Femmes
 Marie-Victoire Louis

Etres humains. Relations entre êtres humains

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 15/06/2018
date de publication : 15 juin 2018
mise en ligne : 15/06/2018
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Extrait de l’Abécédaire féministe

À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 6.542 items et 23 rubriques : I. «Culture» (300) ; II. Droit (120) ; ; III. Êtres humains (282) ; IV. Êtres humains. Corps (139) ; V. Êtres humains. Enfants (81) ; VI. Êtres humains. Femme-s (1142) ; VII. Êtres humains. Homme-s (454) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (292) ; IX. Famille (250) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (264) ; XI. Justice (357) ; XII. Langage (346) ; XIII. Patriarcat (272) ; XIV. Penser (508) ; XV. Politique (690) ; XVI. Pornographie (82) ; XVII. Proxénétisme (208) ; XVIII. «Sciences» sociales (146) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (32) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (178) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (99) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme…] (84) ; XXIII. Violences (217)… et continuera d’évoluer.

15 juin 2018

VIII. Êtres humains. (Relations entre êtres humains)
En noir. Items nouveaux (et modifiés)

I. Relations entre être humains : Admiration ; Affabilité ; Amitié ; Attachement ; Attali (Jacques) ; Begin (Menahem) ; Besoin ; Boltanski (Luc) ; Cadeau ; Caricature ; Chantage ; Charité ; Colère (1, 2, 3) ; Compassion ; Complaisance ; Compliments. Louanges… (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Confiance (1, 2) ; Contemplation ; Contrat ; Crainte (1, 2) ; Crédibilité ; Critique ; Custine (Astolphe de) ; Danton ; Dépendance ; Dépressions ; Discrétion ; Distance (1, 2, 3, 4) ; Distinction ; Don ; Échec ; Économie ; Écrit (1, 2, 3, 4) ; Écrit (Journal personnel) (1, 2, 3, 4) ; Écrit (Style) (1, 2) ; Égalité (1, 2) ; Éloges ; Engagement ; Émotions (1, 2, 3) ; Empathie ; Engagement ; Excuse ; Exemple (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Faute ; Fidélité ; Flagornerie (1, 2, 3, 4) ; Flagornerie (Voltaire) ; Flatterie (1, 2, 3) ; Folie ; Force ; Frontière (1, 2) ; Gagner ; Galanterie ; Grossièreté ; Harmonie ; Hiérarchie (1, 2) ; «Humanité» ; Humiliation (1, 2) ; Hypocrisie (1, 2) ; Indifférence ; Indulgence ; Injure (1, 2, 3, 4, 5) ; Injure (Réaction à l’) (1, 2, 3, 4) ; Injure (Sénèque) ; Injures (à l’encontre des femmes) (1, 2, 3) ; Jalousie (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Luxe ; Luxe (Custine Astolphe de) ; Mensonge (1, 2, 3, 4, 5) ; Mensonge (Inutile de cacher) ; Mépris (1, 2) ; «Mondanités» ; «Modération» ; Obstination ; Paronïaque ; Parole ; Partage des tâches ; Passion (1, 2, 3) ; Plainte (1, 2) ; Plaire (1, 2) ; Plaisir (1, 2) ; «Plan cul» ; Part (Faire sa) ; Personne ; Personne (Belle) ; «Pervers [narcissique, polymorphe…]» ; Polémique (Procédés de) (1, 2) ; Préjudice ; Proie ; Promiscuité ; Propres ; Question (1, 2, 3, 4) ; Question (Refus de répondre à une) ; Question / Réponse (1, 2) ; Réceptivité ; Recevoir ; Récompense (1, 2) ; Remerciements (1, 2, 3, 4, 5) ; Reniement ; Respect (1, 2, 3, 4) ; Rire ; Rupture ; Sarcasme ; Séduisant-es ; Sida (Transmission) (1, 2, 3) ; Solidarité ; Statu quo ; Subordination ; Supériorité ; [Traités de] «savoir-vivre» (1, 2) ; Tutoiement ; Vanité (1, 2) ; Vengeance (1, 2) ; Vérité ; Voisin-es d’immeuble ; Vol ; Woolf (Virginia) ; (194)

II. Relations entre êtres humains. Aimer / Haïr :
I. Aimer : Aimer ; Alceste ; L’Art (d’) Ovide (1, 2) ; Bakounine (Michel) ; Belle (Marie-Paule) ; Charrière (Isabelle de) ; Conquêtes ; Corps ; Jankélévitch (Vladimir) ; Jerphanion (Lucien) ; Lafayette (Madame de) ; Moustaki (Georges) ; Portalis (Jean-Étienne-Marie) ; Rousseau (Jean-Jacques) ; Voltaire (1, 2, 3) ;
- Amant-es : Amants (1, 2) ; Amant (Et Mari) (1, 2) ;
- Amour : Amour ; Arabe ; Aveugle ; Brassens (Georges) ; Chose ; Faire (l’amour) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20) ; Femmes ; Flaubert (Gustave) ; Fontaine (Brigitte) ; France (Anatole) ; Gide (André) ; Guillemin (Henri) ; Hardiesse (en) ; Leclec (Annie) ; Liberté (en) (1, 2) ; Mariano (Luis) ; «Mon amant de Saint-Jean» ; Passion (1, 2) ; Poil de carotte ; Préservatif (1, 2) ; Réhabilitation (de) ; Sangnier Marc ; Simmel (Georg) ; Stendhal ; Tristan (Flora) (70) ;
II. Haïr : Haine Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13) ; Haine des étrangers/ères ; Haine des hommes (Du fait des femmes) ; Haine des femmes (Du fait des femmes) ; Haine des femmes (Du fait des hommes) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 8, 9, 10) ; Haine (du Féminisme) (27) ;

15 juin 2018 : 292 items

I. Relations entre êtres humains :

Relations entre êtres humains (Admiration) : Marie Bashkirtseff [1858-1884] en réaction à une réponse méprisante que lui avait adressée Alexandre Dumas fils [1824-1895], réagit en ces termes :
«Je vous annonce, Monsieur, le divorce de mon admiration de votre personne1 (Femme. Orgueil. Remarquable, Politique. Admiration)

Relations entre êtres humains (Affabilité) : Absolument compatible avec le plus grossier despotisme. (Cf. Galanterie)

Relations entre êtres humains (Amitié) : 2017. Lu dans Le Figaro-Madame, le 18 avril 2017, sous le titre : Carla Bruni Sarkozy, Élisabeth II, Guillaume Canet : La semaine people :
«Cette semaine, Caitlyn Jenner a appris à tenir un enfant et Rihanna a revêtu cuissardes vernies et masque anti-pollution. Ici la folle semaine de nos amies les célébrités.» 2
- À ne pas réfuter à titre de plaisanterie : cette pseudo proximité, certes ici poussée à son point le plus ultime, a pour fonction d’imposer un mode de vie, de dissoudre les antagonismes, de nier le réel, et notamment l’idée même d’un «soi», seul à même de construire une amitié.

Relations entre êtres humains (Attachement) : Ils s’attachèrent l’un-e à l’autre pour se préserver d’eux-mêmes.

Relations entre êtres humains (Attali Jacques) : 2009. Jacques Attali, dans son livre, Survivre aux crises (2009), dans une rubrique intitulée, Respect de soi-même, présentant sa «stratégie de survie», écrit :
«D’abord vouloir vivre et pas seulement survivre. Pour cela, prendre pleinement conscience de soi, attacher de l’importance à son propre sort, n’avoir ni honte de soi, ni haine de soi. Se respecter et donc chercher sa raison de vivre, s’imposer un désir d’excellence dans son corps, sa teneur, son apparence, la réalisation de ses aspirations. À cette fin, ne rien attendre de personne […].» 3
- Charmant personnage, brillante perspective, heureux avenir…

Relations entre êtres humains (Begin Menahem) : 1982. Menahem Begin [1913-1992], prix Nobel de la paix avec Anouar El Sadate en 1978, auteur, à la Knesset, en 1982, concernant les massacres des Palestinien-nes des camps de Sabra et Chatila, encerclés par l’armée Israélienne par les phalangistes chrétiens Libanais, de :
«À Chatila, à Sabra, des non-juifs ont massacré des non-juifs, en quoi cela nous concerne-t-il ?» 4 Terrifiant…. (Cf. Politique. Morale)

Relations entre êtres humains (Besoin) : Pourquoi certaines personnes ont-elles besoin pour vivre de s'opposer à d'autres et pourquoi certaines ont-elles besoin des autres pour vivre ?

Relations entre êtres humains (Boltanski Luc) : 2016. Luc Boltanski, auteur de : «L’identification des autres est une violence». 5 Ouvre ou ferme la réflexion ? En tout état de cause, contribue à la dévaluation du terme de «violence». (Cf. «Sciences» sociales. Sociologie, Violences […] )

Relations entre êtres humains (Cadeau) : 2009. Yvette Szczupak-Thomas [1929-2003] évoquant ses relations avec le peintre Miro [1893-1983], écrit : «[…] Poussant les petites feuilles (de papier, dessinées par lui) près de ma main, il ne prononça jamais la phrase : ‘Je t’en fais cadeau’. Dans sa bouche, une telle précision aurait pris l’allure d’une rudesse.» 6 (Cf. Hommes. Présents. (2))

Relations entre êtres humains (Caricature) : Une caricature juge et son objet et son auteur-e. Elle peut et doit donc être jugée selon ces deux points de vue. L’invocation de la liberté «pour les artistes», limitative et donc infondée, peut justifier les pires des ignominies. En ce sens, la défense, en soi, de Charlie Hebdo, est aussi une régression.

Relations entre êtres humains (Chantage) : 1815. Madame de Staël [1776-1817] écrit le 28 mai 1815 à Benjamin Constant [1767-1830], à laquelle il devait de l’argent (qu’il ne voulait pas lui rembourser) :
«Vous me menacez de mes lettres. Ce dernier trait est digne de vous, menacer une femme de lettres intimes qui peuvent compromettre elle et sa famille pour ne pas lui payer l’argent qu’on lui doit, c’est un trait qui manquait à M. de Sade…Je déclarerai qu’une femme ne peut pas s’exposer à la menace d’un homme de publier ses lettres et ce nouveau genre de moyen de s’enrichir sera connu car avant vous personne n’eût osé le concevoir. Ce manque de fortune que vous affichez, quand vous avez joué tout l’hiver comme vous avez joué, est une moquerie
».
- Dans son Journal intime, le 31 mai 1815, Benjamin Constant écrit : «Lettre furieuse de Mde de St. Je l’attends et je l’écrase.» 7
* Ajout. 28 juin 2017. Cet épisode ne saurait être révélateur de la complexité de leurs relations, au sein desquelles la richesse de Madame de Staël joua un rôle important. Celle-ci, alors qu’elle tentait de le ramener à elle, met, en décembre 1809, «200 louis à sa disposition», qu’il refusera et qui seront finalement annulés en mars 1810. 8 (Cf. Femme. Remarquable, Penser. Principes, Patriarcat. Mépris)

Relations entre êtres humains (Charité) : La charité, qu’il faudrait distinguer de la pitié, de la compassion, de la générosité, de l’aide…- elle aussi doit être resituée dans son contexte politique, social, plus particulièrement patriarcal ; et aussi critiquable soit-elle, sa signification implique, en sa faveur, a minima, la conscience de l’autre. Des autres. (Cf. Êtres humains. Soi, Femmes. Charité)

Relations entre êtres humains (Colère) (1) : Apprendre à reconnaître la violence qui est en nous, pour reconnaître les différentes manifestations, les différentes significations de la colère, et si possible en comprendre les causes ; apprendre à l’apprivoiser, la doser, l’espacer, la calmer afin de la digérer au meilleur moment et d’être le mieux à même d’en comprendre les fondements. Afin de la transformer en critiques libératoires.
* Ajout. 25 mai 2017. La colère à l'encontre des agissements des «autres» est de peu de conséquence : en la transférant en réflexions pour soi, elle devient alors fort utile…

Relations entre êtres humains (Colère) (2) : 1965. Nelson Mandela [1918-2013], apprend en prison que les autorités avaient rejeté la demande de visite de son épouse. Il demande un RV avec le lieutenant Prins, directeur de la prison, lequel réagit à sa critique notamment par une «remarque tellement grossière et injurieuse qu[il] se met en colère. Mandela régit verbalement par des insultes et des injures. Après avoir constaté que : «ce jour-là [Il] violé [ses] principes», il en conclue : «J’avais réduit Prins au silence, mais il m’avait fait perdre mon calme et je considérais cela comme une défaite vis à vis de mes adversaires.» 9

Relations entre êtres humains (Colère) (3) : 1970. Louis Nucéra [1928-2000], auteur de :
«Si vous n’écrivez pas un livre de colère, vous entérinez tout qui se produit journellement, et, à ce moment-là, vous êtes cuit10

Relations entre êtres humains (Compassion) : 1977. Marthe Massenet [ ? - ?] dans un livre intitulé Madame Veuve [1977], fait état dans son livre de la douleur causée par la mort de son mari, des difficultés notamment matérielles auxquelles elle est subitement confrontée, ainsi que des réactions de son entourage.
Je lis :
«J’ai dû écrire une lettre particulièrement cafardeuse au Père [ X ], notre vieil ami. Il me rappelle à l’ordre, lui aussi : ‘La Sainte Vierge était veuve avant vous et elle n’avait pas de pension de reconversion’. Il a raison […]» 11
- Pour rappel, «la compassion est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier.» Avec quels arguments ? (Cf. Femme. Expiation)

Relations entre êtres humains (Complaisance) : Sa complaisance si aisément déchiffrable révélait l’être déplaisant qu’il était, mais aussi celui qu’il pensait ainsi masquer. (Cf. Penser. Morale. Vérité. Bloch Marc)

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (1) : Prise de pouvoir, à faible coût. N’en accepter jamais aucun : abaisse et son auteur-e et la personne destinataire. Là encore, que l’hypothèse même en soit exclue.
* Ajout. 16 novembre 2016. Plus prosaïquement, les compliments ont aussi pour fonction de dissuader les critiques. (Cf. Relations entre êtres humains. Critique)

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (2) : 1731. Commentaire d’un éditeur du Nouvelliste du Parnasse à la suite de la lettre de Voltaire [1694-1788], en date du 20 juin, 1er juillet 1731 :
«Peut-on croire que celui qui se rend si peu de justice en s’abaissant, la rende aux autres, en les louant ?» 12

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (3) : 1754. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] répond le 13 septembre 1754 à Madame Bourette [1714-1784] :
«Recevez, Madame, mes très humbles remerciements de vers que vous m’avez fait l’honneur de m’envoyer : leur éloge m’est interdit, puisqu’ils semblent destinés au mien ; et vous pardonnerez sans doute un peu la grossièreté à un homme aussi peu accoutumé à revoir des compliments qu’à en faire. Mais rien ne m’empêchera de rendre en toute occasion justice à vos talents, qui m’étaient connus, ni d’être toute ma vie, avec reconnaissance et respect, Madame, etc.» 13

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (4) : 1775. Monsieur Vivant-Denon [1747-1825] clôt sa lettre le 3 juillet 1775 à Voltaire [1694-1778] en ces termes :
«  Je ne m’aviserai pas, Monsieur, de vous faire des compliments ; vous êtes au-dessus de mes éloges, et vous n’avez pas besoin de mes humilités : et puisque j’ai trouvé un moyen d’être votre camarade, je me contenterai de vous assurer que vous n’en avez point qui vous soit plus parfaitement dévoué. » 14

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (5) : 1855. Sand [1804-1876], auteure de :
«[…] Ce n’était pas des compliments qui devaient fermer la blessure de l’amitié. Des compliments, je n’y tenais pas ; je n’en ai jamais eu besoin.» 15

Relations entre êtres humains (Compliments. Louanges…) (6) : 2015. Magdeleine Paz [1889-1973], auteure de :
«Il est exigences qui valent mieux que tous les éloges.»
16 (Cf. Femme. Remarquable, Penser. Vérité, Politique. Vérité)

Relations entre êtres humains (Confiance) (1) : Vous entendez : «Je te fais confiance, tu dois me faire confiance…» : fuir ; «Je te fais confiance, tu me fais confiance» : fuir aussi, après réflexions…
La confiance ne s’affirme pas, elle se construit, elle est vérifiée, elle est vécue.

Relations entre êtres humains (Confiance) (2) : 1973. Un autre regard, lui positif, sur la confiance : Charles Chaplin, auteur de :
«Sous la direction de Sennett [Mack. 1880-1960], je me sentais à l’aise, car tout naissait spontanément sur le plateau. Comme personne n’était catégorique, ni sûr de lui (pas même le metteur en scène), j’en concluais que j’en savais autant que mon voisin. Cela me donna confiance ; je commençais à lancer des suggestions que Sennett acceptait volontiers.» 17

Relations entre êtres humains (Contemplation) : Il disait la contempler : il se mirait en elle.

Relations entre êtres humains (Contrat) : Pour penser et agir en termes de ‘contrat‘ - fut-il Implicite, fut-il fictif - encore faut-il que l’une des parties ne craigne pas que l’égalité - fut-elle implicite, fut-elle fictive - ne l’engloutisse pas. (Cf. Famille. Mariage. Contrat, Politique. Contrat)

Relations entre êtres humains (Crainte) (1) : Craindre, c’est reconnaître le pouvoir de celui / celle qui l’impose. Vivre dans le crainte d’autrui, c’est lui reconnaître le pouvoir qu’il / elle a sur vous (et sur d’autres) et en légitimer la perpétuation. Mais dénoncer ce pouvoir, c’est nécessairement, prendre des risques, y compris concernant sa propre vie. C’est aussi procéder à des ruptures qui lui donnent un sens. (Cf. Violences)

Relations entre êtres humains (Crainte) (2) : 1843. Astolphe de Custine [1790-1857], auteur de :
«On ne méprise pas ce qu’on craint.» 18

Relations entre êtres humains (Crédibilité) : Pour être entendu-e, il faut d’abord être crédible. Une vie y suffit rarement, mais rien n’interdit de penser que ce constat ne puisse être - ponctuellement ? - invalidé.

Relations entre êtres humains (Critique) : 1738. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée le 11 mai 1738 à M. Thieriot [1696-1792], écrit :
«[Il faut] préférer toujours celui qui critique à celui qui loue
- Il écrivit aussi, le 20 juin 1738, à M. R. :
«Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal19 (Cf. Relations entre êtres humains. Compliments. Louanges…, Penser)

Relations entre êtres humains (Custine Astolphe de) : 1816. Astolphe de Custine [1790-1857] à Rahel Varnhagen [1771-1833], le 15 août 1816, auteur de : «[C’est qu’] avec vous, je suis tout moi». 20

Relations entre êtres humains (Danton) : 1793-11794. Danton [1759-1984], déclara à Louis Gohier [1746-1830], son successeur au Ministère de la justice en 1793, concernant les Conventionnels :
«Ils refusaient de me croire pour conserver le droit de me perdre.
» 21
Pertinente analyse. Explique nombre de mises au silence.
* Ajout. 2 octobre 2015. Le concernant, il faut cependant préciser qu’aussi habile et intelligent révolutionnaire ait-il été, corruptible et corrompu, il n’était effectivement pas, politiquement, «crédible». On peut notamment rappeler, entre autres évènements peu glorieux de sa vie, mais auquel on ne saurait le réduire, qu’il fut payé sur la liste civile de la Cour, dans un accord secret avec Louis XVI. 22 (Cf.

Relations entre êtres humains (Dépendance) : 1942. Lu dans le Journal d’Hélène Berr, le 9 juillet 1942, [1921-1945] :
«Il m’écrit que ses projets dépendent de moi. Et je ne veux pas ; je veux être libre, je ne veux pas que d’autres dépendent de moi.» 23

Relations entre êtres humains (Dépressions) : Combien de diagnostics de dépressions au lieu et place de la simple reconnaissance du besoin de repli sur soi, en soi, de s’isoler, de se retirer - un temps ? - du monde, de se construire un refuge, de signifier : «Je ne joue plus» ; «Je ne veux plus, je ne peux plus me battre» ; «Je voudrais juste de la tranquillité» ; «J’ai envie d’oublier, que l’on m’oublie…» ; «J’ai besoin de me retrouver seule avec moi-même». (Cf. «Sciences» sociales. Psychanalyse)

Relations entre êtres humains (Discrétion) : Construire sa vie de manière à ce qu’elle ne soit pas à discrétion d’un-e autre.
- 1664. Cf. Molière [1622-1673], dans Le mariage forcé [Acte I. Scène III] :
«Toute votre personne sera à ma discrétion et je serais à même de vous caresser comme je voudrai
- 1688. Cf. aussi, Jean de La Bruyère [1645-1685], dans Les Caractères :
«Lorsqu'on désire, on se rend à discrétion à celui de qui l'on espère.»

Relations entre êtres humains (Distance) (1) : 2017. L’évêque de Dax, Hervé Gaschignard, ayant démissionné, en avril 2017, du fait d’ «attitudes - qualifiées d’ - inappropriées», le vicaire général du diocèse d'Aire-et-Dax, Denis Cazaux, lors d'une conférence de presse, faisant état de «trois témoignages», affirme qu’«il ne s'agit pas de faits de pédophilie». […] Et, pour appuyer son analyse, il poursuit : «Ce qui remonte des rumeurs ( ! ) , c'est plutôt la façon de se situer...Tout éducateur de jeunes se doit de trouver une juste distance», a-t-il expliqué. 24
- Cette référence au nécessaire respect de «la juste distance» me semble novatrice, elle comporte néanmoins, à elle seule, des risques (prolonger) ; plus précisément ici celui d’être utilisé pour dédouaner l’évêque. (Cf. Politique. Frontières, Violences contre les femmes. Harcèlement sexuel)

Relations entre êtres humains (Distance) (2) : 1936. Je lis dans le Journal d’un curé de campagne [1936] de George Bernanos [1888-1948] :
«Je crois que ceux-ciles petits bourgeois») sont préoccupés sans cesse de garder les distances (pour employer leur propre langage), au lieu, que lui, («M. le comte») garde son rang25

Relations entre êtres humains (Distance) (3) : 2009. Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt, otage, de 2002 à 2008, des FARC (en Bolivie) rapporte que «la distance minimale entre les otages et les guérilleros était de huit mètres26

Relations entre êtres humains (Distance) (4) : 1914-18. Fernand Léger, dans l’une de ses lettres écrites du Front (de la guerre de 14-18) écrit qu’il «y avait des tranchées qui n’avaient pas plus de 50 centimètres d’écart, et si proches que les soldats de chaque côté [français et allemands] s’envoyaient des objets.» 27 (Cf. Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Distinction) : Accepter une distinction (présentations élogieuses, discours laudateurs, médailles, prix, notes, applaudissements…), c’est accepter que certains-es soient en droit, en pouvoir, de la

Relations entre êtres humains (Don) : Y a-t-il des dons qui, sans coût pour l’autre, sans contredon, enrichissent ? Oui, sans doute…Comment ? Par la banalisation du don, par l’anonymat…dans l’attente de l’avènement d’un monde de la gratuité.

Relations entre êtres humains (Échec) : Un échec ? Ou plutôt : l’achèvement d’un processus ; ou plutôt : une espérance irréalisée.
Mais aussi, d’emblée : un impossible que l’on ne souhaitait, ne pouvait, ne voulait pas voir, ni donc comprendre. …

Relations entre êtres humains (Économie) : 2017. Lord Robert Skideslki, historien de l’économie, dans les documentaires d’Arte de 2014, rediffusés en 2017, consacré au Capitalisme auteur de :
«Ce que les économistes ont négligé ce sont les relations humaines.» 28
Pas moins …(Cf. «Sciences» sociales. Économie)

Relations entre êtres humains (Écrit) (1) : Tout écrit a pour finalité d’être critiqué, corrigé, dévoilé, dépassé, enrichi. [Entr]ouvrir des voies : déjà de grandes ambitions. (Cf. Penser. Critiques)

Relations entre êtres humains (Écrit) (2) : Tout écrit engage la responsabilité de son auteur-e qui doit en assumer intégralement toutes les conséquences. Complexe certes, mais en poser le principe éviterait que tant d’intellectuel-les, dit-es ou non engagé-es, se défaussent de ladite responsabilité, ce qui ne contribue pas peu à leur délégitimation. (Cf. Penser. Critiques)
* Ajout. 23 janvier 2017. 1979. Pour une position opposée, Cf. Cornelius Castoriadis [1922-1997], L’Affaire Negri. 29 Sans remettre en cause le principe plus haut affirmé, l’analyse de Castoriadis ouvre la voie à plus d’analyses, de précisions, de rigueur.

Relations entre êtres humains (Écrit) (3) : 1873. John Stuart Mill [1806-1876], auteur de :
«Ce que je pus faire par mes écrits, je le fis30
- Une fière modestie, une juste appréciation, une sage aspiration de la vie…Chez lui, crédible.

Relations entre êtres humains (Écrit) (4) : 1951. Paul Léautaud [1872-1956], après avoir refusé l’offre du directeur du Mercure, de répondre à un article intitulé, Le talent et l’abjection du sieur Léautaud-Boissard, auteur de :
«Je tiens que quiconque publie seulement trois lignes est justiciable de l’opinion de n’importe qui. C’est mon principe absolu.» 31

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (1) : La force d'un Journal - si tant est que les idées de son auteur-e ne soient pas trop faibles - tient au fait qu'il ne doit être écrit que pour soi, et n’être donc lu par quiconque. D’où, sans doute, l'affaiblissement de l'intérêt du Journal d'Anaïs Nin ou des écrits autobiographiques de Simone de Beauvoir au fur et à mesure de leur publication, due à leur notoriété.

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (2) : Dans l’hypothèse d’une publication, le respect dû aux personnes évoquées, citées, critiquées,

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (3) : 1855. George Sand [1804-1976], concernant, plus largement, ses écrits, auteure de :
«[…] Vis à vis du public, je ne m’attribue pas le droit de disposer du passé de toutes les personnes dont l’existence a côtoyé la mienne.» 32

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (4) : 1943. Hélène Berr [1921-1945], dans son Journal, le 10 octobre 1943, auteure de :
«Écrire, et écrire comme je veux, c’est à dire avec une sincérité complète, en ne pensant jamais que d’autres liront, afin de ne pas fausser son attitude […].» 33

Relations entre êtres humains (Écrit. Style) (1) : Le style n’excuse, ni ne justifie rien.

Relations entre êtres humains (Écrit. Style) (2) : La clarté du style : une marque de respect ? Du style ? Non : de la pensée. (Cf. Langage. Style, Penser, Pensée. Claire)

Relations entre êtres humains (Égalité) (1) : Postuler que les êtres humains sont égaux interdit toute pensée de la domination et donc toute pensée féministe. (Cf. Politique. Égalité)

Relations entre êtres humains (Égalité) (2) : L’expression d’une manifestation d’égalité, par elle revendiquée, était, pour lui, blessure narcissique. (Cf. Politique. Égalité, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Éloges) : 1789. Mirabeau [1749-1791], auteur de :
«Je hais le ton des éloges et j’espère que nous nous approchons du temps où on ne loura plus que par le simple exposé des faits.» (Discours du 19 octobre 1789) Plût au ciel…34

Relations entre êtres humains (Émotions (1) : Le spectacle de l’émotion remplace le vécu de la sensibilité ; le commentaire sur l’émotion étouffe le peu qui aurait pu s’y exprimer.

Relations entre êtres humains (Émotions) (2) : Sans capacité d’émergence de ses propres émotions, il n’y a pas d’intelligence possible. Or, le concept même d’intelligence a été pensé sans que cette question soit posée.

Relations entre êtres humains (Émotions) (3) : L’immense majorité des femmes ont été et sont encore renvoyées à [et rabaissées par] ce qu’elles ont si souvent tenté, en vain, d’exprimer : leurs «émotions».
Exclues de la ‘raison’ telle que nécessaire à leur exclusion du pouvoir, exclues de l’accès à la pensée critique, de l’école même, il n’était pas encore suffisant de les laisser s’exprimer par les seuls pleurs, il fallait encore les mépriser : «sensiblerie», «pleurnicheries»…. (Cf. Femmes. Pleurs)

Relations entre êtres humains (Empathie) : Après l’empathie, la révolte…[qui ne l’exclue pas…] ?

Relations entre êtres humains (Engagement) : La valeur et donc la validité d’un engagement se mesure à l’aune de la personne qui l’exprime. Banal, évident, mais alors pourquoi en tenons-nous si peu compte ? De l’extraordinaire force des projection imaginatives sur l’autre…au détriment de soi.

Relations entre êtres humains (Excuse) : Elle pensait, en s’excusant, se rehausser à ses yeux.

Relations entre êtres humains (Exemple) (1) : 1er siècle après J.C. Sénèque [4 avant J.C-, 65 après J.C], auteur de : […]
«Tu feras beaucoup pour elle (Novatilla) quand tu ne ferais que lui donner l’exemple35 ;

Relations entre êtres humains (Exemple) (2) : 1er siècle après J.C. Tacite [58-120] (concernant Vespasien), auteur de :
«La déférence pour le prince et l’empressement à l’imiter eurent plus de force que la peine portée par les lois et la peur.» 36

Relations entre êtres humains (Exemple) (3) : 1762. Rousseau [1712-1778], auteur de :
«Rois, instruisez d’exemple» 37

Relations entre êtres humains (Exemple) (4) : 1855. George Sand [1804-1876], auteure de :
«D’autres caractères, plus brillants et plus actifs en apparence, m’ont souvent prêté le courage. Rollinat [1806-1867] ne m’a jamais prêché que d’exemple, sans se douter même de la valeur et de l’effet de cet exemple38

Relations entre êtres humains (Exemple) (5) : 1966.
- Jérôme Gauthier, journaliste du Canard Enchaîné, concernant Louis Lecoin [1888-1971] :
«Il restera l’exemple qu’on n’est pas forcé de suivre, mais qu’on n’a pas le droit de ne pas essayer de suivre.» 39
- Mais, attention : l’exemplarité est cachée, tapie derrière «l’exemple». (Cf. Politique. Admiration)

Relations entre êtres humains (Exemple) (6) : 1977. Boris Vian [1920-1959], auteur de :
«Les hommes de ma génération en ont assez des leçons ; ils préfèrent les exemples.» 40

Relations entre êtres humains (Faute) : Il ne savait comment réparer la faute qu’il avait commise envers elle ; il trouva plus facile de la nier, elle.

Relations entre êtres humains (Fidélité) : 1932. Dialogue entre June (épouse d’Henry Miller) et Anaïs Nin (si l’on refuse de la qualifier de sa ‘maitresse’, comment la définir à son égard ?), tel que rapporté, en février 1932, par cette dernière :
- «June m’a dit : ‘Comment puis-je être fidèle à Henry, alors qu’il ne m’aime pas toute entière, alors qu’il juge une si grande part de moi-même et qu’il l’abhorre même.»
- «Oui, ai-je acquiescé, celui qui est vraiment infidèle, c’est celui qui fait l’amour à une fraction seulement de vous. Et qui renie le reste.» 41
- Cette analyse bouleverse bien des clichés.

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (1) : La flagornerie, indissociable de l’obséquiosité, est l’une des nombreuses voies d’entrée de l’allégeance à une personne, et donc à la servilité. S’en prémunir d’emblée : la porte, une fois ouverte, ne peut que difficilement se refermer.
Affirmer vouloir en différer la critique, dans l’attente de circonstances plus favorables, ne fait que dévoiler sa quasi inéluctable perpétuation…(Cf. Culture, Flagornerie, Hiérarchie)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (2) : 2013. Un cas de figure remarquable [un lamentable modèle du genre ?, une triste caricature ?] fut la lettre (brouillon), non datée, publiée par Le Monde en juin 2013 et à ma connaissance, non démentie par elle, de Christine Lagarde (son ancienne ministre des Finances) à Nicolas Sarkozy, retrouvée lors d’une perquisition à son domicile. Si elle ouvre de larges horizons à la réflexion, elle dévoile et les conditions d’entrées dans la vie politique, et ainsi que celles pour nécessaires y rester.
En voici la teneur :
«Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement»
1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.
3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L.
» 42 Terrible ; quelle bassesse : plus encore…(Cf. Culture. Flagornerie, Femme «Politique». Lagarde Christine, Politique. Admiration)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (3) : 1997. Lu dans le livre d’Anne Sinclair, Deux ou trois choses que je sais d’eux, consacré aux ‘hommes politiques’ :
«Il est d’ailleurs fascinant de voir la facilité avec laquelle les hommes, fussent-ils les plus intelligents, les plus fins, les plus avertis, accueillent avec délice la douceur de la flatterie. Aucun compliment ne leur semble assez fort pour rendre compte de leur génie. Jamais ils ne méprisent le flagorneur qui en fait trop, mais au contraire, le regarde avec bienveillance et aménité.
À Lille, au soir d’une des derniers meetings de François Mitterrand en 1988, Pierre Bergé, le patron de Saint-Laurent, l’éphémère directeur de l’Opéra Bastille, lui parle avec animation. Emporté par sa flamme de militant, il commence une phrase par : «Vous, Monsieur qui êtes le plus grand président que la France ait jamais connu»…
Et Mitterrand de roucouler de plaisir alors que journalistes et invités qui partagent ce dîner improvisé, dissimulent leur gêne d’être témoins de tant de flatteries de la part du citoyen, et de tant de complaisance à l’écouter de la part du prince
(Cf. Culture. Flagornerie, Homme «Politique». Bergé Pierre) 43
- Incidemment : comment une femme capable ici de cette lucidité a-t-elle pu s’accommoder de tant d’années vécues avec Dominique Strauss-Kahn ? Et de tant de mensonges… (Cf. Proxénétisme. Strauss-Kahn Dominique)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (4) : 2002. Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen, rapporte un propos de Jacques Chirac :
«Votre élection, vous ne la devez qu’à vous-même.»
- Le «Je ne le crois pas» qu’elle énonce après ce rappel pèse de peu de poids… à moins qu’il ne s’avère beaucoup trop lourd pour éclairer la réalité… 44 (Cf. Hommes. Politiques. France, Femmes. Politique. France)

Relations entre êtres humains (Flagornerie. Voltaire) : Voltaire [1694-1778], un grand flagorneur devant «l’Infâme». A-t-il jamais été dépassé ?
* Ajout. 2 décembre 2017. 1765. Un dénommé Monnier écrivit à l’acteur et dramaturge anglais, David Garrick [1717-1779] concernant Voltaire : «celui-ci a souvent gâté ceux qui ont eu la faiblesse de se fier à ses compliments, ou pour mieux dire, à sa fausseté.» 45
* Ajout. 21 avril 2018. 1986. Concernant une lettre de Voltaire du 17 octobre 1769 adressée à Catherine II de Russie [1729-1796], particulièrement apologétique, une note de la Pléiade [1986] précise :
«En proposant de remplacer Te Deum [Toi, dieu nous te remercions] par Te Deam c’est à dire Toi, Déesse, Voltaire pousse l’éloge de Catherine jusqu’aux limites permises, et au delà.» 46 (Cf. Culture. Flagornerie)

Relations entre êtres humains (Flatterie) (1) : Les pseudo-compliments, sur leur apparence essentiellement, débités aux femmes, si souvent encore vécus par elles comme des flatteries gratifiantes dévoilent les déserts amoureux, affectifs, intellectuels dans lesquels tant vivent. (Cf. Femmes. Beauté)

Relations entre êtres humains (Flatterie) (2) : 1830. Stendhal [1783-1842], dans Le rouge et le noir, auteur de :
«Fille d’un homme d’esprit qui pouvait devenir ministre et rendre ses bois au clergé, Melle de la Mole avait été au couvent du Sacré-Cœur, l’objet des flatteries les plus excessives. Ce malheur jamais ne se compense. On lui avait persuadé qu’à cause de tous ses avantages de naissance, de fortune, etc., elle devait être plus heureuse qu’une autre. C’est la source de l’ennui de princes et de toutes leurs folies47

Relations entre êtres humains (Flatterie) (3) : 1839. Astolphe de Custine [1790-1857], dans ses Lettres de Russie, auteur de :
- «[…] Le mensonge du despote, quelque grossière soit la feinte, paraît toujours une flatterie à l’esclave» et de
- «Quand on se montre fier par flatterie, la cause me fait haïr l’effet.» 48 (Cf. Être humain. Relations entre êtres humains. Mensonge)

Relations entre êtres humains (Folie) : L’invocation de la folie de l’autre calme, pour certain-es, l’angoisse de soi.

Relations entre êtres humains (Force) : La mise en œuvre de la force ne s’impose que faute d’être reconnue ; alors, souvent la violence y supplée. (Cf. Patriarcat, Violences)

Relations entre êtres humains (Frontière) (1) : J’ai dit : «Pas touche !». Cf., aussi : «Bas les pattes !» (Cf. Femmes, Politique, Politique. Frontière)

Relations entre êtres humains (Frontière) (2) : Elle pensait qu’il avait besoin, pour délimiter son espace, de tracer des frontières. En réalité, il en effaçait les marques pour s’approprier le tout. (Cf. Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Gagner) : Se battre pour gagner : loin d’être évident. Par ailleurs, si l’adversaire n’est pas persuadé-e que vous n’abandonnerez jamais le combat, celui-ci est quasiment perdu d’avance. Enfin, ne jamais oublier l’évidence, à savoir que la seule lutte perdue est celle qui n’est pas menée et/ou qui est abandonnée en cours de route. Et, l’essentiel : il ne suffit pas de gagner, il faut gagner sans renoncements. Vaste ambition (Cf. Politique. Guerre. Clausewitz, Lutte, Principe)

Relations entre êtres humains (Galanterie) : Absolument compatible (comme «la distinction», le «raffinement»…) avec la plus grossière goujaterie, avec le plus sordide calcul, le plus éhonté mensonge, le plus insupportable égocentrisme. (Cf. Relations entre êtres humains. Affabilité, Patriarcat)
* Ajout. 21 avril 2018. 1769. Voltaire [1694-1788], dans une lettre en date du 17 octobre 1769 à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], concernant un français [Wargemont] qui combattait aux côtés des Turcs, lui écrit :
«Je lui en fis honte, je lui présentait combien sa rage était peu chrétienne ; je lui mis devant les yeux la supériorité de Nouveau testament sur l’Alcoran, mais surtout je lui dit que c’était un crime de lèse-galanterie française de combattre pour de vilaines gens qui enferment les femmes, comme l’héroïne de nos jours [Catherine II].» 49 (Cf. Féminisme, Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Grossièreté) : M’étonnant de ce qu’il pouvait être si foncièrement grossier, eu égard à la ‘courtoisie’ dont il se targuait, j’ai pensé que sa réflexion en la matière s’était sans doute arrêtée à l’interdiction enfantine de ne «pas dire des ‘gros mots»’. Quant à ses relations avec les femmes, peut-être ses agissements s’étaient ils, eux aussi, arrêtés à laisser passer les femmes à l’ouverture d’une porte. (Cf. Homme. Autoritaire. Galant. Grossier)

Relations entre êtres humains (Harmonie) : 1957. Ella Fitzgerald chantant avec Louis Armstrong. (Cf. Culture. Musique)

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (1) : L’humilation est au fondement de tout système hiérarchique, de son sommet à ses bases .
Elle en est le socle, la colonne vertébrale, l’épine dorsale, la cheville ouvrière, la pierre de touche, l’atout de survie, le nerf de la guerre, son arme première et dernière. (Cf. Humilation)

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (2) : 1816. Sur le radeau de la Méduse, abandonnées par le commandant Hugues Duroy de Chaumarys, qualifié par Arte simplement «d’imprévoyant», 151 personnes (dont une femme) «contraintes d’y prendre place» doivent survivre sur ce radeau de 20 mètres sur 12. Treize jours de dérive après, lorsqu’elles sont sauvées, il ne sont plus que 15, «dont 14 officiers ou notables, destinées à des fonctions précises dans la nouvelle colonie. Seul un soldat est encore vivant.»
- Pour rappel : auparavant, «le commandant et la plus part des officiers avaient embarqué sur les chaloupes
- Présentation par Arte du documentaire consacré à la dramatique histoire de Radeau de la Méduse ainsi qu’au tableau de Théodore Géricault [1791-1824] : «Un documentaire-fiction ambitieux qui magnifie puissance créative et instinct de survie». On y lit aussi qu’il s’agit d’«un des faits divers les plus dramatiques de la marine française». Pour ne pas avoir à critiquer la hiérarchie dans la Marine française - voire partiellement réhabiliter son commandant - dont cet abandon fut l’une de ses hontes ? 50 (Cf. Politique, «Sciences» sociales. Histoire)

Relations entre êtres humains («Humanité») : Elle ressentait qu’il lui reconnaissait une certaine ‘humanité’ mais elle savait aussi que sa conception du monde en limitait très strictement, la concernant, l’éventuelle prise en compte. Elle le comprit alors mieux encore lorsqu’il qualifia ses analyses, de «très personnelles» : cela lui évitait d’avoir à les mettre en relation avec sa propre ‘humanité‘, à les jauger à cette aune. Et à s’interroger plus avant. (Cf. Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Humiliation) (1) : 1776. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 15 octobre 1776 au duc de Richelieu [1699-1788] lui écrit, concernant ses « sottises » [ses écrits] :
«  Elles n’ont jamais obtenu de vous que des plaisanteries dont vous avez accablé votre très humble serviteur. Vous savez bien que vous aimez à humilier votre prochain le plus que vous pouvez. Vous avez passé votre vie à rire souvent aux dépends d’autrui [comme Voltaire...] ; on ne réforme point son caractère. Vous m’avez intimidé en vous faisant adorer. » 51

Relations entre êtres humains (Humiliation) (2) : 1805. La princesse Daschkoff [1743-1810], auteure de :
«Si j’ignore ce que c’est qu’une humiliation, c’est que je n’en vois, je n’en comprends que dans la dégradation du caractère.» Analyse, appréciation ambigüe (question de traduction ?) mais intrigante. 52

Relations entre êtres humains (Hypocrisie) (1) : L’hypocrisie, c’est certes «l’hommage que le vice rend à la vertu» [La Rochefoucauld. 1613-1680], c’est aussi considérer que le ‘vice’ et la ‘vertu’ comme étant d’équivalente, de comparable signification.

Relations entre êtres humains (Hypocrisie) (2) : L’hypocrisie est la livrée que le monde impose à ceux et celles qui ne peuvent ni ne veulent l’interroger.

Relations entre êtres humains (Indifférence) : L’indifférence, stade indépassable du mépris ? Non. Relève d’un tout autre rapport à l’autre, ou plutôt de l’absence de rapport… (Poursuivre)

Relations entre êtres humains (Indulgence) : 1975. Jean-Louis Barrault [1910-1994] en faisant état des dix journées des Assises internationale sur le théâtre ayant eu lieu en 1974 (183 artistes venant de 20 pays différents) écrit notamment : «[…] Les moments de joie profonde furent nombreux. Il y eut également des moments de pénible cruauté. Il fallait certes s’attendre à ce que tout ne fut pas excellent. Il y eut même des interventions franchement manquées. Mais je fus frappé par le refus systématique de toute indulgence.[…]» 53 Sentiment novateur ?

Relations entre êtres humains (Injure) (1) : Injurier un être humain, c’est tout à la fois exprimer la somme des dénégations accumulées souvent pendant des siècles génériquement adressées contre telle ou telle ou telle catégorie de personnes [Soi inclus-e] et la transférer sur une personne devenue une cible singulière. (Cf. Discriminations)

Relations entre êtres humains (Injure) (2) : L’injure est à la fois l’expression d’une faiblesse révélant et l’impossibilité (ou le refus) d’une analyse critique et le besoin de faire mal, de dominer l’autre.
En d’autres termes, l’injure a moins l’autre pour objet qu’elle ne signifie une volonté par l’abaissement de l’autre de se rehausser à ses propres yeux.
L’injure ne prouve que la facilité de pensée et la fragilité de l’envoyeur.

Relations entre êtres humains (Injure) (3) : Certaines personnes pensent par l’injure s’élever au niveau de la ‘cible’ qu’elles ont décidé de privilégier. D’autres se contentent de leur voisin-e de palier.
D’autres enfin, plus nombreux, considèrent qu’en élargissant le spectre de leurs injures à l’autre moitié de la terre, ils s’élèvent au dessus d’elles toutes. (Cf. Sexisme, Patriarcat)
* Ajout. 13 avril 2016. Vauvenargues [1715-1749], auteur de :
«Les espérances les plus ridicules et les plus hardies ont été quelque fois la cause des succès extraordinaires.» 54 Comme les injures ?

Relations entre êtres humains (Injure) (4) : Autour de 1760-1770. Ya t-il une injure - plusieurs d’entre elles ayant été plusieurs fois répétées à divers interlocuteurs - dont Voltaire (1694-1778] n’ait pas accablé Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] qu’il déclare en sus «haïr». ?
Qu’on en juge, en sus de ses critiques beauooup plus rares et non argumentées de ses Œuvres : «sophiste», «séditieux», «charlatan», «méchant», «indigne», «coquin», «déclamateur», «indigne», «misérable», «scélérat», «chien basset», «malhonnête», «calomniateur», «polisson», «singe de la philosophie», «agresseur», «fou», «monstre», «sot», «pédant», «barbare», « vieux singe de Diogène »…
- Quant à Thérèse le Vasseur [1721-1801], il la nomme «sa sorcière», et sa «Vachine». 55 (Cf. Homme. Grossier, Politique. Égalité. Voltaire)

Relations entre êtres humains (Injure) (5) : 2010. L’auteur du Dictionnaire des injures littéraires en exergue de son livre, en guise de remerciements, paru en 2010 :
«À ma femme Erica enfin pour sa sainte abnégation, et à ma fille Louise (6 mois) pour son rire approbateur comme j’essayais sur elle diverses injures visant les bas-bleus.» 56 (Cf. Femmes «Intellectuelles». France. «Bas bleus»)

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à) (1) : Avant de réagir à une injure, savoir qu’elle n’engage que la personne qui l’exprime, s’interroger sur les fondements sur lesquels celle-ci est affirmée et sur la légitimité de celui/celle qui l’exprime. Reposant.

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à) (2) : 1er siècle après J.C. Sénèque [4 av. J.C-64 apr. J.C], auteur de :
«C’est d’une grande âme de mépriser les injures ; la vengeance la plus insultante est de considérer l’offenseur comme indigne de votre vengeance. Beaucoup ont retourné le poignard dans la plaie, en tirant satisfaction d’une légère blessure ; l’homme grand et noble est celui qui, comme le lion, écoute sans s’émouvoir, l’aboiement des roquets.» Sénèque n’y parvint cependant pas toujours. 57

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à) (3) : 1675-1677. Cardinal de Retz [1613-1679], dans ses Mémoires, auteur de cette réaction de bon sens :
«[…] En fait de calomnie, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué.». 58

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à) (4) : 1862. Dans Les Misérables, Victor Hugo [1802-1885], on lit cet échange entre Monsieur Madeleine intervenant pour défendre Fantine - qui l’avait injurié - et l’inspecteur Javert :
- Javert : « Cette misérable vient d’insulter monsieur le maire.
- Ceci me regarde dit. M. Madeleine. Mon injure est à moi. J’en puis faire ce que je veux.
- Je demande pardon à monsieur le maire. Son injure n’est pas à lui, elle est à la justice.
- Inspecteur Javert, répliqua monsieur Madeleine, la première justice, c’est la conscience. J’ai entendu cette femme. Je sais ce que je fais
. […]» 59 (Cf. Justice)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (1) : «putes», «salopes», «connes», «poufiasses», «pétasses» et quelques autres d’aussi raffinée facture…: prendre un grand drap blanc, toutes les y enfouir, le jeter dans un puits sans fond, jeter plein de pierres dedans, et définitivement les y enterrer. Avec une grande fête ?
* Ajout. 20 janvier 2015. Réaction légitime, mais strictement émotive. La réalité, telle que je la perçois, c’est que traiter les femmes en de tels termes, c’est tout simplement les légitimer comme telles. (Cf. Êtres humains. Soi. Injures, Femme Remarquable. Desroches Noblecourt Christiane. Femme «Politique». Joly Éva, Royal Ségolène, Hommes. Homosexualité, Langage)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (2) : [Souvenir reproduits par Thérèse Planiol [1914-2014] datant du début des années [19]20] : «Idiote», «cruche», «gourde», «oie», «dinde», «crétine», «abrutie», voici, avant le certificat d’études, les épithètes qui qualifiaient les élèves, après qu’une première sélection eut isolé les «fortes» et «les bonnes à rien». 60

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (3) : Catherine Sauvage [1929-1998] se souvient d’injures (avec des objets) qui, à ses débuts, à Marseille, lui étaient sur scène, adressés : «Va te rhabiller» et «À poil 61 (Cf. Êtres humains. Soi. Injures, Femme Remarquable. Desroches Noblecourt Christiane. Planiol Thérèse. Femme «Politique». Joly Éva, Royal Ségolène. Femmes. Chanteuse Française d’antan, Hommes. Homosexualité, Langage)

Relations entre êtres humains (Jalousie) (1) : La jalousie : une immaturité.

Relations entre êtres humains (Jalousie) (2) : 1833. Claire Démar [1799-1833], auteure de :
«La jalousie, qu’est-ce qu’autre chose, je vous prie, que l’expression la plus haute, la mieux prononcée de cet égoïsme qui rapporte tout à soi, qui voudrait, exempt de toute condition, de toute entrave, de toute abnégation personnelle, enchaîner à jamais le corps et l’esprit, la pensée, le vouloir, la sensation de tout être aimé, le courber à sa loi, à son plaisir, à son caprice ? […]»
Analyse plus avancée que la précédente, laquelle n’est pas pour autant invalidée. 62 (Cf. Êtres humains. Corps. Soi)

Relations entre êtres humains (Jalousie) (3) : 1836. Pierre-François Lacenaire [1803-guillotiné en 1836], dans ses Mémoires, auteur de :
«[…] Je revins de meilleure heure que je n’avais compté ; je n’eus rien de plus pressé que de me présenter chez elle. J’y trouvais à mon grand désappointement, un jeune homme de ma connaissance qui avait obtenu d’elle du premier coup ce qu’elle m’avait refusé avec tant d’opiniâtreté ; il est vrai qu’il avait fait les choses plus grandement que moi. À cette vue, bien qu’amoureux fou un quart d’heure avant, ma passion s’éteignit tout d’un coup ; loin de m’emporter, je partis d’un grand éclat de rire, je remerciai celui qui avait déchiré le bandeau, et je sortis, avec mon rival, non pour me battre, mais pour boire un bol de punch à sa réussite et à ma guérison. Dès lors, j’ai évité constamment et avec le plus grand soin l’attachement, même le plus léger en apparence. J’avais appris ce que c’était que l’amour […].» 63

Relations entre êtres humains (Jalousie) (4) : 1949. Nicola Berdiaev [1874-1948] dans son Essai d’autobiographie spirituelle [1949, posthume donc], auteur de :
«J’ai constamment considéré la jalousie comme un des sentiments les plus bas qui soient, un sentiment asservissant autant que servile. La jalousie et la liberté humaine ne sont pas compatibles. Le mobile de la jalousie est l’instinct de possession, de domination, parvenu à un stade de déchéance.[…]» 64

Relations entre êtres humains (Jalousie) (5) : Graham Greene [1904-1991], auteur de :
«La jalousie n’est en fait que la projection sur l’autre de ses propres égarements.» 65 Peut, en cas de nécessité, aider à y voir plus clair…

Relations entre êtres humains (Jalousie) (6) : 1943. Anaïs Nin [1903-1977], auteure, en mai 1943, dans son Journal, de :
«Je n’ai jamais pu de ma vie causer à d’autres femmes la moindre peine ou susciter la moindre jalousie. C’est comme si toujours je revivais la peine de ma mère souffrant des infidélités de mon père.» 66 (Cf. Femme. Remarquable. Nin Anaïs)

Relations entre êtres humains (Luxe) : La référence au luxe - injure en soi à la pauvreté - corrompt la pensée par l’indifférence aux moyens nécessaires pour y parvenir. (Cf. Culture. Luxe, Êtres Humains. Mode, Penser, Politique, «Sciences» sociales. Économie)

Relations entre êtres humains (Luxe. Custine Astolphe de) : 1939. Astolphe de Custine [1790-1857], en 1839, en réaction au luxe de la Cour de Nicolas 1er [1796-1855], auteur de :
«Toute société où la classe moyenne n’existe pas devrait proscrire le luxe comme un scandale, parce que [dans les pays organisés], ce sont les profits que cette classe moyenne retire de la vanité des classes supérieures qui motivent et excusent l’opulence des riches67
- Cette réflexion, un peu confuse, a le mérite de porter un jugement moral sur le «luxe», de lier «luxe» et «vanité», et de comprendre leurs effets d’entrainement réciproques.

Relations entre êtres humains (Mensonge) (1) : Martin Luther King [1929-1968], auteur de :
«Aucun mensonge ne peut durer éternellement». (No lie can live for ever). Juste, sans doute, mais pas toujours, loin de là, à l’échelle - des siècles - des système de domination, mais assurément pas à l’aune des vies singulières : les cimetières sont remplis de meurtriers-ères tranquillement mort-es dans leurs lits et de leurs victimes si souvent décédées du fait de mensonges, de dénis, de refoulements, qui, faute de pouvoir être dits, n’ont pu être dénoncés. Et, qui, dès lors, si souvent, en sont mortes, faute de justice aussi.
- Tenter de distinguer ce qui est grossièrement regroupé sous ce terme de ‘mensonge’ : entre ceux qui ont pour finalité consciente ou non de ‘tromper’ l’autre ; de se sortir d’une situation difficile, ou inextricable ; de s’adapter à ce qui est pensé attendu de vous ; de vivre par l’imaginaire dans un autre monde ; de ceux, enfin, qui sont le seul moyen de survivre, ou, plus communément, de refuser d’obéir afin de se conserver ou de construire une marge d’autonomie, un soi, dans un monde fait de contraintes. (Cf. Cacher. Inutile de, Politique. Obéir, Soi, Vérité)

Relations entre êtres humains (Mensonge) (2) : 1976. Adrienne Rich [1929-2012], auteure de :
«[...] On nous amenées à mentir jusque dans nos corps : teindre, foncer ou pâlir, friser ou défriser nos cheveux, épiler nos sourcils, raser nos aisselles, porter des bourrures à divers endroits où nous comprimer dans des corsets, marcher à petits pas, vernir les ongles de nos mains et de nos pieds, porter des vêtement qui accentuent notre impuissance.
On a exigé de nous différents mensonges, selon ce que les hommes du temps voulaient entendre. L’épouse victorienne et la ‘belle du Sud’ devaient être dépourvues de sensualité, et totalement passives, alors que de nos jours la femme ‘libérée’ doit faire semblant de jouir à chaque fois.
On nous a caché ou déformé la vérité de nos corps : on nous a empêchées de connaître les parties les plus intimes de nous-mêmes.
On a puni et réprimé nos instincts : on a pratiqué des clitoridectomies sur des religieuses ‘perverses’ et sur des épouses ‘difficiles. Nous n’arrivions plus très bien à distinguer les mensonges dont nous étions complices de ceux qui nous étaient imposés. Ainsi, le mensonge du ‘mariage heureux’, de la vie conjugale.
On nous en a fait complices et nous avons joué jusqu’au bout la comédie du bonheur tranquille, jusqu’à ce que nous allions devant les tribunaux témoigner des viols, des sévices corporels et psychologiques, des humiliations publiques et privées que nous avons subies. le mensonge patriarcal a manipulé les femmes à la fois par les mots et par le silence. Des faits essentiels nous ont été cachés.
On a porté contre nous de faux témoignages.
» […] 68
Quel plaisir de lire une telle analyse…(Cf. Êtres humains. Mode. Êtres humains. Corps, Justice, Langage, Mariage, Mode, Obéir, Patriarcat, Sexe, Silence, Soi, Vérité)

Relations entre êtres humains (Mensonge) (3) : 1843. Astolphe de Custine (Marquis de) [1790-1857], dans ses Lettres de Russie, un livre de philosophie politique, auteur de :
«Le mensonge est si avilissant que forcer le tyran à l’hypocrisie, c’est une vengeance qui console la victime.» 69 S’en réjouir ? Pas vraiment. (« Sciences » sociales. Philosophie)

Relations entre êtres humains (Mensonge) (4) : Mentir, c’est (aussi) s’abaisser au niveau de la personne à laquelle on s’adresse.

Relations entre êtres humains (Mensonge) (5) : Concernant Chateaubriand [1768-1848], Astolphe de Custine (Marquis de) [1790-1857], auteur, le 5 avril 1843, de :
«La vieillesse rend le grand écrivain envieux et imprudent. Il dit tout ce qu’il taisait. […]» 70
- Assez fréquent, effectivement…

Relations entre êtres humains (Mensonge. Inutile de cacher) : Il y a toujours un moment où, dans une maison de famille, l’on découvre, trempant dans un verre d’eau, le dentier caché jusqu’alors, le tampax usagé oublié sous un lit, la casserole mal lavée dans un coin, les bouteilles vides dans un placard, le boitier de la pendule cassé. Et, entre deux personnes censées être fidèles l’un à l’autre, le ticket de métro qui dévoile tout...
* Ajout. 3 juin 2014. En complément, lire de Suétone, Vies des douze Césars. 71 (Cf. Politique. Vérité)
* Ajout. 29 juillet 2017. En complément, dans un autre ordre d’idées, la référence à la si remarquable rigueur de la publication des lettres de George Sand [1804-1876], comme de celles de Germaine de Staël [1766-1817], devrait (pourrait ?) suffire à dissuader du mensonge.

Relations entre êtres humains (Mépris) (1) : D’un regard, elle lui retira le mépris de la bouche ; il dut le ravaler et s’éloigna. Elle, continua son chemin.

Relations entre êtres humains (Mépris) (2) : Le mépris est silencieux ; c’est la raison pour laquelle il est moins entendu que l’injure. Il n’en est pas moins plus parlant. Sans pour autant être légitimé.

Relations entre êtres humains («Mondanités») : 1912. Lettre d’Édith Wharton [1862-1937] à son ami, Monsieur Léon Bélugou :
«Les affaires privées (son divorce notamment), aussi graves soient-elles, n’empêchent pas les activités mondaines. Il faut faire bonne figure devant le monde, sauver la face, garder l’estime, ne pas donner prise à la médisance, nouer de nouvelles amitiés.» 72 (Cf. Mœurs)

Relations entre êtres humains («Modération») : 1753. Voltaire [1694-1778], auteur, dans une lettre adressée à Madame Marie-Louise Denis [1712-1790], sa nièce, le 30 août 1753, auteur de :
«Vous me parlez de modération, ma chère enfant, c’est apparemment résignation que vous voulez dire.» 73 (Cf. Féminisme, Politique)

Relations entre êtres humains (Obstination) : 1812. Astolphe de Custine [1790-1857], en 1812, auteur (peu importe de qui il s’agissait) de :
«[…] Peut être n’a-t-il pas tort ; mais je ne veux pas lui donner raison, moins par entêtement que par paresse ; car si je reconnaissais son droit, il faudrait y souscrire en faisant sa volonté, et j’aime mieux continuer de faire la mienne74 Lucide …

Relations entre êtres humains (Paronïaque) : Qualifier quelqu’un-e de parano [ïaque] et /ou juger bon se prémunir de l’accusation de l’être est un moyen infallible de ne pas avoir à s’interroger sur l’analyse des causes, des explications, des analyses d’un malheur. (Cf. « Sciences » sociales. Schyzophrénie)

Relations entre êtres humains (Parole) : On «donne la parole» aux êtres humains pour retarder le moment où ils seront à même de la prendre. Seuls. Ce qui signifie attendre les circonstances les moins dommageables pour celui qui en contrôle l’accès. Jusqu’au jour où plus personne n’accepte d’attendre, ni de poser de questions, à qui que ce soit. Et où chacun-e parle en son nom, tout simplement. Dans ce qui s’appelle : un dialogue…

Relations entre êtres humains (Partage des tâches) : 2016. Slogan revivifiant lu lors de la manifestation contre la loi El Khomry, le 9 mars 2016 :
«Qui va faire la vaisselle ? Nous on fait la révolution». (Cf. Féminisme)

Relations entre êtres humains (Passion) (1) : 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 20 février 1752, écrit à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] :
«[…] Ma passion pour vous vous a fait le maître de ma destinée75

Relations entre êtres humains (Passion) (2) : 1759. Adam Smith [1723-1790], auteur, dans son livre : Théorie des sentiments moraux, de :
«Parfois nous sentons pour autrui une passion qu’il semble entièrement incapable de sentir lui-même ; car lorsque nous nous mettons à sa place, l’imagination fait naitre cette passion dans notre cœur, alors que la réalité ne le fait pas naître dans le sien.» 76 (Cf. Êtres humains. Aimer. Passion)

Relations entre êtres humains (Passion) (3) : 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, après avoir regretté qu’il n’y ait point - à l’instar de celles chargées de «corriger ou développer les instincts» - de «règles et de lois morales pour diriger et éclairer les sentiments» ; après avoir aspiré à l’existence d’un «catéchisme de l’amour», «excessif de sa nature», écrit :
«Toute ma vie j’ai été le jouet des passions d’autrui, par conséquence leur victime.» 77
Ce constat lucide, amer sur sa vie récuse tant d’analyses la concernant et oblige à profondément les renouveler. (Cf. Femme. Écrivaine, Remarquable. Sand George)

Relations entre êtres humains (Plainte) (1) : 1764. Voltaire [1694-1788], auteur dans une lettre adressée à Charles-Jean-François Hénault [1685-1770] de :
«[…] Je ne suis pas assez sot pour me plaindre […]» 78
- Ce dont il en se priva pas, par ailleurs…(Cf. Femmes. Silence, Souffrance)

(Relations entre êtres humains (Plainte) (2) : 1931. Antoni Gramsci [1891-1937], dans une lettre de prison à sa mère, en date du 24 août 1931, auteur de :
«Je ne parle pas de l’aspect négatif de mon existence, avant tout, parce que je ne veux pas être plaint. J’étais un combattant qui n’a pas eu de bonheur dans la lutte immédiate et les combattants ne peuvent et ne doivent pas être plaints lorsqu’ils ont lutté […] parce qu’ils l’ont voulu ainsi en toute connaissance de cause ; mais cela ne veut pas dire que ma vie cellulaire n’a pas son aspect négatif, qu’elle ne soit pas fort pesante et qu’elle en puisse pas être aggravée par des êtres chers. […]» 79 (Cf. Femmes. Silence, Souffrance)

Relations entre êtres humains (Plaire) (1) : Vauvenargues [1715-1749], auteur de :
«L’art de plaire, c’est l’art de tromper.» 80 Oui, simple, comme bonjour…

Relations entre êtres humains (Plaire) (2) : 2017. Concernant Theresa May, la première ministre de Grande-Bretagne, je lis, en septembre 2017, qu’après l’échec du parti conservateur aux élections législatives de juin 2017, elle «avait humblement demandé aux élus de son parti de ‘continuer à servir tant qu’il [leur] plaira‘.»
- Et cet article était situé à côté d’un second intitulé : «Theresa May en opération séduction à Tokyo.» 81
- Certes, le fait qu’elle soit une femme doit être pris en compte, mais que le transfert d’un langage traditionnellement dévolu à la sphère des relations entre deux ou plusieurs personnes soit utilisé dans la sphère politique est sans doute plus signifiant… les deux étant liées par ailleurs. (Cf. Langage, Politique)

Relations entre êtres humains (Plaisir) (1) : Penser à la fonction et à la dénomnation des « intendants des menus plaisirs » sous la royauté …
Et à leur permanence, sous oublier, dès lors, leur démocratisation.

Relations entre êtres humains (Plaisir) (2) : Lu dans le Journal de Charles du Bos [1882-1939] :
«Pour le séducteur de l’Ancien Régime, le devoir, s’il y a, n’est que de plaisir, du même ordre au fond si simple que le plaisir de l’assaut en langage militaire.» 82
À comparer avec d’autres définitions du «plaisir». (Cf. Culture. Plaisir, Patriarcat, Politique. Guerre, Séduction, Violences contre les femmes)

Relations entre êtres humains («Plan cul») : Délicate manifestation de l’évidente supériorité de la culture occidentale sur celle de ses détracteurs. Autre manifestation de ladite supériorité : faire voter une loi contre le voile islamique tout en traitant les femmes (du monde entier) comme nos sociétés le font en légitimant le proxénétisme et la pornographie. (Cf. Êtres humains. Aimer, Proxénétisme, Pornographie, Sexe. Homme)

Relations entre êtres humains («Part. Faire sa part») : [À propos du mouvement Colibris, qui fait de cette revendication : «Faire sa part», sa philosophie] Si tant est que l’abstraction de l’expression soit signifiante, et engage à quoi que ce soit, peut être un début de réflexion. Ceci posé, les femmes dans le monde font déjà amplement leur part, le plus souvent, pour d’autres qu’elles…
* Ajout. 18 février 2015. Apporter sa quote-part : déjà mieux.

Relations entre êtres humains (Personne) : 2007. Lu, à propos de Thiers [1797-1877] :
«Tout part de sa personne, tout y revient aboutir.» 83 : ce constat n’est-il pas le mieux partagé au monde ? Chez les hommes, d’abord.
- Dans le même sens, on pourrait ainsi interpréter la déclaration de Nicolas Sarkozy, le soir de sa défaite électorale, devant les militant-es UMP : «J’ai essayé de faire de mon mieux [pour protéger les français des crises].» (Cf. Homme, Femmes. Protéger, Homme «Politique». France. Sarkozy Nicolas Politique. Démocratie,)
* Ajout. Août 2017. 2017. Du même Sarkozy, à la retraite de la politique : «Je regarde beaucoup la télé.. vous savez. Je m’emmerde84

Relations entre êtres humains (Personne. Belle) : La rencontre d’une belle personne, vivante ou morte : l’un des plus beaux cadeaux de la vie ? Oublions [après l’honnête homme, l’homme de cœur, l’homme de bien, l’homme de goût…] les esprits éclairés ? les belles âmes ? les nobles caractères ? les (grand-es) intellectuel-es (terme encore couramment employé…au masculin) ? les êtres distingués ? les héros admirables ? Mais aussi, les héroïnes, les muses, les ambassadrices, les icônes, les expertes…
* Ajout. 23 janvier 2015. Insatisfaisant pour justifier la validité de l’emploi de l’expression ; mais, maintenu, eu égard à son aspiration…
* Ajout. 17 mai 2017. Nicolas Boileau [1636-1711] : «Rien n’est beau que le vrai. Seul le vrai est aimable»…
* Ajout. 14 novembre 2017. 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, réfléchissant au désespoir d’une petite fille de 7/8 ans, «déjà coquette» et accusée d’être «laide» écrit :
«Mes parents avaient dit cent fois devant moi que j’étais une superbe petite fille, et la vanité ne m’était pas venue pour cela ; je prenais cela pour un éloge donné à ma bonne conduite, car toutes les fois que j’étais méchante, on me disait que j’étais affreuse. La beauté pour les enfants me semblait donc avoir une acception purement morale85

Relations entre êtres humains («Pervers [narcissique, polymorphe…]») : Les personnes qualifiées de ‘pervers narcissiques’ - des hommes dans l’immense majorité des cas - ne font pas le mal, ne font pas du mal, parce qu’on les offense, mais elles suscitent, provoquent, inventent les offenses pour faire le mal, pour faire du mal.
Insensibles, donc, dépourvus de toute empathie, de toute humanité : ils ne vivent que par et pour la violence qu’ils infligent et qu’ils doivent donc sans cesse réactiver, la résistance de leurs victimes s’avérant un excitant supplémentaire.
Ils ne doivent dès lors jamais laisser leur cruauté sans objet ; leurs victimes n’étant que des occasions de leur soif, de leur faim de domination : toute tentative d’explication, de justification de leur part est donc perdue d’avance.
Ils ne peuvent se penser dans le monde ; ils sont le monde. Faute d’objet-s à leur violence, ils meurent ; et, pour éviter leur mort, ils doivent préalablement tuer leurs victimes, le plus souvent à petit feu, souvent pendant des années.
- La question de la validité de l’emploi de l’expression de «pervers narcissiques» qui les transforment en exceptions par rapport à la norme - l’homme normal - dès lors légitimée, est posée. En effet, alors qu’ils ne vivent, littéralement parlant, que par ou pour l’exercice du pouvoir, de leur pouvoir, ils ne peuvent donc que se comprendre par rapport aux pouvoirs mis en œuvre par le monde qui les accepte si aisément.
Ne doivent-ils pas plutôt alors être considérés comme fonctionnels dans le cadre d’un monde qui, pour être efficacement utilitariste, doit être violent, et pour cela, égotiste, psychotique, inhumain ?
- La solution pertinente, nécessaire, qui est en règle générale faite à leurs victimes : «fuyez», ne résous pas le problème - politique - qu’ils posent. 86 (Cf. Êtres humains. Soi)
* Ajout. 10 avril 2014. Entendu parler «de comptes (en banque) siphonnés». Par - grossière - analogie, me vient à l’esprit que les dits «pervers narcissiques» siphonnent les vies de leurs victimes. (« Sciences » sociales. Psychanalise)

Relations entre êtres humains (Polémique Procédés de polémique) (1) : 2005. Raymond Aron [1905-1983], auteur de :
«[Ces procédés de polémique] ne soulignent pas, de manière plaisante ou frappante, un argument valable ; tantôt ils dissimulent le problème véritable, tantôt ils camouflent l’embarras de l’auteur, tantôt ils éludent une objection évidente […] (et) visent (à en) à disqualifier un adversaire87
Utile de se remémorer cette analyse pour éviter / repousser / refuser d’inutiles discussions, si souvent, le quotidien des médias.

Relations entre êtres humains (Polémique Procédés de) (2) : 1984. Je découvre le texte de 1984 de Michel Foucault [1926-1984] intitulé : Polémique, politique et problématisation. J’y ai lu une critique de «la polémique» comme «figure parasitaire de la discussion et obstacle à la recherche de la vérité» éclairante à laquelle je ne peux, faute de pouvoir la résumer, que renvoyer. 88

Relations entre êtres humains (Préjudice) : 1759. Adam Smith [1723-1790], auteur, dans son livre : Théorie des sentiments moraux, de :
«Un individu ne doit jamais se préférer à un autre individu au point de lui nuire ou de lui porter préjudice afin d’en retirer un avantage, même si l’avantage retiré par la premier est beaucoup plus grand que le mal ou le préjudice subi par le second.[…]»
Pour ne pas faire de contresens historique, tout en sauvegardant la justesse de la position de principe, il est nécessaire de reproduire l’exemple qui suit : «Le pauvre ne doit ni tromper ni voler le riche, même si son gain lui est plus avantageux qu’elle n’est nuisible à l’autre
Pour Adam Smith, «la propriété et la vie humaine [sont] le fondement de la justice et de l’humanité89 (Cf. Politique. Morale, « Sciences » sociales. Économie. Philosophie)

Relations entre êtres humains (Proie) : Arthur Schopenhauer [1788-1860], auteur, dans un poème (s.d.), de :
«[…] Repais de tes proies qui ne sont que vanité et fausseté / Car seuls te reviennent la poussière et le clinquant. / Ta proie a peu de valeur et la perte en est minime. […]» 90 (Cf. Homme. Remarquable. Schopenhauer Arthur)

Relations entre êtres humains (Promiscuité) : 1932. Colette, auteure de : «(Dans une fumerie d’opium) […] Sa compagne aux fourrures alla retrouver la jeune femme saoule, qu’elle appela ‘ma jolie’ et je n’eus pas le temps d’incriminer leur amitié, car elles s’endormirent tout aussitôt, le ventre de l’une moulé à la croupe de l’autre, comme des cuillères dans le tiroir à argenterie91 (Cf. Êtres humains. Corps)

Relations entre êtres humains (Propres) : Il est des êtres qui croient effacer leurs turpitudes - et se refaire une beauté - en se lavant au savon des êtres propres.

Relations entre êtres humains (Question) (1) : 1981. «Vous me faites répondre avant que j’en décide» ai-je, justement, entendu de Lacan [1901-1981]. 92 Ne pas laisser le temps de la réaction est une coutume classique pour empêcher l’intelligence de s’exprimer.

Relations entre êtres humains (Question) (2) : S’interroger, avant toute réponse, sur la pertinence de l’objet questionné, sur le pourquoi de ladite question, sur la légitimité - et donc sur le pouvoir - de la personne requérant une réponse. Y penser tôt, car en donnant un accord au principe de l’interview, à celui de l’émission, on n’est plus à même, sauf rares exceptions, de récuser les questionnements ; plus encore, on est contraint-e de penser dans le cadre des catégories d’analyse de l’interviewer/euse. On est au sens propre, à leur merci ; valide pour les émissions en direct, comme pour les autres.
- «C’est moi qui pose les questions !» déclarent avec une assurance étonnante tant de journalistes lorsqu’ils/elles sont déstabilisé-es, critiqué-es par leurs «invité-es». Pourquoi certaines personnes questionnent-elles, sans avoir, elles, jamais à répondre ? Là, est le pouvoir. Aujourd’hui décrédibilisé. (Cf. Hommes. Femmes. Journalistes, Politique. Pouvoir)

Relations entre êtres humains (Question) (3) : 1977. Pierre Desgraupes [1918-1993], auteur de :
«C’est en réfléchissant, justement, à cet aspect plutôt décevant de mon métier
(l’oubli) que le dessin (ou le dessein) de ce livre m’est apparu. ‘Comment, me disais-je, voilà bientôt trente ans que tu interviewes des gens éminents, tu leur a posé, pendant toute ta vie, des tas de questions et tu ne t’es jamais demandé à toi même pourquoi tu les posais ou quelles réponses tu en attendais personnellement… c’est insensé !’» 93

Relations entre êtres humains (Question) (4) : 2014. D’emblée, invitée à une émission, le 1er juin 204, Brigitte Fontaine déclare :
«C’est moi qui pose les questions !» 94 Ça fait du bien ! Enfin, un peu de courage (Cf. Chanteuses. Françaises d’antan, Politique. Journaliste)

Relations entre êtres humains (Question. Refus de répondre à une) : Légitime. La reposer, en discuter les fondements, la reformuler, selon son entendement, si nécessaire. Et, en fonction de la réaction, décider. Là est le respect. Est-ce la situation commune, dans une émission, un commissariat, dans un emploi, lors d’un procès ? Non.

Relations entre êtres humains (Question / Réponse) (1) : Entendu : «La réponse est le malheur de la question». Et réciproquement…
- 1949. Amalgamer questions et réponses est fréquent, dans les médias notamment.
In fine, la logique conséquence est exprimée dans le 1984 d’Orwell [1903-1950] :
«Je vais vous donner la réponse à ma question95

Relations entre êtres humains (Question / Réponse) (2) : 1987. Lu ce dialogue dans le livre écrit par Michèle Rocard, alors épouse de Michel Rocard [1930-2016], laquelle s’interroge sur l’écriture d’un livre qui la concernerait :
«Il n’était pas question que je me lance dans un tel projet sans en parler à Michel. […] Lorsque je [l’]interrogeai, la réponse fut une question - j’aurais dû m’en douter : ‘Tu en as envie ? / Je ne sais, peut être… / Si tu en as envie, fais-le.’
Que faire après cela ? M’exécuter, et vite encore, car les vacances ne sont pas éternelles.
» 96 M’exécuter…(Cf. Femme. Épouse de. Rocard Michèle)

Relations entre êtres humains (Réceptivité) : Elle : «Vous m’avez beaucoup fait de bien aujourd’hui». Lui : «Je vous fait du bien à chaque fois. Simplement, aujourd’hui, vous étiez plus réceptive.» Sans doute, juste.
Mais, fut-elle réceptive à lui ou au «bien» qu’il lui a «fait» ? Qu’il lui a fait ou qu’il lui aurait fait ? Et sur quel fondements, sur quel accord de principe préalablement discuté ?

Relations entre êtres humains (Recevoir) : À celle, à celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Critique du concept de «droit» ? (Cf. Droit-s)

Relations entre êtres humains (Récompense) (1) : 1738. Voltaire [1694-1778] dans une lettre adressée vers le 10 janvier 1738 à M. de Maupertuis [1698-1759] , lui écrit :
«[…] Il vient un temps où l’estime arrache les récompenses.» 97
De l’esprit de calcul…

Relations entre êtres humains (Récompense) (2) : 1759. Adam Smith [1723-1790] dans son livre, Théorie des sentiments moraux, auteur de : «Récompenser, c’est rémunérer, rétribuer, rendre le bien pour le bien reçu. Châtier, c’est aussi rémunérer, rétribuer, mais d’une façon différente ; c’est rendre le mal pour le mal commis.» 98 (Cf. Enfants. Éducation)

Relations entre êtres humains (Remerciements) (1) : Refuser le principe des remerciements ne signifie pas en interdire l’expression, ni savoir en comprendre l’intentionnalité, ni même en exprimer soi-même. La liberté de chacun-e est aussi dans l’expression différenciée de ce que l’on considère comme un ‘remerciement’. Les discussions peuvent alors s’engager.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (2) : Un souhait : Que les femmes cessent de dire «Merci» lorsqu’un homme leur dit : «Vous êtes ravissante, en beauté, votre coiffure vous va à ravir…» etc., etc.,…

Relations entre êtres humains (Remerciements) (3) : 1975. Au MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), en 1975, à Rouen : «À aucun moment, nous avons voulu en ouvrant ce local et en faisant des avortements être de ‘merveilleuses bonnes sœurs’ au profit de quelques femmes qui auraient eu ‘la chance‘ de nous trouver. C’est pourquoi, nous vivons très mal les cas où, après l’avortement, on nous dit merci.». 99

Relations entre êtres humains (Remerciements) (4) : 2009. Joseph E. Stigliz [Prix Nobel d’Économie, Conseiller économique auprès de Bill Clinton, vice-président de la Banque mondiale entre 1997 et 2000, devenu depuis un critique du «néo-libéralisme»] remercie de nombreuses personnes en introduction de son livre La grande désillusion. Puis il écrit : «Certains membres des organisations économiques internationales qui m’ont aidé m’ont aussi demandé de ne pas les remercier, et j’ai respecté leur souhait.» 100
Révèle l’absence de la liberté d’expression dans les organisations évoquées.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (5) : 2016. Dire merci pour ne pas avoir à se remettre en cause ?
Écrit après lecture de la tribune, Levons l’omerta signée par un «Rassemblement de responsables associatifs et politiques de tous bords», concernant la dénonciation du harcèlement sexuel, dans lequel on pouvait lire :
«Merci à celles qui ont eu le courage de briser la loi du silence et de mettre, avec encore plus de force dans le débat public, la réalité de ces comportements.» 101 (Cf. Justice, Politique. Loi, Violences contre les femmes. Harcèlement sexuel)

Relations entre êtres humains (Reniement) : Ils ont exigé leur reniement pour ne pas, personnellement, avoir se déjuger.

Relations entre êtres humains (Respect) (1) : Le respect fait taire la reconnaissance.

Relations entre êtres humains (Respect) (2) : 1967. Jacques Brel [1929-1978], auteur de :
Relations entre êtres humains(Respect) (3) : 1983. Chantal Akerman [1950-2015], auteure de :
«L’amour induit un tas de choses…Le respect, non. Le respect, c’est pas la névrose, le respect, c’est génial.» 102

«Quelqu’un qui demande impose le respect103

Relations entre êtres humains (Respect) (4) : 2017. Il dit :
«Je ne fume pas devant mon père. C’est une marque de respect.» Non. C’est le signe d’un interdit.

Relations entre êtres humains (Rire) : Rire d’un-e adversaire est, une expression de sa propre faiblesse qui, souvent, annonce la lâcheté qui suit.

Relations entre êtres humains (Rupture) : 1855. George Sand [1804-1874], évoquant dans l’Histoire de ma vie sa relation avec Frédéric Chopin [1810-1849] écrit :
«[…] Nous ne nous sommes donc jamais adressés un reproche mutuel, sinon une seule fois, qui fut, hélas !, la première et la dernière. Une affection si élevée devait se briser, et non s’user dans des combats indignes d’elle.» 104

Relations entre êtres humains (Sarcasme) : Le sarcasme masque souvent la gêne du jugement.
- Et dans la foulée…l’ironie évite l’argumentaire.

Relations entre êtres humains (Séduisant-es) : 1958. Michèle Bernstein [membre fondatrice de l’Internationale situationniste, épouse par ailleurs de Guy Debord 1931-1994, lui aussi, membre fondateur de l’Internationale situationniste] à propos des Situationnistes, auteure, en 1958, de :
«Nous sommes devenus plus forts, plus séduisants donc.» (1er bulletin de l’Internationale situationniste). 105
Une autre vision du gauchisme…

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (1) : Au nom de la défense de l’homosexualité, du risque de stigmatiser les porteurs du virus, d’affaiblir l’efficacité des politiques de dépistage, du pseudo «principe de responsabilité partagée», des millions de femmes ont été et sont encore les victimes impuissantes de toute protection du VIH par les hommes, maris, violeurs, «clients», etc.
- La responsabilité des associations homosexuelles anti-sida est accablante. (Cf. Femmes. Sida, Hommes, Sida, Sexe. Préservatif)
* Ajout. 27 septembre 2017. 1994. Lu dans le livre de 1994 d’Act Up. Le sida, Combien de divisions ? : «Act Up est un groupe de militants qui se retrouvent dans la même communauté, celles des minorités toujours oubliées et réprimées : les homos, les lesbiennes, les toxicos, les malades, le sourds, les prisonniers et qui expriment à travers une identité médiatiquement forte un combat collectif contre l’épidémie.» 106 (Cf. Femmes. Sida, Sexe. Préservatif)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (2) : 2000. Daniel Defert, président fondateur [1984-1991] de la première association française de lutte contre le sida Aides, récusa en 2000 l’emploi de l’expression de «porteur sain» au nom de l’argument qu’elle transformerait des «agents à traiter» en «agents de contamination.» 107
La question de la responsabilité de chacun-e, subsumée dans une politique de «Santé publique», est ici, sans nuance, exclue. (Cf. Femmes. Sida, Sexe. Préservatif)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (3) : 2014. François Dosse écrit, en 2014, concernant le père de Cornelius Castoriadis [1922-1997] :
«[…] Le plus souvent le fils souffre de l'autoritarisme et de l'inconséquence de son père. César est en effet un homme à femmes qui néglige son épouse au point que lorsqu'il contracte la syphilis, il lui transmet la maladie. S'il lui prend la peine de se soigner, elle ne bénéficiera d'aucun soin. La mère de Cornelius en mourra en 1938, à l'issue d'une longue maladie qui l'aura finalement plongée dans la folie et l'incontinence. Devenue prématurément grabataire, elle est prise en charge par Cornélius qui n'a alors que seize ans. […]» 108
- Il est des «transmissions» assassines ; il est de l’absence de jugement critique, de terribles cautions. (Cf. Femmes. Sida, Hommes. Sida, Patriarcat. Père)

Relations entre êtres humains (Solidarité) : La solidarité n’a de sens que par rapport à la finalité qu’elle s’assigne, indissociable des moyens qu’elle se donne pour y parvenir.

Relations entre êtres humains (Statu quo) : Lorsque vous entendez : «Que pouvais-je faire de mieux ? Qu’auriez-vous fait à ma place ?» soyez sûr-es que la question a pour cause, et souvent pour effet, de justifier le statu quo.

Relations entre êtres humains (Subordination) : 1759. Adam Smith, dans son livre Théorie des sentiments moraux, évoque certains hommes «des plus misérables qui peuvent s’abaisser à devenir [des] subordonnés109
- Une note des traducteurs précise : «C’est ‘dépendant’ [en anglais] qui est traduit par ‘subordonnés’, terme qu’il faut donc comprendre à la fois comme ‘inférieurs’ et ‘dépendants’». Le distinguo est d’importance…

Relations entre êtres humains (Supériorité) : 2017. Entendu [adressé à une personne handicapée] : «Ah ! dites vrai ! Se moque-t-on vraiment de vous dans la rue ?» : feindre de s’étonner de la bassesse de l’autre pour mieux affirmer sa supériorité (morale)…et évacuer toute analyse critique du monde.

Relations entre êtres humains ([Traités de] Savoir vivre) (1) : Impositions formelles. Maintiennent l’ordre bourgeois, démocratiquement calqué sur l’ordre aristocrate. Colmatent en les déguisant les peurs réciproques. Interdisent l’expression de toute individualité. Effacent toutes traces de sentiment vrais. Asservissent à la bienséance, fondée sur le respect d’une étiquette. Entérinent la peur du qu’en-dira-t-on. Un monde de conventions qui codifient et figent des logiques de valeurs fondé sur le paraître, c’est à dire sur des non valeurs. Marquent la hiérarchie des classes sociales. Aggravent la domination masculine : le ‘foyer’ étant censé être le royaume des femmes, ce sont sur elles que pèse le plus sévèrement le prix du respect de ces ‘bienséances’, de ces normes arbitraires, si opposées à la politesse, à la joie de vivre.
- Nouvel intitulé [2012] : «Self help books».

Relations entre êtres humains ([Traités de] Savoir vivre) (2) : 1855. George Sand [1804-1876], concernant sa belle-mère, Madame Dudevant, écrit : «Ce n’est pas qu’elle ne fût aimable : elle était gracieuse à la surface, un grand savoir-vivre lui tenant lieu de grâce véritable. […]» 110

Relations entre êtres humains (Tutoiement) : 1959. Colette [1873-1954], auteure de :
«[...] Je préfère ne pas écrire à Schwob [Marcel. 1867-1905]. Il ne veut plus que je le tutoie, et comme je le tutoie en pensée, ça me fatigue de traduire.» 111

Relations entre êtres humains (Vanité) (1) : Vanité et [défense des ses] intérêts font souvent bon ménage.

Relations entre êtres humains (Vanité) (2) : Ce qui est qualifié de vanité peut aussi s’avérer un légitime contentement de soi et n’être employé que pour dévaluer un acte, un sentiment, un jugement ; tout dépend de celui, de celle qui émet le jugement, de celui, de celle auquel le terme s’adresse.

Relations entre êtres humains (Vengeance) (1) : 1755. Voltaire [1694-1788] commence sa lettre en date du 20 avril 1755 adressée à Michel Guyot de Merville [1685-1755] par cette phrase :
«La vengeance, monsieur, fatigue l’âme, et la mienne a besoin d’un grand calme.» (Cf. Femmes. Vengeance)

Relations entre êtres humains (Vengeance) (2) : 1772. Voltaire [1694-1788], écrit à Adrien-Michel-Hyacinthe Blin de Sainmore [1733-1807], le 20 avril 1772
«  […] Au reste, vous feriez fort bien de vous défendre. Celui qui écrase un scorpion dont il est mordu n’a aucun reproche à se faire. La guerre défensive est de droit naturel ; il y a même de la pusillanimité à se laisser insulter. Bien des gens croient que si l’on ne se défend pas ce n’est que par faiblesse. Il y a du plaisir et de la justice à punir les méchants. Soyez sûr que lorsque vous vous vengerez en vengeant tant de gens de mérite, vous vous ferez beaucoup d’honneur, et qu’il est très bon d’assommer dans la boue les crapauds qui croassent. » 112 (Cf. Femmes. Vengeance)

Relations entre êtres humains (Vérité) : 1738. Voltaire [1694-1788], dans une lettre adressée, le 27 mars 1788, à l’abbé Moussinot [ ?- ?], concernant un dénommé Darnaud «qui avait promis d’apprendre à écrire», lui écrit : «C’est un sot. Dite- lui cette vérité pour son bien113

Relations entre êtres humains (Voisin-es d’immeuble) : Deux souvenirs de plus de vingt années vécues à Neuilly concernant les contacts avec les voisin-es de notre [grand] immeuble : les premiers jours, pour demander à mes parents [dont les ami-es étaient autres et ailleurs….] que ma sœur et moi soyons «Enfants de Marie» ; les derniers jours, afin de leur demander de partager les frais de transport d’un ramoneur de cheminée.
- «Parlez à vos voisins» fut l’un des innombrables slogans de mai 68.

Relations entre êtres humains (Vol) : Avant de juger un vol, distinguer ce qui relève de l’acte irraisonné, du désir, du besoin, pour soi, pour d’autres (et lesquels ?) de la nécessité (sur quels fondements ?) et de la négation, du déni de l’autre, de la frustration, de la vengeance, de l’accusation de la société (et sur quels fondements ?). Cet exercice, sans doute plus utile que les débats sur la [l’in] ‘conscience’ participerait à la prise de conscience des rapports entre soi et les autres.
- En tout état de cause, à petite ou grande échelle, jugé ou non ‘moral’, ‘injuste’, ‘illégal’ ….le vol opère une redistribution des revenus.

Relations entre êtres humains (Woolf Virginia) : Virginia Woolf [1882-1941] écrivit dans sa vie 4000 lettres. Sur leur signification, Cf., note. 114

II. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Aimer / Haïr :

I. Aimer :

Relations entre êtres humains (Aimer) : Implique - a minima - de reconnaître l’autre et d’exister par soi-même. Serait-ce la première ou la seconde condition qui fasse le plus souvent défaut ?
- Ringard. Remplacer par «baiser» : chic, car convivial, grossier et ‘libéré’.

Aimer (Alceste) : 1666. Alceste dans Le misanthrope de Molière [1622-1673] évoquant sa conception de l’amour à Célimène :
«[…] Oui, je voudrais qu’aucun ne vous trouvât aimable, / Que vous en fussiez réduite à un sort misérable, / Que le Ciel, en naissant, ne vous eût donné rien, / Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, / Afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice / Vous pût d’un pareil sort réparer l’injustice, / Et que j’eusse la joie et la gloire, en ce jour, / De vous voir tenir tout des mains de mon amour.» 115

Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (1) : Ovide [43 avant J.C- 17/18 après JC], auteur d’un sale livre L’art d’aimer - que rien ne rachète - et qui n’a rien à voir ni avec l’art, ni avec l’amour, à moins que ce dernier terme ne soit compris comme justifiant des siècles de dominations. Ce livre légitime en effet artifices, mensonges, dissimulation, duplicité, double jeu, infidélité, corruption, fausseté, lâcheté…Véritable manuel du harcèlement et du bien-fondé du viol, de la violence à l’encontre des seules femmes : tous les arguments les ayant depuis des siècles justifiés sont déjà présents. (Cf. Femme. Flèche)

Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (2) : Michel Onfray, auteur de :
«[...] Ainsi, avec Ovide dont L’art d’aimer propose magistralement la quintessence du traité de libertinage. Tout dans cet ouvrage mérite aujourd’hui lecture, relecture et médiations attentives. Y compris ce qui appelle dépassement, ajustement ou formulation adaptée au troisième Millénaire. […]
Ovide propose un art, à savoir une technique, un savoir-faire, une théorie qui vise la pratique et suppose la passage à l’acte libertin. [...]
Le précepte qui anime l’Art d’aimer brille en toute simplicité ; céder occasionne moins de souffrance que résister. […]
Ovide propose une dissociation radicale de l’amour, de la sexualité, de la procréation, de la tendresse, du mariage, de la fidélité. Chacune de ces instances fonctionne de manière autonome et selon son ordre propre. […]» 116

Aimer (Belle Marie-Paule) : 2017. Marie-Paule Belle, concernant Françoise Mallet-Joris [1930-2016] :
«Françoise, c’était en même temps, comme ma sœur, ma mère, à la fin, ma fille, mon amante, mon amour. […]» 117

Aimer (Belle de Charrière Isabelle) : 1764. Isabelle de Charrière [1740-1805], auteure de :
«[…] Si vous voulez que je vous aime toujours, il n’y a qu’à être toujours aimable.» (sans source) 118

Aimer (Bakounine Michel) : 1849. Bakounine [1814-1876], auteur de :
«Aimer, c’est vouloir la liberté, la complète indépendance de l’autre, le premier acte du véritable amour. C’est l’émancipation complète de l’objet que l’on aime ; on ne peut véritablement aimer qu’un être parfaitement libre, indépendant, non seulement de tous les autres, mais même et surtout de celui dont il est aimé et qu’il aime lui-même. Voilà ma profession de foi politique, sociale et religieuse, voilà le sens intime, non seulement de mes actions et de mes tendances politiques, mais aussi autant que je puis celui de mon existence particulière et individuelle ; car le temps où ces deux genres d’actions pouvaient être séparées est bien loin de nous ; maintenant l’homme veut la liberté dans toutes les acceptions et toutes les applications de ce mot, ou bien il ne la veut pas du tout. Vouloir en aimant la dépendance de celui que l’on aime, c’est aimer une chose et non un homme, car l’homme en se distingue de la chose que par la liberté ; et si l’amour aussi impliquant la dépendance, il serait la chose la plus dangereuse et la plus infâme du monde, parce qu’il [aurait] remis alors une source intarissable d’esclavage et d’abrutissement pour l’humanité.» 119

Aimer (Conquêtes) : 1665. Lorsqu’évoquées, penser à Don Juan évoquant ses «conquêtes» et déclarant à Sganarelle :
«J’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire et victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs ; je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y ait d’autres mondes, pour pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.» 120 (Cf. Guerre. Frontières, Homme. Remarquable. Don Juan. Mozart)

Aimer (Corps) : Il vous dit : «J’aime tes yeux, tes seins, tes fesses, tes jambes, ton corps» etc.…Il ne vous aime pas. Aimer les «parties» [du corps, qui plus est], c’est mépriser le «tout» : vous. (Cf. Êtres humains. Corps)

Aimer (Jankélévitch Vladimir) : Vladimir Jankélévitch [1903-1985], auteur de :
«Être aimé… Je crois toujours qu’on aime d’ailleurs. C’est un grand défaut. Ça vous rend malheureux en amour, ça vous rend malheureux en toutes choses. De croire qu’on est aimé
Une légère confusion entre «aimer» et «être aimé», me semble-t-il… 121 (Cf. «Sciences» sociales. Philosophie)

Aimer (Jerphanion Lucien) : 2012. Lucien Jerphanion [1921- 2011], auteur de :
«Connais-toi toi-même et fais ce que tu aimes.» 122 Avec qui ? Avec quelles conséquences pour autrui ? Dans quel monde ? Pour quel futur ? (Cf. Être humain. Soi, «Sciences» sociales. Philosophie)

Aimer (Lafayette Madame de) (1) : 1653.1692. Madame de Lafayette [1634-1693], auteure de :
- Le 18 septembre 1653 dans une lettre adressée à Gilles Ménage [1613-1692] :
«Je suis si persuadée que l’amour est une chose incommode que j’ai de la joie que mes amis et moi en soyons exempts» ;
- Le 6 novembre [1655 ?], au même :
«Je vous aime et vous estime autant que j’ai jamais fait.» ;
- Le 5 septembre 1656, au même :
«Puisse que toutes les assurances que je vous donne de mon amitié ne vous persuadent pas, je ne sais ce qu’il faut faire pour vous en persuader. Il me semble que quand je dis que j’aime quelqu’un, il faut me croire car ne je le dis pas si souvent. adieu.»
- Le 24 janvier 1692, «dans un billet que l’on considère comme le dernier qu’elle adressa à Madame de Sévigné [1626-1696] elle lui écrit :
«Croyez, ma très chère, que vous êtes la personne du monde que j’ai le plus véritablement aimée.» 123

Aimer (Lafayette Madame de) (2) :
Dans le portrait présumé de Madame de Lafayette par La Rochefoucauld [1613-1680], on lit :
«L’ambition ne vous travaille point ; la crainte, l’espérance et le désir, ne vous agitent en quelque façon que ce soit ; et s’il y a quelque chose en vous condamnable, c’est seulement une certaine aversion invincible que vous avez indifféremment pour tout ce qui a de l’amour pour vous.» 124 Pas vraiment lucide…

Aimer (Moustaki Georges) : 2003. George Moustaki [1934-2013], auteur de :
«Quand on aime les femmes, on aime les femmes qui aiment les femmes125

Aimer (Portalis Jean-Étienne-Marie) : Portalis [1746-1807] ‘Père’ du Code civil de 1804, auteur de :
«Je sers qui m’aime126
- À faire connaître avant toute inscription en Facultés de droit ? (Cf. Justice. Droit, Famille. Mariage)

Aimer (Rousseau Jean-Jacques) : 1760. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans une lettre datée du 17 juin 1760. à Voltaire [1694-1778], dont voici la fin, auteur de :
«[…] Je ne vous aime point Monsieur ; vous m’avez fait des maux qui pouvaient m’être les plus sensibles, à moi votre disciple et votre enthousiaste. Vous avez perdu à Genève, pour le prix de l’asile que vous y avez reçu ; vous avez aliéné de moi mes concitoyens pour le prix des applaudissements que je vous ai prodigués parmi eux : c’est vous qui me rendez le séjour de mon pays insupportable, c’est vous qui me ferez mourir en terre étrangère, privé de toutes les consolations des mourants et jeté pour tout honneur dans une voirie, tandis que, vivant ou mort tous les honneurs qu’un homme peut attendre vous accompagneront dans mon pays.
Je vous hais, enfin, vous l’avez voulu : mais je vous hais en homme encore plus digne de vous aimer si vous l’aviez voulu.
De tous les sentiments dont mon cœur était pénétré pour vous il ne reste que l’admiration qu’on ne peut refuser à votre beau génie, et l’amour de vos écrits.
Si je ne puis honorer en vous que vos talents, ce n’est pas ma faute.
Je ne manquerais jamais au respect que je leur dois, ni aux procédés que ce respect exige. Adieu, Monsieur.» 127 (Cf. Haïr)

Aimer (Voltaire) (1) : 1753. Lettre de Voltaire [1674-1778] à Marie-Louise Denis [1712-1790], sa nièce, qu’il écrit à d’autres considérer «comme sa fille», auteur, le 3 septembre 1753 :
«[…] Moi, ne point vous aimer ! Mon enfant, je vous adorerai jusqu’au tombeau. Je vous aime tant que je n’irai point dans ce château où il y un tiers qui vous aime aussi : je deviens jaloux à mesure que je m’affaiblis [Il a 59 ans, elle, 41 ans], ma chère enfant. Je voudrais être le seul qui eut jamais le bonheur de vous foutre, et je voudrais à présent n’avoir jamais eu que vos faveurs, et n’avoir déchargé qu’avec vous. Je bande en vous écrivant, et je baise mille fois vos beaux tétons et vos belles fesses. Eh bien, direz-vous que je ne vous aime pas ! […]» 128 (Cf.
Êtres humains. Amour. Relations entre êtres humains. Faire l’amour, Hommes. Bander. Jaloux, Pornographie)
N.B. Cette lettre ne saurait être représentative ni de l’emploi du verbe «aimer» par Voltaire, dont il use et abuse, ni de ses relations avec sa nièce qu’il finira par appeler : «maman».

Aimer.Voltaire) (2) : 1767. Dans la lettre de Voltaire [1674-1778], le 5 janvier 1767, à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786], celui-ci lui écrit : «J’étais fait pour vous» 129
La plus belle déclaration d’amour ? Et la plus terrifiante ?

Aimer (Voltaire) (3) : 1770. Dans la lettre de Voltaire [1674-1778], le 28 août 1770, à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], qui accepte d’être appelée par lui «[sa] favorite» [Elle «prend même hardiment ce titre». Lettre du 20 juillet 1770], celui-ci lui écrit :
«[…] vous êtes devenue ma passion dominante [...].» 130

Amant-es :

Amants (1) : 1844. Hortense Allart de Méritens, [1801-1879) auteure, en 1844, un an après son mariage, de :
«Ô mes amants, mes aimables amants, amants d’un jour, de dix ans, amants d’indignations, amants de cœur, combien tout cela revient avec charme à la mémoire quand on vit seule et opprimée131 (Cf. Famille (Mariage)

Amants (2) : Ils se qualifiaient de «bons amants» d’autant plus aisément qu’ils n’avaient pas eu de concurrents. Ou, plus souvent sans doute encore, que ceux auxquels ils pouvaient être comparés ne pouvaient être évoqués. Heureusement, de moins en moins fréquent, mais le non-dit est encore très prégnant.
- Réjouissante rupture du fait de l’inversion du non-dit : Rachida Dati, alors candidate à la mairie de Paris à Claude Goasgen, député UMP, qui avait osé lui dire : «Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3» lui répondit : «Tu te prends pour quoi pour me parler sur ce ton? Tu t'y crois autorisé parce que j'ai refusé de coucher avec toi ?» 132

Amant et mari (1) : L’amant se retire à l’arrivée du mari : la confirmation par le premier du bon droit d’usage du second. Comment peut-on dès lors respecter et le mari et l’amant ? Quitter les deux. (Cf. Famille. Mariage)

Amant et mari (2) : 1907. Léon Blum [1872-1950] auteur en 1907 de :
«Et pour choisir un mari, le jugement serait plus sûr et plus libre, si l’on avait d’abord eu l’amant !» 133 Juste.
Il fut un temps où je défendais, en petit comité, la thèse selon laquelle il devrait être interdit d’épouser le premier homme avec lequel une relation sexuelle avait eu lieu…

Amour :

Amour : Invalide dans son principe même celui de justice. D’où, notamment, la perpétuation de l’excuse pour crime dit «passionnel». (Cf. Justice, Violences patriarcales)

Amour (Arabe) : Éric Geoffroy, auteur de : «En arabe, il y a 60 mots pour désigner ‘l’amour’». 134

Amour (Aveugle) : 2003. Une femme - vivant avec 1.500 Frs par mois - qui avait travaillé toute sa vie gratuitement pour son mari, lequel était parti avec tout l’argent du couple à Tahiti, constatait, concluait simplement, sans plus de regrets, semblait-il, du moins à l’entendre :
«L’amour est aveugle».

Amour (Brassens Georges) : George Brassens [1921-1981], auteur de : «[…] Parlez-moi d'amour et je vous fous mon poing sur la gueule / Sauf le respect que je vous dois. […]» 135

Amour (Chose) : 1932. René Crevel [1900-1935], auteur, en 1932, de :
«La rage possessive s’obstinait à voir, jusque dans la créature préférée une simple chose à prendre. Et certes, pour que les affirmation : ‘tu es ma chose, je te possède’ et les acquiescements : ‘je suis ta chose, prends moi’, fussent devenus des cris réflexes de la jouissance, il fallait bien que l’inégalité eût été, une fois pour toutes, admise entre et par les éléments du couple. D’où notion d’un amour esclavage, lequel, avec ce qu’il sous-tend de remords de la part du maître abuseur, de ressentiment de la part de l’esclave-abusée, devient vite amour enfer.» 136 (Cf. Politique. Abus. Égalité. Esclavage)

Amour (Faire l’amour) (1) : Remplacer cette monstrueuse expression par : s’aimer, s’unir de et par les corps, sexuellement (et par l’esprit, l’émotion, si possible…), se confondre avec et dans une autre personne, s’étreindre ; [s’]échanger, partager l’amour…, tout ceci étant par ailleurs fort peu satisfaisant ?
Par ailleurs, du seul fait qu’il soit possible d’écrire, de dire, de «faire l’amour», sans avoir à dire, à expliciter «avec qui» risque fort d’invalider l’expression.
- Vrai aussi pour : «avoir des relations sexuelles». (Cf. Langage. Verbe. Faire, Libertinage, Sexe-s)
* Ajout. 19 février 2018. Autre formulation : «Se taper des nénettes» [ou des mecs]. 137

Amour (Faire l’amour) (2) : Sursignifié, surinvesti, survalorisé, surestimé, à l’exception de trop rares moments de vie, trop vite oubliés.

Amour (Faire l’amour) (3) : Ce sont deux êtres qui s’accordent l’un à l’autre. Pas deux corps. (Cf. Êtres humains. Corps)

Amour (Faire l’amour) (4) : Il voulait entrer en elle pour sortir de lui ; elle voulait qu’il entre en elle pour sortir d’elle.

Amour (Faire l’amour) (5) : 1725. Voltaire [1794-1778], le 17 septembre 1725 (concernant le mariage de Louis XV [1710-1774], à 15 ans donc, et de Marie Leszczynska [1703-1768], laquelle avait 22 ans, qui eut lieu le 5 septembre 1725) dans une lettre écrite à la marquise de Bernières, écrit :
«On fait tout ici (à Fontainebleau) pour réjouir la reine. Le roi s’y prend très bien pour cela. Il s’est vanté de lui avoir donné sept sacrements pour la première nuit, mais je n’en crois rien du tout. Les rois trompent toujours leurs peuples. [...]» 138

Amour (Faire l’amour) (6) : 1733. Voltaire [1794-1778], dans une lettre en date du 14 juillet 1733 à M. de Cideville [1693-1776] concernant Melle Pelissier [1707-1749] chanteuse d’Opéra :
«Pour Melle Pélissier, elle se soutient encore attendu que le chevalier de Brassac la fout trois coups toutes les nuits. On dit que cela fait beaucoup de bien à la voix des femmes139

Amour (Faire l’amour) (7) : 1747. 1748. Voltaire [1794-1778], adresse en septembre 1747 un poème à Marie-Louise Denis [1712-1790], dont il était l’amant qui se termine ainsi :
« [...] Comme vous je voudrais chanter / Cet amour qui par vous sait plaire : / Mais il faudrait se mieux porter / Pour en parler et pour le faire.»
- Il lui écrit aussi (en italien), le 27 juillet 1748 :
«[...] et si le malheureux état de ma santé me le permet, je me jetterai à vos genoux, et je baiserai toutes vos beautés. En attendant j’applique mille baisers aux seins ronds, aux fesses enchanteresses, à toute votre personne qui m’a fait si souvent bander et m’a plongé dans un fleuve de délices140 (Cf. Être humain. Aimer. Relations entre êtres humains. Voltaire) (1)

Amour (Faire l’amour) (8) : 1765. Voltaire [1794-1778], concernant les relations d’un amant de Melle Clairon [1723-1803] dans une lettre en date du 23 août 1765 au duc de Richelieu [1696-1788] – qui fut aussi son amant, écrit qu’il «la rata trois nuits de suite, de ma connaissance». 141 (Cf. Homme. Grossier)

Amour (Faire l’amour) (9) : 1765. Voltaire [1794-1778], corrigeant une lettre écrite en 1752, auteur, en décembre 1765, de : «C’est lui [l’abbé de Chateauneuf] à qui cette célèbre vieille fit la plaisanterie de donner ses tristes faveurs à l’âge de soixante et dix ans142

Amour (Faire l’amour) (10) : 1830. Stendhal [1783-1842], dans Le rouge et le noir, auteur de :
«Quelques heures après, quand Julien sortit de la chambre de Madame de Rénal, on eut pu dire, en style de roman, qu’il n’avait plus rien à désirer.» Suivi quelques lignes plus loin, de :
«Et même quand elle n’eut plus rien à lui refuser, elle […]»
- Puis, plus loin, lorsque, après le séminaire, il retrouve Madame de Madame de Rénal : «Ainsi, après trois heures de dialogue, Julien obtint ce qu’il avait désiré avec tant de passion pendant les deux premières143

Amour (Faire l’amour) (11) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, concernant les «amours» de Fantine et de Tholymyès, auteur de :
- «Quoi qu’elle [Fantine] n’eût rien refusé, on ne le verra que trop, à Tholymyès […]
- «Une heure après, quand elle fut rentrée dans sa chambre, elle pleura. Comme nous l’avons dit, c’était son premier amour ; elle s’était donnée à ce Tholymyès comme à un mari, et la pauvre fille avait un enfant.»
- «Le père de son enfant parti - hélas ces ruptures-là sont irrévocables - elle se trouva absolument isolée […].»
- «Dix mois s’étaient écoulé depuis ‘la bonne farce’ [pour les quatre jeunes gens, dont Tholymyès, d’avoir abandonné leurs amies]. […] Son cœur devint sombre à l’endroit de cet homme ? Quel parti prendre pourtant ? Elle ne savait plus à qui s’adresser. Elle avait commis une faute, mais le fond de sa nature, on s’en souvient, était pudeur et vertu.» 144 (Cf. Femme. Mère, Homme. Père)

Amour (Faire l’amour) (12) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, évoquant la nuit de noces de Cosette et de Marius, écrit :
«  Si, à cette heure suprême, les époux éblouis de volupté et qui se croient seuls, écoutaient, ils entendraient de leur chambre un bruissement d’ailes confuses. La bonheur parfait implique la solidarité des anges. Cette petite alcôve obscure a pour plafond tout le ciel. Quand deux bouches, devenues sacrées par l’amour, se rapprochent pour créer, il est impossible qu’au-dessus de ce baiser ineffable il n’y ait pas un tressaillement dans l’immense mystère des étoiles. » 145 (Cf. Êtres humains. Corps. Bouche, Sexe-s […] )

Amour (Faire l’amour) (13) : 1868. Jean-Marie Déguignet [1834-1904], dans ses Mémoires, décrit son mariage et sa nuit de noces avec Marie-Yvonne, dont voici certains passages :
«Nous nous trouvions là, au milieu de ce bois, dans un nid d’amour, loin des regards indiscrets, deux êtres peins de vie, de santé et de sève. Elle avait dix-neuf ans, paysanne forte et belle, et vierge encore, et moi, trente-quatre, toute la force de l’âge et non encore contaminé par des amours bestiales, comme beaucoup le sont à cet âge. Nous étions donc dans les meilleures conditions possibles pour nous livrer à l’amour vrai, à ce bonheur suprême auquel toutes les créatures ont droit. […]
Oui, quand deux êtres se trouvent ainsi pour la première fois, deux êtres jeunes et vigoureux poussés l’un vers l’autre par les mêmes sentiments et les mêmes besoins débordants, le moment est réellement sublime. […]
Nous pûmes nous livrer à ce bonheur suprême sans crainte, sans scrupule, sans fausse honte, avec tous les dons que la mère nature nous ait gratifiés. Jamais ce bonheur sublime ne fut mieux goûté ni mieux partagé qu’il ne le fut par nous deux, en vrais enfants de la nature, dans toutes nos forces et la maturité, dans la confusion et la fusion de nos deux êtres qui ne faisaient plus qu’une et même chair. […]
Oui, pour ces quelques heures de suprême bonheur, j’ai pardonné à Marie-Yvonne toutes les douleurs dont j’ai été accablé plus tard.» 146

Amour (Faire l’amour) (14) : 1932. George Orwell [1903-1950], auteur, dans une lettre adressée à une amie, en 1932, de :
«Très chère Eleanor, c’est tellement gentil de ta part de dire que tu pensais à nos journées ensemble avec plaisir. J’espère que tu me permettras encore de te faire l’amour un jour ou l’autre, mais sinon, cela n’a pas d’importance, je te serais toujours reconnaissant d’avoir été gentille avec moi147
Comme cela est simple à exprimer…

Amour (Faire l’amour) (15) : 1939. Refrain de la chanson Comme de bien entendu ! interprétée par Arletty [1898-1992] :
«Elle était jeune et belle, : Comme de bien entendu ! Il eut le béguin pour elle / Comme de bien entendu ! / Elle était demoiselle, / Comme de bien entendu ! / Il se débrouilla pour qu'elle ne le soit plus! / Comme de bien entendu !» 148

Amour (Faire l’amour) (16) : 1940. Lu dans le Journal de Gide [1869-1951] :
«Cherchant les instants de la vie que l’on aurait le plus de goût à revivre, j’en viens à douter si ce ne sont pas ceux de pure volupté ; je veux dire de volupté purement sensuelle et où ne se mêlait aucunement le sentiment et la pensée. Mais je ne dis pas que ce soient les moments que je revivrais le plus volontiers, car si grand que soit l’ébranlement nerveux qu’ils nous causent, notre être profond n’en est pas beaucoup enrichi.» 149
- La fin, fort juste. (Cf. Famille, Femme-s, Homme-s, Langage. Verbe. Faire, Patriarcat, Sexe […])

Amour (Faire l’amour) (17) : 1972. Strophe de la chanson de Michel Sardou, J’habite en France :
« Y ‘en a qui pensent et c’est certain / Que les Français se défendent bien / Toutes les femmes sont là pour le dire / On les ferait mourir de plaisir / À les entendre, on croirait bien / Que y a que les français qui font ça bien »

Amour (Faire l’amour) (18) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], dans Parole de femme, auteure de :
« […] Je cherche sans trouver un mot qui, comme par hasard, manque : ni coït brutal et technique, ni amour, prude et religieux, ni baise, railleurs au fond et agressif, mais quoi, alors ? Où est-il le mot vrai de nos corps ensemble ?» 150 (Cf. Langage)

Amour (Faire l’amour) (19) : 1974. Lu dans Paysannes des marais, de Mary Chamberlain, écrit en 1974, le récit d’Ann Sharman, 20 ans, mariée à 17 ans, enceinte de son deuxième enfant, et dont le mari est manœuvre :
«[…] J’avais 17 ans quand je me suis mariée, mais j’étais enceinte. […] Il me semble que je suis tombée enceinte la première fois parce qu’il n’y avait rien à faire au village. On sortait ou des trucs comme ça, mais il n’y avait vraiment pas grand’ chose à faire. […]» 151

Amour (Faire l’amour) (20) : 1978. Stance de la chanson : Ah tu verras, tu verras - paroles et musique de Chico Buarque - chantée notamment par Claude Nougaro [1929-2004] :
«Et j´irai réveiller le bonheur dans ses draps / Je crèv´rai son sommeil, tu verras, tu verras / Je crèv´rai le sommier, tu verras, tu verras / En t´inventant l´amour dans le cœur de mes bras / Jusqu´au matin du monde.» (Cf. Culture, Hommes, Patriarcat, Violences)

Amour (Flaubert Gustave) : Gustave Flaubert [1821-1880], auteur dans sa correspondance, de :
«L’amour est comme un besoin de pisser. Qu’on l’épanche dans un vase d’or ou dans un pot d’argile, il faut que ça sorte. Le hasard seul nous procure les récipients. […]» 152
- En regard, Louise Colet écrivait le concernant :
«Gustave m’aime exclusivement pour lui, en profond égoïste, pour satisfaire ses sens et me lire ses ouvrages. Mais de mon plaisir, mais de ma satisfaction, peu lui importe ! […]» 153 (Cf. Femme. Écrivaine. Colet Louise)

Amour (Fontaine Brigitte) : «L’amour, c’est du pipeau, c’est bon pour les gogos» chanté par Brigitte Fontaine : revigorant. Facile ? … (Cf. Femme (Artiste. Fontaine Brigitte)

Amour (Femmes) : Si toutes les femmes pour lesquelles des «odes à l’amour», des chansons d’amour ont été écrites avaient pu librement parler, le terme aurait sans doute perdu de sa si aliénante capacité d’attraction.

Amour (France Anatole) : Anatole France [1844-1924], auteur, à son amante, de :
«Oh ! ma pensée, ô ma chair, ô mon amour, comme je me reposerais délicieusement en toi, si je n’y trouvais que moi-même et que moi seul.» 154
Un regret de lui et/ou une critique d’elle ? (Cf. Êtres humains. Soi)

Amour (Gide André) : 1929. Lu dans le Journal de Julien Green [1900-1989], le 29 septembre 1929 :
«Gide [1869-1951] hier […] est venu me voir. […] Il m’a parlé […] ‘Je me sens jeune avec les jeunes gens. Ils m’empêchent de vieillir.’ Puis ceci : ‘Sans Marc [Allégret.1900-1973], je serais déjà tout racorni’. Il me parle ensuite de mon bonheur et me demande si je m’en rends bien compte…Je lui dis combien l’amour m’a fait souffrir à l’Université. Il me dit alors que pour sa part l’amour ne l’a jamais fait souffrir, qu’il ne sait ce que c’est, et je ne puis m’empêcher de penser que voilà une parole bien extraordinaire.» 155

Amour (Guillemin Henri) : 1994. Henri Guillemin [1903-1992], auteur de : «Le plus fort argument en faveur de Victor Hugo [1802-1895], disait Claudel [1868-1955], est l’amour indestructible que lui porta Juliette Drouet [1806-1883]. Il en va de même de Céline [1894-1961]. Que Lucienne Almensor l’ait aimé comme elle l’a aimé, pendant 23 ans, de 1937 à son trépas, le chose en dit long sur le vrai Céline, le Céline de fond156
Écrit en 1988 !. Et, malheureusement pour lui, dévoile la vision que son auteur avait, notamment, des hommes… (Cf. «Sciences» sociales. Histoire)

Amour (Hardiesse en amour) : 1696. Le comte de Bussy-Rabutin [1618-1693], auteur de :
«Comme je ne craignais rien, je hasardais tout, et les témérités étant d’ordinaire heureuses en ces matières, je ne perdis pas mes peines. Depuis ce temps-là, je n’ai pas douté que la hardiesse en amour n’avançât fort les affaires. Je sais bien qu’il fait aimer avec respect pour être aimé ; mais assurément, pour être récompensé, il faut entreprendre et l’on voit plus d’effrontés réussir sans amour que de respectueux avec la plus grande passion du monde157 Bien vu…

Amour (Leclerc Annie) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], dans Parole de femme, auteure de :
«[…] L’amour triomphant oublie la décence158

Amour (Liberté en amour) (1) : 1976. Simone de Beauvoir [1908-1986], concernant ses relations avec Sartre [1905-1980], auteure de :
«Il y a une question que nous avions étourdiment esquivé : comment le tiers s'accommoderait-il de notre arrangement ? Il arriva qu'il s'y pliât sans peine ; notre union laissait assez de place pour des amitiés ou des camaraderies amoureuses, pour des romances fugaces. Mais si le protagoniste souhaitait davantage, des conflits éclataient. Sur ce point, une discrétion nécessaire a compromis l'exactitude du tableau peint dans La Force de l'âge.» 159
- L’évidence de la question posée : la négation de l’autre. L’euphémisme ainsi évoqué s’avéra si lourd de conséquences pour «le(s) tiers», objets, malgré eux, sans le savoir, d’«amours contingentes». Et comment les dits «tiers» pourrait accepter de disparaître dans un «on» indéfini et être qualifié-e de «protagonistes» ? Terrible.
- Le livre bouleversant - qui déconsidère Simone de Beauvoir - de Bianca Lamblin [1921-2011] Mémoires d’une jeune fille dérangée 160, fait partie de ceux que je n’oublierai pas.

Amour (Liberté en) (2) : «L’Amour libre contre la morale bourgeoise» : quintessence de confusions conceptuelles.

Amour (Mariano Luis) : 1952. Pour Luis Mariano [1914-1970], dans l’opérette Violettes impériales : «L’amour est un bouquet de violettes», dont le refrain est : «Ce soir, cueillons, cueillons ces fleurettes / Car, au fond de mon âme / Il n'est qu'une femme. / C'est toi qui sera toujours / Mon seul amour.»
Combien de millions de femmes ont-elles rêvées leur vie sur cette chanson et ont en vain attendu qu’elle leur advienne ? (Cf. Culture. Mélo)

Amour («Mon amant de Saint-Jean») : La fin de la belle chanson Mon amant de Saint-Jean (chanté par Lucienne Delyle :
«Moi, qui l'aimais tant / Mon bel amour / Mon amant de Saint-Jean / Il ne m'aime plus / C'est du passé /N'en parlons plus.
(Bis) »
- Ou : Comment l’intelligence ne vient pas aux filles… (Cf. Culture, Patriarcat)

Amour (Passion) (1) : Comtesse Marie d’Agoult [Daniel Stern] [1805-1876], auteure de :
«Ma passion pour Franz (Liszt), qui s’était encore exaltée dans la solitude de ces derniers mois, tenait du fanatisme. Je voyais en lui un être à part, supérieur à tout ce qui m’était jamais apparu. Disposée comme je l’étais aux superstitions du cœur, j’en arrivais parfois, dans une sorte de délire mystique, à me sentir comme appelée par Dieu, offerte en quelque sorte à la grandeur, au salut de ce génie divin qui n’avait rien de commun avec le reste des hommes et ne devait pas subir la loi commune ! Dans ces extases amoureuses qui me venait sans doute du sang germain, rien ne me paraissait plus devoir rester en moi, désirs, volontés, affections, devoirs, conscience même, que pour lui être immolée ; j’aurais voulu être une sainte de l’amour, je bénissais mon martyre. […]» Lucide…161
* Ajout. 19 janvier 2016. De la même, dans sa première lettre du 24 septembre 1835 à George Sand, au début de leurs relations, elle lui écrit, concernant Liszt :
«C’est en lui que j’ai abdiqué la vie […] et je ne suis plus aujourd’hui qu’un écho de ses sentiments, de ses désirs, de ses espérances, de ses joies et de ses peines.» 162 (Cf. Femme Remarquable. Agoult Marie d’)

Amour (Passion) (2) : 1796. Madame de Staël [1876-1817], auteure de :
«Malgré le tableau que j’en ai tracé, il est certain que l’amour est de toutes les passions la plus fatale au bonheur de l’homme.» 163
- De la même : La passion est «cette griffe de vautour sous laquelle le bonheur et l’indépendance succombent.» 164 Lucide, encore…(Cf. Femmes. Écrivaines. France. De Staël. Madame de)

Amour (Poil de carotte) : 1894. Fin de Poil de carotte de Jules Renard [1864-1910] :
«Sœur Ernestine va bientôt se marier. Et madame Lepic permet qu'elle se promène avec son fiancé, sous la surveillance de Poil de Carotte.
‘Passe devant, dit-elle, et gambade’ ! Poil de Carotte passe devant. Il s'efforce de gambader, fait des lieues de chien, et s'il s'oublie à ralentir, il entend, malgré lui, des baisers furtifs. Il tousse. Cela l'énerve, et soudain, comme il se découvre devant la croix du village, il jette sa casquette par terre, l'écrase sous son pied et s'écrie : - ‘Personne ne m'aimera jamais, moi !’
Au même instant, madame Lepic, qui n'est pas sourde, se dresse derrière le mur, un sourire aux lèvres, terrible.
Et Poil de Carotte ajoute, éperdu : - Excepté maman165
- Pour en comprendre la signification, relire le - si dramatique - Poil de carotte(Cf. Êtres humains. Enfants, Femme. Mère)

Amour (Préservatif) (1) : ‘Faire l'amour’ sans préservatif, terrorise et/ou révèle son irresponsabilité. ‘Faire l'amour’ avec, n’est pas évident, ni facile, ni agréable, voire carrément pénible, fait débander... Jamais évoqué dans les campagnes publiques (contre le sida) : signifierait que la vérité est plus souhaitable que le mensonge et que les êtres humains ne sont pas tous et toutes des imbéciles dénué-es de toute intelligence et de toute expérience. (Cf. Sida)

Amour (Préservatif) (2) : 2015. Entendu un homme concernant le préservatif :
«C’est un bouclier que je mets quand je pars au combat166 (Cf. Politique. Guerre, Sida, Vérité)

Amour (Réhabilitation) : Luc Ferry (La révolution de l’amour), Raphaël Enthoven (Les philosophes amoureux) et André Comte Sponville (Le Sexe ni la mort. Trois essais sur l’amour et la sexualité + L'amour. Cours en 3 Cds) réhabilitent l’«amour» : la réaction patriarcale en marche. (Cf. Hommes. «Intellectuels». France. XXème siècle, Patriarcat)

Amour (Sangnier Marc) : Marc Sangnier [1873-1950], auteur de :
«J’aime tous les hommes, quels qu’ils soient.» 167

Amour (Simmel Georg) : 1900. Georg Simmel [1858-1918], auteur, en 1900, de :
«[…] Dans toute relation, celui qui a l’avantage est celui qui attache le moins d’importance au contenu de la relation. […]
Dans toute relation fondée sur l’amour, le moins aimant extérieurement a l’avantage. Car, de prime abord, l’autre renonce plus volontiers à tirer profit de la situation : il est le plus disposé au sacrifice, celui qui offre contre une plus grande quantité de satisfaction une plus grande quantité de dévouement.» […] 168
Intuition d’une analyse importante, bien qu’assez confuse.…

Amour (Stendhal) : 1822. Stendhal [1783-1842], dans De l’amour, auteur de : «[…] avant de songer au plaisir, qui est un luxe, il faut que la sûreté, qui, est le nécessaire, ne court aucun risque169

Amour (Tristan Flora) : [1803-1844] Flora Tristan, (à propos de l’’amour’) auteure de :
«Mon cher monsieur, moi qui vous parle, je me sens assez forte pour exécuter dans le présent ce que l’humanité pratiquera dans l’avenir.» 170
Remarquable conscience de soi et de confiance en soi ; par ailleurs, ferme contestation anticipatrice des «lendemains qui chantent»…(Cf. Politique. Concept)

II. Haïr :

Être humain (Haine) (1) : Vous voulez démultiplier les justifications de la haine, instrumentalisez les «phobies». Exemples :
xénophobie, logophobie [Michel Foucault], gynophobie, publiphobie, islamophobie, arabophobie, athéophobie, judéophobie [P-A. Tagieff], putophobie [T. Schaffauser], serophobie, homophobie, gayphobie, biphobie, technophobie, lesbophobie, negrophobie, transphobie, europhobie, poutinophobie, russophobie, cathophobie, christianophobie, biphobie, germanophobie, hétéréphobie, syndicalophobie, glottophobie, androphobie, gynophobie, athéphobie, rétrophobie, grossophobie, occidentalophobie, sexophobie, iltalophobie, pauvrophobie [ATD. Quart Monde], gynophobie, technophobie, glottohobie, prolophobie, syphiliphobie, francophobie, globophobie [Ernesto Zedillo. Président du Mexique], «nationalophobi, «LGBTphobies» [Libération] 171, «motophobie», «Haleviphobie» [en Turquie], «écolophobie» [concernant Donald Trump], «cynophobie» [concernant Angela Merkel], «Occidentalophobie», «féministophobie», «pauvrophobie» [ATD Quart Monde], «Vaccinophobie»[termes relevés de 2014 à 2017]…, transformez les en catégories politiques et, recréez le monde sur leurs pseudo-fondements.
- Si vous souhaitez assimiler une personne au dit jugement, il suffit d’enlever le «ie». - Interdit toute pensée politique et diffuse la haine et la violence.
- Enfin, multiplier les auteur-es comme les victimes de la «haine», transformer tout un-e chacun-e en «cible», c’est aussi - surtout ? - délester les principales instances politiques, économiques, religieuses, militaires, proxénètes, responsables de l’état du monde. Chacun-e peut alors plus aisément focaliser sur l’autre, sur les autres, ses frustrations, ses malheurs, ses incompréhensions…
Pour appréhender les régressions, comparer (même en tenant compte du fait que les deux termes ne signifient pas la même chose) le passage de l’emploi du terme d’antisémitisme à celui de judeophobie).
* Ajout. 14 septembre 2014. Lu, pour la première fois, ce jour, évoquer la «femmophobie» par les Femen. 172 (Cf. Féminisme. Antiféminisme Lesbophobie, Langage, Pornographie)
* Ajout. 28 octobre 2016. Lu dans un livre publié en 1933 : «aristophobe».
* Ajout. 6 avril 2017. Entendu hier (5 avril 2017) Marie-José Mondzain employer le terme de ‘Phobocratie’. 173
* Ajout. 30 octobre 2017. Stendhal, dans De l’amour, emploie le terme d’«hydrophobe».

Haine (2) : Et si les «phobies» étaient indissociables de leurs supposés remèdes : «le hate crime» [crime de haine] lesquels, en retour, alimentaient les dénommés crimes ?

Haine (3) : Il n’y a pas de haine, «élémentaire», «primaire», «barbare», «pathologique»…: toute «haine» a une histoire qui lui est spécifique. Néanmoins, il existe nombre de haines dont les manifestations sont d’autant plus violentes qu’elles ont été plus longtemps refoulées, moins dévoilées, non révélées à leurs véritables causes. Sans explication, sans analyse, sans historicité, aucune lutte contre la haine n’est pensable. Et, sans doute aussi, la haine des femmes, est la moins reconnue de toutes. (Cf. Politique. Terrorisme. Guerre, Patriarcat. Violences)

Haine (4) : La haine était son combustible. Sans elle, le feu s’éteignait. Sans cesse devait-il donc souffler sur les flammes. Un jour, pourtant, il ne resta plus que des braises, puis, plus qu’un peu de cendres.

Haine (Voltaire) (5) : 1761. Voltaire [1694-1788], dans une lettre au comte [1700-1788] et à la comtesse [1703-1774] d’Argental, en date du 30 janvier 1761, auteur de :
«Pardonnez […] à cet enthousiasme ; il est d’un cœur né sensible, et qui ne sait point haïr, ne sait point aimer.» 174

Haine (Voltaire) (6) : 1767. Voltaire [1694-1788], termine une lettre en date du 14 janvier 1767, adressée à M. Damelaville [1723-1768] par cette phrase :
«Si je haïssais moins Rousseau [1712-1778], je vous aimerais moins.[…]» 175 (Cf. Être humain (Amour. Relations entre êtres humains. Voltaire)

Haine (Voltaire) (7) : 1770. Voltaire [1694-1788], écrit le 25 octobre 1770 à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796] :
«Plus vos succès [militaires] sont grands, plus mon étonnement redouble qu’on [la France de Louis XV notamment] ne les ai pas secondés et que la race des Turcs ne soit pas déjà chassée de l’Europe.» 176

Haine (Voltaire) (8) : 1770. Voltaire [1694-1788], le 16 juillet 1779 dans une lettre à D’Alembert [1717-1783] concernant Fréron [1718-1776] qu’il ne cessa d’accabler, à l’instar de Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], d’injures pendant des années, auteur de :
«Quand on a des armes pour tuer une bête puante, il ne faut pas la laisse rouiller.» 177

Haine (Voltaire) (9) : 1773. Voltaire [1694-1788], dans une lettre écrite (sans doute) en 1773 au seigneur D’Hermenches [1722-1785], lui écrit :
«  Je ne hais que l’intolérance et le fanatisme ». 178 Contradictoire, non ? Mais explique nombre de ses haines.

Haine (Rousseau Jean-Jacques) (10) : 1776-1778. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], auteur de :
«[…] L’orgueil peut-être se mêle encore à ces jugements, je me sens trop au-dessus d’eux pour les haïr. Ils peuvent m’intéresser tout au plus jusqu’au mépris, mais jamais jusqu’à la haine : enfin, je m’aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que ce soit. Ce serait resserrer, comprimer mon existence, et je voudrais plutôt l’étendre sur tout l’univers.» 179

Haine (Danton) (11) : 1793 (?) Danton [1759-1794], auteur de :
«La haine est étrangère à ma nature ; je n’en ai pas besoin.» Puissant. 180 (Cf. Révolution Française. Danton)

Haine (Berdiaev Nicolas) (12) : 1963. Nicolas Berdiaev [1874-948], auteur de :
«La haine, toujours, appartient au passé.» 181 Sens ?

Haine (Ehrenbourg Ilya) (13) : 1942. Ilya Ehrenbourg [1881-1967] auteur d’un article publié le 24 juillet 1942, intitulé Tue l’Allemand, que voici :
«  Ne disons rien. Ne nous indignons pas. Tuons. Si tu n’as pas tué un Allemand par jour, ta journée est perdue… Si tu ne tues pas l’Allemand, c’est lui qui te tueras…Si tu ne peux pas tuer un Allemand avec une balle, tue-le à la baïonnette… Si tu as tué un Allemand, tues-en un autre – à l’heure actuelle il n’est rien de plus réconfortant pour nous autres que de voir des cadavres allemands. Ne compte pas les jours, ne compte pas les kilomètres. Compte une seule chose : les allemands que tu auras tués. Tue l’Allemand ! C’est ce que te demande ta vieille mère. L’enfant t’implore : tue l’Allemand ! Tue l’Allemand ! C’est ce que réclame ta terre natale. Frappe juste. » 182 (Cf. Famille, Politique. Nationalisme. Guerre)

Haine (des étrangers/ères) : 2017. Les «amoureux» accrochaient par milliers des cadenas (dits «d’amour») sur le Pont des Arts. Décrochés par la mairie de Paris, ils ont été vendus à Paris, le 13 mai 2017, au profit de trois associations (Solipam, l'Armée du Salut et Emmaüs Solidarité) venant en aide aux réfugiés. Une dizaine de jeunes militants d'extrême droite se sont brièvement introduits dans la salle en cours de vente :
«Génération Identitaire ! L'argent aux Parisiens, pas aux clandestins !» ont-ils crié … 183

Haine (des hommes du fait des femmes) : Critique de la haine (supposée) des hommes ou de la haine (supposée) du despotisme des hommes ? Poser la question de la réalité (supposée ou non) de la haine des hommes (ou plutôt de ce qui en tient lieu) est le grand non-dit des sociétés patriarcales.
- D’où le succès des pseudo-féministes qui osent déclarer «aimer les hommes».
- Mais plus largement, ces deux termes, si grossiers, sont-ils appropriés ?

Haine (des femmes du fait des femmes) : 1992. Cornelius Castoriadis [1922-1997] lors d’une conférence-débat organisée par le Centre de planning familial de l’ULB (Université libre de Bruxelles) intitulée : «Aimer à l’ULB», auteur, le 13 février 1992, de :
«Disons en passant contre une certaine démagogie du féminisme contemporain, que nulle part cette ambivalence [des «relations parents-enfants» comme «des relations entre les deux sexes»] n’est si grande qu’entre mère et fille, qu’aucune haine entre fils et père n’atteint l’intensivité, la destructivité, la morbidité et la cruauté de la haine que la clinique nous montre si souvent entre mère et fille.» Constatation qui conduit à un certain scepticisme devant l’idée selon laquelle ce sont toujours les hommes qui ont introduit la haine, la violence et le mal dans l’histoire de l’humanité, les femmes ayant toujours été du côté de l’amour, de la douceur angélique, etc..»
- «La clinique» ? Quel soudain argument d’autorité chez un homme qui les traque souvent si pertinemment.
- Pourquoi ce changement radical de fondement de ses analyses ?
- Intellectuellement, ni brillant, ni compétent, ni honnête… 184 (Cf. Féminisme. Antiféminisme, Langage. Patriarcal, Patriarcat, «Sciences» sociales. Psychanalyse)

Haine des femmes du fait des hommes (Ovide) (1) : Ier siècle avant J.C. Ovide [43 avant J-C - 17,18 après J.C], auteur de :
«[…] Suivez les lois que vous dictent la pitié ; tenez-vous loin du mal ; gardez vos mains pures de sang. Ne vous jouez, si vous êtes sage, que des femmes. Vous le pouvez impunément. Dans ce seul cas, le mal n’est pas plus honteux que la bonne foi. Trompe celles qui te trompent. Dans la plupart des cas, c’est une race sans scrupules ; elles ont tenu des pièges ; qu’elles y tombent.…» 185 (Cf., Êtres humains. Aimer. L’art d’. Ovide)

Haine des femmes du fait des hommes (Fréron) (2) : Révolution. Louis Marie Stanislas Fréron [1754-1802] avait demandé que Marie-Antoinette (1755-1793] subisse le même sort que la reine Brunehaut [543-613] : être exécutée, attachée à un cheval en furie et trainée dans les rues de Paris. 186

Haine des femmes du fait des hommes (Baudelaire Charles) (3) : 1857. Charles Baudelaire [1821-1867] et son ignoble : Une charogneLes fleurs du mal].
- 2017. Je lis dans un commentaire de ce texte sur un site de préparatiion au bac français :
« Problématique : Baudelaire pressent-il qu’au fond de la laideur peut germer l’ébauche de la beauté d’un monde gracié  ? En quoi cette présentation paradoxale crée-t-elle de l’ironie ?
Conclusion : Dans le poème Une charogne Charles Baudelaire sublime le réel par l’écriture pour créer un nouveau monde. » 

Haine des femmes du fait des hommes (Pavese Cesare) (4) : 1946. Cesare Pavese [1908-1950], à l’époque communiste, auteur, le 9 septembre 1946, certes dans son Journal personnel, néanmoins publié, en l’état, après sa mort, de :
«Les femmes sont un peuple ennemi comme le peuple allemand187 (Cf. Politique. État. Peuple), Patriarcat)

Haine des femmes du fait des hommes (Vaucaire Michel) (5) : 1964. La chanson (souvenir d’enfance) : Les petits pavés (notamment chantée, malheureusement, de manière si bouleversante, par Cora Vaucaire et Mouloudji) : «Las de t'attendre dans la rue / J'ai lancé deux petits pavés / Sur tes carreaux que j'ai crevés / Mais tu ne m'es pas apparue / Tu te moques de tout je crois {bis} / Demain je t'en lancerai trois / Par devant ta porte cochère / Pour faire tomber tes amis / Trois et quatre pavés j'ai mis / J'exècre tes amis ma chère / Demain je recommencerai {bis} / Et tes amis je les tuerai / Si tu ne changes pas d'allure / J'écraserai tes yeux ton front / Entre deux pavés qui feront / À ton crâne quelques fêlures / Je t'aime, t'aime bien pourtant {bis} / Mais tu m'en as fait tant et tant / Les gendarmes en cavalcade / Me poursuivront après ce coup / Pour m'attacher la corde au cou / Je me bâtis ma barricade / Et sur les pavés je mettrai {bis} Mon cœur durci par le regret / Autant de pavés par le monde / De grands et de petits pavés / Que de chagrins encavés / Dans ma pauvre âme vagabonde / Je meurs je meurs de tout cela {bis} / Et ma chanson s'arrête là.» 188, (Cf. Violences à l’encontre des femmes)

Haine des femmes du fait des hommes (Brel Jacques) (6) : 1967. Jacques Brel [1929-1978], auteur de :
«Les femmes sont notre pire ennemies […] Les femmes ne m’intéressent pas beaucoup. […] On dit que je suis misogyne […] Oui, c’est relativement du racisme, oui. Mais je n’en suis pas à vouloir, à espérer des camps de concentration dans les Landes où on mettrait les femmes, dans les landes ou ailleurs. Dans les Landes, ce serait bien…» 189

Haine des femmes, du fait des hommes (Viansson Ponté Pierre) (7) : 1978. Pierre Viansson-Ponté [1920-1979]. cofondateur et rédacteur en chef de L’Express, puis responsable politique et éditorialiste du Monde], auteur, concernant Le Programme commun des femmes de Gisèle Halimi de février 1978, de :
«La haine : voilà ce qu’exprime chaque page de ce singulier programme commun proposé aux femmes. Et qui explique la gêne, le malaise qu’un homme ne peut pas ne pas ressentir à sa lecture, si compréhensif, si résigné, si masochiste qu’il puisse être. […]
On ne peut s’empêcher de penser que, en attisant ainsi la haine, les auteurs de ce brûlot discréditent bien plus qu’elles ne la servent la cause qu’elles prétendent défendre, la cause des femmes.» 190 (Cf., Féminisme, Hommes. France. Hommes «Intellectuels». XXème siècle, Politique. Liberté de la presse)

Haine des femmes du fait des hommes (Sadoul Georges) (8) : 1990. Lu dans le Dictionnaires des films de Georges Sadoul la présentation suivante du film Seuls les anges ont des ailes [Howard Hawks. 1939] :
«Le plus beau de ses films d’aviation où la sensation du péril est la plus évidente» peut-on lire en s’accordant avec Jean Duchet qui dit d’autre part :
«Une fois de plus, le véritable péril n’est point la cordillère des Andes, ni les misérables coucous de cette compagnie d’aviation fauché, mais la femme.
Elle est, avec la nature (l’oiseau final qui brise les vitres), la source de toutes les catastrophes.
En revanche, l’homme ne prend conscience de lui-même, n’est lui-même que dans et par son métier qui rachète et intègre. […]»191 (Cf. Culture. Cinéma)

Haine des femmes du fait des hommes (Supio Didier) (9) : 2004. Cf., La chanson : «Arrête de t’la péter» de Didier Supio. [Entendue le 3 juillet 2014 sur Radio Libertaire, organe de la Fédération anarchiste] :
«[…] Les meufs comme toi y'en a plein, Si on te casse les dents t'es moche […], Les meufs comme toi y'en a plein, Si on te viole tu vas aux flics […] Arrête de t'la péter, parce que tu roules en 1016, T'as fait voir tes seins à ton père pour qu'il te la paie, Les meufs comme toi ça joue les princesses, Mais si je te casse les bras tu sais plus passer les vitesses […] Arrête de t'la péter, Parce que t'as été élue miss betteraves en 92 […] Ma sœur si j'en aurais une, Elle serait plus belle, Les meufs comme toi c'est bien connu, Il faut vous faire marrer pour vous défoncer le cul... te faire l'amour.» (Cf. Violences faites aux femmes)

Haine des femmes du fait des hommes (Grossman Vassili) (10) : 2012. Des soldats nazis, dans un camp de concentration) dont les paroles sont rapportés par Vassili Grossman [1905-1964] :
«La semaine dernière, ils avaient ouverts une fosse où il y avait deux cents jeunes femmes. Quand ils eurent retiré la couche de terre en surface, une vapeur grise monta au-dessus du charnier, les soldats riaient : ‘Elles ont le sang chaud, les garces !’» 192

Haine (du féminisme) : 2015. «Quels mots devraient être bannis en 2015 ? » interroge le magazine américain Time. Le féminisme a été inclus dans cette liste dans une liste de termes et fait partie des termes les plus haïs du vocabulaire. 193 (Cf. Féminisme. Terrorisme)

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Notes de bas de page

1 France Culture, Maurice Garçon, Marie Bashkirtseff. Les grandes conférences. Les grands destins. 11 mars 2017. (1ère diffusion. Chaine Nationale. août 1953)

2 Le Figaro. Madame, Carla Bruni Sarkozy, Elisabeth II, Guillaume Canet : La semaine people. 18 avril 2017

3 Jacques Attali, Survivre aux crises. Fayard. 286p. 2009. p. 22

4 Cité dans : Info. Palestine. EU, En exergue de la publication du texte de Jean Genet, Quatre heures à Chatila.

5 France Culture, À voix nue. Luc Boltanski, Méthode et fantaisie. L’incertitude comme repère. 28 novembre 2016

6 Yvette Szczupak-Thomas, Un diamant brut. Vézelay-Paris. 1938-1950. Souvenirs. Point. 490p. 2009. p.427

7 Benjamin Constant, Journal Intime (1811-1816). Max Niemeyer Verlag. Tübingen 2005. 731p. p.228

8 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VII. Champion. Slatkine. 645p. 2008. p.98 et XXV

9 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le livre de poche. 2010. 767p. p.571

10 France Culture, Le premier livre. Louis Nucéra. Première diffusion. 1er juillet 1970. Rediffusion. 17 octobre 2016

11 Marthe Massenet, Madame Veuve. Elles-mêmes. Stock. 193p. 1977. p.51

12 In, Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1339

13 Jean-Jacques Rousseau, Correspondance générale. Tome II. Classiques Garnier. 400p. 2012. p.99

14 In : Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.950

15 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. p.177

16 Magdeleine Paz, Je suis l’étranger. La Thébaïde. 395p. 2015. p.287

17 Charles Chaplin, Histoire de mon enfance. Robert Laffont. Collection Plein Vent. 223p. 1973. p.212

18 Astolphe de Custine, Œuvres. La Russie en 1839. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.200

19 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1044, 1072

20 Astolphe de Custine, Lettres à Varnhagen. Slaltkine Reprints. Genève. 1979. 509p. p.42

21 Actes du tribunal révolutionnaire. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 631p. 2008. p.539

22 Mirabeau, Discours. Folio. 1973. 440p.

23 Hélène Berr, Journal. Points. Tallandier. 329p. 2009. p.101

24 Le Parisien, L’évêque de Dax ‘démissionné’ après des ‘attitudes inappropriées’ envers les jeunes. 7 avril 2017

25 George Bernanos, Journal d’un curé de campagne. Plon. 160ème mille. 366p. 1936. p.55

26 Clara Rojas, Captive. Plon. Pocket. 214p. 2009. p.165

27 France Culture, L’Art en 1917. (1/2) : Artistes au front. Comment raconter et ne pas raconter la première guerre. 26 juin 2017

28 Arte, 2 / 6. La richesse des nations. Nouvel évangile ? 12 juillet 2017

29 Cornelis Castoriadis, L’affaire Negri. 11 juin 1979. Repris dans Cornelius Castoriadis, Quelle démocratie ? II. Éditions du Sandre. 656p. 2013. p. 107, 108.

30 John Stuart Mill, Autobiographie. Aubier. 261p. 1993. p.172

31 Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet. NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.352

32 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. P.110

33 Hélène Berr, Journal. Points. Tallandier. 329p. 2009. p.184

34 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 438p.1973. p.124

35 Sénèque, Consolation à ma mère Helvia. In : Entretiens, Lettres à Lucilius, Bouquins. Robert Laffont. 1094p. 2010. p.71

36 Tacite, Oeuvres complètes. Les Annales. Bouquin. Robert Laffont. 857p. 2014. p.543

37 Jean Jacques Rousseau, Du Contrat social. Fragments politiques. Folio Essais. 535p. 1993. p.336

38 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. p.129

39 France Culture, Hommage à Louis Lecoin. (II) 28 Février 2015 (1ère diffusion les 28, 29 novembre 1966)

40 Boris Vian, Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal. In : Textes et chansons. 10/18. 188p. 1977. p.179

41 Anaïs Nin, Journal 1. 1931-1934. Stock. Le livre de Poche. 506p. 1966. p.81

42 Le Monde, La lettre d'allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy. 17 juin 2013

43 Anne Sinclair, Deux ou trois choses que je sais d’eux. Grasset. 321p. 1997. p.30

44 Nicole Fontaine, Mes combats…à la présidence du Parlement européen. Plon. 244p. 2002. p.14

45 Cité dans Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.1249 (Note)

46 Cf. Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.12, 1090, 1091

47 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.322

48 Astolphe de Custine, Lettres de Russie, Folio. 409p. 1975. p.58 et 69. Cf. aussi Astolphe de Custine, Œuvres. La Russie en 1839. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.147, 158

49 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.12

50 Arte, La véritable histoire du radeau de la Méduse. 1er mai 2017

51 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.651

52 Mémoires de la princesse Daschkoff, Dame d’honneur de Catherine II, Impératrice de toutes les Russies. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 388p. 1989. p.84

53 Jean-Louis Barrault, Comme je le pense. Idées Gallimard. 252p. 1975. p.164

54 Vauvenargues, Réflexions et maximes. In : Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’Art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 15I7p. 2016. p.42

55 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.867, 868, 1164

56 Pierre Chalmain, Dictionnaire des injures littéraires. Paris. L’Éditeur. 2010. 732 p.

57 Sénèque, Entretiens, Lettre à Lucilius. Bouquins. Robert Laffont. 1094 p. 2010. p.148

58 Cardinal de Retz, Mémoires, La Pléiade. 1003p. 1950. p.633

59 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.230

60 Thérèse Planiol, Une femme, Un destin. Éditions Rive droite. 225p. 1995. p.37

61 France Culture, Catherine Sauvage en liberté. Sur la scène. 25 août 2017. 1ère diffusion. 18 mai 1983

62 Claire Démar, Ma loi d’avenir. 1833. In : Claire Démar, L’affranchissement des femmes. Payot. 233p. 1976. p.85

63 Pierre-François Lacenaire, Mémoires. José Corti. 390p. 1991. p.88

64 Nicola Berdiaev, Essai d’autobiographie spirituelle. 429p. 1978. Buchet / Chastel. p.98

65 Yvonne Cloetta, Ma vie avec Graham Greene. Entretiens avec Marie-Françoise Allain. La Table ronde. 283p. 2004. p.132

66 Anaïs Nin, Journal. 1939-1944. Le livre de poche. 508p. 1971. p.440

67 Astolphe de Custine, Œuvres. La Russie en 1839. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.208

68 Adrienne Rich, Les femmes et le sens de l’honneur. Quelques réflexions sur le mensonge. (Traduit de l’anglais.1976) Les éditions du remue-ménage. Ottawa. 18 p. 1979. p.7, 8

69 Astolphe de Custine, Lettres de Russie. Folio. 409p. 1975. p.59

70 Astolphe de Custine, Lettres à Varnhagen. Stalkine Reprints. Genève. 1979. 509p. p.452

71 Suétone, Vies des douze Césars. Folio, 1975. 497p.

72 Edith Wharton, Lettres à l’ami français. Correspondance établie et présentée par Claudine Lesage. Michel Houdiard Éditeur. 156p. 2001. p.89

73 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.1029

74 Custine, Mémoires et voyages. François Bourin. 375p. 1992. p.141

75 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.615

76 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.28

77 George Sand, Œuvres autobiographiques. I. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1418p. 1978. p.682

78 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.893

79 Antonio Gramsci, Lettre de prison. Les Éditions sociales. 310p. 1953. p.208

80 Vauvenargues, Réflexions et maximes. In, Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 1517p. 2016. p.61

81 Le Figaro, La première ministre écarte toute idée de démission anticipée. 1er septembre 2017

82 Charles Du Bos, Journal. 1921-1923. Éditions Corrêa. Paris. 412p. 1946. p.124

83 Georges Valance, Thiers, bourgeois et révolutionnaire. Flammarion, 2007

84 Le Figaro, Sarkozy dit à Castaner : ‘Je m’emmerde’. 11 août 2017

85 George Sand, Œuvres autobiographiques. I. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1418p. 1978. p.677

86 Cf. France Culture. Le diner des ex-femmes de pervers. 11 février 2014

87 Raymond Aron, La grande peur du mal pensant, In : Penser la liberté, penser la démocratie. Quarto Gallimard. 1825 p. 2005. p. 423, 426

88 Michel Foucault, Dits et écrits. 1954-1988.II. 1976-1988. Quarto Gallimard. 1735 p. 2001. p.1410 à 1412

89 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.200, 201, 218

90 Didier Raymond, Schopenhauer, Écrivains de toujours. Seuil. 187p. 1995. p.40

91 Colette, Ces plaisirs… Ferenezi & Fils Éditeurs. 249 p.1932. p.13

92 France Culture, La nuit rêvée de Cynthia Fleury. 4 novembre 2012. Jacques Lacan, Radiophonie Par Robert Georgin. (1ère diffusion : 4 octobre 1981)

93 Pierre Desgraupes, Le mal du siècle. Préface Grasset. 346 p. 1977. p.11

94 France Culture, Chansons boum. Brigitte Fontaine. 1er juin 2014

95 George Orwell, 1984. Folio. 408p. 2013. p.348

96 Michèle Rocard, Au four et au moulin. Albin Michel. 257p. 1987. p.10

97 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.980

98 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.112

99 MLAC - Rouen - Centre, Vivre autrement dès maintenant. FM. Petite collection Maspero. 206p. 1975. p.84

100 Joseph E. Stiglitz, La grande désillusion. Le livre de poche. 407p. 2009. p.11

101 Libération, Harcèlement et politique. Pour que l’impunité cesse. 10 mai 2016

102 France Culture, Du jour au lendemain, Chantal Akerman pour son livre : Ma mère rit. 7 novembre 2013. Réécoute, La nuit Chantal Akerman. 11 février 2018

103 France Culture, C’était en 1967. Interview de Jacques Brel. 22 juillet 2017

104 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. p.445

105 Internationale situationniste. Édition augmentée. Arthème Fayard. 707 p. 1997. p.26

106 Act Up, Le sida, Combien de divisions ? Éditions Dagorno. 436p. 1994. p.225

107 France Culture, Continent Sciences. J’avais milité avec Foucault, donc Aides était comme un travail de deuil à travers un travail militant. 17 juin 2017 (1ère diffusion. 11 mai 2000)

108 François Dosse, Castoriadis. Une vie. La Découverte. 530p. 2014. p.15

109 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.78

110 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. p.82

111 Colette, Lettres à Marguerite Moreno. Flammarion. 356p. 1959. p.32

112 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.1011

113 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1021

114 France Culture, Virginia Woolf. La grande affaire de l’amitié. 15 août 2017

115 Molière, Le misanthrope. Acte IV, Scène III

116 Michel Onfray, Théorie du corps amoureux. Pour une érotique solaire. Grasset. 304 p. 2000. p.186, 187

117 France Culture, Marie-Paule Belle : ‘Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis par la musique’. 14 mai 2017

118 In : Régine Desforges, Les cent plus beaux cris de femmes. Anthologie. Le Cherche midi. 1980. 250p. p.74

119 Arthur Lehning, Michel Bakounine et les autres. UGE. 10/18. 434p. 1976. Lettre de Michel Bakounine à son frère Pavel. 29 mars 1845. p.106/107

120 Molière, Don Juan. Acte I. Scène II

121 France Culture, Avoir raison avec Vladimir Jankélévitch. Aimer. 11 août 2017

122 Source à retrouver.

123 Madame de Lafayette, Œuvres complètes. La Pléiade. 1601p. 2014. p.843, 863, 876, 1082 et 1439 (Notes) + p.17

124 Idem

125 France Culture, Chanson Boom. Les nuits de France Culture. 8 avril 2016. (1ère diffusion. 5 mars 2003)

126 In : Jean Luc Chartier, Portalis, Fayard. 2004. p.387

127 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. In, Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969 p. 1986. p. 541, 542

128 Voltaire, Correspondance choisie. La pochothèque. Livre de poche. 1353 p. 1997. p.325 et aussi : Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.1033, 1034

129 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.818

130 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.398, 1227

131 Léon Séché, Hortense Allart de Méritens. Paris. Société du Mercure de France. 329 p.1908. p.58, 59

132 Le Figaro, Municipales : Le clash Dati / Goasgen. 20 février 2013

133 Léon Blum, L’œuvre. (1905-1914). Du mariage. Albin Michel. 652p. 1962. p.136

134 France Culture, Questions d’Islam. Éric Geoffroy pour ‘Le jardin de la vérité’. 11 mars 2018

135 Georges Brassens, Sauf le respect que je vous dois. (Refrain)

136 René Crevel, Le clavecin de Diderot. J.J. Pauvert Editeur. Libertés 38. 175p. 1996. p.64

137 France Culture, LSD. Ecrire l’amour. La rencontre. 19 février 2018

138 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.167

139 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.398

140 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.1187, 1237, 1727

141 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.162

142 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.294

143 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.91, 220

144 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.159, 175, 179, 180

145 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.1428, 1429

146 Jean-Marie Déguignet [1834-1905], Mémoires d’un paysan Bas-breton. An Here. Pocket. 2000. p.333 à 335

147 George Orwell, Une vie en lettres (Correspondance. 1903-1950). Agone. 666p. 2014. p.45

148 Comme de bien entendu ! Paroles de Jean Boyer et musique de Georges van Parys.

149 André Gide, Journal (1939-1942). NRF. Gallimard. 212p. 1946. p.98, 99

150 Annie Leclec, Parole de femme. Grasset. 196p. 1974. p.85

151 Mary Chamberlain, Paysannes du marais. Des Femmes. 217p. 1976. p.99

152 Flaubert, Correspondance. Tome I. La Pléiade. p.680

153 Femmes de lettres au XIXème siècle. Autour de Louise Colet. (Sous la direction de Roger Bellet) Presses Universitaires de Lyon. 318p. 1982. p.145

154 Anatole France et Madame de Caillavet, Lettres intimes (1888-1889) Libraire A.-G. Nizet. Paris. 176p. 1984. p.94

155 Julien Green, Les années faciles. 1926-1934. Plon. 582p. 1970. p.95

156 Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.152

157 Mémoires du compte de Bussy-Rabutin, Le Temps retrouvé. Mercure de France. 372p. 2010 p.91

158 Annie Leclec, Parole de femme. Grasset. 196p. 1974. p.95

159 Simone de Beauvoir, La force des choses. Gallimard. 1976. (page ?)

160 Bianca Lamblin, Mémoires d’une jeune fille dérangée. Balland. 1993. 207p.

161 Mémoires, souvenirs et journaux de la comtesse d’Agoult. Le Temps retrouvé. Mercure de France. p.365. 2007. 846 p.

162 Marie d’Agoult - George Sand, Correspondance. Bartillat. 301p. 1995. p.18

163 Madame de Staël, De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des passions. Suivi de : Réflexions sur le suicide. Rivages Poche. 321p. 2000. p.117

164 Madame de Staël, Corinne et l’Italie. Gallimard. Folio. 1995. p.125

165 Jules Renard, Poil de carotte. 1844. Texte en ligne.

166 Radio Libertaire, 27 février 2015. (Autour de 20 h 30)

167 France Culture, Profils perdus. Marc Sangnier. 3 décembre 2016 (1ère diffusion. 21 septembre 1995)

168 Georg Simmel, Philosophie de l’argent. Partie analytique. 3ème chapitre, section I et 2. Garnier Flammarion. 189p. 2009. p.76

169 Stendhal, De l’amour. Michel Lévy Frères. 371p. 1857. p.224

170 Dominique Desanti, Flora Tristan. Hachette Littérature. 1980

171 Cf. aussi, Le Planning Familial organise un apéro-débat à l'occasion du 17 mai 2015, Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHO). 23 avril 2015. Apéro-débat : Le genre de l’injure.

172 Libération. AFP, «Personne ne se soumet !» : Deux Femen perturbent le salon de la femme musulmane. 13 septembre 2015

173 France Inter, Radicalité avec Marie-José Mondzain. 5 avril 2017

174 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.243

175 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.868

176 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.457

177 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.338

178 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.395

179 Jean-Jacques Rousseau, Les rêveries d’un promeneur solitaire. GF. Flammarion. 173p. 1964. p.116

180 Cité dans les notes de G. Walter dans La révolution française de Michelet. Tome I. 1530p. 1976. p.522 (page erronée)

181 Nicolas Berdiaev, Les sources et le sens du communisme russe. Idées NRF. 373 p. 1963. p.366

182 Cité dans Liliana Lounguine, Mot à mot. Une vie dans le siècle soviétique. Les éditions des quatre vivants. 398p. 2017. p.208. Mais ce texte le fut préalablement, selon Wikipédia, dans le livre de Lily Marcou, Ilya Ehrenbourg, Un homme dans son siècle. 1992. p.229

183 L’Humanité, La vente des ‘cadenas d’amour’ de Paris déchaine le monde. 13 mai 2017

184 Cornelius Castoriadis, Une société à la dérive. Entretiens et débats.1974-1997. Seuil. 307p. 2005. p.1

185 Ovide, L’art d’aimer. Folio Classique. 173p. 1994. p.48

186 Source et date du discours à retrouver.

187 Cesare Pavese, Le métier de vivre. Folio. 466 p. 1958. p.378

188 Paroles de Michel Vaucaire, chanté par Caura Vaucaire. Musique de Paul Delmet.

189 France Culture, C’était en 1967. 3 interviews de Jacques Brel. 22 juillet 2017. (1ère diffusion : 14 mai 1967)

190 Le Monde, Pierre Viansson-Ponté. 12 février 1978. Cité dans Évelyne Le Garrec, Un lit à soi. Le Seuil. 252p. 1979. p.18

191 Georges Sadoul, Dictionnaire des films, Microcosme. Le Seuil. 383p. 1990. p.307

192 Vassili Grossman, Vie et destin. Le livre de poche. 1073 p. 2012. p.264

193 Terra femina.com, «Féministe» : le mot que tout le monde va haïr en 2015 ? 13 novembre 2014


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