lettres politiques
 Marie-Victoire Louis

Lettre à Raymonde Plédran (CPL)

date de rédaction : 27/09/1999
mise en ligne : 03/09/2006 (texte déjà présent sur la version précédente du site)
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Paris, le 27 septembre 1999


Madame Raymonde Plédran.
C.P. L.
Comité de liaison
des associations abolitionnistes
françaises pour l’abolition du proxénétisme
et la prévention de la prostitution

1, rue du 11 Novembre. 92120 Montrouge
Tel: 01 46 55 20 43. Fax: 01 46 55 07 75

Madame,

Voici le texte que je propose au Comité de liaison comme devant être le support d’une campagne de presse1.

Si j’en assume la maternité, je tiens à préciser que, pour sa réaction, j’ai bénéficié des apports et des critiques d’Alice Colanis, Dominique Benoît-Frot (P.C), Jocelyne Guilleminot-Arlès (M’Delles), Catherine Lafon (CADAC), Catherine Le Magueresse (AVFT), Florence Montreynaud (Le Nid, Les Chiennes de garde) Denise Pouillon-Falco (UCTEH) et de vous-mêmes.

Pour que ce texte puisse être le plus efficacement diffusé et relayé, il me semble que son statut doit être clairement posé.

Il ne s’agit en aucun cas d’un texte qui se substituerait aux programmes des associations signataires. Il s’agit d’un texte qui pose une analyse qui peut, me semble-t-il, être assumée par les vingt associations qui avaient signé le texte du CPL en date du 22 juillet 1999. En effet, compte tenu du danger que représentent les avancées de ceux qui veulent nous imposer une Europe proxénète, une nouvelle rédaction a été proposée de manière à élargir son impact au-delà de la question de « l’application et de la médiatisation de la convention du 2 décembre 1949 ».

C’est la raison pour laquelle il apparaît politiquement essentiel que ce texte interpelle les instances Européennes au plus haut niveau et soit accompagné d’une campagne médiatique qui doit être préparée. L’envoi personnalisé de ce texte aux député-es Europén-nes le jour du lancement de la campagne ne pourra qu’en renforcer l’impact. Mais il est clair aussi que ce texte sera d’autant plus repris par les médias et donc par l’opinion publique que seront plus nombreuses les associations, partis, syndicats, personnes individuelles que le signeront.

Aussi, la stratégie pourrait être la suivante : Avant le lancement officiel de la campagne, le CPL adresserait ce texte aux associations dont elle possède déjà les coordonnées et centraliserait les informations et les signatures. Mais chaque association signataire serait concomitamment, chargée de mettre en place le plus rapidement possible, par courrier, téléphone, fax, e-mail... la logistique qui permettrait en un temps record d’avoir le maximum de signatures et de soutiens nominatifs.

Il faudrait alors gérer matériellement les retombées médiatiques de cette campagne, en toute indépendance, mais aussi en toute responsabilité des associations qui, en signant ce texte, se l’approprierait donc.

Voilà quelques propositions qui peuvent être discutées dès que nous aurons l’accord des associations, organisations membres du CPL.  

Avec mes sentiments les meilleurs,

Marie-Victoire Louis.

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Notes de bas de page
1 "Appel à entrer en résistance contre l'Europe proxénète"

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