirs de LBD [Lanceurs de balles de défense] - bien improprement nommés - ont été tirés depuis le début des manifestations des « Gilets jaunes», dont 137, le 16 mars 2019. (Politique. État. Répression)
* Ajout. 21 juillet 2022. Depuis lors, nommé préfet de police de Paris.

Langage (Mots. Critique de : « Progressiste ») : « Progressiste » : en quoi ? pourquoi ? dans quel domaine ? sur quels fondements ? avec quels projets ? le progrès de qui ? pourquoi ? en quoi ? par rapport à quelles normes ? quelles contraintes ? avec quels moyens, quelles méthodes, quelles échéances ? (Cf. Langage. Conservateur)

Langage. Mots. Critique de : « Puritain-e » :

Langage (Mots. Critique de : « Puritain-e ») (1) : Il était chaste ; elle était prude : Oh ! les horribles puritains !

Langage (Mots. Critique de : « Puritain-e ») (2) : (24 août) 2020. L’incessante dénonciation depuis des dizaines d’années des « ravages du puritanisme » - entendu encore ce jour - ne se comprendrait pas sans comprendre que ce terme présente le grand avantage d’éviter d’avoir à se prononcer sur le patriarcat, le bien, le mal, les violences, les hommes, les femmes, la pornographie, le proxénétisme, les relations de domination, etc., etc…Et tout ceci n’étant rendu que plus aisé par la médiation préalable de l’emploi du terme de « sexes », porteur lui-même de toutes ces confusions. (Cf. Sexes)

Langage (Mots. Critique de : « Queer ») : Vous ajoutez : hommes, femmes, masculin, féminin, homo, hétéro, trans, phallus, vagin, sexe, sexualité, puritanisme, identité, culture, blanc, noir, arabe, désir, conscience, politique, travailleur/se du sexe, liberté, corps, porno, etc. : vous mêlez le tout et vous pouvez qualifier le produit culturel qui en est issu de : « queer ». Mais sans doute, sûrement, ai-je mal compris la complexité de la théorie. Et, peut-être, suis-je de mauvaise foi…
* Ajout. 15 juillet 2018. Je lis dans un appel à contribution pour un article de revue :
« Se construire et se reconnaître aujourd’hui en tant que personne homosexuelle ou queer c’est aussi se lier à un patrimoine-matrimoine d’images qui a participé à la création de ces identités. » 499
La personne « homosexuelle » et la personne présentée comme « queer » sont donc ici assimilées : est-ce l’un-e qui est censé-e absorber l’autre, ou l’inverse ?
Je note aussi que « se construire et se reconnaitre » - laissé dont à la décision, au choix, à la volonté de chacun-e - est considéré comme étant dorénavant légitimement devenu le fondement de l’identité de chacun-e.
* Ajout. 6 février 2019. Entendu : « [Jean] Genet [1910-1986] est profondément éminemment queer avant la lettre. » 500 (Cf. Culture. « Queer », Penser. Pensée « Queer », Sexes)

Langage (Mots. Critique de : « Querelle ») : Le choix de ce que l’on décide de qualifier de « querelle » révèle la valeur, la signification qu’on lui accorde.
N.B Après avoir lu évoquer la « querelle de l’avortement ». 501

Langage (Mots. Critique de : « Racisé-es ») : Sous couvert de dénoncer le racisme, sans l’avoir préalablement défini, ni appréhendé sa justesse d’analyse, l’emploi du terme de « racisé-es » enferme dans - identifie à - « la race » ceux et celles qui sont ainsi désigné-es. L’emploi du terme de « racisé-es » ne permet pas de distinguer une personne qui serait victime du racisme, objet du racisme, traitée selon des normes jugées racistes, vivant dans une société considérée comme raciste. Enfin, en ne permettant pas de distinguer l’auteur de l’acte, de la parole, du comportement jugé raciste, de la victime, le terme de « racisé-e » identifie bon gré mal gré la personne de cette dernière au racisme et en fait peu ou prou son identité.

Langage (Mots. Critique de : « Ranger ») : (15 juillet) 2019. Emmanuel Macron, en voyage officiel en Serbie, auteur de : « La Serbie est une grande nation européenne » ; mais, a-t-il poursuivi, les conditions ne sont pas encore adéquates. « Je pense aujourd'hui que l'Union européenne est mal rangée, je vous le dis en toute sincérité. […] » 502 (Cf. Hommes. « Politiques ». Macron Emmanuel, Penser, Politique)

Langage (Mots. Critique de : « Récidive ») : (12 avril) 2017. Lu : « Ce n’est pas la première fois qu’un assassin récidive après avoir bénéficié d’une remise en liberté. » 503
Un assassin ne « récidive » pas : il assassine, ici, deux femmes.
- « Récidive », selon Le Littré : « Action de retomber en la même faute, le même délit, le même crime ». La responsabilité de l’auteur n’est pas d’emblée posée. Le même terme peut être employé pour une faute [mineure], un délit ou un crime.

Langage (Mots. Critique de : « Reproduction ») : Le terme de reproduction doit être, lorsqu’employé, rigoureusement précisé : en effet, « la reproduction » peut en effet concerner tous les rapports de domination, tous les rapports d’exploitation, mais aussi, concernant plus largement le patriarcat, les mécanismes par lesquels une population, dans une société donnée, se reproduit, par les femmes essentiellement, notamment par l’enfantement. Et tout ce qui en est présupposé, déduit, engagé… (Cf. Féminisme. Incompatible avec le marxisme, Langage. Idels Michelle, Démographie)

Langage (Mots. Critique de : « Résilience » : Penser à la résilience des matériaux : « capacité qu’a l’objet qui a subi un choc de retrouver sa forme antérieure. » (Cf. Hommes. « Intellectuels ». Cyrulnik Boris)
* Ajout. 17 novembre 2018. Le père d’une victime décédée lors des attentats du 17 novembre 2015 qui ont été perpétrés au Bataclan, interviewé ce jour à la télévision affirme :
« Je déteste le mot ‘résilience’. »
* Ajout. 24 juillet 2019. Entendu, ce jour, sur R.F.I, [11h 45], après un éloge marqué de Boris Cyrulnik :
« Oui, on peut dire que les femmes Iraniennes sont résilientes ». Sans prise en compte première de toute analyse politique, cette seule phrase [me] suffit à condamner le terme.
- « La résilience » : un produit d’exportation peu couteux et bon pour la politique extérieure de la France ?
* Ajout. 9 avril 2020. Boris Cyrulnik, ce jour, sur France Culture, auteur de :
« On est dans la résistance, pas encore dans la résilience ».
Peut-on plus clairement déclarer que ce qu’il nomme « résilience » implique l’absence de résistance, et donc l’acceptation de l’ordre établi ?

Langage (Mots. Critique de : « Sanitaire) : (18 janvier) 2021. Ce seul jour, j’ai relevé les termes de « nationalisme sanitaire », « libéralisme sanitaire », « populisme sanitaire », « Léviathan sanitaire »….

Langage (Mots. Critique de : « Social », « Question sociale »...) : Le « social » en lui-même n’existe pas. Employer ce mot, sous ces différentes configurations, c’est justifier que l’« économie », le « politique », puissent aussi, dès lors, dans leur sphère spécifique, exister en eux-mêmes. La vie, le monde ne se charcutent pas en tranches.

Langage (Mots. Critique de : « Scandale ») : J’use et j’abuse de cet adjectif : une faiblesse de pensée, et donc d’écriture. Les supprimer tous… progressivement…, au fur et à mesure de ce que je pourrais faire, c’est-à-dire trouver comment reformuler l’idée.
- Dénoncer un scandale n’a de signification qu’en fonction de l’époque, des circonstances et de la personne qui emploie ce terme.
N.B. 18 janvier 2021. J’en ai supprimé un certain nombre. (Poursuivre)

Langage (Mots. Critique de : « Souillon ») : Recherchant si le mot « souillon » était ou non exclusivement employé concernant les femmes, voici ce que j’ai lu :
« Souillon : nom masculin et nom féminin 1. nom masculin vieux. Personne malpropre. 2. Littéraire. Femme (notamment, servante) malpropre. » (Cf. Femmes. Servantes, Langage. Féminisation du langage)

Langage (Mots. Critique de : « Spécisme ») : Concernant la signification du mot « spécisme », la nature de « l’espèce » n’étant pas clarifiée, ouvre donc grand la porte à toutes les confusions. Les débats, imposés par les dits « antispécistes » - qui ont opéré ce coup de force linguistique et politique - posant que la souffrance animale était équivalente à la souffrance humaine, puis en se fondant sur la biologie qu’ils/elles interprètent comme bon leur semble, en arrivent à la conclusion - qui était leur postulat - que les différences entre l’être humain et l’animal sont une question de degré et non pas de nature et que les frontières entre ces deux supposées « espèces » doivent s’effacer. Toutes les régressions des êtres humains vers l‘animalité, vers l’animalisation est alors en marche. Et les femmes si souvent animalisées sont au premier chef concernées. (Cf. Êtres humains, Femmes. Animalisation des femmes, Politique. Animalisation du monde)
* Ajout. 5 septembre 2018. Dès lors que le terme d’« espèce » est considéré comme valide et pour « l’espèce animale » et pour « l’espèce humaine », l’analogie entre l’être humain et l’animal est légitimée, et le simple fait de se battre pour ou contre le « spécisme » est d’emblée erroné : l’employer, c’est se piéger. À refuser donc. (Poursuivre) (Cf. Êtres humains)

Langage (Mots. Critique de : « Sous-traitant ») : Entendu, le 12 mars 2020, nommer « sous-traitants » les mercenaires américains en Afghanistan. (Cf. Êtres humains, Politique. Guerre)

Langage (Mots. Critique de : Sulfureux…Abject, Ambivalent, Chaud, Clivant, Coincé, Commun, Consternant, Contrarié, Controversé, Coquin, Critique, Croustillant, Cru, Cruel, Débridé, Décalé, Décapant, Décomplexé, Délétère, Déjanté, Déplacé, Démonstratif, Désaccordé, Distingué, Douteux, Dur, Élégant, Étonnant, Équivoque, Érotique, Facile, Fulgurant, Fragile, Glauque, Grivois, Grossier, Hypocrite, Impoli, Imprudent, Inquiétant, Improbable, Incongru, Insolite, Irrévérencieux, Licencieux, Magnétique, Malade, Nauséabond, Osé, Poignant, Populaire, Populiste, Pervers, Précaire, Propre, Raide, Racoleur, Scabreux, Salace, Sensible, Sordide, Suggestif, Timide, Torride, Vulgaire...) : Tous ces qualificatifs, ces adjectifs, si rarement explicités, en l’état, évitent, sous couvert de jugement, de prendre position. Et justifient n’importe tout et n’importe quoi. D’où leur explosion. (Cf. Femme. Vénéneuse, Pornographie)

Langage (Mots. Critique de : « Supérieur ») : Les personnes qui emploient l’expression de « classes supérieures » se rendent-elles bien compte que cette expression signifie qu’il existeraient des « classes inférieures » ? 504 (Cf. Politique. Démocratie. Peuple)

Langage (Mots. Critique de : « Symbolique ») : Pour employer légitimement le terme de « symbolique » - si souvent, moi incluse, employé à tort et à travers - ne faudrait-il pas préalablement préciser [je pense notamment à « la violence symbolique » de Pierre Bourdieu. 1930-2002] ce que signifie de celui de « réel », auquel il est souvent opposé ?

Langage (Mots. Critique de : « Tacler ») : Entendu (parmi cent exemples) :
« Donald Trump tacle le premier ministre, Theresa May ». Comment expliquer l’extraordinaire diffusion de ce terme, d’origine ‘footballistique’ ?
Il a le grand avantage de ne pas avoir à prendre parti, notamment politique, sur aucune des personnes, des institutions qu’il est censé concerner, pas plus que concernant la gravité ou non du jugement, ni la nature des relations qui lie les taclé-es aux tacleurs-tacleuses.

Langage (Mots. Critique de : « Think Tank ») : Traduction libre : groupe de pression masqué en laboratoire d’idées, ce qu’il peut aussi être ; dans la permanence des « sociétés de pensées » ? Non.
- Entendu : « Les partis politiques [leur] sous-traitent les idées. »

Langage (Mots. Critique de : « Traite ») : Revenir au terme de : « commerce des esclaves » (« slave trade »), mais concernant la seule histoire. (Cf. Proxénétisme, Histoire)
* Ajout. 3 février 2021. (9 décembre) 1931. Michel Leiris [1901-1990] dans L’Afrique fantôme, auteur de :
« Nous approchons de la Côte des Esclaves. » Une note de La Pléiade spécifie :
« La côte du golfe de Guinée correspond aux actuels Togo, Bénin (Dahomey) et Nigeria, centre du trafic de la traite atlantique depuis le XVIème siècle, a longtemps été désignée comme « Côte des Esclaves ». 505 (Cf. Politique. Esclavage)

Langage (Mots. Critique de : « Transfuge de classe ») : Terme très à la mode dont le premier avantage est de permettre d’oublier les oppositions de classes, voir même les classes sociales.

Langage (Mots. Critique de : « Translocation ») : 2018. La proposition de Bénédicte Savoy de proposer le terme de « translocation » concernant les ‘transferts’ d’objet d’art se substitue à ceux de : « spoliation », « butin », « vol », « appropriation », souvent suites d’expéditions dites « scientifiques », « trophée », « échange inégal », « prise sur le tas », « cadeau », « rapine », « conquête », « pillage », « expédition punitive », « acquisition », « achat/vente » etc… est politiquement fort critiquable.
L’emploi de ce terme empêche en effet la possibilité de jugements moraux, politiques, historiques, concernant la manière dont ces œuvres d’art ont été transférés à un instant précis « d’un point A à un point B ». Ce terme ne peut que contribuer à nier l’histoire, notamment celle de la colonisation, et à rendre très difficile l’idée même de « restitution » et de reconnaissance du ‘préjudice subi’, de mises en place de politique effectivement mises en œuvre fondées notamment sur la reconnaissances des innombrables injustices effectivement commises. L’emploi de ce terme, loin de « faciliter le dialogue », empêche la pensée critique. (Cf. Culture. Savoy Bénédicte, Économie) 506
* Ajout. 29 juillet 2018. Ce jour, Bénédicte Savoy, dont j’apprends qu’elle est « chargée par la présidence de la république d’une mission d’étude, avec le Sénégalais Felwin Sarr », emploie en sus l’expression encore plus neutre, encore plus ‘déseshistorisée‘, encore plus critiquable de : « déplacements patrimoniaux. » 507

Langage (Mots. Critique de : « Tri sélectif ») : Après le « tri sélectif des poubelles », entré dans le langage et la pratique de chacun-e, j’entends, à la radio, en deux semaine, évoquer le « tri sélectif des questions », puis le « tri sélectif des élites ».

Langage (Mots. Critique de : « Universel ») : Se revendiquer de l’universel, c’est se couper du monde. (Cf. Penser, Politique)

Langage (Mots. Critique de : « Vertu ») : N’a que peu à voir dès lors qu’il concerne les femmes avec le même terme ayant historiquement servi à qualifier les hommes.
Il en est de même de la « pudeur », de l’« honneur », du « courage », de la « noblesse », la « distinction », la « dignité », etc.…
Nécessité de reconstruire tous ces termes, sans assimilation, ni inversion, afin de pouvoir les réutiliser sans gêne. (Cf. Êtres humains. Pudeur, Femmes. Pudeur)

Langage (Mots. Critique de : « Victime ») : Un même mot, ici : « victime », sans autre précision, ne peut être employé concernant une ou des personnes qui se vivent, qui se sentent, qui se reconnaissent comme telles et par des personnes qui leur nient ce qualificatif. L’interprétation par le droit et /ou la justice, telle que rendue, ajoute encore au brouillamini. La justice en effet ne reconnaît comme victimes que les personnes qui sont passées sous ses fourches caudines ; c’est à dire, en ayant laissé sur le bas-côtés, l’immense majorité - la quasi-totalité ? - des personnes qui se vivent comme telles. (Cf. Féminisme. Victimaire, Justice, Violences. Violences à l’encontre les femmes)

Langage (Mots. Critique de : « Virilité ») : Le terme de virilité repose et légitime la force, et donc le droit du plus fort, repose sur le pouvoir, la violence, l’honneur, etc., etc... ; c’est sur le choc de ces analogies que le patriarcat s’est bâti ; c’est dans leur confusion qu’il s’est maintenu ; c’est dans leurs contradictions qu’il s’est révélé ; c’est la critique de chacune d’entre elles qu’il faut détruire. (Cf. Hommes. « Virils », Patriarcat, Penser. Pensée. Méthode. Analogie)

XI. Langage. Possessif :

Langage. (1) : Exemples de l’usage d’un possessif :
Ma propriété, ma victime, ma femme [de ménage], ma terre (ancestrale), ma population, ma pizza (aux fruits de mer), ma ville (de naissance), ma morale (rigide), ma conscience (en paix), ma fortune (mal placée), ma réputation (chancelante), ma médaille (perdue), ma misanthropie (célèbre), ma collaboratrice (dévouée), ma séropositivité, ma stérilité (définitive), ma cicatrice (invisible), ma mastectomie / mon ablation du sein (douloureuse), ma Fondation, ma base (un député), ma psychanalyse (inopérante), ma maladie (chronique), ma santé (chancelante), ma libération (des camps), ma jeunesse (détruite), ma mise en beauté (quotidienne), ma doctorante (que je formate), ma vie (privée), ma/mon greffier-ère (un-e juge)…
Mon histoire (familiale), mon corps (fatigué), mon nom (aristocratique), mon image (de marque), mon amour (pour la vie), mon think tank (efficace), mon mari (infidèle), mon couple (instable), mon héritage (contesté), mon handicap (physique), mon divorce (douloureux), mon enfant (surdoué), mon analyse (trop longue), mon œuvre (publiée), mon orgueil (de pauvresse), mon addiction (à l’héroïne), mon amour-propre (chatouilleux), mon cheminement intellectuel (chaotique), mon argent (en banque), mon milieu (bourgeois), mon ambition (démesurée), mon intérêt (à long terme), mon dieu (vengeur), mon député [rare], mon mariage (qui bat de l’aile), mon pays (envahi), mon ménage (bien fait), mon vote (pris en compte), mon candidat (faute de mieux), mon général (de division), mon patron (inconnu), mon groupe (sanguin, musical, politique), mon identité (incertaine), mon exil (français), mon agresseur (recherché), mon comité de soutien (à la députation), mon garde des Sceaux (Louis XVI), mon enseignement (de linguistique), mon comité directeur (du PS. Mitterrand. 1981), mon appétit (d’oiseau), mon peuple (meurtri), mon collier (de perles), mon péché (mignon), mon actionnaire (majoritaire), mon actualité (discographique), mon association (à but non lucratif), mon public (toujours présent), mon transfert (de club de foot), mon esclave (en amour), mon passage (au gouvernement), mon épée (à l’Académie), mon procès (en diffamation), mon lectorat (fidèle), mon éditeur (insouciant), mon chien (labrador), «mon cabinet et mes services» [J-J Aillagon, ancien ministre de la culture. 5 juillet 2015], mais aussi mon co-auteur, ma co-épouse, mon co-détenu, mon mot de passe (oublié), mon arrivée (à Matignon [Bernard Cazeneuve]…
Mes patient-es (raréfiée-es), mes ouvriers-ères (licencié-es), mes règles (de conduite), mes beuveries (fréquentes), mes invité-es (grossier-ères), mes hémorroïdes (saignantes), mes obligations (mondaines), mes professeur-es (du secondaire), mes blessures (vivaces), mes relations amoureuses [Sartre], mes concitoyen-nes, mes parachutistes (un général de paras), mes généraux [Donald Trump], mes auteurs-mon-catalogue-mes-livres [Christian Bourgeois], mes gens, [madame de Sévigné, Germaine de Staël], mes hommes [Emmanuel Macron évoquant les militaires. 2 juillet 2017] …
Nos enfants (sans avenir), nos possessions (coloniales), nos morts (pour la patrie), nos territoires (contestés), nos concitoyen-nes (en colère), nos valeurs (libérales), nos otages (monnayés), nos investisseurs (en Afrique), nos créanciers (exigeants), nos banques (en faillite), nos intérêts (en dollars), nos exportations (en chute libre), nos potentiels de développement (illimités), nos soldats (de 14-18), Cosa Nostra, nos atouts (à monnayer), nos «populations musulmanes» [Jean-Louis Bourlanges. 20 novembre 2015] 508], nos «populations cibles», «nos dirigeants politiques et économiques» [Sylvie Kauffmann. France Culture. Le Monde. 2017] …
- Les supprimer tous ? Afin notamment de délester le «je», le «moi», le «soi», le «nous», le «nos», le «ton», le «ta»…de ses encombrantes et étouffantes fausses excroissances, interdisant toute réflexion sur l’être humain dans le monde, ou plutôt, comme le posant au cœur du monde. Salutaire exercice mental.

Langage (Possessif) (2) : (2 septembre) 2014. On pouvait lire sur l’une des pancartes de la manifestation organisée contre « la disparition » du ministère des Droits des femmes :
« Mon corps, mes choix, mes droits, mon ministère. »
À comparer avec les « sans papiers, sans travail et sans droits »…
Oui, les régressions politiques - ici, dramatiques - proviennent aussi de ceux et celles qui se réclament du féminisme. (Cf. Droit, Êtres humains. Soi, Corps, Féminisme, Langage. Verbe. Avoir, Penser. Pensée, Proxénétisme)

Langage (Possessif) (3) : 2018. « Mon accouchement » dit la mère, dit l’enfant, dit la sage-femme, dit le médecin-accoucheur… (Cf. Femmes. Accouchements, Hommes. Remarquables. Leboyer Frédérick)

Langage (Possessif) (4) : 2020. Des années après, elle n’avait toujours pas compris, accepté, excusé de l’avoir entendue opposer « mes amies » à « ses enfants ».

Par ordre alphabétique. Langage. Possessif :

Langage (Possessif. AFP) : (19 mai) 2018. Lu : « Luc Besson visé par une plainte pour viol déposée par une de ses actrices. » 509 (Cf. Langage. Sujet)

Langage (Possessif. Arnault Bernard) : (26 novembre) 2019. Bernard Arnault, président de LVMH, auteur de : « mes équipes, mes marques ». 510 (Cf. Économie. Luxe)

Langage (Possessif. Arte) : (12 mars) 2018. Entendu sur Arte :
« Je l’ai embauchée comme ma femme de ménage. »
Non : Je l’ai embauchée en tant que femme de ménage ; elle est devenue femme de ménage chez moi, elle m’aide à faire le ménage, elle me libère du ménage… 511

Langage (Possessif. Attali Jacques) : (25 avril) 2019. Jacques Attali, interrogé sur le rôle joué par Emmanuel Macron vis-à-vis de François Hollande, auteur de :
« Emmanuel Macron qui était mon collaborateur [dans la Commission Attali de 2008], suivi de « François Hollande qui [avait été] mon collaborateur. » 512 (Cf. Êtres humains. Soi)

Langage (Possessif. Aubry Émilie) : (11 octobre) 2020. Émilie Aubry, responsable de l’émission L’esprit public de France Culture, L’esprit public, auteure de : « Nous autres Français… » 513

Langage (Possessif. Badiou Alain) : (24 janvier) 2020. Alain Badiou, sur France Culture, auteur de : « mon entrée dans la philosophie » ; « mes déterminations » ; « la philosophie, la mienne…». 514 (Cf. Philosophie)

Langage (Possessif. Balzac Honoré de) : 1834. 1935. Honoré de Balzac [1799-1850] écrit à madame Hanska [1801-1882]
- le
21 juin 1834 : « Soyez heureuse en voyage. […] Moi, j’enrage d’être cloué à cette petite table d’acajou qui aura été le témoin de mes pensées, de mes angoisses, de mes misères, de mes détresses, de mes joies, de tout ! »
- le
11 août 1834 : « Adieu, je vais reprendre mon sillon, mon soc, mon fouet et dire à mes bœufs : hue ! » 515
- Suite [1834-1835] : « mes perpétuels travaux » (p.208), « ma chaine » (p.210), « mes chaines » (p.214), « mes dettes » (p.220), « mon cachot » (p.221), « mes échéances » (p.222) « mon cabinet : un bagne» (p.237), « mon bagne » (p.245), « mes misères » (p.255), « ma solitude » (p.300), mais aussi : « mon œuvre » [dont il parle admirablement] (p.213), « mes richesses intellectuelles et tous mes trésors dans le cœur » (p.277).

Langage (Possessif. Belloubet Nicole) : (16 septembre) 2019. Nicole Belloubet, ministre de la justice, auteure de :
« Cela je le dis à mes procureurs… euh, aux procureurs…» 516 (Cf. Justice)

Langage (Possessif. Bonaparte) : 1850. François-René de Chateaubriand, dans les Mémoires d’Outre-tombe, auteur de : « Sous l’Empire, nous disparûmes ; il ne fut plus question de nous, tout appartenait à Bonaparte : J’ai ordonné, j’ai vaincu, j’ai parlé : mes aigles, ma couronne, mon sang, ma famille, mes sujets. » 517 (Cf. Langage. Possessif. Chateaubriand François-René de. « Nous »)

Langage (Possessif. Bourdieu Pierre) : 2004. Pierre Bourdieu [1930-2004], dans Esquisse pour une auto-analyse, auteur de :
« ma carrière », « mon obscurité relative », « mes travaux », « mon existence », « ma dissension initiale », « mes conduites », « mon investissement momentané », « mon intérêt initial », « mes irréalismes adolescents », « mes aventures algériennes ou mes emballements scientifiques », « ma confrontation », « mes choix intellectuels », « ma trajectoire individuelle », « ma famille d’origine », « mon père », « mes camarades d’école primaire », « ma mère », « mes parents », « mon message », « mes lecteurs ou lectrices » (non exhaustif). 518

Langage (Possessif. Castaner Christophe) : (23 novembre) 2018. Christophe Castaner (ministre de l’intérieur), à la veille de la manifestation du 24 novembre 2018 des « Gilets jaunes » auteur de :
« Ma maison personnelle à Forcalquier [Alpes-de-Haute-Provence], où j’ai ma femme et ma fille, a été attaquée hier [jeudi. 22 novembre] par les Gilets jaunes […] » 519 (Cf. Êtres Humains, Hommes. « Politiques ». Famille)

Langage (Possessif. Castex Jean) : (1er décembre) 2020. Jean Castex, lors d’une conférence de presse, auteur de : « mes concitoyens ». En sus des femmes oubliées, une contradiction dans les termes.

Langage (Possessif. Chateaubriand François-René de) : 1829. Je relève dans les Lettres de Chateaubriand [1768-1848] à Madame Récamier [1777-1849] dans le chapitre intitulé : L’ambassade de Rome (non exhaustif) :
«mon nom» (p.270, «mes calomniateurs chrétiens» (p.273), «ma mission» (p.273), «mon importance» (p.277), «mon ambassade de Rome» (p.277), «mes dépêches» (p.277), «mes ennemis» (p.277), «ma petite lettre» (p.278), «mon ancien secrétaire» (p.280), «ma louange» (p.280), «mes fouilles» (2 fois. p.283), «mes prédécesseurs» (p.283), «mes bals» (p.283), «mes monuments» (p.283), «mon ouvrage» (p.285), «mon prédécesseur» (p.286) «mes secrets et mon cœur» (p.287), «mes habitudes» (p.290), «mes cardinaux» (p.294), «mes perplexités» (p.96), «ma conquête» (p.298), «mon avenir» (p.298), «mes anciennes bontés» (p.299), «mes tribulations» (p.301), «ma goutte» (p.308), «mon rhumatisme» (p.308), «mon pape» (p.308, 313, 317), «ma vie» (2 fois. p.309), «mes succès» (p.312), «mes services» (p.312), «mon gros ami» (p.321), «mon congé» (p.315,323,332), «mon ministère» (p.317), «ma pauvre petite Infirmerie [Marie-Thérèse]» (p.313), «ma porte» (p.321), «ma solitude» (p.321), «mes affaires» (p.321), «mon sang» (p.323), «mon système de politique intérieur» (p.324), «ma bonne camaraderie» (p.325), «mon ingénuité» (p.325), «mon esprit» (p.235, 326), «ma femme» (p.327), «ma démission» (p.327), «mon édition complète» (p.327), «ma cervelle vide et ma santé altérée» (p.327, 328), «ma position» (p.332). 520

Langage (Possessif. Chaunu Pierre) : (14 juin) 2021. Pierre Chaunu [1923-2009], sur Radio courtoisie (radio d’extrême-droite), auteur de : « Mon auditoire ». 521

Langage (Possessif. Churchill Winston) : (5 mars) 1946. Winston Churchill [1874-1965], invité par le président américain Harry S. Truman [1884-1972], dans le discours prononcé aux États-Unis intitulé Le nerf de la paix, au cours duquel il a inauguré l’expression de « rideau de fer », mais surtout dénoncé la politique de l’URSS, auteur de : « mon camarade de combat, le maréchal Staline ». 522

Langage (Possessif. Cixous Hélène) : (7 août) 2018. Hélène Cixous, racontant sa manière de vivre et d’écrire, évoque « ma maison d’écriture ». 523

Langage (Possessif. Cohen Daniel) : (9 septembre) 2018. Lors de l’émission L’esprit public, Daniel Cohen, économiste, auteur de :
« Si nous avons enrichi nos populations, plutôt que d’en augmenter le nombre… » ; « nos producteurs… » (Cf. Êtres humains. Valeur marchande, Politique. État. « Grand débat national », Démographie, Économie. Cohen Daniel. « Gilets jaunes ») 524

Langage (Possessif. Comte-Sponville André) : 2018. André Comte-Sponville, auteur de :
« Mon itinéraire philosophique… » (Cf. Philosophie)

Langage (Possessif. Cousin Victor) : 1932. Paul Nizan [1905-1940] dans Les chiens de garde cite une phrase du texte d’Agathon [Henri Massis. 1886-1970 et Alfred de Tarde. 1880-1925] L’Esprit de la nouvelle Sorbonne [1911. p.98-99] dans laquelle était évoqué :
« Cousin [Victor. 1792-1867] qui disait des professeurs de philosophie ‘mon régiment’ et de sa doctrine ‘mon drapeau’. » 525 (Cf. Philosophie)

Langage (Possessif. Darmanin Gérald) : (24 juillet) 2020. Gérald Darmanin, dans Le Figaro, nouveau ministre de l’intérieur, élu de la ville de Tourcoing, se défendant de l’emploi de l’expression d’ « ensauvagement de la société », déclare :
« Mes habitants, ils sont très bien compris ce que je voulais dire. »
L’emploi de ce possessif devrait utilement être joint à son dossier de plaintes pour viols et harcèlement sexuel. 526 (Cf. Hommes. « Politiques ». Darmanin Gérald, Violences. Violences à l’encontre des femmes. « Droit de cuissage »)

Langage (Possessif. Debray Régis) : 1966. Régis Debray dans Loués soient nos seigneurs. Une éducation politique, auteur de :
« Élisabeth B., la mère de ma fille. » 527 (Cf. Enfants, Femmes, Hommes, Famille. Debray Régis, Patriarcat. Pères)

Langage (Possessif. Debré Robert) : 1974. Je relève dans le « témoignage » de Robert Debré [1882-1978], L’honneur de vivre (non exhaustif) :
«mes forces» (p.10), «mes élèves» (p.10), «mon fils ainé» (p.10), «ma mère» (p.17), «mon père» (p.17), «mes deux frères, ma sœur et moi-même» (p.22), «ma famille» (p.22), «ma vie» (p.30), «mon enfance» (p.30), «notre milieu, nos familles, nous-mêmes, notre fratrie» (p.42) ; «mon refus de tout enrôlement» (p.54), «nos maîtres» (p.65), «mes professeurs» (p.65), «mes souvenirs personnels» (p.69), «mon mérite personnel [qui] n’était pas grand» (p.86), «mes chefs de conférence» (p.86), «ma jeune sœur» (p.87), «notre génération» (p.99), «nos troupes» et «nos officiers» (au Maroc)» (p.101), «notre guide» (p.102), «nos amis et camarades d’études» (p.111), «mes internes» (p.116), «nos rangs, nos lignes, notre batterie, nos médiocres abris (pendant la guerre de 14-18) (p.123), «nos obus» (p.124), «nos troupes» (p.127), «nos uniformes bleu horizon» (p.129), «nos libertés» (p.130), «ma voie» (p.130), «les miens» (p.131), «mes frères, mes amis, mes camarades» et «nos proches» (p.134), «ma carrière» (p.136), «ma vie personnelle» (p.138), «nos jeunes ménages» (p.139), «notre foyer, nos deux ainés» (p.140), «ma jeune cohorte» (p.143), «mes enfants», «nos deux ménages», «ma vie intime [dont je ne parlerai pas davantage]» (p.163), «mon équilibre» (p.164), «mes élèves et moi-même» (p.164), [«l’incorrection de»] «ma conduite» (p.165), «ma leçon inaugurale» (p.166), «mon malheur personnel» (p.166), «mon objectif essentiel» (p.169), «notre manœuvre (en 1940)», «nos éléments avancés» (p.208), «nos hontes» (p.215), «ma surveillante» (p.230), «notre maisonnée» (p.233), [plusieurs de] «mes élèves et amis» (p.235), «ma servante Léontine» (p.246), «ma secrétaire» (p.246), «nos blessés» (p.252), «ma croisade» (p.272), «mes successeurs» (p.275), «notre groupe» (p.277), «mon témoignage» (p.281), «ma carrière» (p.282), «nous savions bien» (p.287), «notre embarras» (p.290), «nous avons choisi» (p.294), «mes collaborateurs» (p.297), «mes voyages» (p.310), «[une de] mes conférences» (p.31), «mes amis américains» (p.323), «ma belle-fille» (p.367), «nos soldats», «notre bon droit» [concernant les «conquêtes coloniales»] (p.372), «nous étions rempli d’orgueil», «nous admirions l’armée coloniale», «il nous paraissait que l’on pouvait tirer vanité d’une œuvre nationale» […] (p.372), «nos fiertés» (p.373), «notre armée» (p.374), [«une pensée»] nous hantait», (p.376), «nous avons voulu monter que […]» (p.400), «satisfaits, nous ne le sommes pas […]», «la route où nous sommes engagés» (p.438), «mon travail» (p.455) … 528

Langage (Possessif. De Gaulle) : 1958. Charles de Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, dans le chapitre consacré au « Chef de l’État », auteur de :
« Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du premier ministre, il ne peut être que ‘le mien’. » 529 Significatif, mais piètre exemple compte tenu de l’importance du sujet… (Cf. Êtres humains. Soi. De Gaulle, Politique)

Langage (Possessif. Delorme Florian) : (26 octobre) 2020. Florian Delorme, responsable de l’émission Cultures monde de France Culture, auteur de : « Nos ennemis ». 530 (Cf. Langage. Mots. Critique : « On », Politique. Nationalisme. Guerre. Médias, Violences. Violences à l’encontre des femmes. Delorme Florian)

Langage (Possessif. Duflot Cécile) : 2014. Je relève dans le livre de Cécile Duflot, De l’intérieur, Voyage au pays de la désillusion (non exhaustif) 531 :
«mon directeur de cabinet» (p.15, 33), «ma décision» (p.16, 21), «mes engagements» (p.16), «mon cabinet» (p.16, 33, 42), «mes collaborateurs» (p.17), «ma méthode [je dis les choses avec franchise]» (p.18) «mon avis» (p.19), «mon parti» (p.21,24), «mon choix» (p.23), «ma mère» (p.24), «mon état d’esprit» (p.32), «mon rang [gouvernemental]» (p.33), «ma tenue» (p.34), «mon manque d’intérêt [total pour la mode]» (p.34, 35), «mon officier de sécurité»(p.37), «ma vie» (p.38), «mon moment [de liberté]» (p.38), «mes amis» (p.39,41), «ma famille» (p.39), «mes enfants» (p.39. 2 fois), «mon statut» (p.40), «mon entourage» (p.41), «ma fonction» (p.41), «mes années [de secrétaire nationale]» (p.41), «[à] mon sens» (p.41), «mon pari» (p.42), «mon travail [de ministre]» (p.42), «mon entrée [au gouvernement]» (p.42), «ma manière [de faire]» (p.42)» … J’arrête là…

Langage (Possessif. Dumas Roland) : 2003. Je relève dans le livre de Roland Dumas, L’épreuve. Les preuves :
«mes agendas, mes répertoires téléphoniques, mes carnets de notes, mes relevés de compte en banque, mes livres de toutes sortes, mes lettres » [saisis lors d’une perquisition] (p.20), «ma gouvernante, ma secrétaire» (p.25), «mon malheur» (p.27), «mon deuxième domicile et mon cabinet» (p.28), «ma première erreur» (p.28), «ma voiture» (p.28), «mon esprit» (p.28), «mes amis, mes conseils, mes confrères, ma famille» (p.28), «mes carnets de rendez-vous depuis mes débuts d’avocat, mes agendas, mes propres comptes» (p.36), «mes enfants et mon épouse» (p.54), «mon secrétaire d’état» (p.62), «mon engouement» (p.63), «ma maison de campagne» (p.63), «ma circonscription» (p.64), «mon mandat de député» (p.64), «ma liaison» (p.66), «mes services» (p.71), «mes voyages officiels» (p.71), «mes invités» (p.71), «mon hospitalité» (p.71), «mes prédécesseurs, mes successeurs» (p.73), «mes interventions» (p.74), «ma politique» [2 fois] (p.78), «mon ami» (p.78), «mon secrétariat» (p.79), «mon domaine» (p.79), «[en] ma faveur» (p.81), «mon activité, mon action diplomatique dans le monde» (p.85), «mes plans de voyage» (p.85), «mon exposé sur la situation internationale» (p.85-86), «ma modeste personne» (p.90), «ma seule fille» (p.101), «mon ministère» (p.111), «ma personne» (p.127), «mon affaire» (p.146), «mon entourage» (p.146), «mon intermédiaire» (p.146), «[les membres de] mon cabinet […] mes chauffeurs, mes secrétaires particulières, mes gardes du corps, mon entourage» (p.16?), «ma famille […], mes moyens anciens, ma réussite, mes économies» (p.164), «mon chef de cabinet, mon directeur de cabinet» (p.164), «mes achats personnels, ma garde-robe» (p.164)
J’arrête là. Le livre a 434 pages. 532

Langage. Possessif. Dupond-Moretti Éric :

Langage (Possessif. Dupond-Moretti Éric) (1) : 2013. Je relève dans le livre d’Éric Dupond-Moretti, Bête noire. «Condamné à plaider» 533 :
«mon métier» (p.17), «ma plaidoirie» (p.20), «mon portable» (p.21), «ma robe», (p.21), «mon ami» (p.24), «mes juges» (p.25), «mon verbe» (p.25), «mon client» (p.27), «mon bras» (p.29), «mes dossiers» (p.29), «ma chambre» (p.29), «ma vie» (p.30), «ma rationalité») (p.38), «mes collaborateurs» (p.40), «mon inconnu» (p.41), «ma mère» (p.45), «ma passion» (p.46), «mon mentor, mon maître» (p.72), «mon secrétariat» (p.73), «mes épaules […] mes mains» (p.75)… J’arrête là…

Langage (Possessif. Dupond-Moretti Éric) (2) : (25 septembre) 2020. Éric Dupond-Moretti, devenu ministre de la justice se félicite de l’augmentation de 8 % du budget de la justice prévue pour 2021 : « Cela va me permettre d’embaucher, d’ici à la fin de 2021, 2450 personnels et (…) 950 personnels qui vont entrer en jeu (sic) dès la début de l’année prochaine. »
- Commentaire du Canard enchaîné : « Il va faire passer les entretiens lui-même ? » 534

Langage (Possessif. Egli Richard A.) : 2006. Richard A. Egli à la fin du livre D’ont look, dans lequel il photographie des femmes nues, remercie « ses modèles » et « ses maquilleurs ». 535
- Comprendre : les hommes qui ont maquillé les corps des femmes nues…

Langage. Possessif. Erdogan Recep Tayyip :

Langage (Possessif. Erdogan Recep Tayyip) (1) : (25 juin) 2018. Recep Tayyip Erdogan, au lendemain de son élection à la présidence de la république Turque :
« Les gagnants de cette élection, c’est la démocratie, c’est notre nation elle-même. Les gagnants de cette élection, c’est chacun d’entre vous ; c’est chacun de mes 81 millions de citoyens. » 536 (Cf. Hommes. « Politiques ». Erdogan Recep Tayyip, Économie. Erdogan Recep Tayyip)

Langage (Possessif. Erdogan Recep Tayyip) (2) : (27 octobre) 2020. Recep Tayyip Erdogan, appelant à boycotter les produits français, s’adresse à : « ma nation ».

Langage (Possessif. Figaro Le) : (27 août) 2018. Dans Le Figaro, je lis :
« En 2012, Amina Filali, une adolescente de 16 ans, s’est suicidé après avoir été contrainte d’épouser son violeur. » 537
Et l’article revoie à un autre article du Figaro du 14 janvier 2014, intitulé :
« Les Marocaines ne sont plus forcées d’épouser leur violeur. »

Langage (Possessif. Finkielkraut Alain) : (18 octobre) 2019. Alain Finkielkraut, auteur de :
« Mon agresseur [m’a dit])…» 538

Langage (Possessif. France Culture) : (13 août) 2018. Lu : « En avril dernier, la française Claire Nouvian a reçu le prix Goldman, la plus haute distinction dans le domaine de l’environnement. Avec son association, Bloom, depuis 2005, elle milite […]…» 539

Langage (Possessif. Freud Sigmund) : (14 mars) 1911. Sigmund Freud [1856-1939], dans une lettre à Karl Abraham [1877-1925], après une critique d’Adler [Alfred. 1870-1937], auteur de : « De tous mes Viennois [psychanalystes], il n’adviendra rien, mis à part le petit Rank [Otto. 1884-1939], qui fera son chemin. » 540 (Cf. Psychanalyse)

Langage (Possessif. Galey Matthieu) : (26 mai) 1982. Matthieu Galey [1934-1986], dans son Journal, écrit :
« […] Alain, mon maçon », « mon petit voyage au Luxembourg »…541

Langage (Possessif. Gaultier Jean-Paul) : (7 décembre) 2018. Jean-Paul Gaultier, auteur de : « J’ai un mannequin […] » 542

Langage (Possessif. Gesbert Olivia) : (7 décembre) 2018. Olivia Gesbert, responsable de La Grande table des idées de France Culture, auteure de :
« nos philosophes ». 543 (Cf. Culture, Philosophie)

Langage (Possessif. Giono Jean) : 1960. Jean Giono [1895-1970], se justifiant de ne pas être « solitaire », auteur de :
« J’ai une famille, j’ai une femme, mes deux filles, j’ai une bonne, j’ai un chien. » 544 (Cf. Famille. Langage. Zeugma, Patriarcat. Pères)

Langage (Possessif. Gombrowitcz Witold) : 1956. Witold Gombrowicz [1904-1969], dans son Journal, auteur de :
« […] Alors, ’j’éclate’ - oui j’éclate : mon drame, mon sort, ma destinée, l’incertitude de mon existence, tout me cerne et m’assiège. » 545

Langage (Possessif. Grégoire Ménie) : 1971. Ménie Grégoire [1919-2014], dans Les cris de la vie, évoquant les personnes ayant fait appel à elle dans le cadre de son émission de RTL Allo Ménie, auteure de : - « Et je ne résiste pas à raconter ‘ma première violée’. »
- « Mon plus beau ‘cas’, dans ce domaine est celui d’une jeune fille ignorante […] » 546

Langage (Possessif. Guerini Stanislas) : (2 février) 2020. Stanislas Guerini, nouveau délégué général de LaREM [La république en marche], auteur de :
« mon bureau exécutif ».

Langage (Possessif. Hamon Benoît) : 2017. Benoît Hamon lors de son investiture par le parti socialiste à la présidence de la République évoque « notre famille politique ». À qui s’adresse-t-il ? A qui, à quoi fait-il référence ?
- Même jour, Éric Ciotti (extrême-droite des Républicains) reprend la même formulation concernant le deuxième parti en capilotade…
- « La famille », dernier refuge des partis politiques avant disparition. (Cf. Famille, Penser, Politique. Partis politiques)

Langage (Possessif. Hessel Stéphane) : 2011. Stéphane Hessel [1917-2013], dans Souvenirs. Danse avec le siècle, écrit :
« Ma déportation a été totalement atypique. » 547

Langage. Possessif. Hugo Victor :

Langage (Possessif. Hugo Victor) (1) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les Misérables écrit, concernant les Bernardines de l’Adoration perpétuelle :
« Elles ne disent de rien jamais ma, ni mon. Elles n’ont rien à elles et ne doivent tenir à rien. Elles disent de toute chose notre ; ainsi : notre voile, notre chapelet ; si elles parlaient de leur chemise, elles diraient notre chemise. » 548

Langage (Possessif. Hugo Victor) (2) : 1887-1900. Je relève dans Choses vues de Victor Hugo [1802-1885] 549 :
«ma vie privée» et «mon honneur» (p.410) ; «ma femme» (p.514) ; «mes œuvres actuelles» (p.524) ; «mes habitudes» et «mon bain froid» (p.549) ; «ma chambre» (p.557) ; «mon Appel aux Français» (p.558) ; «mon allocution» (p.562) ; «ma photographie populaire» (p.563) ; «mes conseils» (p.564) ; «mon boulevard» (p.610) ; «ma protestation» (p.646) ; «ma dignité» (p.647) ; «mon ordre d’expulsion» (p.648) et «mon expulsion» (p.654) ; «mes trente-deux dents» (p.680) ; «mes papiers» (p.684) ; «mes invités» et «mon arrivée à Paris» (p.684) ; «mon travail» (p.688) ; «mon père» (p.691) ; «mon doux ange» (p.552) et «ma fille bien aimée» (Léopoldine) (p.695) ; «ma mort» (p.718) ; «mes manuscrits» (p.726) ; «ma conscience» (p.732) ; «mon exil» (p.741) ; «ma vie» (p.741) ; «ma modération» (p.749) ; «ma fille» (p.752) ; «ma pauvre chère enfant» (p.753) et «ma fille, hélas, plus que morte [Adèle]» (p.754) ; «mes petits pauvres» et «mes quarante enfants pauvres» (p.770).
- Il écrivait aussi : «Je ne suis rien» (p.556) ; «Ce que j’écris n’est pas à moi. Je suis une chose publique» (p.584).
- Sous réserves de vérifications ultérieures, lorsqu’il évoque «sa» petite fille Jeanne qu’il a, au terme de sa vie tellement aimé, Victor Hugo n’a jamais précédé son évocation d’un possessif.

Langage. Possessif. Jeanneney Jean-Noël :

Langage (Possessif. Jeanneney Jean-Noël) (1) : (3 août) 2019. Jean-Noël Jeanneney, dans l’émission Concordance des temps de France Culture, auteur de : « mon micro ». 550
* Ajout. 26 octobre 2019. « mon émission ».
* Ajout. 25 avril 2020. « mon invité ». [1ère diffusion. 14 novembre 2015]
* Ajout. 29 août 2020. Jean-Noël Jeanneney présente l’historienne Céline Léger : « mon invitée » et nomme Jules Vallès [1832-1885] auquel elle a consacré sa thèse et auquel l’émission est consacré : « votre grand homme ». 551 (Cf. Culture. Patriarcale, Politique. Médias)

Langage (Possessif. Jeanneney Jean-Noël) (2) : (10 octobre) 2020. Jean-Noël Jeanneney, dans l’émission de France Culture dont il est responsable, évoquant les Rendez-vous l’histoire de Blois où il se trouve, évoque « notre Festival » ; tandis que le lendemain, le 11 octobre Émilie Aubry, responsable de l’émission L’esprit public de France Culture, le présente, en sa présence, comme « le grand manitou de ces rencontres de Blois ».

Langage (Possessif. Jeanneney Jean-Noël) (3) : (17 octobre) 2020. Jean-Noël Jeanneney, dans l’émission Concordance des temps de France Culture, auteur, deux fois répété, de : « notre public », de : « Nous assumons ce risque », et, adressé à son invité, de : « notre conversation ». 552

Langage (Possessif. Joffrin Laurent) : (5 décembre) 2020. Laurent Joffrin, sur France Culture, présentant son projet politique de « gauche de la réforme », pour l’élection de 2022, présenté par un appel intitulé « Engageons-nous » auteur de : « mon mouvement », « mon raisonnement ». 553 (Cf. Philosophie. Joffrin Laurent)

Langage (Possessif. Kauffmann Sylvie) : (30 décembre) 2018. Dans une émission politique de France Culture consacrée à l’Europe, Sylvie Kauffmann, directrice éditoriale du Monde, auteure de :
« Martin Schulz [démissionnaire de la présidence fédérale du SPD allemand en février 2018] qui était notre candidat […] » 554 (Cf. Politique. Médias, Penser. Raison)

Langage (Possessif. Hulot Nicolas) : (28 août) 2018. Nicolas Hulot, ministre de l’écologie d’Emmanuel Macron, annonçant sa décision de quitter le gouvernement, auteur de :
« Où sont mes troupes ? » Pourquoi devrait-il « avoir des troupes » ? (Cf. Êtres humains, Hommes. « Politiques ». Hulot Nicolas, Langage. Verbe. Avoir, Politique. Écologie. Guerre)

Langage (Possessif. Jadot Yannick) : (2 septembre) 2020. Yannick Jadot, écologiste [EELV] auteur de : « […] Mon mouvement est pro-vaccin. Il faut vacciner. » 555 (Cf. Politique. Parti)

Langage (Possessif. Kiejman Georges) : (12 janvier) 1994. Georges Kiejman, concernant les campagnes électorales de Pierre Mendès-France [1907-1882], auteur de : « notre chef ». 556

Langage (Possessif. Léautaud Paul) : 1906. 1915. 1924. 1944. Paul Léautaud [1872-1956], dans son Journal littéraire, auteur de :
- « Je travaille en plein depuis huit jours à mes histoires de femmes. »
- « Mon loyer me tue. »
- « Je n’ai personne pour me raccommoder » [le linge]
- « Je n’ai pas du tout envie de retourner au Mercure [de France] comme employé. Je me suis habitué […] à ma nouvelle vie, chez moi, tranquille, libre, avec mes songeries, mon travail, mes promenades dans mon jardin, disposant de mon temps, l’employant à mon gré. De plus, ma vue est devenue bien mauvaise. »
- Un moi qui s’élargit…557 (Cf. Êtres humains. Soi)

Langage (Possessif. Leiris Michel) : 1976. 1977. Michel Leiris [1901-1990] dans son Journal, auteur de : «ma répugnance à procréer» (p.708), «mon narcissisme» (p.70), «mon égocentrisme» (p.708, «mon autocritique» (p.712), «ma vie » (p.714)… 558

Langage (Possessif. Leleu Pierre) : (27 juillet) 2018. Pierre Leleu, commandant de l’unité de CRS lors de la manifestation du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris, devant la commission des lois de l’Assemblée Nationale, auteur de : « mes effectifs », « mes quatre sections ». 559

Langage. Possessif. Le Maire Bruno :

Langage (Possessif. Le Maire Bruno) (1) : 2013. Bruno Le Maire, alors ministre de l’agriculture, auteur dans Jours de pouvoir, de :
«ma stratégie diplomatique» (p.31), «le sujet qui me travaillait depuis des années» (p.61), «notre Europe» (p.73»), «ma carrière» (p.85), «mes livres» (p.85), «mon tempérament» (p.85), «nos troupes» (p.105), «nos deux otages exécutés» (p.105), «mes propos» (p.106), «mon intervention» (p.149), «mon portable» (p.149), «mon discours» (p.187), «ma voisine de table» (p.190), «ma voisine» (p.198), «mon conseiller diplomatique» (p. 198, 262), «mon officier de sécurité» (p.198, 316, 391), «ma visite (p.218), «une de mes conseillères» (p.230), «mon directeur-adjoint de cabinet» (p.238, 262), «mon périple» (p.238), «mon action politique» (p.247), «mes critiques» (p. 248), «mes dénégations» (p.248), «mes rendez-vous» (p.248), «ma nomination» (2) (p.242), «mon retard» (p.252), «la première puissance mondiale me claque entre les doigts» (p.257), «mon homologue allemand» (p.295), «mon insistance» (p.295), «mon appel» (p.296), «mon appréciation» (p.296), «mon inquiétude» (p.296), «mes enfants, ma famille» (p.313), «mon équipe» (p.316), «mon engagement politique» (p.378). 560 (Cf. Hommes. « Politiques ». Le Maire Bruno, Patriarcat. Pères. Le Maire Bruno, Économie. Le Maire Bruno)

Langage (Possessif. Le Maire Bruno) (2) : 2022. Bruno Le Maire, alors ministre de l’économie, dans L’ange et la bête. Mémoires provisoires, auteur de : «mon cabinet» (p.11), «mes cinquante ans» (p.11), «mes conseillers»(p.12), «mon téléphone portable» (p.13), «mes conseillers» (p.13), «mon frère aîné» (p.13), «mon action» (p.15), «mon bureau» (p.15), «mes cinquante ans» (p.18), «ma vie politique» (p.23),

Langage. Possessif. Le Pen Marine :

Langage (Possessif. Le Pen Marine) (1) : (23 septembre) 2018. Marine Le Pen, auteure de :
« Nos idées à nous, c’est comment, nous, on protège notre économie. »
Elle évoque aussi « notre nation », « notre culture »… 561

Langage (Possessif. Le Pen Marine) (2) : (12 novembre) 2018. Marine Le Pen, auteure de :
« Mes cadres, mes élus, mes militants, mes électeurs […] » 562

Langage (Possessif. Le Taillanter Roger) : 1993. Je relève dans le livre de Roger Le Taillanter [1925-2005] Les nouveaux esclaves. Au bois de Boulogne et ailleurs : «son viol» (p.41), «son IVG» (p.42), «son sexe» (p.43, 44), «son cabinet de toilette» (p.44), «son corps» (p.44)»… 563 (Cf. Politique. Esclavage)

Langage (Possessif. Lévy Bernard-Henri) : 2003. Interrogé par Christine Ockrent, concernant Françoise Giroud [1916-2003], Bernard-Henri Lévy, auteur de :
« Elle était avec Alex Grall, moi avec mon épouse de l’époque, Sylvie, […]. » 564 (Cf. Hommes. Grossiers)

Langage (Possessif. Louis XVI) : (23 juin) 1789. Louis XVI [1754-1793], auteur de :
« […] C’est moi, jusqu’à présent, qui fais tout le bonheur de mes peuples […]. » 565 (Cf. Hommes. Louis XVI, Langage. Peuple, Politique)

Langage. Possessif. Macron Emmanuel :

Langage (Possessif. Macron Emmanuel) (1) : (14 décembre) 2018. Emmanuel Macron, au Conseil européen, après l’attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018, évoque : « nos victimes » et dans la même phrase « nos forces de l’ordre ». 566
* Ajout. 31 décembre 2018. Du même, deux semaines plus tard : « Nos agriculteurs », « nos retraités modestes », « nos militaires », « nos pompiers », « nos gendarmes », « nos policiers », « nos personnels soignants ».

Langage (Possessif. Macron Emmanuel) (2) : (2 septembre) 2021. À l’occasion de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron fait référence, une photo d’eux à l’appui, à « nos amis Mc Fly et Carlito ».

Langage (Possessif. Maffesoli Michel) : 2010. Je relève dans le livre d’entretiens consacrés à Michel Maffesoli : [certains de] «mes livres» (p.26, 40), «mon regretté ami» (p.28), «me [stigmatiser]» (p.37), «mon énergie» (p.40), «mon œuvre» (p.41), «mes détracteurs» (p.41), [l’un de] «mes collègues et ami» (p.41), «ma manière de penser», (p.42), «mon style de vie» (p.43), «mes origines familiales» (p.43), «ma jeunesse» (p.43), «mes étudiants» (p.57), «ma réflexion» (p.72), [pas] «ma tasse de thé» (p.76), [un de] «mes maîtres» (p.76), «mon collègue» (p.78), [l’une de] «mes ambitions» (p.79), «mon idée obsédante» (p.83), [faire] «mon miel [de tout cela] (p.100). 567 (Cf. Sociologie. Maffesoli Michel)

Langage (Possessif. Maire. France. 2019) : (18 janvier) 2019. Une femme maire, lors du débat à Souillac entre 600 maires et Emmanuel Macron, auteure de :
« Mes élu[e?]s ». 568

Langage (Possessif. Maire. France. 2021) : (30 mars) 2021. Un maire, auteur de : « Mon personnel administratif féminin ». Au lieu de : « Les femmes chargées de l’administration dans la commune [dont je suis maire] » : ?

Langage (Possessif. Mandela Nelson) : 1990. Nelson Mandela [1918-2013], dans Un long chemin vers la liberté, auteur de :
« [En 1940] C’est dans la salle de séjour des Sisulu que j’ai rencontré Evelyn Mase, ma première femme […] ». 569 Non. La femme avec laquelle je me mariais [pour la première fois], la femme que j’épousais le…, celle qui devint mon épouse…

Langage (Possessif. Manière Philippe) : (30 décembre) 2018. Philippe Manière, « directeur du cabinet de conseil Footprint », dans une émission de France Culture, consacrée à l’Europe, 570 auteur de :
« Les peuples nous disent […] » (Cf. Hommes. Journalistes, Langage. Peuple. Possessif. Kauffmann Sylvie, Penser. Manière Philippe, Politique. Médias, Économie. Grèce. Manière Philippe)

Langage (Possessif. Mélenchon Jean-Luc) : (3 janvier) 2022. Jean-Luc Mélenchon, sur France Inter, auteur de : « mon état-major », « mes équipes ».

Langage (Possessif. Minc Alain) : 2020. Alain Minc, auteur de : « Mes présidents ».

Langage (Possessif. « Microbiote ») : (15 juillet) 2020. Titre du Magazine de la santé de la 5 : « Comment prendre soin de mon microbiote cet été ? » (Cf. Êtres humains. Soi, Corps, Coronavirus)
N.B. Lu : « Le microbiote humain correspond à l'ensemble des micro-organismes qui ont colonisé votre corps et avec lesquels vous cohabitez : des bactéries pour l'essentiel, mais également des virus, des champignons, des levures et des protozoaires. Sa composition diffère selon les surfaces colonisées : on distingue ainsi le microbiote cutané, vaginal, urinaire, respiratoire, ORL, intestinal, autrefois appelé flore intestinale, de loin le plus important avec ses 100.000 milliards de germes. »

Langage (Possessif. Nicolas II) : (2 mars) 1917. Nicolas II [1868-1918], écrit dans son Journal intime : « Mon abdication est nécessaire. » 571

Langage (Possessif. Nora Pierre) : (24 septembre) 2022. Pierre Nora, sur France Culture, concernant Michel Foucault [1926-1984], auteur de : « mon auteur ».

Langage. Possessif. Onfray Michel :

Langage (Possessif. Onfray Michel) (1) : (21 juillet) 2018. Michel Onfray, auteur de :
« mon public ». 572

Langage (Possessif. Onfray Michel) (2) : (4 septembre) 2020. Michel Onfray, auteur de :
- « ma gauche à moi… »
- « J’ai perdu ma première compagne du cancer ». 573

Langage (Possessif. Pascal Blaise) : 1670. Blaise Pascal [1623-1662] dans les Pensées, auteur de : « Mien, tien. Ce chien est à moi, disaient des pauvres enfants.
C’est là ma place au soleil. Voici le commencement et l’image de l’usurpation de toute la terre. » 574 (Cf. Politique. Écologie, Économie. Propriété)

Langage (Possessif. Pech Thierry) : (26 août) 2018. Thierry Pech, lors de l’émission L’esprit public de France Culture, auteur de :
« notre chef de l’État » et de « nos populations » (à deux reprises). 575 (Cf. Langage. Mots. Critique de « Think tank », Pensée. Pouvoir, Économie. « Pauvres Les »)

Langage (Possessif. Pécresse Valérie) : (30 août) 2020. Valérie Pécresse [L.R], annonçant sa candidature à la présidentielle de 2020, auteure de :
« Pour mon pays, je ressens le devoir de parler plus fort encore. » 576

Langage (Possessif. Pepys Samuel) : 1662. Samuel Pepys [1633-1703], écrit dans son Journal, le 31 décembre 1662 :
« En somme, pour l’heureuse situation où nous sommes, moi, ma femme, ma famille et ma fortune, à ce haut degré qu’elle atteint, et pour l’état de nation, dans sa tranquillité, que le Seigneur Dieu soit loué ! » 577 (Cf. Famille. Pepys Samuel)

Langage (Possessif. Perrot Michelle) : 2008. Découvert hier [2017] le titre du livre de Michelle Perrot (que j’avais lu, mais sans noter alors le possessif) : Mon histoire des femmes. 578

Langage (Possessif. Philippe Édouard) : (6 décembre) 2018. Édouard Philippe, premier ministre devant le sénat, auteur de :
« Nos territoires » ; « nos forces de l’ordre » ; la république : « notre chose commune ». 579

Langage (Possessif. Piaf Édith) : 1956. Édith Piaf [1915-1963], dans J’men fous pas mal chante :
« […] J’men fous pas mal. J’ai mon dimanche qui est à moi […] J’men fous pas mal. J’ai mon amant qui est à moi […] « J’men fous pas mal. J’ai mon passé qui est à moi […] »

Langage (Possessif. Plantu) : (22 août) 2019. Plantu, auteur de :
« Mon association [Cartooning for peace] ». 580
* Ajout. 30 août 2019. Entendu sur France Culture :
« Cartooning for peace : cette association de cartoonistes du monde entier. » (11 heures 50) (Cf. Hommes « Modestes ». Plantu)
* Ajout. 22 septembre 2019. Plantu emploie l’expression de : « mon équipe ». 581 (Cf. Hommes « Modestes ». Plantu)

Langage (Possessif. Radio courtoisie) : (27 mars) 2020. Entendu : « Nos dévouées collaboratrices ».

Langage. Possessif. Reynié Dominique :

Langage (Possessif. Reynié Dominique) (1) : (9 septembre) 2018. Dominique Reynié, auteur de : « nos auditeurs », « nos sociétés », « notre politique de puissance ». 582

Langage (Possessif. Reynié Dominique) (2) : (2 juillet) 2019. Dominique Reynié, auteur de :
« Dans ma fondation… [Fondapol] » 583

Langage (Possessif. Reynié Dominique) (3) : (15 novembre) 2020. Dominique Reynié, auteur de :
« Nos vices, nos vertus […] nos valeurs ». 584

Langage (Possessif. Riccoboni Marie-Jeanne) : 1757. Marie-Jeanne Riccoboni [1713-1792], dans les Lettres de mistriss Fanni Butlerd, auteure de :
« Reviens mon cher Alfred, reviens dans les bars de celle qui t‘adore… Tu me demandes si je suis attachée à mes sentiments, si je les aime, si je m’y livre sans regret, ah, n’en doute jamais ! Mon amour est mon bien le plus cher. » 585 (Cf. Femmes. Remarquables. Riccoboni Marie-Jeanne)

Langage (Possessif. Rosanvallon Pierre) : (18 juillet) 2019. Pierre Rosanvallon, auteur de :
« ma tétralogie », « ma chaire au Collège de France », « mes travaux » ; « ma direction [de recherches] » 586

Langage (Possessif. Rousseau Jean-Jacques) : 1782. Jean-Jacques Rousseau [1712-1782], dans Les confessions, auteur de :
- « mon lecteur » (p.235) ;
- « mon ouvrage […], mon temps, mon travail, mon chagrin, ma maladie [...], mes frais » (p.338) ;
- « mes mœurs, mes principes, mes sentiments » (p.441) ;
- « ma galanterie, mon air, ma parure […] mon âge, mon maintien » (p.442) ;
- « mes amours pour Madame d’Houdetot » (p.528) ;
- « mes goûts, mes penchants, mon caractère […], mon cœur […], ma vie […], mes souffrances […], ma mort » (p.569) ;
- « mon livre et […] moi […] ma sécurité, ma stupidité […] mon malheur » (p.575) ;
- « mes ennemis […], mon déshonneur [..], mon cœur […], mes écrits […], mes principes […], mon âme […], ma conduite […], mon naturel […], mes calomniateurs […], mon nom, […], mes fautes et mes faiblesses […], mon inaptitude (à supporter aucun joug) » (p.639) ;
- «mes enfants» (p.557, 594, 632) ;
- « mes écrits […], mon naturel, mon caractère, mes mœurs, mes penchants, mes plaisirs, mes habitudes » (p.656). 587

Langage (Possessif. Roudinesco Élisabeth) : (9 août) 2018. Élisabeth Roudinesco, auteure, concernant Sigmund Freud [1856-1939] de :
« Il a son cancer ». 588 (Cf. Langage. Verbe. Avoir)

Langage (Possessif. Schwarzkopf Elisabeth) : 2004. Elisabeth Schwarzkopf [1915-2006], dans Les autre soirs. Mémoires, auteure de :
« Ma voix » (p.25), « mon père » (p.31), « ma vraie patrie : la langue allemande » (p.17), « ma dénazification (p.39) […]. » 589

Langage (Possessif. Stendhal) : 1830. Stendhal [1783-1842] dans Le rouge et le noir, auteur de :
« Et ce Monsieur Valenod, dans l’énumération de ses propriétés, qui revient sans cesse, il ne peut parler de sa maison, de son domaine, etc.., si sa femme est présente, sans dire ta maison, ton domaine. » 590 (Cf. Famille)

Langage (Possessif. Soldat. Anonyme) : (27 septembre) 1914. Lu dans les Correspondances conjugales, la lettre d’un époux à son épouse enceinte, dont il est séparé :
« Tu me demandes dans ta lettre que je te donne du courage. Comme cela est facile, ma chérie, au lieu de penser à la guerre, pense à notre enfant, à celui ou à celle qui va porter notre nom, qui aura notre sang, qui sera notre chose. »
L’enfant, Geneviève, naitra le 11 novembre 1914.
Le père mourra de ses blessures, amputé des deux jambes, le 4 mai 1915. 591 (Cf. Femmes. Enceintes, Famille, Politique. Guerre)

Langage (Possessif. Thierry Jean-Pierre) : 1991. Je relève dans le livre du juge Thierry Jean-Pierre [1955-2005] :
«ma greffière» (p.19,84,101,105,127), «un de mes détenus» (p.79), «mon témoin» (p.82), «mon informateur» (p.82), «ma [mes] commission[s] rogatoire[s]» (p.85,86,88,96,98,115), «ma marge de manœuvre» (p.83), «mes ardeurs combattives» (p.88), «ma vie professionnelle» (p.88), «ma vie personnelle» (p.88), «la femme d’un de mes anciens inculpés» (p.91), «mon dossier» (p.92), «mon objectif» (p.93), «mon cabinet» (p.98), «mon amertume» (p.99), «ma décision» (p.99), «mon dessaisissement» (p.104,132,133), «ma carte [professionnelle]» (p.108,127), «mes six enquêteurs» (p.115), «ma présidente» (p.123), «mon premier témoin» (p.127), «mes ordres» (p.128), «mon dernier témoin» (p.130), «mon argumentation» (p.156). 592

Langage (Possessif. Tolstoï Léon) : 1865-1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, emploie, à quelques reprises, le possessif, essentiellement lorsqu’il traite de la guerre de Napoléon [1769-1821] contre la Russie : «notre victoire» (p.832), «nos armées» (p.894), «nos troupes» (p.915), «nos forces» (p.984), [de] «notre côté» (p.1293), «Nous avons payé […] » (p.1308) 593

Langage (Possessif. Trotsky Léon) : 1929. Titre du chapitre VII de Ma vie de Léon Trotsky [1879-1940] : «Ma première organisation révolutionnaire», suivi du titre du Chapitre VIII : «Mes premières prisons». 594

Langage (Possessif. Varoufakis) : 2017. Yanis Varoufakis, dans Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l’Europe - sans oublier le rôle singulier, essentiel, souvent solitaire, seul contre beaucoup, lors de la « crise Grecque » - auteur de :
«mes proches», «ma crédibilité», «ma détermination», «ma vision de l’humanité», «mes supporteurs», «ma réputation», «mon analyse», «mon poste», «mon opposition», «mon dernier livre», «mes idées», «mes nouveaux amis», «ma moto», «mon ministère», «mes camarades», «ma solution», «mes trois amis», «ma stratégie de négociation», «ma campagne électorale», «mon objectif», «ma stratégie», «mon aptitude à négocier», «mes amis économistes», «mon job», «ma stratégie», «mon système de paiement parallèle», «mon blog», «ma compagne», «mes réserves», «mon idée», «mes électeurs», «mes amis américains», «mon refuge», «mes petites camarades», «mes objectifs», «mes idées», «ma proposition», «mes camarades de gauche», «mon vieux copain», «mon point de vue», «ma petite équipe», «mon premier euro-groupe», «mon meilleur allié», «ma secrétaire», «ma respiration», «mon raisonnement»… 595

Langage (Possessif. Védrine Hubert) : 2020. Lu sur le site d’Hubert Védrine :
« Bienvenue sur mon site. Vous trouverez par années et par sujets, le texte de mes articles, de mes interviews, de mes préfaces et de mes conférences, ainsi que la présentation de mes livres, ma biographie et diverses informations. Hubert Védrine. »

Langage (Possessif. Vilmorin Sophie de) : 1999. Dans le livre de Sophie de Vilmorin [1931-2009], Aimer encore, je relève - concernant André Malraux [1901-1976] - :
«mon malade» (p.119), «mon vieux compagnon» (p.142), «mon cher mourant» (p.274), et, après sa mort : «mon André» (p.174). 596

Par ordre chronologique. Possessif. Voltaire :

Langage (Possessif. Voltaire) (1) : (26 mai) 1732. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Nicolas-Claude Thieriot [1697-1772], lui écrit :
« […] Je suis lié, ou plutôt enchaîné ici, par mes études, mes œuvres, ma fortune et ma santé. » 597

Langage (Possessif. Voltaire) (2) : (sans date précise connue) 1745-1746. Voltaire [1694-1778], amant de Marie-Louise Denis [1712-1790], sa nièce, lui écrit :
« […] Vous êtes toute ma famille, ma seule amie, mon bien et mon unique espérance. » 598 (Cf. Femmes. Remarquables. Denis Marie-Louise)

Langage (Possessif. Voltaire) (3) : (2 novembre) 1749 ?. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à la duchesse du Maine [1676-1753], auteur de :
« La première [affaire] est de vous plaire et de vous apporter mes vers, ma toux, mon cœur, mon admiration pour votre esprit et ma respectueuse reconnaissance pour vos bontés. » 599

Langage (Possessif. Voltaire) (4) : (28 février) 1750. Voltaire [1694-1778] écrit à Marie-Louise Denis [1712-1790], :
« Ma vraie demeure est où vous êtes. Vous êtes ma famille entière, ma cour, mon Versailles, mon Parnasse, et la seule ressource de mon cœur. » 600 (Cf. Femmes. Remarquables. Denis Marie-Louise)

Langage (Possessif. Voltaire) (5) : (19 mai) 1750. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à François-Thomas-Marie de Baculard d’Arnaud [1718-1805], lui écrit, concernant son éventuel départ à la cour de Frédéric II. roi de Prusse [1712-1786] :
« Il n’y a au monde que Frédéric le Grand qui put me faire entendre un tel voyage. Je quitterai pour lui mon ménage, mes affaires, Mme Denis [Marie-Louise. 1712-1786] et je viendrais en bonnet de nuit voir cette tête couverte de lauriers. » 601 (Cf. Langage. Zeugma, Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (6) : (vers le 31 août) 1750. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au duc de Richelieu [1696-1788], lui écrit :
« […] Je vous ai exposé ma situation, mes raisons, ma fortune et mes désirs. […] » 602

Langage (Possessif. Voltaire) (7) : (25 janvier) 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Frédéric II. roi de Prusse, [1712-1786] lui écrit :
« […] J’aspire à la seule permission de vous voir et de vous entendre. Vous savez que c’est ma seule consolation et le seul motif qui m’a fit renoncer à ma patrie, à mon roi, à mes charges, à ma famille, à des amis de quarante années. […] » 603 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (8) : (octobre-novembre) 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Frédéric II. roi de Prusse, [1712-1786] lui écrit :
« […] Ce qui m’appartient uniquement, c’est mon érésipèle [maladie de la peau], mon amour pour la vérité, mon admiration pour votre génie, et mon attachement à la personne de Votre Majesté. » 604 (Cf. Relations entre êtres humains. Admiration. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (9) : (11 mars) 1753. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Frédéric II. roi de Prusse, [1712-1786] (dont il cherche alors l’autorisation de quitter la Prusse : « L’embarras est de sortir d’ici »), auteur de :
« J’ai perdu ma patrie, ma santé, mes emplois, une partie de ma fortune. J’ai tout sacrifié pour vous. […] » 605 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (10) : (11 janvier) 1757. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Sophie-Frédéric Wilhelm de Prusse, Margrave de Bayreuth [sœur de Frédéric II. 1709-1758], lui écrit :
« Je suis encore persuadé qu’il [Frédéric II] se souviendra qu’il m’a tiré de ma patrie, que je quittai pour lui mon roi, mon pays, mes charges, mes pensions, ma famille. » 606 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (11) : (13 octobre) 1759. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à madame du Deffand [1697-1780], auteur de :
« Mon ami le czar Pierre [dit : Le Grand, dont il écrit la vie et l’œuvre] a créé en vingt ans un empire de deux mille lieues ; les Scythes de mon impératrice Elisabeth [1ère de Russie] viennent de battre mon roi de Prusse tandis que nos armées sont chassées. […] » 607

Langage (Possessif. Voltaire) (12) : 1758-1760. Voltaire [1694-1778], propriétaire de Ferney, au cours des année 1758-1760, écrit : «mon château de Ferney» (p.287), «mes jardiniers» (p.287), «mes intérêts» (p.291), «mes terres» (p.292), «mes pauvres» (p.301), «mes vassaux» (p.281, 314), «mes paysans» (p.318), «mon voisinage» (p.333), «mes ouvriers» (p.375), «mon Pondichéry» (concernant ses actions) (p.779), «mes gardes» (p.809) …
- Il écrit enfin : « Nous faisons des lessives immenses. » (p.336) 608

Langage (Possessif. Voltaire) (13) : (13 octobre) 1759. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Théodore Tronchin [1703-1781], auteur de :
« J’ai neuf malades à Ferney […].
Il m’est mort aux Délices [sa résidence] un garçon de trente ans très vigoureux et de plus excellent sujet que je regrette. » 609

Langage (Possessif. Voltaire) (14) : (10 décembre) 1773. Voltaire [1694-1778], écrit au duc de Richelieu [1696-1788] :
« Le vieux malingre de Ferney, Monseigneur, a toujours le cœur très jeune et très sensible. Soyez sûr qu’il est profondément touché de votre perte. […] ».
Un note précise : « Celle de sa fille ». 610

Langage (Possessif. Voltaire) (15) : (30 novembre) 2021. Je note en vrac, en relisant le tome V de sa Correspondance [à partir de 1760], les « mon », « mes » de Voltaire - une mine :
« mon héros » (p.767) ; « mes domestiques et mes équipages » (p.769) ; « mon pain » (p.780) ; « mon blé, mes chevaux, mes bœufs » (p.780) ; « mes domestiques […], mon évêque » (p.801) ; « mes maladies […], mes vallées » (p.837), « mon imagination » (p.856), « mon bien » (p.875)

Langage (Possessif. Voltaire) (16) : Et, en de ça, au-delà - un puit sans fond -, :
« mon adorable prince » (18 juin 1740), « mon adorable maître » (22 septembre 1740), « mon adorable monarque » (15 juillet 1742), « mes amis, mes parents, ma maison, mes livres, mon bien » (6 février 1754), « [le roi], mon maître » (12 février 1754, dans deux lettres), [approcher de votre personne est] « ma gloire, ma récompense, mon bonheur » (10 février 1754), « mes coliques, mes rhumatismes, mes ouvrages » (20 octobre 1755), « mes sermons, ma morale » (3 mai 1756), « mon héros » [duc de Richelieu] (3 mai 1756), suivi (au même) de « mon héros, et celui de la France » (16 juillet 1756), « mon vers », « mes requêtes », « ma rapsodie », « mon ermitage » (8 mai 1756), « mon miracle [est d’exister] » (2 août 1756), « mes ouvriers, mes vendanges et mes répétitions », « mon disciple, Frédéric II de Prusse » (23 juillet 1757), « mes héritiers » (23 août) 1757, « ma médiocrité » (27 août 1757), « mes expressions, mes sentiments » (6 septembre 1757), « mon silence, mon indifférence » (9 septembre 1757), « mon absence, mon disciple et mon ancien persécuteur [Frédéric II] » (12 septembre 1757), « ma naïveté ordinaire » (2 décembre 1757), « mes vaches, mes moutons et mes livres » (16 mai 1768), « mon persécuteur » [Charles de Brosses] (10 juin 1768), « ma législatrice [à Catherine II] » (17 octobre 1769), « ma Catau » [concernant Catherine II] (29 décembre 1769, 21 juillet 1770, 2 septembre 1770), « mon cœur […], mon respect, ma passion, mon idolâtrie pour mon héros » [au duc de Richelieu] (11 juillet 1770), « mon blé, mes domestiques, mon [mauvais] vin, mes vers à soie, mes abeilles, mon chanvre et mon lin » (16 juillet 1770), « mes maux, mes misères, et ma colonie, mon visage en plâtre, mon commissionnaire » (22 juillet 1770), « ma passion dominante » [à Catherine II et la concernant] (28 août 1770), « mes détracteurs » (22 octobre 1775), « mon grand âge, mes maladie, mes yeux [que je perds] » (25 décembre 1775), «ma momie» (8 mars 1976), « mes colons » (1775-1776), «ma colonie» (19 avril 1776), « mon voisin, mon château, mon honneur, ma famille » (1er février 1776), « mon âge, mes maladies et ma discrétion » (18 juillet 1777), « mes procès, mes tribulations, mes sottises et mes agonies » (30 janvier 1778).

Langage (Possessif. Walter Gérard) : 1976. Gérard Walter [1896-1974], historien de la Révolution française, présenta et annota l’édition de La Pléiade de l’Histoire de la révolution française [1853] de Jules Michelet [1798-1874]. Il fit donc, dans ses notes, état de ses propres travaux : il cite alors :
« mon Robespierre » (p.1308, 1351, 1384), « mon Comte de Provence » (p.1318), « mon histoire des Jacobins (p.1360), « mon Catalogue de l’histoire de la Révolution française » (p.1305, 1362, 1403), « mon recueil de la révolution française vue par ses Journaux » (p.1339, 1362, 1365), « mon David » (p.1360), « mon Marat » (p.1305, 1362), comme « ma table analytique du Catalogue de l’histoire de la révolution française » (p.1351, 1403)…
Mais il écrit « mon livre Marie-Antoinette » (p.1296, 1318, 1345, 136, 1367)… 611 (Cf. Histoire)

Langage (Possessif. Weiss Louise) : 1980. Louise Weiss [1893-1983] dans Combats pour les femmes, auteure de : « mon opération » (p.16), « mon mari » (p.16), « ma situation sociale » p.16), « mon départ » (p.17), « mon train de vie » (p.17), « mes maigres économies » (p.17), « mes réflexions » (p.19), « mon idée » (p.21), « mes réussites et mes échecs » (p.27), « ma critique » (p.30), « mon cher ministre » (p.32), « ma secrétaire » (p.38), « mes 3000 auditrices » (p.48) ; « ma petite délégation » (p.50), « mes affiches, mes tracts, mes urnes » (p.51), « mon voyage » (p.53), « mon droit » (p.55), « mon récit » (p.51), « mon intransigeance » (p.56), « ma personne » (p.56), « mon action » (p.56), « ma jupe » (p.56), « mes confrères » (p.56), « mes auditeurs » (p.56), « mes adjurations » (p.56)… J’arrête là…
Pour la suite : p.56, 58, 73, 74, 83, 86, 88, 94, 114, 115, 130, 132, 147… 612

Langage (Possessif. Wharton Edith) : 1932. Edith Wharton [1862-1937], dans Les chemins parcourus. Autobiographie, auteure de :
« Ce dut être après mon mariage, que mon mari et moi [rencontrâmes à Paris […]. » 613 (Cf. Êtres humains. Soi, Femmes. Écrivaines, Wharton Edith, Famille. Mariage)

Langage (Possessif. Zemmour Éric) (1) : 2021. Lu dans l’Introduction du livre d’Éric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot :
« mes troupes » ; « mon gramscisme », « mon succès éditorial », « mes amis », « ma conquête élyséenne », « mon manque d’appétence », « mon lieu de villégiature », « mes doutes et mes craintes », « mes rêves d’enfant », « mon enfance », « mes premiers pas », « mon entrée fracassante », « ma jeunesse », « mes analyses nostalgiques et désenchantées », « mes doutes et appréhensions », « ma famille, mon équilibre, ma santé, ma vie même », « ma vie privée, mes frasques, mes amours, mes enfants, mes amis, mes revenus », « mon triomphe médiatique à C. News », « mes détracteurs », « mes admirateurs », « mes propos », « mes mots », « mes ‘dérapages’ », « mon émission », « ma ‘tentation présidentielle’ », « mon portrait photographique », « mes interrogations », « mon intention », « ma réponse », « ma démonstration », « mes doutes et mes interrogations », « mon constat », « mes états d’âmes », « mes hésitations, mes doutes, mes légitimes interrogations », « ma prétendue victoire », « mon récit », « à mon tour ».

Langage (Possessif. Zemmour Éric) (2) : (18 mars) 2022. Éric Zemmour, à Metz, auteur de :
« mes 120.000 militants ». (Cf. Hommes. « Politiques »)

Langage. Possessif. Zola Émile :

Langage (Possessif. Zola Émile) (1) : 1879. Émile Zola [1840-1902], auteur de : « Mes haines »…

Langage (Possessif. Zola Émile) (2) : (27 juillet )1898. Émile Zola [1840-1902], écrit : « les miens ». 614

Langage (Possessif. Zola Émile) (3) : (15 novembre, 4 décembre) 1900. Émile Zola [1840-1902], écrit : « mes chers amis, ma cuisinière, ma femme » ; « mon cher colonel, mon domestique, ma femme». 615

XII. Langage (Sexes, Sexuel-les, Sexualité-s) :

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XIII. Langage (Sujet) :

Langage. Sujet :

Langage (Sujet) (1) : Le choix du sujet, sinon détermine le raisonnement, du moins en révèle les prémisses et révèle les présupposés de leur auteur-e.
Là, doit commencer l’analyse. Soit le sujet disparaît, et l’auteur-e, la responsabilité, l’être humain disparaît : remplacés comment, par quoi ?, soit il est maintenu : pour signifier quoi ?
- Un exemple : « Son indépendance lui a valu des ennuis avec la censure », au lieu et place de : « La censure….»

Langage (Sujet) (2) : Entendu : 2018. « Quand j’étais en train de perdre ma femme… ». 616

Langage (Sujet) (3) : 2002. Entendu le général Gallois [1911-2010] (pro-nucléaire) :
« Lorsque Hiroshima a eu lieu […] »617

Langage (Sujet) (4) : Un langage qui dépend du regard du sujet. Exemples :
Il qualifiait d’arrogance indue ce qui n’était que confiance justifiée en elle.
Il qualifiait de méprisant ce qui n’était qu’aspiration à plus de justice.
Il qualifiait de séditieux ce qui n’était qu’expression légitime de la colère.
Il qualifiait de virulent ce qui n’était que la vérité.
Il qualifiait de sidérant ce qui n’était que manifestation de sa propre incapacité à comprendre. (Cf. Relations entre êtres humains)

Langage (Sujet) (5) : Autres interrogations concernant la question du sujet :
* Ajout. 4 août 2016. Lu, dans le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard, concernant l’actrice « Anna Karina : Signe particulier : a jadis porté malheur aux films qu’elle tournait ; en effet, Le petit soldat et La religieuse furent interdits. » 618 (Cf. Culture. Cinéma)
* Ajout. 26 aout 2016. Lu, dans Fritna de Gisèle Halimi [1927-2020], concernant sa mère : « C’est beauté de Fritna qui provoqua la demande en mariage. » 619
* Ajout. 21 septembre 20016. Entendu, sur LCI : « Quand le génocide est allé au terme de sa logique. » 620
* Ajout. 17 octobre 2017. Bernard Lemettre, auteur du livre : « Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution. » 621
* Ajout. 21 octobre 2016. Lu, dans Le Figaro : « Areva : la baisse des effectifs crée des tensions. » 622
* Ajout. 2 novembre 2016. Entendu, sur France Culture : « Jacob Zuma [Président de l’Afrique du Sud] accumule les scandales. » 623
* Ajout. 16 novembre 2016. Entendu, sur France Inter : « Le Médiator a trouvé sa bête noire : c’est Irène Frachon. » 624
* Ajout. 22 novembre 2016. Lu, dans Le livre noir des femmes : « Ciuda Juarez - passage obligé vers les États-Unis - offre des facteurs de risques élevés. » 625
* Ajout. 26 décembre 2016. Entendu, dans un film d’Arte, intitulé Le plus vieux métier du monde : « La syphilis déferle sur l’Europe. » 626
* Ajout. 21 janvier 2017. Lu, dans Le bréviaire de la haine de Léon Poliakov :
« […] Les chambres à gaz continuaient leur œuvre. » 627
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu, dans un livre consacré à Marie-Louise Girod [1915-2014] qui évoque ici son enfance : « […] La classe finie ramène les mères [pas question de rentrer seule à la maison]. » 628
* Ajout. 1er février 2017. Lu : « Le charbon est une toute autre histoire que le fer, puisque le charbon a été catholique, le charbon a toujours voté à droite. » 629
* Ajout. 1er février 2017. Lu : « […] des étrangers mal intégrés provoquent des phénomènes de rejet. » 630
* Ajout. 4 février 2017. Lu : « Lorsque les Africains ont été amenés aux Antilles […] » [George Pau-Langevin, alors présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples), ministre d’outremer de 2014 à 2016] 631 (Cf. Enfants, Crime d’État. France, Femmes. « Politiques ». Pau-Langevin George)
* Ajout. 13 février 2017. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier : « Les grands boulevards portent au vice. » 632
* Ajout. 6 avril 2017. Entendu : « un inceste qui a duré plusieurs années ».
* Ajout. 7 avril 2017. Entendu : « La sexualité des jeunes commence maintenant à 15 ans. »
* Ajout. 29 avril 2017. Lu : « La France […] subit un taux de chômage de 10%. » 633
* Ajout. 2 mai 2017. Lu : « Il avait un long passé de vol à main armée. » 634
* Ajout. 23 mai 2017. Lu : « Une défaite humiliante avait terminé la triste guerre d’Indochine. » 635
* Ajout. 4 juin 2017. Entendu : « L’attentat a tué 25 personnes. »
* Ajout. 6 juin 2017. Lu : « La révolution a dérapé » ; « La vie sentimentale et sexuelle de Jouvet, en ces années-là, connut d’importants méandres » ; « La sœur de Claudel qui a connu tente années d’internement… » 636
* Ajout. 9 juin 2017. Lu dans le Dictionnaire des femmes Célèbres :
- Concernant Éléonore Teles de Menses, reine du Portugal. 1350-1405] : « Sa beauté inspira une si violente passion à Ferdinand 1er, roi du Portugal, qu’il l’enleva à Jean de Cunha son mari, et l’épousa […]. » ;
- Concernant Jeanne d’Albert. 1528-1575] : « Une arquebuse la rendit veuve. » ;
- Concernant Charlotte-Rose La Force. 1654-1724] : « […] des vers licencieux la firent enfermer dans un couvent peu avant sa mort. » ;
- Concernant Louise Michel. 1830-1905] : « Ses violences lui valurent plusieurs condamnations. » 637
* Ajout. 12 juin 2017. Lu dans Bouche cousue de Mazarine Pingeot : « La vie le déborde, la vie lui fait commettre quelques erreurs de précipitation, mais […]…» 638 (Concernant François Mitterrand [1916-1996], son père, jeune)
* Ajout. 12 juin 2017. « L’invasion migratoire dont nous sommes l’objet » (Radio courtoisie. (radio d’extrême-droite)
* Ajout. 19 juin 2017. « La Syrie génère le plus de déracinés » 639 (concernant l’augmentation du nombre de réfugié-es dans le monde).
* Ajout. 20 juin 2017. Lu : « La mode homme s’interroge à Milan. » 640
* Ajout. 27 juin 2017. Lu : « Les femmes font encore bien peu de préfets. » 641
* Ajout. 30 juin 2017. Entendu : « Quand la trisomie 21 s’invite dans les familles. » 642
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : « Une bavure aérienne tue 47 civils. » 643
* Ajout. 15 juillet 2017. Lu : « À partir du moment où le sexe de la femme commence à prendre une importance médico-sociale […]» 644
* Ajout. 22 avril 2017. Entendu : « La vague de protestation contre le président Maduro (au Venezuela) a fait plus de 100 morts. » 645
* Ajout. 9 août 2017. Lu : « La primaire [des Verts] a très mal tourné. » 12 novembre 2011]» 646
* Ajout. 15 août 2017. Entendu : « Le pays (le Portugal) a mis la tête hors de l’eau. » 647
* Ajout. 19 août 2017. Lu : « La mort de l’enfant avait repris possession de la salle (du tribunal) . » 648
* Ajout. 23 août 2017. Lu : « La réforme du code du travail amorce sa dernière ligne droite. » 649
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : « Une bavure aérienne tue 47 civils » 650
* Ajout. 6 septembre 2017. Lu : « Le couple Macron fait revenir les français dans les kiosques » 651
* Ajout. 9 septembre 2017. Entendu : « Un contrôle qui a mal tourné ». [Un mort. Tué par la police]
* Ajout. 15 septembre 2017. Lu : « La faim progresse de nouveau dans le monde » 652
* Ajout. 16 septembre 2017. Entendu : « Les denrées alimentaires ne sont pas exemptes de cette exploitation » 653
* Ajout. 23 septembre 2017. Entendu : « La crise a eu raison de moi » 654
* Ajout. 27 septembre 2017. Lu : « À l’automne 2015, Lisbonne a donné de sueurs froides à Bruxelles. » 655
* Ajout. 1er octobre 2017. Lu : « La révolte sanglante de Madagascar en 1947 causa quelque 80.000 morts, victimes de la répression et de la famine. » 656
* Ajout. 2 octobre 2017. Lu : « Le canoë-Kayak s’est offert une belle fête » 657
* Ajout. 3 octobre 2017. Lu l’annonce d’une conférence de Fanny Gallot intitulée :
« La revanche du soutien-gorge. Le corps des ouvrières de la lingerie (1968-2012) » 658 (Cf. Femmes. Petites mains)
* Ajout. 31 octobre 2017. Lu : « Depuis quelques années, le traitement judiciaire des viols mobilise. »659
* Ajout. 13 novembre 2017. Lu : « Policiers et gendarmes touchés par une brutale vague de suicides. » 660
* Ajout. 28 novembre 2017. Lu : « Depuis septembre 2014, le Yémen s’enlise dans un terrible conflit. » 661
* Ajout. 28 novembre 2017. Lu et entendu : « Le nouveau cosmodrome russe fait preuve de beaucoup de malchance. » [échec de l’envoi d’un satellite] 662
* Ajout. 14 décembre 2017. Lu : « Un viol vint clore ces années d’effroi […] » 663
* Ajout. 23 décembre 2017. Lu : « La France raisonne encore Hexagonal » et :
« Zola traîne-t-il encore dans les esprits ? » 664
* Ajout. 24 décembre 2017. Entendu : « Les mouvements migratoires vont continuer… » [Hubert Védrine] 665
* Ajout. 28 janvier 2018. Entendu : « La guerre d’Algérie va peser sur la situation carcérale. » 666
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu : « Depuis la chute du communisme, la traite d'êtres humains et surtout le trafic sexuel des femmes constituent un marché florissant en Roumanie. » 667
* Ajout. 2 février 2018. Lu : « Les restaurants sans réservation qui méritent de faire la queue à Paris. » 668
* Ajout. 4 février 2018. Lu : « Quant au harcèlement sexiste au travail, très apparent dans les révélations de l’automne 2017, il utilise également la sexualité pour signifier aux femmes leur illégitimité professionnelle ou leur subordination aux hommes. » 669
* Ajout. 26 février 2018. Entendu : « Les populations africaines transportées par la traite des noirs. » 670 Là, j’ai vraiment sursauté, et, encore mieux saisi à quel point la question du sujet de la phrase et de ses conséquences est politiquement essentielle.
* Ajout. 20 mars 2018. 1764. Lu [Voltaire] : « L’Afrique fournit tous les ans environ quarante mille nègres à l’Amérique et ne paraît pas épuisée. » 671
* Ajout. 9 mars 2018. Lu dans les Mémoires du cardinal de Bernis [1715-1794] :
« (concernant la fin du règne de Louis XI. 1638-1715) Le tombeau engloutit successivement les héritiers du trône. » 672
* Ajout. 12 mars 2018. Entendu, sur Radio courtoisie (radio d’extrême-droite) :
« Le 12 mars 1938, Hitler faisait envahir l’Autriche […] » 673
* Ajout. 22 mars 2018. Entendu : « L’exécutif à l’épreuve de la rue » 674
* Ajout. 31 mars 2018. Lu : « Au lendemain d’un vendredi meurtrier à Gaza, l’armée israélienne sur la défensive. » [16 manifestant-es désarmes tué-es et plus de 1000 blessé-es]
- Comment ne pas comprendre les colères concernant notamment la manière dont l’histoire est enseignée, et les médias enchaînés, concernant plus particulièrement l’absence de critique de la politique Israélienne… 675
* Ajout. 1er mai 2018. Entendu sur Radio courtoisie (radio d’extrême-droite) : « La guerre de 14 se déclenche ».
* Ajout. 2 mai 2018. Entendu : « MBS (Mohammed Ben Salmane) est en difficulté au Yémen. » Pour rappel : c’est l’Arabie saoudite (grâce notamment aux armes et au soutien politique français) qui a enclenché la guerre et la mène. 676
* Ajout. 8 mai 2018. Entendu : « Chaque jour de protestations [à Gaza] amène sont lots de victimes. » Pour rappel : c’est Israël qui tue les manifestant-es pacifiques Palestinien-nes. 677
* Ajout. 13 mai 2018. Lu [Voltaire] : « Mon âge et mes maladies m’ont privé de toute correspondance avec les gens de lettres. » (Cf. Langage. Possessif) 678
* Ajout. 14 mai 2018. Question posée par Léa Salamé à l’ambassadrice d’Israël en France concernant les manifestants Palestiniens tués par son pays :
« Est-ce que vous craignez un bain de sang ? » 679
Quelques heures après : 38 morts Palestiniens, puis 52, puis...
* Ajout. 16 mai 2018. Lu, concernant Lord Clive [1725-1774] : « Une enquête parlementaire acheva sa fin par un suicide. » 680
* Ajout. 20 mai 2018. Lu : « Mais ma destinée m’a tapi trop loin de vous. » 681
* Ajout. 24 mai 2018. Céline [1894-1961], auteur de : « La vie a voulu que je me place dans des circonstances, dans des situations délicates. » 682
* Ajout. 27 mai 2018. Entendu : « Les morts continuent de s’accumuler à Gaza. » 683
* Ajout. 6 juin 2018. Lu : « La poussière que soulèvent ces évènements (la révolution Égyptienne) est si épaisse qu’elle empêche les diplomaties occidentales de distinguer quoi que ce soit. Et elles avancent à tâtons, déchirées entre leur attachement à l’ordre ancien et le souci de trouver leur place dans l’ordre nouveau. » 684 (Cf. Politique)
* Ajout. 8 juin 2018. Lu : « C’était l’autre soir, sur Antenne 2, dans une émission consacrée aux tourmentes et aux blessures que le régime de Vichy continue d’infliger à notre mémoire. » 685
* Ajout. 8 juin 2018. Lu : « Les Irlandais sortent l’Union Européenne de l’ornière, ils donnent de la vapeur pour le train de l’Europe, ils font remonter les places financières […] » 686
* Ajout. 10 juin 2018. Lu : « Depuis [1990, en Bosnie-Herzégovine], la guerre fait rage avec son horrible cortège, ses enfants morts ou mutilés, ses femmes violées, ses milliers de réfugiés et ses hommes hébétés qui redécouvrent en eux la bestialité. » 687 (Cf. Politique. Guerre)
* Ajout. 29 juin 2018. Entendu : « La toxicomanie est revenue en force depuis quelques mois…» 688
* Ajout. 30 juin 2018. Entendu : « Un tremblement de terre à San Francisco peut redistribuer les cartes. » 689
* Ajout. 18 juillet 2018. Lu dans Anna Karénine : « […] les périodes de travaux intenses chassent tous nos paysans hors de chez eux… » 690
* Ajout. 19 juillet 2018. Lu : « Les sexes font l’histoire » ; « Les corps, comme corps collectif, se rebellent et se remettent au centre de la question démocratique » ; « Le corps des femmes indiquait l’autre enjeu, celui de la liberté. » 691 (Cf. Êtres humains, Corps, Femmes, Patriarcat, Politique, Sexes)
* Ajout. 9 août 2018. Entendu : « Les pays de l’est commencent à sortir. » 692 [Christiane Rochefort concernant la présence des journalistes étrangers au Festival de Cannes. 1967]
* Ajout. 10 août 2018. Entendu [dit en 1967] : « Les mœurs se relâchent. » 693
* Ajout. 11 août 2018. Entendu : « Mes écuries sont à votre service. » [Alexandre Dumas. Le comte de Monte-Cristo] 694
* Ajout. 14 août 2018. [1925]. Lu : « Le chemin de fer Brazzaville-Océan est un effroyable consommateur de vies humaines. » 695 (Cf. Êtres humains)
* Ajout. 14 août 2018. [1925]. Lu : « Petit village. Quantité de métiers à tisser, occupés le plus souvent par des enfants. » 696 (Cf. Êtres humains, Enfants. Travail)
* Ajout. 16 août 2018. Entendu : « Claude Lévi-Strauss a une polémique interne avec la philosophie. » [Patrick Maniglier] 697 (Cf. Verbe. Avoir, Penser. Polémique, Philosophie)
* Ajout. 25 août 2018. Entendu : « Les scandales (de ‘pédophilie’ en Irlande) font des vagues. » 698 (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. Violences)
* Ajout. 27 août 2018. Lu : « Le fait divers sanglant est l’inévitable lot du pédé (sens large’. » 699
* Ajout. 28 août 2018. Entendu, puis lu : « Les marchés ont appris aux Italiens à voter. » 700 (Cf. Politique. Économie)
* Ajout. 30 août 2018. Entendu : « Ce n’est pas la misère du monde qui émigre le plus. » [François Héran] 701 (Cf. Êtres humains, Politique, Économie)
* Ajout. 30 août 2018. Entendu : « Toute la France a reçu des enfants Réunionnais. » 702 (Cf. Enfants. France. Crime d’État)
* Ajout. 1er septembre 2018. Vu, entendu : « L’ambiance était favorable au baiser. » 703
* Ajout. 8 septembre 2018. Entendu : « Des réseaux homosexuels auraient pénétré le Vatican. » 704
* Ajout. 14 septembre 2018. Lu : « En France, le sexe ronge son frein dans les fers alors qu’il s’émancipe dans tout l’Occident. » 705 (Cf. Sexes)
* Ajout. 15 septembre 2018. Lu concernant l’enfance de Christophe Castaner :
« Il partage les taloches (du père) avec ses deux frères. » 706 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des enfants)
* Ajout. 25 septembre 2018. Lu : « Les personnages queer ont désormais table ouverte chez la troisième génération d’auteurs nigérians. » 707
* Ajout. 26 septembre 2018. Lu : « Depuis avril [2018] le Nicaragua est en proie à des affrontements de rue. » 708
* Ajout. 11 octobre 2018. Lu : « Mais la colère trompait Voltaire. » 709
* Ajout. 22 octobre 2018. Lu : « Le sexe est au cœur de cette folle comédie […]. » (Cf. Sexes) 710
* Ajout. 1er novembre 2018. Lu : « Vendée. Des affaires de pédophilie secouent le diocèse. » 711
* Ajout. 1er novembre 2018. Lu : « Tandis que l’Espagne plonge dans l’Inquisition […] »712
* Ajout. 23 novembre 2018. Lu dans La guerre et la paix [Tolstoï Léon] : « […] Le reste des troupes perdit sans aucune utilité quelques centaines d’hommes. » 713
* Ajout. 25 novembre 2018. Lu dans La guerre et la paix [Tolstoï Léon] : « Tout pénible qu’il fût à la princesse Marie [Bolkonskaïa] de sortir de ce monde de la solitude et de la contemplation dans lequel elles s’était confinée jusque-là, les soucis matériels réclamaient sa présence et elle dut se soumettre […]. » 714
* Ajout. 7 février 2019. Lu : « Macron lance les jeunes dans le grand débat » 715
* Ajout. 9 février 2019. Entendu : « Donald Trump a l’Iran en ligne de mire » 716
* Ajout. 10 février 2019. Entendu : « La violence a fait 33.000 morts au Mexique l’année dernière » suivi de (concernant la manifestation des « Gilets jaunes » du 9 février 2019) :
«
Des vitrines du centre-ville ont souffert. » 717
* Ajout. 10 février 2019. Entendu concernant les relations entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir : « La sexualité s’arrête entre eux au bout de huit ans. » 718 (Cf. Sexes)
* Ajout. 11 février 2019. Entendu Christiane Lambert, présidente de la FNSEA: « Les revenus [des agriculteurs] ne sont pas au rendez-vous. » 719
* Ajout. 13 février 2019. Lu : « Le corridor passant par l'Irak et la Syrie parachève l'influence iranienne. » 720
* Ajout. 26 février 2019. Lu : « Yannis Ritsos [1909-1990] […] a subi de plein fouet les vicissitudes de l’histoire. » 721
* Ajout. 1er avril 2019. Lu dans les Mémoires de Charles de Gaulle [1890-1970] :
- (Concernant Daladier) « Sentant que les évènement allaient trancher, d’un jour à l’autre […] il se tenait plus que jamais aux dispositions qu’il avait prises. » (p.31) (Cf. Politique)
- « On peut dire qu’en une semaine [10 au 18 mai 1940] le destin était scellé. Sur la pente fatale, où une erreur démesurée nous avait, de longtemps, engagés, l’armée, l’État, la France, roulaient, maintenant à un rythme vertigineux. » (p.34)
- (Concernant la bataille du mont Caubert. 28 mai- 4 juin 1940) « […] Il y a sur le terrain, un grand nombre de morts des deux camps. Nos chars sont très éprouvés. […] » (p.41) (Cf. Êtres humains, Politique. Guerre)
- « [...] J’entends garder l’espérance. […] L’Empire est là qui offre son recours, la flotte est là qui peut le couvrir. Le peuple est là, qui, de toute manière va subir l’invasion, mais…[…] » (p.43)
- (Concernant Philippe Pétain) « […] Mais hélas ! Les années par-dessous l’enveloppe, avait rongé son caractère. » (Cf. Corps) (p.64)
- « Dans cet Orient frémissant, où des échos séculaires répercutaient la renommée de la France, ilsnos soldats »] se sentaient des champions. » (Cf. Politique. Colonialisme. Guerre) (p.152)
- (Concernant « les possessions françaises du pacifique » en 1942) « Mais bientôt, la présence des forces, des dollars et des services secrets américains, au milieu d’une population troublée par la fièvre obsidionale, allait aggraver les causes latentes d’agitation. » (Cf. Langage. Zeugma, Politique. Colonialisme. Guerre) (p.192)
- « Après trois jours d’incident, le bon sens reprit tous ses droits […]. » (p.193)
- (Concernant la bataille de Bir-Hakem. [27 mai-11 juin 1942]) « Il s’agit de savoir si la gloire peut encore aimer nos soldats. ». (p.257) (Cf. Politique. Guerre)
- « Alep, la grande cité du Nord [de la Syrie], où se mêlent, depuis des siècles, les courants ethniques, religieux, commerciaux qui traversent l’Asie Mineure, m’entoura de ses démonstrations. » (p.283)
- « Les plus hautes ambitions possédaient Franklin Roosevelt. » (p.341) ; « C’est cette tendance que, par excellence, épousait le président Roosevelt. » (p.342)
- (Concernant la Corse en 1943) « Toutes ces armes [britanniques], reçues et réparties par les chefs du front national, achevèrent de conférer à Giovoni et à Vittori le monopole de l’autorité. » (p.404)
- « La fin victorieuse des opérations en Afrique avaient rendu disponibles de nombreux effectifs anglais. » (p.457)
- (À l’automne 1943) « m’était attribuée la présidence unique du Comité [Français de libération nationale]. » (p.519)
- « (En 1943) La Corrèze se garnit de maquisards. » (p.541) 722 (Poursuivre)
* Ajout. 1er juin 2019. Entendu concernant le pianiste Paul Wittgenstein [1887-1961] :
« Son bras droit avait disparu pendant la guerre de 14. » 723
* Ajout. 31 juillet 2019. Entendu sur France Culture, à l’occasion de l’ouverture d’un musée qui lui est consacré à Saint-Raphaël :
« Louis de Funès [1914-1983] traverse les classes sociales. » (Cf. Culture) 724
* Ajout. 2 août 2019. Entendu : « La cérémonie a viré au carnage. » 725
Il n’y a plus ni sujet, ni complément, plus aucune place pour une quelconque analyse, une quelconque responsabilité.
* Ajout. 3 août 2019. Entendu : « Les violences peuvent dégénérer »; « le contact est très tendu » 726 Idem.
* Ajout. 3 août 2019. Entendu : « Ce tableau nous donne à voir…» L’objet est devenu le sujet. 727
* Ajout. 16 août 2019. Entendu : « Ce village [Lussas] fait venir le monde entier. » 728
* Ajout. 25 octobre 2019. Entendu : « La guerre commerciale qui oppose les États-Unis et la Chine ». 729
* Ajout. 2 décembre 2019. Lu : « Des accusations d’agressions sexuelles bousculent les municipales à Laval. » 730
* Ajout. 12 décembre 2019. Lu : « L‘entre-deux guerres déçoit les colonies françaises. » 731
* Ajout. 12 décembre 2019. Entendu : « Le commerce a le talent de se renouveler sans cesse. » 732
* Ajout. 12 décembre 2019. Entendu : « La région est ensanglantée régulièrement ». 733
Il n’y a plus ni géographie, ni histoire, ni chiffres, ni pays, ni État, ni armée, ni guerre, ni « terrorisme », ni causes, ni effets, ni responsables, ni victimes…
* Ajout. 24 janvier 2020. Entendu : « Est-ce que la journée mobilise à Nantes ? » 734
* Ajout. 8 février 2020. Caroline Broué sur France Culture, concernant Pierre Guyotat [1940-2020], auteure de : « La guerre d’Algérie a infusé toute son œuvre » … Ce qui est faux par ailleurs. 735
* Ajout. 26 mars 2020. Entendu, concernant le coronavirus : « Les morts montent en puissance. » 736
* Ajout. 13 juin 2020. Entendu Alain Finkielkraut : « La cause animale s’est invitée sur la sphère publique. » 737
* Ajout. 3 octobre 2020. Entendu sur Euronews : « La guerre a fait 30.000 morts. »
* Ajout. 3 novembre 2020. Entendu par le président de Sorbonne Université, sur France Culture : « Le couvre-feu n’a pas fait l’effort escompté. » (Cf. Politique. Couvre-feu)
* Ajout. 16 décembre 2020. Entendu sur France Culture : « L’usine dévergonde les femmes. » 738
* Ajout. 3 août 2021. Entendu sur France Culture : « Covid. Guadeloupe. L’ile re-confine ses habitants. »
* Ajout. 16 août 2021. Entendu : « Un contrôle de police a mal tourné. »
* Ajout. 24 septembre 2021. Lu : « Une bagarre éclate qui se termine par un meurtre. » 739
* Ajout. 11 décembre 2021. Entendu sur France Culture : « Ce sont les femmes qui peuplent les maisons de retraite. »
* Ajout. 10 mars 2022. Entendu sur France Culture : « La guerre du Vietnam va enclencher une spirale inflationniste. » 740
* Ajout. 1er juillet 2022. Entendu sur France Culture (Journal de 07h): « La guerre continue à charrier son lot de morts. »
N.B. Poursuivre et en dégager l’analyse.

XIV. Langage. Verbe :

Langage. Verbe :

Langage (Verbe) (1) : Pour ne pas omettre l’importance d’un verbe, resitué dans son contexte : au 17ème siècle : « On aime le commerce des femmes » (mais on en faisait aussi le commerce) ; au 21ème siècle, « On fait commerce des femmes ».

Langage (Verbe) (2) : En lisant ce qui suit, penser que ce sont ces verbes qui structurent notre pensée ; ce sont eux avec lesquels nous nous exprimons quotidiennement.
* Ajout. 31 juillet 2017. Entendu : « Le verbe est le noyau sémantique essentiel de la phrase. » Avec le sujet, et le complément…
Et si tout n’était plutôt qu’une question d’une lecture structurelle de la phrase, resituée dans la complexité de son environnement ?

Langage (Verbe) (3) : Qui a vanté la finesse, la rigueur de la langue [française] ? Et donc la pensée dont elle est le support ?
- Comment, sur les fondements de ces confusions, si aisément lisibles, accentuées, aggravées par les comparaisons avec les différents usage des verbes tels que « connaître », « donner », « écraser », « entrer », « être », « faire », « fréquenter », « jouir », « perdre », « prendre », « recevoir », ne pas voir que nos sociétés n’ont toujours pas clarifié les fondements de leurs « valeurs »? Et donc que celles que l’on veut nous faire croire comme telles, et nous les imposer, faute de sens, n’en sont pas.
- Aucune réflexion sur le patriarcat (comme sur tous les rapports de domination) ne peut être pertinente si cette critique des fondements du langage n’est pas effectuée.

Langage (Verbe) (4) : Se méfier de, récuser tous les verbes qui peuvent être employé sans souci d’un quelconque complément d’objet direct : par exemple : « fourrer », « foutre », « maquer », « sauter », « tringler », « trousser », « niquer », etc.

Langage (Verbe) (5) : Un verbe sans complément d’objet direct : un passe-partout.

Langage. Verbe. Aller :

Langage (Verbe. Aller) : Aller vite, bien, mal…
Aller en bateau, en Espagne…
Aller au bordel, au soleil, au fond des choses, au lit …
Aller aux extrêmes, aux bains, aux toilettes, aux galères

Langage. Verbe. Avoir :

Langage (Verbe. Avoir) : Avoir raison (et l’imposer), besoin (d’argent), honte (de sa mère), soif (de reconnaissance), pitié (du chat abandonné), quelqu’un (sur le dos, ou sur les bras), bon goût (par hérédité), mal (au dos), faim (après un dîner), besoin (d’un grand récit historique), soif (de compliments), envie (d’une femme), chaud (aux pieds), froid (aux yeux), mauvaise presse (après un scandale), quelque chose (à faire), bonne mine (au retour de vacances), honte (d’être en vie, de la France ), recours (à la délinquance), peur (la nuit, des femmes), maille à partir (avec quelqu’un), soif (de culture), [n’]avoir rien dans le ventre, dans son pantalon, (bonne) conscience, rang (de domestique, d’ambassadeur), barre (sur quelqu’un-e), peu (de croissance économique), bon dos (concernant « les casseurs »), voix (au chapitre), bon esprit [Radio courtoisie], prise (sur le réel-du moins le croit-on), pignon (sur rue) [à Laval), un air féminin [France Culture), tendance à penser…
Avoir deux jours (un an, 20 ans, 100 ans), deux mots (à dire), trois ans (de célébrité), trois étoiles (au Michelin), quatre (quartiers de noblesse), cinq (refus de logements), neuf malades (à Ferney) [Voltaire], dix minutes (à consacrer), 20 domestiques [Voltaire], 27 ans (de colonie), plusieurs viols («à son actif»), …
Avoir une femme, un compte (à régler), un compte en banque (fourni), un budget (en déficit), un-e ami-e (attentionné-e), une épouse (odieuse), une expérience (de la vie), une fierté (de propriétaire), une nuit de noce (atroce), un surcroît (de besogne, de poids), un CV (à trous), une secrétaire (à mi-temps), une vénération (pour un artiste), un chat (qui vous tient compagnie), une mauvaise expérience (avec son médecin), un ego (démesuré), un antécédent, un passif et un casier (judiciaire), une belle carrière (dans la magistrature), un sexe (indéterminé), une libido (exigeante), un amant (charmant), un bistrot (coquet), billet-retour (en cas de désaccord), un cors au pied (douloureux), un caractère (difficile), une hallucination (passagère), une femme (et cinq enfants), un patrimoine (en baisse), une sécurité (mal défendue), une cigarette (au bec), un avortement (provoqué), une agression sexuelle (à l’âge de 12 ans), une lettre (tous les 36 du mois), un salaire (payé au lance pierre), un orgasme (tellurique), un SDF (en bas de chez soi), un mari (délicieux), un portefeuille (d’actions), une crise (économique à gérer), un retard (mental, à la course à pied), un enfant (toute seule), une sexualité (hésitante, angoissée), une crise (de foi à l’adolescence), une crise de foie (après les fêtes), une crise (de désespoir), de nerfs (après une dispute), un cancer (en phase terminale), une scène (violente), un cours (de philo à digérer), une preuve (à décharge), un manuscrit (dans ses tiroirs), un ‘people’ (dans son émission), une sécheresse (vaginale), un mac (violent), un malade (à soigner), un enterrement (de première classe), une ossature (théorique) [concernant Raymond Aron], une religion (chevillée au corps), une belle vue (de son balcon), un site (internet), un champ de blé (en héritage), une gouvernante (anglaise), un Palestinien (dans sa ligne de mire), un rapport (difficile avec les autorités), un humour (ravageur), une femme (en or), une classe (agitée), une vie (conjugale ennuyeuse), une blessure (inguérissable), une mémoire (traumatique), une morale (laxiste), un père (rabat-joie), une culture (phénoménale), un handicap (visible), un problème (de drogue à résoudre), un client (pour une banque, un-e prof de gym, un Polytechnicien), une mère (qui est allemande), une âme (de boy scout attardé), une émission (de télé), un mari (père d’un enfant de sa première femme), un militantisme (chevillé au corps), un psychanalyste (lacanien), une commerçante (aimable), une personnalité (affirmée), un dentiste (réputé), une grève (sur le dos), une (bonne) conduite, un accent (Hongrois), une intelligence (mise en sommeil), un ennemi (en commun), une actualité (récente), une conscience (tourmentée), un péché mignon (à confesser), une aventure (avec une fille inconnue), une posture (à soi), un problème (de légitimité), une circonscription (électorale), une odeur (persistante), une fécondité (débridée en Afrique), un rôle au théâtre (inoubliable), une secrétaire (dévouée), un chauffeur (à sa disposition), un ouvrier (communiste), un intérêt (à faire valoir), une surface d’exposition (de 50 m2), un crédit (sur 25 ans), une cause (à défendre), une sensibilité (exacerbée), une internationale (terroriste et 500.000 morts-en-Centrafrique-si-la-France-n’avait-pas-envoyé-son-armée-au-Mali-pour-y-faire-la-guerre»), un ange (tutélaire), un mec (et des rapports sexuels), une émotion (inoubliable), un retard (de langage), une fragilité (psychologique), un suivi (psychiatrique), un moment (de faiblesse), un diplôme (en poche), une idée (chevillée au corps), un (bon) feeling (au premier abord), un instinct (paternel), une théorie (sur tout), une mission (d’intérim d’une journée), une perte (dans un attentat), une déontologie (chatouilleuse), une vie (de chien), une voix (qui porte loin), une vision pragmatique (de la politique), une vie (amoureuse, tumultueuse), un problème (d’alcool) [Daniel Cohn-Bendit concernant son père], et, dans le même interview, de pédophilie [concernant l’internat où il fut scolarisé, fermé de ce fait]) 741, un profil (judiciaire chargé), une mère (toxique), une peur (bleue), une vie (de bâton de chaise), une liaison (de 5 à 7, malheureuse), une mémoire (d’éléphant), un avocat (en béton armé), une (grosse) émission (politique), un plan de carrière (charpenté), un déclic (après la nième gifle), un parcours (atypique), un projet (d’allaitement. [France Culture. Mai 2017], un profil (d’islamiste radical), une réaction (consternante), une attache (conjugale), un avenir (de rêve devant soi), une carrière (dans la fonction publique), un potentiel (insoupçonné), un imaginaire (qui fonctionne bien [une sexologue. juin 2017]), un pouvoir de séduction (incontestable), une érection (de meilleure-qualité-qui-fera-de-vous-un-homme), une puissance (visuelle), un foyer (apaisant), une grippe (carabinée), une plasticité étonnante (concernant un acteur), une morphologie (impressionnante), un (grand) carnet d’adresses, une (bonne) presse (pour son premier film), une ligne (de conduite rigoureuse), une notoriété (exceptionnelle), un dossier (à la police), une carte (à jouer aux élections), une circonscription (populaire), un carnet d’adresses (à fructifier), une cour (autour de soi), une économie (catastrophique) [concernant le Zimbabwe. France Inter. novembre. 2017], une problématique (de violences sexuelles) [en Centrafrique. France Inter. 20 novembre. 2017], un (bon) sondage [Jean-François Copé], une prise (sur le pays en guerre), un pouvoir de nuisance (renforcé par ses missiles), un chat (dans la gorge), un EHPAD [Établissement d’hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes] (en difficulté à gérer), un rapport (compulsif aux femmes), un parcours (intellectuel brillant), un pot-pourri (de plantes odorantes), une douleur concentrée [Voltaire], une lieutenance [Stendhal], une agression sexuelle [Annick Cojean], une (bonne) presse [François Mauriac], un coup de vieux [Montherlant], une situation (dramatique) [une centrale nucléaire], une sexualité (précoce, avancée), une grammaire (particulière) [concernant un terme], une admiration (sans borne), un taux (de survie à Auschwitz) [France Culture], une discipline de fer, un (grand) sens de l’humour, une activité (sexuelle) [Élisabeth. Roudinesco concernant Freud], une valeur (ajoutée) [avec sa spécialité], un scoop (inespéré), une belle, bonne plume (qui fait votre réputation), un fils (d’une aventure), une nombreuse famille [Voltaire], une famille (à nourrir), une vie de famille (unie et heureuse), une fibre (sociale) [Aurélie Filippetti], un regret (sur la conscience), un combat (légitime) [les «Gilets jaunes»], une machine politique (pour conquérir le pouvoir), une surface (médiatique) [France Culture], une relégation sociologique [France Culture], une hémorragie (et en mourir), une pathologie [Emmanuel Macron, un à valoir (au Bon Marché), une dignité (exemplaire à la veille de sa mort), un capital (d’estime), un culte (pour Clémenceau) [Maurice Schuman], une bouche (de plus à nourrir), un bon papier (dans la presse), une énergie vibrante [concernant Virginia Woolf], un moi faible [une psychanalyste], un rapport à son corps pas très probant [une psychanalyste], une mauvaise critique (de son livre), un coup de soleil (pour la vigne), un destin contrarié [Josyane Savigneau], une grosse domesticité [France Culture], un air canaille et des jambes longues [Louis Aragon], un maquereau [Louis Aragon], une prise de bec (avec son épouse) [Radio courtoisie], un réseau (militant), une mère (au foyer) [Libération)], une fibre sociale [Capital. décembre 2019], une (longue )vie, une (longue) vue, une grosse journée (de travail), une mise en examen [Jean-Michel Blanquer], un déambulateur (pour marcher), un portefeuille clientèle (dans une banque), un nom (de famille), un orchestre (prestigieux), un drame (dans sa vie), un atout dans sa manche (aux cartes, en politique), une vie privée (orageuse), une mort (extraordinaire), un cor (au pied), un coup de pied (au derrière), une adolescence (pauvre), un courage (prudent), une mission civilisatrice (la France), une tête (à claques), une tête (d’enterrement), un chapeau (claque), une journée (à perdre), un genou (à terre), une réputation (de mœurs légères), un four (au théâtre) [Émile Zola], une mentalité (de barricades) [France Culture], un rapport contrarié (à l’école) [France Culture], un cocktail mondain (le samedi), un (bon) fonds, une bulle (immobilière), une valeur (ajoutée), un (bon) niveau, une idéologie (de gauche), un passé (à cacher), un [long] passé (de persécuté), un [lourd] passé (sulfureux, judiciaire, pénal, colonial, trouble), un atavisme (familial), une identité (culinaire) [Euronews], une formation (philosophique sérieuse), un compas (dans l’œil), une majorité (parlementaire, à sa botte), un comportement (de grand bourgeois), une tentation de l’écriture [François Mitterrand] un air féminin [France Culture], une vocation (contrariée), une vie (de château), un pied-bot, un pied (dans la tombe), une population (vieillissante) [France Culture], un sourire (en coin), une opération (à la hanche), un époux (encombrant), une vie (dissolue), une volonté (de fer), une vision (sociale) [concernant Charles de Gaulle], une cuiller (d’argent dans la bouche), une liberté (sexuelle), un cœur (d’artichaut), une ascendance (royale), un bagage insuffisant (pour le poste)
Avoir le rhume des foins (à chaque printemps), l’avenir (devant soi), le jugement (faux), la vocation (de se consacrer à dieu), le sida (depuis des années), la gueule (de bois), le diable (au corps), la vie (devant soi), le bac (littéraire), le sens (de la famille), le moral (à toute épreuve), la main lourde (avec les Kurdes, en frappant un enfant, concernant un tortionnaire), le cafard (toute une journée), la foi (du charbonnier, chevillée au corps), le sens (de l’histoire), le vent (en poupe), la peau (d’un journal d’opposition), l’occasion (d’être heureux), le sang (chaud), le pied (mignon), l’autorité parentale (après un divorce), le pied (marin), le dossier (des services secrets), la vocation (de l’écriture), le vice (dans la peau), la (meilleure) employabilité, le beurre (et l’argent du beurre), le dos (large), la peau (noire), l’air (triste), l’art (des formules), le plus grand respect (pour le F.M.I), la mainmise (sur l’héritage), le bras (long), la guerre (dans son pays), la faveur de l’empereur (Néron), la langue (bien pendue), la cote (en Occident), le mental (structuré) [Michel Audiard], le couteau (sous la gorge), le condé [concernant madame Claude], la rage (d’agir), la religion (du travail), la science (infuse), la proximité (avec la population) [un candidat «En marche» aux élections législatives de mai 2017]), la fibre sociale [mai 2017], l’oreille (absolue), (musicale) le respect (de ses collègues), le droit (de vivre), le cœur lourd (de la séparation), le trouillomètre (à zéro), le rouge (au front), la haine (des étrangers), le physique (de l’emploi), l’air (embarrassé), le monde (à portée de main), le monde (à ses pieds), le (mauvais) œil, l’œil (mauvais), le dos (rond), l’échine (souple), la main (au bridge), la main (heureuse) [dans le choix de son avocat), l’âme chevillée (au corps), le spectre (le plus large), la guerre (à ses portes), la tête froide, la tête (métaphysique) [Paul Léautaud], la tête (sur les épaules), la tête dans les étoiles (un-e enfant rêveur à un autre vie), la tête (dans les nuages), la tête (ailleurs), la tête (comme une coucourde), la tête (sur les épaules), la tête (sur le guidon), le cœur (bien accroché), l’eau (courante à la pompe), le sourire (après un discours), l’orgueil (de sa roture) [concernant Jean-Jacques Rousseau], le sens (de l’orientation, de la formule, de la famille, de l’histoire, du terrain), le feu (au derrière), la chair de poule (en écoutant Mozart), le dessus (dans une bagarre), le compas (dans l’œil), la science (infuse), le blues (suite à une rupture), la patate (après un concert), le cœur (en mille morceaux), la nostalgie (du vieux monde) [France Culture concernant Pier Paolo Pasolini], le souffle court [Chopin], la dent dure (contre son opposant), le vertige de la liberté [Arielle Dombasle], le culte du corps [Arielle Dombasle], le physique de l’emploi [une comédienne], la part du lion (à la guerre), la portion congrue (à la cantine), le double de l’âge (de sa maîtresse), la gâchette (facile), l’eau (sur le palier), la cuisse (hospitalière), le sens de l’espace [un architecte paysager], la problématique du chômage [Philippe Askenazy. France Culture], le divertissement (facile) [France Culture], le nez (fin), le mal (de mer), le sens (de l’absolu) [Radio courtoisie], l’onglée (du fait du gel), la vie (dure), la boule au ventre, l’araignée dans le plafond [George Sand], l’âme slave [France Culture], la baraka [concernant Emmanuel Macron], l’estomac (rempli), l’âme (d’un chef), le béguin (pour une fille), la conscience (tranquille) [un accusé], le fouet [Chateaubriand], la tête de l’emploi,
Avoir les moyens (de vivre), les réseaux (maçons efficaces), les pieds (sur terre), les mains (liées, propres), les jeunes (avec soi), les larmes (aux yeux), les militants (avec soi), les idées (noires), les reins solides (dans le marché de l’art), les nerfs (malades), les bons codes (sociaux), les hormones (en ébullition) [Radio libertaire], les dents longues (en politique), les enfants (dans les jambes), les moyens (financiers, intellectuels), les compétences (nécessaires), les ailes brisées (après un échec), les yeux (plus gros que le ventre), les cartes (en main), …
Avoir de la répulsion (pour la campagne électorale, les épinards), de l’amour (pour ses prochains), de l’expérience (en affaires), de la substance (dans ses discours), de la boutique [Me Dupond-Moretti], de l’argent (de côté), de beaux restes (pour une femme), de la bonne volonté (pour apprendre), de la fortune (par son père), de la force (dans les mains), de l’esprit (Voltaire), de la cravate (pour un vin), de l’entregent (pour réussir dans le monde), de la classe (concernant Laurent Terzieff), de la bouteille (en politique), de la presse (une éditrice)…
Avoir des hémorroïdes (douloureuses), des nausées (tenaces), des admirateurs (en pagaille), des ouvriers (dans son parti), des hôtesses (aux petits soins), des actionnaires (exigeants), des otages (dont on négocie le prix), des potentialités (à l’infini), des frissons (de plaisir), des parloirs (fréquents), des états d’âme (tourmentés), des contacts (avec la CIA), des relations sexuelles (peu souvent), des heures (de travail impossibles), des fourmis (dans les jambes), des pensées (négatives), des règles (d’acier), des règles de vie (pour les hommes et pour les femmes), des principes (rigides), des casseroles (à trainer), des lettres (classiques), des mœurs (spéciales, de caserne), des mains (en or), des parents (alcooliques, à charge, aimants), des liens (du sang), des comportements (inappropriés), des repères (qui aident à vivre), des beaux restes (à 60 ans), des preuves (à foison), des palpitations (à l’annonce des résultats), des amis (dans la police, depuis la communale), des ennemis (à foison), des formes (amples, généreuses, mal placées [pour une femme]), des militants (sur le terrain), des problèmes (de poids, psychiatriques, avec les impôts, par-dessus la tête…), des revenus (en hausse), des relations (dans tous les milieux), des rendez-vous (espacés), des espoirs (de travail), des nerfs (d’acier), des (beaux) yeux, des doutes (politiques), des électorats (mouvants), des très mauvais chiffres (en matière de suicide), des situations (de précarité), des gouvernantes [Henry de Montherlant], des invités (à diner), des idées (généreuses), des galères (dans sa vie), des fuites (d’eau, urinaires), des parts (de marché) [concernant Marine Le Pen. 30 mars 2017], des engagements (contradictoires), des difficultés (à vivre au quotidien), des devoirs (d’État), des bigoudis (sur la tête), des sièges (à l’Assemblée Nationale), des convictions (solidement ancrées), des enfants (d’un deuxième lit. Françoise Dolto], des histoires (d’amour), des disciples (impitoyables), des aventures (brèves), des effets (pervers), des ennuis (à la Libération), des ennuis (avec la censure) [de nombreux cinéastes], des pertes (militaires), des vassaux [Voltaire], des crises de larmes (fréquentes), des idées (négatives), des misères (de toutes sortes), des pressentiments (lugubres), des disciples (disciplinés), des parts (de marché), des bleus (sur le corps), des problèmes (avec la justice) [concernant Nicolas Sarkozy], des juifs (autour de lui) [Alain Finkielkraut concernant de Gaulle], des relations (dans la presse), des bouffées (d’intolérance) [Alain Finkielkraut], des couilles en or [Marie-Aude Murail], des problèmes anaux [Julia Kristeva], des salarié-es [plus de 10..], des subventions (supprimées) [sic], des atomes crochus (avec son voisin de palier), des problèmes d’image (concernant un politique), des visions communes (avec son adversaire), des féminicides - quantifiées - (cette année), des génocides (régulièrement) [un Yézidi], des frasques sexuelles [R.F.I], des éclats d’obus [France Culture], des péchés (mignons), des engelures (aux pieds), des appâts (généreux), des Noirs (au front national), des parcours accidentés [France Culture], des danseuses [France Culture], des honoraires (conséquents), des étoiles (pleins les yeux), des faiblesses (pour le nazisme) [France Culture], des cas (cliniques) [France Culture], des problèmes (d’agenda) [France Culture], des béni-oui-oui (avec soi) [France Culture], des livres (en [collection de] poche, reliés), des sujets de conversation (entre ami-es), des vues (sur quelqu’un-e), des revers (de fortune des crédits (sur le dos), des dossiers (sur tout le monde), des atouts (dans son jeu), des prétentions (intellectuelles), des trouvailles (pour le rythme), des moyens d’expression (à sa disposition) des œillères [qui n’en a pas ?]…
Avoir du travail (à profusion), du plaisir (à écrire), du prestige (qui illusionne), du courage (à revendre), du fond (et de la forme), du charisme (nécessaire en politique), de la barbe (à 18 ans), de la chance (au PMU), de la morale (sans concessions, sans excès), du crédit (à la banque, à la cour), de la dignité (sans ostentation), de l’argent (en, de poche), de l’amiante [expression employée par les ouvriers et les ouvrières travaillant dans les usines d’amiante avant qu’ils/elles en apprennent le danger], de la poitrine (généreuse), du terrain (à creuser, à mettre en valeur), de la commisération (envers autrui), de la classe (d’emblée appréhendable), de la famille (en Alsace), de l’esprit (qui fuse), de l’énergie (en baisse), de la croissance (stagnante), de bonnes fortunes (avec les femmes), de la culture (à profusion), du temps (à donner aux autres), du leadership (politique), du sang (juif) [Radio courtoisie. 10 mai 2017], du sang (sur les mains), de l’homosexualité (ritualisée) [Maurice Godelier], du culot (en affaires), du chien (pour une femme), du cran (face au danger), du vague (à l’âme), du zèle (au travail), du sentiment (pour quelqu’un-e), du pouvoir (d’achat), du pot (dans la vie) …
Avoir dans son portefeuille (des clients) [un notaire], [l’] dans l’os, le baba…
Avoir sur la table (un rosbif, un débat), sur le bout de la langue (un mot), sur les bras (sa belle-mère), sur la conscience (la mort d’un homme)…
Avoir à (l’usure)
Avoir sa femme (en couches)
Avoir son jour (le mercredi pour madame Verdurin), ses rhumatismes (chaque hiver), ses humeurs (changeantes), ses règles (pour les femmes), ses entrées (dans le monde), ses pauvres [V. Hugo], son dimanche (de libre), son mot (à dire), sa langue (dans sa poche), son rond de serviette (au restaurant, à la télé), son heure de gloire (un écrivain), sa femme au lit [Émile Zola], son samedi (libre)…
Avoir ses aises [Voltaire],
Et, in fine : « Je me suis fait avoir » et : « J’ai ma conscience (pour moi) »….

Langage. Verbe. Chercher :

Langage (Verbe. Chercher) : Chercher dieu (en vain),
Chercher une femme, un mari, une aiguille (dans une botte de foin), un appartement (sur internet), un alibi (pour le procès), un point d’appui (pour ne pas tomber), une idée (de valeur),
Chercher sa clé (perdue),
Chercher le Nord, le sommeil,
Chercher des histoires, des poux dans la tête,
Chercher à plaire, à perdre des kilos, à ne pas sombrer (dans la drogue)…

Langage. Verbe. Connaître :

Langage (Verbe. Connaître) : On connaît une femme (intimement),
Connaître la torture (et on en meurt), la prison (à perpétuité), la faim (qui dévore), le Portugal (par les livres), la théorie (marxiste), le coran (par cœur),le catéchisme (dans les écoles primaires religieuses)…
Connaître son corps (pour se sentir mieux), ses leçons (pour le lendemain)…
Connaître de bonnes fortunes (auprès des femmes)…
Connaître un éblouissement (passager), une charge de police (violente), un acteur (célèbre), un homme (dont on se porte garant)…
Connaître des gens (dans tous les milieux)…

Langage. Verbe. Donner :

Langage (Verbe. Donner) : On donne quelques heures (à son invité-e), quitus (au syndic de copropriété), d’avantage de pouvoir (à la puissance publique), rendez-vous (au patronat. Élisabeth Borne]…
Donner une femme (à son mari : le père), un euro (à un pauvre), une dictée (en classe), une raclée (à un gosse), un coup de torchon (sur le zinc), une sérénade (à minuit), une pièce de théâtre (à l’Odéon), un sermon (engagé), un avis (circonstancié), un conseil (inutile), un ordre (malvenu), un dîner (mondain), un baiser (sur le front), un coup de main (pour un déménagement), un interview (au Monde), un article (à Libération), un coup de pied (dans la fourmilière), un coup de canif (dans le contrat), un baiser (sur le front), un coup d’épée (dans l’eau), un coup de menton [Mussolini], un coup de pouce (au pouvoir d’achat), une procuration (pour voter) …
Donner sa fortune (à sa fille), sa parole (à profusion), son corps (à la science), son sang (par générosité), son amitié (sans compter), sa vie (pour un principe), sa main (à couper), son cœur (pour l’éternité), son épouse (au roi), son lait (à l’enfant d’une autre) et / ou son sein (à son enfant) [ou l’inverse], sa langue (au chat), son (dernier) meeting, son âme (au diable)…
Donner le sida (sans précautions), le meilleur de soi (à son metteur en scène), la mort (pour se venger), la vie (sans l’avoir décidé), la chasse (aux toiles d’araignées), la main (non gantée à un homme), l’assaut (aux survivant-es), les sacrements (à un-e mourant-e), les cartes (au bridge), le pouvoir (à l’opposition), le vertige (du haut du pont), l’exemple (par sa bonne conduite), le feu vert (à l’intervention), le ‘la’ (en politique internationale, de la notoriété littéraire), le change (aux domestiques), l’onglée (en cas de grand froid), la Chancellerie (à Hitler), la banane (aux jeunes) …
Donner des éléments (de preuve), des coups (à satiété), des verges (pour se faire battre), des cours particuliers (très cher), des garanties (bancaires), des coups de menton (trop voyants), des gages (à ses adversaires), des ordres (à ses enfants), des vêtements (à Emmaüs), des conseils (à qui ne les a pas demandés), des soins (aux malades), des marques (de confiance), des ailes (à la calomnie [Stendhal]), des précisions (concernant un dossier), …
Donner de sa personne, de la valeur ajouté (à l’agriculture biologique), de la liquidité (au marché) [la bourse], de l’énergie (positive)…
Donner du cœur (au ventre), du (fil à retordre), du mou (dans la négociation)…

Langage. Verbe. Écraser :

Langage (Verbe. Écraser) : On écrase une femme (de son autorité), une puce (qui vous gratte, une larme (hypocrite), un peuple (sous les bombes), un enfant (par étouffement) un sentiment (qui fait honte)…

Langage. Verbe. Entrer :

Langage (Verbe. Entrer) : On entre son pénis (dans le vagin d’une femme)…
Entrer dans (une ferme inhabitée), dans le monde (à 18 ans), dans les ordres (pour la vie), dans l’âge de raison (à 7 ans), dans l’arène (avec un trac immense), dans le dictionnaire (de son vivant), dans la gueule du loup (sans s’en rendre compte), dans le royaume de dieu (pour les croyant-es), dans le Who’s who (pour les gens qui «comptent»), dans la corne du Bosphore (avec éblouissement), dans la vie d’un homme (sur un ‘coup de foudre’), dans la prostitution ([encore] entendu en juillet 2016), dans un engrenage (mortel)…
Entrer en transe, en domesticité, en religion…
Entrer à l’Académie…
Entrer le couteau (comme dans du beurre)…

Langage. Verbe. Être :

Langage (Verbe. Être) : Être une femme, un homme, Socrate, frigide, étroite, pape, terroriste, notaire, blanc-he, noir-e, quelqu’un-e, reine (d’Angleterre), crâneuse [Sandrine Treiner], gueule noire, pied-noir, pied rouge, quelconque, Parisienne, prisonnier, Européen-ne, écouté-e, méprisé-e, vieux jeu, bonne fille, bon amant, bon élève, radical (sous la IIIème, IVème, Vème république), triste, fâché-e, fauché-e, tricard, Halevi, impuissant-e, flic, attardé mental, cultivé-e, chienne, grande gueule, fort en gueule, rien-du-tout, cash, détenteur (de secrets de famille), prête-nom, littéraire, prétentieux, en fin de vie, anti-moderne, défait (après une chute de la bourse), exclu (du débat), inexistant-e, mis-e de côté, loin (de l’emploi) [Emmanuel Macron], contraceptée (à 15 ans), bouche-bée (devant un homme cultivé), plombé (par le saturnisme), couvert (de boue, de gloire), prêt à négocier (après un échec), kantien-post-Hegélien [concernant Paul Ricœur], sophiste, littéraliste [concernant Barbara Cassin], hors (de soi), enraciné (à Tourcoing), parent (à la mode de Bretagne), actif/ve, pro-actif/ve, descendant-e d’esclaves, hexagonal, bas (de plafond) [radio Courtoisie], diplomate, rentre-dedans, né-e (en bonne santé, de la cuisse de Jupiter), fou-folle (de rage), amoureux-se (d’un souvenir), mort-e (trop tôt), mené-e (par le bout du nez, quatre à trois [buts]), heureux-se (de vivre), enceinte (jusqu’au cou), alcoolique (comme son père), engagé-e (dans une association, pour la vie), maigre (à faire peur), anticonformiste (sélectivement), veuve (et interdite de remariage), présent-e (au quotidien avec son enfant en couveuse), juif-juive (et fièr-e de l’être), voilée (intégralement), infiltré-e (dans la police), vierge (après vérification), béni-oui-oui (un temps), encarté-e (au PS), contagieux-se (au sana), responsable (mais-pas-coupable), reconnu-e (handicapé-e), vaginale (dit-on), remercié-e (sans dédommagement), aimé-e (l’espace d’un matin), épuisé-e (par les maternités), plein-ne de vie (à vingt ans), immunisé-e (contre le sida), courageux-euse (sans le savoir), partial-e (dans ses analyses), dévoué-e (corps et âme), payé-e (au lance pierres), sexy (en rêve), bankable (ou non), brouillé-e (avec sa famille), haute (comme trois pommes), soi-même (pleinement), bien élevé-e, prêt-e (à partir à la guerre), sujet-te (à des crises d’irascibilité), frais-fraîche (comme une rose), porté disparu-e (à la guerre), difficile (à vivre), sensible (à l’Algérie française. juin 2017), porté-e (sur la chose), ouvert-e (aux questions de société), spécialiste (des relations entre les deux sexes), dépassé-e (par les évènements), passé-e (au crible de l’interview), mal à l’aise (dans son identité sexuelle), fils-fille (d’ouvrier), trans [L.G.B.T], plein (de soi), collet monté [Paul Léautaud], ringard-e (à son âge), témoin (de son expérience), soucieux-se (du sort de Algériens), prêt-e (à échanger), ensemble (au chaud), addict (à la mode), dos (au mur), présent-e (sur les réseaux sociaux), nassé-es (dans les manifestations des «Gilets jaunes» contre Emmanuel Macron), tête bêche (dans un lit), payé-e (au lance-pierre), farci (de littérature) [Louis Aragon], porteur (d’un gène rare), tombé du ciel (une météorite), abattu (sur un ordre de Donald Trump [Quassem Soleimani], vieux jeu [un grand-père], synchrone (avec son temps), mise (au couvent), testé (du coronavirus), étranger (à l’argent), ensemble (depuis deux mois), propre, bon (à rien, à tout), dur (de la feuille), out (d’emblée), bouilleur de cru (en Normandie), haut (en couleur), (tout) chose, fier (comme Artaban), swing-zazou, madame de Sévigné [François-René de Chateaubriand], anarcho-capitaliste-libéral-réformiste [Radio Courtoisie. 7 septembre 2022]
Être un-e homosexuel-le, un-e bourgeois-e, un-e patron-ne, un-e saint-e, un animal, un être humain, une trainée, un enfant (de la DASS), une huile, une élève (méritante), un-e rationaliste (convaincu-e), un Gaulliste (pur et dur), une charge (pour ses enfants), un facteur (de stabilisation mondiale), une loque (lamentable), une cible (potentielle), un rat (de bibliothèque), un sous-marin (de Macron), une enfant (du baby-boom), un pilier (de bordel), un enfant de cœur (dans la police), un ancien (de la guerre d’Algérie), une tombe, un (beau) parleur, un chef de guerre (remarquable), un point aveugle (de la pensée, du débat), un être (à part), un bon français [Radio courtoisie], une bouche inutile [Tolstoï], un dur à cuire [Tolstoï], une grande / belle plume (enviée), une éponge de son époque [Hergé], une pointure (dans son domaine), une grande pointure (dans son domaine), un grand chrétien [Radio courtoisie], un moulin (à paroles) [France Culture], une étoile filante [Arielle Dombasle], une planche de salut (pour son voisin), (ne pas) être un perdreau (de l’année), un vieux (de la vieille), un âne (bâté), un électron (libre), un va-t-en-guerre (en carton-pâte), un fou (de dieu), une fine mouche, un palais (concernant Bernard Loiseau), une doublure (du chanteur) …
Être le boute-en-train (de la famille), le cœur (de l’islam), le premier (de la classe), la tête d’affiche (au cabaret), la tête de gondole (au supermarché), le levain de la pâte [de Gaulle], la risée (de l’Occident), la cible (de ses adversaires), l’instrument (du complot juif mondial), le candidat (de la continuité), l’éminence grise (d’un chef d’État), le fer de lance (de la campagne des législatives. Jean-Luc Mélenchon), la cheville ouvrière (du réseau de malfrats, de la maison), la troisième génération [une jeune femme parlant d’elle-même], le maître du jeu (diplomatique), le cœur de cible (de la campagne publicitaire), le gardien (du temple), le miroir (de son époque) [Jeff Koons], la coqueluche de Paris (Mistinguett), la danse (personnifiée), le sel (de la terre), la fine fleur (de l’école), le jouet (de forces qui vous dépassent), le must [dans le domaine des idées) [France Culture]…
Être à la hauteur (de ses ambitions), à l’heure (pile), à la solde (du plus offrant), à l’Ouest (après une nuit au commissariat), à la ramasse [France Inter concernant Philippe Pétain en 1941], à soi, à l’autre, à Rome, à minuit, à l’heure, à la hauteur (des évènements), à l’œuvre (d’une partition de piano), à l’abri (du besoin, du soupçon), à la rue (en plein courant d’air, en plein hiver), à table (sans parler), à fleur (de peau), à côté (de la plaque), à six semaines (de grossesse), à feu et à sang (un pays en temps de guerre), à la mode (en ce moment), à l’aise (économiquement), à terre (après un échec électoral), à bout de souffle [Jean-Luc Godard. 1960], à son compte (en affaires), à l’auberge et au moulin, à la botte (de l’occupant, de son patron, des Américains), à la voix (pour un-e chanteur-euse dans un orchestre), à la merci (de l’économie), à la merci de l’ennemi [de Gaulle], à cheval (sur les convenances) [Paul Léautaud], à portée (d’engueulades) [Emmanuel Macron concernant les maires de France], de la grosse Bertha (en 1914), à 500 mètres (des lignes de front), à deux doigts (de la mort) [France Culture], à bout de ressources (à Hollywood), à genoux (après un combat), à l’arrière (en 14-18), à ramasser à la petite cuillère (après un marathon), à pied d’œuvre (pour résoudre un crime), à la dernière extrémité, à l’os (concernant les services publics), …
Être au fond (du puits, du trou, de la misère), au cœur (de l’enquête pénale), au coude à coude (à la course), au milieu (du guet), au courant (des résultats d’un sondage), au lit (jusqu’à midi), au bain-marie (pour un mémoire), aux fourneaux (huit heures d’affilée), au bord (du génocide, en Centrafrique) [France Inter. 20 nov. 2017], à la limite (du génocide) [France Culture. Jean-Noël Jeanneney. 7 août 2021], au bord (du gouffre, précipice, de la faillite, des larmes [Anne Sylvestre], au coin (à l’école), au-dessus-de tout soupçon (un braqueur, un ministre), au rendez-vous (de l’histoire), au comble (du bonheur), au désespoir (après un divorce, au coude à coude (dans l’effort), au cœur (de la vie littéraire), au front (à la guerre), au four (et au moulin), au capital (d’Air France) [le gouvernement], au bout (du rouleau), au sommet (de sa carrière) [Gilles Kepel],
Être aux anges (après son succès), aux pieds (d’une femme), aux pièces (chez Renault), aux affaires, aux manettes [concernant Vladimir Poutine en Ukraine], aux ordres (de la police), aux rendez-vous (des marchés) [concernant un investissement]…
Être en exil (aux USA), en fonds (pour assurer l’avenir), en retard (à son rendez-vous), en puissance (de mari), en retraite (à 70 ans), en immersion (au Moyen-Orient), en prison (pour coups et blessures), en manque (d’affection), en chaussons (pour recevoir), en deuil (par obligation), en sous-effectif (à l’hôpital), en forêt (pour les champignons), en couple (discret, l’un avec l’autre), en captivité (en Allemagne), en liberté (surveillée), en vacances (de rêve), en vie (après une rupture d’anévrisme), en forme (grâce au yoga), en sécurité (les volets fermés), en danger (de mort), en reste (vis à vis de son débiteur), en possession (de ses moyens), en mauvaise posture (pour obtenir un contrat), en souffrance (après un décès), en miettes (après un viol), en transe (de possession), en mal (d‘enfant), en compétition (de tous avec tous), en communauté de pensées (chez les catholiques), en clientèle [un médecin], en affaires (avec les services de police), en situation (de rue) [Dominique Versini. 2018], en odeur (de sainteté), en larmes, en couches [V. Hugo], en dehors (des clous) [France Culture], en camp de concentration [Hélène Cixous], en situation d’oppression [France Culture], en phase (avec leurs idées), en délicatesse (avec le fisc), en ordre de bataille (avant une élection), en concurrence les uns avec les autres (dans le capitalisme), en froid (avec son voisin de palier), en passe (de gagner la guerre) [Bachar El Assad], en première ligne (du réchauffement climatique), en cuisine (un laveur de vaisselle), en restauration (un tableau au Louvres), en prépa [classes préparatoires aux grandes écoles], en froid (avec son voisin), en paix (avec soi-même), en souffrance (durable), en prison (pour longtemps), en communion de pensée (lors d’un enterrement), en intimité (affective), en responsabilité (politique), en état (de mort cérébrale), en avance (sur son temps), en organdi (une communiante), en alliance (de familles), en concurrence (avec la nature) [R.F.I], en mode catapulte [France Culture], en cure (de désintoxication), en fin de vie [Daniel Defert], en télétravail [France-Culture], en Algérie (concernant les militaires français), en (pleine) forme, en brindes[z]ingue [George Sand], en butte (aux inspecteurs de l’éducation nationale), en odeur (de sainteté),…
Être de l’aide sociale à l’enfance, de (basse extraction), de la jaquette, de tous les râteliers [concernant Talleyrand], de peau (noire), de toute première fraîcheur (une femme, un fromage), de circonstance (une marche militaire), de la vieille école (en littérature), de la haute (concernant les aristocrates), de la fête (après une distribution des prix), de sa campagne [Céleste Albaret], de plein pied (dans le débat, avec la réalité), de bonne augure (une lettre)…
Être du côté des faibles, de l’oralité (un écrivain), d’un goût exquis (une peinture), du dernier bien (avec la préfète), du bon côté (de la ville), d’une discrétion (de violette), d’une violence (effrayante), d’une prudence (de sioux)…
Être sans objectif (à l’adolescence), sans limite (à ses désirs), sans ambition, sans bras, ni jambes, sans le sou, sans patrie, sans défense, sans éducation, sans projet, sans avenir…
Être sur (des charbons ardents), sur le pied de guerre (dans l’attente d’une attaque), sur les nerfs (après une nuit blanche), sur le bon chemin (après un débriefing convainquant), sur la cliente (un plombier à son patron), sur la défensive (après une attaque), sur la même longueur d’onde (en littérature), sur la petite délinquance (concernant le traitement par la presse d’un assassin), sur la route (de l’exil), sur les réseaux sociaux, sur Facebook, sur une ligne de crête (face à l’ennemi, en matière de libertés publiques), sur la corde raide (concernant la filière ostréicole), sur un siège éjectable (Boris Johnson), sur l’échiquier politique, sur de l’humain (une infirmière), sur le bord de la route (un pauvre pour un riche), sur la pointe de pieds [Arielle Dombasle], sur la même longueur d’onde (que son ami), sur le retour (pour une femme), sur les rotules (après le coronavirus), sur le haut du panier (concernant les hommes politiques), sur le haut des dossiers (dans la justice)…
Être sous la coupe (de son mentor), sous la férule (d’un professeur), sous les drapeaux (en temps de paix), sous les feux de la rampe (pour soupçons de dopage), [mis] sous tutelle (ou curatelle), sous le contrôle (de l’État), sous l’emprise (de son psy), sous la botte (de la colonisation) [France Culture], sous contrôle (dans une manifestation) [la police], sous la botte (des nazis), sous le coup (de la loi), sous perfusion (à l’hôpital) …
Être au-dessus (des partis) [de Gaulle], des préjugés (de son siècle), de tout soupçon (un braqueur, un ministre), de la mêlée (dans le débat) …
Être comme les autres (un-e handicapé-e), un poisson dans l’eau …
Être dans une voiture (décapotable), dans l’incapacité (d’agir), dans un vide (sidéral), dans un étau (étouffant), dans la souffrance (économique), dans le cirage (après une soirée arrosée), dans une procédure (d’adoption), dans les choux (après une bagarre), dans ses petits souliers (chez un hôte formaliste), dans les clous (pour traverser la rue), dans les clous (pour satisfaire les normes européennes), dans la main (de Dieu), dans la tactique (politique pour gagner les élections), dans le besoin (d’une femme), dans le sens de la marche (du train), dans le sens de l’État [Bernard Cazeneuve], dans la mouise (après un licenciement), dans la CDEH [Cour européenne des droits de l’homme] [Roselyne Bachelot], dans le déni (du viol, de ses responsabilités), dans un état (d’ivresse musicale perpétuelle) [Isadora Duncan], dans le genre calme (film policier), dans l’air (du temps), dans la poubelle (de l’histoire), dans la confiance (absolue), dans la haine (un truand repenti), dans la santé (pour son boulot), dans la ligne de mire (des associations), dans l’anesthésie (de la pensée), dans l’œil (du cyclone), dans un bras de fer [concernant Madrid et Barcelone], dans le rouge (à la banque), dans les vaps[eurs] (après un double whisky à jeun), dans le collimateur (de la justice), dans les bonnes grâces (du président), dans le vent [« les yéyés »], dans les œuvres (une famille catholique), dans le dénuement [Marlène Schiappa], dans une tour (d’ivoire), dans le commerce (de la bière), dans le brouillard (concernant son avenir), dans les larmes [Victor Hugo], dans la recherche (féministe), dans la lune (à l’école), dans le brouillard (dans un bain de vapeur), dans son domaine (de compétences), dans sa zone (de confort), dans l’opposition (parlementaire), dans l’obscurité (de son mentor), dans le Bottin [Aristide Bruant], dans la fosse aux lions (au procès) dans une base de données, dans le métro (aux heures de pointe), dans l’air (du temps), dans le bon timing (un banquier), dans les bras (de Morphée), dans les coulisses (au théâtre), dans les ouvriers [Émile Zola], dans la dualité, dans ses petits souliers, dans les tuyaux (du gouvernement), dans le droit chemin [radio Courtoisie], dans (la dèche), dans le vrai, dans son tort…
Être derrière Air France [Bruno Le Maire]…
Être hors de soi (après une violente altercation), d’usage…
Être chez soi, chez ses parents, chez les autres (un ancien salarié agricole)…
Être entre les mains (d’un escroc), deux genres [concernant Mozart. France Culture]…
Être avec un client, son animal de compagnie, soi-même, ses souvenirs…
Être l’un dans l’autre, l’un à l’autre…
Être contre (la hiérarchie des normes), tout …
Être ni dieu, ni césar, ni tribun ; ni dieu, ni maître ; ni vierge, ni épouse, ni mère ; ni pute, ni soumise ; ni pauvre, ni chaste, ni obéissant-e…

Langage. Verbe. Faire :

Langage (Verbe. Faire) : Faire violence (à une femme), mémoire (pour ne pas oublier), naufrage (tout près des côtes), banqueroute (à quarante ans), autorité (dans sa discipline), sciences po (à 17 ans), société (au XVIIIème siècle), match nul (au foot), une petite fille (autonome), médecine (sans passion), tapisserie (au bal), tueur (par solidarité), bon ménage (avec son chat), ça (pour de l’argent), pipi (dans sa culotte), partie (d’une école de pensée), don (de sa personne au vainqueur), couple (en photo), pitié (malgré soi), bien (sur soi), mal (sans le savoir), chambre à part (pour dormir tranquille), bande à part (au collège), carême (par pénitence), Russe [Voltaire], gras (le ‘vendredi saint’), feu (de tout bois), sept (ans de prison), fortune (au jeu), faillite (sans être ruiné), 2% (de croissance), profil bas (au commissariat), tapisserie [pour les jeunes filles seulement], Polytechnique (de père en fils), (disparaître) les preuves, 18 millions d’électeurs (Nicolas Sarkozy), 30 % (de parts de marché), huit millions de visiteurs (par mois), faire 5 % (aux élections), joli (un napperon brodé sur une table), 300 millions (de dollars), le djihad, faire (peuple, faire société et faire démocratie) [Pierre Rosanvallon. 2 février /2016], long feu (à Matignon), peu (d’enfants), main basse (sur les petits commerces), scandale (à l’Opéra), envie (aux envieux), (respirer) la démocratie, faire (pression sur les élu-es), barrage (aux régressions), partie (du sérail de tel homme politique), Shoah (Claude Lanzmann), peur (aux siens), carrière (dans l’édition), feu (de tout bois), lit (à part), retour (concernant la religion), société, amende honorable (pour ses erreurs passées), diversion (dans le débat), fond bond (un invité lors d’une émission de radio), sensation (dans le monde) [Alexandre Dumas], diligence (à la solution d’un problème), acte d’autorité, bon marché (du dogmatisme), main basse (sur le magot), preuve de retenue (en 2018, concernant la Turquie envahissant la Syrie pour en éradiquer les Kurdes, concernant Israël assassinant 52 manifestants Palestiniens désarmés. 2018), un (avec sa monture) [Tolstoï], litière (de certaines conventions) [Marcel Aymé], naufrage [de Gaulle], mouche [Jules Michelet], justice (soi-même), douze ronds-points (un député La république en marche], place nette [de Gaulle], famille [Cynthia Fleury], dissidence [France Culture], polémique, deux élus (de droite à l’Université de Nanterre), crédit (aux amis), feu (de tout bois), peau neuve (en vacances), école [à un universitaire que l’on veut louer], tilt (au flipper), toutes les tôles (de France), [Maurice Joyeux], pénitence (après un péché), république [Christophe Castaner], fausse route (en affaires), pâle figure (devant un expert), bonne figure (à l’Élysée), France [Radio courtoisie], époque (concernant un livre) [France Culture], corps (avec la bête), Eton, Oxford [France Culture], 12 heures (par jour de travail), 20 kilos (de moins, après une maladie), antichambre (chez un ministre), passer (l’émotion), valoir (ses relations, ses capacités), bouger (les lignes)…
Faire l’amour (bien, mal en levrette, le matin, épuisé-e, comme un pied, en vitesse, dans un champ de blé, les yeux fermés…), le ramadan (malgré le chaleur), le show (à la télé), le tapin (depuis dix ans), le bien (à son prochain), le mal (à son ennemi-e), la guerre (en Espagne), le Grenelle de l’environnement (en 2007), la paix sociale (en achetant les syndicats), l’opinion (grâce aux sondages), le joli cœur (bêtement), le galant (par mimétisme), la parité (dans les instances dirigeantes), l’invasion (de l’Afghanistan), le coup de feu (contre un policier), la police (à la maison), le désespoir (de ses parents), la tête (à son voisin), le mur (à la caserne), la moue (à son professeur), la noce (toute la nuit), la claque (dans les meetings politiques), le coup de poing (dans les manifestations), l’argenterie (dans la bourgeoisie), la charité (au vu de tous), l’intéressant-e (en vain), la lumière (dans son cerveau), l’actualité (par le buzz), les magasins (par désœuvrement), la révolution (en chantant), l’Europe (à marche forcée), la loi (chez soi), le programme (de l’agrégation), le Costa Rica (en paquebot de croisière), la chambre (à fond), le djihad (en Syrie), l’histoire (de France), le trottoir (à moitié nue), la grève (sur le tas), le sommet (de l’Everest), l’aide au développement (au Niger), la campagne (de François Hollande), l’Algérie, l’Indochine (pour les militaires de carrière et les appelés), la bringue (la noce, la nouba, pour s’amuser), le job (pour un militaire), le fou (pour cacher sa tristesse), l’austérité (pour créer des emplois), la manche (pour manger), l’article (pour augmenter son chiffre d’affaire), la salle (pour accueillir l’invité-e), la rigueur (en 1983), le beau (un chien), la commission (de, pour sa voisine), le sale boulot (en intérim), le tour du monde (en quatre-vingt jours), la comparaison (à son détriment), la fête (à Ibiza), le pied (de grue, rue Saint-Denis), l’inauguration (de la journée de la femme. 2016), le deuil (de ses espérances), la campagne (de Macron), la part du feu (en cas de conflit), la guerre (comme tout le monde, en 1914…), la pédagogie (de la réforme du droit du travail), la part belle (à la question de la prostitution), le bien (autour de soi), le boulevard (marcher le weekend de long en large, souvent dans le midi, dans l’Algérie Coloniale, sous les regards de tous et toutes), le café (pour son épouse, le dimanche matin), le tour de la question (dans un exposé), la sentinelle (à la caserne), le courtisan (à la Cour), le coup (de poing), le baladin [Voltaire], la jeune fille (de la maison) [en servant le thé, le café..], le poids (au combat), l’union sacrée (après les attentats), le bouche-trou (en attendant les remplaçants), le tour (des réseaux sociaux), la peau (au pape), le hadj , la vie (avec les Allemands), l’admiration (du monde entier), le choix (de la France), le plein (de vitamines, d’essence), la potiche (de la soirée mondaine), le cadeau de sa vie (à sa patrie), le STO (en 1942) [France Culture], le philosophe [Pierre Bourdieu], le tour du jardin, la bise (à son voisin), le tour du monde (en 80 jours), le ménage (de fond en comble, de 7 à 8, dans l’entreprise), le tour de la question (en cinq minutes), le catéchisme (aux tous petits), le tour du cadran [Michel Audiard], le tour (de la propriété, du propriétaire), le pèlerinage (à la Mecque, à Notre-Dame de Compostelle), le vide (autour de soi), l’intégrale des sonates de Beethoven [France Musique], la tournée des grands ducs (à Paris), la couverture (de Paris Match), le dos (rond), le jeu (de l’Allemagne), le Palais des congrès [Henri Salvador], la pluie et le beau temps (un chef d’état), les foins, la moisson (en été), le malin (devant ses copains), contre fortune bon cœur,
Faire un plaidoyer (pour les droits des femmes), un coma (prolongé), une scène (à son mari), une scène (de charme au cinéma), une passe (rapide), un client (à 100 euros), un enfant à une femme (« à sa fille »), une famille (de cinq enfants), une maison (normande), une loi (à l’Assemblée), une grossesse (allongée), un mariage (de raison), un (beau) mariage, une cour (insistante), une dépression (pendant des mois), un discours (enflammé) une thèse (en trois ans), un lit (au carré), un pied de nez (à son professeur), un constat (objectif de la situation), un interview (de deux minutes), un cadeau (d’anniversaire), un malaise (vagal), une crise (de nerfs, de jalousie, de colique néphrétique), une bavure (policière), une triple pénétration (anale), une catastrophe (sans s’en rendre compte), une pipe (à son mec) et / ou une fellation (dans la douche), une usine à gaz (dans un rapport officiel), un don (au denier du culte), une rentrée fiscale (satisfaisante), un voyage (de noces), une scène (violente), un rêve (enfantin), une surprise (bienvenue), un pas de côté (pour s’effacer), une chute (inopinée), une bêtise (sans conséquences), une fausse-couche (à trois mois), une formation (de typographe), une manif (de Bastille à République), un retour (sur investissement), un effet (d’image), un travail (intérieur), un tri (dans les thèmes proposés), une omelette (en cassant des œufs), un scandale (de sa vie), un sermon (de carême à Notre Dame), une machine (à laver), une fleur (à un vieil ami), un numéro (de cirque), une entame (de match de rugby), une (mauvaise) rencontre, un accouchement (à domicile), un crime (passionnel), un pied de nez (à la maîtresse), un peignage (dans les Comptes publics. [Christophe Castaner]), un pape [Chateaubriand en 1829], une opération (militaire, du cœur), une nuit (blanche), un sale truc (assassiner un prisonnier), une nuit (blanche), un placement (juteux, mais frauduleux), un examen de conscience (seul-e), un appel d’air (en accueillant le bateau Aquarius), une patience (en attendant l’invité), un doctorat d’état (en histoire), un lit au carré (à l’armée), une belle jambe (d’avoir son bac), une partie (de jambes en l’air), un travail sur soi [une psychanalyste], une belle carrière (au cinéma), un vœu (de chasteté), un bruit de forge (des poumons), un geste (commercial), au saut (dans l’inconnu), une fin honorable (par un mariage), un bras d’honneur (au vaincu), une concession (pour éviter un licenciement), une motion de synthèse (au P.S.), une motion de censure (à l’assemblée), une fixation (sur l’Islam), une bouchée (de son opposant), une scène de viol (dans un film), un tabac (au théâtre), une réussite (aux cartes), un assez mauvais mariage [Chateaubriand],
Faire les récoltes (en été), les marchés (tôt le matin), les militant-es (en vue des élections), les poubelles (pour chiner), les parquets (à la cire d’abeille), les soldes (toute l’année), les frais (de la crise, de la conversation), les manifs (régulièrement), les 400 coups, les stades (durant les campagnes électorales), les toilettes (des personnes âgées), les libraires [Éric Hazan], les déplacements du président de la République [Benalla], les visites (dans les villages de lépreux en Afrique), les grands évènements [un photoreporter], les 100 pas (autour de la maison)…
Faire du pied (sous la table, à une belle femme), du cinématographe (Jean Renoir), du (volume avec des cadeaux), du bien (autour de soi, aux autres), du terrorisme (pour un magistrat), du cinéma (comme papa), du lombricompostage (pour l’engrais), du bien du (nouveau) roman, du mal (à soi, aux autres), du collage d’affiches (pour le RPR), du renseignement (parallèle), du sexe (avec les filles, avec préservatif), du terrain (en sociologie), du ménage (chez soi), du Audiard (si l’on peut), du bruit (sur les réseaux sociaux), du public (pour l’émission), du surplace (dans sa promotion), du vélo (depuis trente ans), du syndicalisme (indépendant), du sanskrit (à l’INALCO), du trafic (de femmes au Népal), du commerce (électoral de sa candidature), du féminisme (d’État), du chiffre (la police), du chiffre (d’affaires, pour la startup), du black (chez son voisin), du cochon (sur paille), du shopping (le dimanche à Paris), du cul (direct. TPMP. 19 mai 2017), du jardinage (au printemps), du bénévolat (aux restos du cœur), du ‘psychologisme’) [Jean Lacouture], du Baudelaire [France Culture], du charme (pour arriver à ses fins), du récit (historique), du Parkinson, du mercantilisme (à la petite semaine), du bois (pour l’hiver), du muscle [de la masse musculaire], du roman contemporain [France Culture], du tractage, du boitage (la vieille des élections), du journalisme (de bas étage), du corps à corps (pour la police), du saut (à la corde), du montage (cinématographique), du béton (sur les côtes), du remplissage (dans une fête), du porte à porte (pour gagner sa vie), du juridisme (France Culture), du bruit (dans Landernau), du Tiers-mondisme [Gérard Chaliand]…
Faire de l’art (abstrait), de la couture (en classe de philosophie), de l’image (pour le texte), de la télé (depuis 15 ans), de la clientèle (et donc des revenus), de la science (physique), de la croissance (pour l’emploi), de la politique (politicienne), de la psychologie (du café du commerce), de l’argent (en boursicotant, avec son nom, avec la philosophie), de la presse (évènementielle), de la permaculture (au jardin portager), de la théologie (à l’Institut catholique de Paris), de la recherche (scientifique), de la propagande (via le net), de l’abattage (rue Saint-Denis), de la ville (au kilomètre), de la précision (méthodologique), de la philosophie (de l’identité), de l’intérim (lorsque nécessaire), de la cuisine (raffinée), de la randonnée (tous les week-ends), de la critique (littéraire), de l’évasion (fiscale), de la manutention (des résident-es, dans les EHPAD) de la charpie (pendant la guerre), de la prison (à 20 ans), de l’intergénérationnel (à Créteil) [Arte], de la trompette (Ibrahim Maalouf), de l’émigration [Radio courtoisie], de l’ombre (au grand homme), de la sauce (de salade), de l’évasion fiscale (concernant les banques), de la redistribution [un-économiste-de-gauche], de la marge (dans une banque), de l’argent (avec de l’argent), de la politique monétaire (Les banques centrales), de la vraie transition écologique [France Inter], de l’entrisme (en politique), de la mauvaise graisse [un médecin], de l’ordinateur (toute la journée), de son mieux, de nécessité vertu, de la cavalerie (pour financer son projet), de (l’antenne), de la coopération culturelle (un enseignant) …
Faire des mondanités (au concert), des victimes (innocentes), des pieds et des mains (pour s’en sortir), des émules (pour l’enseignement du Grec), des mécontents (au gouvernement), des enfants (à droite et à gauche), des schémas (de pensée), des œufs au plat (bien cuits), des années de prison (en vain), des réunions (inutiles), des provisions (pour l’hiver), des affaires (véreuses), des luttes (convergentes), des voix (aux élections), des concessions (aux petites entreprises), des heures supplémentaires (non payées), des conneries (avec ses potes), des pointes (en tutu), des histoires (pour rien), des parties de jambes en l’air (de 5 à 7), des bêtises (sans le savoir), des sales boîtes (une ouvrière en intérim), des adhésions (à la fête de L’Humanité), des tournantes (dans les caves), des cauchemars (mystiques), des orphelins (le choléra), des galipettes (sous la couette), des crêpes (à la Chandeleur), des ventes (dans une galerie), des ponts d’or (aux inspecteurs des finances), (entre) 8 et 10 passes par j6ur [Paris. 4 décembre 2017], des fredaines (à 70 ans), des odalisques [Voltaire, Henri Matisse], des bonnes affaires (au tiercé), des piges (payées au lance-pierre), des faux papiers (pendant la guerre… et continuer après), des avanies (à sa voisine), des impairs (dans ‘le monde’), des manières (avant de dire oui), des choses (répréhensibles, en matière bioéthique), des diplomates africains [concernant l’Institut d’études et de recherches diplomatiques, créé en 1948, aujourd’hui ILERI], des leçons (de morale), des cures (d’humilité) [Philipe Seguin], des sous-préfectures [un sous-préfet], des mathématiques (pour le plaisir), des pieds et des mains (pour obtenir un visa pour l’Irak, pour avoir du boulot), des cachets (une chanteuse), des chichis (réservé aux filles), de la relance (verte), des dettes (sans garantie de remboursement), des pastiches (littéraires), des arpèges [Georges Brassens], des avances (à une femme)…
Faire dans la dentelle, dans son pantalon…
Faire son devoir (quoi qu’il en coûte), son lit (au carré), son travail (sans rechigner), son mea culpa (au procès), son intéressant (bêtement), son devoir (électoral, fiscal), son alia (en Israël), son âge (malgré l’opération esthétique), son cinéma (en tapant du pied), son ménage (en grand, une fois par semaine), son chiffre d’affaires (sur le volume des ventes), son chemin (de croix), son salut (pour les chrétiens), son objectif (chiffré) (à la banque), son examen (de conscience), son numéro (de séducteur), son temps (au passé, le plus souvent) …
Faire ses couches (au lit), ses humanités (chez les jésuites), ses besoins (n’importe où), ses Pâques (pour faire plaisir à se mère), ses débuts (sur les planches), ses adieux à la scène)…
Faire sa communion (solennelle), sa peine (chez soi), sa mise en beau