Abécédaire
 Marie-Victoire Louis

Corps

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 24/08/2019
date de publication : 24 août 2019
mise en ligne : 24/08/2019
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Extrait de l’Abécédaire féministe

À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 9.383 items et 23 rubriques : I. « Culture » (447) ; II. Droit (165) ; III. Êtres humains (495) ; IV. Corps (243) ; V. Enfants (121) ; VI. Femmes (1538) ; VII. Hommes (618) ; VIII. Relations entre êtres humains (375) ; IX. Famille (307) ; X. Féminisme (306) ; XI. Justice (455) ; XII. Langage (566) ; XIII. Patriarcat (360) ; XIV. Penser (753) ; XV. Politique (1154) ; XVI. Pornographie (98) ; XVII. Proxénétisme (231) ; XVIII. « Sciences » sociales (238) ; XIX. Démographie (36) ; XX. Économie (340) ; XXI. Histoire (165) ; XXII. Sexes [Sexualité, Sexisme…] (118) ; XXIII. Violences (262) … et continuera d’évoluer.

24 août 2019

IV. Être-s humain-es (Corps) :

En noir : Nouveaux items (et modifiés)

Être humain : Être humain Corps (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) ; Corps (« Disposer de son corps») ; Corps (« Mon corps m’appartient ») (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Corps (Adolescente) ; Corps (Althusser Louis) ; Corps (« Âme ») ; Corps (Amnesty International) ; Corps (Arabes) ; Corps (Armée) ; Corps (Arte) ; Corps (Bès Gaultier) ; Corps (Bory Jean-Louis) ; Corps (Bouche) (1, 2) ; Corps (Bras) ; Corps (Bras et jambes) ; Corps (Bras, mains et jambes) ; Corps (Bronzage) : Corps (Bruant Aristide) ; Corps (Cadavre) (1, 2) ; Corps (Capital) ; Corps (« Capitalisme corporel ») ; Corps (Carte d’alimentation. France. 1941) ; Corps (Chair) (1, 2, 3) ; Corps (« Chair à vendre ») ; Corps (Chalais François) ; Corps (Cheveux) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Corps (Cixous Hélène) ; Corps (Clitoris) ; Corps (Contention) ; Corps (Corset) (1, 2, 3, 4, 5) ; Corps (Cou) ; Corps (Cuisses) ; Corps (De Gaulle Charles) ; Corps (Dents) ; Corps (Dolto Françoise) ; Corps (Duby Georges) ; Corps (Elle. 2014) ; Corps (Elle. 2017) ; Corps (Émotions) ; Corps (Empreintes digitales) ; Corps (« en morceaux ») ; Corps (« Esprit de corps ») ; Corps (Étranger) ; Corps (Évangile) ; Corps (Femmes) (1, 2) ; Corps (Féminin) ; Corps (« Féministe ») ; Corps (Femme) ; Corps (Festival de Cannes. 2017) ; Corps (Football) ; Corps (Fouille à corps. Police) ; Corps (Fouille à Corps. Prison) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Corps (Gide André) ; Corps (« Gestation pour autrui ». G.P.A) ; Corps (Genoux) (1, 2) ; Corps (« Gland ») ; Corps (« Glande pinéale ») ; Corps (Gouvernement) ; Corps (Hardy Françoise) ; Corps (Hugo Victor) ; Corps (« Humusation ») ; Corps (Hymen) ; Corps (Inaliénable) (1, 2) ; Corps (Injure) ; Corps (Jambes) (1, 2) ; Corps (Jouet) ; Corps (Khomeiny) ; Corps (Langage) (1, 2, 3) ; Corps (« Lesbien ») ; Corps (« Liberté du ») ; Corps (« Machine à vivre ») ; Corps (Maigrir) ; Corps (Mains) (1) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17) ; Corps (Marchandisation) ; Corps (Mannequinat) ; Corps (Matérialisme) ; Corps (Membres) (1, 2) ; Corps (Modigliani) ; Corps (Mongin Olivier) ; Corps (Nationalisme) (1, 2) ; Corps (Nemo Philippe) ; Corps (Nez) ; Corps (Nombril) ; Corps (Non patrimonialité) ; Corps (Nudité) (1, 2) ; Corps (Nudité. Femme) (1, 2) ; Corps (« Orientaux ») ; Corps (Os) ; Corps (« Outil de travail») ; Corps (Papauté) ; Corps (Patriarcat) ; Corps (Peau) (1, 2) ; Corps (Président de la République) ; Corps (Propreté) (1, 2) ; Corps (Proxénétisme) (1, 2) ; Corps (Pulsions) ; Corps (« Quatre mains ») ; Corps (Rides) (1, 2, 3, 4) ; Corps (Rodin Auguste) (1, 2) ; Corps (Rousseau Jean-Jacques) ; Corps (Sade) ; Corps (Seins) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) ; Corps (Sexe) ; Corps (Soljenitsyne Alexandre) ; Corps (Souffrant) ; Corps (Spéculum) ; Corps (Sperme) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) ; Corps (Utérus) ; Corps (Vagin) (1) Par ordre chronologique (2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10) ; Corps (Ventre) (1, 2) ; Corps (« Viande ») ; Corps (Vigée-Lebrun Élisabeth) ; Corps (Viols) ; Corps (Visage) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4) ; Corps (Vivants et morts) ; Corps (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15) ; Corps (Weil Simone) ; Corps (Yeux) ;

24 août 2019 : 243 Items

Être humain. Corps (1) : Le corps ne pense pas. (Cf. Êtres humains)
*Ajout. 26 février 2018. Le cerveau non plus… 1

Corps (2) : 1997. Pour une analyse contraire : Cf. Marilia Aisenstein, psychanalyste, après avoir affirmé :
« Je l’ai compris très vite, il n’y a pas de philosophe femme. Hannah Arendt est la seule grande exception. C’est la raison pour laquelle j’ai fui de la philosophie à la psychanalyse. » poursuit : « La seule vraie question philosophique a trait à : ‘comment on pense’. La seule vraie réponse est : ‘avec son corps’. Alors c’est comme ça, et il n’y a aucune raison que ça ne dire pas, c’est inscrit dans le corps. » 2
- Peut-être a-t-elle, depuis lors, modifié son analyse… (Cf. Penser. Philosophie. Psychanalyse)

Corps (3) : Le corps est l’incarnation de l’être. Tout ce qui réduit l’être au corps, subsume l’un dans l’autre, participe de la négation de l’être humain. (Cf. Êtres humains)

Corps (4) : Le corps doit retrouver sa juste place, ni nié, ni séparé, ni détaché de l’être humain, qui ne doit jamais lui être subordonné.
Complexe, mais dans cette recherche, que de découvertes…

Corps (5) : Tous les êtres ont un corps, mais chaque être est singulier. (Cf. Langage. Verbe. Avoir. Être)

Corps (6) : 2017. Hier (28 juin 2017), j’entendais une universitaire considérer comme une avancée nouvelle, positive, le fait que les « jeunes féministes » redécouvraient « le corps ». Outre la naïveté du constat, comment ne pas voir que séparer « le corps » de l’être humain, c’est briser la séparation entre la vie et la mort ? Entre « l’être » et « le néant » ?

Corps (7) : Le corps ne peut rien.

Corps (8) : Pour lui faire retrouver sa réalité, il faut le décomposer, puis le recomposer. Il faut le resituer dans ses diverses composantes, dans ses divers organes, ses diverses fonctions. Il faut l’interroger tel qu’il a été analysé, interprété, romancé, utilisé, déformé, pensé….
N.B. Le sexe a été dans cet Abécédaire séparé du corps par simple besoin de clarification : mais il en est indissociable. (Cf. Sexes)

Corps (« Disposer de son corps ») : (25 janvier) 2014. Dans l’appel à manifester ce jour à Paris, signé - à l’initiative de la Marche Mondiale des femmes contre les Violences et la Pauvreté - par des dizaines d’associations, partis, syndicats 3], intitulé :
« Avortement Espagne : Manifestations Solidaires Paris et ailleurs ! »
« Non à la régression des droits des femmes en Espagne et ailleurs ! […]» , je lis notamment :
« Nous appelons à : […] Lutter pour une Europe où toutes les femmes pourraient disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse, et qui intègre ces droits à la Charte européenne des droits fondamentaux. […] » Et le texte se termine ainsi :
« Non à l'ordre moral qui veut gérer nos vies, Oui à nos droits, tous nos droits, et à la liberté de choix d'avoir un enfant ou non. »
- L’Europe libérale proxénète a encore gagné : ce sont ses ‘concepts’ qu’elle a, sous couvert de lutte pour le droit à l’avortement, imposés. Par ailleurs
- Que vient faire « l’ordre moral » ici ? Qui cela est-il censé dénoncer ?
- Comment peut-on considérer que les États et les religions (lesquelles ?) pourraient relever d’une même analyse ?
- Que veut dire : « sans contrainte » ; que veut dire « librement » ?
- Que signifie : « régression des droits des femmes » ? ; « nos droits » ?
- Cette Charte des droits - dits - fondamentaux [2000] a t’-elle jamais dénoncé le proxénétisme, légitimé le droit à l’avortement, récusé le droit patriarcal ?... (Cf. Droit. Politique. Morale, Proxénétisme)

Corps (« Mon corps m’appartient ») (1) : Affirmer « Mon corps m’appartient », c’est poser le droit de propriété (de son corps) comme fondement de son identité, au mépris de toutes les philosophies posant la liberté comme fondement de la personne humaine pensante.
C’est substituer la question de la liberté (de l’être) à celle de la propriété (du corps).
Toute dissociation du corps et de l’être humain est en soi une négation de la personne humaine, morcelée, et donc chosifiée.
Cette expression ne peut être légitimée.
En effet, si je suis propriétaire (de mon corps) - dissocié de ma personne -, je suis libre d’en disposer à mon gré, de le vendre, le louer, de l’exploiter, et donc d’en être exploitée : on légitime donc la capacité de chacun-e à s’approprier d’autres êtres humains. On comprend mieux, dès lors, comment une revendication présentée, vécue un temps comme féministe en est venue à être utilisée, en toute cohérence libérale, par les tenants du proxénétisme.
Et peut justifier l’esclavage.

Corps (« Mon corps m’appartient ») (2) : 2016. Subordonner l’être - qui dès lors disparaît - à l’avoir, c’est la « propriété de soi » qui peut alors devenir « le combat de la nouvelle génération », tel que présenté par « le dirigeant du think tank, Liberal. Génération. Libre ».
On peut noter que ledit dirigeant a « travaillé au cabinet de Christine Lagarde à Bercy et à la BERD à Londres. » 4

Corps (« Mon corps m’appartient ») (3) : 1689. 1775-1780. 1793. Pour mieux appréhender les régressions inhérentes à l’affirmation : Mon corps m’appartient, Cf. :
* 1689. John Locke [1632-1704] :
« Je ne suis pas le propriétaire de ce qu’un autre est en droit de me prendre quand il lui plaira, contre mon consentement. » 5
* 1775-1780. Emmanuel Kant [1724-1804] :
« L’homme ne peut pas disposer de lui-même, parce qu’il n’est pas une chose. Il ne saurait donc être propriétaire de lui-même. » 6
* 1793. L’article 28 de la Déclaration des droits de l’homme de l’an III (24 juin 1793) :
« Tout homme peut engager ses services, son temps : mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable [...]. » (Cf. Êtres humains)

Corps (« Mon corps m’appartient ») (4) : (15 février) 2018. Entendu sur France Culture, dans l’émission LSD, le 15 février 2018 [sans évoquer la critique de l’ensemble de son «cours»] un enseignant d’éducation sexuelle (du Centre régional d’information et de prévention du sida) affirmer doctement comme relevant de l’évidence aux lycéens et lycéennes auxquel-les il s’adressait :
« Je fais ce que je veux de mon corps ». 7 (Cf. Corps. Bouche)

Corps (« Mon corps m’appartient ») (5) : « Mon corps m’appartient » : à comparer avec, par exemple :
« Je suis une femme qui revendique le droit de décider de sa vie » ?
Plusieurs autres formulations possibles.

Corps (« Mon corps m’appartient ») (6) : 1927. En relisant le titre du roman de Victor Margueritte [1866-1942] qui avait alors déjà été publié à 125.000 exemplaires, intitulé : Ton Corps est à toi. 8, me vient cette réflexion, certes banale :
Qu’une formulation, un argument, un raisonnement puisse être considéré comme un progrès par rapport à ceux qui l’ont précédés, à ceux/celles qui en nient même l’hypothèse, ne le rend pas juste pour autant. (Cf. Penser, Histoire)

Corps (Adolescente) : Souvenir d’une adolescente : son cousin germain était venu présenter à ses parents, après son mariage, son épouse. Elle se souvient avoir pensé : ’Il sait comment les femmes sont faites’ et elle en éprouva furtivement honte, gêne, malaise : elle avait l’impression qu’il voyait à travers elle.

Corps (Althusser Louis) : 1992. Louis Althusser [1918-1990], dans L’avenir dure longtemps, auteur de :
- « On me dit que j’ai, vers 1975, prononcé cette phrase terrible : ‘Et puis, il y a des corps et ils ont des sexes’ ! » Et de :
- « Mon corps désirait profondément avoir son existence à lui. » Et de :
- « Je m’appropriais toutes les virtualités effectives de mon corps. » Et de :
- « C’est là que je me mis à ‘penser’ avec mon corps. » Et de :
- « J’étais enfin devenu heureux dans mon désir, celui d’être un corps, d’exister avant tout dans mon corps. » Et, in fine, de :
- « Lorsque je ‘rencontrai’ le marxisme, ce fut avec mon corps que j’y adhérai. » 9
Sidérant, lorsque l’on sait l’influence que cet homme eut sur une fraction importante des intellectuels marxistes français, et au-delà… (Cf. Homme. « Intellectuel ». Althusser Louis, Sexes […])

Corps (Âme) : 1er siècle avant J.C. Lucrèce, auteur de :
« D’abord je dis que l’âme, l’esprit comme on l’appelle souvent, où sont placés le conseil et le gouvernement de la vie, est une partie de l’homme, au même titre que la main et le pied. » [De natura rerum, Livre III, v.94-96] 10 (Cf. Êtres humains)

Corps (Amnesty International) : (mars) 2014. Amnesty International a lancé une campagne internationale intitulée : « Mon corps, mes droits », ces deux termes étant précédés de : « ma vie, ma santé, mon éducation, mon choix, mon avenir .»
Un nouveau concept : l’égotisme utilitariste, dont les femmes seraient l’avant-garde ? (Cf. Droit. Droits humains. Amnesty International, Langage. Possessif)

Corps (Arabes) : (1er mars) 2017. Je reçois un « appel à contribution » émanant de la revue l’Homme et la société, Paris, L’Harmattan, intitulé :
« Corps en colère dans les révoltes arabes ». [Date de remise des articles : 30 mai 2017]
- Court, mais suffisamment clair pour mieux saisir l’utilisation politique qui peut être faite de l’usage du mot : « corps », au lieu et place d’« êtres humains ».

Corps (Armée française) : (13 juillet) 2019. Emmanuel Macron, toujours dans la nuance, auteur de : « Demain ce seront tous les français qui feront corps avec leur armée. »
- Des « Gilets jaunes » et d’autres, clairement audibles, ont sifflé et hué Emmanuel Macron ; sur les Champs-Élysées ; certains ont chanté : « On est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas, nous on est là ! », ainsi que : « On veut du homard, du champagne et du caviar » ; d‘autres sont bloqués à l’extérieur de l’avenue ; à 10h 18, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Sophie Tissier notamment avaient été interpellé-es pour : « organisation d’une manifestation illicite ( ! ) ». Éric Drouet aussi, lui pour « rébellion ». J’entends un homme qui crie en chantant : « Tous en garde à vue ! Tous en garde à vue ! » 152 personnes interpellées à 14 h 21. Heurts.
Je lis une pancarte : « Police-Justice. Que faites-vous ? Pourquoi ça ? Qui êtes-vous ? » (Cf. Homme. « Politique ». Macron Emmanuel, Politique. Médias. Nationalisme. État. Autoritaire. Répression. Guerre)

Corps (Arte) : (26 juin) 2019. Entendu sur Arte :
« Sur la Côte Basque, Chanel a rendu aux femmes leurs corps. » 11
Ibid. Mais là, on touche à l’absurdité.

Corps (Bès Gaultier) : (12 juillet) 2018. Gaultier Bès, directeur adjoint de la revue Limite, « revue de combat culturel et politique d’inspiration chrétienne », dont le projet est :
« Face à la démesure contemporaine, nous voulons promouvoir une écologie intégrale qui se fonde sur le sens des équilibres et le respect des limites », auteur de :
« Nous sommes des corps. » 12
- J’ai du mal à comprendre la logique du raisonnement, mais il y en a sûrement une… (Cf. Politique. Écologie)

Corps (Bory Jean-Louis) : 1977. Jean-Louis Bory [1919-1979], se reconnaissant, s’affirmant « homo » , auteur de :
« Mon corps était à moi. Il était mon maître, mais j’en étais le seigneur. Nous serions amis. Mieux complices. Je ne tricherai pas avec lui, je n’accepterai pas qu’il soit muselé, mutilé. Je le protégerais, je le défendrais, je l’aiderais à s’épanouir. Moyennant quoi, il me prodiguerait des plaisirs et des joies dont j’essaierai de faire du bonheur. Je savais désormais quel genre de plaisirs et de joies ; et quel serait le visage de ce bonheur. » 13 (Cf. Êtres humains. Corps. Mon corps m’appartient, Sexes […])

Corps (Bouche) (1) : 1960. Serge Gainsbourg chante l’eau à la bouche :
« Je t’en prie ne sois pas farouche / Écoute ma voix, écoute ma prière / Écoute mon cœur qui bat/ laisse-toi faire / Je t'en prie ne sois pas farouche/ Quand me vient l'eau à la bouche / Je te veux confiante, je te sens captive / Je te veux docile je te sens craintive / Je t'en prie, ne sois pas farouche / Quand me vient l'eau à la bouche / Laisse-toi au gré du courant / Porter dans le lit du torrent/ Et dans le mien / Si tu veux bien / Quittons la rive / Partons à la dérive / Je te prendrais doucement et sans contrainte / De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte/ Je t'en prie, ne sois pas farouche/ Quand me vient l'eau à la bouche / Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre. / Oui je serai calme je saurai t'attendre / Et pour que tu ne t'effarouches / Vois, je ne prends que ta bouche. »

Corps (Bouche) (2) : (15 février) 2018 Lors de l’émission de France Culture LSD, intitulée : Sexe, mensonges et grandes questions ; quelques séances d’éducation sexuelle au lycée, on entend qualifier, par l’enseignant, la bouche d’« orifice sexuel ». 14 (Cf. Féminisme. Antiféminisme. France Culture, Pornographie, Sexes […])

Corps (Bras) : (7 auguste) 1771. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796] écrit :
« Nous avons depuis quelque temps une danseuse excellente à l’Opéra de Paris. On dit qu’elle a de très beaux bras. » 15

Corps (Bras et jambes) : 2004. Marie-Georges Buffet, ministre communiste de la jeunesse et des sports [1997-2002], interrogée sur cette « expérience », répond :
« La première chose à laquelle je me suis attelée, ce fut de redonner confiance aux sportifs et aux sportives. Pour moi, il faut les considérer comme des citoyens à part entière, et non pas comme des bras et des jambes. […] » 16
Encore heureux… (Cf. Corps. Jambes)

Corps (Bras, mains et jambes) : 1855. George Sand, [1804-1876] dans son Histoire de ma vie, évoquant « la vie des hommes et des femmes de l’ancien monde (prérévolutionnaire) » qui « ne savaient pas faire trois pas sur la terre du bon Dieu sans être accablés de fatigue », critiquant leur « prétendue grâce… un brevet de maladresse et de débilité physique» , poursuit :
« Qu’eussent-ils fait de leur grâce sans leurs valets pour leur tenir lieu de bras, de mains et de jambes ? » 17 Bien vu, bien analysé (Cf. Corps. Jambes, Êtres humains, Politique)

Corps (Bronzage) : (25 juin) 2019. Pascal Ory, auteur de L’invention du bronzage, auteur aussi de :
« ce grand continent qu’est le corps » ; « s’il y a bien un sujet anthropologique, c’est le corps » ; « l’habit fait le corps » et de (concernant la peau) : « Je pense qu'il n'y a rien de plus important que de s'interroger sur le statut de cette partie du corps qui, par définition, est en contact avec la société. » 18
N.B. Pascal Ory a notamment dédié son livre à Coco Chanel [1883-1971] - qu’il appelle Coco - elle dont il est cité dans l’émission auquel il participe qu’ « une femme qui n’a pas de mari est une femme bien à plaindre. » Sans réaction de part et d’autre. (Cf. Histoire)

Corps (Bruant Aristide) : (Avant) 1906. Aristide Bruant [1851-1925], dans Les Marcheuses, auteur de :
« […] Pierreuses / Trotteuses, / A's marchent l'soir, / Quand il fait noir, / Sur le trottoir.
Les ch'veux frisés, / Les reins brisés, / Les seins blasés, / Les pieds usés. […] » (Cf. Politique. Chansons réalistes, Proxénétisme. Personnes-dénommées-prostituées, Histoire)

Corps (Cadavre) (1) : 1853. Jules Michelet [1798-1874] dans son Histoire de la Révolution française, rapporte l’une des étapes de la prise de la Bastille, la 14 juillet 1789, et écrit : « […] La rage du peuple fut inexprimable. Depuis le matin, on disait que le gouverneur avait attiré la foule dans la cour pour tirer dessus ; ils se crurent trompés deux fois, et résolurent de périr ou de se venger des traitres. À ceux qui les rappelaient, ils disaient dans leur transport : ‘Nos cadavres serviront du moins à combler les fossés ! » 19 (Cf. Êtres humains, Histoire. Révolution française)

Corps (Cadavre) (2) : (5 décembre) 2016. Un médecin légiste :
« Ce n’est pas un cadavre, c’est une personne décédée. » 20 (Cf. Êtres humains, Langage)

Corps (Capital) : (19 août) 2016. Entendu sur Arte, dans une émission consacrée au Brésil à l’occasion des Jeux olympiques :
« Le corps est un capital comme un autre…. » 21 (Cf. Proxénétisme, Économie)

Corps (« Capitalisme corporel ») : 2016. Je lis à l’annonce d’un colloque intitulé :
« Le corps humain saisi par le droit : entre liberté et propriété » :
« […] On voit poindre ici la logique de marché, laquelle fait craindre l’émergence d’un capitalisme corporel. »
- Dès lors que c’est bien « le corps » qui est sujet du colloque, que c’est bien du corps que toutes les interventions parlent [« Le corps humain, la dignité et la liberté » ; « Le corps humain et la propriété » ; « Le corps mis à disposition » ; « Le corps contraint »] la crainte évoquée plus haut n’est qu’hypocrisie et cache-sexe.
- Enfin, l’expression de « capitalisme corporel », lu ici, par moi, pour la première fois, - sans doute promise à un brillant avenir - est politiquement fort signifiante. Ce dont il s’agit c’est l’achèvement d’une logique capitaliste qui a depuis déjà fort longtemps, intégré les êtres humains dans le marché mondial. Ce qui est en cause et doit être dénoncé, ce n’est pas le capitalisme, dit corporel, c’est le capitalisme libéral proxénète. (Cf. Patriarcat, Proxénétisme, Économie. Capitalisme)

Corps (Carte d’alimentation. France. 1941) : (28 avril) 1941. Lu dans le Journal de Jean Guéhenno, alors professeur en Khâgne :
« Samedi, j’ai dû faire la queue à la mairie pour changer ma carte d’alimentation. (Les professeurs de gymnastique seuls ont droit à la carte T - 350 grammes de pain - Ceux qui, comme moi, ne soulèvent que des mots n’ont doit qu’à la carte A - 200 grammes de pain.) » 22 (Cf. Homme. « Intellectuel », Langage, Politique. Guerre)

Corps (« Chair ») (1) : XIXème siècle. « Chair à travail, chair à plaisir » [Eugène Pottier. 1816-1895], « chair à canon » [Tolstoï. La guerre et la paix] ….
- Et dans Le Littré, parmi les exemples de l’emploi de ce terme ; je lis :
« Vendeur de chair humaine, racoleur, agent pour le remplacement militaire, et aussi celui qui fait métier de prostituer des femmes. » (Cf. Proxénétisme, Sexes […])

Corps (« Chair ») (2) : (3 mars) 1951. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de ma vie, écrit :
« Visite d’un vieillard, qui me dit que la problème de la chair se pose encore à son âge. Chez lui, la chair n’a pas été refermée, comme celle d’Adam. » 23 (Cf. Sexes […])

Corps (« Chair ») (3) : (11 janvier) 1969. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de ma vie, écrit, :
« Verbe fait chair. Jean [l’Évangile de] ne dit pas que le Verbe se soit fait homme, mais il dit qu’il s’est fait chair. Pourquoi ? Quel est le sens du mot ‘caro’ ? » 24 (Cf. Corps. Évangile)

Corps (« Chair à vendre ») : (7 novembre) 2013. Chantal Akerman [1950-2015] se remémorant la manière dont elle était perçue dans sa famille qui la souhaitait mariée, auteure de :
« On était de la chair à vendre dans ce milieu. À l’époque, dans ce milieu. Moi je viens vraiment des juifs Polak. Et c’était encore ça. » 25 (Cf. Culture. Akerman Chantal, Femmes, Famille. Mariage, Patriarcat, Proxénétisme)

Corps (Chalais François) : 1973. François Chalais [1919-1996] explique pourquoi « en dépit de ses si détestables excès », les Philippines sont « de tous ceux [les pays] qu’il a connu », soit « l’un de [ses] préférés » :
« Ce n’est pas seulement à cause de la beauté de ses sites ; ma tendresse a pour origine un mystère plus profond. Quelque chose comme une chaleur spéciale émane ici des yeux des femmes, des muscles souples des hommes. La pauvreté certes, existe […]. »
- au Vietnam, François Chalais décrit « le visage de filles des Vietnamiens que leur confère l’absence totale de barbe sur les joues » ;
- à New York, il évoque « les prostituées aux hanches gaies et aux paupières tristes »
; à Hong-Kong, il vante la beauté « de l’arc de ses rivages à celui des mollets et des reins des femmes » ;
- à Tokyo, il a eu peur d’un « déferlement de visages aux masques identiques »…. 26 (Cf. Proxénétisme. Bordel. Philippines. Base Américaine. Chalais François. Cuba. 1966)

Par ordre chronologique. Cheveux :

Corps (Cheveux) (1) : (17 août) 1831. Jules Michelet [1798-1874] dans son Journal écrit qu’en Bretagne (lors d’une visite à Poullaouen) :
« Les filles vendent leurs cheveux aux Normands. » 27

Corps (Cheveux) (2) : 1952. Je lis dans Léon Morin prêtre de Béatrix Beck [1914-2008] :
« Reine me raconta que, quand elle était jeune, quelqu’un lui avait dit, tant ses cheveux étaient beaux : ’C’est malheureux, des cheveux comme ça pour une fille d’ouvrier. » 28 (Cf. Femme. Écrivaine. Beck Béatrix)
Corps (Cheveux) (3) : (août-septembre) 1974. Jean-Paul Sartre [1905-1980] interviewé par Simone de Beauvoir [1908-1986], interrogé notamment sur sa « laideur », auteur de :
« Il y aussi quelque chose qui me fait plaisir ; c'est de ne pas avoir de cheveux blancs. » 29

Corps (Cheveux) (4) : 1980. Maurice Genevoix [1990-1980], dans Trente mille jours, se souvient de cet épisode de son enfance, vers 7 / 8 ans :
« C’était l’après-midi, la chambre eut dû être déserte. Emporté par quelques partie de cache-cache ou quelques course-poursuite, j’en poussais violemment la porte, et restait interdit sur le seuil. Grand-Mère, assise, me tournait le dos, à demi cachée par Blanche - ‘la femme de notre coiffeur ‘ - dont les mains s’activaient sur sa tête.
Sur sa tête délivrée du tulle noir et du jais, et qui libérait à mes yeux une chevelure royale dont les ondes ruisselaient sur ses épaules, le long de ses reins, superbement.
Je dus rougir et balbutier, je refermais doucement la porte, plus que confus, honteux, coupable d’avoir découvert, malgré moi, en grand-mère Clotilde, une femme. » 30 (Cf. Femmes, Hommes)

Corps (Cheveux) (5) : (1er novembre) 2018. Titre du Magazine du Monde :
« Femmes noires et métisses : une libération qui commence par les cheveux.
Après des décennies d’injonction au défrisage et de canons de beauté édictés par les Blancs, elles affirment leur identité en laissant leurs cheveux au naturel. » 31
Il y a vraiment de quoi être très, très en colère… (Cf. Êtres humains, Femmes. Mépris. Négation des femmes, Patriarcat. Colonialisme)

Corps (Cheveux) (6) : (14 novembre) 2018. Je reçois ce jour l’annonce d’un séminaire Corps et beauté qui doit avoir lieu le 19 novembre 2018 à l’Université de Rouen Normandie intitulé : « Poils et cheveux, supports esthétiques cruciaux. »
- Il y est notamment rappelé l’exposition ‘Cheveux chéris’ organisée par le musée du Quai Branly en 2012-2013. Mais on y lit aussi ceci :
« Au XXIème siècle, après les hommes ‘métrosexuels’ à la tendance épilatoire et imberbe, la mode des barbes longues et soignées ‘hipster’, a contribué à revitaliser toute une économie endormie, et la tradition des coiffeurs ‘barbiers’ a pu reprendre haleine dans un grand nombre de réalités urbaines contemporaines. En même temps, sur les réseaux sociaux, nous voyons apparaître des photographies d’aisselles, de pubis ou de jambes féminines poilus, faisant polémique et suscitant souvent une sorte de malaise ou encore des moqueries, voire des insultes. Autour des poils naissent donc des initiatives qui fédèrent des féminismes ‘corporelles’ (les collectifs ‘La Barbe’ et ‘Ma Colère’, etc.). Support de modes, de cultures et de sous-cultures, et suivant leur agencement, expression de conformisme ou d’anticonformisme, les cheveux et les poils font donc encore et toujours scandale, à l’instar de la barbe de la chanteuse autrichienne Conchita Wurst, devenue emblème de la subversion des codes traditionnels de la binarité des genres. Dans quelle mesure ces éléments corporels, constituent-ils des supports esthétiques mais aussi politiques, sociaux et sensoriels ? Qu’est-ce que la pilosité révèle-t-elle de nos sociétés ? »
- Qualifier l’association féministe La barbe de ‘féminisme corporel’ pourrait être qualifié de scandaleux si je ne craignais de passer sous silence la honte que je ressens à lire ces ‘analyses’. (Cf. Langage)

Corps (Cixous Hélène) : (7 août) 2018. Hélène Cixous, auteure de :
« Mon corps est habité […]. » 32

Corps (Clitoris) : (3 septembre) 2017. Lu un article du Monde intitulé : Le clitoris, clé du plaisir féminin. 33 Pas un mot concernant les mutilations sexuelles dont des dizaines de millions de femmes sont victimes : c’est à cela que l’on lit la lecture patriarcale / occidentale du monde.
- Quant à assimiler le plaisir - en soi - au clitoris, il faut oser… (Cf. Femme. « Féminin »)

Corps (Contention) : (5 mai) 2018. Lu dans la manifestation « La fête à Macron » :
« Non à la contention en psychiatrie ». (Cf. Psychanalyse. Psychiatrie)

Corps (Corset) (1) : (9 octobre) 1838. Friedrich Engels [1820-1895] écrit à sa sœur Marie [ ?- ?] : « Tu te plains que ton corset te gêne, eh bien, ma petite sotte, tiens-toi d’abord droite toute seule et on ne te le mettra pas. » 34

Corps (Corset) (2) : (7 mars) 1849. Jules Michelet [1798-1874], dans son Journal, écrit :
« Je n’ai jamais considéré qu’avec tristesse et déplaisir les modes du XVIIIème siècle, surtout l’excessif resserrement de la taille, la suppression du ventre, ce cruel étranglement de la matrice et des entrailles. » 35 (Cf. Êtres humains. Mode)

Corps (Corsets) (3) : 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie évoquant Madame de Béranger (amie de sa grand-mère) écrit :
« Elle ne montrait point ses bras, mais elle avait encore pour sa taille une prétention extraordinaire. Elle portait des corsets si serrés qu’il fallait deux femmes de chambre pour la sangler en lui mettant leurs genoux dans la cambrure du dos. »
- Concernant sa grand-mère, elle écrit qu’elle « se sanglait si fort dans ses corsets que le soir elle était rouge comme un betterave et que les yeux lui sortaient de la tête. » Et elle poursuit :
« Elle me déclara que je me tenais comme une bossue, que j’étais taillée comme un morceau de bois, et qu’il fallait me donner des formes. En conséquence, elle me fit faire bien vite un corset, à moi qui ne connaissait pas cet instrument de torture, et elle me sangla elle-même si fort que je faillis me trouver mal la première fois. » 36
Elle raconte ensuite comment, progressivement, elle s’en sépara. (Cf. Corps. Contention. Femmes. Jeunes filles)

Corps (Corsets) (4) : 1938. Sur le catalogue Blanc des magasins du Louvre, deux pages entières sont consacrés aux « gaines et corsets ».
Sont représentés des gaines, certaines orthopédiques, d’autres stomacales, d’autres plastiques ou tubulaires ; des fourreaux-gaines ; des gaines-combinaisons ; des ceintures, certaines abdominales, ventrières, ou orthopédiques ; des corsets-sangles…
Elles sont en merveilleux coton, en tissu broché, en rayonne, en satin rayonne, en caoutchouc, en tricot élastique, en coutil-satin, en jersey, avec ou sans plastron, en filés lastex. Elles sont renforcées à la base, extensibles ; elles ont des ressorts intérieurs, horizontaux, ou amovibles. Elles sont agrafées côté, lacées dos. Elles sont très enveloppantes, très baleinées, le baleinage étant pour certaines démontable ; tandis que d’autres ont des ressorts intérieurs, amovibles. Elles assurent une contention parfaite, une ligne et un maintien parfait, ou une (seule) ligne idéale, ou une (seule) à contention parfaite.
L’une d’entre elle enfin « maintient sans comprimer ».
- Il existe aussi pour petites filles, jeunes filles, des gaines, des corsets de maintien (de 8 à 16ans), des brassières « comme maman » (de 6 à 16 ans) des ceintures (de 13 à 18 ans). 37 (Cf. Corps. Contention)

Corps (Corset) (5) : 1963. Claudia Cardinale raconte qu’au terme du film Le guépard [Visconti] dans lequel elle portait du corset « d’époque », elle avait « du sang tout autour de la taille. » 38 (Cf. Culture. Cinéma)

Corps (Cou) : 1988. Arthur Miller [1905-2005], dans son autobiographie, Au fil du temps, se souvient de Mlle Fisher, la directrice de son école qui « portait un col ivoire fait au crochet et renforcé par des baleines qui l’empêchait de ployer le cou ; j’avais mal pour elle » conclut-il. 39

Corps (Cuisses) : 1995. Lu la présentation du film dans Jean Tulard le Guide des films. 1895-1995. LZ, concernant Riz amer [1949. Giuseppe De Santis] :
« […] Un film érotique qui rendit célèbre dans le monde entier les cuisses de Silvana Mangano [1930-1989]. A cause d’elles, le film se laisse encore voir.» 40

Corps (De Gaulle Charles) : 1945. Charles De Gaulle [1890-1970], concernant la France à la Libération, dans ses Mémoires, auteur de :
« La marée, en se retirant, découvre donc soudain, le corps bouleversé de la France » (p.587). 41 Puis, quelques pages plus loin, il cite sans précision et parmi d’autres personnes et institutions, le « corps de l’état » auquel il présente « [sa] politique » (p.592), « les corps de l’armée » (p.595), les « corps constituées » [de l’état] (p.596). (Cf. Politique. État)

Corps (Dents) : 2010. Catherine Clément, dans son autobiographie, Mémoire, écrit :
« Il n’y a pas si longtemps, l’ami Henri Weber me proposa d’être candidate à un poste de sénateur socialiste. J’étais tentée, mais quand il ajouta la formule consacrée : ‘Il faudra venir arracher ta candidature avec les dents !’, je reculai. Les dents ? Mais on n’est pas des chiens ! » 42 (Cf. Êtres humains, Homme « Politique », Langage. Féminisation du langage, Politique. État. Sénat. Comment devenir sénatrice)

Corps (Dolto Françoise) : 1985. Françoise Dolto [1908-1988], auteure de :
« Chez les filles, l’angoisse de ne pas avoir de pénis est très vite dépassée par la certitude d’avoir bientôt de seins. » 43 Ouf, on n’a pas tout perdu ! (Cf. Corps. Seins)

Corps (Duby Georges) : (4 décembre) 1970. Georges Duby [1919-1996], lors de sa leçon inaugurale au Collège de France, auteur de :
« Toute société est un corps ». 44 (Cf. Histoire. Historiographie. Patriarcale. Duby Georges)

Corps (Elle) (1) : (24 février) 2014. Lu dans Elle l’article intitulé : Espagne, Mon corps, propriété privée :
« C’est une action de reconquête. Prenant le slogan : ‘Mon corps m’appartient’ au pied de la lettre, des centaines d’Espagnoles ont répondu à l’appel de la performeuse Yolanda Dominguez en faisant enregistrer leurs corps au Registre des biens meubles dans les Chambres de commerce de plusieurs villes. […] Cette action contient bien sûr une ironie décrypte l’artiste dans le journal El Pais. Nous ne sommes pas évidemment que des corps, mais avec sa loi de restriction de l’IVG, le gouvernement nous traite comme tels, de simples corps. » 45
La marchandisation des êtres humains avance inexorablement…Et la presse qui, depuis si longtemps, a marchandisé les femmes, poursuit logiquement son rôle d’avant-garde en la matière. (Cf. Êtres Humains. Femmes, Politique. Frontières, Proxénétisme, Sexes […] )

Corps (Elle) (2) : (27 janvier) 2017. Lu dans Elle, en préparation de l’élection présidentielle : « L’équipe de Elle au grand complet a balayé les principales questions concernant les droits des femmes en 2017. D’abord les enjeux liés au corps des femmes : Accès à la contraception, P.M.A, endométriose, voile et laïcité. » [Ensuite : la violence faite aux femmes - du viol au harcèlement de rue, puis le thème de l’égalité au travail et dans la politique.] 46 (Cf. Droit. Droits des femmes)

Corps (Émotions) : (25 juillet) 2016. Christophe André, souvent présent sur France Culture, auteur de :
« Nos émotions ne parlent pas, mais elles s’expriment. Par des sensations corporelles, des comportements, des pensées automatiques, radicales, simplifiées. Et, de même, pour les calmer et les apaiser, les mots ne suffisent pas, en général. Il faudra passer par le corps. » 47 (Cf. Êtres humains. Soi. André Christophe, Langage)

Corps (Empreintes digitales) : 2017. Il / elle avait « laissé ses empreintes digitales » à Lampedusa : dès lors, au nom du règlement de Dublin III. 2013, il / elle était expulsable de France en Italie.
- Des marquages du corps, des frontières européennes… (Cf. Économie. « Crise des migrants »)

  1. Corps (« En morceaux ») : (28 novembre) 2014. Un colloque intitulé : « Le corps en morceaux : violences sexuelles et violences sexuées faites aux femmes » doit avoir lieu au Sénat. Il sera ouvert par Pascale Boistard, secrétaire d’état, chargée des droits des femmes sur le thème : « La prostitution, une violence faite au corps des femmes ». (Cf. Proxénétisme, Violences)

  2. Corps (« Esprit de Corps ») : (3 mars) 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Marie-Louise Denis [1712-1790], écrit :
    « […] Celui qui a dit, qu’à la cour comme à l’armée, quand on voit tomber à droite et à gauche, on crie serre et on avance n’a eu que trop raison. » 48 (Cf. Êtres humains, Corps. Voltaire)

  3. Corps (Étranger) : (18 avril) 2018. Dans la critique du Canard enchaîné du film : Jeunesse à vendre [France 5. 18 avril 2018], je lis :
    « Louisa, Inès, Océnane, Léa : comme près de 8000 autres adolescentes en France, elles ont décidé que leurs corps leur était étranger. […] »49 (Cf. Êtres humains, Proxénétisme)

  4. Corps (Évangile) : (Cité par Voltaire) 1759. « Spiritus promptus est, caro autem infirma ». Traduction : « L’esprit est prompt, mais la chair est faible ». [L’Évangile selon Mathieu. XXVI, 41) 50 (Cf. Corps « Chair »)

  5. Corps (Femmes) (1) : 1772. Voltaire [1694-1778], débute sa rubrique Femme de L’Encyclopédie, en ces termes :
    « En général elle est bien moins forte que l'homme, moins grande, moins capable de longs travaux; son sang est plus aqueux, sa chair moins compacte, ses cheveux plus longs, ses membres plus arrondis, les bras moins musculeux, la bouche plus petite, les fesses plus relevées, les hanches plus écartées, le ventre plus large. Ces caractères distinguent les femmes dans toute la terre, chez toutes les espèces depuis la Lapponie jusqu'à la côte de Guinée, en Amérique comme à la Chine. […] » 51 (Cf. Femmes. Corps, Féminisme. Antiféminisme, Patriarcat)

Corps (Femmes) (2) : (30 mai) 2019. Entendu sur France Culture, dans une série d’émission intitulée : Heureuse comme une arabe en France » (après avoir présenté « la sexualité » comme « un territoire », afin de dénoncer la « colonisation » du corps des femmes et la nécessité de le « décoloniser » […] ) :
« Le corps d’une femme racisée n’est pas le même que le corps d’une femme blanche. Point. En fait. Elles ont des tétons roses, on a des tétons marrons, voire marron très foncés. La base ! La taille des lèvres - je parle de celles d’en bas - n’est pas la même. La couleur n’est pas la même. Plein de choses sont différentes. En bien…Qu’on puisse les dire. […] » 52
Il ne suffisait pas que l’on oppose depuis des siècles le corps des femmes à celui des hommes pour mieux maintenir l’évidence du patriarcat ; il ne suffisait pas que l’on oppose les femmes entre elles sur ce qui différencieraient leurs corps ; il ne suffisait pas que l’on oppose les femmes entre elles sur leur dite sexualité. Il faut maintenant que l’on oppose les femmes entre elles selon le critère de l’apparence de certaines parties corps - celles traditionnellement définies comme « sexuelles ».
Et cela, au nom de l’anticolonialisme, les femmes redéfinies comme blanches selon la couleur de leur peau, étant dès lors toutes renvoyées au colonialisme, sur le fondement du mépris de l’histoire, et sur le déni de tout féminisme…. Absurde, tout simplement absurde. (Cf. Femmes. Corps, Féminisme. Antiféminisme, Patriarcat, Politique. Colonialisme)

  1. Corps (« Féminin ») : 1917. Alexandra David-Neel, au Japon, après avoir évoqué le port de caleçons se baignant dans une rivière par « les jeunes gens » « aux idées progressives » […], poursuit :
    « Le monde féminin étale buste, seins et cuisses avec la même libéralité » et elle conclut même que « personne n’y fait attention d’ailleurs. » 53 Du fait de la généralisation, difficilement crédible. (Cf. Femme. « Féminin », Langage. Sujet)

Corps (« Féministe ») : (19 mai) 2019. France Culture, qui ose tout, présente une émission intitulée : Les blessures de Vénus. Qu’est-ce qu’un corps féministe ?
Je gage que n’importe qui réfléchissant une poignée de secondes considérerait cette question comme absurde.
Voici dès lors les pertinentes questions que France Culture nous présente afin de nous guider pour nous aider à mieux les penser, au cœur sans doute des questions fondamentales qui posent les liens entre l’art et la politique :
« Jeudi 29 mai 2014, Deborah de Robertis, expose son sexe sous le tableau L’Origine du monde de Courbet, au Musée d'Orsay à Paris. Son geste se rapproche-t-il de celui de Mary Richardson ? Jeudi 29 mai 2014, Deborah de Robertis, vêtue d’une robe dorée, expose son sexe sous le tableau L’Origine du monde de Courbet, au Musée d'Orsay à Paris. L'acte fait scandale et le Musée portera plainte pour exhibition sexuelle. Deborah de Robertis proteste : son acte est une performance artistique, un geste politique. Qu'a-t-elle voulu dire ? Pourquoi choisir ce tableau plutôt qu'un autre ? Peut-on rapprocher son geste de celui de Mary Richardson ? A travers les siècles, qu'est-ce qu'un corps féministe ? Quel rapport entretien-t-il avec l'art, la nudité, la beauté ?
Mais ce n’était pas tout présenté à mon indignation, à mon écœurement.
Pour illustrer ces questions, France Culture nous imposait une photo d’histoire, particulièrement violente - sobrement intitulé « Le gavage d’une féministe » - . Celle-ci représente une militante féministe Britannique - en prison pour avoir manifesté pour le droit de vote des femmes - fermement tenue sur une chaise par deux hommes et une femme, un tuyau dans les narines, tandis qu’une seconde femme versait dans un entonnoir de la nourriture, afin de la contraindre à rompre sa grève de la faim.
Pour France Culture, la torture d’une féministe a la même valeur - et doit avoir la même signification - que la présentation et la représentation du sexe d’une femme.
Peut-on aller plus loin dans l’ignominie ?

Corps (Femme) : 1962. Dans film, Le septième juré [Georges Lautner. 1962] une jeune femme, attirante, jeune, belle, en bikini, dorait son beau corps au soleil. Elle est assassinée. Nous assistons au crime. Une reconstitution doit avoir lieu : la personne chargée de l’incarner, était un homme fort, entièrement vêtu, pourvu d’un pardessus. (Cf. Culture. Cinéma. Le septième juré, Femme, Justice)

  1. Corps (Festival de Cannes) : 2017. Lu :
    « Cannes, c’est comme un enchevêtrement fébrile de corps et d’émotions en tenues de soirées. » 54 (Cf. Culture, Langage. Zeugma)

  2. Corps (Football) : (18 mai) 1998. Daniel Sibony, psychanalyste, lors du Mondial de foot de 1998, auteur de :
    « Sans être un freudien obsédé, on peut voir chaque équipe comme un corps collectif qui, dès qu’il a la balle, devient phallique et va l’enfoncer dans le creux du corps adverse. Dans maintes langues, marquer un but c’est carrément tirer un coup… » 55 (Cf. Sexes […]. Sexualité, Violences)

  3. Corps (Fouille à corps. Police) : 1996. France. On lit dans le livre d’Anne-Valérie Noir, fille de Michel Noir, épouse (à l’époque) de Pierre Botton, et ce, alors qu’elle n’est ni mise en examen, ni inculpée, ceci :
    « Le commandant de police me fit savoir qu’il souhaitait se rendre en ma compagnie à ma banque pour perquisitionner le coffre que j’y détenais. Ce ne serait donc jamais fini ? Nous voilà à 11 heures dans la salle des coffres. Lorsqu’il s’aperçut que le mien était vide, le ton monta devant le personnel de la banque, effaré par ses méthodes. ‘Où sont les papiers, vous devez me dire où sont les papiers’. J’ignorais de quels documents il parlait. Mais quand je lui posais la question, il éructa : ‘Je veux les papiers. Si vous ne me dites pas où ils sont, cet officier de police judicaire femme va vous fouiller’. Cette tentative d’intimidation passée, il acheva mon audition. » 56 (Cf. Corps. Fouille. Prison, Justice. Politique. État. Police)

Corps (Fouille à corps. Prison) (1) : En garde à vue, en prison, la signification réelle des fouilles à corps : un viol des personnes emprisonnées ou menacées de l’être par l’État. Autrefois appelées « examen vaginal et rectal » ; aujourd’hui encore : « fouille corporelle [intégrale] », « fouille à nu [avec ou sans inspection anale] », « investigations corporelles internes »…. (Politique. Prison, Violences)

Corps (Fouille à corps. Prison) (2) : En sus, sur Wikipédia, en mai 2013, à ce terme, on peut lire, sans autre commentaire :
« En droit [positif] français la « fouille à corps » (ou « fouille corporelle ») est assimilée à la perquisition. » [Cf. Cass. crim. 21 juillet 1982 (Bull. crim. n°196 p.535)]
Ouvre de larges perspectives à la réflexion. (Cf. Droit, Politique. Prison, Sexes […])

Par ordre chronologique. Fouilles à corps. Prison :

Corps (Fouille à corps. Prison) (3) : 1931. Emma Goldman [1869-1940], dans Vivre ma vie, décrit son entrée en prison en 1922 en Russie :
« […] Quelqu’un m’arracha à mes réflexions. Une policière corpulente se trouvait campée devant moi. Elle était venue pour me fouiller, annonça-t-elle. ‘Vraiment ? fis-je remarquer. J’attends depuis trois heures, un délai plus que suffisant pour détruire toute preuve de complot dont la police nous soupçonne’. Mes railleries la laissèrent impassible. Elle se mit à me fouiller le corps. Mais quand elle essaya d’aller plus loin, je la giflait. Elle bondit hors de la pièce en me promettant de ramener des hommes pour finir le travail. Je me rhabillais afin de recevoir ces messieurs sans heurter leur pudeur. Il n’en vint qu’un seul, qui m’invita à le suivre jusqu’à ma cellule où il m’enferma. C’était un type obligeant. » 57

Corps (Fouille à corps. Prison) (4) : 1935. France. Prison de Haguenau. :
« La détenue entièrement nue, doit s’accroupir au-dessus d’un miroir posé à terre et tousser afin que la surveillante puisse procéder à un examen attentif, sans inutile contorsion. […] » 58 (Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (5) : 1966. France. Prison de la Roquette :
« On nous a emmenées, dans la 1ère division, devant une cellule absolument nue et dépourvue de tout mobilier. Il faisait un froid très vif. Nous y sommes toutes rentrées l’une après l’autre. […]
Quand je fus complètement nue, Mme Têtout me fait écarter les jambes et se mit à genoux devant moi pour procéder à une inspection détaillée de mon anatomie. Ne voulant pas être en reste, Richet, pendant ce temps, m’écartait les fesses des deux mains et s’assurait que la partie charnue de ma personne ne recelait rien qui fut contraire au règlement. Mon briquet semblait mettre quelque bonne volonté à rester en place, mais tous mes muscles contractés pour l’y maintenir, je n’osais ni protester, ni faire le moindre mouvement susceptible de précipiter la catastrophe. Des larmes de honte et d’impuissance coulaient sur mon visage, et une brave surveillante, demeurée à la porte me regardait d’un air navré. Le zèle déployé par ses ‘supérieures’ l’écœurait et elle ne le cachait pas. » 59 (Cf. Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (6) : 2006. Canada. Prison de Surrey, Nathalie Getteliffe, auteure de :
« [...] On nous a isolées une à une dans nos cellules pour nous déshabiller. On m’a demandé encore de me pencher en avant et d’écarter mes fesses et de soulever mes seins. » 60 (Cf. Corps. Seins, Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (7) : 2012. France. Prison d’Orléans. Je lis, sous la plume de Jacqueline Sauvage :
« Hier [le jour même où elle avait tué son mari, et appris le suicide de son fils. 10 septembre 2012] quand les gendarmes m’y ont abandonnée [en prison à Orléans] à 23 heures, les gardiennes m’ont demandé de me mettre nue. » 61 (Cf. Justice. Procès. Jacqueline Sauvage, Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (8) : 2013. Amnesty International, en 2013, évoque, pour sa part : « les fouilles des cavités internes. » 62 (Corps. Vagin (notamment), Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (9) : (5 décembre) 2014. Entendu ce jour, sur Radio Libertaire (Chroniques Syndicales) : une prisonnière qui avait ses règles, soumise à une fouille à corps « intégrale », a dû retirer son tampon et le montrer à la surveillante (sans date précise). (Cf. Politique. Prison)

Corps (Fouille à corps. Prison) (10) : (21 mai) 2017. Dans un reportage consacré aux femmes enfermées pour de longues peines à la prison de Rennes, on lit une pancarte sur une porte : « Local des fouilles intégrales » Ces humiliations « supplémentaires » ne sont pas « inutiles », comme je l’avais un moment écrit ; elles révèlent et la conception que la prison a des êtres humains, ici des femmes, et dévoile le rôle qu’elle joue et la fonction qu’elle s’assigne. Bien plus justement que nombre de discours sur la prison. 63 (Cf. Langage, Politique. Prison)

Corps (Fouille à Corps. Prison) (11) : (19 juillet) 2019. Entendu concernant Céline [1894-1961] en prison au Danemark de 1945 à 1947, évoquer une « fouille dans les parties intimes de son corps. » 64 (Vérifier dans ses Cahiers de prison) (Cf. Politique. Prison)

Corps (Gide André) : (11 septembre) 1939. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit :
« Mon corps n’est pas si usé que la vie avec lui ne soit encore supportable. » 65

Corps (Genoux) (1) : 1677. Racine [1639-1699], dans Phèdre, auteur de :
« Je ne me soutiens plus ; ma force m’abandonne / Mes yeux sont éblouis du jour que je revois / Et mes genoux tremblant se dérobent sous moi. / Hélas ! » 66

Corps (Genoux) (2) : 1830. Stendhal [1783-1842], dans Le rouge et le noir, évoquant l’une des premières impressions et la première « considération » de Mademoiselle de la Mole, concernant Julien, écrit :
« Celui-là n’est pas né à genoux, pensa-t-elle, comme ce vieil abbé », […] « le véritable parvenu ». 67

Corps (« Gestation pour autrui ». G.P.A) : 2016. Aucune dénonciation de la G.P.A (dite, pour en dénier toute dénonciation féministe et en occulter l’ignominie : « gestation pour autrui » [bien sûr en soi inacceptable] n’est pas crédible, ne serait-ce qu’en pure logique, si elle n’est concomitamment liée à celle de la dénonciation du proxénétisme.
Or, elle en est exclue dans la « Charte pour l’abolition universelle de la maternité de substitution », [qualifiée de « pratique sociale »] dont en France les associations initiatrices sont la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception), la C.L.F (Coordination lesbienne en France), et Le Corp (Collectif pour le respect de la personne. Responsable. Sylviane Agasinski).
Les premières « Assises » ont eu lieu à l’Assemblée nationale, le 2 février 2016.
On note qu’en conclusion, « la parole politique » (au singulier) était dévolue à « Marie-George Buffet, Yvette Roudy, anciennes ministres, José Bové (député Européen. Les Verts) et de nombreux responsables politiques européens. » (Cf. Êtres humains. Comment faire disparaître les êtres humains, Femmes, Féminisme, Proxénétisme)

Corps (« Gland ») : 1891. Verlaine [1844-1896] auteur, dans son poème Balanide, de :
« Gland, point suprême de l’être / de mon amant adoré […] » 68 (Cf. Sexes […])

Corps (« Glande pinéale ») : Descartes [1596-1650] considérait - l’hypothétique - « glande pinéale » comme le centre nerveux du corps, grâce à laquelle l’âme, ainsi « unie à toutes les parties du corps », lui commandait. (Cf. Penser, Philosophie)

Corps (Gouvernement) : (14 décembre) 2014. Une émission de France Culture est consacrée au « gouvernement du corps [...] ». 69 (Cf. Politique)

Corps (Hardy Françoise) : 2019. Françoise Hardy, auteure de :
« Nous ne sommes pas notre corps. Il faut le considérer comme le véhicule qui nous a été donné pour notre incarnation sur cette planète. Nous l’habitons et le pilotons. C’est tout. Et quand il est trop usé pour continuer sa fonction, il rend l’âme tout simplement. » 70. (Cf. Êtres humains, Philosophie)

Corps (Hugo Victor) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables, concernant M. Myriel, par ailleurs évêque, mais lui-même un « ex-pécheur », présente la « doctrine » qu’il prêchait et dont la genèse, aux fins de comprendre « la faute » avant de la condamner, était :
« L’homme a sur lui la chair qui est à la fois son fardeau et sa tentation. Il la traîne et lui cède. Il doit la surveiller, la contenir, la réprimer, et ne lui obéir qu’en dernière extrémité. » 71 (Cf. Êtres humains, Sexes […])

Corps (« Humusation » ) : (novembre) 2018. En lisant une note de l’article Éloge de la gratuité paru dans Le Monde Diplomatique, j’ai découvert un mot et sans doute une réalité : « Humusation », qui signifie : « la transformation du corps en compost ».
À la suite de la même note, j’en ai découvert un autre : la « promession » qui signifie : « dissolution du corps dans l’azote liquide. » 72 (Cf. Êtres humains, Langage)

Corps (Hymen) : Cf. Patriarcat. Hymen

Corps (Inaliénable) (1) : 1804. Transformer l’article 16-1 du Code civil (français) :
« Le corps humain est inviolable » en :
« Le corps humain est indissociable de la personne humaine. La personne humaine est inviolable et inaliénable. »
L’inscrire dans le préambule de la constitution et en tirer les conséquences dans tous les textes de droit interne, inter-régional et international. (Cf. Êtres humains. Droit)

Corps (Inaliénable) (2) : (2 mai) 2011. Entendu dans un documentaire intitulé Les ors de la République : « Le domaine de l’État est inaliénable et imprescriptible. » 73
Ce qui est valable pour les meubles de l’Élysée pourrait peut-être l’être aussi, pour un-e enfant, un-e adulte, violé-e, prostitué-e. Non ? (Cf. Droit, Proxénétisme. Abolitionnisme, Violences)

Corps (Injure) : (27 octobre) 2016. Place Maubert, un taxi frôle un cycliste qui, furieux, l’injurie en ces termes : « Descends ! Descend, si t’es un homme ! Pédé ! T’as rien dans le cul ! » Légèrement contradictoire, non ? (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. Injure, Homme, Sexes [])

Corps (Jambes) (1) : 1975. Lu dans le livre collectif intitulé Maternité esclave :
« Une jeune femme se souvient de l’humiliation ressentie dans une salle commune (d’une maternité) lorsque le médecin entrant pour sa visite matinale déclara d’un ton qui se voulait peut être paternel (!) : « les papattes en l’air ». Et toutes ensemble, ces jeunes femmes, le derrière nu, se mirent en position gynécologique sans oser protester […] Elle avait dix-neuf ans. » 74 (Cf. Femmes, Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Corps (Jambes) (2) : 1991. Jean Tulard, dans son Dictionnaire du Cinéma. Les acteurs (sic), présente ainsi, en 1991, Angie Dickinson :
« Après Marlène Dietrich et Cyd Charisse, les plus belles jambes du cinéma. »
- On lit aussi dans sa présentation de Lynch Kelly ceci :
« Apparition fracassante dans Desperate hours, où elle montre les plus belles jambes du cinéma depuis Cyd Charisse. » 75 (Cf. Culture. Cinéma, Femme. Artiste, Violences)
*Ajout. 15 octobre 2018. 1995. Alain Paucard, dans le livre coordonné par Jean Tulard, dans son Guide des films. 1895-1995, concernant le film Soleil de nuit [1985. Taylor Hackford], écrit : « Mention spéciale : Helen Mirren, grand comédienne formée à la Shakespeare company, et qui, de plus, possède les plus belles jambes du cinéma contemporain (message personnel). » 76
* Ajout.25 octobre 2018. Jean Tulard, dans le Guide des films. 1895-1995, concernant le film : Maison des otages (La). [1990. Michael Cimino] :
« Les jambes de Kelly Lych sont superbes. »
- Du droit de sérier, nommer, focaliser, commenter, hiérarchiser, féliciter, et même transmettre des ‘messages personnels’… (Cf. Patriarcat)

Corps (Jouet) : (12 septembre) 2013. Lu : « Mon corps, ce jouet » 77 (Cf. Enfants. Jouets)

Corps (Khomeiny) : 1979. Khomeiny [1902-1989], auteur de :
« Chaque fois que dans un autobus un corps féminin frôle un corps masculin, une secousse fait vaciller l’édifice de notre révolution. » 78
- Fait vaciller la pensée…

Corps (Langage) (1) : Non, le corps ne parle pas ; non, il n’y a pas de parole, pas de langage du corps. Il y a des paroles, des langages (silences inclus) de l’être humain, dont certaines se manifestent ou non, consciemment ou non, par des expressions visibles ou non, lisibles ou non, physiquement, corporellement ou non.
Non, le corps (‘arts de la danse’ inclus) n’a pas à « se dire », à « s’exprimer », à « se laisser aller », à « se libérer », à « dire sa vérité »…
Le corps (le cœur, le cerveau, le sexe…) ne peut être dissocié de l’être humain ; s’il l’est, quand il l’est, c’est une négation de l’idée même d’être humain.
C’est donc la personne qui « se dit », « s’exprime », « se laisse aller », « se libère », « dit sa vérité ». (Cf. Langage, Proxénétisme)

Corps (Langage) (2) : 2016. Françoise Dolto [1908-1988], dans La cause des enfants, évoque « un vocabulaire du corps ». 79 (Cf. Enfants, Psychanalyse)

Corps (Langage) (3) : 2014-2017. Le processus de transfert des attributions supposées être celles de l’« être humain » au corps s’accélère…
- Quelques intitulés de livres, séminaires, colloques, exposés, journées d’études, appels à contrats, articles, thèses (non exhaustif) :
- [2014-2015] : «Mon corps a-t-il un sexe ?» ; «Corps vulnérables» ; «Du corps imaginaire à la singularité du corps : Le féminin en question» ; «Le corps à travers le regard» ; «Du corps différent à l’imaginaire de l’autre» ; «Le corps imaginaire incarcéré deux fois» ; «Quand le corps s’abîme dans l’art» ; «Le corps doublement blessé» ; «Du corps ‘sculpté’ au sexe mutilé» ; «Le corps féminin, fantasme de la chirurgie esthétique» ; «Cancer du sein, le corps singulier» ; «L’apprentissage du corps après l’accident» ; «Pratiques de séduction et construction du corps des épouses dans l’Assemblée des femmes» ; «Hermaphrodites et invertis dans le discours médical à la Belle époque. Corps vulnérables ou corps coupables ?» ; «Le corps en lambeaux : violences sexuelles et violences sexuées faites aux femmes» ; «La violence des mots et leurs effets sur le corps» ; «Violences sexuelles et marquage du corps dans le monde romain» ; «Entre sexe, genre et statut. La violation des corps dans les sources tragiques et judiciaires de l'Athènes classique» ; «Le corps à l’épreuve du Moyen Âge à l’époque contemporaine» ; «Le corps, valeur sociale protégée : les mots du code pénal et les limites de la répression» ; «La prostitution, une violence faite au corps des femmes» ; «Corps en guerre ; une reconfiguration de la virilité» ; «Le corps du délit ou la libre disposition de soi» ; «Validité, autonomie, abjection : interroger le corps et le care» ; «Corps individuels, corps subjectifs ; Quelles subjectivités dans les pratiques de transplantation ?» ; «La personne greffée : Corps individuel, identités personnelle et professionnelle» ; «Corps collectifs : Du don à la justice» ; «Corps et marché dans la transplantation d’organes» ; «Genre, corps et vulnérabilité : normes médicales, éthiques et politiques de l'intégrité corporelle et de la sexualité» ; «Les normes corporelles comme enjeu d’altérité» ; «Au cœur du vieillissement ? Regards croisés sur le corps» ; «Le corps reproducteur» ; «Corps et sciences sociales» ; «Conversions des corps et transmutations identitaires» ; «Le genre à l'épreuve de l'idéal. Approches pluridisciplinaires de la mise en image des corps» ; «Hyper-médicalisation des corps et de la société : perspectives d’émancipation» ; «Le corps handicapé et ses constructions sociales» ; «Le corps masculin déplacé. L'épreuve de la migration dans la littérature arabe moderne» ; «Cherchez la Femme ! Enjeux du corps féminin en médecine contemporaine» ; «Du corps au genre : dialogues interdisciplinaires» ; «Résister en corps. Ethnographies de l'infamie» ; «Corps noirs et médecins blancs. Entre race, sexe et genre : savoirs et représentations du corps des Africain(e)s dans les sciences médicales françaises (1780-1950)» ; «La Colonisation des corps. De l'Indochine au Vietnam» ; «Corps à l'œuvre, à l'ouvrage et à l'épreuve. Sociohistorique des arts de la performance, années 1970» ; «Transcrire le corps» ; «Du corps imaginaire à la singularité du corps : Le féminin en question» ; «Femmes politiques issues de l'immigration : un corps à part» ; «Transcrire le corps. Penser la notion de corps au sein des études de genre et des théories féministes» ; «La nudité, une arme politique ?» ; «Biotechnologies, corps et personne : ‘l'Ouest et le Reste’» ;
- [2016/2017] : «Mon corps, mes droits ! : droits sexuels et reproductifs, de la législation à la pratique» ; «Du corps au langage et du langage au corps. Sociologie, philosophie et études de genre face à la sexualité» ; «Corps et biopolitique : les images des migrants» ; «Fragiles ou contagieuses, le pouvoir médical et le corps des femmes»; «Les batailles du corps. Le féminin entre désir, contrainte et aliénation» ; «Géographies queer : corps, performance et militantisme» ; «La chair de l'Asie. Corps contraints et rationalisation des individus au sein des sociétés orientales», «Corps vulnérables, vies dévulnérabilisées», «Corps de migrants en souffrance : le cas de Chinois à Paris» ; «Genre, corps et sexualité dans l’espace (post-ottoman» ; «Le corps en lambeaux. Violence sexuelles et sexuées faites aux femmes» ; «Le corps humain saisi par le droit. Entre liberté et propriété» ; «Le corps humain est-il une chose, appropriée ?» ; «A qui appartient mon corps ? Conséquences éthiquesDu sujet à la situation : vulnérabilités» ; «Des éléments du corps humain disponibles pour l’industrie pharmaceutique ?» ; «Les utilités du corps d’autrui : le contrôle des autorités parentaleset tutélaires» ; «Le corps des personnes détenues : de l’objet de punition au respect de la personne»; «Contraintes du corps en psychiatrie» ; «Critique féministe des savoirs : corps et santé» ; «Sociologie et Anthropologie des Corps en Transformation» ; «L’approche relationnelle du corps et de la personne : un défi sociologique et philosophique abordé à partir du cas de la procréation et de la filiation» ; «Le corps du prêtre est-il genré ? Controverses silencieuses dans l’Église Catholique» ; «Droit, construction politique de son corps et morale» ; «Potentialités des corps handicapés» ; «Corps, genre et vulnérabilité. Les femmes et les violences conjugales» ; .
- Certes, « le corps » n’est pas une ‘découverte’ nouvelle [de la recherche, de l’Université], mais ce processus doit être analysé dans le contexte de la dissociation accélérée du « sexe », du « corps » et de « l’être humain », (après notamment la dissociation du « corps » et de « l’âme »), ce qui lui confère une signification politique actuelle d’importance.
Un dépeçage de l’être humain à l’œuvre. (Cf. Langage, Genre, Proxénétisme, Sexes […]), Proxénétisme)

Corps (« Lesbien») : Le corps « lesbien » [1973. Monique Wittig. 1935-2003] n’existe pas plus que le corps « hétérosexuel » et /ou « homosexuel ». (Cf. Êtres humains, Femmes. Lesbiennes)

Corps (« Liberté du ») : (6 septembre) 2017. Le Canard enchaîné, afin de défendre Leila Slimani, auteure d’un livre intitulé Sexe et mensonges [Les Arènes. 2017] consacré à « la vie sexuelle au Maroc » ( ! ), considérant qu’elle avait été injustement critiquée « pour avoir dit des vérités connues de tous », conclut ainsi l’ article :
« Reste dans ta case (!) Slimani. Qu’on fasse taire cette traitresse qui ose parler de la liberté du corps de la femme. » 80
- Prochaine étape ? : revendiquer « le droit pour toutes à la liberté de son corps » ?

Corps (« Machine à vivre » ) : 1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, rapporte - en italique - à la veille de la bataille de Borodino [7 septembre 1812] lors d’une discussion avec le général Jean Rapp [1773-1821] cette expression de Napoléon [1769-1821] :
« Notre corps est une machine à vivre. » 81 (Cf. Êtres humains. Vie)

Corps (Maigrir) : Vouloir maigrir, c’est prendre le problème à son point d’arrivée. (Cf. Êtres humains. Grossir/ Maigrir)

Corps (Mains) (1) : Elle voulut lui serrer la main. Il portait des gants de travail. Il lui présenta son coude. Ils se saluèrent.

Par ordre chronologique. Corps. Mains :

Corps (Mains) (2) : 1675-1677. Le cardinal de Retz [1613-1679], nommé archevêque de Paris, décide de rompre avec les habitudes de son prédécesseur, son oncle :
« […] Il ne donnait pas la main, dans sa propre maison, aux gens de qualité qui avaient affaire à lui. Je pris le chemin tout contraire. Je donnais la main chez moi, à tout le monde ; j’accompagnais tout le monde jusques au carrosse ; et j’acquis par ce moyen la réputation de civilité à l’égard de beaucoup, et même d’humilité à l’égard des autres. »
- Puis, nommé cardinal, après avoir constaté : « Il n’y a que manière en la plupart des choses du monde », il écrit :
« Je ne donnai la main à personne sans exception ; je n’accompagnai les maréchaux de France, les ducs et les pairs, le Chancelier, les princes étrangers, les princes bâtards, que jusqu’au haut de mon degré : tout le monde fut très content. » 82

Corps (Mains) (3) : (29 mars ) 1761. Voltaire [1694-1788] écrit à M. Fyot de la Marche [1723-1772] :
« Je suis condamnée à des assujettissements continuels qui rendraient la vie odieuse si la philosophie ne la rendait pas supportable. C’est cet état qui me réduit à vous écrire d’une main étrangère. » Ce qui signifie que cette lettre a été écrite sous sa dictée par son secrétaire. 83

Corps (Mains) (4) : 1853. Jules Michelet [1798-1874], dans son Histoire de la Révolution française, auteur de :
- évoquant après l’abolition de la féodalité, l’accès à la propriété du fait de la Révolution française : « La terre triste et stérile hier, sous les vieilles mains de prêtres, passant aux mains chaudes et fortes de ce jeune laboureur…»
- évoquant les réactions des « demoiselles » au Château de Versailles envahi le 5 octobre 1789 par le peuple venu de Paris qui « […] se laissent baiser la main et entendent : ‘Prenez-la cette cocarde [tricolore], gardez-la bien, elle seule sera triomphante.’ Et Michelet conclut :
« Comment refuser de ces belles mains ce signe, ce souvenir ? » 84

Corps (Mains) (5) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables, décrit ainsi les mains de Fantine :
« Elle avait les mains hâlées et toutes piquées de taches de rousseur, l’index durci et déchiqueté par l’aiguille. » 85

Corps (Mains) (6) : 1958. Charles De Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, écrit, concernant le 28 mai 1958 :
« Il ne reste plus au régime [de la IVème République] qu’à se démettre entre mes mains. » 86 (Cf. Politique. État)

Corps (Mains) (7) : 1964. Violette Leduc [1907-1972], auteure, dans La bâtarde, de :
« Ma mère ne m’a jamais donné la main. »

Corps (Mains) (8) : 1990. Je lis dans Imperium de Ryszard Kapuscinski, l’évocation d’une rencontre à Moscou (1990) :
« Je me demande bien pourquoi, mais tout à coup, Anna Andreevna, une femme d’une quarantaine ou peut-être d’une soixantaine d’années, tend vers moi ses mains dépassant des manches trop courtes de son imperméable : ‘Regardez un peu, me dit-elle, bouleversée et désespérée, regardez un peu les mains d’hommes qu’ils m’ont faites !’ exhibant ses mains noueuses, rugueuses, épaisses, elle répète : ‘Des mains d’homme !’. Dans sa bouche, ces paroles résonnent comme une terrible accusation, une horreur, une malédiction. ‘Depuis que je suis jeune, m’explique-t-elle et criant et en éclatant en sanglots, ils m’ont obligée à travailler comme plombier. Toute ma vie, comme plombier. Et maintenant, regardez, me dit-elle, avec un mélange de douleur et de menace dans la voix, maintenant, j’ai des mains d’homme !’. […] » 87

Corps (Mains) (9) : 1993. Lu, dans un livre intitulé Le défi féminin [1993] :
« La main qu’elle tend est une vraie paluche de mec. » 88 (Cf. Femme. « Féminin »)

Corps (Mains) (10) : 1995. Gisèle Halimi, raconte que lors de l’enterrement de sa mère, alors qu’elle s’adressait au rabbin pour le remercier, elle « lui tendit la main pour le saluer. Il fit un bond en arrière comme pour éviter le serpent de la Bible : ‘Ah, non, non ! Je ne vous serre pas la main, madame, la religion nous l’interdit…’. Et, devant mon air interloqué et mon bras toujours tendu, il ajouta : ‘Excusez-moi… c’est comme ça…’ L’impureté des femmes est telle que l’homme juif risque d’être contaminé par le simple contact d’une main. » 89

Corps (Mains) (11) : 2012. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« […] [Elle] lui ôta toute affection dès qu’elle quitta l’épicerie, comme on retire la main menacée par les crocs d’un animal. » 90

Corps (Mains) (12) : 2012. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« […] Sur le coup, je prêtais peu d’attention à cette marque d’affection, tant je fus frappée par ses mains gonflées et par ses blessures, des coupures anciennes et récentes dont une fraîche sur le pouce gauche, enflammée sur les bords et j’imaginais que sa main bandée cachait des entailles encore plus graves.
‘Qu’est-ce que tu t’es fait ? ‘
Elle recula aussitôt et mit les mains dans ses poches.
‘Rien. Quand tu désosses la viande, tu te bousilles les doigts.’
[…] » 91

Corps (Mains) (13) : (6 septembre) 2017. Vu et lu :
« Un leader musulman refuse de serrer la main de la ministre Norvégienne de l’intégration » [« parce qu’elle est une femme »]. 92

Corps (Mains) (14) : (20 avril) 2018. Lu : « Le Conseil d’État a jugé valide un décret du premier ministre retirant à une Algérienne la nationalité qui venait de lui être accordée. Motif ? Elle avait refusé de serrer la main à un représentant de la préfecture et à un élu lors de la cérémonie de naturalisation. »
Alors qu’elle avait invoqué ses « convictions religieuses », le motif officiel fut fondé sur le « défaut d’assimilation ». 93

Corps (Mains) (15) : 2018. Renata Ada Ruata, dans son livre (à l’écoute, beaucoup aimé) Elle voulait voir la mer [Maurice Nadeau], auteure de :
« […] Mon père, il avait des mains - grandes, je ne sais plus - en tout cas, des mains calleuses, et dures, moitié chair, moitié ciment. […] » 94

Corps (Mains) (16) : (juillet) 2018. Un manifestant criant en tentant de se défendre face à un cordon de police en Grèce :
« On n’a plus que nos mains ! On n’a rien ! » 95

Corps (Mains) : (17) 2018. Un slogan en Grèce : « Il est temps de reprendre nos vies en mains ». 96

Corps (Marchandisation du corps) : 2008. La séparation de l’être humain de son corps, condition nécessaire à la marchandisation des êtres humains ne concerne pas que le proxénétisme, ni la «G.P.A», ni….
Le libéralisme emporte tout sur son passage : ainsi, lu dans la presse, concernant la gestion des hôpitaux :
« L’avortement fait partie des actes très peu valorisés (Il ‘rapporte’ 4 fois moins qu’un curetage après une fausse-couche par exemple) qui ne résistent pas à la pression des objectifs à atteindre. » 97 (Cf. Êtres humains, Démographie. MFPF)

Corps (Mannequinat) : (13 septembre) 2015. Entendu une jeune fille de 17 ans :
« Je me trouvais trop maigre, les gens se moquaient de moi, ils disaient que j’étais anorexique, qu’on voyait mes os, qu’on aurait dit un squelette, mais, maintenant, vu que je suis dans le milieu du mannequinat, j’aime mon corps. » 98
- Pour une analyse critique de ce déni au regard ‘du milieu du mannequinat’, cf. le livre / témoignage de Victoire Macon-Dauxerre, Jamais assez maigre. Journal d’un top model. 99 (Cf. Êtres humains. Mode, Femme. Mannequin)

Corps (Matérialisme) : 2015. Entendu par un ‘matérialiste libertaire’ :
« Nous sommes un corps ». 100 Non : un être humain pensant. La nuance est de taille…

Corps (Membres) (1) : 1995. Jean Tulard, dans le Guide des films. 1895-1995. L-Z concernant La revanche de Frankenstein [1958. Terence Fisher] :
« Dans l’hospice qu’il dirige, Frankenstein profite des décès de pensionnaires pour récupérer des membres sains de corps à peine enterrés. […] » 101

Corps (Membres) (2) : (2 novembre) 2018. Concernant l’assassinat de Jamal Khashoggi, dans les locaux du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, un conseiller du président Erdogan a déclaré le 2 novembre 2018 :
« Nous voyons qu’à ce stade, ils [des Saoudiens] ne se sont pas contentés de le [Jamal Khashoggi] démembrer. Ils s’en sont débarrassé en le [le corps] dissolvant. » 102

Corps (Modigliani) : Ils admiraient les corps nus des femmes de Modigliani [1884-1920].
J’aimais les visages des femmes peintes par Modigliani, comme ceux des femmes peintes par Matisse. (Corps. Nudité)

Corps (Mongin Olivier) : (mars-avril) 2001. Olivier Mongin, alors directeur de la revue Esprit, dans le cadre d’un numéro spécial de la revue intitulé : L’un et l’autre sexe, dans son article intitulé : Ces femmes qui font rire, écrit :
« […] Valérie Lemercier se penche sur les malheurs et les catastrophes auxquels le sexe féminin n’échappe pas en dépit de son autonomie croissante ce qui la conduit à être particulièrement crue sur les détails corporels et à parler des poils et des cheveux d’une femme. » 103 Juste ciel !
- Le choix des mots, la rigueur du raisonnement, comme celle de l’analyse méritent un temps de réflexion. (Cf. Corps. Femme. « Féminin », Homme. «Intellectuel», Sexes […])

Corps (Nationalisme) (1) : (10 octobre) 1756. Voltaire [1694-1778], dans une lettre écrite au duc de Richelieu [1696-1788], auteur de :
« Le corps germanique a intérêt que cette puissance soit très réprimée. » 104

Corps (Nationalisme) (2) : (19 décembre) 2017. Hier, j’entends un homme affirmer fier de son nationalisme :
« Je fais partie du corps français ». (Radio Courtoisie. radio d’extrême droite)

Corps (Nemo Philippe) : 1975. Philippe Nemo, alors intégré dans la dénomination : « nouveaux philosophes », auteur de :
« Les savoirs se hiérarchisent selon que leur objet concerne plus ou moins médiatement le corps. » 105 Interprète qui peut, veut… (Cf. Philosophie)

Corps (Nez) : (24 juin) 1969. Jean Guitton [1901-1999] dans le Journal de ma vie, écrit :
« Avenir de l’humanité. Kroutchev et Kennedy n’ont pas le nez accentué et proéminent comme l’avaient Roosevelt et Staline. Cela indique qu’ils ne se lanceront pas dans l’aventure […] Nous aurons un temps de paix. » 106

Corps (Nombril) : 1980. Marie Cardinal [1929-2001], auteure de :
« Comme tout cela est loin ! Ma mère et moi nous avons réglé nos comptes depuis longtemps. […] Notre combat à toutes les deux est terminé. Je ne porte plus d’autre cicatrice d’elle que mon nombril. Ronde et creuse blessure de la mère, ouverte et fermée à l’heure même de la naissance, pour toujours, pour jamais. » 107

Corps (Non patrimonialité) : (avril) 2011. L’expression de « non patrimonialité » : pseudo concept repris, sans analyse, ni justification, par le Rapport d’information N° 3334 de l’Assemblée Nationale (lui-même d’une systématique confusion) [Danielle Bouquet (PS), Présidente ; Guy Geoffroy (UMP) Rapporteur]).
- Il fut repris dans la Résolution N° 3522, votée à l’Assemblée Nationale le 6 décembre 2012 « à l’unanimité ».
- Voici l’article 16 du code civil dont ce «concept» (Chapitre II : Du respect du corps humain) est issu (depuis le 30 juillet 1994) :
« La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de la vie. » Et, en voici l’alinéa 5 :
« Les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles. »
- C’est ainsi qu’un alinéa d’un article du droit français [dont l’ambiguïté concernant notamment l’avortement est patent] est dorénavant censé fonder l’abolitionnisme (français !), faisant donc d’un Code civil national portant sur «les conventions» la source de droit permettant de faire croire à «la position abolitionniste de la France», au lieu et place d’engagements européens et internationaux.
- Cet article 16 alinéa 5 - rappelons le, de droit civil - d’une extrême confusion sémantique - est donc dorénavant considéré comme : « un des principes juridiques au fondement de notre société démocratique et républicaine » (p.17 du Rapport sus-cité N°3334), lequel est censé justifier l’abolitionnisme français. Et ce, au mépris de la hiérarchie des normes juridiques (Préambule de la Constitution, Constitution, lois…) françaises, des engagements européens, internationaux, au mépris donc de la signature de tous les textes qui ont engagé la France depuis des dizaines d’années ; plus particulièrement, depuis « la quatrième conférence mondiale sur les femmes », à Pékin, en 1995. C’est en effet celle-ci qui a légitimé internationalement le concept de « prostitution forcée », lequel a ouvert la voie royale à la légitimation du proxénétisme.
- Comment peut-on à ce point occulter, nier l’existence - et donc légitimer leur réalité - tous les textes émanant de l’Union Européenne ainsi que celle toutes les instances internationales ?
- Pourquoi les associations qui se disent abolitionnistes cautionnent-elles, s’alignant sur les positions gouvernementales françaises, ce déni, ce subterfuge ?
- Pourquoi celles qui ont signé : « L’Appel à entrer en résistance contre l’Europe proxénète » 108 ont-elles, sans aucune explicitation, renié leur signature ?
(Cf. Politique. Nationalisme, Proxénétisme. Abolitionnisme) 109

Corps (Nudité) (1) : Rien n’est moins ’naturel’ que la nudité, sauf peut-être, dans ‘l’état de nature’ qui n’est que fiction philosophique, aux effets politiques (incarnés notamment par Rousseau) cependant bien réels. (Cf. Femme. Artiste. Yamina)
* Ajout. 22 avril 2018. 1860. Pour une position contraire, Jean-Marie Déguignet [1834-1905] dans ses Mémoires d’un paysan Bas Breton, alors qu’il était soldat et que le bateau avait fait halte à l’Ile de Malte, :
« On se baignait [dans la baie] en costume du père Adam et ni les hommes, ni les femmes [qui devaient être peu nombreuses] ne faisaient pas plus attention à ce costume primitif qu’au plus beau costume moderne. » 110

Corps (Nudité) (2) : (17 mai) 1936. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit :
« Trop constamment vêtus, c’est curieux le nombre de gens chez qui la seule idée de nu éveille aussitôt des échos lubriques. » 111
- L’explication ne s’en tient pas seulement aux vêtements, et « les gens » évoqués l’incluent. (Cf. Êtres humains. Vêtements)

Corps (Nudité. Femme) (1) : 1953. 2015. Lorsque Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir est paru dans sa première traduction anglaise, en 1953, pour la première fois aux États-Unis, chez A. Knopf la couverture représentait une femme nue.
- Libération, le 30 octobre 2015, pour présenter le livre critique de Marie-Jo Bonnet sur Simone de Beauvoir, s’affichait la photo, de dos, nue, de Simone de Beauvoir. Ignoble. 112 (Cf. Culture. Guérilla girls, Femmes, Féminisme. Antiféminisme)

Corps (Nudité. Femme) (2) : Quand les actrices seront-elles à même de briser le silence qui leur est imposé par l’industrie du cinéma, concernant la gêne, la violence, les difficultés que représentent pour elles le fait d’être si souvent nues à l’écran, dans un lit, avec un homme, en mimant l’amour, qui plus est ? Ce non-dit participe de la culture de la violence : être nue, se montrer nue, être vue nue, ne serait pas pour les femmes un problème.
- Écrit en ayant depuis longtemps en tête le refus respecté par les metteurs en scène, les réalisateurs, de l’acteur Lino Ventura [1919-1987] d’être représenté nu.
- Depuis lors, le dénonciation de Harvey Weinstein a eu lieu… (Cf. Femmes)

Corps (« Orientaux ») : (7 au 9 décembre) 2017, un colloque intitulé : « Le corps ‘oriental’ : genre, gestes et regards » a eu lieu à l’université Paris VII Diderot. Si les guillemets ajoutés à « oriental » révèlent sans doute une certaine gêne, on lit, avec étonnement, dans la présentation, qu’il y sera question de « la perception et la construction des corps genrés, ‘orientaux’ ou non »…
Une prolongation de la rencontre est programmée à Londres en 2018.

Corps (« Outil de travail ») : (7 juin) 2019. Une athlète, auteure de :
« Notre corps est notre outil de travail ». 113

Corps (Papauté) : (Début. Sans date) 1953. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de sa vie, rapporte les souvenirs de Paul-Louis Couchoud [8179-1959], concernant les différents papes qu’il avait connus :
« J’ai assisté aussi à une audience de Pie XI [1857-1939]. C’était l’époque des décolletés et des jupes courtes : pour éviter le scandale, on faisait agenouiller tout le monde ; moi je ne m’étais agenouillé que d’un genou, mais un prélat passa et me dit d’une voix ferme : ‘deux genoux !‘ Un censeur des mœurs passait et il faisait signe aux seins trop généreux pour qu’ils s’ajustassent ; ils se rajustaient un moment, puis revenaient à la position généreuse. Pie XI traversait les salons d’un air las ; visiblement cela l’ennuyait ; il promenait sa main à la hauteur des lèvres, de sorte qu’on pouvait ne pas la baiser sans surprendre personne. » 114 (Cf. Corps. Seins)

Corps (Patriarcat) : 1976. Ménie Grégroire [1919-2014], dans son livre, Telle que je suis, étudiante à Paris, écrit :
« Je tenais mon corps en laisse et les hommes en lisière. Libre, j’étais mieux gardée par l’ombre de mon père que par les plus hautes murailles. » 115 (Cf. Langage. Zeugma, Patriarcat, Père)

Corps (Os) : (2 et 3 septembre) 1966. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de sa vie, rapporte une discussion avec le pape Paul VI [1897-1978] :
« Nous parlons de l’abdication des papes, et en particulier de l’abdication du pape Célestin V [1215-1296] . Le Pape me raconte les conditions de cette démission du Pape ; il revient de voir la cellule où Célestin V a passé les derniers temps de sa vie, et où on lui a remis en cadeau un os de Célestin. » 116

Corps (Peau) (1) : (2 avril) 1755. Voltaire [1694-1778], dans une lettre au duc de Richelieu, [1696-1788] (qui avait eu un érysipèle - maladie de peau au visage) - auteur de :
« On me mande que mon héros (sic) a repris son visage. Il ne pouvait faire mieux que de garder tout ce que la nature lui a donné. Vous êtes donc quitte Monseigneur (au moins je m’en flatte) de votre maladie cutanée. Il était bien injuste que votre peau fut si mal traitée après avoir donné tant de plaisirs à la peau d’autrui. Mais on est quelque fois puni par où on a péché. » 117 (Cf. Corps. Voltaire, Hommes. Héros, Proxénétisme. Client. Richelieu Duc de, Violences à l’encontre des femmes. Voltaire)

Corps (Peau) (2) : 1995. Jean Tulard, dans le Guide des films. 1895-1995. L-Z, concernant :
- La peau [1981. Liliana Cavani] : « Naples en 1943 après le débarquement américain. […] Cavani nous offre par-delà des images provocantes une réflexion sur l’homme réduit à sa peau, une peau qui ne valait pas cher à Naples en 1943. » 118 (Cf. Êtres humains)

Corps (Président de la République) : (11 mars) 2017. Entendu hier dans le film consacré à François Hollande, président de la république, que, lors des attentats de novembre 2015 à Paris, il avait « fait corps avec les Français ». 119
Le « corps du roi » se perpétue… (Cf. Corps. De Gaulle)

Corps (Propreté) (1) : 1891. Je lis Le cabinet de toilette de la baronne de Staffe [1843-1911], arbitre des bonnes manières bourgeoises au XIXème siècle.
- Dans le deuxième partie consacrée au « Soins corporels en général », des chapitres sont consacrés au visage, à la chevelure, à la bouche, aux dents, à la voix, aux yeux, au nez, à l’oreille, à la main, au pied. C’est tout.
- Dans le chapitre « Conseils hygiéniques et intimes », on lit :
- « Pour mériter de rester l’être adorable que l’on rêve, la femme doit maintenir toute sa personne dans un état d’exquise et raffinée propreté. Que les mères repoussent la sotte pruderie qui les conseille. Un corps net est le compliment obligé d’une nature chaste, d’un esprit réservé, des façons décentes. » (p.52)
- « La femme, cette merveille de la création, supporterait que sa peau de satin, aux reflets nacrés, fut déshonoré par des souillures ! Non, non, le noble corps humain doit être religieusement délivré chaque soir et chaque matin, des taches et impuretés qu’il peut recevoir, de par l’assujettissement aux lois animales et matérielles, auxquelles il est encore soumis. » (p.54)
- « Mais il n’est pas permis au grand nombre, dira-t-on, de prendre des bains chaque jour, le temps et l’installation font défaut. Je répondrai que le bain à l’éponge - suffisant en ce qui concerne la propreté - ne demande que de courts instants et un coin sans témoins. Si on ne disposait pas encore de ces cours instants, tous les jours pour le bain entier, on en aurait bien quelques-uns pour l’exécuter partiellement. […] Puis, une ou deux fois par semaine, partiellement, il faudrait prendre les quelques minutes qui sont nécessaires pour le bain complet. » (p.55,56)
- « La moindre négligence concernant la propreté est tout à fait condamnable. » (p.56) 120 (Cf. Êtres humains, Sexes […]»

Corps (Propreté) (2) : 1960. Souvenir d’enfance. Une femme paysanne, à Gordes (Vaucluse), le dimanche, avant d’aller à la messe, montait un bol d’eau chaude dans sa chambre « pour, disait-elle, faire sa grande toilette ».

Corps (Proxénétisme) (1) : Toute analyse (de type philosophique, psy, sociologique, historique...) centrée sur le corps, non seulement dénie l’existences même des êtres humains singuliers, mais, qui qui plus est, si elle ne se situe pas dans le cadre de et par rapport à la domination proxénète, la légitime. (Cf. Êtres humains, Proxénétisme)

Corps (Proxénétisme) (2) : (24 septembre) 2015. Je lis une pancarte présentée par une Américaine lors d’une manifestation pro-avortement : « Keep your laws out of my body ! » 121 (Cf. Droit, Proxénétisme)

Corps (Pulsions) : (15 mai) 2016. Entendu sur Arte :
« Le corps des femmes fait (ou : est ?) l’objet de toutes les pulsions. »

Corps (« Quatre mains ») : 2017. Dans un centre de thalassothérapie, lu : « Massage. Quatre mains ». Comprendre : massage effectué par deux masseurs (ou masseuses).

Corps (Rides) (1) : (5 juin) 1773. Voltaire [1694-1778] dans une lettre adressé au comte d’Argental [1700-1788], concernant Sophonisbe, l’une de ses pièces qu’il reprend et corrige, écrit qu’il lui a « replâtré les rides ». 122 (Cf. Êtres humains, Corps. Rides)

Corps (Rides) (2) : 1994. Lu, dans le livre de Goliarda Sapienza [1924-1996] L’art de la joie : « Si je peux me permettre, chères amies, vous lisez trop. Ca fait mal aux yeux. Mon oncle médecin affirme que lire donne des rides. » 123

Corps (Rides) (3) : 1999. Lu dans le livre de Sophie de Vilmorin [1931-2009], Aimer encore : « Ludmilla Tcherina [1924-2004] ne souriait jamais. Je n’ai pu m’empêcher de lui en faire la remarque et elle m’a dit : ‘Tout le monde sourit pour un oui ou pour un non. C’est ridicule et ça crée des rides ! Je ne souris pas, parce que j’ai choisi d’avoir la peau lisse.’ » 124 (Cf. Femmes. Beauté)

Corps (Rides) (4) : (23 août) 2018. Hier, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était à nouveau critiquée concernant des travaux indus non déclarés pour sa maison d’édition, Actes Sud, par Le Canard enchaîné. Le porte-parole du gouvernement ne l’a pas défendue. Aujourd’hui, dans la presse, son visage vieilli, enlaidi, est plein de rides. 125 (Cf. Femme. « Politique ». Femmes. Beauté)

Corps (Rodin Auguste) (1) : (sans date) Auguste Rodin [1840-1917], auteur de :
« Lorsque j’ai un beau corps de femme pour modèle, les dessins que j’en prends me donne des images d’insectes, de poissons, d’oiseaux. […] » 126 (Cf. Femme. Remarquable. Claudel Camille. Animalisation des femmes, Homme Remarquable. Rodin Auguste)

Corps (Rodin Auguste) (2) : (18 mars) 1958. Jean Guitton [1901-1999], dans le Journal de ma vie, écrit :
« Rodin. Quelle profusion de formes, quel univers, quelle invention, quelle utilisation nouvelle de la pierre et du contour ! J’admire la démarche en avant de Victor Hugo, de Saint jean. La tête de Benoît XV qui le rend semblable à César, et ces troncs, ces étals de bouchers, ces membres dispersés, ce corps de l’homme qui est aimé pour lui-même et qui est débité morceau par morceau. C’est un œuvre de démiurge. Les dessins sont des mouvements de lignes, des gymnastiques de la main avant l’acte du sculpteur. » 127 (Cf. Hommes)

Corps (Rousseau Jean-Jacques) : 1665-1700. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions, écrit :
« Quand je souffre, je suis sujet à l’humeur. » 128 (Cf. Corps. Voltaire)

Corps (Sade) : 1795. La première personne ayant employé l’expression : « Ton corps est à toi » serait-il Sade [1740-1814], dans La Philosophie dans le boudoir ? 129 En voici la citation exacte :
« Fous, Eugénie, fous donc, mon cher ange, ton corps est à toi, à toi seule, il n’y a que toi seule qui aies le droit d’en jouir et d’en faire jouir qui bon te semble. »
Les femmes et les associations qui affichent cette revendication qu’elles partagent avec les associations proxénètes devraient y réfléchir plus, avant de l’utiliser. (Cf. Droit, Homme. Sade, Proxénétisme. Sade)

Par ordre chronologique. Corps. Seins :

Corps (Seins) (1) : 1660-1670. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions, écrit concernant Madame d’Épinay [1726-1783] :
« J’étais fort aise de lui rendre de petits soins, de lui donner de petits baisers bien fraternels qui ne me paraissaient pas plus sensuels pour elle, c’était là tout. Elle était fort maigre, fort blanche, de la gorge comme sur la main. Ce défaut seul eut suffi pour me glacer : jamais mon cœur ni me sens n’ont su voir une femme qui n’eut pas de tétons […]. » 130

Corps (Seins) (2) : (19 juin) 1666. Lu dans le Journal de Samuel Pepys [1633-1703] :
« Puis, avec ma femme, fûmes dans le jardin, ou nous chantâmes avec Mrs Mercier [1647 -?. « dame de compagnie » de son épouse, que, lui, qualifie de « domestique » d’un certain « rang »] - je sens que je commence à trop aimer cette dernière, lui pétrissant les seins lorsqu’elle m’habille, car de ma vie je n’en vis de plus beaux. C’est la stricte vérité. » 131

Corps (Seins) (3) : (22 novembre) 1666. Lu dans le Journal de Samuel Pepys [1633-1703] :
« À midi, chez moi pour le dîner au cours duquel ma femme et moi nous sommes querellés ; je m’irritais qu’elle ait échancré trop largement, jusqu’à presque laisser voir ses seins, le mouchoir de dentelle qui ornait son corsage, persuadée qu’elle était, mais à tort, que c’était la monde. » 132

Corps (Seins) (4) : 1669. Le : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir » du Tartuffe de Molière [1622-1673] est souvent cité. Mais l’est beaucoup plus rarement la suite qui qualifie les seins « d’objets » [des femmes] « bless[ant] les âmes » [des hommes ?] : « Par de pareils objets les âmes sont blessées / Et cela fait venir de coupables pensées. » 133

Corps (Seins) (5) : 1854. 2014. Lu, dans un livre publié en 2014 consacré à Marie Souvestre [1830-1905], une lettre datée de 1854 :
« […] Jetant [sur Adah] un regard masculin, il remarqua soudain que son corsage bourgeonne ; rien de comparable, ajoute-t-il toutefois, à celui de sa sœur aînée, Mari. » 134 (Cf. Femme. Remarquable. Souvestre Marie)

Corps (Seins) (6) : Années 1960. Une « vieille » directrice de l’école normale d’institutrice, « le jour du bal traditionnel avec les Normaliens est entrée dans le dortoir en déclarant : ‘Que celles qui ont beaucoup de poitrine mettent des bandes Velpeau’. [Bandes de pansements ou de maintien] »
N.B. La nouvelle directrice, dans le même contexte, leur dit : « Mesdemoiselles, vous avez désormais une responsabilité. Ou bien l’homme doit avoir une situation supérieure à celle la femme [ou…]. Ne choisissez pas n’importe qui. » 135

Corps (Seins) (7) : 1995. Jean Tulard, dans le Guide des films. 1895-1995. L-Z concernant :
- Pixote, La loi du plus faible [1980. Hector Babenco] : « L’évocation sensible et juste de la délinquance juvénile culmine dans l’image de Pixote, passé souteneur ( ! ) et tâtent le sein de la ‘fille’ qu’il protège. » (Cf. Langage, Proxénétisme)
- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander [1972. Woody Allen] : (6ème sketch. Les expériences médicales sur le sexe donnent-elles des résultats satisfaisants? ) « Un sein géant qui s’est échappé d’un laboratoire, où un apprenti sorcier se livre à d’étranges expériences, ravage la campagne avant d’être pris dans un soutien-gorge géant. » 136

Corps (Seins) (8) : 2018. Ségolène Royal, dans son livre : Ce que je peux enfin vous dire [Fayard. 2018] alors qu'elle est, en 2016, ministre de l'Environnement, « a dû sanctionner un ‘cadre supérieur’ qui s'adressait aux femmes en ces termes : ‘Les gros seins à droite, les petits seins à gauche’. » 137 (Cf. Femmes « Politique ». Royal Ségolène, Hommes. Économie)

Corps (Seins) (9) : 2019. Magy Martin, danseuse, se souvient du temps où celles, parmi les danseuses, « qui avaient de trop gros seins devaient se faire opérer. » 138

Corps (Sexes) : Cf. Sexes […]

Corps (Soljenitsyne Alexandre) : Interrogé (sans date) sur la (sa) vieillesse, Alexandre Soljenitsyne [1918-2008] débuta sa réponse par :
« Nous avons vécu ensemble, mon âme et mon corps. » 139 (Cf. Corps. Voltaire)

Corps (Souffrant) : 2012. Un petit garçon, Taylor, atteint d’une maladie génétique, la drépanocytose, décrit ainsi ses souffrances à sa mère :
« J’ai tellement mal, c’est comme si on me cassait les os avec un marteau piqueur. J’ai un tsunami dans mon ventre » ; « J’ai comme une rivière en crue ; le plus dur, c’est d’attendre la décrue » ; « Soit tu me guéris tout de suite ou sinon tu me tues. Tu connais la médecine, fais quelque chose, je n’en peux plus. » 140 (Cf. Êtres humains, Enfants)

Corps (Spéculum) : 1962. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« […] Elle me raconta la torture de la visite médicale. […] ‘Il m’a déchirée avec un machin de fer, je lui ai donné un tas de fric, et qu’est-ce qu’il a conclu ? Qu’il faut que je reprenne des forces.’ [..]. » 141 (Cf. Justice des hommes. France, Femmes, Femmes. Vagin, Proxénétisme. Spéculum)

Par ordre chronologique. Corps. Sperme :

Corps (Sperme) (1) : (22 juillet) 1937. Paul Léautaud [1872-1956] raconte dans son Journal [Littéraire] qu’ayant soumis un manuscrit à Georges Duhamel [1884-1966], alors directeur au Mercure de France, celui-ci ne lui demande que « de changer un mot » […] ;
« Si vous voulez bien, nous mettrons semence ».
Réaction de Léautaud : « Le diable l’emporte avec son mot ‘semence’. J’ai honte à l’idée qu’on pourra croire que ce mot ridicule est de moi. »
Le 9 août, alors que Léautaud propose « sp…», ce qui est consenti « avec toutes sortes d’excuse de demander des choses de ce genre. » 142 (Cf. Langage. Sexes […]. Sexe. Homme)

Corps (Sperme) (2) : (11 juin) 1948. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit :
« Je ne puis croire que ces rapports d’adolescents tels que nous les propose l’antiquité, soit entre eux, soit avec des aînés, restassent chastes, c’est-à-dire non accompagnés d’émissions libératrices. […] » 143 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. « Faire l’amour ». Gide André, Sexe […])

Corps (Sperme) (3) : 1995. Jean Tulard, dans Le guide des films. 1895-1995. L-Z, concernant Tarzoon, la honte de la Jungle [1975. Dessin animé. Jean-Paul Picha, Boris Szulinger, d’après les personnages de Picha :
« Tarzoon mène une vie bien tranquille entre sa femme Jane et son singe Flicka. Non loin de là, la reine Bazonga, protégée par ses terribles Zombits, au jet de sperme destructeur […]. » 144

Corps (Sperme) (4) : (12 septembre) 2018. « La PMA pour toutes annoncée pour 2018 », « sans condition de fertilité ». 145 À cette occasion, j’apprends sur France inter, ce jour, qu’au Danemark, le sperme est payant.
- La sphère de la marchandisation avance, avance...
- J’imagine avec peine la réponse qu’une mère à la question de son enfant demandant qui est son père et devant lui dire qu’il est l’enfant d’un sperme acheté par elle. (Cf. Femme. « Politique ». Schiappa Marlène, Homme « Politique ». Macron Emmanuel, Politique. Égalité, Proxénétisme)

Corps (Sperme) (5) : (25 juillet) 2018. Jean Malaurie évoque « le sperme de l’homme [qui] perd de sa virilité. » 146

Corps (Sperme) (6) : (16 août) 2018. Titre d’un article du Figaro : « ‘Super papa’. Ce donneur de sperme aux 64 enfants ». Je lis le début de l’article :
« ‘J'étais inscrit au fichier des donneurs d'organes, donc pourquoi pas de sperme…? Comme j'ai passé l'âge de faire des dons au CecosConservation et préservation de la fertilité » , comme le sperme, j'en produis tous les jours, qu'il ne me sert à rien, autant l'offrir…’» Superpapa, qui vit - seul - dans un petit village en Dordogne, ‘peut même héberger si besoin, tout gratuitement bien sûr’, mais ne se ‘déplace plus’. Il ne souhaite pas de ‘coparentalité’, accepte de rencontrer les enfants plus tard s'ils le demandent, mais ne les reconnaît pas. […] »
- Si ni les associations féministes, ni Le Figaro ne s’indignent, alors… 147 (Cf. Êtres humains, Enfants, Famille, Patriarcat)

Corps (Sperme) (7) : 2019. Elena Ferrante qualifie le sperme de « flux répugnant de la matière vivante. » 148 (Retrouver la source dans ses livres)

Corps (« Tête à claques ») : 1995. Jean Tulard, dans Le guide des films.1895-1995. L-Z, concernant Tête à claques [1981. Francis Perrin] :
« Compositeur la nuit et chauffeur de taxi la nuit, Alex Berthier rencontre dans un commissariat une ‘tête à claques’, Sandrine Vauthier qui l’entraîne dans les pires catastrophes et lui fait perdre la garde de son fils. Il la retrouvera en épousant Sandrine. Mais à quel prix ! » 149

Corps (Utérus) : (26 janvier) 2017. « Délit d'entrave : douze hommes et un utérus » : Titre de Libération concernant la présence de 12 hommes parlementaires et d’une femme parlementaire (à vérifier) lors de la discussion sur la pénalisation de certains sites concernant l’IVG. 150 (Cf. Femmes, Politique. Sexes […])

Corps (Vagin) (1) : Vagin : un contenant ou un contenu ? (Cf. Femmes, Sexes […])

Par ordre chronologique. Corps. Vagin :

Corps (Vagin) (2) : 1853. Jules Michelet [1798-1874] dans son Histoire de la révolution française évoquant « la scène effroyable » de l’assassinat de madame de Lamballe [1749-1792] - et de la manière dont son corps fut « défiguré » - le 3 septembre 1792 écrit :
« Cependant, soit pour augmenter la honte et l’outrage, soit de peur que l’assistance ne s’attendrit à la longue, les meurtriers se mirent à défigurer le corps. Un nommé Grison lui coupa la tête ; un autre eut l’indignité de la mutiler au lieu même que tous doivent respecter (puisque nous en sortons tous). »
Deux paragraphes plus loin, il évoquera « les parties honteuses de madame de Lamballe ». 151 (Cf. Sexes. Femmes)

Corps (Vagin) (3) : (27 mai) 1857. Jules Michelet [1798-1874] dans son Journal, écrit :
« Ce que dit cette femme dans Tacite [56-120. Annales] : ‘Le vagin de ma maîtresse est plus pur que les lèvres de telle autre’, c’est ce que je puis dire de la mienne quand je la compare à toutes. » 152 (Cf. Femmes. Comparaison entre femmes)

Corps (Vagin) (4) : 1935. Lu dans le Journal [particulier] de Paul Léautaud [1872-1956] :
« Soirée chez Marie Dormoy. Fort agréable. Plaisir parfait. Jolie au possible pendant nos mutuelles caresses. Son mot, à cause d’une pose fort favorable : ‘Tu es en plein dedans’ ». 153 (Cf. Femmes, Sexes […])

Corps (Vagin) (5) : (2 juin) 1960. Dans l’article de Simone de Beauvoir, Pour Djamila Boupacha, publié dans Le Monde, celle-ci avait écrit :
« On lui enfonça une bouteille dans le vagin. »
- Réaction de Gisèle Halimi : « La rédaction du journal s’émut de la cruauté de l’image : il fallut remplacer le mot ‘vagin’ par ‘ventre’. »
- Précision : Le terme de « vagin » était bien employé dans la plainte pénale de Djamila Boupacha. 154 (Cf. Corps. Ventre, Femmes, Politique. Médias. Le Monde, Sexes […])

Corps (Vagin) (6) : 2006. Le terme de « vagin » n’existait pas dans le Larousse médical, alors ainsi présenté :
Il fut « conçu par une équipe de 150 éminents spécialistes, ce dictionnaire répond à toutes les questions sur le corps humain, sur ses fonctions et ses maladies. Plus de 6 000 articles classés de A à Z présentent les termes médicaux, la prévention, l'évolution et le traitement des maladies, les actes chirurgicaux, la description des examens médicaux, le rôle et l'action des médicaments, les bases de l'anatomie et de la physiologie, les techniques de secourisme. » (lisible sur le net)
- Ceci étant, en cherchant sur le net : « Larousse médical. Vagin » on lit (accompagné d’un graphique clair) ceci : « Conduit musculo-membraneux qui s'étend de l'utérus à la vulve chez la femme. » Lire la suite pour « Structure » et « Pathologie » (du vagin). (Cf. Femmes, Proxénétisme. Les monologues du vagin, Sexes […])

Corps (Vagin) (7) : (29 décembre) 2012. Dans un monde saturé de pornographie, le terme de vagin - considéré comme ‘indécent’ ? - est toujours en 2012 inapproprié. On a pu ainsi lire, dans une dépêche de l’AFP, concernant une jeune femme violée, en 2012, en Inde par six hommes :
« Ils l'avaient aussi agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, lui causant de graves blessures aux intestins [...]. » 155 (Cf. Femmes, Sexes […])

Corps (Vagin) (8) : 2012. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
- « Je n’avais nulle intention de mettre des mots sur ce qui m’étais arrivé : c’était un fait brut qui concernait mon corps et ses réactions physiologiques, et qu’une partie minuscule du corps d’un autre se soit introduit dans le mien pour la première fois me semblait insignifiante. L’image de Sarratore dans la nuit ne m’inspirait rien d’autre qu’une impression d’étrangeté, et j’étais soulagée qu’elle se soit dissipée comme un orage qui n’éclate pas. »
- Quelques années plus tard dans son récit, Elena Ferrante écrit :
« […] Ce qui me parut soudain le plus insupportable ce fut la soirée aux Maronti avec Donato Sarratore, au point que j’en eus de longues crises de larmes. Après tout ce temps, je me rendis compte que cette première expérience de pénétration, dans le noir et sur le sable froid, avec cet homme banal qui était le père du garçon que j’aimais, avait été dégradante.
J’en eus honte et cette honte s’ajoura aux autres, de natures différentes, que j’éprouvais.» 156 (Cf. Femme. Vierge)

Corps (Vagin) (9) : (12 février) 2018. Rodrigo Duterte, président des Philippines, lors d’une réunion à Manille, parlant des femmes, s’est exprimé en ces termes :
« Dites aux soldats qu’il y a un nouvel ordre qui vient du maire. Nous ne vous tuerons pas. Nous tirerons dans vos vagins. » 157 (Cf. Femmes, Sexes […], Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Corps (Vagin) (10) : (14 août) 2019. Entendu concernant une publicité pour les « coupes menstruelles » : « Glissez la dans votre intimité. » 158

Corps (Ventre) (1) : (14 juillet) 1839. Astolphe de Custine [1790-1857], décrit l’empereur Nicolas 1er [1796-1855] :
« L’Empereur est plus grand que les hommes ordinaires de la moitié de la tête ; sa taille est noble, quoiqu’un peu raide ; il a pris dès sa jeunesse l’habitude russe de se sangler au-dessus des reins, au point de se faire remonter le ventre dans la poitrine, ce qui a dû produire un gonflement des côtes ; cette proéminence peu naturelle nuit à la santé come à la grâce du corps ; l’estomac bombé excessivement sous l’uniforme, finit en pointe et retombe par-dessus la poitrine. Cette difformité volontaire qui gêne la liberté de mouvements, diminue l’élégance de la tournure, et donne de la raideur à toute la personne. On dit que lorsque l’Empereur se desserre les reins, les viscères, reprenant tout à coup, pour un moment, leur équilibre dérangé, lui font éprouver une prostration de force extraordinaire. On peut déplacer le ventre, on ne peut pas l’anéantir. » 159
- À comparer avec l’usage du corset pour les femmes. (Cf. Corps. Corset)

Corps (Ventre) (2) : (24 novembre) 1928. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit :
« Par le ventre, nous appartenons tous à la masse. » 160 (Cf. Hommes, Patriarcat, Sexes […])

Corps (« Viande ») : 1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, concernant la bataille de Borodino [7septembre 1812] :
« De toutes parts gisait de la viande - cadavres d’hommes et de chevaux - à différents degrés de décomposition et le passage continuel des troupes éloignait les loups, si bien que Siéry [le chien de Pierre Bezoukhov] pouvait se repaître à satiété. » 161 (Cf. Corps. Rodin, Êtres humains, Politique. Guerre)

Corps (Vigée-Lebrun Élisabeth) : 1792. Élisabeth Vigée-Lebrun [1755-1842] raconte dans ses Souvenirs sa visite à Florence au « célèbre Fontana » [1730-1803] :
« Ce grand anatomiste, comme on sait, avait imaginé de représenter, jusque dans les moindres détails, l’intérieur du corps humain, dont toutes les parties sont si ingénieuses et sublimes.
Il me fait voir son cabinet, qui était rempli de pièces d’anatomie faites en cire couleur chair. Ce que j’observais d’abord avec admiration, ce sont tous les ligaments presque imperceptibles qui entourent l’œil, et une foule d’autres détails particulièrement utiles à notre conversation ou à notre intelligence. […]
Comme je remarquais une femme couchée de grandeur naturelle, qui faisait véritablement illusion, Fontana me dit de m’approcher de cette figure, puis, levant une espèce de couvercle, il offrit à mes regards, tous les intestins, tournés comme sont les nôtres. Cette vue me fait une telle impression, que je me sentis près de me trouver mal. Pendant plusieurs jours, il me fut impossible de m’en distraire, au point que je ne pouvais voir une personne sans la dépouiller mentalement de ses habits et de sa peau, ce qui me mettait dans un état nerveux déplorable.
Quand je revis M. Fontana, je lui demandais ses conseils pour me délivrer de l’importune susceptibilité de mes organes.
- ‘J’entends trop, lui dis-je, je vois trop et je sens tout d’un lieue’.
- ‘Ce que vous regardez comme une faiblesse et un malheur, me répondit-il, c’est votre force et votre talent ; d’ailleurs si vous voulez diminuer les inconvénients de cette susceptibilité, ne peignez plus’.
On le croit sans peine que je ne fus pas tentée de suivre son conseil ; peindre et vivre n’a jamais été qu’un seul mot pour moi, et j’ai bien souvent rendu grâce à la providence de m’avoir donné cette vue excellente, dont je m’avisais de me plaindre comme une sotte au célèbre anatomiste. »
162 (Cf. Femme. « Cire ». Artiste. Vigée-Lebrun Élisabeth)

Corps (Viols) : (29 juillet) 2016. Une maternité ouvre à Londres « pour les femmes victimes de viol », « la première au monde », « en partenariat avec l'organisation My Body back, spécialisée dans l'aide aux femmes victimes d'abus sexuels. » 163 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Par ordre chronologique. Corps. Visage :

Corps (Visage) (1) : (21 mai) 1770. Voltaire [1694-1778], dans une lettre à Madame Suzanne Necker [1737-1794], après avoir évoqué M. Pigalle [1714-1785], qui doit « venir modeler [son] visage » pour la sculpture qu’il doit faire de lui lui écrit :
« Mais, Madame, il faudrait que j’eusse un visage, on en devinerait à peine la place ; mes yeux sont enfoncés de trois pouces ; mes joues sont du vieux parchemin mal collé sur des os qui ne tiennent à rien. Le peu de dents que j’avais est partie. Ce que je vous dis là, n’est point coquetterie, c’est la pure vérité. […] » 164
Il acceptera néanmoins la statue…

Corps (Visage) (2) : 1890. Lu dans une nouvelle, L’inutile beauté, de Guy de Maupassant [1850-1893] :
« Une femme apparut, vieille aussi, propre, avec un bonnet de nuit bien blanc encadrant une tête osseuse, aux traits accentués, une de ces grosses têtes bonnes et rudes de femmes d’ouvriers laborieuses et fidèles. » 165
Le visage d’une femme révélateur de sa fidélité…

Corps (Visage) (3) : 1960. Ryszard Kapuscinski [1932-2007] rencontre à Accra (capitale du Ghana), une jeune femme, An, qui «a le visage tatoué».
Il poursuit :
« Elle vient d’une tribu du Nord, les Nankani : dans le Nord, on mutile le visage des nouveaux nés. Cette coutume remonte à l’époque où les tribus du Sud asservissaient les tribus du Nord pour les vendre aux Blancs. Aussi, les hommes du Nord se défiguraient-ils le front, les joues et le nez pour devenir invendables. […] » 166 (Cf. Femmes. « Vente », Patriarcat. Colonialisme)

Corps (Visage) (4) : 1995. Jean Tulard, dans le Guide des films. 1895-1995. L-Z, concernant Règlement de comptes [1953. Fritz Lang] :
« Grand moment lorsque Marvin ébouillante et défigure la sublime Gloria Grahame. » 167 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Corps (Vivants et morts) : 2016. Si le même terme, à savoir : « le corps » peut être employé pour un être humain vivant et un être humain mort, qu’en déduire ? Je lis dans les dépêches de l’AFP reprises par Le Figaro :
- « Charente : un corps démembré retrouvé » (28 mars 2016) ;
- « La gendarmerie a retrouvé cet après-midi un corps au sud de l'île d'Oléron. Le Parquet de La Rochelle a confirmé à l'AFP en début de soirée la découverte d'un corps ‘de femme’. Le cadavre n'a pas encore été identifié. » (10 mars 2016)
- « Le corps sans vie d’une femme a été retrouvé […] Un couple mis en examen après la découverte d’un corps torturé » (28 février 2016)
- « Le Croissant rouge Lybien a fait état de la découverte de 40 corps rejetés sur les côtes Lybiennes » (26 octobre 2016) ;
- « Le corps d'une jeune femme a été découvert ce dimanche dans un ruisseau reliant deux bras de l'étang de Thau. » (21 décembre 2015)
* Ajout. 25 septembre 2016. (19 décembre) 1964. Dans le discours d’André Malraux [1901-1976] pour le transfert ses cendres de Jean Moulin [1899-1943] au Panthéon, respectueux de l’homme, il évoque son « corps de mort ». (Cf. Êtres humains. Corps. Cadavre)

Par ordre chronologique. Corps. Voltaire :

Corps (Voltaire) (1) : (15 janvier) 1736. À l’occasion de débats aujourd’hui dépassés sur les rapports entre «la matière», « l’âme » et « dieu », Voltaire, s’appuyant sur les écrits de Locke [1632-1704], de Leibnitz [1646-1716], écrit dans une lettre à M. Formont [?-1758] :
« Or, on ne connaît rien dans les corps, dira-t-on, qui ressemble à une pensée ; cela est vrai : mais je réponds, une pensée est l’action de l’être pensant. […] » 168 (Cf. Êtres humains, Penser)

Corps (Voltaire) (2) : (18 décembre) 1738. Voltaire [1694-1778] écrit à l’abbé Moussinot (homme de confiance et commissionnaire de Voltaire [?-?]) auquel il commandait notamment certains achats :
« Mon cul, jaloux de la beauté de mes meubles, demande aussi une jolie chaise percée [selon Wikipédia, « association d’une chaise et d’un pot de chambre »] avec de grands sceaux de rechange. Vous me direz que mon cu est bien insolent de s’adresser à vous, mais songez que ce cu appartient à votre ami. »

Corps (Voltaire) (3) : (11 mars) 1751. Voltaire [1694-1778] termine sa lettre à Claude-Etienne Darget [1712-1778] en ces termes :
« Mes entrailles font leur très humbles compliments à votre c.. et à votre vessie, et mon cœur aime tendrement le vôtre. » 169

Corps (Voltaire) (4) : (février) 1752. Voltaire [1694-1778] évoque sa « machine mourante », puis, même mois, à un autre interlocuteur, sa « fragile machine », à une autre interlocutrice, en février 1753, sa « frêle machine », à sa nièce, le 15 août 1753, il parle de « sa très faible et très malheureuse machine ».
- Le 27 août 1753, il évoquera « son corps languissant et mourant. » 170

Corps (Voltaire) (5) : (28 mars) 1752. Voltaire [1694-1778] écrit à Sophie-Frédérique-Wilhelmine de Prusse, Margravine de Bayreuth [sœur de Frédéric II] :
« Madame, songez à la santé surtout. C’est là ce qu’il faut vous souhaiter ; la beauté, la grandeur, l’esprit, le don de plaire, tout est perdu quand on digère mal. C’est l’estomac qui fait les heureux. » 171

Corps (Voltaire) (6) : (28 avril) 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Jean-Nicolas Formont [1694-1758], écrit qu’il souhaite à Madame du Deffand [1697-1780] (qui, alors, était déjà aveugle) « un estomac, ce principe de tous les biens. » 172

Corps (Voltaire) (7) : (3 avril) 1752. Voltaire [1694-1778] écrit à Pierre-Robert Lecornier de Cideville [1693-1776] :
« […] J’ai deux âmes, l’une est à Paris auprès du roi de Prusse. Mais aussi je n’ai point de corps. » 173 (Cf. Êtres humains. Aimer. Voltaire)

Corps (Voltaire) (8) : (vers le 30 juin) 1752. Voltaire [1694-1778] écrit à la comtesse de Bentinck [1715-1800] :
« Vous êtes, Madame, la plus belle âme que j’ai jamais connue, et moi, le plus misérable corps. » 174

Corps (Voltaire) (9) : (9/10 février) 1755. Voltaire [1694-1778] écrit à Jacques-Abraham-Élie-Daniel Clavel de Branles [1717-1771] :
« Des souffrances presque continuelles me réduisent à des assujettissements bien désagréables dans la société. Cette pauvre âme, ce sixième sens dépendant des cinq autres se ressent de la décadence de la machine. » 175

Corps (Voltaire) (10) : (17 octobre) 1754. Voltaire [1694-1778] écrit au duc de Richelieu [1696-1788] :
« Le corps est un esclave qui doit obéir à l’âme [et surtout à une âme qui vous appartient]. » 176

Corps (Voltaire) (11) : (14 octobre) 1756. Voltaire [1694-1778] écrit à Jean-Robert Tronchin [1710-1793] :
« Je suis un corps très ridicule. » 177

Corps (Voltaire) (12) : (6 juillet) 1760. Voltaire [1694-1778] écrit au comte d’Argental [1700-1788] de :
« Vous a-t-on dit que cette grosse masse de chair fraîche nommée le Landgrave de Hesse et en prison à Stade ? » Puis, au même, il écrit le 9 juillet 1760 :
« La détention de la chair fraîche du Landgrave ne se confirme pas. » 178

Corps (Voltaire) (13) : (15 novembre) 1760. Voltaire [1694-1778] écrit à la comtesse d’Argental [1703-1774] : 
« J’aurai l’honneur d’écrire le 17 à mes anges [c’est ainsi qu’il appelle le comte et la comtesse d’Argental] ce que j’aurai pensé à tête reposée. Mon cœur qui va plus vite que ma tête vous écrit lui tout seul. […] » 179

Corps (Voltaire) (14) : 1764. Voltaire [1694-1778], dans son Dictionnaire philosophique écrit dans la rubrique intitulée Corps :
« De même que nous ne savons ce que c’est qu’un esprit, nous ignorons ce que c’est qu’un corps : nous voyons quelques propriétés ; mais quel est ce sujet en qui ces propriétés résident ? Il n’y a que des corps, disaient Démocrite et Épicure ; il n’y a point de corps, disaient les disciples de Zénon d’Élée. […] » 180 (Cf. Êtres humains, Philosophie)

Corps (Voltaire) (15) : (5 décembre) 1770. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Condorcet [1743-1794] écrit :
« Je suis très malade […] La faculté digérante me quitte, et par conséquent la faculté pensante. » 181 (Cf. Philosophie. Voltaire)

Corps (Weil Simone) : (sans date). Simone Weil [1909-1943], auteure de :
« Le corps est une prison. […] Le corps est un tombeau. » 182

Corps (Yeux) (1) : 1926. Luigi Pirandello [1867-1936], dans sa Nouvelle Puberté, auteur de :
« Avec déjà cette vivacité qu’ont les femmes pour comprendre au coup d’œil ce qu’on attend d’elles, si un homme la regarde dans la rue, elle baissait aussitôt les yeux. » 183 (Cf. Femmes. « Yeux fermés »)

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Notes de bas de page

1 Cf. France Culture, LSD. Voyage au centre du cerveau. 26 février-1er mars 2018

2 In : Françoise Barret-Ducrocq & Évelyne Pisier, Femmes en tête. Flammarion. 534p. 1997. p.172

3 ANCIC, CADAC, Collectif Tenon XXe, Mouvement Planning Familial Confédéral, 40 ans de mouvement, 
APEL-Egalité, Association Droits des Femmes XXème, Association Nationale des Études Féministes, Association Nationale Sages-Femmes Orthogénistes, Collectif 8 mars pour toutes, Collectif Oui oui oui, Collectif National pour les Droits des Femmes
, Collectif de Pratique et de Réflexion Féministe Ruptures, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, 
Coordination lesbienne en France, Comité Femmes Manche 50, Demain les femmes (sud77), 
Du Côté des femmes, 
Encore Féministes, 
EGALE, Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes, Femm’Ecolos, 
Femmes pour le Dire Femmes pour Agir, 
Fédération Régionale d’IDF du Planning Familial, Féminisme enjeux Théâtre de l’opprimé, 
Féminisme et géopolitique, Féministes pour une Autre Europe, Femmes en Résistance, Femmes Solidaires, FièrEs, La Grande Loge Féminine de France, L'Assemblée des Femmes, Les efFRONTé-e-s, 
Lesbiennes of Color, Ligue du Droit International des Femmes, 
Maison des Femmes de Montreuil, Maison des Femmes de Paris, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement du Nid, Osez le Féminisme, Regards de femmes, 
Réseau Féministe Ruptures, Réseau de Jeunes Féministes d’Europe MMF, Solidarité féministe, SOS Sexisme, Association pour la Mixité l’Egalité La LaÏcité, Attac, CNAFAL, Comité laïcité, République Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, FASTI, Fondation Copernic, Groupe Cadre de vie, l'Inter-LGBT, Hétéros au boulot, Le Long Yang Club Paris, 
LGBT Formation Avignon, Les Enfants d'Arc-en-Ciel, Ligue des Droits de l’Homme, Marea Granate Paris, Médecins du Monde, Les Soeurs de La Perpétuelle Indulgence, Union des Famille Laïques, Union des associations laïques, LMDE, Confédération Générale du Travail, Fédération Syndicale Unitaire, 
Syndicat général des lycéens, UNEF, Union Syndicale Solidaires, UL-CGT 20, Alternative Libertaire, CAP21, Ensemble, Europe Ecologie Les Verts, Gauche Unitaire, Izquierda Anticapitalista (Espagne), Les Jeunes Écologistes, Lutte Ouvrière, Mouvement des Jeunes Communistes Français, Mouvement Jeunesses Socialistes, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Parti Pirate, Union des Étudiants Communistes…

4 Cf. TedX. Paris. 13 septembre 2016

5 John Locke, Traité du gouvernement civil. GF. Flammarion. 381p. 1992. p.247

6 Emmanuel Kant, Leçons d’éthique. Le livre de poche. 1997. p.292

7 France Culture, Sexe, mensonges et grandes questions ; quelques scéances d’éducation sexuelle au lycée. 15 février 2018

8 Victor Margueritte, Ton Corps est à toi. Vers le bonheur. Flammarion, 1927. 294p.

9 Louis Althusser, L’avenir dure longtemps. Suivi de : Les faits. Autobiographies. Stock / IMEC. 356p. 1992. p.206, 207

10 In : Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1425

11 Arte, Invitation au Voyage. Coco Chanel. Les années Basques. 26 juin 2019

12 France Culture, Vers des familles à la carte ? 12 juillet 2018

13 Jean-Louis Bory, Guy Hocquenghem, Comment nous appelez-vous déjà ? Ces hommes que l’on dit homosexuels. Calmann-Lévy. 237p. 1977. p.55

14 France Culture, LSD. Sexe, mensonges et grandes questions ; quelques scéances d’éducation sexuelle au lycée. 15 février 2018

15 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.797

16 Marie-George Buffet, Un peu de courage ! Le Cherche-midi. 169p. 2004. p.31

17 George Sand, Œuvres autobiographiques. I. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1418p. 1978. p.678,679

18 France Culture, L’invention du bronzage. 25 juin 2019

19 Jules Michelet, Histoire de la Révolution française. I. La Pléiade. 1530p. 1976. p.155

20 La 6, 5 décembre 2016. 12 h 45

21 Arte, 19 août 2016. 18 h 30

22 Jean Guéhenno, Journal des années noires. 1940-1944. Gallimard. 344p. 1947.p.108

23 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.187

24 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.643

25 France Culture, Du jour au lendemain, Chantal Akerman pour son livre : Ma mère rit. 7 novembre 2013. Réécoute, La nuit Chantal Akerman. 11 février 2018

26 François Chalais, Les chocolats de l’entracte. Choses vécues. Le livre de poche. 348p. 1973. p.82, 146, 170, 207, 264

27 Jules Michelet, Journal. Folio Classique. 1144p. 2017. p.100

28 Béatrix Beck, Léon Morin prêtre. Gallimard. 237p. 1952. p.54

29 Simone de Beauvoir, La cérémonie des adieux. Suivi de : Entretiens avec Jean-Paul Sartre. Gallimard. Folio. 625p. 1981. P.460

30 Maurice Genevoix, Trente mille jours. Seuil. 1980. 279p. p.44

31 Le Magazine du Monde, Femmes noires et métisses : une libération qui commence par les cheveux. 1er novembre 2018

32 France Culture, Hélène Cixous :’Lire et vivre sont des synonymes.’ 7 août 2018

33 Le Monde, Le clitoris, clé du plaisir féminin. 3 septembre 2017

34 Friedrich Engels et Karl Marx. Correspondance. Tomes 1 et 2. 1835-1851. Les Éditions sociales. Les essentielles. 418p. 2019. p.69

35 Jules Michelet, Journal. Folio Classique. 1144p. 2017. p.634

36 George Sand, Œuvres autobiographiques. I. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1418p. 1978. p.670, 751

37 Au louvre. Paris. Le blanc du Louvre. Usage garanti. Prix les plus bas. p.34, 35 ,36

38 OCS. Géant. Visconti et les artistes [2015]. 19 août 2019

39 Arthur Miller, Au fil du temps. Le livre de poche. 893p. 1988. p.48

40 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.770

41 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.587

42 Catherine Clément, Mémoire. Champs. Flammarion. 588p. 2010. p.228

43 Françoise Dolto, La cause des enfants. Le livre de poche. 638p. 1985. p. 23

44 France Culture, Les cours du Collège de France. Leçon inaugurale de Georges Duby. 27 août 2017

45 Elle, Mon corps, propriété privée. 21 février 2014. p.20

46 Elle, N° 3710. 27 janvier 2017

47 France Culture, 3 minutes à méditer par Christophe André. 25 Juillet 2016

48 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.620

49 Le Canard enchaîné, Balance ton corps. 18 avril 2018. p.7

50 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.536, 1382

51 Site Tout Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie. F-L. Voltaire Foundation University of Oxford

52 France Culture, LSD. Heureuse comme une arabe en France. 30 mai 2019

53 Alexandra David-Neel, Journal de voyage. I. 11 août 1904 - 26 décembre 1917. Presses Pocket. 475p. 1987. p.436

54 Le Figaro. Culture, Isabelle Adjani. Ses souvenirs les plus défrisants de Cannes. 15 mai 2017

55 France Culture, Cité par Jacques Munier de l’article, «Football et érotisme au masculin». Revue Desports. N° 5. 18 mai 2015

56 Anne-Valérie Noir, Il vaut mieux perdre sa fille que les élections. Flammarion. 201p. 2001. p.166

57 Emma Goldman, Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions. L’échappée. 1095p. 2018. p.1016

58 Jean-Marie Fitère, Violette Nozière. France Loisirs. 279p. 1978. p.177

59 Nicole Gérard, Sept ans de pénitence. Robert Laffont. 456p.1972. p.255

60 Nathalie Gettliffe, Lettres de prison. Traitée comme une criminelle pour avoir voulu protéger ses enfants. Document. Michel Lafon. 211p. 2006. p.41

61 Le Journal du Dimanche (JDD), Jacqueline Sauvage. ‘J’ai fermé les yeux et tiré trois fois‘. 26 février 2017

62 Rapport d’Amnesty International, 2013. Iran. 353p. p.146

63 TFI, Grands reportages. Prison de femmes. 21 mai 2017

64 In : France Culture, Louis Ferdinand Céline, au fond de la nuit. 19 juillet 2019

65 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.9

66 Racine, Phèdre. Acte 1, Scène III

67 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.256

68 Paul Verlaine, Poèmes érotiques. Librio. 86p. 2014. p.58

69 France Culture, Le gouvernement du corps : le rôle du corps en politique.14 décembre 2014

70 Rose magazine (consacré au cancer) Automne-Hiver 2018-2019. p. 38

71 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.39

72 Le Monde Diplomatique, Paul Ariès, Éloge de la gratuité. novembre 2018. p.28

73 Chaine Toute l’histoire, Les ors de la république. 2 mai 2011

74 Maternité esclave. Les chimères.10/18. 319p. 1975. p.186, 187

75 Jean Tulard, Dictionnaire du Cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert Laffont. 987p. 1991. p. 287 et 566

76 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p. 122, 939

77 Revue Styliste, 12 septembre 2013

78 Sisyphe, La longue marche des femmes en Iran. 29 décembre 2005. Préalablement publié en Italien dans Il Manifesto (25 juin 2005), puis publié par Attac (Grain de sable. 30 novembre 2005)

79 Françoise Dolto, La cause des enfants. Le livre de poche. 638p.1985. p.28

80 Le Canard enchaîné, Slimani, la mauvaise fille. 6 septembre 2017. p.8

81 Léon Tolstoï, La guerre et la paix, La Pléiade. Traduction de Pierre Pascal. 1654 p. 1945. p. 1026 (Livre 3)

82 Cardinal de Retz, Mémoires, La Pléiade. 1950. 1003 p. p.45, 649

83 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.325

84 Jules Michelet, Histoire de la Révolution française I. La Pléiade. 1530p. 1976. p.429, 252

85 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.179

86 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.900

87 Ryszard Kapuscinski, Imperium. 10 /18. 340p. 1999. p.309

88 Caroline Brizard, Le défi féminin. Duchamp / Chevalier. 252p. 1993. p.105

89 Gisèle Halimi, La nouvelle cause des femmes. Seuil. Essais. 226p. 1997. p.80

90 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse .II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.458

91 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse .II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.612

92 RT, Un leader musulman refuse de serrer la main de la ministre Norvégienne de l’intégration. 6 septembre 2017

93 La Croix, Elle refuse de serrer la main, on lui refuse la naturalisation. 20 avril 2018

94 France Culture, Elle voulait voir la mer. 18 février 2019

95 In : film de Yannis Youlountas, L’amour et la révolution. YouTube. juillet 2018

96 In : film de Yannis Youlountas, L’amour et la révolution. YouTube. juillet 2018

97 Métrofrance.com, Avorter, un droit fragile. 19 septembre 2008

98 TFI, Sept à huit. Dans les pas de Lisa, 17 ans et apprentie mannequin. 13 septembre 2015

99 Victoire Maçon Dauxerre, Jamais assez maigre. Journal d’un top model. Janvier 2016. Éditions les Arènes. 272p.

100 Radio Libertaire, Chroniques rebelles. 27 juin 2015

101 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.749

102 20 minutes, Affaire Jamal Khashoggi: Le corps a été démembré pour être ‘dissous’ plus facilement. 2 novembre 2018

103 Esprit, L’un et l’autre sexe. Mars-avril 2001. 339 p. p.266

104 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.866

105 Philippe Nemo, L’homme structural. Grasset. 256p.1975. p.53. cité dans : François Aubral et Xavier Delcourt, Contre la nouvelle philosophie. Idées. Gallimard. 345p. 1977. p.116

106 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.682

107 Marie Cardinal, Au pays de mes racines. Le Livre de poche. 219p. 1980. p.127

108 Appel à entrer en résistance contre l’Europe proxénète. 21 janvier 1999. http://www.marievictoirelouis.net/signaler.php?id=537

109 Pour la critique de nombre de ces textes, Cf. Marie-Victoire Louis : http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=336

110 Jean-Marie Déguignet [1834-1905], Mémoires d’un paysan Bas-breton. An Here. Pocket. 469p. 2000. p.145

111 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.1252

112 Libération, Beauvoir et ses proies féminines. 30 octobre 2015

113 France Culture, Sport de haut niveau : jamais plus sans elles. 7 juin 2019

114 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.262

115 Ménie Grégoire, Telle que je suis. Robert Laffont. 359p. 1976. p.147

116 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.546, 547

117 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.419

118 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.506

119 France Info, François Hollande, le mal aimé. 11 mars 2017

120 La baronne de Staffe, Le cabinet de toilette. Paris Victor-Havard, Editeur. 1891. 351p.

121 Le Figaro. Madame, Avortement ; les femmes témoignent sur internet. 24 septembre 2015

122 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.376.

123 Goliarda Sapienza, L’art de la joie. Viviane Hamy. 637p. 2006. p.158

124 Sophie de Vilmorin, Aimer encore. Gallimard. 283p. 1999. p.87

125 Les Échos. Françoise Nyssen. Une ministre dans la trourmente. 22 août 2018

126 France culture, Une vie, une œuvre. Auguste Rodin ou l’esthétique de l’inachèvement. 21 novembre 2015

127 Jean Guitton, Œuvres complètes. Journal de ma vie. Desclée de Brouwer. 747p. 1976. p.385

128 Jean-Jacques Rousseau, Œuvres complètes. I. Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. La Pléiade. 1969p. 1959. p.564

129 Sade, La philosophie dans le boudoir. In, Œuvres. III. La Pléiade. 1638p. 1998. p.37,38

130 Jean-Jacques Rousseau, Œuvres complètes. I. Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. La Pléiade. 1747Pp. 1959. p.412

131 Samuel Pepys, Journal. II 1665-1669. Bouquins. Robert Laffont. 1994. 1745p. p.417, 503

132 Samuel Pepys, Journal. II. 1665-1669. Bouquins. Robert Laffont. 1994. 1745p. p.593

133 Molière, Tartuffe. Acte III. Scène II

134 In, David Steel, Marie Souvestre. 1835-1905. Pédagogue pionnière et féministe. Presses universitaires de Rennes. 208p. 2014. p.24

135 Danièle Granet, Journal d’une institutrice. J. C. lattes. 169p. 1973. p.67

136 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.1091

137 France Inter, ‘Vache folle, ‘ Bécassine’, À poil ! : Ségolène Royal raconte 30 ans d’attaques sexistes. 31 octobre 2018

138 France Culture, Maguy Marin : ‘Qu’est-ce qu’on fait des autres corps, qui ne sont pas dans les canons de beauté ?’ 2 juillet 2019

139 France Culture, Une vie une œuvre. Alexandre Soljenitsyne. 1ère diffusion 17 septembre 2011. Réédition 27 mai 2017

140 Jenney Hippocrate-Fixy, la guerrière. In : Céline Baÿt-Darcourt, Femmes d’exception. Tallandier. France Info. 232p. 2012. p.68

141 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse .II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.235

142 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. 1304p. 2013. p.829, 830, 831

143 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.329

144 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.1020

145 Le Figaro, La PMA pour toutes annoncée pour 2018. 12 septembre 2017

146 France Inter, Jean Malaurie et les Inutits de Thulé. 25 juillet 2018

147 Le Figaro, ‘Super papa’. Ce donneur de sperme aux 64 enfants. 16 août 2018 

148 In, France Culture, L’énigme Ferrante. II. 16 juin 2019

149 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.1046

150 Libération, Délit d'entrave : douze hommes et un utérus. 26 janvier 2017

151 Jules Michelet, Histoire de la révolution française. I. La Pléiade. 1530p. 1976. p.1082 + note 1 p.1499

152 Jules Michelet, Journal. Folio Classique. 1144p. 2017. p.825

153 Paul Léautaud, Journal particulier. 1935. Mercure de France. 346p. 2012. p.91,92

154 Djamila Boupacha, par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi. Gallimard. 280p. 1962. p.64 et p.218 pour le texte de la plainte officielle

155 AFP, Viol en Inde : la victime est morte. 29 décembre 2012

156 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse .II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.389, 390, 569

157 Valeurs actuelles (sic), Rodrigo Duterte aux femmes rebelles : ‘Nous tirerons dans vos vagins.’ 12 février 2018

158 France Culture, Rouge comme les règles. 14 août 2019

159 Astolphe de Custine, Œuvres. La Russie en 1839. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.216

160 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.898

161 Léon Tolstoï, La guerre et la paix, La Pléiade. Traduction de Pierre Pascal. 1654 p. 1945. p.1389. (Livre 4)

162 Élisabeth Vigée-Lebrun, Souvenirs. I. Une édition féministe de Claudine Herrmann. Des Femmes. 360p. 1984. p.237, 238

163 Le Figaro avec AFP, Une maternité pour les femmes victimes de viols ouvre à Londres. 29 juillet 2016

164 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p. 263

165 Guy de Maupassant, L’Inutile Beauté. Albin Michel. 286p. 1926. p.183

166 Ryszard Kapuscinski, Il n’y aura pas de paradis. Flammarion. 10/18. 308p. 2005. p. 11

167 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.717

168 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.638

169 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.375

170 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.616, 619, 910, 1016, 1025

171 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.644

172 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.644, 671

173 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.650

174 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.711

175 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.374

176 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.271

177 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.870

178 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.983, 987

179 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.83

180 Voltaire, Dictionnaire philosophique. Garnier Flammarion. 380 p.1964. p.149

181 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.506

182 France Culture, Simone Weil. Philosophe sur tous les fronts. 2 juillet 2019 [1ère diffusion. 4 décembre 2018]

183 Luigi Pirandello, Nouvelles. Puberté. La Pochothèque. 967p. 1996. p.800


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