Domination masculine. Patriarcat
 Marie-Victoire Louis

Relations entre êtres humains

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 10/01/2020
date de publication : 10 janvieer 2020
mise en ligne : 10/01/2021
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Extrait de l’Abécédaire féministe

À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 12.996 items et 23 rubriques : I. « Culture » (632) ; II. Droit (226) ; III. Êtres humains (638) ; IV. Corps (311) ; V. Enfants (172) ; VI. Femmes (1803) ; VII. Hommes (797) ; VIII. Relations entre êtres humains (867) ; IX. Famille (402) ; X. Féminisme (374) ; XI. Justice (606) ; XII. Langage (787) ; XIII. Patriarcat (492) ; XIV. Penser (1036) ; XV. Politique (1503) ; XVI. Pornographie (115) ; XVII. Proxénétisme (293) ; XVIII. « Sciences » sociales (398) ; XIX. Démographie (36) ; XX. Économie (604) ; XXI. Histoire (342) ; XXII. Sexes [Sexualité, Sexisme…] (189) ; XXIII. Violences (375) … et continuera d’évoluer.

10 janvier 2021

Cf. En complément : Êtres humains :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1214&themeid=990

VIII. Êtres humains. (Relations entre êtres humains)
En noir. Items nouveaux (et modifiés)

I. Relations entre êtres humains : Abaissement ; Admiration (1, 2, 3) Par ordre chronologique (4, 5, 6, 7) ; Adversaire ; Affabilité ; Aliénation ; Amitié ; Applaudissements ; Attachement ; Attali (Jacques) ; Attaques ; Attentions ; Avoir (Raison) ; Baiser ; Begin (Menahem) ; Besoin ; « Bienfaits » ; Boltanski (Luc) ; Boxe ; Cadeau ; Caricature ; Carnet d’adresses ; Chantage ; Charité (1, 2, 3, 4) ; Colère (1, 2, 3) ; Comparaison (1, 2) ; Compassion ; Complaisance ; Complice ; Compliments. Éloges, Louanges […] (1, 2, 3) Par ordre chronologique (4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Concession ; Confiance (1, 2, 3) ; Contemplation ; Contrat (1, 2, 3) ; Convenances ; « Couper les ponts » ; Crainte (1, 2) ; Crédibilité ; Critique ; Custine (Astolphe de) ; Danton ; Déférence (1, 2) ; Dépendance ; Dialogue (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 135, 136, 137, 138, 139, 140, 141, 142, 143, 144, 145, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 153, 154, 155, 156, 157, 158, 159, 160, 161, 162, 163, 164, 165, 166, 167, 168, 169, 170, 171, 172, 173, 174, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 181, 182, 183, 184, 185, 186, 187, 188, 189, 190, 191, 192, 193, 194, 195, 196, 197, 198, 199, 200, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207, 208, 209, 210, 211, 212, 213, 214, 215, 216, 217, 218, 219, 220, 221, 222, 223, 224, 225, 226, 227, 228, 229, 230, 231, 232, 233, 234, 235, 236, 237, 238, 239, 240, 241, 242, 243, 244, 245, 246, 247, 248, 49, 250, 251, 252, 253, 254, 255, 256, 257, 258, 259, 260, 261, 262, 263, 264, 265, 266, 267, 268, 269, 270, 271, 272, 273, 274, 175, 276, 277, 278, 279, 280, 281, 282, 283, 284, 285, 286, 287, 288, 289, 290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 298, 299, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307, 308, 309, 310, 311, 312, 313, 314, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 322, 323, 324, 325, 326, 327, 328, 329, 330, 331, 332, 333, 334, 335, 336, 337, 338, 339, 340, 341, 342, 343, 344, 345, 346, 347, 348, 349, 350, 351, 352, 353, 354, 355, 356, 357, 358, 359, 360, 361, 362, 363, 364, 365, 366, 367, 368, 369) ; Discrétion (1, 2) ; Distance Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5) ; Distinction ; Don (1, 2) ; Douleur ; Duel ; Échange ; Échec ; Économie ; Écrit (1, 2, 3, 4) ; Écrit (Journal personnel) (1, 2, 3, 4) ; Écrit (Style) (1, 2) ; Égalité (1, 2) ; Engagement ; Émotions (1, 2, 3) ; Empathie ; Engagement ; Estime ; Excuse ; Exemple (1, 2, 3, 4) ; Faiblesse ; Faute ; « Faire-valoir » ; Fête ; Fidélité ; Flagornerie (1) Par ordre chronologique (2, 3, 4) ; Flagornerie (Voltaire) (1) Par ordre chronologique (2, 3, 4, 5) ; Flatterie (1, 2) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4) ; Folie ; Force ; Frontière (1, 2, 3) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4) ; Gagner ; Galanterie (1, 2) Par ordre chronologique (3, 4, 5) ; Générosité ; Grossièreté ; Harmonie ; Hiérarchie (1, 2) Par ordre chronologique (3, 4) ; Hommage (1, 2) ; « Honneur » (1, 2) ; Hospitalité ; « Humanité » ; Humiliation (1) Par ordre chronologique (2, 3, 4, 5, 6) ; Hypocrisie (1, 2, 3) ; Indifférence ; Indulgence ; Injure (1, 2, 3, 4, 5) Par ordre chronologique (6, 7, 8, 9, 10) ; Injure (Réaction à l’) (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Injure (Sénèque) ; Injures (à l’encontre des femmes) (1, 2, 3, 4) Par ordre chronologique (5, 6, 7) ; Intelligence ; Interactions humaines ; Jalousie (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Luxe (1, 2) ; Malentendu ; Masturbation ; Mauvaise foi ; Mensonge (1) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5) ; Mensonge (Inutile de cacher) ; Mépris (1, 2, 3, 4, 5, 6) Par ordre chronologique (7) ; « Mondanités » ; « Modération » ; Obséquiosité ; Obstination ; Pardon ; Paranoïaque (1, 2) Par ordre chronologique (3) ; Parole ; Partage des tâches ; Passion Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4) ; Pitié (1, 2) ; Peur (1, 2) ; Plainte (1, 2) ; Plaire (1, 2) ; Plaisanterie ; Plaisir (1, 2, 3) ; « Plan cul » ; Part (Faire sa) ; Personne ; Personne (Belle) (1, 2) ; « Pervers [narcissique, polymorphe…] » (1, 2, 3) ; Polémique (Procédés de) (1, 2) ; Politesse (1, 2) Par ordre chronologique (3, 4, 5, 6) ; Préjudice ; Proie ; Promiscuité ; Propres ; Question (1, 2) Par ordre chronologique (3, 4, 5) ; Question (Refus de répondre à une) ; Réceptivité ; Recevoir ; Récompense (1, 2) ; Remerciements (1, 2, 3) Par ordre chronologique (4, 5, 6, 7, 8, 9) ; Remontrance ; Remords ; Rencontre ; Reniement ; Respect (1, 2) Par ordre chronologique (3, 4, 5) ; Rire (1, 2) ; Rupture ; Sarcasme ; Séduction ; Séduisant-es ; Sida (Transmission) (1) Par ordre chronologique (2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) ; Solidarité (1, 2) ; Statu quo ; Subordination ; Supériorité ; [Traités de] « savoir-vivre » (1, 2) ; Tutoiement (1, 2) ; Vanité (1, 2, 3) ; Vengeance (1, 2, 3) ; Vérité ; Voisin-es d’immeuble ; Vol ; Woolf (Virginia) ; (695)

II. Relations entre êtres humains. Aimer / Haïr :
I. Aimer : Aimer (1, 2, 3) ; Aimer (Alceste) ; Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (1, 2, 3) ; Aimer (Bakounine Michel) ; Aimer (Belle Marie-Paule) ; Aimer (Charrière Isabelle de) ; Aimer (Cixous Hélène) : Aimer (Conquêtes) (1, 2) ; Aimer (Corps) ; Aimer (Eliot Gorge) ; Aimer (Giraud Yvette) ; Aimer (Jankélévitch Vladimir) ; Aimer (Jerphanion Lucien) ; Aimer (Lafayette Madame de) ; Aimer (Moustaki Georges) ; Aimer (Portalis Jean-Étienne-Marie) ; Aimer (Rousseau Jean-Jacques) ; Aimer (Voltaire) (1, 2) ;
- Amant-es : Amants (1, 2) ; Amant (Et Mari) (1) Par ordre chronologique (2, 3) ;
- Amour : Amour ; Par ordre alphabétique Amour (Arabe) ; Amour (Aveugle) ; Amour (Brassens Georges) (1, 2) ; Amour (Chose) ; Amour (Diderot) ; Amour « Faire l’amour » (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60) ; Amour (Flaubert Gustave) ; Amour (Fontaine Brigitte) ; Amour (France Anatole) ; Amour (Gide André (1, 2) ; Amour (Graffigny Madame de) ; Amour (Guillemin Henri) ; Amour (Hardiesse en amour) ; Amour (Leclec Annie) ; Amour (Liberté) (1, 2) ; Amour (Maladie) ; Amour (Mariano Luis) ; Amour (« Mon amant de Saint-Jean ») ; Amour (Offenbach Jacques) ; Amour (Passion) (1, 2, 3) ; Amour (Poil de carotte) ; Amour (Préservatif) (1, 2, 3) ; Amour (Réhabilitation) ; Amour (Rousseau Jean-Jacques) ; Amour (Sangnier Marc) ; Amour (Simmel (Georg) ; Amour (Stendhal) ; Amour (Tristan Flora) ; Amour (Wolf Francis) ; (134)
II. Haïr : Haine (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) ; Par ordre alphabétique Haine (Berdiaev Nicola) ; Haine (Bory Jean-Louis) ; Haine (Danton) (1, 2) ; Haine (Ehrenbourg Ilya) ; Haine (Peckinpah Sam) ; Haine (Rousseau Jean-Jacques) ; Haine (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Haine (Zola (Émile) ; Haine (des étrangers/ères) ; Haine des hommes (Du fait des femmes) ; Haine des femmes (Du fait des femmes) ; Haine des femmes (Du fait des hommes) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12) ; Haine (du Féminisme) (38) ;

10 Janvier 2020 : 867 items

I. Relations entre êtres humains :

Par ordre alphabétique. Relations entre êtres humains :

Relations entre êtres humains (Abaissement) : 1791. Françoise-Radegonde Le Noir [1739-1791] religieuse au couvent de la visitation Sainte-Marie de Limoges, écrit « sa propre vie », « par ordre exprès de son de son confesseur à qui elle l’adresse en forme de lettre ».
: « […] Je n’avais rien d’attrayant, ni du côté du corps, ni du côté de l’esprit ; j’étais dépourvue de tout talent et n’avait en ma faveur qu’un certain caractère bon et souple, assez ordinaires aux personnes humiliées, et qui ont besoin des autres.
Que cet état d’abaissement est favorable à la vertu ! Ces souffrances et l’humiliation portent comme naturellement l’âme à Dieu. …]. » (Cf. Femmes. Religieuses, Famille. Mariage, Patriarcat. Dieu) 1

Relations entre êtres humains. Admiration :

Relations entre êtres humains (Admiration) (1) : Toute admiration, idées incluses - en ce qu’elle est un écran à la critique - est aliénation. (Cf. Penser. Pensée. Idée, Politique. Panégyrique)

Relations entre êtres humains (Admiration) (2) : Sous couvert d’élever certain-es, on abaisse tous/tes les autres. (Cf. Politique. Peuple. Démocratie)

Relations entre êtres humains (Admiration) (3) : L’admiration clôt l’imaginaire, laissé en de ça de son modèle.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Admiration :

Relations entre êtres humains (Admiration) (4) : (14 novembre) 1776. Condorcet [1743-1794], dans une lettre (contre Mme Necker) à Voltaire [1694-1778], considère que
« De l’admiration à l’imitation, il n’y a qu’un pas. […] » 2

Relations entre êtres humains (Admiration) (5) : 1811. Madame Félicité de Genlis [1746-1830] dans Les souvenirs de Félicité L***, écrit :
« Il n’y a qu’un sot qui puisse admirer ce qui repousse. Mais il y a des gens dont on n’obtient le respect qu’en les intimidant, leur admiration n’est qu’une espèce de frayeur. » 3

Relations entre êtres humains (Admiration) (6) : (28 avril) 1849. Jules Michelet [1798-1874], dans son Journal, concernant son épouse, écrit :
« L’admiration ? Je l’accepte, si c’est l’un des moyens qui puissent augmenter la tendresse. » 4 (Cf. Penser. Utilitarisme)

Relations entre êtres humains (Admiration) (7) : Marie Bashkirtseff [1858-1884] en réaction à une réponse méprisante que lui avait adressée Alexandre Dumas fils [1824-1895], réagit en ces termes :
« Je vous annonce, Monsieur, le divorce de mon admiration de votre personne. » 5 (Cf. Femme. Remarquable, Bashkirtseff Marie, Femme. Orgueil, Relations entre êtres humains. Mépris, Famille. Divorce, Politique. Admiration)

Relations entre êtres humains (Adversaire) : Moins il s’estimait, plus les adversaires qu’il se choisissait étaient des êtres dégradés, et le dégradaient en retour.

Relations entre êtres humains (Affabilité) : Absolument compatible avec le plus grossier despotisme. (Cf. Relations entre êtres humains. Politesse)

Relations entre êtres humains (Aliénation) : Se libérer de soi / S’alléger de soi / Se dépouiller de soi / S’échapper de soi / Se déporter de soi / Se désaxer de soi / Se vider de soi / Se délivrer de soi / Se défaire de soi / Se déposer de soi / Se retirer de soi / Se guérir de soi / Se désaliéner de soi / Se séparer de soi / Se retirer de soi / Se déchanter de soi / S’indigner de soi / Se déposséder de soi / Se désenchanter de soi…
- Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi tout ça ?
- Pourquoi se rendre aveugle, sourd-e, muet-te, insensible à soi ?
- Pour être disponible, être reconnu-e, être séduit-e, être aimé-e par l’autre ?
- Pour être pénétré-e, absorbé-e, englouti-e, dépersonnalisé-e, œuvrée, approprié-e, chosifié-e, nié-e, méprisé-e, dévasté-e, menacé-e, accusé-e, apeuré-e, neutralisé-e, destabilisé-e, enlaidi-e, appauvri-e, exploité-e, anéanti-e par l’autre ?
- Pour être rendu-e silencieuse, interdite de sentiment, d’expression, de sortie, de parole ? De vie. (Cf. Êtres humains. Soi)

Relations entre êtres humains (Amitié) : (18 avril) 2017. Lu dans Le Figaro-Madame, sous le titre : Carla Bruni Sarkozy, Élisabeth II, Guillaume Canet : La semaine people :
« Cette semaine, Caitlyn Jenner a appris à tenir un enfant et Rihanna a revêtu cuissardes vernies et masque anti-pollution. Ici la folle semaine de nos amies les célébrités. » 6
- À ne pas réfuter, à titre de plaisanterie : cette pseudo proximité - baptisée « amitié » - certes ici poussée à son point le plus ultime, a pour fonction d’imposer un mode de vie, de dissoudre les antagonismes, de nier le réel, et notamment l’idée même d’un « soi », seul à même de construire une amitié.

Relations entre êtres humains (Applaudissements) : Comment peut-on supporter, sans gêne, d’être applaudi-e ? Les refuser d’emblée, comme les compliments, c’est d’emblée récuser de part et d’autre une fausse connivence inhérente à toute duplicité. (Cf. Penser. Vérité)
* Ajout. 3 septembre 2019. (22-23 mars) 1791. Mirabeau [1749-1791], à l’Assemblée Nationale, dans son Discours sur le projet de loi relatif à la régence, auteur de :
« Puisqu’on a cité Cromwell [Oliver. 1599-1658], je rappellerai un mot de cet homme qui connaissait si bien les choses et les hommes, puisqu’il en avait tiré un si grand parti, et qu’il leur avait imprimé une direction si puissante. Il passait avec Lambert [John. 1619-1684], son fidèle compagnon ; les applaudissements, les cris de joie, les bravos retentissaient autour d’eux. Lambert était enthousiasmé de ces acclamations. Cromwell, ce grand scrutateur du cœur humain, pour dégriser son ami, lui dit : ‘On nous applaudirait bien d’avantage si nous allions à la potence.’ » 7 (Cf. Homme. « Politique »)

Relations entre êtres humains (Attachement) : Ils s’attachèrent l’un-e à l’autre pour se préserver d’eux-mêmes.

Relations entre êtres humains (Attali Jacques) : 2009. Jacques Attali, dans Survivre aux crises, dans une rubrique intitulée, Respect de soi-même, présentant sa « stratégie de survie », écrit :
« D’abord vouloir vivre et pas seulement survivre. Pour cela, prendre pleinement conscience de soi, attacher de l’importance à son propre sort, n’avoir ni honte de soi, ni haine de soi. Se respecter et donc chercher sa raison de vivre, s’imposer un désir d’excellence dans son corps, sa teneur, son apparence, la réalisation de ses aspirations. À cette fin, ne rien attendre de personne […]. » 8
- Charmant personnage, brillante perspective, heureux avenir… (Cf. Êtres humains. Soi, Relations entre êtres humains. Respect, Langage. Possessif)

Relations entre êtres humains (Attaque) : 1948. Louis Aragon [1897-1982], dans Les voyageurs de l’impériale, auteur de :
« […] Il procédait toujours ainsi par des sortes de brusques attaques, puis un repli, une diversion qui permettrait à l’adversaire, je veux dire à son interlocuteur, de s’habituer à l’idée lancée, à laquelle on pouvait ensuite tranquillement revenir. » 9 (Cf. Penser. Idée)

Relations entre êtres humains (Attentions) : L’attention aux autres est souvent le fait de petits égards, de petits regards, de petits mots, de petits scrupules, de petites politesses, de petites absences, de petits gestes, de petites obligeances, de petits silences, de petits cadeaux, de petits oublis…
Pour les apprécier, pour en juger la valeur, pour en comprendre la signification, il faut d’abord savoir qu’une personne existe à vos côtés.

Relations entre êtres humains (Avoir raison) : 1952. Doris Lessing [1919-2013], dans Les enfants de la violence, auteure de :
« Martha eut donc sa première discussion politique au bureau ; elle fit farouchement observer que ce n’étaient pas les Républicains qui se rebellaient mais Franco. Elle se trouvait solidement armée grâce aux arguments du New Statesman, et mieux armée encore par la conviction d’avoir raison, mais quel est l’intérêt d’avoir raison, si l’on se trouve devant un regard vide et inaltérable d’ignorance satisfaite ? […] » 10 (Cf. Patriarcat. Avoir raison)

Relations entre êtres humains (Baiser) : 1952. Doris Lessing [1919- 2013], dans Les enfants de la violence, auteure de :
« […] Il la contempla si longtemps qu’elle commença à se voir avec les yeux de Perry. […] Il se pencha jusqu’à l’embrasser, et fermant les yeux, elle laissa disparaître cette image d’elle-même, prête à se perdre. Mais le baiser persistait, avec une rudesse qui semblait exiger une résistance, qui forçait sa bouche pour la blesser, et comme son esprit observait : il calcule, il m’essaie, elle eut un réveil brutal et redevint consciente de chaque partie d’elle-même, telle qu’il pouvait la voir. […] » 11

Relations entre êtres humains (Begin Menahem) : 1978. Menahem Begin [1913-1992], prix Nobel de la paix avec Anouar El Sadate [1919-1981] auteur, à la Knesset, en 1978, concernant les massacres des Palestinien-nes des camps de Sabra et Chatila, encerclés par l’armée Israélienne par les phalangistes chrétiens Libanais, de :
« À Chatila, à Sabra, des non-juifs ont massacré des non-juifs, en quoi cela nous concerne-t-il ? » 12 Terrifiant… (Cf. Politique. Nationalisme. Guerre. Morale)

Relations entre êtres humains (Besoin) : Pourquoi certaines personnes ont-elles besoin pour vivre de s'opposer à d'autres et pourquoi certaines ont-elles besoin des autres pour vivre ?

Relations entre êtres humains (« Bienfaits ») : (juillet) 1767. Denis Diderot [1713-1784] dans une lettre à Falconet [1716-1791], évoquant les relations de Catherine II [1729-1796]et de sa « cour » avec lui, auteur de : « Je me sentais accablé sous le poids de tant de bienfaits multipliés. Je me secouais sous ce poids. Je cherchais à me soulager en proposant quelques espèce d’échange. D’abord, on ne m’a point répondu. On m’a laissé gémir. On n’a voulu de moi qu’un homme écrasé de grâces, de bontés et d’honneurs. » 13

Relations entre êtres humains (Boltanski Luc) : (28 novembre) 2016. Luc Boltanski, auteur de : « L’identification des autres est une violence. » 14 Ouvre ou ferme la réflexion ? En tout état de cause, contribue à la dévaluation de la signification du terme de « violence ». (Cf. Sociologie, Violences […])

Relations entre êtres humains (Boxe) : (12 août) 2020. Michel Simon [1895-1975] interrogé en 1956 sur la boxe, qu’il pratiquée et enseignée, auteur de :
« Je n’aime pas la boxe, c’était pour moi un erreur de jeunesse. Je n’aime pas donner des coups mais j’ai appris à donner des coups pour ne pas en recevoir. Voilà la nuance. […]
C’est un sport que je déconseillerai à tous les jeunes, parce que tous mes amis boxers sont morts dans des conditions atroces, dans des asiles de fous, ruinés physiquement, gâteux à 40 ans, voilà ce qu’on ne dit jamais. Évidement. Et je voudrais mettre en garde les jeunes qui se livrent à ce sport
[...] une chose extrêmement dangereuse qui laisse des suites pour toute la vie. » 15 (Cf. Êtres humains, Corps)

Relations entre êtres humains (Cadeau) : 2009. Yvette Szczupak-Thomas [1929-2003] dans Un diamant brut, évoquant ses relations avec le peintre Miro [1893-1983], écrit :
« […] Poussant les petites feuilles (de papier, dessinées par lui) près de ma main, il ne prononça jamais la phrase : ‘Je t’en fais cadeau’. Dans sa bouche, une telle précision aurait pris l’allure d’une rudesse. » 16 (Cf. Hommes. Présents)

Relations entre êtres humains (Caricature) : Une caricature juge et son objet et son auteur-e. Elle peut et doit donc être jugée selon ces deux points de vue. L’invocation de la liberté « pour les artistes », limitative et donc infondée, peut justifier les pires des ignominies. En ce sens, la défense, en soi, de Charlie Hebdo, est aussi une régression.

Relations entre êtres humains (Carnet d’adresses) : Son carnet d’adresse, c’était son tableau de chasse.

Relations entre êtres humains (Chantage) : (28 mai) 1815. Madame de Staël [1776-1817] écrit à Benjamin Constant [1767-1830], à laquelle il devait de l’argent (qu’il ne voulait pas lui rembourser) :
« Vous me menacez de mes lettres. Ce dernier trait est digne de vous, menacer une femme de lettres intimes qui peuvent compromettre elle et sa famille pour ne pas lui payer l’argent qu’on lui doit, c’est un trait qui manquait à M. de Sade…Je déclarerai qu’une femme ne peut pas s’exposer à la menace d’un homme de publier ses lettres et ce nouveau genre de moyen de s’enrichir sera connu car avant vous personne n’eût osé le concevoir. Ce manque de fortune que vous affichez, quand vous avez joué tout l’hiver comme vous avez joué, est une moquerie.
»
- (31 mai) 1815. Dans son Journal intime, Benjamin Constant écrit :
« Lettre furieuse de Mde de St. Je l’attends et je l’écrase. » 17
* Ajout. 28 juin 2017. Cet épisode ne saurait être révélateur de la complexité de leurs relations, au sein desquelles la richesse de Germaine de Staël joua un rôle important. Celle-ci, alors qu’elle tentait de le ramener à elle, met, en décembre 1809, « 200 louis à sa disposition », qu’il refusera et qui seront finalement annulés en mars 1810. 18 (Cf. Femme. Remarquable, Penser. Principes, Patriarcat. Mépris)

Relations entre êtres humains. Charité :

Relations entre êtres humains (Charité) (1) : La charité, qu’il faudrait distinguer de la pitié, de la compassion, de la générosité, de l’aide…- elle aussi doit être resituée dans son contexte politique, social, plus particulièrement patriarcal ; et aussi critiquable soit-elle, sa signification implique, en sa faveur, a minima, la conscience de l’autre. Des autres. (Cf. Êtres humains. Soi, Femmes. Charité)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Charité :

Relations entre êtres humains (Charité) (2) : (13 février) 1768. Voltaire [1694-1778] dans une lettre à Adam, comte Lewenhaupt [?-1775] évoque « la charité qui me fait gémir sur mon prochain, plaindre ses chaînes et souhaiter sa délivrance. » 19

Relations entre êtres humains (Charité) (3) : 1770. Denis Diderot [1713-1784], dans Les deux amis de Bourbonne, auteur de :
« L’Évangile ne cesse de nous recommander la commisération pour les pauvres ; mais on double le mérite de sa charité par un bon choix des misérables. » 20 (Cf. Êtres humains. Soi, Femmes. Charité, Économie. « Pauvres Les »)

Relations entre êtres humains (Charité) (4) : 1939. John Steinbeck [1902-1968], dans Les raisins de la colère, auteur de :
« L’hiver passé, on a crevé de faim. Pas, moi et les petits. Et il pleuvait, fallait voir… Un type nous a dit d’aller à l’Armée du salut. […] On avait faim…. Il a fallu se mettre à plat ventre pour avoir à manger. Ils nous ont enlevé toute notre dignité. Ils nous… Je les hais ! » 21 (Cf. Relations entre êtres humains. Haine)

Relations entre êtres humains. Colère :

Relations entre êtres humains (Colère) (1) : Apprendre à reconnaître la violence qui est en nous, pour reconnaître les différentes manifestations, les différentes significations de la colère, et si possible en comprendre les causes ; apprendre à l’apprivoiser, la doser, l’espacer, la calmer afin de la digérer au meilleur moment et d’être le mieux à même d’en comprendre les fondements. Afin de la transformer en critiques libératoires.
* Ajout. 25 mai 2017. La colère à l'encontre des agissements des « autres » est de peu de conséquence : en la transférant en réflexions pour soi, elle devient alors fort utile…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Colère :

Relations entre êtres humains (Colère) (2) : 1965. Nelson Mandela [1918-2013], dans Un long chemin vers la liberté, apprend en prison que les autorités avaient rejeté la demande de visite de son épouse. Il demande un RV avec le lieutenant Prins, directeur de la prison, lequel réagit à sa critique notamment par une « remarque tellement grossière et injurieuse qu[il] se met en colère. » Mandela régit verbalement par des insultes et des injures. Après avoir constaté que : « ce jour-là [Il] violé [ses] principes », il en conclue :
« J’avais réduit Prins au silence, mais il m’avait fait perdre mon calme et je considérais cela comme une défaite vis à vis de mes adversaires. » 22 (Cf. Penser. Principe, Politique. Principe)

Relations entre êtres humains (Colère) (3) : 1970. Louis Nucéra [1928-2000], auteur de :
« Si vous n’écrivez pas un livre de colère, vous entérinez tout qui se produit journellement, et, à ce moment-là, vous êtes cuit. » 23

Relations entre êtres humains (Comparaison) (1) : Lier, dissocier, distinguer entre « comparaison », « concurrence », « compétition », puis : « division », « opposition »… (Cf. Femmes. Comparaison entre femmes)

Relations entre êtres humains (Comparaison) (2) : Elle pensa rehausser la femme qu’elle admirait en la comparant avec un homme censé, depuis des siècles, avoir une valeur sans commune mesure avec elle. L’exercice a pu ponctuellement obtenir cet effet, mais, sans commune mesure, créa par une absurde simplification, de nombreuses confusions, tout en confortant une pensée hiérarchique.

Relations entre êtres humains (Compassion) : 1977. Marthe Massenet [? -?] dans un livre intitulé Madame Veuve, fait état de la douleur causée par la mort de son mari, des difficultés notamment matérielles auxquelles elle est subitement confrontée, ainsi que des réactions de son entourage. Je lis :
« J’ai dû écrire une lettre particulièrement cafardeuse au Père [ X ], notre vieil ami. Il me rappelle à l’ordre, lui aussi : ‘La Sainte Vierge était veuve avant vous et elle n’avait pas de pension de reconversion’. Il a raison […]. » 24
- Pour rappel, « la compassion est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier. » Avec quels arguments ? (Cf. Femme. Expiation)

Relations entre êtres humains (Complaisance) : Sa complaisance si aisément déchiffrable révélait l’être déplaisant qu’il était, mais aussi celui qu’il pensait ainsi masquer. (Cf. Penser. Morale. Vérité. Bloch Marc)

Relations entre êtres humains (Complice) : Que l’épouse écrasée soit souvent la meilleure complice de l’assassin, c’est normal : elle est la plus écrasée, et l’a été le plus durablement ; elle est donc dès lors la moins à même de le dénoncer. Ce jugement est porteur de nombreux élargissements. (Cf. Êtres humains, Justice. Patriarcat, Politique. État. Prison, Violences)

Relations entre êtres humains. Compliments. Éloges. Louanges… :

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (1) : Prise de pouvoir, à faible coût. N’en accepter jamais aucun : abaisse et son auteur-e et la personne destinataire. Là encore, que l’hypothèse même en soit exclue.
* Ajout. 16 novembre 2016. Plus prosaïquement, les compliments ont aussi pour fonction de dissuader les critiques.

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (2) : Remplacer les compliments en constats, possibles objets de discussions…?

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (3) : Il s’affirmait « gêné » par les compliments qui lui étaient exprimés. Il eut suffi de ne pas être en relation avec ceux qui n’en sont pas avares.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Compliments. Louanges… :

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (4) : (20 juin. 1er juillet) 1731. Commentaire d’un éditeur du Nouvelliste du Parnasse à la suite d’une lettre de Voltaire [1694-1788] :
« […] Peut-on croire que celui qui se rend si peu de justice en s’abaissant, la rende aux autres, en les louant ? » 25

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (5) : (13 septembre) 1754. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] répond à Madame Bourette [1714-1784] :
« Recevez, Madame, mes très humbles remerciements de vers que vous m’avez fait l’honneur de m’envoyer : leur éloge m’est interdit, puisqu’ils semblent destinés au mien ; et vous pardonnerez sans doute un peu la grossièreté à un homme aussi peu accoutumé à revoir des compliments qu’à en faire. Mais rien ne m’empêchera de rendre en toute occasion justice à vos talents, qui m’étaient connus, ni d’être toute ma vie, avec reconnaissance et respect, Madame, etc. » 26

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (6) : 1758. Denis Diderot [1713-1784), dans Des auteurs et des critiques [Chapitre XXII du Discours sur la poésie dramatique ] évoque « la vanité des éloges qu’on prodigue sans connaissance et qu’on accepte sans pudeur. » 27

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (7) : (2 au 6 ou 8 novembre) 1760. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à Sophie Volland [1716-1784], auteur de :
« Pourquoi la louange embarrasse ? - C’est qu’elle est contre la justice qu’on se doit, de la refuser, puisqu’on sent qu’on la mérite ; et contre la modestie qu’on exige, de l’accepter, puisque ce serait alors se réunir aux autres, pour se préconiser soi-même. » 28

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (8) : (3 juillet) 1775. Monsieur Vivant-Denon [1747-1825] clôt sa lettre à Voltaire [1694-1778] en ces termes :
« Je ne m’aviserai pas, Monsieur, de vous faire des compliments ; vous êtes au-dessus de mes éloges, et vous n’avez pas besoin de mes humilités : et puisque j’ai trouvé un moyen d’être votre camarade, je me contenterai de vous assurer que vous n’en avez point qui vous soit plus parfaitement dévoué. » 29

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (9) : (19 octobre) 1789. Mirabeau [1749-1791], à l’Assemblée nationale, dans son Discours à la première séance de l’Assemblée à Paris, auteur de :
« Je hais le ton des éloges, et j’espère que nous approchons du temps où l’on ne louera plus que par le simple exposé des faits. » 30 Plût au ciel…(Cf. Penser. Fait)

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (10) : 1855. George Sand [1804-1876], auteure de :
« […] Ce n’était pas des compliments qui devaient fermer la blessure de l’amitié. Des compliments, je n’y tenais pas ; je n’en ai jamais eu besoin. » 31

Relations entre êtres humains (Compliments. Éloges. Louanges…) (11) : 2015. Magdeleine Paz [1889-1973], dans Je suis l’étranger, auteure de :
« Il est des exigences qui valent mieux que tous les éloges. »
32 (Cf. Femme. Remarquable, Penser. Vérité, Politique. Vérité)

Relations entre êtres humains. Concession) : 1860. Georg Eliot [1819-1880], dans Le moulin sur la Floss, auteure de :
« Toute concession implique une vigilance moins vive que la résistance. C’est le sommeil partiel de la pensée ; notre personnalité est alors submergée par celle d’un autre. » 33 (Cf. Femme. Écrivaine. Eliot George)

Relations entre êtres humains. Confiance :

Relations entre êtres humains (Confiance) (1) : Vous entendez : « Je te fais confiance, tu dois me faire confiance…» : fuir ; «Je te fais confiance, tu me fais confiance » : fuir aussi, après réflexions…
La confiance ne s’affirme pas, elle se construit, elle est vérifiée, elle est vécue.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Confiance :

Relations entre êtres humains (Confiance) (2) : 1973. Un autre regard, lui positif, sur la confiance : Charles Chaplin, dans son Histoire de mon enfance, auteur de :
« Sous la direction de Sennett [Mack. 1880-1960], je me sentais à l’aise, car tout naissait spontanément sur le plateau. Comme personne n’était catégorique, ni sûr de lui (pas même le metteur en scène), j’en concluais que j’en savais autant que mon voisin. Cela me donna confiance ; je commençais à lancer des suggestions que Sennett acceptait volontiers. » 34

Relations entre êtres humains (Confiance) (3) : 2018. Dans le film La mort de Staline, dialogue entre fille de Staline et Béria [après la mort de Staline et son assassinat. 1899-1953] :
« Pourquoi devrais te faire confiance ? »
« Parce que je suis le seul à te dire de ne faire confiance à personne. » (Cf. Culture. Cinéma, Relations entre êtres humains. Dialogue)

Relations entre êtres humains (Contemplation) : Il disait la contempler : il se mirait en elle.

Relations entre êtres humains. Contrat :

Relations entre êtres humains (Contrat) (1) : Pour penser et agir en termes de ‘contrat‘ - fut-il Implicite, fut-il fictif - encore faut-il que l’une des parties ne craigne pas que l’égalité - fut-elle implicite, fut-elle fictive - ne l’engloutisse pas. (Cf. Famille. Mariage. Contrat, Politique. Contrat)

Relations entre êtres humains (Contrat) (2) : Avant tout accord contractuel entre deux personnes, les intérêts de chacune d’entre elles doivent être formellement explicités.

Relations entre êtres humains (Contrat) (3) : 2018. Nikos Aliagas, animateur, journaliste, se justifiant de regarder sans cesse son smartphone, évoque, au nom de la nécessité d’être au courant de [ ? ] : « un pacte moral avec les gens ».
L’avantage du « pacte » sur le « contrat », c’est que l’on peut être seul à le définir, sans aucun engagement avec quiconque…
Et quant à la définition de « moral »… 35

Relations entre êtres humains (Convenances) : Nécessité d’avoir un comportement, une conduite, une tenue compatible avec les convenances pour éviter les médisances et sauver les apparences… (Cf. Femme. Convenances)
* Ajout. 1er janvier 2019. 1966. François Mauriac, dans ses Mémoires intérieurs, écrit :
« Quel que soit mon goût pour les bonnes manières, je sais aujourd’hui ce qu’en vaut l’aune. » 36

Relations entre êtres humains (« Couper les ponts ») : Ils voulaient « couper les ponts » : ils construisirent un mur…sur le pont…

Relations entre êtres humains. Crainte :

Relations entre êtres humains (Crainte) (1) : Craindre, c’est reconnaître le pouvoir de celui / celle qui l’impose. Vivre dans la crainte d’autrui, c’est lui reconnaître le pouvoir qu’il / elle a sur vous (et sur d’autres) et en légitimer la perpétuation. Mais dénoncer ce pouvoir, c’est nécessairement, prendre des risques, y compris concernant sa propre vie. C’est aussi procéder à des ruptures qui lui donnent un sens. (Cf. Violences)

Relations entre êtres humains (Crainte) (2) : 1843. Astolphe de Custine [1790-1857], dans La Russie en 1839, auteur de :
« On ne méprise pas ce qu’on craint. » 37 (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris)

Relations entre êtres humains (Crédibilité) : Pour être entendu-e, il faut d’abord être crédible. Une vie y suffit rarement, mais rien n’interdit de penser que ce constat ne puisse être - ponctuellement ? - invalidé.

Relations entre êtres humains (Critique) : (11 mai) 1738. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à M. Thieriot [1696-1772], écrit :
« [Il faut] préférer toujours celui qui critique à celui qui loue. »
- Il écrivit aussi, le 20 juin 1738, à M. R. :
« Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal. » 38 (Cf. Relations entre êtres humains. Compliments. Louanges […], Penser)

Relations entre êtres humains (Custine Astolphe de) : (15 août) 1816. Astolphe de Custine [1790-1857] dans une lettre à Rahel Varnhagen [1771-1833], auteur de :
« [C’est qu’] avec vous, je suis tout moi. » 39 Quelle belle preuve de confiance …

Relations entre êtres humains (Danton) : 1793-1794. Danton [1759-1984], déclara à Louis Gohier [1746-1830], son successeur au ministère de la justice en 1793, concernant les Conventionnels :
« Ils refusaient de me croire pour conserver le droit de me perdre.
» 40
Pertinente analyse. Explique nombre de mises au silence. (Cf. Homme « Politique », Histoire. Révolution française)

Relations entre êtres humains (Dépendance) : (9 juillet) 1942. Lu dans le Journal d’Hélène Berr [1921-1945] :
« […] Il m’écrit que ses projets dépendent de moi. Et je ne veux pas ; je veux être libre, je ne veux pas que d’autres dépendent de moi. » 41

Relations entre êtres humains. Déférence :

Relations entre êtres humains (Déférence) (1) : (26 septembre) 1948. Michel Droit [1923-2000] s’adressant à André Maurois [1885-1967] :
« Maître, je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu nous dire quelques mots. » 42

Relations entre êtres humains (Déférence) (2) : Sans déférence, pas de totalitarisme.

Relations entre êtres humains (Dialogues. Vécus, entendus, imaginés) (1) :
Quel mauvais goût !
- Quel est le bon ?

Dialogue (2) : Pourquoi as-tu tué le loup ?
- Il a tué mes moutons.

Dialogue (3) : C’est bon pour l’emploi et pour l’économie
- Quelle est la différence ?

Dialogue (4) : Je ne vois pas pourquoi vous m‘agressez.
- Moi non plus.

Dialogue (5) : On m’a volé tout mon argent.
- Viens, on va dîner dans un restaurant très cher.

Dialogue (6) : Vous n’avez pas bien géré la crise.
- Le peuple mérite tous les éloges.

Dialogue (7) : Vous jugez du haut de vos compétences.
- Ai-je pour autant tort ?

Dialogue (8) : Je suis hypocondriaque.
- Est-ce que cela vous aide à mieux vivre ?

Dialogue (8) : Pourquoi ne l’aimes-tu pas ?
- Pourquoi devrais-je l’aimer ?

Dialogue (9) : Je suis une véritable éponge.
- Et que fais-tu de ce que tu absorbes ?

Dialogue (10) : Il se fait remarquer.
- A-t-il un autre moyen qu’on le remarquât ?

Dialogue (11) : Les manifestations sont violentes.
- Quitte à vivre dans la violence, autant que ce soit contre la police.

Dialogue (12) : Pourquoi avez-vous mis le feu à la cathédrale ?
- Ma vie vaut bien un orgue.

Dialogue (13) : Elle fut vengée.
- Mais elle était morte.

Dialogue (13) : Pourquoi l’as-tu traitée de salope ?
- On m’avait traité de pédé.

Dialogue (14) : Je suis bipolaire.
- Dans un monde unipolaire ?

Dialogue (15) : Qui vole un œuf, vole un bœuf.
- Et qui vole un peuple ?

Dialogue (16) : Pourquoi dites-vous que votre époux a une maîtresse ?
- Parce qu’il a changé de sous-vêtements.

Dialogue (17) : Votre épouse est morte.
- C’est pour moi une grande perte.

Dialogue (18) : C’est à vous de choisir.
- Avec mon salaire ?

Dialogue (19) : Les gens vont penser que…
- Et toi ?

Dialogue (20) : Tu as toujours le besoin de faire le contraire.
- De toi.

Dialogue (21) : Nous l’avons tué parce qu’il tuait des américains en Irak.
- Combien de personnes les Américains ont-ils tuées en Irak ?

Dialogue (22) : Pourquoi les jeunes vont-ils ‘trinquer’ ?
- Parce que les vieux meurent.

Dialogue (23) : Il se prenait pour Atlas.
- Et il fut fatigué ?

Dialogue (24) : Vous m’encouragez.
- Je vous transmets mon avis.

Dialogue (25) : Il y a des lois à respecter.
- Ont-elles été faites pour moi ?

Dialogue (26) : Voici 10 euros, gardez la monnaie.
- Pourquoi ne dites - vous pas que le prix que je vous ai proposé était trop bas ?

Dialogue (27) : À sa place, je penserais la même chose.
- Et à la vôtre ?

Dialogue (28) : Mon corps m’appartient.
- Comme tes idées ?

Dialogue (29) : Je n’ai jamais été contrôlée par le police.
- T’as vu la gueule que t’as ?

Dialogue (30) : Il trompait son épouse.
- Non. Il avait des vies parallèles.

Dialogue (31) : Savez-vous… ?
- On ne sait jamais…

Dialogue (32) : Ces féministes sont excessives…
- Nous sommes tous / toutes d’accord…

Dialogue (33) : Vous êtes mainstream, et moi, bankable. On s’allie ?
- Vive nous !

Dialogue (34) : Cela m’empêche de dormir.
- Moi, de vivre heureuse.

Dialogue (35) : Vous avez failli mourir noyé-e. À quoi avec vous pensé ?
- Comme je savais que j’étais entraîné-e par un courant, j’ai pensé que cela serait long.

Dialogue (36) : Vous craignez d’être oublié-e ?
- Restez inconnu-e.

Dialogue (37) : Je
Tais-toi !

Dialogue (38) : « Dites-moi pourquoi vous l’avez séparé de moi ? .
Je te l’ai déjà dit, répondit le directeur, parce que.
» Suite :
« On lui demanda si c’était lui qui avait tué le directeur des ateliers de la prison de Clairvaux. Il répondit : Oui. On lui demanda pourquoi. Il répondit : Parce que. » 43

Dialogue (39) : Tu l’as aidé-e ?
- Je lui ai vendu mon idée.

Dialogue (40) : Pourquoi tu nous parles de ça ?
- Parce que c’est ma vie.

Dialogue (4I) : Il faut contextualiser.
- Mais, c’est toujours vrai !

Dialogue (42) : « Ça va ?
- Ça va, et toi ?
- Ça va. »
44

Dialogue (43) : Que lui avez-vous appris ?
- Rien. C’est lui / elle qui voulait apprendre.

Dialogue (44) : Vous êtes discret-e.
- Non. Je suis moi.

Dialogue (45) : Soyez inclusif-ve !
- Comment ? Je suis exclu-e.

Dialogue (46) : « Toujours la même chanson : vous n’avez jamais rien d’autre à dire ?
- Qu’aurais-je à dire d’autre ? La vérité est une.
» 45

Dialogue (47) : Sus aux moralistes !
- Tous les exploiteurs vous applaudissent.

Dialogue (48) : On a le droit d’aimer ce qu’on aime.
- C’est sûr ?

Dialogue (49) : Vous êtes pessimiste ?
- Non. Je suis ailleurs.

Dialogue (50) : Ce fait est acquis.
- Qui te l’as dit ?

Dialogue (51) : La France a …
- Respectez-moi. Dites : le gouvernement français.

Dialogue (52) : Ceci est honteux.
- L’indignation est à la portée de tout le monde.

Dialogue (53) : J’ai une idée…
- C’est plus compliqué que cela….

Dialogue (54) : Putain, salope, ordure !
- Ça va pas la tête !

Dialogue (55) : Les mères…
- Et les pères dans tout ça ?

Dialogue (56) : Vous souvenez-vous de moi ?
- Oui, de vos yeux bleus.

Dialogue (57) : Vous n’êtes pas solvable.
- Et vous êtes-vous crédible ?

Dialogue (58) : Vendez !
- Je donne…

Dialogue (59) : Cessez de me couper la parole !
- Comment l’aurais-je autrement ?

Dialogue (60) : C’est un complément de revenus ?
- Oui, mais c’est le seul.

Dialogue (61) : La police française est violente.
- Je vous trouve assez à charge…

Dialogue (62) : Ceci et ceci, etc…
- Et pas que…

Dialogue (63) : Mais ce mot ne veut rien dire.
- Ne pinaillons pas…

Dialogue (64) : C’est un homme respecté.
- Non, c’est un imposteur.

Dialogue (65) : C’est vieux, démodé, dépassé.
- Pour moi, ce n’est pas encore advenu.

Dialogue (66) : Il faut revenir au point de départ.
- Oui, mais à celui d’aujourd’hui.

Dialogue (67) : Il est trop honnête pour être vrai.
- Il serait suffisamment malhonnête pour l’être ?

Dialogue (68) : Je vous veux !
- Laissez-moi ….

Dialogue (69) : Révolution !
- Il y a un besoin de réformes.

Dialogue (70) : Il existe une fascination du mal.
- De qui parlez-vous ?

Dialogue (71) : Le monde actuel est violent.
Oui, mais hier aussi et, ailleurs, encore plus.

Dialogue (72) : Déposez plainte !
- Sans garantie d’un procès ? Non.

Dialogue (73) : C’est un mot-valise.
- Ca tombe bien !

Dialogue (74) : Je ne suis pas d’accord avec vous.
- Poursuivons, voulez-vous…

Dialogue (75) : Il avait une haute opinion de lui.
- Si haute, qui ne voyait pas même qu’il était juché sur un escabeau.

Dialogue (76) : Nous avons pris un engagement de principe.
- Vous voulez dire que vous avez capitulé en rase compagne…

Dialogue (77) : Toutes choses égales, par ailleurs…
- Et après,
mutatis mutandis.

Dialogue (78) : Il avait les idées claires.
- Oui, mais l’esprit retors.

Dialogue (79) : Ce procès est injuste.
- Qui est le procureur ici ?

Dialogue (80) : Il faut garder bonne contenance.
- Pour mieux laisser aux autres le monopole du pouvoir ?

Dialogue (81) : Elle voulait me placer au premier plan.
- Pour mieux te rendre redevable.

Dialogue (82) : Vous êtes un salaud.
- Ne me faites pas de procès d’intention.

Dialogue (83) : C’est politiquement gênant.
- Pour qui ? Pour vous ?

Dialogue (84) : Il est dans la collimateur de la justice.
- Vous voulez dire : il a fui la justice qui le poursuit afin que le procès ait lieu ?

Dialogue (85) : Il / elle vous déteste.
- Certaines de mes idées, sans doute, mais moi, comment est-ce possible ? Il / elle ne me connait pas.

Dialogue (86) : « I am a man.
- Nobody is perfect ! » 46

Dialogue (87) : Il y a de plus en plus de féministes.
- Il ne faut pas se voiler la face…

Dialogue (88) : Je veux maigrir.
- Quelles sont vos frustrations ?

Dialogue (89) : C’est un menteur / une menteuse.
- Non. Il / elle invoquait l’argument qui lui semblait être le plus aisément acceptable par celui / celle auquel il était destiné et le mieux adaptable (son propre intérêt inclus) à l’environnement.

Dialogue (90) : Ce livre est ennuyeux.
- Ne soyez pas agressive !

Dialogue (91) : Il parle beaucoup pour dire sa vérité.
- Et il est de moins en moins crédible.

Dialogue (92) : Nous pourrions peut être…
- Faites…

Dialogue (93) : Je connais la valeur de ce que je fais.
- À quelle aune ? Avec quelle ambitions ? Avec quels projets ?

Dialogue (94) : […] Glissons…
- Est-ce une réaction élégante ou une réaction impudente ?

Dialogue (95) : Vous êtes tombé de haut ?
- Oui, dans la facilité.

Dialogue (96) : Vous étiez ami-es ?
- Oui. Il n’y a jamais eu de fausses notes.

Dialogue (97) : C’est une « atteinte à sa vie privée ».
- Non. C’est une critique de cette personne.

Dialogue (98) : Un homme noir dit à une femme en noir : encore un petit effort…
- D’accord. Je vais essayer.

Dialogue (99) : Pourquoi ne voulez-vous pas jouer avec moi ?
- Parce que vous avez toutes les cartes en main, et moi aucune.

Dialogue (100) : Pourquoi parlent-ils autant ?
- Pour créer un effet d’hypnose.

Dialogue (101) : Le mouton noir de la famille a rencontré une oie blanche. Et alors…
-… Ils ne se sont pas plu.

Dialogue (102) : « Eh bien, comment voulez-vous vivre ?
-
Je ne veux pas avoir à me morceler. C’est tout. » 47

Dialogue (103) : On va réfléchir ensemble sur la complexité du monde.
- Je passe mon tour…

Dialogue (104) : Je suis un-e laissé-e pour compte.
- De tout solde.

Dialogue (105) : Si vous continuez, je vous fous dehors !
- J’aime les femmes de caractère !

Dialogue (106) : Il était polygame.
- Non, il changeait sans cesse de femmes.

Dialogue (107) : « Adieu ma chère !
- Eh bien, adieu, puisque tu le veux. »
48

Dialogue (108) : Il était sur le chemin de la sagesse.
- Est-ce un progrès ?

Dialogue (119) : « C’est vous, Ulick, dis-je, qui serez le numéro deux.
- Ma foi ! dit mon cousin, c’est assez d’un ! »
49

Dialogue (110) : Je n’ai aucune confiance en eux.
- Et, en vous ?

Dialogue (111) : « Nous sommes esclaves.
- Vous êtres reines. » 50

Dialogue (112) : Ils ont franchi les limites.
- Il n’y a plus de limites.

Dialogue (113) : Ton ‘ex’…
- Je refuse le « ton ». Il s’agit de l’homme, du salaud, avec lequel j’ai vécu.

Dialogue (114) : Je ne veux pas jouer les arbitres.
- Dites juste ce que vous pensez.

Dialogue (115) : Personnellement, je serais un peu plus nuancé-e.
- Vous voulez dire que vous êtes en complet désaccord ?

Dialogue (116) : Ils vont procéder à 600 licenciements.
- C’est 100 de moins qu’annoncés.

Dialogue (117) : Vous avez perdu.
- Oui, mais ce n’est pas de notre faute.

Dialogue (118) : C’est maladroit.
- Non. C’est odieux.

Dialogue (119) : À cause du covid….
- Pour eux, il faut dire : « Grâce au covid …»

Dialogue (120) : Ils sont inquiets.
- Vous mentez : on est furieux. Et contre vous.

Dialogue (121) : Je vais vous poser une question.
- J’aurais aimé que vous me demandiez : ‘Quelle question voulez-vous que je vous pose ?’

Dialogue (122) : Ça décrédibilise la parole publique.
- Ce n’était pas déjà le cas ?

Dialogue (123) : Il va y avoir pas mal de dégâts…
- Est ce que j’ai une tête de dégât ?

Dialogue (124) : Qu’allez-vous faire avec le couvre-feu ?
- Je vais m’exécuter.

Dialogue (125) : Il / elle a agi à son corps défendant.
- Concrètement, ça veut dire quoi ?

Dialogue (126) : A-t-il / elle pris position au nom de la justice ou de la vérité ?
- Au nom de la dite vérité judicaire.

Dialogue (127) : Pour moi, c’est incontestable.
- Même pour vous, rien n’est incontestable.

Dialogue (128) : C’est lumineux.
- Moi, je n’ai rien compris.

Dialogue (129) : Nous avons eu une petite querelle.
- Non. Nous avons exprimés des points de vue, en l’état, irréconciliables.

Dialogue (130) : Il / elle était rebelle.
- Non. Déterminé.

Dialogue (131) : C’est de la sémantique.
- Non. c’est un mensonge d’état.

Dialogue (132) : C’est pour ton bien.
- C’est moi qui en décide.

Dialogue (133) : « […] Eh bien dit-il, qu’est-ce que cela prouve ? [...]
-
Que tu ne sens rien, grosse souche. » 51

Dialogue (134) : Ça dépasse les bornes.
- C’est vous qui les avez fixées.

Dialogue (135) : Il / elle déplorait la situation.
- Non. Il / elle dénonçait les responsables, nommément cités.

Dialogue (136) : Circulez ! Il n’y a rien à voir.
- Restez ! Regardez, écoutez, lisez. Il y a tout à dénoncer.

Dialogue (137) : Il ne faut pas être plus royaliste que le roi.
- Je me contenterais, honnête, de vivre dans un monde honnête.

Dialogue (138) : Il est jaloux.
- Quitte-le à l’instant.

Dialogue (139) : Il est très difficile de la / le critiquer.
- Et encore plus de la / le reconnaitre ; pas même possible de la / le nommer.

Dialogue (140) : C’est à prendre ou à laisser.
- Le roi dit «
nous voulons ».

Dialogue (141) : C’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer.
- Soyez honnête : dites que les forts sont légitimes à le demeurer.

Dialogue (142) : La vie est courte.
- Surtout pour les pauvres ; elle est plus longue pour les riches.

Dialogue (143) : Vous n’êtes pas très constructif-ve !
- Mais je ne veux pas construire !

Dialogue (144) : Vous n’avez pas lu mon livre.
- Peut-être pourriez-vous penser que vous pourriez être lu selon une autre grille de lecture que la vôtre ?

Dialogue (145) : Vous ne m’avez pas compris-e.
- J’essaie de vous comprendre, sans y parvenir.

Dialogue (146) : Ne discutons pas bêtement.
- Je fais ce que je peux.

Dialogue (147) : Qu’est-ce que vous proposez ?
- Pour m’enfermer dans la nasse de vos présupposés ?

Dialogue (148) : On ne parle jamais que de soi.
- Certain-es plus que d’autres.

Dialogue (149) : Tout est dit en une phrase.
- Alors, quittons-nous, monsieur.

Dialogue (150) : C’est vous qui le dites !
- Vous auriez aussi pu aussi dire que vous n’étiez pas d’accord avec ce que je viens de dire.

Dialogue (151) : On ne peut pas douter de tout.
- Où faut -il s’arrêter ?

Dialogue (152) : L’antonyme de « dialogue » est « monologue ».
- J’y crois de moins en moins…

Dialogue (153) : On les juge à partir des catégories qui sont les nôtres aujourd’hui.
- Mais comment, diable, serait-il possible de juger autrement ?

Dialogue (154) : On a compris votre message.
- Ce qui signifie que vous me coupez la parole.

Dialogue (155) : Peut-on défendre la-liberté-d’expression-au-nom-de-la-laïcité-à-la-française sans tenir compte de ce que tant de musulman-es dans le monde la perçoivent comme un mépris de, une insulte à leur religion ?
- Non.

Dialogue (156) : « Ils ont le couteau entre les dents. » [24/10/2020]
- Ça me rappelle quelque chose.

Dialogue (157) : « Il y a trop d’intelligence aujourd’hui [et pas assez de passion]. » [24/10/2020]
- Ça me rappelle quelqu’un.

Dialogue (158) : « On pourrait citer d’autres personnes » [25/10/2020]
- Je commence à avoir peur…

Dialogue (159) : J’ai l’impression que plus ils organisent de débats, plus le monde se rétrécit là où ils veulent nous mener.
- Moi aussi.

Dialogue (160) : Il s’est laissé emporter…
- Non. Il a clairement nommé, sans ambiguïté, en toute conscience, en toute responsabilité…

Dialogue (161) : Il avait une parole décomplexée.
- Non. Il était stupide, raciste, grossier, égocentrique, vulgaire, méprisait la démocratie, les femmes, les étrangers-ères….

Dialogue (162) : Abaisser quiconque ne rehausse quiconque.
- À qui une telle évidence peut-elle bien être utile ?

Dialogue (163) : Jesse Owen a gagné.
- Fêtons Lutz Long !

Dialogue (164) : Appliquons déjà la loi.
- En d’autres termes: vous n’avez rien ni à critiquer, ni à proposer.

Dialogue (165) : Votre constat est plombant.
- Mes analyses n’ont pas pour finalité d’avoir en effet positif sur votre moral.

Dialogue (166) : À qui faites-vous confiance ?
- Je réfléchis d’abord par moi-même ; et puis je fais confiance à ceux et celles dont j’estime qu’elles peuvent être des personnes de confiance, sans pour autant, au vu de leurs actions, n’abandonner le pouvoir de la leur retirer.

Dialogue (167) : À l’échelle de l’histoire, c’est peu.
- Oui, mais il s’agit d’aujourd’hui.

Dialogue (168) : Il y a un autre problème.
- Oui, mais c’est celui-là dont on parle.

Dialogue (169) : Il faut affirmer, à raison…
- Selon vous, plutôt…

Dialogue (170) : Ils veulent effacer l’histoire.
- Vous voulez maintenir les incarnations publiques de ces infamies.

Dialogue (171) : Cette prise de position est inflammable.
- Peut être pourriez-vous préalablement présenter votre propre position ?

Dialogue (172) : Vous avez le sens de la formule.
- Je préfèrerai discuter du sens de l’histoire.

Dialogue (173) : « L’exécutif promet une réponse ferme. »
- À la longue, on pourra peut-être connaitre les questions posées.

Dialogue (174) : Ces deux poids et deux mesures sont insupportables.
- L’important ne serait-ce pas plutôt que « la mesure » reste inchangée, ici même, confortée ?

Dialogue (175) : Il faut fermer les frontières !
- C’est ainsi que vous pensez lutter contre l’Islam - pour nombreux-ses, contre les musulman-es - et les islamismes, les islamismes radicaux, les radicalités, les haines, les frustrations, les colères, les folies, en faisant abstraction des critiques politiques de l’Occident, des soutiens à la Palestine, les déclarations d’Emmanuel sur la crise-de-l’Islam, des refus de dizaines de millions de Musulman-es des caricatures de Mahomet, etc…, ?

Dialogue (176) : Il faut - pour discuter - opposer les points de vue.
- Confronter des points de vue proches, dès lors plus nuancés, est souvent bien plus enrichissant.

Dialogue (177) : Il faut confiner !
- À l’Élysée, c’est plus aisé que seul-e dans une chambre d’étudiant-e, qu’à deux qui sont malades, qu’à trois qui ne se parlent plus, qu’à quatre sans revenus, qu’à cinq en colocation, qu’à six qui détestent, qu’à sept qui ne vivent pas au même rythme…, qu’à 80 dans un EHPAD, qu’à 100 dans un camps de Roms, et, plus encore, qu’à ceux qui n’ont que le ciel pour plafond, un carton pour matelas et le trottoir pour plancher…

Dialogue (178) : C’est une piste de réflexions….
- Dites que vous ne voulez rien faire, ce serait plus honnête.

Dialogue (179) : « Faut bien que tout le monde vive.
- Oui, seulement il serait à souhaiter qu’on puisse vivre sans empêcher les autres de le faire.
» 52

Dialogue (180) : « Avez-vous le sentiment que les gens qui vous ont écoutés se sont retrouvés dans votre discours ? »
- De l’un au même….

Dialogue (181) : La seule réponse sérieuse, c’est…
- Encore un démocrate…

Dialogue (182) : Changeons de sujet, voulez-vous…
- Non.

Dialogue (183) : Oublions, c’est le passé.
- Non.

Dialogue (184) : Ce n’est pas très important, vu les circonstances.
- Si.

Dialogue (185) : Nous avons trouvé un terrain d’entente.
- Il n’y a pas de quoi être fier-ère.

Dialogue (186) : Vu d’en haut…
- Moi je préfère : vu d’en bas…

Dialogue (187) : Cela va de soi.
- Cela va de vous, vous voulez dire….

Dialogue (188) : Si vous me permettez de continuer…
- Ou : arrêtez de me couper la parole.

Dialogue (189) : J’adorerais qu’on me contredise.
- Il suffit de réfléchir plus avant.

Dialogue (190) : Il y a une fracture numérique.
- Il y a des riches, des équipé-es, des favorisé-es, des possédant-es, des banché-es, des maitrisant-es la technologie, les portables, internet et… il y a les millions d’autres.

Dialogue (191) : Les sujets qui fâchent…
- Expression bien utile qui vous permet de ne pas prendre position.,

Dialogue (192) : Il est le mieux placé pour en parler.
- Parce que c’est vous qui l’avez choisi ?

Dialogue (193) : Vous êtes déprimé-e, mangez du chocolat.
- Un carré ou une tablette ?

Dialogue (194) : La stratégie est-elle d’attaquer les institutions ou de les infiltrer ?
- Les deux, mon général.

Dialogue (195) : Je suis perdu-e.
- Retrouvez-moi !

Dialogue (196) : Ce n’est jamais démonstratif.
- Et dieu reconnaitra les siens…

Dialogue (197) : La critique est facile.
- Elle est aussi utile, nécessaire, efficace.

Dialogue (198) : Les un-es regardent les masques.
- Les autres s’interrogent sur les idées derrière les masques.

Dialogue (199) : Vous ne regrettez rien ?
- Non. C’est la vie.

Dialogue (200) : Ma vie a été ratée.
- Moi, je n’ai pas eu de vie.

Dialogue (201) : Vous n’avez pas le droit d’enseigner la religion, car vous n’êtes pas religieux-se.
- Les athé-es ne peuvent alors enseigner l’athéisme qu’aux athé-es.

Dialogue (202) : « Tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous »
- Bienvenue à vous.

Dialogue (203) : Il ne faut pas faire d’amalgame.
- Vous me contestez le droit de comparer ce qui compose une unité ; moi je vous parle de ce qui relève de l’unité.

Dialogue (204) : On sait très bien que…
- On ne sait pas grand’ chose.

Dialogue (205) : À quoi sert de répéter l’évidence ?
- À continuer de faire croire qu’il s’agit d’une évidence.

Dialogue (206) : Expliquez-moi.
- Il vaut mieux que tu comprennes tout-e seul-e.

Dialogue (207) : L’homme blanc en Afrique.
- Non. Le colonialisme en Afrique.

Dialogue (208) : Vous avez l’air fatigué-e.
- Oui. J’ai un cancer.

Dialogue (209) : La violence existe et elle existera toujours.
- Sur un tel postulat, il y a peu de chances que vos propositions contribueront à améliorer la situation dans le monde.

Dialogue (210) : « Qu’est-ce que tu dis de tout ça, toi ? […]
-
Tout ce qu’on pourra dire ou rien, c’est du pareil au même. » 53

Dialogue (211) : D’ici là, l’eau a le temps de couler sous le pont.
- Oui, mais elle peut aussi l’emporter.

Dialogue (212) : Ils dramatisent sans cesse les dangers du Coronavirus parce qu’ils n’ont pas prévus assez de lits de réanimation.
- Oui, mais l’inverse est aussi vrai.

Dialogue (213) : Je me méfie des mots.
-Moi, je veux les comprendre et comprendre leurs différents usages.

Dialogue (214) : C’étaient des démocrates.
- Non. Des anticommunistes.

Dialogue (215) : Il aimait son épouse et sa maitresse.
- Et elles, que disaient-elles de lui ?

Dialogue (216) : Tout être en général, et moi, en particulier.
- Et moi aussi ?

Dialogue (217) : Quelle est votre situation professionnelle ?
- On a progressé. Maintenant on s’exploite nous-même.

Dialogue (218) : [Napoléon] : « Vous êtes un traitre, duc d’Otrante [Fouché], je devrais vous faire couper la tête.
-
Ce n’est pas mon avis, Sire. » 54

Dialogue (219) : C’est impossible.
- Aucune hypothèse ne peut, ne doit être exclue.

Dialogue (220) : Ils ont une longueur d’avance.
- Que vaut la course ?

Dialogue (221) : Vous avez tort.
- C’est le contraire qui est vrai.

Dialogue (222) : Vous piquez ma curiosité.
- Mais il s’agit d’une histoire criminelle !

Dialogue (223) : Ai-je fait des progrès ?
- Et vous, qu’en pensez-vous ?

Dialogue (224) : Tout le monde ne pense pas comme vous.
- Signifiez-vous que j’ai tort ?

Dialogue (225) : Un oiseau de mauvaise augure a rencontré une colombe de la paix. Et…
- Les deux avaient de mauvais yeux ; ils sont tombés à terre.

Dialogue (226) : Oui, c’est vrai, je suis misogyne.
- Et vous pensez vous en tirer ainsi ?

Dialogue (227) : Je cherche le patient zéro ; et moi le R zéro.
- Ensemble, arriverons-nous au zéro mort ?

Dialogue (228) : Les réactions sont partagées.
- Vous dites cela pour aiguiser l’esprit critique ?

Dialogue (229) : Voulez-vous venir avec moi ?
- Pourquoi pas ? Bonne idée.

Dialogue (230) : Il a été promu par les circonstances.
- Vous voulez dire du fait de son soutien au gouvernement ?

Dialogue (231) : C’est inscrit dans le marbre.
- Jusqu’à la prochaine réforme constitutionnelle.

Dialogue (232) : La rue ne gouverne pas.
- Que nous reste-t-il ?

Dialogue (233) : Dans la longue durée…
- La vôtre ?

Dialogue (234) : Qu’est-ce que vous percevez ?
- Rien. Je réfléchis.

Dialogue (235) : Combien avez-vous eu d’amants ?
- Suffisamment pour ne pas regretter de ne pas en avoir eu plus.

Dialogue (236) : Les solitaires se réjouissent du confinement….
- … Ils / elles ne sont plus seul-es à être seul-es.

Dialogue (237) : « Messieurs, voulez-vous m’accepter pour arbitre ?
- Très volontiers, très volontiers, notre hôtesse. » 55

Dialogue (238) : « À qui revient le rôle de contrôler la vérité ? »
- Vous rendez-vous compte de la question que vous posez ?

Dialogue (239) : Voulez-vous réagir ?
- Non.

Dialogue (240) : Il faut faire le ménage.
- Par qui voulez-vous commencer : les patrons, les actionnaires, les salariée-s, les femmes de ménage ?

Dialogue (241) : « Tout cela ne reste encore que des hypothèses. »
- Non. Il s’agit de la présentation des résultats de mon travail et de mes réflexions.

Dialogue (242) : « Quel est le bilan économique de Donald Trump ? »
- Mais Donald Trump vient d’être qualifié de «
gangster » !

Dialogue (243) : « Le vaccin obligatoire est contreproductif. »
- Non. c’est un déni de l’idée même de liberté individuelle.

Dialogue (244) : « Ils se sont tous fâchés ».
- Non. Ils se sont opposés politiquement et se sont alors séparés.

Dialogue (245) : Tu parles trop.
-

Dialogue (246) : « Rentrez tranquillement.
- Non. Je ne rentrerai pas là-dedans. Je ne mettrai plus les pieds dans cette taule. Rentrez-y, vous !
[…] » 56

Dialogue (247) : De quel doit nous donnez-vous des ordres ?
- La meilleure question de l’année. Voire plus….

Dialogue (248) : « Tout est bon à prendre. Je prends. »
- Vive l’inconséquent, le sale, le bas, l’odieux…

Dialogue (249) : Ils n’arrivent pas à s’unir.
- Pour mieux faciliter la tâche du gouvernement ?

Dialogue (250) : Est-ce une concurrence faussée ou déloyale ?
- Non. Il s’agit d’un principe logique et immoral.

Dialogue (251) : Ils paient un lourd tribut à la crise.
- Non. L’état a décidé qu’ils seraient ceux qui devraient payer à sa vision, à son analyse de « la crise » le prix le plus élevé.

Dialogue (252) : « […] sauf à changer radicalement de gouvernement, d’économie… »
- Ne pas en exclure l’hypothèse est déjà une réelle avancée en ce sens.

Dialogue (253) : J’ai raison.
- « L’abbé de Saint-Pierre disait qu’il ne fait jamais prétendre avoir raison, mais dire : ‘Je suis de cette opinion jusqu’à présent.’ » 57

Dialogue (254) : C’est une ambiguïté.
- Non. Une exception.

Dialogue (255) : Qu’est-ce que je fais là avec lui ?
- Au lieu et place de : Pourquoi est-il aussi odieux ?

Dialogue (256) : Une maladresse, un dérapage…
- Non. Une phrase effectivement énoncée.

Dialogue (257) : Je ne juge pas…
- Ou plutôt : Je ne peux, ni ne veux, ni prendre position, ni m’engager : ?

Dialogue (258) : Ce qu’ils / elles peuvent espérer…
- Non. Ce qu’ils / elles doivent exiger…

Dialogue (259) : « Si j’étais votre femme, j’empoisonnerais votre thé.
- Madame, si j’étais votre mari, je le boirais.
» 58

Dialogue (260) : C’est un bénéfice.
- Non. C’est un risque.

Dialogue (261) : Ce n’est rien.
- C’est tout pour moi.

Dialogue (262) : C’est nécessaire.
- Pour qui ? Pour vous ou pour moi ?

Dialogue (263) : Tout m’échappe.
- Tenir bon, si et tant que possible.

Dialogue (264) : « Les morts en couches étaient fréquents à l’époque…. »
- Oui, surtout chez les femmes.

Dialogue (265) : Fermons la parenthèse…
- Dommage. Il commençait à m’intéresser….

Dialogue (266) : Une protection sociale pérenne et pour tous-tes est nécessaire.
- Des «
filets sociaux » suffiront.

Dialogue (267) : Le RSA n’empêche personne de travailler.
- Le
RSA permet à peine de vivre, dans la pauvreté, dans un monde où le travail se raréfie.

Dialogue (268) : Il a réponse à tout.
- Je préférerais qu’il écoute les questions.

Dialogue (269) : « Une régression liberticide »
- Non. Un régime policier, et depuis longtemps.

Dialogue (270) : Un dialogue de sourds.
- Ou plutôt : des pensées inconciliables.

Dialogue (271) : « Vous prenez une posture »
- Non. Je dis ce que je pense.

Dialogue (272) : Voici, pour solde de tout compte.
- Mais, je n’ai pas de compte !

Dialogue (273) : En guise de solidarité,…
- Ou : Nous nous sommes rendu-es compte de nos intérêts bien compris,…

Dialogue (274) : C’est séduisant.
- C’est insoutenable.

Dialogue (275) : Elle revendiquait un nouveau « droit à demander ».
- Ils / elles avaient, et depuis longtemps, le droit de refuser à quiconque celui de leur accorder ce qui leur était dû.

Dialogue (276) : Il faut réfléchir à « la problématique »
- C’est bien de la pauvreté étudiante dont vous parlez ?

Dialogue (277) : « J’ai égaré mon papier ».
- Non. Vous avez oublié le nom des personnes - inscrites sur votre papier - qui travaillent avec vous, pour vous.

Dialogue (278) : C’est « pour combler les trous dans la raquette ».
- C’est bien des politiques de combats des violences patriarcales que vous parlez ainsi ?

Dialogue (279) : La solution : « un changement de mentalités ».
- Pourquoi s’inquiéter, se presser, contester ? Attendons donc, sans trop de souci, car «
les choses vont dans le bon sens ». Emmanuel Macron peut dormir tranquille.

Dialogue (280) : La justice : « Un dédale ».
- ‘Avant’, on évoquait
« un parcours du /de la combattant-e » : une grande avancée de la pensée critique….

Dialogue (281) : « Si on peut encore employer ce terme… »
- Mais il n’aurait jamais dû l’être !

Dialogue (282) : Le retrait de l’armée américaine d’Afghanistan : « Un échec américain ou occidental » ? [question absurde par ailleurs]
- D’abord, une guerre civile, une tragédie pour le peuple Afghan, non ?

Dialogue (283) : « Le mouvement s’est dévoyé ».
- Qui en a décidé ? Pourquoi ? Sur quels fondements ? Avec quelles conséquences ; et, surtout, préalablement, qu’elle en était la réalité, la nature, la fonction, la morale ?

Dialogue (284) : « On nous a vendu le monde d’après »…
- Beaucoup espèrent, beaucoup veulent, beaucoup construisent tous les jours un monde moins honteux, moins injuste, mieux vivable, plus honorable, plus généreux, plus juste.

Dialogue (285) : « La société est en attente d’un homme fort »
- Ils / elles sont nombreux-ses à enfoncer leurs aspirations dans nos crânes.

Dialogue (286) : « Il y a un désir de culture » : ?
- Oui, confirme-t-il : « J’ai été invité à… »

Dialogue (287) : « Je ne vois pas de quel droit je m’autoriserais à m’ériger en porte-parole de… »
- Dites simplement ce que vous pensez.

Dialogue (288) : « Une dérive… »
- Non. La réalité d’un système dont ce qui est ainsi qualifié est l’une des expressions, l’une des manifestations ; et qui, sans cette prise en compte, n’existe pas, sauf à la présenter comme « un fait » inexplicable, inexpliqué.

Dialogue (289) : L’arbitraire crée l’insécurité qui, elle-même, renforce l’autoritarisme…
- À moins que l’incohérence, l’absurdité de l’arbitraire - en le délégitimant - ne l’affaiblissent et ne repoussent l’autoritarisme.

Dialogue (290) : « Nous ne sommes pas, et nous n’avons jamais été, antiflics. »
- Comme si c’était le sujet….

Dialogue (291) : « Le problème est structurel, ou c’est une question d’adaptation ? »
- Mais il n’y a pas d’alternative, puisqu’il ne peut s’agir que d’une adaptation à une structure.

Dialogue (292) : « Il faut un accompagnement vers l’emploi »
- Et quand il n’y a plus de boulot, qu’est-ce qu’on fait ?

Dialogue (293) : « Est-ce qu’il y a un déficit de Macron vis-à-vis de la jeunesse ? »
- Fallait-il un spécialiste de la communication pour répondre à cette question débile ?

Dialogue (294) : Moi, j’appelle un chat un chat.
- Et elle lui creva le cœur.

Dialogue (295) : En 1968, la police de Maurice Grimaud évitait le contact.
- En 2020, la police « va au contact ».

Dialogue (296) : « C’est complexe et non pas simpliste. »
- Le contraire de « complexe », c’est simple. Et souvent, « le simple » est clair et aisément compréhensible par tout le monde, et d’abord par ceux et celles que la culture du « complexe » rebute a priori, souvent, à juste titre…

Dialogue (297) : Et plus, si affinités….
- Pour rappel : j’ai dit non…

Dialogue (298) : « Quand je serai grande, je ferai du cinéma.
- On ne parle pas la bouche pleine. »
59

Dialogue (299) : D’accord ?
- Oui et non.

Dialogue (300) : « Je n’ai pas beaucoup d’amis qui s’intéressent à moi.
- ‘Prenez un chien, mademoiselle ! C’est des meilleurs amis que les chrétiens’, dit Bob. »
60

Dialogue (301) : « ‘Alors, y va falloir que j’aille chercher mes pantoufles moi-même ?’ »
- Cette voix transperçait Maggie comme un glaive. »
61

Dialogue (302) : « Les grandes réformes de Macon : la PMA, le dédoublement des classes ?
- C’est pas beaucoup….

Dialogue (303) : « Il n’y a que des blancs…
- Parce que c’est notre histoire. »

Dialogue (304) : « Le pouvoir parlementaire : la base de notre démocratie… »
- Oh, là là, on est mal parti-es….

Dialogue (305) : « Un certain nombre d’études scientifiques [dé]montrent que… »
- Comment ! Certaines pourraient ne pas l’être !

Dialogue (306) : Concernant le vaccin contre le Covid, les premiers bénéficiaires…
- Ce ne serait pas plutôt les premiers cobayes ?

Dialogue (307) : « Vous ne nous sentez pas légitime ?
-
Mais je n’ai rien fait ! »

Dialogue (308) : Vous êtes plus maligne que moi.
- Je le pense aussi, lui répondit-elle. Et alors ? : Qu’en déduisons-nous ? Qu’en concluons-nous ?

Dialogue (309) : « La chaîne hiérarchique est-elle efficace ? »
- En attendant l’anarchie….

Dialogue (310) : L’un-e voyait les livres qui encombraient le sol et réduisaient l’espace-dit-à- vivre…
- L’autre y voyait des trésors empoussiérés et pensait que sa vie était bien, aussi, beaucoup, là.

Dialogue (311) : La maraude…
- «
S’il dort, on vérifie s’il respire encore…»

Dialogue (312) : « Entre stress post-traumatique et culture patriarcale… »
- Entre : ?

Dialogue (313) : « Prendre le pouvoir sur les récits… »
- Sur les récits : ?

Dialogue (314) : « Il voulait s’effacer…
-
Je lui dit : ‘Paraissez au contraire’. » 62

Dialogue (315) : « Je vais mobiliser ses compétences. […] Cette conversation dont je vous sais gré. » »
- Non. Nous allons tous et toutes bénéficier de ses compétences […] dont nous vous [lui] savons gré.

Dialogue (316) : « Vous êtes très généreux.
- Non. seulement riche. »
63

Dialogue (317) : La nuit, s’ouvrent des portes…
- Que le jour doit refermer.

Dialogue (318) : « L’éthique de conviction s’est heurtée à l’éthique de responsabilité. »
- Et je ne m’en suis pas plus mal porté-e.

Dialogue (319) : « On occupe les mains des jeunes filles. »
- Pour leur vider la tête.

Dialogue (320) : « Elle était une oie blanche. »
- Et lui, ‘courait la gueuse’.

Dialogue (321) : « C‘est maladroit, regrettable… »
- C’est d’abord un choix politique.

Dialogue (322) : « Les filles soumises… »
- …aux règlements de la police, et donc à la police. À ne pas oublier.

Dialogue (323) : Vous avez les armes, moi j’ai l’argent…
- Un échange de bons procédés….

Dialogue (324) : « La lettre tue, l’esprit vivifie. »
- Et l’esprit [du] capitaliste ?

Dialogue (325) : « Après la découverte de ses péripéties… »
- Non. Après la dénonciation publiques des viols dont il est l’auteur.

Dialogue (326) : Des musulmans revendiquent l’application dans l’ordre civil de la loi religieuse.
- Des catholiques, vexés : ‘On a été usurpés !’

Dialogue (327) : « et les femmes seront bien gardées… »
- Pardon ! Et « les vaches » seront bien gardées….

Dialogue (328) : Il avait honte de ses engagements de jeunesse.
- Non. De lui.

Dialogue (329) : Il croyait aux « sociétés civiles comme antidotes aux pouvoirs d’état ».
- Ou : comment perpétuer le mythe d’un ‘bon’ état, et même, écrit-il, d’un état ‘libérateur’.

Dialogue (330) : « Les aider à s’en sortir… »
- N’y a t-il vraiment pas d’autres projets plus ambitieux ?

Dialogue (331) : Il dessinait au crayon. On le payait en crayons.
Il mourut vite. On ne vit pas de crayons.

Dialogue (332) : Je ne rentre pas dans les cases.
- Détruisez-les.

Dialogue (333) : Vous me diriez…
- Oui, vous répondrais-je….

Dialogue (334) : Ben Barka, « une disparition forcée »…
- Vous voulez dire : un enlèvement décidé en hauts lieux, clos par un assassinat et une disparition du cadavre …

Dialogue (335) : « À la lumière de ce qui précède, il m’apparait que… »
- Je vous arrête. Ce qui précède est infondé….

Dialogue (336) : « Pense faux, mais pense par toi-même. »
- ‘Pense par toi-même’ suffit.

Dialogue (337) : Ils avaient un métier, un emploi, un statut, un contrat, un salaire.

- Elles avaient une activité.

Dialogue (338) : « J’ai envie de toi ».
- Ou : Tu as envie de me baiser ?

Dialogue (339) : « Maman, comment tu as pu passer ta vie avec cet homme ?
- Tais-toi, c’est ton père !
» 64

Dialogue (340) : « C’est interdit pour les femmes, toléré pour les hommes ».
- Le contraire d’interdit, c’est légal, licite, autorisé, permis, normal… La tolérance, c’est la capacité à admettre ce qui est généralement désapprouvé, mais aussi, ce qui pourrait, devrait être interdit.

Dialogue (341) : « Comment votre mari a-t-il pu vivre toutes ces longues années, sous l’emprise de la drogue ? »
- Pourquoi ne m’a-t-il jamais été demandé comment, moi, j’ai pu les vivre ? »
65

Dialogue (342) : « Tout le monde m’a dit…. »
- Passer outre.

Dialogue (343) : « Vos propos menacent la République.
- Quelle république, monsieur le Président ? » 66

Dialogue (344) : « C‘est la faute à pas de chance… »
- Réflexions inutiles, d’emblée donc exclues.

Dialogue (345) : « Comparez… »
- Mais quid de ce, de ceux et celles qui ne sont pas ‘comparables’ ?

Dialogue (346) : « Il te respecte. »
- De l’injure à l’hommage - croit-il -, il reste toujours au centre du « Je ».

Dialogue (347) : « Ce pays est mis à nu par le virus. »
- Il est vraiment très fort…

Dialogue (348) : « La croissance n’est pas une finalité en soi »
- « Finalité » suffit.

Dialogue (349) : Il « pensait la désorientation du monde. »
- Et contribuait efficacement à l’aggraver.

Dialogue (350) : Elle est très brillante.
- Non, elle est très critique.

Dialogue (351) : Il / elle regardait son chien.
- Il / elle ne pouvait pas voir l’enfant qu’il /elle renversa.

Dialogue (352) : « Symboliquement, le coup est sévère. »
- Vous voulez dire : militairement ?

Dialogue (353) : C’est un argument efficace…
- Donc faux.

Dialogue (354) : L’état est obèse !
- Les services publics sont exsangues !

Dialogue (355) : « Cette grogne bien française… »
- Pourquoi pas : « cette révolte légitime » ?

Dialogue (356) : Expliquez-moi…
- Non. C’est à vous de m’expliquer.

Dialogue (357) : « Il parle très peu, dit Célia.
- Il n’a personne à qui parler. » 67

Dialogue (358) : « Nos actions sont des chaînes que nous forgeons.
- Oui, en vérité, mais je crois que c’est le monde qui fournit le fer. » 68

Dialogue (359) : « Mais je sais que vous me méprisez.
- Oui, en effet…un petit peu dit Mary, qui inclina la tête avec un sourire. » 69

Dialogue (360) : « Ne me parlez plus jamais de cette manière.
- Fort bien dit Fred […] » 70

Dialogue (361) : « Il était brutal avec vous ; vous le haïssiez.
- Non ! Il me lassait. » 71

Dialogue (362) : Il a donné sa vie.
- Non. Il a été tué.

Dialogue (363) : « Quand on regarde les choses… »
- Ne serait-ce pas plutôt : comme j’interprète la réalité ?

Dialogue (364) : La lutte des classes…
- C’est plus compliqué que cela…

Dialogue (365) : Le patriarcat…
- Toujours les grands mots….

Dialogue (366) : Vous avez vu ce qu’ont fait hier les partisans de D. Trump ?
- Oui, ça nous change du Covid.

Dialogue (367) : Les grandes douleurs sont muettes.
- Mais, moi, je pleure très fort.

Dialogue (368) : Nous prenons acte.
- Et, sinon, ça change quoi ?

Dialogue (369) : « Et maintenant, où allons-nous ?
- C’est très simple. Vous allez d’un côté et moi de l’autre.
» 72

Relations entre êtres humains. Discrétion :

Relations entre êtres humains (Discrétion) (1) : 1664. Construire sa vie de manière à ce qu’elle ne soit pas à discrétion d’un-e autre.
- Cf. Molière [1622-1673], dans Le mariage forcé :
« Toute votre personne sera à ma discrétion et je serais à même de vous caresser comme je voudrai. » [Acte I. Scène III]

Relations entre êtres humains (Discrétion) (2) : 1668. Construire sa vie de manière à ce qu’elle ne soit pas à discrétion d’un-e autre.
- Cf. Jean de La Bruyère [1645-1685], dans Les Caractères :
« Lorsqu'on désire, on se rend à discrétion à celui de qui l'on espère. »

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Distance :

Relations entre êtres humains (Distance) (1) : 1914-18. Fernand Léger [1881-1955] dans l’une de ses lettres écrites du Front (de la guerre de 14-18) écrit qu’il « y avait des tranchées qui n’avaient pas plus de 50 centimètres d’écart, et si proches que les soldats de chaque côté [français et allemands] s’envoyaient des objets. » 73 (Cf. Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Distance) (2) : 1936. Je lis dans le Journal d’un curé de campagne de George Bernanos [1888-1948] :
« Je crois que ceux-ciles petits bourgeois »] sont préoccupés sans cesse de garder les distances (pour employer leur propre langage), au lieu, que lui, [« M. le comte »] garde son rang. »… lequel exige aussi une distance… 74

Relations entre êtres humains (Distance) (3) : 2000. Régis Debray, dans Loués soient nos seigneurs. Une éducation politique, évoquant l’évolution politique du régime Castriste, auteur de :
« Bientôt, l’ancien camarade (étymologiquement, qui partage le lit), auquel il était arrivé, dans la Sierra Maestra de dormir sous la même couverture [que Fidel Castro.1926-2016], devait par disposition réglementaire, lorsqu’il se trouve en sa présence, se tenir à dix pas du Commandant en chef, au garde-à-vous, les yeux baissés. » 75

Relations entre êtres humains (Distance) (4) : 2009. Clara Rojas, dans Captive, enlevée avec Ingrid Betancourt, puis otage de 2002 à 2008 des FARC (en Bolivie) rapporte que « la distance minimale entre les otages et les guérilleros était de huit mètres. » 76

Relations entre êtres humains (Distance) (5) : (avril) 2017. L’évêque de Dax, Hervé Gaschignard, ayant démissionné, du fait d’« attitudes - qualifiées d’ - « inappropriées », le vicaire général du diocèse d'Aire-et-Dax, Denis Cazaux, lors d'une conférence de presse, faisant état de « trois témoignages », affirme qu’« il ne s'agit pas de faits de pédophilie ». […] Et, pour appuyer son analyse, il poursuit :
« Ce qui remonte des rumeurs, c'est plutôt la façon de se situer...Tout éducateur de jeunes se doit de trouver une juste distance », a-t-il expliqué. 77
- Cette référence au nécessaire respect de « la juste distance » est juste ; le contexte n’aide pas à l’analyser comme tel. (Cf. Relations entre êtres humains. Respect, Justice. Rumeur, Politique. Frontières, Violences. Violences à l’encontre des femmes. Harcèlement sexuel)

Relations entre êtres humains (Distinction) : Accepter une distinction (présentations élogieuses, discours laudateurs, médailles, prix, notes, applaudissements…), c’est accepter que certains-es soient en droit, en pouvoir, de la conférer.

Relations entre êtres humains. Don :

Relations entre êtres humains (Don) (1) : Y a-t-il des dons qui, sans coût pour l’autre, sans contredon, enrichissent ? Oui, sans doute… Comment ? Par la banalisation du don, par l’anonymat…dans l’attente de l’avènement d’un monde de la gratuité. (Cf. Économie. Don. Gratuité)

Relations entre êtres humains (Don) (2) : Entendu : « Un don, sans le savoir…»

Relations entre êtres humains (Douleur) : 1842. Balzac [1799-1850], dans La femme de trente ans, auteur de : « Il y a beaucoup d’hommes dont le cœur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme : pour eux, la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour. » 78 (Cf. Femmes, Hommes, Patriarcat, Violences)

Relations entre êtres humains (Duel) : 1844. William Makepeace Thackeray [1811-1863], dans Barry Lyndon, auteur de :
« Je puis dire à ma gloire que jamais ne me suis engagé dans un duel à moins d’avoir une véritable, avantageuse et prudente raison de le faire. » 79 (Cf. Hommes. Honneur)

Relations entre êtres humains (Échec) : Un échec ? Ou plutôt : l’achèvement d’un processus ; ou plutôt : une espérance irréalisée.
Mais aussi : un impossible que l’on ne souhaitait, ne pouvait, ne voulait pas voir, ni donc comprendre. …

Relations entre êtres humains (Échange) : (21 février) 2020. Entendu ce jour, sur France Culture, ces deux formulations : ‘découvrir de l’« interlocution » avec […]’, ‘être en « interlocution » avec […]’ : sous couvert d’échanges, mise à distance de la personne qui s’exprime et de celle à laquelle elle s‘adresse, toutes les deux occultées par l’abstraction de l’expression. 80 (Cf. Langage. Penser. Pensée. Abstraction)

Relations entre êtres humains (Économie) : (12 juillet) 2017. Lord Robert Skideslky, historien de l’économie, dans les documentaires d’Arte de 2014 consacré au capitalisme, auteur de :
« Ce que les économistes ont négligé, ce sont les relations humaines. » 81
Pas moins … (Cf. Économie. Capitalisme. Économiste)

Relations entre êtres humains. Écrit :

Relations entre êtres humains (Écrit) (1) : Tout écrit a pour finalité d’être critiqué, corrigé, dévoilé, dépassé, enrichi.
Pousser des portes ; [entr]ouvrir des voies : déjà de grandes ambitions. (Cf. Penser. Critique)

Relations entre êtres humains (Écrit) (2) : Tout écrit engage la responsabilité de son auteur-e qui doit en assumer intégralement toutes les conséquences. Complexe certes, mais en poser le principe éviterait que tant d’intellectuel-les, dit-es ou non engagé-es, se défaussent de ladite responsabilité, ce qui ne contribue pas peu à leur délégitimation. (Cf. Penser. Critique)
* Ajout. 23 janvier 2017. 1979. Pour une position opposée, Cf. Cornelius Castoriadis [1922-1997], L’Affaire Negri. 82 Sans remettre en cause le principe plus haut affirmé, l’analyse de Castoriadis ouvre la voie à plus d’analyses, de précisions, de rigueur.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Écrit :

Relations entre êtres humains (Écrit) (3) : 1873. John Stuart Mill [1806-1876], dans son Autobiographie, auteur de :
« Ce que je pus faire par mes écrits, je le fis. » 83
- Une fière modestie, une juste appréciation, une sage aspiration de la vie…Chez lui, crédible.

Relations entre êtres humains (Écrit) (4) : 1951. Paul Léautaud [1872-1956], dans ses Entretiens avec Robert Mallet [1915-2002], après avoir refusé l’offre du directeur du Mercure de répondre à un article intitulé, Le talent et l’abjection du sieur Léautaud-Boissard, auteur de : « Je tiens que quiconque publie seulement trois lignes est justiciable de l’opinion de n’importe qui. C’est mon principe absolu. » 84

Relations entre êtres humains. Écrit. Journal Personnel :

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (1) : La force d'un Journal - si tant est que les idées de son auteur-e ne soient pas trop ‘faibles’ - tient au fait qu'il ne doit être écrit que pour soi, et n’être donc lu par quiconque. D’où, sans doute, l'affaiblissement de l'intérêt du Journal d'Anaïs Nin - qui le réécrivit - ou des écrits autobiographiques de Simone de Beauvoir au fur et à mesure de leur publication, due à leur notoriété.

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (2) : Dans l’hypothèse d’une publication, le respect dû aux personnes évoquées, citées, critiquées doit être pensé, assumé, explicité [?]. (Poursuivre) (Cf. Relations entre êtres humains. Respect)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Écrit. Journal Personnel :

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (3) : 1855. George Sand [1804-1976], dans son Histoire de ma vie, concernant, plus largement, ses écrits, auteure de :
« […] Vis à vis du public, je ne m’attribue pas le droit de disposer du passé de toutes les personnes dont l’existence a côtoyé la mienne. » 85

Relations entre êtres humains (Écrit. Journal Personnel) (4) : (10 octobre) 1943. Hélène Berr [1921-1945], dans son Journal, auteure de :
« Écrire, et écrire comme je veux, c’est à dire avec une sincérité complète, en ne pensant jamais que d’autres liront, afin de ne pas fausser son attitude […], c’est une tâche très difficile et qui exige un effort constant. » 86

Relations entre êtres humains. Écrit. Style :

Relations entre êtres humains (Écrit. Style) (1) : Le style n’excuse, ni ne justifie rien. (Cf. Langage)

Relations entre êtres humains (Écrit. Style) (2) : La clarté du style : une marque de respect ?
Du style ? Non : de la pensée. (Cf. Relations entre êtres humains. Respect, Langage. Style, Penser, Pensée. Claire)

Relations entre êtres humains. Égalité :

Relations entre êtres humains (Égalité) (1) : Postuler que les êtres humains sont égaux interdit toute pensée de la domination et donc toute pensée féministe. (Cf. Politique. Égalité)

Relations entre êtres humains (Égalité) (2) : L’expression d’une manifestation d’égalité, par elle revendiquée, était, pour lui, blessure narcissique. (Cf. Politique. Égalité, Patriarcat)

Relations entre êtres humains. Émotions :

Relations entre êtres humains (Émotions) (1) : Le spectacle de l’émotion remplace le vécu de la sensibilité ; le commentaire sur l’émotion étouffe le peu qui aurait pu s’y exprimer. (Cf. Femmes. Émotions)

Relations entre êtres humains (Émotions) (2) : Sans capacité d’émergence de ses propres émotions, il n’y a pas d’intelligence possible. Or, le concept même d’intelligence a été pensé sans que cette question soit posée. (Cf. Femmes. Émotions)

Relations entre êtres humains (Émotions) (3) : L’immense majorité des femmes ont été et sont encore renvoyées à [et rabaissées par] ce qu’elles ont si souvent tenté, en vain, d’exprimer : leurs « émotions ».
Exclues de la ‘raison’ telle que nécessaire à leur exclusion du pouvoir, exclues de l’accès à la pensée critique, de l’école même, il n’était pas encore suffisant de les laisser s’exprimer par les seuls pleurs, il fallait encore les mépriser : « sensiblerie », « pleurnicheries »…. (Cf. Femmes. Émotions. Pleurs, Relations entre êtres humains. Mépris)

Relations entre êtres humains (Empathie) : Après l’empathie, la révolte… [qui ne l’exclue pas…] ?

Relations entre êtres humains (Engagement) : La valeur et donc la validité d’un engagement se mesure à l’aune de la personne qui l’exprime. Banal, évident, mais alors pourquoi en tenons-nous si peu compte ? De l’extraordinaire force des projections imaginatives sur l’autre…au détriment de soi.

Relations entre êtres humains (Estime) : Pour regretter - pour lui /elle - sans que l’intérêt personnel n’entre en première ligne de compte - qu’une personne prenne une décision qui ne vous satisfait pas, voire qui se fait en votre défaveur, il faut l’estimer.

Relations entre êtres humains (Excuse) : Elle pensait, en s’excusant, se rehausser à ses yeux.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Exemple :

Relations entre êtres humains (Exemple) (1) : Sénèque [4 avant J.C-, 65 après J.C], auteur de :« Tu feras beaucoup pour elle (Novatilla) quand tu ne ferais que lui donner l’exemple. » 87 (Cf. Politique. Exemple)

Relations entre êtres humains (Exemple) (2) : 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, auteure de :
« D’autres caractères, plus brillants et plus actifs en apparence, m’ont souvent prêté le courage. Rollinat [1806-1867] ne m’a jamais prêché que d’exemple, sans se douter même de la valeur et de l’effet de cet exemple. » 88 (Cf. Politique. Exemple)

Relations entre êtres humains (Exemple) (3) : 1966.
- Jérôme Gauthier, journaliste du Canard Enchaîné, concernant Louis Lecoin [1888-1971] :
« Il restera l’exemple qu’on n’est pas forcé de suivre, mais qu’on n’a pas le droit de ne pas essayer de suivre. » 89
- Mais, attention : l’exemplarité est cachée, tapie derrière « l’exemple ». (Cf. Politique. Exemple)

Relations entre êtres humains (Exemple) (4) : 1977. Boris Vian [1920-1959], dans sa Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, auteur de :
« Les hommes de ma génération en ont assez des leçons ; ils préfèrent les exemples. » 90 (Cf. Politique. Exemple)

Relations entre êtres humains (Faiblesse) : La faiblesse aspire à se nourrir de la force d’autrui ? En obtient-elle ?

Relations entre êtres humains (« Faire-valoir ») : Certain-es faisaient valoir - voire se vantaient de - leur culture, leur famille, leur conjoint-e, leur-s enfant-s, leur-s diplôme-s, leur-s fonction-s, leur discrétion, leurs biceps, leur sexe, leur mémoire, leurs livres, leur passé, leurs voyages, leur générosité, leurs invitations, leur passé, leurs ami-es, leur-s engagement-s militant-s…..
Lui / elle ne disait rien, écoutait et tentait de vivre tant bien que mal d’une certaine fidélité, souvent malmenée, chaotique, à ce qu’il / elle pensait le moins dommageable pour lui / elle et pour les autres…

Relations entre êtres humains (Faute) : Il ne savait comment réparer la faute qu’il avait commise envers elle ; il trouva plus facile de la nier, elle.

Relations entre êtres humains (Fête) : (5 août) 2020. Devant la recrudescence de la propagation du Coronavirus, faute de mesures effectives, faute d’hôpitaux, faute de vaccins, dans les aléas du confinement, etc, etc., l’OMS lance à la jeunesse cette question :
« Avez-vous vraiment besoin de faire la fête ? »
- La suite : Et « de vivre », est-ce vraiment nécessaire ? (Cf. Politique. Coronavirus)

Relations entre êtres humains (Fidélité) : (février) 1932. Dans son Journal, Anaïs Nin [1903-1970], rapporte un dialogue entre June (épouse d’Henry Miller) et elle-même (si je refuse de la qualifier de sa ‘maîtresse’, comment la définir à son égard ?), tel que rapporté par cette dernière : - « June m’a dit : ‘Comment puis-je être fidèle à Henry, alors qu’il ne m’aime pas toute entière, alors qu’il juge une si grande part de moi-même et qu’il l’abhorre même. »
- « Oui, ai-je acquiescé, celui qui est vraiment infidèle, c’est celui qui fait l’amour à une fraction seulement de vous. Et qui renie le reste. » 91
- Cette analyse bouleverse bien des clichés.

Relations entre êtres humains. Flagornerie :

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (1) : La flagornerie, indissociable de l’obséquiosité, est l’une des nombreuses voies d’entrées de l’allégeance à une personne, et donc à la servilité. S’en prémunir d’emblée : la porte, une fois ouverte, ne peut que difficilement se refermer. Affirmer vouloir en différer la critique, dans l’attente de circonstances plus favorables, ne fait que dévoiler sa quasi inéluctable perpétuation… (Cf. Culture. Flagornerie, Politique. Hiérarchie)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Flagornerie :

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (2) : 1997. Lu dans Deux ou trois choses que je sais d’eux d’Anne Sinclair, livre consacré aux ‘hommes politiques’ :
« Il est d’ailleurs fascinant de voir la facilité avec laquelle les hommes, fussent-ils les plus intelligents, les plus fins, les plus avertis, accueillent avec délice la douceur de la flatterie. Aucun compliment ne leur semble assez fort pour rendre compte de leur génie. Jamais ils ne méprisent le flagorneur qui en fait trop, mais au contraire, le regarde avec bienveillance et aménité.
À Lille, au soir d’une des derniers meetings de François Mitterrand
[1916-1996] en 1988, Pierre Bergé, le patron de Saint-Laurent, l’éphémère directeur de l’Opéra Bastille, lui parle avec animation. Emporté par sa flamme de militant, il commence une phrase par : ‘Vous, Monsieur qui êtes le plus grand président que la France ait jamais connu’…
Et Mitterrand de roucouler de plaisir alors que journalistes et invités qui partagent ce dîner improvisé, dissimulent leur gêne d’être témoins de tant de flatteries de la part du citoyen, et de tant de complaisance à l’écouter de la part du prince
. » (Cf. Culture. Flagornerie, Relations entre êtres humains. Mépris, Homme « Politique ». Bergé Pierre. Mitterrand François) 92
- Incidemment : comment une femme capable ici de cette lucidité a-t-elle pu s’accommoder de tant d’années vécues avec Dominique Strauss-Kahn ? Et de tant de mensonges… (Cf. Proxénétisme. Strauss-Kahn Dominique)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (3) : 2002. Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen, rapporte un propos de Jacques Chirac [1932-2019] :
« Votre élection, vous ne la devez qu’à vous-même. »
- Le « Je ne le crois pas » par lequel elle lui répond, pèse de peu de poids… à moins qu’il ne s’avère beaucoup trop lourd pour éclairer la réalité… 93 (Cf. Homme. « Politique», Femme. « Politique »)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (4) : (17 juin) 2013. Un cas de figure remarquable [un lamentable modèle du genre ?, une triste caricature ?] fut la lettre (brouillon), non datée, publiée par Le Monde en juin 2013 et à ma connaissance, non démentie par elle, de Christine Lagarde (son ancienne ministre des Finances) à Nicolas Sarkozy, retrouvée lors d’une perquisition à son domicile. Si elle ouvre de larges horizons à la réflexion, elle dévoile et les conditions d’entrées dans la vie politique, et ainsi que celles pour nécessaires y rester.
En voici la teneur :
« Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement »
1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.
3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L.
» 94 Terrible ; quelle bassesse : plus encore… (Cf. Culture. Flagornerie, Femme « Politique ». Lagarde Christine, Politique)

Relations entre êtres humains (Flagornerie) (5) : (14 novembre) 2020. Régis Debray à Alain Finkielkraut, dans un émission de France Culture qu’il lui avait consacré, auteur de : « Vous avez tout dit, Alain. » Puis, entre autres marques d’allégeances - d’ailleurs, réciproque (la médiologie qualifié de « science » ) - Régis Debray évoquant « l’Académie » [Française] peut poursuivre : « Je dis cela pour vous saluer au passage… » 95 (Cf. Relations entre êtres humains. Flagornerie, Hommes « Intellectuels », Langage. Académie Française)

Relations entre êtres humains. Flagornerie. Voltaire :

Relations entre êtres humains (Flagornerie. Voltaire) (1) : Voltaire [1694-1778], un grand flagorneur devant l’éternel : a-t-il jamais été dépassé ?

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Flagornerie. Voltaire :

Relations entre êtres humains (Flagornerie. Voltaire) (2) : (14 août) 1765. Un dénommé Monnier écrivit à l’acteur et dramaturge anglais, David Garrick [1717-1779] concernant Voltaire [1694-1778], qu’il : « a souvent gâté ceux qui ont eu la faiblesse de se fier à ses compliments, ou pour mieux dire, à sa fausseté. » 96

Relations entre êtres humains (Flagornerie. Voltaire) (3) : (14 novembre) 1776. Condorcet [1743-1794], dans une lettre adressée à Voltaire [1694-1778], lui exprime une critique (concernant notamment des vers qu’il avait adressés à Mr et Madame Necker), fort pertinente, fort juste, et qui plus est valable bien au-delà de cet exemple :
« Je suis fâché de ces vers. Vous ne savez pas assez quel est le poids de votre nom, et que vous n’avez pas besoin de louer un sous-ministre pour qu’il respecte tout ce qui tient à vous. Ces espèces d’hommages rendus successivement à des gens de partis différentes nuisent à la cause commune. [Monsieur Necker] avec toute sa vanité ne croira jamais que vous puissiez le mettre sur la même ligne que Caton ; il sent qu’il aura beau s’enfler et qu’il crèvera plutôt que d’y atteindre. Ainsi vous lui avez fait moins de plaisir que vous n’avez fait de peine aux partisans de Caton [Les ‘philosophes’]. Or, ce parti est celui de la raison et de la vertu. »
- La Pléiade qualifie en 1987 cette lettre d’« assez désagréable ». 97 (Cf. Culture. Flagornerie, Relations entre êtres humains. Respect)

Relations entre êtres humains (Flagornerie. Voltaire) (4) : 1986. Concernant une lettre de Voltaire du 17 octobre) 1986 adressée à Catherine II de Russie [1729-1796], particulièrement apologétique, une note de La Pléiade [1986] croit bon préciser :
« En proposant de remplacer Te Deum [Toi, dieu nous te remercions] par Te Deam c’est à dire Toi, Déesse, Voltaire pousse l’éloge de Catherine jusqu’aux limites permises, et au-delà. » 98

Relations entre êtres humains. Flatterie :

Relations entre êtres humains (Flatterie) (1) : Les pseudo-compliments, sur leur apparence essentiellement, débités aux femmes, si souvent encore vécus par elles comme des flatteries gratifiantes dévoilent les déserts amoureux, affectifs, intellectuels dans lesquels tant vivent. (Cf. Femmes. Beauté)

Relations entre êtres humains (Flatterie) (2) : Flatter, c’est mépriser. Beaucoup plus grave, c’est s’estimer en droit d’en avoir le pouvoir.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Flatterie :

Relations entre êtres humains (Flatterie) (1) : 1747. Madame Françoise de Graffigny [1695-1758], dans Lettres d’une Péruvienne, évoquant les comportements des hommes, notamment à l’égard des femmes, écrit :
« Ils manquent rarement d’ajouter un compliment superflu à celui qui l’était déjà, dans l’intention de persuader qu’ils n’en font point. C’est avec des flatteries outrées qu’ils protestent de la sincérité des louanges qu’ils prodiguent. » 99 (Cf. Femme. Écrivaine. Graffigny Madame de Remarquable. Graffigny Madame de, Féministe. Graffigny Madame de)

Relations entre êtres humains (Flatterie) (2) : 1755. Marguerite-Jeanne de Staal-Delaunay, [1684-1750] dans les Mémoires de Madame de Staal, alors en prison, écrit :
« La dépendance a fait naître la flatterie ; les captifs l’emploient auprès de leurs geôliers comme les sujets envers le leur souverains. » 100 (Cf. Relations entre êtres humains. Flatterie, Politique. État, Prison. Staal-Delaunay Marguerite-Jeanne de)

Relations entre êtres humains (Flatterie) (3) : 1830. Stendhal [1783-1842], dans Le rouge et le noir, auteur de :
« Fille d’un homme d’esprit qui pouvait devenir ministre et rendre ses bois au clergé, Melle de la Mole avait été au couvent du Sacré-Cœur, l’objet des flatteries les plus excessives. Ce malheur jamais ne se compense. On lui avait persuadé qu’à cause de tous ses avantages de naissance, de fortune, etc., elle devait être plus heureuse qu’une autre. C’est la source de l’ennui de princes et de toutes leurs folies. » 101

Relations entre êtres humains (Flatterie) (4) : 1839. Astolphe de Custine [1790-1857], dans ses Lettres de Russie, auteur de :
- « […] Le mensonge du despote, quelque grossière soit la feinte, paraît toujours une flatterie à l’esclave » et de
- « Quand on se montre fier par flatterie, la cause me fait haïr l’effet. » 102 (Cf. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Mensonge)

Relations entre êtres humains (Folie) : L’invocation de la folie de l’autre calme, pour certain-es, l’angoisse de soi.

Relations entre êtres humains (Force) : La mise en œuvre de la force ne s’impose que faute d’être reconnue ; alors, souvent la violence y supplée. (Cf. Patriarcat, Violences)

Relations entre êtres humains. Frontières :

Relations entre êtres humains (Frontières) (1) : Elle pensait qu’il avait besoin, pour délimiter son espace, de tracer des frontières. En réalité, il en effaçait les marques pour s’approprier le tout. (Cf. Êtres Humains. Frontières, Politique. Frontières. Guerre)

Relations entre êtres humains (Frontières) (2) : J’ai dit : « Pas touche ! ». Cf. aussi : « Bas les pattes ! » (Cf. Êtres Humains. Frontières, Femme. « Politique », Politique. Frontière)

Relations entre êtres humains (Frontières) (3) : L’injure marque aussi la frontière de son territoire.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Frontières :

Relations entre êtres humains (Frontières) (1) : 1811. Madame Félicité de Genlis, dans Les souvenirs de Félicité L.***, rapporte cette réaction de Lékain [1729-1786] acteur tragique célèbre :
« J’ai vu aujourd’hui Lekain donner à un débutant une leçon de déclamation ; ce jeune homme, au milieu de la scène, saisit le bras de la princesse ; Lekain, choqué de ce mouvement, lui a dit : ‘Monsieur, si vous voulez paraître passionné, ayez l’air de craindre de toucher la robe de celle que vous aimez.’ » 103

Relations entre êtres humains (Frontières) (2) : 1995. Lu dans la critique du film : T’empêches tout le monde de dormir [1982. Gérard Lauzier] :
« Après deux tentatives infructueuses, un bohème, Yves, séduit Isabelle, et s’installe chez elle. Il devient envahissant, couchant même avec l’amie d’Isabelle, Babette. » 104 (Cf. Êtres Humains. Frontières, Corps, Politique. Frontières, Violences. Viols)

Relations entre êtres humains (Frontières) (3) : (27 février) 2020. L’extrême droite européenne s’est donnée le mot pour proposer comme solution à la pandémie du coronavirus : que chaque pays ferme ses frontières. Mais qui est dupe ? : l’enjeu est le renforcement des contrôles des étrangers-ères aux frontières et au sein des frontières. Et le gouvernement compte bien en profiter pour mieux renforcer ses pouvoirs sur la population, sur nous. (Cf. Politique. Coronavirus. Nationalisme) http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1193&mode=last)

Frontières (4) : (4 novembre) 2020. Lu sur France Info : « Les forces israéliennes ont détruit les habitations de près de 80 Palestiniens dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, ont indiqué des témoins et des responsables, palestinien et israélien. La construction dans cette zone est soumise, selon l'État hébreu, à l'obtention préalable d'un permis des autorités israéliennes, qui démolissent des habitations érigées, d'après elles, sans permis. »

Relations entre êtres humains (Gagner) : Se battre pour gagner : loin d’être évident. Par ailleurs, si l’adversaire n’est pas persuadé-e que vous n’abandonnerez jamais le combat, celui-ci est quasiment perdu d’avance. Enfin, ne jamais oublier l’évidence, à savoir que la seule lutte perdue est celle qui n’est pas menée et/ou qui est abandonnée en cours de route. Et, l’essentiel : il ne suffit pas de gagner, il faut gagner sans renoncements. Vaste ambition (Cf. Politique. Guerre. Clausewitz, Lutte, Principe)

Relations entre êtres humains. Galanterie :

Relations entre êtres humains (Galanterie) (1) : Absolument compatible (comme « la distinction », le « raffinement »…) avec la plus grossière goujaterie, avec le plus sordide calcul, le plus éhonté mensonge, le plus évident égocentrisme. (Cf. Relations entre êtres humains. Affabilité, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Galanterie) (2) : Un homme galant est présenté à une femme galante. Il se mue à l’instant en homme grossier : il y avait eu tromperie sur la marchadise…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Galanterie :

Relations entre êtres humains (Galanterie) (3) : (17 octobre) 1769. Voltaire [1694-1788], dans une lettre à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], concernant un français [Wargemont] qui combattait aux côtés des Turcs, lui écrit :
« Je lui en fis honte, je lui présentait combien sa rage était peu chrétienne ; je lui mis devant les yeux la supériorité de Nouveau testament sur l’Alcoran, mais surtout je lui dit que c’était un crime de lèse-galanterie française de combattre pour de vilaines gens qui enferment les femmes, comme l’héroïne de nos jours [Catherine II]. » 105 (Cf. Féminisme, Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Galanterie) (4) : 1811. Madame Félicité de Genlis [1746-1830] écrit dans Les souvenirs de Félicité L*** :
« Tout ce qui vient du sentiment ne vieillit point ; mais la galanterie subit le sort des modes : ce qui était du meilleur goût, dans ce genre, il y trente ans, parait ridicule aujourd’hui. » 106

Relations entre êtres humains (Galanterie) (5) : 1865-1869. Léon Tolstoï [1828-1910] dans La guerre et la paix, concernant certes, non pas les relations entre hommes et femmes, mais entre nations en guerre, auteur de :
« Que vient faire la galanterie dans la guerre ? N’est-ce pas ce qu’il y a de plus infâme au monde ? Il faudrait s’en souvenir et ne pas en faire un amusement. » 107 (Cf. Langage, Politique. Guerre)

Relations entre êtres humains (Générosité) : 1888. Pour se prémunir des risques des dangers mortifères de la « générosité », lire, écouter le si éclairant L’ami dévoué d’Oscar Wilde [1854-1900]. 108

Relations entre êtres humains (Grossièreté) : M’étonnant de ce qu’il pouvait être si foncièrement grossier, eu égard à la ‘courtoisie’ dont il se targuait, j’ai pensé que sa réflexion en la matière s’était sans doute arrêtée à l’interdiction enfantine de ne « pas dire des ‘gros mots’». Quant à ses relations avec les femmes, peut-être ses agissements s’étaient-ils, eux aussi, arrêtés à laisser passer d’abord les femmes à l’ouverture d’une porte. (Cf. Êtres humains. Autoritaire, Homme. Galant. Grossier)

Relations entre êtres humains (Harmonie) : 1957. Un exemple d’harmonie : Ella Fitzgerald [1917-1996] chantant avec Louis Armstrong [1901-1971]. (Cf. Culture. Musique)

Relations entre êtres humains. Hiérarchie :

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (1) : L’humiliation est au fondement de tout système hiérarchique, de son sommet à ses bases.
Elle en est le socle, la colonne vertébrale, l’épine dorsale, la cheville ouvrière, la pierre de touche, l’atout de survie, le nerf de la guerre, son arme première et dernière. (Cf. Relations entre êtres humains. Humiliation, Politique. Hiérarchie)

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (2) : Quand on n’est pas décisionnaire, on n’est pas concerné-e ; mal, en tout cas…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Hiérarchie :

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (3) : 1816. Sur le radeau de la Méduse, abandonnées par le commandant Hugues Duroy de Chaumarys, qualifié par Arte simplement « d’imprévoyant », 151 personnes (dont une femme) « contraintes d’y prendre place » doivent survivre sur ce radeau de 20 mètres sur 12. Treize jours de dérive après, lorsqu’elles sont sauvées, il ne sont plus que 15, « dont 14 officiers ou notables, destinées à des fonctions précises dans la nouvelle colonie. Seul un soldat est encore vivant. »
- Pour rappel : auparavant, « le commandant et la plupart des officiers avaient embarqué sur les chaloupes.
- Présentation par Arte du documentaire consacré à la dramatique histoire de Radeau de la Méduse ainsi qu’au tableau de Théodore Géricault [1791-1824] : « Un documentaire-fiction ambitieux qui magnifie puissance créative et instinct de survie. » On y lit aussi qu’il s’agit d’« un des faits divers les plus dramatiques de la marine française ». Pour ne pas avoir à critiquer la hiérarchie dans la Marine française - voire partiellement réhabiliter son commandant - dont cet abandon fut l’une de ses hontes ? 109 (Cf. Politique. Hiérarchie, Histoire)

Relations entre êtres humains (Hiérarchie) (4) : (août-septembre) 1974. Jean-Paul Sartre [1905-1980], auteur de :
« La hiérarchie, c’est ce qui détruit la valeur personnelle des gens. » 110 (Cf. Politique. Hiérarchie)

Relations entre êtres humains. Hommage :

Relations entre êtres humains (Hommage (1) : Il pensait, par l’intérêt qu’il affirmait lui porter, lui rendre hommage en condescendant s’abaisser jusqu’à elle. (Cf. Patriarcat. Domination masculine)

Relations entre êtres humains (Hommage (2) : Je vois écris le terme de « femmage ». Après une première incompréhension, un quasi refus, il m’est rapidement apparu, après réflexions, comme évident.
* Ajout. 29 avril 2019. Enfin…presque.. (Cf. Féminisation du langage)

Relations entre êtres humains. Honneur :

Relations entre êtres humains (Honneur) (1) : L’« honneur » n’est que l’une des expressions de ce qu’une société considère comme relevant de ses « mœurs ». Dès lors, faire appel à l’« honneur », ce n’est que céder aux injonctions dominantes, spécifiques à son milieu ; la conception de l’honneur des truands n’est pas celle des moines, celui des officiers, pas celui des soldats.
Le drame dans lequel les femmes furent piégées fut qu’elles ont dû intérioriser, à coups de violences et d’injustices, la conception que les hommes se faisaient de l’honneur, mais qui pourtant n’étaient valables que les concernant. (Poursuivre) (Cf. Homme. Honneur, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Honneur) (2) : (6 septembre) 1768. Denis Diderot [1713-1764] dans une lettre à Falconet [1716-1791], écrit :
« Je défie tous les méchants de la terre. Ils peuvent m’ôter la vie ; mais il n’y a que moi qui puisse me déshonorer. » 111

Relations entre êtres humains (Hospitalité) : 1884. Friedrich Nietzsche [1844-1900], dans Maximes et interludes, auteur de :
« Hospitalité : Le sens des usages de l’hospitalité c’est de paralyser chez l’étranger l’élément hostile. Dès que l’on ne considère plus l’étranger d’abord comme un ennemi, l’hospitalité régresse […] ». 112 (Poursuivre)

Relations entre êtres humains (« Humanité ») : Elle ressentait qu’il lui reconnaissait une certaine ‘humanité’ mais elle savait aussi que sa conception du monde en limitait très strictement, la concernant, l’éventuelle prise en compte. Elle le comprit alors mieux encore lorsqu’il qualifia ses analyses, de « très personnelles » : cela lui évitait d’avoir à les mettre en relation avec sa propre ‘humanité‘, à les juger à cette aune. Et à s’interroger plus avant. (Cf. Patriarcat)

Relations entre êtres humains. Humiliation :

Relations entre êtres humains (Humiliations) (1) : Il / elle s’abstenait d’agir, au risque d’humiliations. Pour les un-es, il s’agissait d’une - lucide ? - appréciation d’une situation ; pour les autres, d’une analyse coût / risque ; pour d’autres enfin, d’une préférence, d’un choix, d’une décision.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Humiliation :

Relations entre êtres humains (Humiliation) (2) : (21 avril) 1760. Voltaire [1694-1778], écrit à Frédéric II de Prusse [1712-1786], auteur de :
« […] Je bénirai le jour où je cesserai en mourant d’avoir à souffrir , et surtout de souffrir par vous. […]. Puis il évoque :
« le malheureux plaisir que vous vous êtes toujours fait de vouloir humilier tous les autres hommes, de leur dire, de leur écrire des choses piquantes d’autant plus indignes de vous, que vous êtes plus élevé au-dessus d’eaux par votre rang et par vos talents uniques. […] » 113 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer)

Relations entre êtres humains (Humiliation) (3) : (15 octobre) 1776. Voltaire [1694-1778], écrit une lettre au duc de Richelieu [1699-1788] concernant ses « sottises » (les écrits de Voltaire) :
« Elles n’ont jamais obtenu de vous que des plaisanteries dont vous avez accablé votre très humble serviteur.
Vous savez bien que vous aimez à humilier votre prochain le plus que vous pouvez.
Vous avez passé votre vie à rire souvent aux dépends d’autrui [comme Voltaire...] ; on ne réforme point son caractère.
Vous m’avez intimidé en vous faisant adorer. » 114 (Cf. Patriarcat, Humiliation)

Relations entre êtres humains (Humiliation) (4) : 1805. La princesse Daschkoff [1743-1810], ‘dame d’honneur’ de Catherine II [1729-1796] dans ses Mémoires, auteure de :
- « Si j’ignore ce que c’est qu’une humiliation, c’est que je n’en vois, je n’en comprends que dans la dégradation du caractère.
» Analyse ambigüe : question de traduction ?…. Pour mieux comprendre :
- « Le silence de son Ministre [prince Potemkine. 1739-179, ministre de Catherine II. 1729-1796], je l’avouais franchement, ne blessait pas ma fierté qui était au-dessus d’une humiliation […]115 (Cf. Patriarcat, Humiliation)

Relations entre êtres humains (Humiliation) (5) : 2012. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« […] Il ne me vint jamais à l’esprit , comme cela s’était produit en d’autres occasions, qu’elle avait éprouvé la nécessité de m’humilier afin de mieux supporter sa propre humiliation. » 116

Relations entre êtres humains. Hypocrisie :

Relations entre êtres humains (Hypocrisie) (1) : Si l’hypocrisie, c’est « l’hommage que le vice rend à la vertu » [La Rochefoucauld. 1613-1680], c’est, dès lors, considérer que le ‘vice’ et la ‘vertu’ comme étant d’équivalente, de comparable signification.

Relations entre êtres humains (Hypocrisie) (2) : L’hypocrisie est la livrée que le monde impose à ceux et celles qui ne peuvent ni ne veulent l’interroger.

Relations entre êtres humains (Hypocrisie) (3) : L’invocation de l’hypocrisie justifie tout et n’importe quoi ; n’a aucune portée analytique ; d’emblée, à elle seule, invalide la pertinence de la critique.

Relations entre êtres humains (Indifférence) : L’indifférence, stade indépassable du mépris ? Non. Relève d’un autre rapport à l’autre, ou plutôt de l’absence de rapport… (Poursuivre) (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris)

Relations entre êtres humains (Indulgence) : 1975. Jean-Louis Barrault [1910-1994], dans Comme je le pense, en faisant état des dix journées des Assises internationale sur le théâtre ayant eu lieu en 1974 (183 artistes venant de 20 pays différents) écrit notamment :
« […] Les moments de joie profonde furent nombreux. Il y eut également des moments de pénible cruauté. Il fallait certes s’attendre à ce que tout ne fut pas excellent. Il y eut même des interventions franchement manquées. Mais je fus frappé par le refus systématique de toute indulgence. […] » 117
N.B. Indulgence : « Facilité à excuser ». Synonymes : « Clémence. Patience, Bienveillance, Gentillesse, Tolérance ». (Cf. Culture)

Relations entre êtres humains. Injure :

Relations entre êtres humains (Injure) (1) : Injurier un être humain, c’est tout à la fois exprimer la somme des dénégations accumulées souvent pendant des siècles génériquement adressées contre telle ou telle ou telle catégorie de personnes [soi inclus-e] et la transférer sur une personne devenue une cible singulière. (Cf. Droit. Discriminations)

Relations entre êtres humains (Injure) (2) : L’injure est à la fois l’expression d’une faiblesse révélant et l’impossibilité (ou le refus) d’une analyse critique et le besoin de faire mal, de dominer l’autre.
En d’autres termes, l’injure a moins l’autre pour objet qu’elle ne signifie une volonté par l’abaissement de l’autre de se rehausser à ses propres yeux.
L’injure ne prouve que la facilité de pensée et la fragilité de l’envoyeur.

Relations entre êtres humains (Injure) (3) : Certaines personnes pensent par l’injure s’élever au niveau de la ‘cible’ qu’elles ont décidé de privilégier. D’autres se contentent de leur voisin-e de palier.
D’autres enfin, plus nombreux, considèrent qu’en élargissant le spectre de leurs injures à l’autre moitié de la terre, ils s’élèvent au-dessus d’elles toutes.
* Ajout. 13 avril 2016. Vauvenargues [1715-1749], auteur de :
« Les espérances les plus ridicules et les plus hardies ont été quelque fois la cause des succès extraordinaires. » 118 Comme les injures ?

Relations entre êtres humains (Injure) (4) : Être ignoré-e : le meilleur moyen de ne pas être injurié-e ? Ne facilite cependant pas les échanges…

Relations entre êtres humains (Injure) (5) : À quoi sert, à qui sert, de réagir à l’injure ? (Cf. Injures, réactions à l’injure)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Injure :

Relations entre êtres humains (Injure) (6) : (autour de) 1758-1770. Y a-t-il une injure - plusieurs d’entre elles ayant été plusieurs fois répétées à divers interlocuteurs - dont Voltaire [1694-1778] n’ait pas accablé Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] qu’il affirme, en sus, « haïr ». ?
Qu’on en juge : « blaireau », « fou », « grand fou », « bien méchant fou », « le plus orgueilleux de tous les écrivains médiocres et le plus malhonnête homme », « le plus détestable fou que j’ai jamais lu »; « sophiste », « séditieux », « charlatan », « misérable charlatan », « méchant », « indigne », « coquin », « déclamateur », « indigne », « misérable », « scélérat », « malhonnête », « calomniateur », « polisson », « singe de la philosophie », « agresseur », « monstre », « sot », « pédant », « barbare », « ridicule », « chien basset », « descendant du chien de Diogène », « dogue », « bâtard du chien de Diogène », « vieux singe de Diogène », « s’étant mis tout nu dans le tonneau de Diogène [il] s’est exposé, à la vérité, à être mangé des mouches », « pseudo-philosophe », « sorcier », et même, avec La Bletterie [1696-1772], « l’excrément du siècle » [4janvier 1769]…
- Quant à Thérèse le Vasseur [1721-1801], Voltaire la nomme « sa sorcière », et sa « Vachine ». 119 (Cf. Femme. Animalisation des femmes, Homme. Grossier, Relations entre êtres humains. Haïr. Voltaire, Penser, Politique. Égalité. Voltaire)
* Ajout. 11 septembre 2019. (25 avril) 1760. Ces bordées d’injures n’empêchent pas Voltaire [1694-1778] d’écrire à la marquise du Deffand [1697-1780] :
« Il ne faut dire d’injures à personne. » 120 (Cf. Hommes. Grossiers)
* Ajout. 6 octobre 2018. 1782. Sans référence à Voltaire, Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions évoque, concernant l’année 1762, « le nombre et la violences des outrages dont on m’accablait à l’envi. J’étais un impie, un athée, un forcené, une bête féroce, un loup. » (Livre 12) 121
* Ajout. 14 août 2019. Une efficace pédagogie que celle de Rousseau aux fins de dissuader de toute injure…: une simple phrase, qui, elle-même avait été procédée d’une lettre personnelle [17 juin 1760] adressée à Voltaire commençant par :
« Je ne vous aime point, Monsieur […] » - à la quelle Voltaire n’a pas répondu - publiée elle aussi dans Les confessions.
* Ajout. 21 avril 2020. En avril 1776, Rousseau distribuera aux passants une lettre-circulaire dans laquelle on pouvait lire : « Voltaire, que j’empêche de dormir, parodiera ces lignes. Ses grossières injures sont un hommage qu’il est forcé de me rendre malgré lui. » 122

Relations entre êtres humains (Injure) (7) : (17 janvier) 1934. Lou Sin [1881-1938], dans ses Essais choisis, auteur de :
« Mais s’il est vrai que l’injure cause du tort à beaucoup de personnes innocentes, condamner l’injure sans distinction équivaut à protéger tous les coquins. » 123

Relations entre êtres humains (Injure) (8) : (25 avril) 2000. Michèle Uzan, Cheffe du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Henri Verdier, auteure d’un rapport sur la prévention et la prise en charge des grossesses des adolescentes, auditionnée à l’assemblée nationale, déclara : « En conclusion, sachez que ce rapport m’a valu 12.000 lettres d’injures et des menaces de mort de la part d’individus qui refusent de voir la réalité. L’AP-HP a porté plainte pour moi. » 124 (Cf. Femmes, Famille, Patriarcat. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Relations entre êtres humains (Injure) (9) : 2010. Pierre Chalmin, auteur du Dictionnaire des injures littéraires en exergue de son livre, en guise de remerciements :
« À ma femme Erica enfin pour sa sainte abnégation, et à ma fille Louise (6 mois) pour son rire approbateur comme j’essayais sur elle diverses injures visant les bas-bleus. » 125 (Cf. Femme « Intellectuelle ». « Bas-bleus », Relations entre êtres humains. Remerciements)

Relations entre êtres humains (Injure) (10) : (21 août) 2019. Un dessin paru dans Le Canard enchaîné :
1) Des joueurs de foot crient : « Ho Hisse ! Enculééé ».
2) Un homme leur dit : « Je vous rappelle que les propos homophobes sont interdits dans les stades… ».
3) Les joueurs crient alors : « Ho Hisse ! Fils de pute ! »
4) L’homme réagit : « Bon. C’est mieux… ». 126 (Cf. Droit. Discriminations. Relations entre êtres humains. Haine)

Relations entre êtres humains. Injure. Réaction à l’injure :

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (1) : Avant de réagir à une injure, savoir qu’elle n’engage que la personne qui l’exprime ; puis, s’interroger sur les fondements sur lesquels celle-ci est affirmée et sur la légitimité de celui/celle qui l’exprime. Reposant.
* Ajout. 21 novembre 2019. Découvert sur Internet (sans source, sans date) cette phrase de Francis Bacon [1561-1626] :
« L’hérétique n’est pas celui que le bucher brûle, mais celui qui l’allume. »

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Injure. Réaction à l’injure :

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (2) : Sénèque [4 av. J.C-64 apr. J.C], auteur de :
« C’est d’une grande âme de mépriser les injures ; la vengeance la plus insultante est de considérer l’offenseur comme indigne de votre vengeance. Beaucoup ont retourné le poignard dans la plaie, en tirant satisfaction d’une légère blessure ; l’homme grand et noble est celui qui, comme le lion, écoute sans s’émouvoir, l’aboiement des roquets. »
Sénèque n’y parvint cependant pas toujours. 127 (Cf. Relations entre êtres humains. Mépris. Vengeance)

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (3) : 1675-1677. Cardinal de Retz [1613-1679], dans ses Mémoires, auteur de cette réaction de bon sens :
« […] En fait de calomnie, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué. » 128
* Ajout. 10 juin 2019. Une tautologie ?

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (4) : (11 juillet) 1768. Denis Diderot [1713-1784], dans une lettre à mademoiselle Jodin [1741-1790], auteur de :
« Une injure répondue à une injure faite sont deux injures et l’on doit être plus honteux de la première que de la seconde. » 129

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (5) : 1830. Denis Diderot [1713-1784] dans Le paradoxe sur le comédien, auteur de :
« Vous, m’offenser ! Je ne vous fait pas cet honneur ! » 130

Relations entre êtres humains (Injure. Réaction à l’injure) (6) : 1862. Dans Les Misérables de Victor Hugo [1802-1885], on lit cet échange entre Monsieur Madeleine intervenant pour défendre Fantine - qui l’avait injurié - et l’inspecteur Javert :
- Javert : « Cette misérable vient d’insulter monsieur le maire.
- Ceci me regarde dit M. Madeleine. Mon injure est à moi. J’en puis faire ce que je veux.
- Je demande pardon à monsieur le maire. Son injure n’est pas à lui, elle est à la justice.
- Inspecteur Javert, répliqua monsieur Madeleine, la première justice, c’est la conscience. J’ai entendu cette femme. Je sais ce que je fais
. […] » 131 (Cf. Êtres humains. Conscience, Justice)

Relations entre êtres humains. Injures à l’encontre des femmes : (Cf. aussi : Patriarcat. Injure)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (1) : « putes », « salopes », « connes », « poufiasses », « pétasses » et quelques autres injures d’aussi raffinée facture…: prendre un grand drap blanc, toutes les y enfouir, le jeter dans un puits sans fond, jeter plein de pierres dedans, et définitivement les y enterrer. Avec une grande fête ?
* Ajout. 20 janvier 2015. Réaction légitime, mais strictement émotive. La réalité, telle que je la perçois, c’est que traiter les femmes en de tels termes, c’est tout simplement les légitimer comme telles. (Cf. Êtres humains. Soi. Injure, Femme Remarquable. Desroches-Noblecourt Christiane. Femme. « Politique ». Joly Éva, Royal Ségolène, Hommes. Homosexualité, Langage, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (2) : Me concernant, le seul souvenir d’enfance qui me vient à l’esprit est que les filles étaient souvent appelées :
« les quilles ». Une enfance protégée des agressions du monde….

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (3) : La méthode la plus banale de ne pas critiquer les injures à l’encontre des femmes est de ne pas les relever.
- Un exemple : (25 avril) 1760. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à D’Alembert [1717-1783], fait état des « vieilles catins dévotes de la Cour ». Une note de La Pléiade précise : « Parmi les dévotes de la cour, on peut citer… » Et il les nomme. 132 (Cf. Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (4) : Il avait ‘pris’ à son ami sa maîtresse ; leurs relations une fois révélées, il la traita de « trainée » : il se sentit alors moins coupable.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Injures à l’encontre des femmes :

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (5) : 1920. Souvenirs reproduits par Thérèse Planiol [1914-2014] : « Idiote », « cruche », « gourde », « oie », « dinde », « crétine », « abrutie » : voici, avant le certificat d’études, les épithètes qui qualifiaient les élèves, après qu’une première sélection eut isolé les « fortes » et « les bonnes à rien ». 133 (Cf. Femmes, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (6) : 1949. Poème de Jacques Prévert [1900-1970] : Il a tourné autour de moi
- Il a tourné autour de moi
pendant des mois, des jours, des heures
et il a posé la main sur mon sein
en m’appelant son petit cœur
Et il m’a arraché une promesse
comme on arrache une fleur à la terre
Et il a gardé cette promesse dans sa tête
comme on garde une fleur dans une serre
J’ai oublié ma promesse
et le fleur tout de suite a fané
Et les yeux lui sont sortis de la tête
il m’a regardée de travers
Et il m’a injuriée.
[…] 134 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Relations entre êtres humains (Injures à l’encontre des femmes) (7) : Catherine Sauvage [1929-1998] se souvient d’injures (et d’objets lancés sur elle) qui, à ses débuts, à Marseille, lui étaient sur scène, adressés : « Va te rhabiller » et « À poil ! » 135 (Cf. Êtres humains. Soi. Injures, Femme Remarquable. Desroches-Noblecourt Christiane. Planiol Thérèse. Femme « Politique ». Joly Éva, Royal Ségolène. Femmes. Chanteuses française d’antan, Hommes. Homosexualité, Langage, Patriarcat)

Relations entre êtres humains (Intelligence) : Il conférait des labels d’intelligence [politique] avec l’assurance de celui pour lequel la sienne était hors de propos, ce qui pour le moins la relativisait. (Cf. Penser. Intelligence)

Relations entre êtres humains (« Interactions humaines » : (28 octobre) 2020. Lu dans Le Canard enchaîné : « ‘L’accélération de l’épidémie surprend tout le monde en Europe. Les mesures de freinage de la propagation du virus passent par une réduction importante des interactions humaines’. Ce sont les premiers mots d’Emmanuel Macron lundi soir [26 octobre] lors d’une réunion en petit comité. » Au sens propre, terrifiant. 136 (Cf. Homme. « Politique ». Macron Emmanuel, Politique. Coronavirus)

Relations entre êtres humains. Jalousie :

Relations entre êtres humains (Jalousie) (1) : La jalousie : une immaturité.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Jalousie :

Relations entre êtres humains (Jalousie) (2) : 1833. Claire Démar [1799-1833], auteure de :
« La jalousie, qu’est-ce qu’autre chose, je vous prie, que l’expression la plus haute, la mieux prononcée de cet égoïsme qui rapporte tout à soi, qui voudrait, exempt de toute condition, de toute entrave, de toute abnégation personnelle, enchaîner à jamais le corps et l’esprit, la pensée, le vouloir, la sensation de tout être aimé, le courber à sa loi, à son plaisir, à son caprice ? […] »
Analyse plus avancée que la précédente, laquelle n’est pas pour autant invalidée. 137 (Cf. Êtres humains. Soi, Corps, Économie. Jalousie)

Relations entre êtres humains (Jalousie) (3) : 1836. Pierre-François Lacenaire [1803-guillotiné en 1836], dans ses Mémoires, rapporte un souvenir de sa vie :
« […] Je revins de meilleure heure que je n’avais compté ; je n’eus rien de plus pressé que de me présenter chez elle. J’y trouvais à mon grand désappointement, un jeune homme de ma connaissance qui avait obtenu d’elle du premier coup ce qu’elle m’avait refusé avec tant d’opiniâtreté ; il est vrai qu’il avait fait les choses plus grandement que moi. À cette vue, bien qu’amoureux fou un quart d’heure avant, ma passion s’éteignit tout d’un coup ; loin de m’emporter, je partis d’un grand éclat de rire, je remerciai celui qui avait déchiré le bandeau, et je sortis, avec mon rival, non pour me battre, mais pour boire un bol de punch à sa réussite et à ma guérison. Dès lors, j’ai évité constamment et avec le plus grand soin l’attachement, même le plus léger en apparence. J’avais appris ce que c’était que l’amour […]. » 138

Relations entre êtres humains (Jalousie) (4) : 1949. Nicola Berdiaev [1874-1948] dans son Essai d’autobiographie spirituelle [posthume donc], auteur de :
« J’ai constamment considéré la jalousie comme un des sentiments les plus bas qui soient, un sentiment asservissant autant que servile. La jalousie et la liberté humaine ne sont pas compatibles. Le mobile de la jalousie est l’instinct de possession, de domination, parvenu à un stade de déchéance. […] » 139

Relations entre êtres humains (Jalousie) (5) : Graham Greene [1904-1991], auteur de :
« La jalousie n’est en fait que la projection sur l’autre de ses propres égarements. » 140
Peut, en cas de nécessité, aider à y voir plus clair…

Relations entre êtres humains (Jalousie) (6) : (mai) 1943. Anaïs Nin [1903-1977], auteure, dans son Journal, de :
« Je n’ai jamais pu de ma vie causer à d’autres femmes la moindre peine ou susciter la moindre jalousie. C’est comme si toujours je revivais la peine de ma mère souffrant des infidélités de mon père. » 141 (Cf. Femme. Remarquable. Nin Anaïs)

Relations entre êtres humains. Luxe :

Relations entre êtres humains (Luxe) (1) : La référence au luxe - injure en soi à la pauvreté - corrompt la pensée par l’indifférence aux moyens nécessaires pour y parvenir. (Cf. Culture. Luxe, Êtres Humains. Mode, Penser, Politique, Économie)

Relations entre êtres humains (Luxe) (2) : 1839. Astolphe de Custine [1790-1857], en réaction au luxe de la Cour de Nicolas 1er [1796-1855], auteur de :
« Toute société où la classe moyenne n’existe pas devrait proscrire le luxe comme un scandale, parce que [dans les pays organisés], ce sont les profits que cette classe moyenne retire de la vanité des classes supérieures qui motivent et excusent l’opulence des riches. » 142
- Cette réflexion, un peu confuse, a le mérite de porter un jugement moral sur le « luxe », de lier « luxe » et « vanité », et de comprendre leurs effets d’entrainement réciproques. (Cf. Économie. Luxe)

Relations entre êtres humains (Malentendu) : 1977. François Gantheret [1934-2018] dans sa Préface au livre de Georg Groddeck, [1866-1934] intitulé Ça et moi, concernant les relations entre Georg Groddeck et Sigmund Freud [1856-1937], écrit :
« Et, en l’occurrence, quand ce qui ne change pas est un malentendu, et qu’il est central, force nous est de penser que de ce malentendu, les deux hommes sont preneurs, qu’ils y tiennent, qu’il leur est nécessaire. Que chacun y trouve le lieu d’inscription de contradictions qui lui sont propres et qu’un accord tacite existe pour déranger le moins possible cet état de choses. Comprendrait-on sans cela le tenace obscurcissement des différences fondamentales entre le deux hommes ? L’impatience saisit parfois, à la lecture ; qu’ils s’expliquent une bonne foi ! Mais non, les questions essentielles sont sans cesse évoquées et sans cesse esquivées. Sois celui que je ne puis être sans déchirement, je suis ce que tu ne peux être : voilà le marché. Le commerce entre les deux hommes est un commerce bi-univoque, avec leur propre négatif extériorisé. » 143

Relations entre êtres humains (Masturbation) : 1952. Doris Lessing [1919-2013], dans Les enfants de la violence, auteure de :
« […] Elle était murée dans une résistance attentive. Il s’allongea près d’elle, et commença à la serrer contre lui. Formée par les descriptions poétiques et littéraires de l’acte sexuel, et par les descriptions scientifiques des manuels sexuels, elle n’était pas préparée pour le rite égoïste et complaisant auquel il se livrait. Lorsqu’il lui prit la main et la tira vers le devant de son corps, elle se raidit; il tira plus fort en gémissant : ‘Sois gentille, mon chou, fais-moi plaisir’, tandis que de l’autre main il lui tripotait les seins. Elle s’assit et lui demanda rageusement : ‘Que veux-tu donc que je fasse, au juste ?’ […]. » 144 (Cf. Corps. Mains. Seins. Relations entre êtres humains. Baiser. Aimer. « Faire l’amour », Sexes. Homme)

Relations entre êtres humains (Mauvais foi) : Si la mauvaise foi est l’argument-massue pour évacuer la question de sa responsabilité personnelle, alors elle est un excellent analyseur de la personne qui croit l’utiliser à son profit. (Poursuivre)

Relations entre êtres humains. Mensonge :

Relations entre êtres humains. Mensonge (1) : Mentir, c’est (aussi) s’abaisser au niveau de la personne à laquelle on s’adresse.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Mensonge :

Relations entre êtres humains (Mensonge) (1) : 1843. Astolphe de Custine [1790-1857], dans ses Lettres de Russie, un livre de philosophie politique, auteur de :
« Le mensonge est si avilissant que forcer le tyran à l’hypocrisie, c’est une vengeance qui console la victime. » 145 S’en réjouir ? Pas vraiment. (Cf. Relations entre êtres humains. Hypocrisie, Politique, Philosophie)

Relations entre êtres humains (Mensonge) (2) : (5 avril) 1843. Concernant Chateaubriand [1768-1848], Astolphe de Custine [1790-1857], auteur de :
« La vieillesse rend le grand écrivain envieux et imprudent. Il dit tout ce qu’il taisait. […] » 146
- Assez fréquent, effectivement…

Relations entre êtres humains (Mensonge) (3) : 1888-1891. Je lis dans le Tome VI de la Correspondance d’Émile Zola [1840-1902] que Jeanne Rozerot [1867-1914] fut embauchée comme femme de chambre-lingère d’Alexandrine Zola en mai 1888, qu’Émile Zola fut l’amant de Jeanne Rozerot en décembre 1888, que celle-ci accoucha de leur premier enfant, Denise, le 27 décembre 1889, de leur second enfant, Jacques, le 25 septembre 1891 et que son épouse Alexandrine Zola [1839-1935] ne fut au courant de l’autre vie de son époux, devenu père, qu’à cette date. 147

Relations entre êtres humains (Mensonge) (4) : Martin Luther King [1929-1968], auteur de :
« Aucun mensonge ne peut durer éternellement ». (No lie can live for ever). Juste, sans doute, mais pas toujours, loin de là, à l’échelle - des siècles - des système de domination, mais assurément pas à l’aune des vies singulières : les cimetières sont remplis de meurtriers-ères tranquillement mort-es dans leurs lits et de leurs victimes si souvent décédées du fait de mensonges, de dénis, de refoulements, qui, faute de pouvoir être dits, n’ont pu être dénoncés. Et, qui, dès lors, si souvent, en sont mortes, faute de justice aussi.
- Tenter de distinguer ce qui est grossièrement regroupé sous ce terme de ‘mensonge’ : entre ceux qui ont pour finalité consciente ou non de ‘tromper’ l’autre ; de se sortir d’une situation difficile, ou inextricable ; de s’adapter à ce qui est pensé attendu de vous ; de vivre par l’imaginaire dans un autre monde ; de ceux, enfin, qui sont le seul moyen de survivre, ou, plus communément, de refuser d’obéir afin de se conserver ou de construire une marge d’autonomie, un soi, dans un monde fait de contraintes. (Cf. Êtres humains. Soi. Cacher. Inutile de, Politique. Obéir, Penser. Vérité)

Relations entre êtres humains (Mensonge) (5) : 1976. Adrienne Rich [1929-2012], dans Les femmes et le sens de l’honneur. Quelques réflexions sur la mensonge, auteure de :
« [...] On nous amenées à mentir jusque dans nos corps : teindre, foncer ou pâlir, friser ou défriser nos cheveux, épiler nos sourcils, raser nos aisselles, porter des bourrures à divers endroits où nous comprimer dans des corsets, marcher à petits pas, vernir les ongles de nos mains et de nos pieds, porter des vêtement qui accentuent notre impuissance.
On a exigé de nous différents mensonges, selon ce que les hommes du temps voulaient entendre. L’épouse victorienne et la ‘belle du Sud’ devaient être dépourvues de sensualité, et totalement passives, alors que de nos jours la femme ‘libérée’ doit faire semblant de jouir à chaque fois.
On nous a caché ou déformé la vérité de nos corps : on nous a empêchées de connaître les parties les plus intimes de nous-mêmes.
On a puni et réprimé nos instincts : on a pratiqué des clitoridectomies sur des religieuses ‘perverses’ et sur des épouses ‘difficiles. Nous n’arrivions plus très bien à distinguer les mensonges dont nous étions complices de ceux qui nous étaient imposés. Ainsi, le mensonge du ‘mariage heureux’, de la vie conjugale.
On nous en a fait complices et nous avons joué jusqu’au bout la comédie du bonheur tranquille, jusqu’à ce que nous allions devant les tribunaux témoigner des viols, des sévices corporels et psychologiques, des humiliations publiques et privées que nous avons subies. le mensonge patriarcal a manipulé les femmes à la fois par les mots et par le silence. Des faits essentiels nous ont été cachés.
On a porté contre nous de faux témoignages.
» […] 148
Quel plaisir de lire une telle analyse… (Cf. Êtres humains. Pervers. Mode. Soi, Corps, Justice, Langage, Famille. Mariage, Mode, Patriarcat, Silence, Politique. Vérité)

Relations entre êtres humains (Mensonge. Inutile de cacher) : Il y a toujours un moment où, dans une maison de famille, l’on découvre, trempant dans un verre d’eau, le dentier caché jusqu’alors, le tampax usagé oublié sous un lit, la casserole mal lavée dans un coin, les bouteilles vides dans un placard, le boitier de la pendule cassé. Et, entre deux personnes censées être fidèles l’un à l’autre, le ticket de métro qui dévoile tout...
* Ajout. 3 juin 2014. En complément, lire de Suétone, Vies des douze Césars. 149 (Cf. Politique. Vérité)
* Ajout. 29 juillet 2017. En complément, dans un autre ordre d’idées, la référence à la si remarquable rigueur de la publication des lettres de George Sand [1804-1876], comme de celles de Germaine de Staël [1766-1817], devrait (pourrait ?) suffire à dissuader du mensonge.

Relations entre êtres humains. Mépris :

Relations entre êtres humains (Mépris) (1) : D’un regard, elle lui retira le mépris de la bouche ; il dut le ravaler et s’éloigna. Elle, continua son chemin.

Relations entre êtres humains (Mépris) (2) : Le mépris est silencieux ; c’est la raison pour laquelle il est moins entendu que l’injure. Il n’en est pas moins plus parlant. Il faut juste savoir l’entendre, sans pour autant le légitimer.

Relations entre êtres humains (Mépris) (3) : Le mépris est nécessairement méconnaissance, voulue ou non, de soi ou de l’autre. (Poursuivre)

Relations entre êtres humains (Mépris) (4) : Le mépris n’est tenable que jusqu’au moment où l’être méprisé ne peut plus, décemment, l’être pour quiconque. Alors, c’est le ridicule. Et le temps n’arrange rien….

Relations entre êtres humains (Mépris) (5) : Ils / elles croyaient par leur silence signifier leur mépris. Jusqu’au jour où leur silence signa leur ridicule. (Cf. Féminisme, Patriarcat, Penser)

Relations entre êtres humains (Mépris) (6) : Ils / elles affectaient le mépris pour ne pas avoir à reconnaître leur impuissance à la critique. Ils / elles avaient perdu la main ; le reconnaitre était, en l’état, impossible.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Mépris :

Relations entre êtres humains (Mépris) (7) : (30 avril) 1944. André Gide [1869-1951], dans son Journal, auteur de :
« Les jeunes gens sont bien déçus, qui viennent à moi dans l’espoir de m’entendre prononcer quelques sentences mémorables. Les aphorismes ne sont pas mon fait. Je ne leur dit que des banalités, des platitudes ; mais surtout, je les interroge ; et c’est bien là ce qu’ils préfèrent : parler d’eux. Je les écoute et ils repartent ravis. » 150 Quel mépris …assumé.

Relations entre êtres humains (« Mondanités ») : 1912. Lettre d’Édith Wharton [1862-1937] à son ami, Monsieur Léon Bélugou [1865-1934] :
« Les affaires privées (son divorce notamment), aussi graves soient-elles, n’empêchent pas les activités mondaines. Il faut faire bonne figure devant le monde, sauver la face, garder l’estime, ne pas donner prise à la médisance, nouer de nouvelles amitiés. » 151 (Cf. Famille. Divorce, Politique. Lois. Mœurs)

Relations entre êtres humains (« Modération ») : (30 août) 1753. Voltaire [1694-1778], auteur, dans une lettre adressée à Madame Marie-Louise Denis [1712-1790], sa nièce, auteur de :
« Vous me parlez de modération, ma chère enfant, c’est apparemment résignation que vous voulez dire. » 152 (Cf. Féminisme, Politique. Résignation)

Relations entre êtres humains (Obséquiosité) : (31 janvier) 1939. André Gide [1869-1951], dans ses Carnets d’Égypte, écrit :
« L’âge ne me guérit pas d’une tendance à l’obséquiosité ; rien à faire. Chacun a sa façon de se protéger ; c’est la mienne ; mais n’allez pas croire que je l’approuve. » 153

Relations entre êtres humains (Obstination) : 1812. Astolphe de Custine [1790-1857], en 1812, auteur (peu importe de qui il s’agissait) de :
« […] Peut être n’a-t-il pas tort ; mais je ne veux pas lui donner raison, moins par entêtement que par paresse ; car si je reconnaissais son droit, il faudrait y souscrire en faisant sa volonté, et j’aime mieux continuer de faire la mienne. » 154 Lucide …

Relations entre êtres humains. Paranoïaque :

Relations entre êtres humains (Paranoïaque) (1) : Qualifier quelqu’un-e de parano [ïaque] et / ou juger bon se prémunir de l’accusation de l’être est un moyen infaillible de ne pas avoir à s’interroger sur l’analyse des causes, des explications, des analyses d’un malheur. (Cf. Penser, Psychanalyse)

Relations entre êtres humains (Paranoïaque) (2) : « Je ne suis pas parano, mais… » : la crainte, y compris émanant de soi-même, d’être accusé-e d’être, considérée-e comme paranoïaque a pour résultat de refouler les questions qui pourraient, au moins partiellement, expliquer les mécanismes nécessairement systémiques des rapports de chacun-e dans le monde.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Paranoïaque :

Relations entre êtres humains (Paranoïaque) (3) : (1er janvier) 1777. Voltaire [1694-1778] dans une lettre au comte d’Argental [1700-1788] écrit :
« J’ai contre moi le parti anglais, le parti juif, le parti dévot, tous les auteurs, tous les journalistes » […], puis il évoque « la rage des barbares qui [le] persécutent. »
Ces jugements de Voltaire le concernant, devrait - car son jugement est, du moins, en partie, juste - dissuader quiconque d’utiliser, si souvent à tort et à travers, le terme de « paranoïaque ».
- Dans une lettre précédente, en date du 4 juin 1776, il avait critiqué « les pédants en robe qui ne peuvent avoir un reste de crédit qu’en armant continuellement le fanatisme contre la raison. » 155 Si Voltaire avait bien du « crédit » et luttait au nom de « la raison », il ne faut jamais oublier qu’aussi célèbre a-t-il été de son vivant, il fut l’objet d’un nombre incessant d’attaques, d’accusations, de censures, de diffamations, d’exclusions (notamment de Paris pendant 30 ans), auxquel-les il lui a fallu beaucoup de forces pour résister.
Ne pas oublier non plus qu’il ne fut pas, pour sa part, avare d’accusations, d’injures, de persécutions.

Relations entre êtres humains (Pardon) : 1796. Denis Diderot [1713-1744], dans La religieuse, auteur de :
« J’ai le caractère porté à l’indulgence ; je puis tout pardonner aux hommes, excepté l’injustice, l’ingratitude et l’inhumanité. » 156

Relations entre êtres humains (Parole) : On « donne la parole » aux êtres humains pour retarder le moment où ils seront à même de la prendre. Seuls.
Ce qui signifie, pour ceux / celles qui en contrôlent l’accès, attendre les circonstances les moins dommageables.
Jusqu’au jour où plus personne n’accepte d’attendre, ni de poser de questions, à qui que ce soit.
Et où chacun-e parle en son nom, tout simplement. Dans ce qui s’appelle alors : un dialogue…

Relations entre êtres humains (Partage des tâches) : (9 mars) 2016. Slogan revivifiant lu lors de la manifestation contre la loi El Khomry :
« Qui va faire la vaisselle ? Nous, on fait la révolution ». (Cf. Relations entre êtres humains. Dialogue, Féminisme, Patriarcat. Révolution)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Passion :

Relations entre êtres humains (Passion) (1) : (20 février) 1752. Voltaire [1694-1778] écrit à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] :
« […] Ma passion pour vous vous a fait le maître de ma destinée. » 157 (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Relations entre êtres humains (Passion) (2) : 1759. Adam Smith [1723-1790], dans Théorie des sentiments moraux, auteur de :
« Parfois nous sentons pour autrui une passion qu’il semble entièrement incapable de sentir lui-même ; car lorsque nous nous mettons à sa place, l’imagination fait naitre cette passion dans notre cœur, alors que la réalité ne le fait pas naître dans le sien. » 158

Relations entre êtres humains (Passion) (3) : (28 août) 1770. Dans la lettre de Voltaire [1674-1778], à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], qui accepte d’être appelée par lui « [sa] favorite » [Elle « prend même hardiment ce titre ». Lettre du 20 juillet 1770], celui-ci lui écrit :
« […] vous êtes devenue ma passion dominante [...]. » 159 (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Relations entre êtres humains (Passion) (4) : 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, après avoir regretté qu’il n’y ait point - à l’instar de celles chargées de « corriger ou développer les instincts » - de « règles et de lois morales pour diriger et éclairer les sentiments » ; après avoir aspiré à l’existence d’un « catéchisme de l’amour », « excessif de sa nature », écrit :
« Toute ma vie j’ai été le jouet des passions d’autrui, par conséquence leur victime. » 160
Ce constat lucide, amer sur sa vie récuse tant d’analyses la concernant et oblige à profondément les renouveler. (Cf. Femme. Écrivaine, Remarquable. Sand George)

Relations entre êtres humains. Pitié :

Relations entre êtres humains (Pitié) (1) : Il / elle s’enfonçait toujours un peu plus bas dans la déchéance pour susciter, pour contraindre à la pitié. Et souvent, il / elle en obtenait une nouvelle caution, une nouvelle justification, pour continuer…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Pitié :

Relations entre êtres humains (Pitié) (2) : 1792. Denis Diderot [1713-1784], dans Sur l’inconséquence du jugement public, auteur de :
« Je ne me plaindrai point, parce que la plainte importune d’abord, finit par aigrir le mal ; et parce que la pitié est un sentiment pitié qui dégrade celui qui l’inspire. » 161 (Cf. Relations entre êtres humains. Plainte)

Relations entre êtres humains. Peur :

Relations entre êtres humains (Peur) (1) : Ne pas oublier que plus l’on exprime sa peur (son angoisse), plus on donne les moyens de l’utiliser contre soi.. (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Relations entre êtres humains (Peur) (2) : (20 septembre) 2020. Pascal Perrineau, « Politologue », dans l’émission l’Esprit public de France Culture consacrée à la question : Rentrée 2020. Les peurs françaises se déconfinent ?, répondit :
« Moi, j’ai peur des gens qui ont peur. » De la dissolution du Politique…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Plainte :

Relations entre êtres humains (Plainte) (1) : (20 octobre) 1764. Voltaire [1694-1788], dans une lettre adressée à Charles-Jean-François Hénault [1685-1770], auteur de :
« […] Je ne suis pas assez sot pour me plaindre […] » 162
- Ce dont il ne se priva pas, par ailleurs… (Cf. Femmes. Silence. Souffrance)

(Relations entre êtres humains (Plainte) (2) : (24 août) 1931. Antoni Gramsci [1891-1937], dans une lettre de prison à sa mère, auteur de :
« […] Moi, je ne parle jamais de l’aspect négatif de mon existence, et avant tout, parce que je ne veux pas être plaint. J’étais un combattant qui n’a pas eu de bonheur dans la lutte immédiate et les combattants ne peuvent et ne doivent pas être plaints lorsqu’ils ont lutté, non parce qu’ils y étaient contraintes, mais parce qu’ils l’ont voulu ainsi en toute connaissance de cause. Mais cela ne veut pas dire que ma vie cellulaire n’a pas son aspect négatif, qu’elle ne soit pas fort pesante et qu’elle ne puisse pas être aggravée par des êtres chers. […] » 163 (Cf. Femmes. Silence, Souffrance)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Plaire :

Relations entre êtres humains (Plaire) (1) : Vauvenargues [1715-1749], auteur de :
« L’art de plaire, c’est l’art de tromper. » 164 Oui, simple, comme bonjour…

Relations entre êtres humains (Plaire) (2) : (septembre) 2017. Concernant Theresa May, la première ministre de Grande-Bretagne, je lis qu’après l’échec du parti conservateur aux élections législatives de juin 2017, elle « avait humblement demandé aux élus de son parti de ‘continuer à servir tant qu’il [leur] plaira‘. »
- Et cet article était situé à côté d’un second intitulé : « Theresa May en opération séduction à Tokyo. » 165
- Certes, le fait qu’elle soit une femme doit être pris en compte, mais le transfert d’un langage traditionnellement dévolu à la sphère des relations entre deux ou plusieurs personnes soit utilisé dans la sphère politique est politiquement signifiant… les deux étant liées par ailleurs. (Cf. Langage, Politique)

Relations entre êtres humains (Plaisanterie) : 1813. Germaine de Staël [1876-1817], dans De l’Allemagne, auteure de :
- « La plaisanterie française veut toujours humilier par le ridicule, sa tactique est d’éviter l’idée pour attaquer la personne, et le fond pour se moquer de la forme. » Que c’est, si souvent, juste.
- Manifestement, Germaine de Staël sait de quoi elle parle et elle a trouvé la réaction adéquate : « Les plaisanteries sont sans force quand on les dédaigne, et prennent toujours plus d’ascendant quand on les redoute. » 166 (Cf. Femmes. Humour)

Relations entre êtres humains. Plaisir :

Relations entre êtres humains (Plaisir) (1) : Penser à la fonction et à la dénomination des « intendants des menus plaisirs du roi » pendant la royauté …
Ainsi qu’à leur permanence, sous oublier, dès lors, leur démocratisation.

Relations entre êtres humains (Plaisir) (2) : Ne pas parler de plaisir au lieu et place d’un-e autre ; en parler pour soi est en outre déjà suffisamment compliqué.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Plaisir :

Relations entre êtres humains (Plaisir) (3) : 1749. Henry Fielding [1707-1754], dans l’Histoire de Tom Jones, auteur de :
« Jamais pour me procurer du plaisir, je ne ferai sciemment le malheur d’un être humain. » 167

Relations entre êtres humains (« Plan cul ») : Délicate manifestation de l’évidente supériorité de la culture occidentale sur celle de ses détracteurs. Autre manifestation de ladite supériorité : faire voter une loi contre le voile islamique tout en traitant les femmes (du monde entier) comme nos sociétés le font en légitimant le proxénétisme et la pornographie. (Cf. Êtres humains. Aimer, Hommes, Proxénétisme, Pornographie, Sexes)

Relations entre êtres humains (« Part. Faire sa part ») : À propos du mouvement Colibris, qui fait de cette revendication : « Faire sa part », sa philosophie : Si tant est que l’abstraction de l’expression soit signifiante, et engage à quoi que ce soit, peut être un tout petit - comme le colibri - début de réflexion.
- Ceci posé, les femmes dans le monde font déjà amplement leur part, le plus souvent, pour d’autres qu’elles… (Cf. Penser. Pensée. Abstraction)
* Ajout. 18 février 2015. Apporter sa quote-part : déjà mieux.
* Ajout. 22 août 2018. (15 décembre) 1834. Balzac [1799-1850] écrit à Madame Hanska [1801-1882] :
« J’apporte, comme une fourmi, chaque jour, un brin à mon tas. » 168

Relations entre êtres humains (Personne) : 2007. Lu, à propos de Thiers [1797-1877] :
« Tout part de sa personne, tout y revient aboutir. » 169 : ce constat n’est-il pas le mieux partagé au monde ? Chez les hommes, d’abord.
- Dans le même sens, on pourrait ainsi interpréter la déclaration de Nicolas Sarkozy, le soir de sa défaite électorale, devant les militant-es UMP :
« J’ai essayé de faire de mon mieux
[pour protéger les français des crises]. » (Cf. Homme, Femmes. Protéger, Homme « Politique ». Sarkozy Nicolas, Politique. Démocratie)
* Ajout. Août 2017. (11 août) 2017. Du même Sarkozy, à la retraite de la politique :
« Je regarde beaucoup la télé.. vous savez. Je m’emmerde. » 170

Relations entre êtres humains. Personne. Belle :

Relations entre êtres humains (Personne. Belle) (1) : La rencontre d’une belle personne, vivante ou morte : l’un des plus beaux cadeaux de la vie ?
Oublions [après l’honnête homme, l’homme de cœur, l’homme de bien, l’homme de goût…] les esprits éclairés ? les belles âmes ? les nobles caractères ? les (grand-es) intellectuel-es (terme encore couramment employé…au masculin) ? les êtres distingués ? les héros admirables ? Mais aussi, les héroïnes, les muses, les ambassadrices, les icônes, les expertes…
* Ajout. 23 janvier 2015. Insatisfaisant pour justifier la validité de l’emploi de l’expression ; mais, maintenu, eu égard à son aspiration…
* Ajout. 17 mai 2017. Nicolas Boileau [1636-1711] : « Rien n’est beau que le vrai. Seul le vrai est aimable »…

Relations entre êtres humains (Personne. Belle) (2) : 1855. George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, réfléchissant au désespoir d’une petite fille de 7/8 ans, « déjà coquette » et accusée d’être « laide » écrit :
« Mes parents avaient dit cent fois devant moi que j’étais une superbe petite fille, et la vanité ne m’était pas venue pour cela ; je prenais cela pour un éloge donné à ma bonne conduite, car toutes les fois que j’étais méchante, on me disait que j’étais affreuse. La beauté pour les enfants me semblait donc avoir une acception purement morale. » 171 (Cf. Enfants, Femmes. Beauté, Penser. Morale)

Relations entre êtres humains. « Pervers [narcissique, polymorphe…] ») :

Relations entre êtres humains (« Pervers [narcissique, polymorphe…] ») (1) : Les personnes qualifiées de ‘pervers narcissiques’ - des hommes dans l’immense majorité des cas - ne font pas le mal, ne font pas du mal, parce qu’on les offense, mais elles suscitent, provoquent, inventent les offenses pour faire le mal, pour faire du mal.
Insensibles, dépourvus de toute empathie, de toute humanité : ils ne vivent que par et pour la violence qu’ils infligent et qu’ils doivent sans cesse réactiver, la résistance de leurs victimes s’avérant un excitant supplémentaire.
Ils ne doivent dès lors jamais laisser leur cruauté sans objet ; leurs victimes n’étant que des occasions de leur soif, de leur faim de domination : toute tentative d’explication, de justification de leur part est perdue d’avance.
Ils ne peuvent se penser dans le monde ; ils sont le monde. Faute d’objet-s à leur violence, ils meurent ; et, pour éviter leur mort, ils doivent préalablement tuer leurs victimes, le plus souvent à petit feu, souvent pendant des années.
- La question de la validité de l’emploi de l’expression de « pervers narcissiques » qui les transforment en exceptions par rapport à la norme - l’homme normal - dès lors légitimée, est posée. En effet, alors qu’ils ne vivent, littéralement parlant, que par ou pour l’exercice du pouvoir, de leur pouvoir, ils ne peuvent que se comprendre par rapport aux pouvoirs mis en œuvre par le monde qui les accepte si aisément.
Ne doivent-ils pas plutôt alors être considérés comme fonctionnels dans le cadre d’un monde qui, pour être efficacement utilitariste, doit être violent, et pour cela, égotiste, psychotique, inhumain ?
- La solution pertinente, nécessaire, qui est en règle générale faite à leurs victimes : « fuyez », ne résous pas le problème - politique - qu’ils posent. 172 (Cf. Êtres humains. Pervers. Soi, Hommes, Violences)

Relations entre êtres humains (« Pervers [narcissique, polymorphe…] ») (2) : Entendu parler « de comptes (en banque) siphonnés ». Par - grossière - analogie, me vient à l’esprit que les dits « pervers narcissiques » siphonnent les vies de leurs victimes. (Cf. Êtres humains. Pervers, Penser. Pensée. Méthode. Analogie, Psychanalyse)

Relations entre êtres humains (« Pervers [narcissique, polymorphe…] ») (3) : (18 octobre) 1760. Denis Diderot [1723-178], dans une lettre à Sophie Volland [1716-1784], auteur de :
« Le seul moyen sûr avec des fripons, c’est de sortir de leurs mains ; n’importe comment. » 173

Relations entre êtres humains. Polémique. Procédés de polémique :

Relations entre êtres humains (Polémique. Procédés de polémique) (1) : 2005. Raymond Aron [1905-1983], dans La grande peur du mal pensant, auteur de :
« [Ces procédés de polémique] ne soulignent pas, de manière plaisante ou frappante, un argument valable ; tantôt ils dissimulent le problème véritable, tantôt ils camouflent l’embarras de l’auteur, tantôt ils éludent une objection évidente […] (et) visent (à en) à disqualifier un adversaire. » 174
Utile de se remémorer cette analyse pour éviter / repousser / refuser d’inutiles discussions, si souvent, le quotidien des médias. (Cf. Penser. Polémique)

Relations entre êtres humains (Polémique. Procédés de) (2) : 1984. Je découvre le texte de Michel Foucault [1926-1984] intitulé : Polémique, politique et problématisation. J’y ai lu une critique éclairante de « la polémique » comme « figure parasitaire de la discussion et obstacle à la recherche de la vérité » à laquelle je ne peux, faute de pouvoir la résumer, que renvoyer. 175 (Cf. Penser. Polémique)

Relations entre êtres humains. Politesse :

Relations entre êtres humains (Politesse) (1) : La politesse ne dit rien de la nature des rapports de supériorité, de domination, d’autorité. La politesse peut les atténuer, les infléchir, les aggraver. La politesse peut aussi marquer le mépris, la condescendance. La politesse peut même se substituer, par son formalisme, à toute prise ne compte de l’autre, des autres..…

Relations entre êtres humains (Politesse) (2) : Il est un précepte de ‘bonne éducation‘ qui affirme : « L’exactitude est la politesse des rois. »
Ne serait-il pas plus approprié de dire, plus simplement, plus démocratiquement, que l’exactitude est une marque de respect de l’autre, de soi, de la parole donnée, de la parole échangée ?
* Ajout. 17 janvier 2020. Hélène L'Heuillet, dans Éloge du retard [Albin Michel. 2020] auteure de : « Bien souvent, le retard est l’apanage des puissants. Comment teste-t-on la docilité de l’autre ? En le faisant attendre. » 176 (Cf. Homme. Politique. Macron Emmanuel, Politique. Hiérarchie)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Politesse :

Relations entre êtres humains (Politesse) (3) : (11 mai) 1789. Robespierre [1758-1894], dans ses Mémoires, concernant Necker [Jacques. 1732-1804], auteur de :
« À Versailles […]. Je le vis donc, et j’en fus accueilli avec cette politesse cérémonieuse d’un homme qui se croit bien au-dessus de l’hommage qu’on lui rend, mais qui calcule l’avantage qu’il doit retirer du bon accueil qu’il se soumet à faire. » 177 Fin psychologue…

Relations entre êtres humains (Politesse) (4) : 1793. Madame Roland [1754-1793] décrit dans ses Mémoires comment l’un de ses nombreux prétendants fut éconduit et elle conclut :
« Il s’en suivit la recommandation de ne plus remettre les pieds à la maison, accompagnée de la politesse qu’on doit aux malheureux. » 178

Relations entre êtres humains (Politesse) (5) : 1956. Witold Gombrowicz [1904-1969], dans son Journal, écrit :
« L’Espagnol avec qui nous avons dîné hier : un monsieur d’un certain âge, d’une politesse raffinée. Mais cette politesse est un filet lancé sur les gens pour les capturer. Tellement poli qu’on reste devant lui sans défense. Politesse - pieuvre tentaculaire - cruelle et dévorante. » 179

Relations entre êtres humains (Politesse) (6) : 1956. Witold Gombrowicz [1904-1969], dans son Journal, rapporte ce propos de Gustave Thibon [1903-2001] concernant de Simone Weil [1909-1943] :
Je me souviens d’une jeune ouvrière chez qui elle
[S. Weil] avait découvert - du moins c’est ce qui lui semblait - une vocation à une vie intellectuelle et qu’elle régalait infatigablement de magnifiques topos concernant les Upanishad [ensemble de textes philosophiques qui forment la base théorique de la religion Hindoue]. La pauvre fille s’y ennuyait à mourir, mais - par politesse, par timidité - elle n’osait protester. » 180
Et Witold Gombrowicz poursuit :
« Ainsi - ‘la pauvre fille s’ennuyait à mourir’ ? […] ‘Par politesse et par timidité, la jeune fille n’osait protester. ’ Mais c’est comme nous, nous tous, qui supportons par pure politesse toute sorte de sages, de saints, de héros, et de toute la religion et de toute la philosophie par-dessus le marché ! […] » (Cf. Penser, Philosophie)

Relations entre êtres humains (Préjudice) : 1759. Adam Smith [1723-1790], dans Théorie des sentiments moraux, auteur de :
« Un individu ne doit jamais se préférer à un autre individu au point de lui nuire ou de lui porter préjudice afin d’en retirer un avantage, même si l’avantage retiré par la premier est beaucoup plus grand que le mal ou le préjudice subi par le second. […] »
Pour ne pas faire de contresens historique, tout en sauvegardant la justesse de la position de principe, il est nécessaire de reproduire l’exemple qui suit : « Le pauvre ne doit ni tromper ni voler le riche, même si son gain lui est plus avantageux qu’elle n’est nuisible à l’autre. »
Pour Adam Smith, « la propriété et la vie humaine [sont] le fondement de la justice et de l’humanité. » 181 (Cf. Êtres humains, Droit. Droits de l’homme, Justice, Politique. Morale, Philosophie. Économie)

Relations entre êtres humains (Proie) : Arthur Schopenhauer [1788-1860], dans un poème (sans date), auteur de :
« […] Repais [toi ?] de tes proies qui ne sont que vanité et fausseté / Car seuls te reviennent la poussière et le clinquant. / Ta proie a peu de valeur et la perte en est minime. […] » 182
Quel homme charmant… (Cf. Homme. Remarquable. Schopenhauer Arthur, Philosophie)

Relations entre êtres humains (Promiscuité) : 1932. Colette [1873-1954], dans Ces plaisirs, auteure de :
« (Dans une fumerie d’opium) […] Sa compagne aux fourrures alla retrouver la jeune femme saoule, qu’elle appela ‘ma jolie’ et je n’eus pas le temps d’incriminer leur amitié, car elles s’endormirent tout aussitôt, le ventre de l’une moulé à la croupe de l’autre, comme des cuillères dans le tiroir à argenterie. » 183 (Cf. Êtres humains, Corps, Femmes. Lesbiennes)

Relations entre êtres humains (Propres) : Il est des êtres qui croient effacer leurs turpitudes - et se refaire une beauté - en se lavant au savon des êtres propres.

Relations entre êtres humains. Question :

Relations entre êtres humains (Question) (1) : S’interroger, avant toute réponse, sur la pertinence de l’objet questionné, sur le pourquoi de ladite question, sur la légitimité - et donc sur le pouvoir - de la personne requérant une réponse.

Relations entre êtres humains (Question) (2) : En donnant un accord au principe d’un entretien, d'un interview, d’une émission, penser que l’on n’est plus à même, sauf rares exceptions, d’en récuser les questionnements, et plus encore, que l’on en cautionne la problématique. On est contraint-e de penser dans le cadre des catégories d’analyse de la personne qui pose les questions.
On est au sens propre, à leur merci ; valide pour les émissions en direct, comme pour les autres ; comme pour les articles…
- « C’est moi qui pose les questions ! » déclarent avec une assurance étonnante tant de journalistes lorsqu’ils/elles sont déstabilisé-es, critiqué-es par leurs « invité-es ». Pourquoi certaines personnes questionnent-elles, sans avoir, elles, jamais à répondre ? Là, est le pouvoir. Aujourd’hui décrédibilisé. (Cf. Femme. Journaliste, Homme. Journaliste, Politique. Médias. Pouvoir)
* Ajout. 27 août 2018. Répondre à une question, c’est en accepter les présupposés ; c’est accepter chacun des termes qui la constitue. Sauf à la reformuler…

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Question :

Relations entre êtres humains (Question) (3) : 1977. Pierre Desgraupes [1918-1993], dans Le mal du siècle, auteur de :
« C’est en réfléchissant, justement, à cet aspect plutôt décevant de mon métier
(l’oubli) que le dessin (ou le dessein) de ce livre m’est apparu. ‘Comment, me disais-je, voilà bientôt trente ans que tu interviewes des gens éminents, tu leur a posé, pendant toute ta vie, des tas de questions et tu ne t’es jamais demandé à toi même pourquoi tu les posais ou quelles réponses tu en attendais personnellement… c’est insensé !’ » 184

Relations entre êtres humains (Question) (4) : 1981. « Vous me faites répondre avant que j’en décide » ai-je, justement, entendu de Jacques Lacan [1901-1981]. 185
Ne pas laisser le temps de la réaction est une coutume classique pour empêcher l’intelligence de s’exprimer. (Cf. Politique. Médias)

Relations entre êtres humains (Question) (5) : 2014. D’emblée, invitée à une émission, le 1er juin 204, Brigitte Fontaine déclare :
« C’est moi qui pose les questions ! » 186 Ça fait du bien ! Enfin, un peu de courage (Cf. Femmes. Chanteuses françaises d’antan, Politique. Journaliste. Médias)
* Ajout.21 février 2020. Entendu ce jour sur France Culture une invitée à la journaliste, sur la mode de la demande sinon d’excuse, du moins de justification :
« Pardon, c’est moi qui pose la question »… ce qui révèle la hiérarchie communément admise.

Relations entre êtres humains (Question. Refus de répondre à une) : Légitime. La reposer, en discuter les fondements, la reformuler, selon son entendement, si nécessaire. Et, en fonction de la réaction, décider. Là est le respect. Est-ce la situation commune, dans une émission, un commissariat, dans un emploi, lors d’un procès ? Non. (Cf. Relations entre êtres humains. Respect)

Relations entre êtres humains (Réceptivité) : Elle : « Vous m’avez beaucoup fait de bien aujourd’hui ». Lui : « Je vous fait du bien à chaque fois. Simplement, aujourd’hui, vous étiez plus réceptive. » Sans doute, juste.
Mais, fut-elle réceptive à lui ou au « bien » qu’il lui a « fait » ? Qu’il lui a fait ou qu’il lui aurait fait ? Et sur quel fondements, sur quel accord de principe préalablement discuté ?

Relations entre êtres humains (Recevoir) : À celle, à celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Critique du concept de « droit » ? (Cf. Droit)

Relations entre êtres humains. Récompense :

Relations entre êtres humains (Récompense) (1) : (vers le 10 janvier) 1738. Voltaire [1694-1778] dans une lettre adressée à M. de Maupertuis [1698-1759], lui écrit :
« […] Il vient un temps où l’estime arrache les récompenses. » 187
De l’esprit de calcul…

Relations entre êtres humains (Récompense) (2) : 1759. Adam Smith [1723-1790], dans Théorie des sentiments moraux, auteur de :
« Récompenser, c’est rémunérer, rétribuer, rendre le bien pour le bien reçu. Châtier, c’est aussi rémunérer, rétribuer, mais d’une façon différente ; c’est rendre le mal pour le mal commis. » 188 (Cf. Enfants. Éducation)

Relations entre êtres humains. Remerciements :

Relations entre êtres humains (Remerciements) (1) : Refuser le principe des remerciements ne signifie pas en interdire l’expression, ni savoir en comprendre l’intentionnalité, ni même en exprimer soi-même. La liberté de chacun-e est aussi dans l’expression différenciée de ce que l’on considère comme un ‘remerciement’. Les discussions peuvent alors s’engager.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (2) : Un souhait : Que les femmes cessent de dire « Merci » - ce que j’ai fait - lorsqu’un homme leur dit : « Vous êtes jolie, ravissante, en beauté, votre robe vous va à ravir… » etc. etc.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (3) : Dire merci pour ne pas avoir à se remettre en cause ? Écrit après lecture de la tribune, Levons l’omerta signée par un « Rassemblement de responsables associatifs et politiques de tous bords », concernant la dénonciation du harcèlement sexuel, dans lequel on pouvait lire :
« Merci à celles qui ont eu le courage de briser la loi du silence et de mettre, avec encore plus de force dans le débat public, la réalité de ces comportements. » 189 (Cf. Justice, Politique. Lois, Violences. Violences à l’encontre des femmes. Harcèlement sexuel)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Remerciements :

Relations entre êtres humains (Remerciements) (4) : (13 mai) 1897. Rainer Maria Rilke [1875-1926] écrit à Lou Andreas-Salomé [1861-1937] :
« J’ai toujours pensé que quand un être doit en remercier un autre pour quelque chose de très précieux, cela doit rester entre eux un secret. » 190

Relations entre êtres humains (Remerciements) (5) : (3 janvier) 1921. Sigmund Freud [1856-1939] écrit à Madame Abraham [Edwige Bürgner. ?-?], épouse de Karl Abraham [1877-1925] : « […] J’aurais dû répondre moi-même aux petits [leurs deux enfants], mais je craignais d’écorner leur morale, car j’aurais sans doute été porté à les engager à avouer que les plus beaux cadeaux sont gâchés par l’obligation de remerciements. » 191 (Cf. Psychanalyse. Abraham Karl. Freud Sigmund)

Relations entre êtres humains (Remerciements) (6) : 1955. Jacques Prévert [1900-1977] dans Art abstrus, a écrit :
« Il y a une nuance entre dire et demander merci. » 192

Relations entre êtres humains (Remerciements) (7) : 1975. Au MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), à Rouen :
« À aucun moment, nous avons voulu en ouvrant ce local et en faisant des avortements être de ‘merveilleuses bonnes sœurs’ au profit de quelques femmes qui auraient eu ‘la chance‘ de nous trouver. C’est pourquoi, nous vivons très mal les cas où, après l’avortement, on nous dit merci. » 193 Une belle et bonne analyse politique.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (8) : 2009. Joseph E. Stigliz [prix Nobel d’économie, conseiller économique auprès de Bill Clinton, vice-président de la banque mondiale entre 1997 et 2000, devenu depuis un critique du « néo-libéralisme »] remercie de nombreuses personnes en introduction de son livre La grande désillusion. Puis il écrit :
« Certains membres des organisations économiques internationales qui m’ont aidé m’ont aussi demandé de ne pas les remercier, et j’ai respecté leur souhait. » 194
Révèle aussi sans doute l’absence de la liberté d’expression dans les organisations évoquées.

Relations entre êtres humains (Remerciements) (9) : 2017. Agnès Varda [1929-2019] raconte que lorsqu’elle rencontre des personnes qui l’aborde et qui lui disent :
« Merci et non pas bravo […] Ce ne sont pas des compliments, c’est de la gentillesse. » 195 (Cf. Femme. Artiste. Varda Agnès)

Relations entre êtres humains (Remontrance) : Toute remontrance retarde-t-elle le moment - quelques secondes, mais aussi souvent des dizaines d’années après - de la prise de conscience personnelle ?

Relations entre êtres humains (Remords) : 1781. Denis Diderot [1713-1784], dans l’Entretien d’un père avec ses enfants, auteur de :
« Le remords naît peut-être moins de l’horreur de soi que de la crainte des autres ; moins de la honte de l’action que du blâme et du châtiment qui la suivraient s’il arrivait qu’on la découvrit. » 196

Relations entre êtres humains (Rencontre) : Elle lui dit : ‘Voici ce que je suis’. Il lui dit : ‘Voici qui je suis’. (Cf. Relations entre êtres humains. Dialogue)

Relations entre êtres humains (Reniement) : Ils ont exigé leur reniement pour ne pas avoir, personnellement, eux, à se déjuger.

Relations entre êtres humains. Respect :

Relations entre êtres humains (Respect) (1) : Le respect fait taire la reconnaissance.

Relations entre êtres humains (Respect) (2) : Le respect cautionne l’ascendant.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Respect :

Relations entre êtres humains (Respect) (3) : 1967. Jacques Brel [1929-1978], auteur de :
« Quelqu’un qui demande impose le respect. » 197

Relations entre êtres humains(Respect) (4) : 1983. Chantal Akerman [1950-2015], auteure de : « L’amour induit un tas de choses…Le respect, non. Le respect, ce n’est pas la névrose, le respect, c’est génial. » 198

Relations entre êtres humains (Respect) (5) : 2017. Il dit :
« Je ne fume pas devant mon père. C’est une marque de respect. »
Non. C’est le signe d’un interdit et l’une des expressions d’un pouvoir patriarcal.

Relations entre êtres humains. Rire :

Relations entre êtres humains (Rire) (1) : Rire d’un-e adversaire est une expression de sa propre faiblesse qui, souvent, annonce la lâcheté qui suit. (Cf. Féminisme. Humour)

Relations entre êtres humains (Rire) (2) : Rire, c’est signifier une connivence : sur quoi ? avec qui ? Dans quelles nécessaires ambiguïtés ? Avec quels besoins de s’assimiler à l’autre, de se fondre dans un tout qui vous nie mais qui ponctuellement vous donne le sentiment de vous renforcer. (Cf. Féminisme. Humour)

Relations entre êtres humains (Rupture) : 1855. George Sand [1804-1874], évoquant dans l’Histoire de ma vie sa relation avec Frédéric Chopin [1810-1849] écrit :
« […] Nous ne nous sommes donc jamais adressés un reproche mutuel, sinon une seule fois, qui fut, hélas !, la première et la dernière. Une affection si élevée devait se briser, et non s’user dans des combats indignes d’elle. » 199

Relations entre êtres humains (Sarcasme) : Le sarcasme masque souvent la gêne du jugement.
- Et dans la foulée…l’ironie évite l’argumentaire. (Cf. Penser. Argumentaire)

Relations entre êtres humains (Séduction) : La séduction : entre l’envie et l’effroi. L’effroi a été structuré par l’envie ; l’envie a été structurée par l’effroi. Du fait de la confusion, non clarifiée : l’impuissance, la sidération.

Relations entre êtres humains (Séduisant-es) : 1958. Michèle Bernstein [membre fondatrice de l’Internationale situationniste, épouse par ailleurs de Guy Debord. 1931-1994, lui aussi, membre fondateur de l’Internationale situationniste] à propos des Situationnistes, auteure, en 1958, de :
« Nous sommes devenus plus forts, plus séduisants donc. » (1er bulletin de l’Internationale situationniste). 200
Une autre vision du gauchisme… (Cf. Femmes. Séduisantes, Hommes. Séduisants)

Relations entre êtres humains. Sida. Transmission :

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (1) : Au nom de la défense de l’homosexualité, du risque de stigmatiser les porteurs du virus, d’affaiblir l’efficacité des politiques de dépistage, du pseudo « principe de responsabilité partagée », des millions de femmes ont été et sont encore les victimes désarmées de toute protection du VIH par les hommes, maris, violeurs, « clients », etc.
- La responsabilité des associations homosexuelles anti-sida est accablante. (Cf. Femmes. Sida, Hommes, Sida, Sexes. […]. Préservatif)

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Sida. Transmission :

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (2) : 1992. Dans Les nuits fauves, film autobiographie réalisé par Cyril Collard [1957-1993] après un livre du même nom, Cyril Collard qui joue donc son propre rôle annonce à Roman Bohringer avec qui il a déjà eu des relations sexuelles qu’il est séropositif. Celle-ci, sous le choc, réagit d’abord ainsi : « Tu ne m’as rien dit ! Tu n’as pas confiance moi ! » Puis : « Je ne pense même pas à moi ; c’est pour lui que j’ai peur. Je ne pense qu’à lui. »
- Un homme criminel, une femme aliénée. (Cf. Culture. Cinéma)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (3) : (10 décembre) 1992. Edgard Morin, directeur de recherches au CNRS, « auditionné » par la Commission d’enquête sur l’état de la connaissance scientifique et les actions menées à l’égard de la transmission du sida, auteur de : « […] Mais c'est un fait que le non-emploi du préservatif peut favoriser le sida. Je ne sais pas doser le rôle de tout ceci dans la propagation du sida, bien que je ne le crois pas très important. » 201

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (4) : 1994. Lu dans le livre d’Act Up. Le sida, Combien de divisions ? :
« Act Up est un groupe de militants qui se retrouvent dans la même communauté, celles des minorités toujours oubliées et réprimées : les homos, les lesbiennes, les toxicos, les malades, le sourds, les prisonniers et qui expriment à travers une identité médiatiquement forte un combat collectif contre l’épidémie. » 202 (Cf. Femmes. Sida, Langage. Zeugma, Politique. Minorités, Sexes. […] Préservatif)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (5) : (11 mai) 2000. Daniel Defert, président fondateur [1984-1991] de la première association française de lutte contre le sida Aides, récusa l’emploi de l’expression de « porteur sain » au nom de l’argument qu’elle transformerait des « agents à traiter » en « agents de contamination. » 203
La question de la responsabilité de chacun-e, subsumée dans une politique de « Santé publique », est ici, sans nuance, exclue. (Cf. Femmes. Sida, Langage, Sexes. Préservatif)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (6) : 2014. Elena Ferrante, dans L’enfant perdue, concernant le connaissance que certain-es avaient du sida, en Italie, dans les années 1980, auteure de :
« […] On ironisait sur une maladie que tout le monde prenait pour un coup monté du pape Wojtyla [1920-2005] afin d’entraver la libre manifestation de la sexualité sous toutes ses formes. » 204 (Cf. Femmes. Sida, Sexes)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (7) : 2014. François Dosse, dans Castoriadis, Une vie, écrit, concernant le père [?-?] de Cornelius Castoriadis [1922-1997] :
« […] Le plus souvent le fils souffre de l'autoritarisme et de l'inconséquence de son père. César est en effet un homme à femmes qui néglige son épouse au point que lorsqu'il contracte la syphilis, il lui transmet la maladie. S'il lui prend la peine de se soigner, elle ne bénéficiera d'aucun soin. La mère de Cornelius en mourra en 1938, à l'issue d'une longue maladie qui l'aura finalement plongée dans la folie et l'incontinence. Devenue prématurément grabataire, elle est prise en charge par Cornélius qui n'a alors que seize ans. […] » 205
- Il est des « transmissions » assassines ; il est de l’absence de jugement critique, de terribles cautions. (Cf. Femme. Épouse, Sida, Homme. Sida, Patriarcat. Père)

Relations entre êtres humains (Sida. Transmission) (8) : (5 mars) 2019. Entendu, concernant la situation dans un pays Africain (dont j’ai oublié le nom) :
« La mère a « contaminé » ses propres filles ». Mais qui a « contaminé » la mère (par ailleurs décédée) ? Puis on apprend incidemment que le père est séropositif. Et, in fine : Qui a « contaminé » le père ? 206 (Cf. Femme. Épouse, Sida, Homme. Sida, Patriarcat. Père)

Relations entre êtres humains. Solidarité :

Relations entre êtres humains (Solidarité) (1) : La solidarité n’a de sens que par rapport à la finalité qu’elle s’assigne, indissociable des moyens qu’elle se donne pour y parvenir.

Relations entre êtres humains (Solidarité) (2) : Et si la solidarité, un jour, ne pouvait plus être d’aucun secours pour quiconque ? (Cf. Politique, Économie)

Relations entre êtres humains (Statu quo) : Lorsque vous entendez : « Que pouvais-je faire de mieux ? » ; « Qu’auriez-vous fait à ma place ? » ; « Qu’avez-vous à proposer ?» soyez sûr-es que la question a souvent pour cause, et souvent pour effet, de justifier le statu quo.

Relations entre êtres humains (Subordination) : 1759. Adam Smith, dans Théorie des sentiments moraux, évoque certains hommes « des plus misérables qui peuvent s’abaisser à devenir [des] subordonnés. » 207
- Une note des traducteurs précise : « C’est ‘dépendant’ [en anglais] qui est traduit par ‘subordonnés’, terme qu’il faut donc comprendre à la fois comme ‘inférieurs’ et ‘dépendants’. » Le distinguo est d’importance…

Relations entre êtres humains (Supériorité) : 2017. Entendu [adressé à une personne handicapée] : « Ah ! dites vrai ! Se moque-t-on vraiment de vous dans la rue ? » : feindre de s’étonner de la bassesse de l’autre pour mieux affirmer sa supériorité (morale)…et évacuer toute analyse critique du monde.

Relations entre êtres humains ([Traités de] Savoir vivre :

Relations entre êtres humains ([Traités de] Savoir vivre) (1) : Impositions formelles. Maintiennent l’ordre bourgeois, démocratiquement calqué sur l’ordre aristocrate. Colmatent en les déguisant les peurs réciproques. Interdisent l’expression de toute individualité. Effacent toutes traces de sentiment vrais. Asservissent à la bienséance, fondée sur le respect d’une étiquette. Entérinent la peur du qu’en-dira-t-on. Un monde de conventions qui codifient et figent des logiques de valeurs fondé sur le paraître, c’est à dire sur des non valeurs. Marquent la hiérarchie des classes sociales. Aggravent la domination masculine : le ‘foyer’ étant censé être le royaume des femmes, ce sont sur elles que pèse le plus sévèrement le prix du respect de ces ‘bienséances’, de ces normes arbitraires, si opposées à la politesse, à la joie de vivre.
- Nouvel intitulé [2012] : « Self help books » ?
* Ajout. 8 février 2019. 1961. Lu dans le Journal de Witold Gombrowicz [1904-1969] :
« Je m’empresse de vous prévenir que je connais la règle, aussi bien du point de vue mondain que moral. Le prince Ypsilanti [1792-1828] n’a-t-il pas dit que ceux qui savent qu’il ne faut pas manger leur poisson avec un couteau peuvent manger leur poisson avec un couteau ? » 208

Relations entre êtres humains ([Traités de] Savoir vivre) (2) : 1855. George Sand [1804-1876], concernant sa belle-mère, Madame Dudevant [?-?], dans son Histoire de ma vie, écrit :
« Ce n’est pas qu’elle ne fût aimable : elle était gracieuse à la surface, un grand savoir-vivre lui tenant lieu de grâce véritable. […] » 209

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Tutoiement :

Relations entre êtres humains (Tutoiement) (1) : 1959. Colette [1873-1954], auteure de :
« [...] Je préfère ne pas écrire à Schwob [Marcel. 1867-1905]. Il ne veut plus que je le tutoie, et comme je le tutoie en pensée, ça me fatigue de traduire. » 210

Relations entre êtres humains (Tutoiement) (2) : (29 octobre) 2020. Philippe de Gaulle interviewé par Paris Match, raconte :
« Mon père [Charles de Gaulle. 1890-1970] vouvoyait mes filles mais pas ma belle-fille. Ma sœurs et moi vouvoyons notre mère, qui elle nous tutoyait tous. Quant à mon père, tantôt il vouvoyait, tantôt il tutoyait son épouse, mais en public, c’était généralement ‘vous’. Moi, il me tutoyait, et je le tutoyais. » 211

Relations entre êtres humains. Vanité :

Relations entre êtres humains (Vanité) (1) : Vanité et [défense de ses] intérêts font souvent bon ménage.

Relations entre êtres humains (Vanité) (2) : Ce qui est qualifié de vanité peut aussi s’avérer un légitime contentement de soi et n’être employé pour critiquer une personne que pour dévaluer un acte, un sentiment, un jugement ; tout dépend de celui, de celle qui émet le jugement, de celui, de celle auquel le terme s’adresse.

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Vanité :

Relations entre êtres humains (Vanité) (3) : 1670. Blaise Pascal [1623-1662], dans les Pensées [1670], auteur de : « La vanité est si ancrée dans le cœur de l’homme qu’un soldat, un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir des admirateurs, et les philosophes mêmes en veulent, et ceux qui écrivent contre veulent avoir la gloire d’avoir bien écrit, et ceux qui les lisent veulent avoir la gloire de les avoirs lus, et moi qui écris ceci ait peut-être cette envie, et peut-être que ceux qui le liront…» 212

Par ordre chronologique. Relations entre êtres humains. Vengeance :

Relations entre êtres humains (Vengeance) (1) : (20 avril) 1755. Voltaire [1694-1788] commence sa lettre adressée à Michel Guyot de Merville [1685-1755] par cette phrase :
« La vengeance, monsieur, fatigue l’âme, et la mienne a besoin d’un grand calme. » (Cf. Femmes. Vengeance)

Relations entre êtres humains (Vengeance) (2) : (20 avril) 1772. Voltaire [1694-1788], écrit à Adrien-Michel-Hyacinthe Blin de Sainmore [1733-1807] :
« […] Au reste, vous feriez fort bien de vous défendre. Celui qui écrase un scorpion dont il est mordu n’a aucun reproche à se faire. La guerre défensive est de droit naturel ; il y a même de la pusillanimité à se laisser insulter. Bien des gens croient que si l’on ne se défend pas ce n’est que par faiblesse. Il y a du plaisir et de la justice à punir les méchants. Soyez sûr que lorsque vous vous vengerez en vengeant tant de gens de mérite, vous vous ferez beaucoup d’honneur, et qu’il est très bon d’assommer dans la boue les crapauds qui croassent. » 213 (Cf. Droit « Naturel », Femmes. Vengeance)

Relations entre êtres humains (Vengeance) (3) : 1773. Denis Diderot [1713-1784], dans Ceci n’est pas un conte, auteur de :
« Laissez-lui ses torts ; c’est une vengeance digne de vous. » 214

Relations entre êtres humains (Vérité) : (27 mars) 1738. Voltaire [1694-1788], dans une lettre adressée à l’abbé Moussinot [1701-1880], concernant un dénommé Darnaud « qui avait promis d’apprendre à écrire », auteur de :
« C’est un sot. Dites-lui cette vérité pour son bien. » 215 (Cf. Penser. Vérité)

Relations entre êtres humains (Voisin-es d’immeuble) : Deux souvenirs de plus de vingt années vécues à Neuilly concernant les contacts avec les voisin-es de notre [grand] immeuble : les premiers jours, pour demander à mes parents [dont les ami-es étaient autres et ailleurs….] que ma jeune sœur et moi soyons « Enfants de Marie » ; les derniers jours, afin de leur demander de partager les frais de transport d’un ramoneur de cheminée.
- « Parlez à vos voisins » fut l’un des innombrables slogans de mai 68.

Relations entre êtres humains (Vol) : Avant de juger un vol, distinguer ce qui relève de l’acte irraisonné, du désir, du besoin, pour soi, pour d’autres (et lesquels ?) de la nécessité (sur quels fondements ?) et de la négation, du déni de l’autre, de la frustration, de la vengeance, de l’accusation de la société (et sur quels fondements ?). Cet exercice, sans doute plus utile que les débats sur la [l’in] ‘conscience’ participerait à la prise de conscience des rapports entre soi et les autres.
- En tout état de cause, à petite ou grande échelle, jugé ou non ‘moral’, ‘injuste’, ‘illégal’ ….le vol opère une redistribution des revenus. (Cf. Économie. Redistribution)

Relations entre êtres humains (Woolf Virginia) : Virginia Woolf [1882-1941] écrivit dans sa vie 4.000 lettres. 216

II. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Aimer / Haïr :

I. Aimer :

Relations entre êtres humains (Aimer) (1) : Implique - a minima - de reconnaître l’autre et d’exister par soi-même. Serait-ce la première ou la seconde condition qui fasse le plus souvent défaut ?
- Ringard. Remplacer par « baiser » : chic, car convivial, grossier, fonctionnel, rapide et ‘libéré’.
* Ajout. 17 novembre 2019. Entendu ce jour, pour la première fois, de la part de quelqu’un pour qui le terme relevait, dans son quotidien, de l’évidence : « Foutrer ». (Cf. Langage)

Relations entre êtres humains (Aimer) (2) : Si toutes les femmes pour lesquelles des « odes à l’amour », des chansons d’amour ont été écrites avaient pu librement parler, le terme aurait sans doute perdu de sa si aliénante capacité d’attraction.

Relations entre êtres humains (Aimer) (3) : « Plaisir d’amour ne dure qu’un moment ; chagrin d’amour dure toute la vie »: ne prédispose pas vraiment à devenir féministe

Par ordre alphabétique. Aimer :

Aimer (Alceste) : 1666. Alceste dans Le misanthrope de Molière [1622-1673] évoquant sa conception de l’amour à Célimène :
« […] Oui, je voudrais qu’aucun ne vous trouvât aimable, / Que vous en fussiez réduite à un sort misérable, / Que le Ciel, en naissant, ne vous eût donné rien, / Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, / Afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice / Vous pût d’un pareil sort réparer l’injustice, / Et que j’eusse la joie et la gloire, en ce jour, / De vous voir tenir tout des mains de mon amour. » 217

Aimer. L’Art d’aimer. Ovide :

Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (1) : Ovide [43 avant J.C- 17/18 après JC], auteur d’un sale livre L’art d’aimer - que rien ne rachète - et qui n’a rien à voir ni avec l’art, ni avec l’amour, à moins que ce dernier terme ne soit compris comme justifiant des siècles de dominations. Ce livre légitime en effet artifices, mensonges, dissimulation, duplicité, double jeu, infidélité, corruption, fausseté, lâcheté…Véritable manuel du harcèlement et du bien-fondé du viol, de la violence à l’encontre des seules femmes : tous les arguments les ayant depuis des siècles justifiés sont déjà présents. (Cf. Femme. Flèche)
* Ajout. 13 juin 2020. Dans les Mémoires d’Hadrien [1951], Marguerite Yourcenar [1903-1987] évoque « Ovide et sa mollesse de la chair ». 218 (Cf. Corps)

Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (2) : 2000. Michel Onfray, dans Théorie du corps amoureux, auteur de :
« [...] Ainsi, avec Ovide dont L’art d’aimer propose magistralement la quintessence du traité de libertinage. Tout dans cet ouvrage mérite aujourd’hui lecture, relecture et médiations attentives. Y compris ce qui appelle dépassement, ajustement ou formulation adaptée au troisième Millénaire. […]
Ovide propose un art, à savoir une technique, un savoir-faire, une théorie qui vise la pratique et suppose la passage à l’acte libertin. [...]
Le précepte qui anime l’Art d’aimer brille en toute simplicité ; céder occasionne moins de souffrance que résister. […]
Ovide propose une dissociation radicale de l’amour, de la sexualité, de la procréation, de la tendresse, du mariage, de la fidélité. Chacune de ces instances fonctionne de manière autonome et selon son ordre propre. […] » 219 (Cf. Corps, Homme. Libertin. « Intellectuel », Langage. Critique de mot : « Libertin », « Libertinage »)

Aimer (L’Art d’aimer. Ovide) (3) : Ménie Grégoire [1919-2014], dans Telle de que je suis, auteure de :
« Je bouquinais, une nuit, pour une version, dans les auteurs latin de mon père. En furetant, je vois: L’art d’aimer d’Ovide. J’avais dans les quinze ans. Je dis : ‘Tiens, un art ?‘ […] Je l’ai lu, passionnée, stupéfaite. Je me disais ‘Ah, tiens, c’est comme ça !’ Ce fut la meilleure désobéissance que j’ai faite dans ma vie. Quelle chance pour moi ! Dans les milliers de manuels besogneux qui ont paru depuis cinq ans, on n’a jamais rien écrit de semblable sur le sexe. Sur ce sujet, que je crois bien connaitre, puisque j’y travaille depuis trois ans tous les jours, que j’ai tout suivi en France et en Amérique (sic), je puis affirmer que rien n’a la charme ni la santé mentale de L’art d’aimer d’Ovide. Il s’en faut et de beaucoup ! » 220 (Cf. Sexes)

Aimer (Belle Marie-Paule) : 2017. Marie-Paule Belle, concernant Françoise Mallet-Joris [1930-2016] :
« Françoise, c’était en même temps, comme ma sœur, ma mère, à la fin, ma fille, mon amante, mon amour. […] » 221

Aimer (Belle de Charrière Isabelle) : 1764. Isabelle de Charrière [1740-1805], auteure de :
« […] Si vous voulez que je vous aime toujours, il n’y a qu’à être toujours aimable. » (sans source) 222

Aimer (Cixous Hélène) : (23 octobre) 2020. Hélène Cixous, ce jour, sur France Culture, auteure de : « J'ai des gens que j’aime […] ». Une contradiction dans les termes…. (Cf. Êtres humains. Soi, Verbe. Avoir)

Aimer (Bakounine Michel) : (29 mars) 1845. Michel Bakounine [1814-1876], dans une lettre écrite à son frère Pavel, auteur de :
« Aimer, c’est vouloir la liberté, la complète indépendance de l’autre, le premier acte du véritable amour. C’est l’émancipation complète de l’objet que l’on aime ; on ne peut véritablement aimer qu’un être parfaitement libre, indépendant, non seulement de tous les autres, mais même et surtout de celui dont il est aimé et qu’il aime lui-même. Voilà ma profession de foi politique, sociale et religieuse, voilà le sens intime, non seulement de mes actions et de mes tendances politiques, mais aussi autant que je puis celui de mon existence particulière et individuelle ; car le temps où ces deux genres d’actions pouvaient être séparées est bien loin de nous ; maintenant l’homme veut la liberté dans toutes les acceptions et toutes les applications de ce mot, ou bien il ne la veut pas du tout. Vouloir en aimant la dépendance de celui que l’on aime, c’est aimer une chose et non un homme, car l’homme en se distingue de la chose que par la liberté ; et si l’amour aussi impliquant la dépendance, il serait la chose la plus dangereuse et la plus infâme du monde, parce qu’il [aurait] remis alors une source intarissable d’esclavage et d’abrutissement pour l’humanité. » 223

Aimer. Conquêtes :

Aimer (Conquêtes) (1) : 1665. Lorsqu’évoquées, penser au Don Juan de Molière [1622-1673] évoquant ses « conquêtes » et déclarant à Sganarelle :
« J’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire et victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs ; je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y ait d’autres mondes, pour pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. » 224 (Cf. Homme. Remarquable. Don Juan. Mozart, Politique. Guerre. Frontières)

Aimer (Conquêtes) (2) : 2001. Lu dans une note de la publication par la maison d’édition Les nuits rouges des textes de Michel Bakounine [1814-1876], présentés sous le titre Théorie générale de la révolution, ceci :
« Bakounine passa son enfance entouré par des sœurs qu’il vénérait, et tout au long de sa vie, il bénéficia de nombreuses amitiés et protections féminines (George Sand, Madeleine Reichel, La princesse Obolenski, etc..), mais il fit assez peu de véritables conquêtes, semble-t-il. » 225 (Cf. Langage. Protéger, Patriarcat, Politique. Anarchisme)

Aimer (Corps) : Il vous dit : « J’aime tes yeux, tes seins, tes fesses, tes jambes, ton corps » etc… Il ne vous aime pas. Aimer les « parties » [du corps, qui plus est], c’est mépriser le « tout » : vous. (Cf. Êtres humains, Corps. Relations entre êtres humains. Aimer. « Faire l’amour »)

Aimer (Eliot George) : 1860. Il me plait d’écrire que la lettre d’amour de Philipp Wacken à Maggie Tulliver dans Le moulin de la Floss de George Eliot [1819-1880], fut, pour moi, bouleversante, à même de me faire venir des larmes aux yeux. Mais elle ne serait pas si exceptionnelle si le livre lui-même, de la première à la dernière page, ne l’avait pas été.
De telles subtilités, une telle finesse d’analyses des sentiments rend bien modeste, bien grossier l’apparence du monde mais interroge sur les merveilles qui y sont enfouies et permet de découvrir en George Eliot une femme admirable. 226 (Cf. Femme. Écrivaine. Eliot George)

Aimer (Giraud Yvette) : 1950. Yvette Giraud [1916-2014] chante Aimer comme je t’aime :
« Aimer comme je t'aime / Ça devait m'arriver / C'est dans tous les poèmes / Sur les arbres gravés / Aimer comme je t'aime / Est un bienfait de Dieu / Et je peux sur ce thème / Broder des jours heureux, […]
Aimer comme je t'aime / C'est accepter joyeux / La vie et ses problèmes / Heureux ou malheureux / Oui... Chéri / Car je t'aime pour deux...
[…] » (Cf. Femme. Artiste)

Aimer (Jankélévitch Vladimir) : Vladimir Jankélévitch [1903-1985], auteur de :
« Être aimé… Je crois toujours qu’on aime d’ailleurs. C’est un grand défaut. Ça vous rend malheureux en amour, ça vous rend malheureux en toutes choses. De croire qu’on est aimé. »
Une légère confusion entre « aimer » et « être aimé », me semble-t-il… 227 (Cf. Hommes. « Beaux-Parleurs », Philosophie)

Aimer (Jerphanion Lucien) : 2012. Lucien Jerphanion [1921-2011], auteur de :
« Connais-toi toi-même et fais ce que tu aimes. » 228 Avec qui ? Avec quelles conséquences pour autrui ? Dans quel monde ? Pour quel futur ? (Cf. Êtres humains. Soi, Philosophie)

Aimer. Lafayette Madame de :

Aimer (Lafayette Madame de) (1) : 1653. 1692. Madame de Lafayette [1634-1693], auteure de :
- le 18 septembre 1653, dans une lettre adressée à Gilles Ménage [1613-1692] :
« Je suis si persuadée que l’amour est une chose incommode que j’ai de la joie que mes amis et moi en soyons exempts. » ;
- le 6 novembre 1655, au même :
« Je vous aime et vous estime autant que j’ai jamais fait. » ;
- le 5 septembre 1656, au même :
« Puisse que toutes les assurances que je vous donne de mon amitié ne vous persuadent pas, je ne sais ce qu’il faut faire pour vous en persuader. Il me semble que quand je dis que j’aime quelqu’un, il faut me croire car ne je le dis pas si souvent. adieu. »
- le 24 janvier 1692, « dans un billet que l’on considère comme le dernier qu’elle adressa à Madame de Sévigné » [1626-1696] elle lui écrit :
« Croyez, ma très chère, que vous êtes la personne du monde que j’ai le plus véritablement aimée. » 229

Aimer (Lafayette Madame de) (2) : Dans le portrait présumé de Madame de Lafayette [1634-1693] par La Rochefoucauld [1613-1680], on lit :
« L’ambition ne vous travaille point ; la crainte, l’espérance et le désir, ne vous agitent en quelque façon que ce soit ; et s’il y a quelque chose en vous condamnable, c’est seulement une certaine aversion invincible que vous avez indifféremment pour tout ce qui a de l’amour pour vous. » 230 Pas vraiment lucide…

Aimer (Moustaki Georges) : 2003. George Moustaki [1934-2013], auteur de :
« Quand on aime les femmes, on aime les femmes qui aiment les femmes. » 231

Aimer (Portalis Jean-Étienne-Marie) : Portalis [1746-1807] ‘Père’ du Code civil de 1804, auteur de :
« Je sers qui m’aime. » 232
- À faire connaître avant toute inscription en Facultés de droit ? (Cf. Droit, Justice, Famille. Mariage)

Aimer (Rousseau Jean-Jacques) : (17 juin) 1760. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans une lettre adressée à Voltaire [1694-1778], dont voici la fin, auteur de :
« […] Je ne vous aime point Monsieur ; vous m’avez fait des maux qui pouvaient m’être les plus sensibles, à moi votre disciple et votre enthousiaste. Vous avez perdu à Genève, pour le prix de l’asile que vous y avez reçu ; vous avez aliéné de moi mes concitoyens pour le prix des applaudissements que je vous ai prodigués parmi eux : c’est vous qui me rendez le séjour de mon pays insupportable, c’est vous qui me ferez mourir en terre étrangère, privé de toutes les consolations des mourants et jeté pour tout honneur dans une voirie, tandis que, vivant ou mort tous les honneurs qu’un homme peut attendre vous accompagneront dans mon pays.
Je vous hais, enfin, vous l’avez voulu : mais je vous hais en homme encore plus digne de vous aimer si vous l’aviez voulu.
De tous les sentiments dont mon cœur était pénétré pour vous il ne reste que l’admiration qu’on ne peut refuser à votre beau génie, et l’amour de vos écrits.
Si je ne puis honorer en vous que vos talents, ce n’est pas ma faute.
Je ne manquerais jamais au respect que je leur dois, ni aux procédés que ce respect exige. Adieu, Monsieur. » 233 (Cf. Relations entre êtres humains. Haïr)

Aimer (Stendhal) : 1805. 1811. 1818. 1819. Stendhal [1783-1842], dans ses Lettres d’amour, auteur de :
- le 20 juin 1805, à Mélanie : « […] Il me semble que vous me haïssez, je relis toutes vos lettres en un clin d’œil, je n’y vois pas la moindre expression, non pas d’amour, je ne suis pas si heureux, mais même de la plus froide amitié. […] Aidez-moi, je vous en supplie à me guérir d’un amour qui vous importune sans doute, et qui, par-là, ne peut faire que mon malheur […]. »
- le 24 juin 1811, à Alexandrine : « […] C’est être aimé de vous qui ferait mon bonheur, et qui, même sans cela, flatterait mon amour-propre de la manière la plus sensible. »
- le 4 octobre 1818, à Matilde : « […] Je vous aime beaucoup plus loin de vous qu’en votre présence. Loin de vous, je vous vois indulgente et bonne pour moi, votre présence détruit ces belles illusions. »
- le 12 mai 1819, à Matilde : « […] Puis-je espérer, à force d’amour, de ranimer un cœur qui est peut-être mort pour cette passion ? Mais peut-être suis-je ridicule à vos yeux, ma timidité et mon silence vous ont ennuyée et vous regardiez mon arrivée chez vous comme une calamité. Je me déteste moi-même […]. Je n’ai du courage que loin de vous. En votre présence, je suis timide comme un enfant, la parole expire sur mes lèvres, je ne sais que vous regarder et vous admirer. […] »
- le 7 juin 1819, à Matilde : « […] Ah ! Madame, qu’il est aisé à l’homme qui n’a pas de passion d’avoir une conduite toujours mesurée et prudente. Moi aussi, quand je puis m’écouter, je crois ne pas manquer de discrétion ; mais je suis dominé par une passion funeste qui ne me laisse plus maître de mes actions.
Je m’étais juré de m’embarquer ou au moins de ne pas vous voir, et de ne pas vous écrire jusqu’à mon retour : une force plus puissante que toutes mes résolutions m’a entrainé aux lieux où vous étiez.
Je m’en aperçois trop, cette passion est devenue désormais la grande affaire de ma vie. Tous les intérêts, toutes les considérations ont pâli devant celle-là.
Ce funeste besoin que j’ai de vous voir m’entraîne, me domine, me transporte.
Il y a des moments, dans les longues soirées solitaires, où, s’il était besoin d’assassiner pour vous voir, je deviendrais assassin
. […]
Mais non, Madame, votre âme a trop de noblesse pour ne pas avoir compris la mienne.
[…]
Je n’ai jamais eu de talent de séduite qu’envers les femmes que je n’aimais pas du tout. Dès que j’aime, je deviens timide
[…]. » 234 (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)
* Ajout. 16 septembre 2018. (7 janvier) 1805. Stendhal [1783-1842], écrit dans son Journal :
« Les caractères que je suppose à Porcia, Pauline, Victorine, sont rares. Cette vérité découverte m’ôtera ma timidité auprès des femmes. » 235 Quel charmant homme !

Par ordre chronologique. Aimer. Voltaire :

Aimer (Voltaire) (1) : (3 septembre) 1753. Lettre de Voltaire [1674-1778] à Marie-Louise Denis [1712-1790], sa nièce, qu’il écrit à d’autres considérer « comme sa fille », auteur de :
« […] Moi, ne point vous aimer ! Mon enfant, je vous adorerai jusqu’au tombeau. Je vous aime tant que je n’irai point dans ce château où il y un tiers qui vous aime aussi : je deviens jaloux à mesure que je m’affaiblis [Il a 59 ans, elle, 41 ans], ma chère enfant. Je voudrais être le seul qui eut jamais le bonheur de vous foutre, et je voudrais à présent n’avoir jamais eu que vos faveurs, et n’avoir déchargé qu’avec vous. Je bande en vous écrivant, et je baise mille fois vos beaux tétons et vos belles fesses. Eh bien, direz-vous que je ne vous aime pas ! […] » 236 (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. Aimer. « Faire l’amour », Hommes. Bander. Jaloux, Pornographie)
N.B. Cette lettre ne saurait être représentative ni de l’emploi du verbe « aimer » par Voltaire, dont il use et abuse, ni de ses relations avec sa nièce qu’il finira par appeler : « maman ».

Aimer (Voltaire) (2) : 1740-1767. Voltaire [1674-1778] écrit à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] :
- vers le 15 avril 1740 : « Votre idée m’occupe le jour la nuit. Je rêve à mon prince [Il n’est encore que prince héritier] comme on rêve à sa maîtresse. » 237
- le 22 mars 1759 : « Si vous aviez connu mon cœur, j’aurais vécu auprès de vous sans m’embarrasser des housards. »
- le 27 mars 1759 : « Je ne voulais que votre bonté : je vous ai toujours dit vrai quand je vous ai dit que j’aurais toujours voulu mourir auprès de vous. » 238
- vers le 5 juin 1759 : « Ah ! croyez-moi, Sire, j’étais tout fait pour vous. »
- vers le 15 octobre 1759 : « Sire, il y avait autrefois un lion et un rat ; le rat fut amoureux du lion et alla lui faire la cour. Le lion lui donna un petit coup de patte. Le rat s’en alla dans sa souricière, mais il aima toujours le lion ; et voyant un jour un filet qu’on tendait pour attraper le lion et le tuer, il en rongea un malle. Sire, le rat baise très humblement vos griffes en toute humilité. […] Il aurait voulu mourir auprès de son lion. […] » 239
- le 5 janvier 1767 : « J’étais fait pour vous. » 240
La plus belle déclaration d’amour ? Et la plus terrifiante ?
* Ajout. 24 novembre 2020. (23 décembre) 1768, Voltaire écrit à Marie-Louise Denis [1712-1790] : « Je pleure amèrement Damilaville [1723-13 décembre 1768] : la nature avait fait cet homme-là pour moi. » 241
Je pense que la seule personne que Voltaire, en dépit de toutes les vicissitudes de leurs relations, dans un incessant rapport de forces, ait vraiment aimé, si le mot signifie quelque chose, est Frédéric II.
N.B. 23 juin 1759. Voltaire peut aussi écrire au comte d’Argental [1700-1788] ce qui n’est pas incompatible avec mon sentiment :
« Luc [Frédéric II] sera maté. Je me meurs d’envie de le voir humilié. » 242
* Ajout. 6 octobre 2018. 1782. À comparer avec Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] qui, dans Les confessions écrivant, concernant Thérèse Levasseur [1721-1801], au début de leurs relations : « [...] Nous sentions davantage de jour en jour combien nous étions faits l’un pour l’autre. » (Livre 8) 243 (Cf. Sexe. Homme. Rousseau)

Amant-es :

Amants (1) : Ils se qualifiaient de « bons amants », d’autant plus aisément qu’ils n’avaient pas eu de concurrents. Ou, plus souvent sans doute encore, que ceux auxquels ils pouvaient être comparés ne pouvaient être évoqués. Heureusement, de moins en moins fréquent, mais le non-dit est encore très prégnant.
- Réjouissante rupture du fait de l’inversion du non-dit : Rachida Dati, alors candidate à la mairie de Paris à Claude Goasgen, député UMP, qui avait osé lui dire :
« Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3 » lui répondit :
« Tu te prends pour quoi pour me parler sur ce ton? Tu t'y crois autorisé parce que j'ai refusé de coucher avec toi ? » 244

Amants (2) : 1844. Hortense Allart de Méritens, [1801-1879] auteure, un an après son mariage, de :
« Ô mes amants, mes aimables amants, amants d’un jour, de dix ans, amants d’indignations, amants de cœur, combien tout cela revient avec charme à la mémoire quand on vit seule et opprimée. » 245 (Cf. Femme, Famille. Mariage, Penser. Indignation)

Amants et maris :

Amant et mari (1) : L’amant se retire à l’arrivée du mari : la confirmation par le premier du bon droit d’usage du second. Comment peut-on dès lors respecter et le mari et l’amant ? Quitter les deux. (Cf. Famille. Mariage)

Par ordre chronologique : amants et maris :

Amants et maris (2) : 1721. Montesquieu [1689-1755] dans les Lettres persanes, faisant état de la « querelle des femmes » entre l’Orient et l’Occident, écrit, concernant « les Européens » :
« Après tout, disent -ils, quand nous serions malheureux en qualité de maris, nous trouverions toujours moyens de nous dédommager en tant qu’amants. » 246
- Cette analyse fort pertinente renouvelle-telle l’analyse critique du patriarcat ? (Cf. Patriarcat)

Amant et mari (3) : 1907. Léon Blum [1872-1950] dans Du mariage, auteur de :
« Et pour choisir un mari, le jugement serait plus sûr et plus libre, si l’on avait d’abord eu l’amant ! » 247 Juste.
Il fut un temps où je défendais, en petit comité, la thèse selon laquelle il devrait être interdit d’épouser le premier homme avec lequel une relation sexuelle avait eu lieu…

Amour :

Amour : Invalide dans son principe même celui de justice. D’où, notamment, la perpétuation de l’excuse pour crime dit « passionnel ».
* Ajout. 27 avril 2019. Évoquer, invoquer « l’amour passionnel » - en sus des critiques classiques - exclut toute possibilité de référence au bien, au mal ; déforme toute référence au licite, à l’illicite, détourne de celle de la responsabilité, à l’irresponsabilité, et nie la violence imposée et celle subie. (Cf. Justice, Patriarcat, Violences. Violences patriarcales)

Par ordre alphabétique. Amour :

Amour (Arabe) : (11 mars) 2018. Éric Geoffroy, auteur de : « En arabe, il y a 60 mots pour désigner ‘l’amour’ ». 248

Amour (Aveugle) : 2003. Une femme - vivant avec 1.500 Frs par mois - qui avait travaillé toute sa vie gratuitement pour son mari, lequel était parti avec tout l’argent du couple à Tahiti, constatait, concluait simplement, sans plus de regrets, semblait-il, du moins à l’entendre :
« L’amour est aveugle ». (Cf. Famille. Couple)

Amour. Brassens Georges :

Amour (Brassens Georges) (1) : George Brassens [1921-1981], dans sa chanson Sauf le respect que je vous dois, auteur de :
« […] Parlez-moi d'amour et je vous fous mon poing sur la gueule / Sauf le respect que je vous dois. […] » 249

Amour (Brassens Georges) (2) : 1963. George Brassens [1921-1981], dans sa chanson : Une jolie fleur dans une peau de vache, auteur de [refrain) :
« […] Ell' n'avait pas de tête, ell' n'avait pas / L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre, / Mais pour l'amour on ne demande pas / Aux filles d'avoir inventé la poudre... […] »

Amour (Chose) : 1932. René Crevel [1900-1935], dans Le clavecin de Diderot, auteur de :
« La rage possessive s’obstinait à voir, jusque dans la créature préférée une simple chose à prendre. Et certes, pour que les affirmations : ‘tu es ma chose, je te possède’ et les acquiescements : ‘je suis ta chose, prends-moi’, fussent devenus des cris réflexes de la jouissance, il fallait bien que l’inégalité eût été, une fois pour toutes, admise entre et par les éléments du couple. D’où notion d’un amour esclavage, lequel, avec ce qu’il sous-tend de remords de la part du maître abuseur, de ressentiment de la part de l’esclave-abusée, devient vite amour enfer. » 250 (Cf. Famille. Couple, Politique. Abus. Égalité. Esclavage)

Amour (Diderot) : 1772. Diderot [1713-1784], dans son texte Sur les femmes, auteur de :
« […] Cependant, que signifie ce mot si légèrement prononcé [par un homme, aurait-il dû préciser ?], si frivolement interprété : ‘Je vous aime !’. Il signifie réellement :
‘Si vous vouliez me sacrifier votre innocence et vos mœurs ; perdre le respect que vous vous portez à vous-mêmes, et que vous obtenez des autres ; marcher les yeux baissés dans la société, du moins jusqu’à ce que, par l’habitude du libertinage, vous ayez acquis l’effronterie ; renoncer à toute état honnête ; faire mourir vos parents de douleur, et m’accorder un moment de plaisir, je vous en serais vraiment obligé.’
Mère, lisez ces lignes à vos jeunes filles : c’est en abrégé, le commentaire de tous les discours flatteurs qu’on leur adressera et vous ne pouvez les en prévenir de trop bonne heure. […] » 251 (Cf. Enfants, Éducation, Femmes. Jeunes filles, Hommes. Libertins, Patriarcat. Domination masculine)

Amour. « Faire l’amour » :

Amour (« Faire l’amour ») (1) : Remplacer cette monstrueuse expression par : s’aimer, s’unir de et par les corps, sexuellement (et par l’esprit, l’émotion, si possible…), se confondre avec et dans une autre personne, s’étreindre ; [s’] échanger, partager l’amour…, tout ceci étant par ailleurs fort peu satisfaisant ?
Par ailleurs, du seul fait qu’il soit possible d’écrire, de dire, de « faire l’amour », sans avoir à dire, à expliciter « avec qui » risque fort d’invalider l’expression.
- Vrai aussi pour : « avoir des relations sexuelles ». (Cf. Langage. Verbe. Faire, Sexes)
* Ajout. 19 février 2018. Autre formulation : « Se taper des nénettes » [ou des mecs]. 252

Amour (« Faire l’amour ») (2) : Sursignifié, surinvesti, survalorisé, surestimé, à l’exception de trop rares moments de vie, trop vite oubliés.

Amour (« Faire l’amour ») (3) : Ce sont deux êtres qui s’accordent l’un à l’autre. Pas deux corps. (Cf. Êtres humains, Corps)

Amour (« Faire l’amour ») (4) : Il voulait entrer en elle pour sortir de lui ; elle voulait qu’il entre en elle pour sortir d’elle.

Amour (« Faire l’amour ») (5) : Comment tant d’hommes - et à leur suite, mais en bien plus faible écho, tant de femmes - ont-ils pu vanter le plaisir de faire l’amour, censé ou non être partagé, alors que pour les femmes, la terreur d’être enceinte a toujours accompagné l’acte d’amour ? (Cf. Femme. Enceinte)

Amour (« Faire l’amour ») (6) : La plus grande injustice entre une homme et une femme, entre les hommes et les femmes est que lorsqu’ils font l’amour, la femme risque sa vie.
Et si souvent, d’une manière ou d’une autre, l’a perdue.

Amour (« Faire l’amour ») (7) : Des années plus tard, elle se souvenait d’un besoin (envie ?, désir ?) pressant de faire l’amour. Avec qui ? : elle ne sait plus. Le plaisir : elle l’a oubliée. Ce dont elle se souvient, c’est de la porte d’entrée de son appartement découverte laissée grande ouverte.

Par ordre chronologique. Amour. « Faire l’amour » :

Amour (« Faire l’amour ») (1) : 1609. François de Salles [1507-1662] dans son Introduction à la vie dévote [III, 39], cité dans son Histoire de la sexualité par Michel Foucault [1926-1984], exhortant à la vertu conjugale, propose aux personnes mariées le modèle de l’éléphant :
Ce « n’est qu’une grosse bête, mais la plus digne qui vive sur la terre et qui a le plus de sens… Il ne change jamais de femelle et aime tendrement celle qu’il a choisie, avec laquelle néanmoins il ne parie que de trois ans et trois ans, et cela pour cinq jours seulement et si secrètement que jamais il n’est vu en cet acte […] » 253

Amour (« Faire l’amour ») (2) : 1660. Samuel Pepys [1633-1703] dans son Journal, écrit :
- le 31 octobre 1660 : « Ma femme a tellement souffert ces derniers temps de son mal habituel que je n’ai pratiquement pas couché avec elle depuis 15 jours, ce qui me fait de la peine. »
- le 14 avril 1661 : « […] Ce soir, j’ai couché avec elle [son épouse], ce qui ne m’était pas arrivé depuis huit ou dix jours. » 254

Amour (« Faire l’amour ») (3) : (17 septembre) 1725. Voltaire [1794-1778] (concernant le mariage de Louis XV [1710-1774], à 15 ans donc, et de Marie Leszczynska [1703-1768], laquelle avait 22 ans, qui eut lieu le 5 septembre 1725) dans une lettre écrite à la marquise de Bernières, auteur de :
« On fait tout ici (à Fontainebleau) pour réjouir la reine. Le roi s’y prend très bien pour cela. Il s’est vanté de lui avoir donné sept sacrements pour la première nuit, mais je n’en crois rien du tout. Les rois trompent toujours leurs peuples. [...] » 255 (Cf. Politique. Peuple)

Amour (« Faire l’amour ») (4) : (14 juillet) 1733. Voltaire [1794-1778], dans une lettre à M. de Cideville [1693-1776] concernant Melle Pelissier [1707-1749] chanteuse d’Opéra, écrit :
« Pour Melle Pélissier, elle se soutient encore attendu que le chevalier de Brassac la fout trois coups toutes les nuits. On dit que cela fait beaucoup de bien à la voix des femmes. » 256

Amour (« Faire l’amour ») (5) : (septembre) 1747. (27 juillet) 1748. Voltaire [1794-1778], adresse un poème à Marie-Louise Denis [1712-1790], dont il était alors l’amant qui se termine ainsi :
« [...] Comme vous je voudrais chanter / Cet amour qui par vous sait plaire : / Mais il faudrait se mieux porter / Pour en parler et pour le faire. »
- Il lui écrit aussi (en italien), le 27 juillet 1748 :
« [...] et si le malheureux état de ma santé me le permet, je me jetterai à vos genoux, et je baiserai toutes vos beautés. En attendant j’applique mille baisers aux seins ronds, aux fesses enchanteresses, à toute votre personne qui m’a fait si souvent bander et m’a plongé dans un fleuve de délices. » 257 (Cf. Êtres humains. Aimer. Relations entre êtres humains. Voltaire)

Amour (« Faire l’amour ») (6) : 1749. Henry Fielding [1707-1754], dans l’Histoire de Tom Jones, auteur de :
« […] Deuxièmement, ce que l’on appelle communément l’amour, c’est-à-dire le désir d’assouvir un appétit vorace grâce à une certaine quantité de blanche et délicate chair humaine, n’est en rien la passion dont je discute ici. C’est à plus proprement parler une faim ; et de même qu’aucun glouton n’a honte d’appliquer le mot amour à son appétit et de dire qu’il aime à la folie tel ou tel plat, l’amoureux de ce genre peut tout aussi justement dire qu’il a faim de telle ou telle femme. » 258

Amour (« Faire l’amour ») (7) : 1749. Henry Fielding [1707-1754], dans l’Histoire de Tom Jones, auteur de :
« […] Or, point n’est besoin d’être vraiment trop soupçonneux pour imaginer que M. Jones et sa compagne déguenillée avait en tête certains desseins qui, s’ils sont tolérés dans certains pays chrétiens, facilités dans d’autres et accomplis dans tous, sont cependant aussi expressément condamnés que le meurtre ou tout autre forfait par la religion universellement pratiquée dans ces pays. » 259

Amour (« Faire l’amour ») : (8) 1757. Marie-Jeanne Riccoboni [1713-1792] dans les Lettres de mistress Fanni Butlerd, auteure de :
- « […] Votre comparaison m’a fâchée, tout à fait fâchée. Comment, avec un esprit juste, avez-vous pu la faire ? Vous risquez, dites-vous, autant que moi. Vous, Milord ! Eh ! Quels dangers, quels périls, votre sexe peut-il redouter en se livrant à ses désirs. […]
Nous qui nous croyons d’être méprisées, dès que nous cessons de nous croire aimées ; nous qui joignons au regret de perdre notre bonheur, la honte de l’avoir goûté, nous, dont le front se couvre de rougeur, quand nous nous rappelons les moments les plus doux de notre vie, pouvons-nous sans frémir, écouter un sentiment aimable, séduisant, certes, il est vrai, mais dont les suites peuvent être si cruelles ? »
- « L’attachement d’une femme délicate est au-dessus des idées de votre sexe : vous ne connaissez qu’une preuve de votre amour ; mais vous ignorez combien fort est le sentiment qui nous conduit à vous l’abandonner. Non, vous n’aimez pas comme nous. » 260 (Cf. Féminisme, Patriarcat, Sexes)

Amour (« Faire l’amour ») (9) : (15 juillet) 1759. Denis Diderot [1715-1784] écrit à Sophie Volland [1716-1784] :
« Bonjour, ma tendre amie, Je vous baise, oh ! je vous baise bien, n’est-il pas vrai ? Et c’est toujours le même plaisir pour moi… toujours. Ils n’en croiront rien ; mais cela sera en dépit des proverbes, fussent-ils de Salomon. Cet homme-là avait trop de femmes pour entendre quelque chose à l’âme de l’homme de bien, qui n’en estime et n’en aime qu’une. » 261 (Cf. Famille. Polygamie. Diderot Denis, Salomon)
* Ajout. 22 octobre 2020. Le 25 juillet 1762, il lui écrit : « Si je vous étais une fois infidèle, il me semble que je ne m’en tiendrais pas là. Il ne faut donc pas commercer. ». 262

Amour (« Faire l’amour ») (10) : (23 août) 1765. Voltaire [1794-1778] concernant les relations d’un amant de Melle Clairon [1723-1803], dans une lettre au duc de Richelieu [1696-1788] - qui fut aussi son amant - écrit qu’il « la rata trois nuits de suite, de ma connaissance. » 263 (Cf. Homme. Grossier)

Amour (« Faire l’amour ») (11) : (décembre) 1765. Voltaire [1794-1778], corrigeant une lettre écrite en 1752, auteur de :
« C’est lui [l’abbé de Chateauneuf] à qui cette célèbre vieille fit la plaisanterie de donner ses tristes faveurs à l’âge de soixante et dix ans. » 264

Amour (« Faire l’amour ») (12) : 1772. Denis Diderot [1713-1784], dans Sur les femmes, auteur de : « La soumission à un maître qui lui déplait est pour elle un supplice. J’ai vu une femme frissonner d’horreur à l’approche de son époux ; je l’ai vue plonger dans le bain, et ne se croire jamais assez lavée de la souillure du devoir.
Cette sorte de répugnance nous est presque inconnue. Notre organe est plus indulgent. Plusieurs femmes mourront sans avoir éprouvé l’extrême de la volupté. Cette sensation, que je regarderai volontiers comme un épilepsie passagère, est rare pour elles, et ne manque jamais d’arriver quand nous l’appelons. Le souverain bonheur les fuit entre les bras de l’homme qu’elle adore. Nous le trouvons à côté d’une femme complaisante qui nous déplait. Moins maitresses de leurs sens que nous, la récompense est moins prompte et moins sûre pour elles. Cent fois leur attente est trompée. Organisées tout au contraire de nous, le mobile qui sollicité en elles la vérité est si délicat, et la source en est si éloignée, qu’il n’est pas extraordinaire qu’elle ne vienne point ou qu’elle s’égare.
[…] » 265
Des vérités, réelles et approchées, des contradictions, des inconséquences, et…fort intéressant…
- À retenir : « Notre organe est plus indulgent » et la polysémie du terme.. (Cf. Sexe. Homme)

Amour (« Faire l’amour ») (13) : 1777. Voltaire [1794-1778], concernant le mariage, disons ‘arrangé’ par Voltaire de M. de Villette [1736-1793], 41 ans - dont il importe de dire ici qu’il était homosexuel - avec la fille adoptive de Voltaire, Melle de Varicourt [1757-1822] (surnommée Belle et Bonne], écrit :
- le 26 novembre 1777 à d’Alembert [1717-1783] : « Les nouveaux mariés s’occupent nuit et jour à me faire un petit philosophe. »
- le 8 décembre 1777 à M. Delaunay de Valéry [ ? - ?] : « Pour M. le marquis de Villette, il est sans pitié pour sa nouvelle conquête, et ne lui donne pas le temps de respirer. »
- le 19 décembre 1777 à d’Alembert [1717-1783] : « M. de Villette a consommé son mariage dans la chaumière [Ferney] que vous avez daigné habiter quelque temps. »266

Amour (« Faire l’amour ») (14) : 1782. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions, auteur de :
- « Le premier de mes besoins , le plus grand, le plus fort, le plus inextinguible, était tout entier dans mon cœur : c’était le besoin d’une société intime et aussi intime qu’elle pouvait l’être : c’était surtout pour cela qu’il me fallait une femme plutôt qu’un homme, une amie plutôt qu’un ami. Ce besoin singulier était tel, que la plus étroite union des corps ne pouvait encore y suffire : il m’aurait fallu deux âmes dans un même corps ; sans cela je sentais toujours du vide. » (Livre 9)
- Dans une note de La Pléiade [1959], je lis : « Deux âmes dans un même corps, c’est aussi le fait de l’androgyne. » 267. Ce commentaire n’est pas justifié : l’androgyne était un, cette note évacue les rapports de l’un et de l’autre que Rousseau, lui, traite. (Cf. Êtres humains. Âme, Sexe. Homme. Rousseau Jean-Jacques)

Amour (« Faire l’amour ») (15) : 1782. Jean-Jacques Rousseau [1772-1782] dans Les confessions, après avoir évoqué l’abandon de ses cinq enfants qui ne lui avaient « pas laissé le cœur tranquille », poursuit :
« Je craignais la récidive et, n’en voulant pas courir le risque j’aimais mieux me condamner à l’abstinence que d’exposer Thérèse à voir se voir derechef dans le même cas ; J’avais d’ailleurs remarqué que l’habitation des femmes empirait sensiblement mon état. » (Livre 12)
- Une note [de 1959] de La Pléiade précise : « L’habitation des femmes : le commerce charnel. Ne s’emploie d’ordinaire que dans la locution : ‘avoir habitation avec telle ou telle personne. » 268 (Cf. Femme. Mère. Levasseur Thérèse)

Amour (« Faire l’amour ») (16) : 1784. Beaumarchais [1732-1799], dans Le mariage de Figaro, [acte II. Scène 21] auteur de :
Antonio : « Boire sans soif et faire l’amour en tout temps, il n’y a que cela qui nous distingue des autres bêtes. »

Amour (« Faire l’amour ») (17) : 1795. Nicolas de Chamfort [1741-1794] dans les Caractères et anecdotes, concernant les femmes, évoque « une épilepsie de quelques minutes. » 269

Amour (« Faire l’amour ») (18) : 1795. Nicolas de Chamfort [1741-1794], dans les Caractères et anecdotes raconte :
« La marquise de Saint-Pierre [? - ?] était dans une société où l’on disait que Monsieur de Richelieu [1696-1788] avait eu beaucoup de femmes sans en avoir jamais aimé une. ‘ Sans aimer ! c’est bientôt dit, reprit- elle ; moi je sais une femme pour laquelle il est revenu de trois cents lieux.’ Ici, elle raconte l’histoire en troisième personne, et gagnée par sa narration : ‘Il la porte sur le lit avec une violence incroyable, et nous y sommes restés trois jours.’ » 270

Amour (« Faire l’amour ») (19) : 1830. Stendhal [1783-1842], dans Le rouge et le noir, auteur de :
« Quelques heures après, quand Julien sortit de la chambre de Madame de Rênal, on eut pu dire, en style de roman, qu’il n’avait plus rien à désirer. » Suivi quelques lignes plus loin, de :
« Et même quand elle n’eut plus rien à lui refuser, elle […] »
- Puis, plus loin, lorsque, après le séminaire, il retrouve Madame de Madame de Rênal :
« Ainsi, après trois heures de dialogue, Julien obtint ce qu’il avait désiré avec tant de passion pendant les deux premières. » 271

Amour (« Faire l’amour ») (20) : 1830. Balzac [1799-1850], dans La femme de trente ans, auteur de : « Je [Julie] suis sans voix pour me plaindre et sans paroles pour exprimer ma peine. Je souffre, et j’ai honte de souffrir en voyant Victor heureux de ce qui me tue. » 272

Amour (« Faire l’amour ») (21) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, concernant les « amours » de Fantine et de Tholymyès, auteur de :
- « Quoi qu’elle [Fantine] n’eût rien refusé, on ne le verra que trop, à Tholymyès (elle devient enceinte) […] »
- « Une heure après, quand elle fut rentrée dans sa chambre, elle pleura. Comme nous l’avons dit, c’était son premier amour ; elle s’était donnée à ce Tholymyès comme à un mari, et la pauvre fille avait un enfant. »
- « Le père de son enfant parti - hélas ces ruptures-là sont irrévocables - elle se trouva absolument isolée […]. »
- « Dix mois s’étaient écoulé depuis ‘la bonne farce’ (pour les quatre jeunes gens, dont Tholymyès, d’avoir abandonné, sans les prévenir, leurs amies). […] Que s’était-il passé pendant ces dix mois ? On le devine. Après l’abandon, la gêne. […] [Fantine] était restée seule. Son cœur devint sombre à l’endroit de cet homme. Quel parti prendre pourtant ? Elle ne savait plus à qui s’adresser. Elle avait commis une faute, mais le fond de sa nature, on s’en souvient, était pudeur et vertu. » 273 (Cf. Femme. Enceinte. Mère, Homme. Famille, Patriarcat. Père)

Amour (« Faire l’amour ») (22) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, évoquant la nuit de noces de Cosette et de Marius, écrit :
« Si, à cette heure suprême, les époux éblouis de volupté et qui se croient seuls, écoutaient, ils entendraient de leur chambre un bruissement d’ailes confuses. Le bonheur parfait implique la solidarité des anges. Cette petite alcôve obscure a pour plafond tout le ciel. Quand deux bouches, devenues sacrées par l’amour, se rapprochent pour créer, il est impossible qu’au-dessus de ce baiser ineffable il n’y ait pas un tressaillement dans l’immense mystère des étoiles. » 274 (Cf. Êtres humains, Corps. Bouche, Sexes)

Amour (« Faire l’amour ») (23) : 1868. Jean-Marie Déguignet [1834-1904], dans ses Mémoires, décrit son mariage et sa nuit de noces avec Marie-Yvonne, dont voici certains passages :
« Nous nous trouvions là, au milieu de ce bois, dans un nid d’amour, loin des regards indiscrets, deux êtres pleins de vie, de santé et de sève. Elle avait dix-neuf ans, paysanne forte et belle, et vierge encore, et moi, trente-quatre, toute la force de l’âge et non encore contaminé par des amours bestiales, comme beaucoup le sont à cet âge. Nous étions donc dans les meilleures conditions possibles pour nous livrer à l’amour vrai, à ce bonheur suprême auquel toutes les créatures ont droit. […]
Oui, quand deux êtres se trouvent ainsi pour la première fois, deux êtres jeunes et vigoureux poussés l’un vers l’autre par les mêmes sentiments et les mêmes besoins débordants, le moment est réellement sublime. […]
Nous pûmes nous livrer à ce bonheur suprême sans crainte, sans scrupule, sans fausse honte, avec tous les dons que la mère nature nous ait gratifiés. Jamais ce bonheur sublime ne fut mieux goûté ni mieux partagé qu’il ne le fut par nous deux, en vrais enfants de la nature, dans toutes nos forces et la maturité, dans la confusion et la fusion de nos deux êtres qui ne faisaient plus qu’une et même chair. […]
Oui, pour ces quelques heures de suprême bonheur, j’ai pardonné à Marie-Yvonne toutes les douleurs dont j’ai été accablé plus tard. » 275

Amour (« Faire l’amour ») (24) : 1880. Émile Zola [1840-1902] dans Nana, auteur de :
« Avec lui, ça l’assommait, une corvée abominable ! » 276

Amour (« Faire l’amour ») (25) : (21 février) 1888. Émile Zola [1840-1902] présente ainsi à Ernest Ziegler [1847-1902] « son prochain roman » :
« Il a pour titre Le rêve [1888] et pourra être mis dans les mains des jeunes filles. Je veux dire qu’il sera absolument chaste. C’est une histoire d’amour, passionnée, mais d’une pureté parfaite, je le dis encore. » 277

Amour (« Faire l’amour ») (26) : 1899. Léon Tolstoï [1828-1910], dans Résurrection, évoque Catherine Maslova, en prison, condamnée au bagne :
« Elle songeait que pour rien au monde elle n’épouserait un forçat lorsqu’elle serait à Sakhaline. Elle s’arrangerait autrement ; elle se mettrait avec un chef quelconque, avec un greffier, avec un surveillent ou un simple gardien. Ils sont tous amateurs de la chose : ‘Pourvu seulement que je ne maigrisse pas, autrement je serais perdue.’ » 278 (Cf. Femmes. Beauté, Famille. Mariage)

Amour (« Faire l’amour ») (27) : 1901. Thomas Mann [1875-1955], dans Les Buddenbrook, auteur de : « Il y avait eu une lutte, un combat illicite et immoral entre la cuisinière Babette et M. Permaneder. » (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes. Droit de cuissage. Mann Thomas)

Amour (« Faire l’amour ») (28) : (1er décembre) 1923. Paul Léautaud [1872-1956] dans son Journal littéraire, écrit :
« Madame a peut-être raison. Mes envies répétées de faire l’amour sont peut-être d’ordre pathologique. Moi, je reste cependant sceptique. Je mets cela sur la compte de la modération de toute ma vie jusqu’à 40 ans passés, sur le grand goût que j’ai pour elle, qui fait que je ne puis voir un coin de sa personne sans avoir aussitôt envie…, du reste, et aussi sur ceci que je n’ai jamais eu une maîtresse aussi remarquable… quand elle veut. Je mets cela aussi sur la compte de bien des choses dont j’ai été privé, comme la nudité féminine, pour laquelle il m’est venu un grand goût. Je suis même étonné quand je pense à ce que je suis devenu, à l’égard de toutes ces choses, après ce que j’étais en étant tout jeune homme, et même longtemps après, en pensant à rien, ayant peu de moyens, trouvant peu de plaisir et me bornant à l’essentiel. »
- Suivi le (28 juillet) 1924 : « Je comprends qu’on ait dit que la vie est finie pour un homme quand sa vie sexuelle est finie. »
- Suivi le (23 août) 1932 : « Le plus drôle, ça a été les plaintes et reproches du ‘Fléau’ sur mon peu d’entrain amoureux. Le fait est que je me serais fort bien passé de cet exercice. J’ai depuis quelques temps mile autres choses dans la tête : ma littérature en premier. […] J’ai bien ri de tous les sarcasmes du ‘Fléau’ sur ce grand changement, le rappel des prouesses passées et l’aplatissement actuel. » 279

Amour (« Faire l’amour ») (29) : 1925. André Gide [1869-1951], dans Les faux monnayeurs, retranscrit cet échange entre deux adolescents, Olivier et Bernard :
« […] Non, écoute. Je veux te dire quelque chose, mais je ne pourrai pas si je ne te sens pas tout près de moi. Viens dans mon lit. Et après que Bernard, qui s'est en un instant dévêtu, l'a rejoint : - Tu sais, ce que je t'avais dit l'autre fois... Ça y est. J'y ai été. Bernard comprend à demi-mot. Il presse contre lui son ami, qui continue : - Eh bien ! mon vieux, c'est dégoûtant. C'est horrible... Après, j'avais envie de cracher, de vomir, de m'arracher la peau, de me tuer. - Tu exagères. - Ou de la tuer, elle... - Qui était-ce ? Tu n'as pas été imprudent, au moins? - Non, c'est une gonzesse que Dhurmer connaît bien; à qui il m'avait présenté. C'est surtout sa conversation qui m'écœurait. Elle n'arrêtait pas de parler. Et ce qu'elle est bête ! Je ne comprends pas qu'on ne se taise pas à ces moments-là. J'aurais voulu la bâillonner, l'étrangler... - Mon pauvre vieux! Tu devrais pourtant bien penser que Dhurmer ne pouvait t'offrir qu'une idiote... Était-elle belle, au moins? - Si tu crois que je l'ai regardée ! - Tu es un idiot. Tu es un amour. Dormons... Est-ce qu'au moins tu as bien... - Parbleu! C'est bien ça qui me dégoûte le plus : c'est que j'aie pu tout de même... tout comme si je la désirais. - Eh bien! mon vieux, c'est épatant. - Tais-toi donc. Si c'est ça l'amour, j'en ai soupé pour longtemps. - Quel gosse tu fais! - J'aurais voulu t'y voir. - Oh! moi, tu sais, je ne cours pas après. » 280

Amour (« Faire l’amour ») (30) : 1931. Thomas Mann [1875-1955], dans La montagne magique, auteur de :
« Mais la peur et la gaité ne s’excluent pas, en somme, tout le monde sait cela. Le garnement qui doit posséder pour la première fois une gamine a peur, lui aussi, et elle, de même, ce qui ne les empêche pas de fondre de plaisir. » 281 (Cf. Enfants)

Amour (« Faire l’amour ») (31) : 1932. George Orwell [1903-1950], dans une lettre adressée à une amie, auteur de :
« Très chère Eleanor, c’est tellement gentil de ta part de dire que tu pensais à nos journées ensemble avec plaisir. J’espère que tu me permettras encore de te faire l’amour un jour ou l’autre, mais sinon, cela n’a pas d’importance, je te serais toujours reconnaissant d’avoir été gentille avec moi. » 282
Comme cela est simple à exprimer…

Amour (« Faire l’amour ») (32) : 1932. François Mauriac [1885-1970], dans Le nœud de vipères, écrit : « Nous ne rencontrions plus que dans ces gestes rituels où les corps agissent par habitude - ou un homme et une femme sont chacun à mille lieues de leur propre chair. » (Cf. Corps) 283

Amour (« Faire l’amour ») (33) : 1936. Louis Aragon [1897-1982], dans Les beaux quartiers, auteur de : « […] Comme on s’étonnait qu’il fut parvenu à la mettre enceinte, il disait que c’est tout simple quand on n’est pas feignant, il n’y a qu’à bien viser. » 284 (Cf. Patriarcat. Dada Amin)

Amour (« Faire l’amour ») (34) : (13 mai) 1937. André Gide [1869-1951], écrit dans son Journal :
« Je voudrais oublier tout ; vivre un long temps parmi des nègres nus, des gens dont je ne saurais pas la langue et qui ne sauraient pas qui je suis ; et forniquer sauvagement, silencieusement, la nuit, avec n’importe qui, sur le sable. » 285 (Cf. Êtres humains. Gide André)

Amour (« Faire l’amour ») (35) : 1939. Refrain de la chanson Comme de bien entendu ! interprétée par Arletty [1898-1992] :
« Elle était jeune et belle, : Comme de bien entendu ! Il eut le béguin pour elle / Comme de bien entendu ! / Elle était demoiselle, / Comme de bien entendu ! / Il se débrouilla pour qu'elle ne le soit plus! / Comme de bien entendu ! »
N.B. Paroles de Jean Boyer et musique de Georges van Parys.

Amour (« Faire l’amour ») (36) : 1939. John Steinbeck [1902-1968], dans Les raisins de la colère, auteur de :
« Le camion roulait sur la route brûlante et les heures passaient. Ruthie et Winfield s’endormirent. Connie tira une couverture d’un ballot, le jeta sur Rose de Saron et sur lui-même et, en retenant leur souffle, tous deux s’étreignirent dans la chaleur moite. Au bout d’un moment, Connie rejeta la couverture et le tourbillon de vent tiède parut rafraichissant à leur corps humides. » 286

Amour (« Faire l’amour ») (37) : (25 novembre) 1940. André Gide [1869-1951], écrit dans son Journal :
« Cherchant les instants de la vie que l’on aurait le plus de goût à revivre, j’en viens à douter si ce ne sont pas ceux de pure volupté ; je veux dire de volupté purement sensuelle et où ne se mêlait aucunement le sentiment et la pensée.
Mais je ne dis pas que ce soient les moments que je revivrais le plus volontiers, car si grand que soit l’ébranlement nerveux qu’ils nous causent, notre être profond n’en est pas beaucoup enrichi. » 287
- La fin, fort juste. (Cf. Êtres humains, Famille, Femmes, Hommes, Langage. Verbe. Faire, Patriarcat, Sexes)

Amour (« Faire l’amour ») (38) : 1942. Louis Aragon [1897-1982], dans Les voyageurs de l’impériale, auteur de :
« Il crut avoir tout fait en apportant à Paulette une fougue assez violente. Il était de ces hommes qui confondent amour et tempérament. Paulette dut donc le subir ; et quand elle eut remarqué que certaines simagrées abrégeaient l’ennui de toute cette affaire et avaient pour effet de rendre pierre heureux, elle prit l’habitude de jeter quelques cris, alors qu’elle n’éprouvait rien, seulement pour en finir, et peut-être aussi par une sorte de gentillesse. » 288

Amour (« Faire l’amour ») (39) : (28 octobre) 1944. André Gide [1869-1951], écrit dans son Journal :
« L’activité ou la passivité dans les pratiques de l’amour distingue bien plus les hommes que l’objet même de leurs désirs. » 289 (Cf. Êtres humains, Femmes. « Objets »)

Amour (« Faire l’amour ») (40) : (24 janvier) 1948. André Gide [1869-1951], écrit dans son Journal :
« Aucune honte à la suite des voluptés faciles. Sorte de paradis vulgaire et de communion par en bas. L’important c’est de ne pas y prêter d’importance, ni de se croire avili par elles ; l’esprit n’y est nullement engagé, non plus que l’âme qui n’y fait pas trop attention. Mais, dans l’aventure, un amusement et un plaisir extraordinaire accompagné de la joie de la découverte et de la nouveauté. » 290 (Cf. Êtres humains)

Amour (« Faire l’amour ») (41) : 1952. André Gide [1869-1951] écrit, dans Ainsi Soit-il, il a alors 80 ans - :
« [Il note] « une particularité de sa [ma] nature : mon désir, fait en partie de curiosité, s’épuise très vite, et même le plus souvent lorsque le plaisir est parfait, je me sens saoulé d’un seul coup. Je n’éprouve le besoin ni de reprises, ni de redites. De sort que l’autre reste déçu. Il est bien rare que, dans quelque accouplement que ce soit, l’un des deux ne reste pas, plus ou moins péniblement, sur sa soif. » 291
Pas lui, manifestement. (Cf. Langage. Possessif)

Amour (« Faire l’amour ») (42) : 1954. Françoise Sagan [1935-2004] écrit dans son livre- autobiographie, Avec mon meilleur souvenir [1984], les réactions à la parution de son premier roman Bonjour tristesse. [1954] :
« On ne tolérait pas qu’une jeune fille de dix-sept ou dix-huit ans fit l’amour, sans être amoureuse, avec un garçon de son âge et ne fut pas punie. L’inacceptable étant qu’elle n’en tombât pas éperdument amoureuse et n’en fut pas enceinte à la fin de l’été. » 292 (Cf. Femme. Enceinte)

Amour (« Faire l’amour ») (43) : 1958. Doris Lessing [1919-2013], dans Les enfants de la violence. La cité promise (3), auteure de :
« À plusieurs reprises, très tard dans la nuit après ces longues soirées d’amitié et de discussion, l’émotion sexuelle avait surgi - bien sûr. Mais pas franchement. Légèrement ivres, ils se seraient mis au lit, y auraient trouvé du plaisir ou non et, la matin, se seraient retrouvés sur un ton d’excuses, et même d’embarras. Car ils auraient fait l’amour pour la simple raison qu’ils se trouvaient parfois seuls, un homme et une femme dans cette maison. Bon, cela aurait été naturel avec certains hommes. Mais pas avec Mark […] » 293

Amour (« Faire l’amour ») (44) : 1958. Doris Lessing [1919-2013], dans Les enfants de la violence. La cité promise (3), auteure de :
« Il venait trouver Marthe pour faire l’amour. Non pas pour son plaisir, ni pour son confort, ni pour satisfaire un fantasme, ni pour l’amitié. C’était pour faire exploser une tension psychique intolérable. […] » 294

Amour (« Faire l’amour ») (45) : 1962. Doris Lessing [1919-2013], dans Le carnet d’or, auteure de : « Au lit, ce fut un choc délicieux de chair douce et ferme. […] Il la pénétra presque aussitôt et se mit à jouir en quelques secondes. Elle allait le consoler, se montrer pleine de tact, mais il se retourna sur le dos, brandit les bras, et s’exclama : ‘Eh bien ça alors ! ’
(Elle redevint elle-même, cohérente et intègre, et réfléchit).
Elle était allongée contre lui et bridait sa déception physique en souriant.
‘Ca alors!‘ Il était ravi. ‘C'est exactement ce que j’aime. Pas de problèmes avec toi.’ » 295

Amour (« Faire l’amour ») (46) : 1962. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« Bien sûr, elle ne manifestait aucune affection particulière envers son mari, et la tendresse que j’avais perçue parfois dans ses gestes à l’époque de leurs fiançailles avait disparu ; pendant le dîner elle avait bien eu des expressions de dégoût en observant Stefano qui se gavait de tout ce qu’il trouvait à boire et à manger ; toutefois, à l’évidence, ils avaient trouvé un équilibre, aussi précaire soit-il. Quand Stefano, après quelques allusions, s’était dirigé vers leur chambre, Lila l’avait suivi sans tarder ni répondre : ‘Vas-y, je te rejoins plus tard’, résignée à une habitude qui ne se discutait pas. » 296 (Cf. Famille. Mariage)

Amour (« Faire l’amour ») (47) : 1962. Elena Ferrante, dans Le nouveau nom, auteure de :
« ‘Comment tu as fait pour la convaincre ?‘
Elle fit une grimace joyeuse et répondit que maintenant, elle savait comment le prendre.
‘Si j’veux un truc, murmura elle, comme si elle ne voulait pas s’entendre elle-même, y suffit que j’fasse un peu la putain’
Elle parla exactement comme ça, en dialecte, et ajouta quelques expressions pleines de grossièretés et d’autodérision pour me faire comprendre le dégoût que lui inspirait son mari et le dégoût qu’elle avait d’elle-même.
» 297 (Cf. Proxénétisme. Femme-dite-prostituée)

Amour (« Faire l’amour ») (48) : 1964. Jeanne Moreau [1928-2017] chante sa merveilleuse mais si triste chanson : L’horloger, lequel […] « Me voyant désemparée / Chez lui, m'avait fait monter / Profitant de mes sanglots / Piqua ma virginité /
Depuis, je remonte les montres / De mon mari l'horloger / J' n'arrête plus d' pleurer, d' pleurer / Ah, quel triste souvenir !
»

Amour (« Faire l’amour ») (49) : 1972. Strophe de la chanson de Michel Sardou, J’habite en France :
« Y ‘en a qui pensent et c’est certain / Que les Français se défendent bien / Toutes les femmes sont là pour le dire / On les ferait mourir de plaisir / À les entendre, on croirait bien / Que y a que les français qui font ça bien. » (Cf. Patriarcat, Politique. Nationalisme)

Amour (« Faire l’amour ») (50) : 1972. Refrain de la chanson de Georges Brassens [1921-1981] Quatre-vingt-quinze fois sur cent :
« Quatre-vingt-quinze fois sur cent / La femme s'emmerde en baisant. / Qu'elle le taise ou le confesse / C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses. / Les pauvres bougres convaincus / Du contraire sont des cocus. / A l'heure de l'œuvre de chair / Elle est souvent triste, peuchèr ! / S'il n'entend le cœur qui bat, / Le corps non plus ne bronche pas. »

Amour (« Faire l’amour ») (51) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], dans Parole de femme, auteure de : « […] Je cherche sans trouver un mot qui, comme par hasard, manque : ni coït brutal et technique, ni amour, prude et religieux, ni baise, railleurs au fond et agressif, mais quoi, alors ? Où est-il le mot vrai de nos corps ensemble ? » 298 (Cf. Langage. Mot)

Amour (« Faire l’amour ») (52) : 1974. Lu dans Paysannes des marais, de Mary Chamberlain, le récit d’Ann Sharman, 20 ans, mariée à 17 ans, enceinte de son deuxième enfant, et dont le mari est manœuvre :
« […] J’avais 17 ans quand je me suis mariée, mais j’étais enceinte. […] Il me semble que je suis tombée enceinte la première fois parce qu’il n’y avait rien à faire au village. On sortait ou des trucs comme ça, mais il n’y avait vraiment pas grand’ chose à faire. […] » 299 (Cf. Femme. Enceinte)

Amour (« Faire l’amour ») (53) : 1974. Jeanne Moreau [1928-2017] dans Les valseuses [Bertrand Blier] : « Ça vous dirait de faire l’amour avec une vieille ? » (Cf. Culture. Cinéma, Femme. Âgée)

Amour (« Faire l’amour ») (54) : 1978. Stance de la chanson : Ah tu verras, tu verras - paroles et musique de Chico Buarque - chantée notamment par Claude Nougaro [1929-2004] :
« Et j´irai réveiller le bonheur dans ses draps / Je crèv´rai son sommeil, tu verras, tu verras / Je crèv´rai le sommier, tu verras, tu verras / En t´inventant l´amour dans le cœur de mes bras / Jusqu´au matin du monde. » (Cf. Culture, Hommes, Patriarcat, Violences)

Amour (« Faire l’amour ») (55) : 1995. Lu dans : Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. L.Z, concernant les films suivants :
- Le mâle du siècle. 1974. Claude Berri : « Claude, un commerçant Lyonnais, nourrit une jalousie maladive à l’égard de sa femme Isabelle, sous prétexte qu’elle a eu un moment d’égarement un soir de vacances. »
- Un certain désir. 1964. Hans Albin : « Le mari s’intéresse aux jeunes gens et la femme s’étourdit la nuit dans les bras de marins de passage dans une chambre qu’elle loue au Pirée. » 300
- Une partie de campagne. 1936. Jean Renoir : « […] Deux canotiers font la cour aux dames. Henriette connait une étreinte brève mais passionnée avec l’un d’eux. Les années passent. »

Amour (« Faire l’amour ») (56) : 2004. Jean Fayard, dans Une enfance en enfer, se souvient : « Parfois il [son père] allait rejoindre maman dans on lit. Il lui retroussait sa chemise jusqu’au cou, lui tripotait les fesses, puis s’agitait sur elle en lui palpant les seins comme un boulanger pétrit sa pâte. On les entendait haleter et gémir sans comprendre, nous les regardions faire, cela ressemblait un peu à une bagarre mais ce n’était pas pareil. Papa se laissait retomber tout à coup sur maman puis, après un instant de repos, se relevait, le sexe pendant et dégoulinant, et venait se coucher avec René et moi. Maman se relevait alors pour éteindre la lumière et se recouchait aussitôt. » 301

Amour (« Faire l’amour ») (57) : (13 juillet) 2018. « Et sinon, est ce que tu baises ? » Titre d’une émission de France Culture, que ses deux responsables Jean Birnbaum et Hervé Gardette - assez pitoyables défenseurs des hommes-menacés-par-le-féminisme - ont sans doute voulu humoristique. 302 (Cf. Homme. Journaliste, Politique. Médias)

Amour (« Faire l’amour ») (58) : (17 août) 2018. Dans l’émission consacrée par France Culture, à Alan Turing [1912-1954], il est question de « ses frasques homosexuelles. » 303 (Cf. Langage, Sexes)

Amour (« Faire l’amour ») (59) : (27 avril) 2020. André Comte-Sponville dans l’émission Les chemins de la philosophie, auteur de :
« Le désir sexuel est délicieux, en lui-même et on n’a qu’un désir, surtout nous les messieurs, que ça dure, que ça dure… ». 304 (Cf. Hommes, Patriarcat, Sexes)

Amour (« Faire l’amour ») (60) : (28 décembre) 2020. Je lis sur France Culture :
« L’accès à la contraception a également redéfini les rapports de genre et à la sexualité. »
« Faire l’amour » implique a minima une relation entre deux personnes. Il y en avait une de trop : tout rabattre au singulier et par la même occasion, supprimer toute référence, devenue inutile, aux êtres humains, aux personnes. 305

Amour (Flaubert Gustave) : Gustave Flaubert [1821-1880], dans sa correspondance, auteur de : « L’amour est comme un besoin de pisser. Qu’on l’épanche dans un vase d’or ou dans un pot d’argile, il faut que ça sorte. Le hasard seul nous procure les récipients. […] » 306 (Cf. Homme. Grossier)
- En regard, Louise Colet [1810-1876] écrivait le concernant :
« Gustave m’aime exclusivement pour lui, en profond égoïste, pour satisfaire ses sens et me lire ses ouvrages. Mais de mon plaisir, mais de ma satisfaction, peu lui importe ! […] » 307 (Cf. Femme. Écrivaine. Colet Louise, Homme. Grossier, Histoire. Archives)

Amour (Fontaine Brigitte) : « L’amour, c’est du pipeau, c’est bon pour les gogos » chanté par Brigitte Fontaine : revigorant. Facile ? … (Cf. Femme. Artiste. Fontaine Brigitte)

Amour (France Anatole) : Anatole France [1844-1924], auteur, à son amante, de :
« Oh ! ma pensée, ô ma chair, ô mon amour, comme je me reposerais délicieusement en toi, si je n’y trouvais que moi-même et que moi seul. » 308
Un regret de lui et/ou une critique d’elle ? (Cf. Êtres humains. Soi)

Amour. Gide André :

Amour (Gide André) (1) : (29 septembre) 1929. Lu dans le Journal de Julien Green [1900-1989], Les années faciles :
« Gide [André. 1869-1951] hier […] est venu me voir. […] Il m’a parlé […] ‘Je me sens jeune avec les jeunes gens. Ils m’empêchent de vieillir.’ Puis ceci : ‘Sans Marc [Allégret.1900-1973], je serais déjà tout racorni’. Il me parle ensuite de mon bonheur et me demande si je m’en rends bien compte…Je lui dis combien l’amour m’a fait souffrir à l’Université. Il me dit alors que pour sa part l’amour ne l’a jamais fait souffrir, qu’il ne sait ce que c’est, et je ne puis m’empêcher de penser que voilà une parole bien extraordinaire. » 309

Amour (Gide André) (2) : (7 octobre) 1931. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit : « La glorification de ‘l’amour’ aura été une des pires et des plus ridicules erreurs de ce temps. Ce que j’en dis ne peut paraître blasphématoire qu’en raison de la confusion effroyable que ce mot ‘amour’ a introduit. Il désigne aussi bien l’ardeur la plus noble et la plus désintéressée, que la plus vile ; à la faveur de cette confusion, de quelles passe-droits cette dernière bénéficie ! Presque tout ce qu’on dit sur ‘l’amour’ est entaché de complaisance. » 310 (Cf. Corps, Amour. « Faire l’amour », Langage, Pornographie, Sexes)

Amour (Graffigny Madame de) : 1747. Madame Françoise de Graffigny [1695-1758] dans ses Lettres d’une Péruvienne, concernant l’éducation des femmes au XVIIIème siècle écrit :
« Si je leur parle de sentiments, elles se défendent d’en avoir, parce qu’elles ne connaissent que celui de l’amour. […] » Forte critique. 311 (Cf. Femmes. « Ornements [décoratifs] », Famille. Mariage. Graffigny Madame de, Féministe. Graffigny Madame de)

Amour (Guillemin Henri) : 1994. Henri Guillemin [1903-1992], auteur de :
« Le plus fort argument en faveur de Victor Hugo [1802-1895], disait Claudel [1868-1955], est l’amour indestructible que lui porta Juliette Drouet [1806-1883]. Il en va de même de Céline [1894-1961]. Que Lucienne Almensor [Destouches] l’ait aimé comme elle l’a aimé, pendant 23 ans, de 1937 à son trépas, le chose en dit long sur le vrai Céline, le Céline de fond. » 312
- Écrit en 1988 ! Et, malheureusement pour lui, dévoile la vision que son auteur avait, notamment, des hommes… (Cf. Femme. Épouse de. Destouches Lucienne. Femme. Remarquable. Drouet Juliette, Histoire)

Amour (Hardiesse en amour) : 1696. Le comte de Bussy-Rabutin [1618-1693], auteur de :
« Comme je ne craignais rien, je hasardais tout, et les témérités étant d’ordinaire heureuses en ces matières, je ne perdis pas mes peines. Depuis ce temps-là, je n’ai pas douté que la hardiesse en amour n’avançât fort les affaires. Je sais bien qu’il fait aimer avec respect pour être aimé ; mais assurément, pour être récompensé, il faut entreprendre et l’on voit plus d’effrontés réussir sans amour que de respectueux avec la plus grande passion du monde. » 313 Bien vu…

Amour (Leclerc Annie) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], dans Parole de femme, auteure de : « […] L’amour triomphant oublie la décence. » 314

Amour. Liberté en amour :

Amour (Liberté en amour) (1) : 1976. Simone de Beauvoir [1908-1986], concernant ses relations avec Sartre [1905-1980], auteure de :
« Il y a une question que nous avions étourdiment esquivé : comment le tiers s'accommoderait-il de notre arrangement ? Il arriva qu'il s'y pliât sans peine ; notre union laissait assez de place pour des amitiés ou des camaraderies amoureuses, pour des romances fugaces. Mais si le protagoniste souhaitait davantage, des conflits éclataient. Sur ce point, une discrétion nécessaire a compromis l'exactitude du tableau peint dans La force de l'âge. » 315
- L’évidence de la question posée : la négation de l’autre. L’euphémisme ainsi évoqué s’avéra si lourd de conséquences pour « le(s) tiers », objets, malgré eux, sans le savoir, d’« amours contingentes ». Et comment les dits « tiers » pourrait accepter de disparaître dans un « on » indéfini et être qualifié-e de « protagonistes » ? Terrible. (Cf. Langage. Euphémisme)
- Le livre bouleversant - qui déconsidère Simone de Beauvoir - de Bianca Lamblin [1921-2011] Mémoires d’une jeune fille dérangée 316, fait partie de ceux que je n’oublierai pas.

Amour (Liberté en amour) (2) : « L’Amour libre contre la morale bourgeoise » : quintessence de confusions conceptuelles.

Amour (Mariano Luis) : 1952. Pour Luis Mariano [1914-1970], dans l’opérette Violettes impériales : « L’amour est un bouquet de violettes », dont le refrain est :
« Ce soir, cueillons, cueillons ces fleurettes / Car, au fond de mon âme / Il n'est qu'une femme. / C'est toi qui sera toujours / Mon seul amour. »
- Combien de millions de femmes ont-elles rêvées leur vie sur cette chanson et ont en vain attendu qu’il leur advienne ? (Cf. Culture. Mélo, Langage. Mot. Critique de « Mélodramatique »)

Amour (Maladie) : 1994. Goliarda Sapienza [1924-1996], dans L’art de la joie, auteure de :
« Aucun médecin, aucune science n’a le moyen de soigner cette terrible maladie que les sots appellent l'amour ».
Elle évoque aussi l’amour comme « une drogue encore plus puissante que la religion. » 317

Amour (« Mon amant de Saint-Jean ») : 1942. La fin de la belle chanson Mon amant de Saint-Jean (chanté notamment par Lucienne Delyle [1913-1962]) :
« Moi, qui l'aimais tant / Mon bel amour / Mon amant de Saint-Jean / Il ne m'aime plus / C'est du passé / N'en parlons plus.
(Bis) »
- Ou : Comment l’intelligence ne vient pas aux filles… (Cf. Culture, Patriarcat)

Amour (Offenbach Jacques) : 1864. « Il nous faut de l’amour. Nous voulons de l’amour » : Chœur de La belle Hélène de Jacques Offenbach [1819-1880].

Amour. Passion :

Amour (Passion) (1) : Marie d’Agoult [Daniel Stern] [1805-1876], dans ses Mémoires, auteure de :
« Ma passion pour Franz (Liszt) [1811-1886] qui s’était encore exaltée dans la solitude de ces derniers mois, tenait du fanatisme. Je voyais en lui un être à part, supérieur à tout ce qui m’était jamais apparu.
Disposée comme je l’étais aux superstitions du cœur, j’en arrivais parfois, dans une sorte de délire mystique, à me sentir comme appelée par Dieu, offerte en quelque sorte à la grandeur, au salut de ce génie divin qui n’avait rien de commun avec le reste des hommes et ne devait pas subir la loi commune !
Dans ces extases amoureuses qui me venait sans doute du sang germain, rien ne me paraissait plus devoir rester en moi, désirs, volontés, affections, devoirs, conscience même, que pour lui être immolée ; j’aurais voulu être une sainte de l’amour, je bénissais mon martyre. […] » Lucide… 318
* Ajout. 19 janvier 2016. De la même, dans sa première lettre du 24 septembre 1835 à George Sand, au début de leurs relations, elle lui écrit, concernant Frantz Liszt :
« C’est en lui que j’ai abdiqué la vie […] et je ne suis plus aujourd’hui qu’un écho de ses sentiments, de ses désirs, de ses espérances, de ses joies et de ses peines. » 319 (Cf. Femme Remarquable. Agoult Marie d’)

Amour (Passion) (2) : 1796. Germaine de Staël [1876-1817], dans De l’influence des passions sur le bonheur des individus, auteure de :
« Malgré le tableau que j’en ai tracé, il est certain que l’amour est de toutes les passions la plus fatale au bonheur de l’homme. » 320

Amour (Passion) (3) : 1813. Germaine de Staël [1876-1817], dans les Réflexions sur le suicide, définit la passion comme « cette griffe de vautour sous laquelle le bonheur et l’indépendance succombent. » 321 Lucide, encore… (Cf. Femme. Écrivaine. De Staël Germaine de)

Amour (Poil de carotte) : 1894. Fin de Poil de carotte de Jules Renard [1864-1910] :
« Sœur Ernestine va bientôt se marier. Et madame Lepic permet qu'elle se promène avec son fiancé, sous la surveillance de Poil de Carotte.
‘Passe devant, dit-elle, et gambade’ ! Poil de Carotte passe devant. Il s'efforce de gambader, fait des lieues de chien, et s'il s'oublie à ralentir, il entend, malgré lui, des baisers furtifs. Il tousse. Cela l'énerve, et soudain, comme il se découvre devant la croix du village, il jette sa casquette par terre, l'écrase sous son pied et s'écrie : - ‘Personne ne m'aimera jamais, moi !’
Au même instant, madame Lepic, qui n'est pas sourde, se dresse derrière le mur, un sourire aux lèvres, terrible.
Et Poil de Carotte ajoute, éperdu : - Excepté maman. » 322
- Pour en comprendre la signification, relire le si triste, si dramatique Poil de carotte(Cf. Êtres humains, Enfants, Femme. Mère)

Amour. Préservatif :

Amour (Préservatif) (1) : « Faire l'amour» sans préservatif, terrorise et/ou révèle son irresponsabilité. « Faire l'amour » avec, n’est pas évident, ni facile, ni agréable, voire carrément pénible, fait débander... Jamais évoqué dans les campagnes publiques (contre le sida) : signifierait que la vérité est plus souhaitable que le mensonge et que les êtres humains ne sont pas tous et toutes des imbéciles dénué-es de toute intelligence et de toute expérience. (Cf. Êtres humains, Relations entre êtres humains. « Faire l’amour ». Sida)

Amour (Préservatif) (2) : 1952. Doris Lessing [1919-2013] dans Les enfants de la violence, évoque la réaction de Douglas dont Martha (son épouse) ne veut pas d’un second enfant :
« Récemment il avait déclaré en plaisantant à demi, car il était de ceux qui croient au pouvoir rédempteur de l’humour : ‘Une de ces nuits, je vais cacher cette saloperie de truc, et la décision de prendra toute seule !’. Elle s’était brusquement retournée vers lui, blême de rage et de peur devant cette menace qui pesait sur le plus profond de son être. Il avait rougi, et bégayé : ‘Mais je plaisantais, Matty…‘». 323 (Cf. Corps, Enfants, Femmes, Famille, Hommes. Sexes)

Amour (Préservatif) (3) : 2015. Entendu un homme concernant le préservatif :
« C’est un bouclier que je mets quand je pars au combat. » 324 (Cf. Politique. Guerre, Sida, Penser. Vérité)

Amour (Réhabilitation) : Luc Ferry (La révolution de l’amour), Raphaël Einthoven (Les philosophes amoureux) et André Comte Sponville (Le Sexe ni la mort. Trois essais sur l’amour et la sexualité + L'amour. Cours en 3 Cds) réhabilitent l’« amour » : la réaction patriarcale en marche. (Cf. Homme. « Intellectuel », Patriarcat, Philosophie. Einthoven Raphaël)

Amour (Rousseau Jean-Jacques) : 1782. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les confessions, auteur de :
« […] Enfin, mal guéri peut-être encore de ma passion pour Madame d’Houdetot [1730-1813], je sentis que plus rien ne pouvait la remplacer dans mon cœur, et je fis mes adieux à l’amour pour le reste de ma vie. [...]
«Il faut avouer que j’étais bien né pour être victime de mes faiblesses, puisque l’amour vainqueur me fut si funeste, et que l’amour vaincu me le fut encore plus. » (Livre 10) 325

Amour (Sangnier Marc) : Marc Sangnier [1873-1950], auteur de :
« J’aime tous les hommes, quels qu’ils soient. » 326

Amour (Simmel Georg) : 1900. Georg Simmel [1858-1918], dans Philosophie de l’argent, auteur de :
« […] Dans toute relation, celui qui a l’avantage est celui qui attache le moins d’importance au contenu de la relation. […]
Dans toute relation fondée sur l’amour, le moins aimant extérieurement a l’avantage. Car, de prime abord, l’autre renonce plus volontiers à tirer profit de la situation : il est le plus disposé au sacrifice, celui qui offre contre une plus grande quantité de satisfaction une plus grande quantité de dévouement. » […] 327
Intuition d’une analyse importante, bien qu’assez confuse.

Amour (Stendhal) : 1822. Stendhal [1783-1842], dans De l’amour, auteur de :
« […] avant de songer au plaisir, qui est un luxe, il faut que la sûreté, qui, est le nécessaire, ne court aucun risque. » 328

Amour (Tristan Flora) : [1803-1844] Flora Tristan, (à propos de l’’amour’) auteure de :
« Mon cher monsieur, moi qui vous parle, je me sens assez forte pour exécuter dans le présent ce que l’humanité pratiquera dans l’avenir. » 329
Remarquable conscience de soi et de confiance en soi ; par ailleurs, ferme contestation anticipatrice des « lendemains qui chantent »…(Cf. Politique. Concept)

Amour (Wolf Francis) : (1er août) 2020. Francis Wolf, auteur de Plaidoyer pour l’universel, et de : « Ce qui m’intéresse, c’est l’universalité de l’amour ». 330

II. Haïr :

Êtres humains (Haine) (1) : Vous voulez démultiplier les justifications de la haine, instrumentalisez les « phobies ». Exemples :
xénophobie, logophobie [Michel Foucault], gynophobie, publiphobie, islamophobie, arabophobie, athéophobie, judéophobie [P-A. Tagieff], putophobie [T. Schaffauser], serophobie, homophobie, gayphobie, biphobie, technophobie, lesbophobie, negrophobie, transphobie, europhobie, poutinophobie, russophobie, cathophobie, christianophobie, biphobie, germanophobie, hétéréphobie, syndicalophobie, glottophobie, androphobie, gynophobie, athéphobie, rétrophobie, grossophobie, occidentalophobie, sexophobie, iltalophobie, pauvrophobie [ATD. Quart Monde], gynophobie, technophobie, glottohobie, prolophobie, syphiliphobie, francophobie, globophobie [Ernesto Zedillo. Président du Mexique], nationalophobie, L.G.B.Tphobies [Libération] 331, «motophobie», Haleviphobie [en Turquie], écolophobie [concernant Donald Trump], cynophobie [concernant Angela Merkel], occidentalophobie, féministophobie, pauvrophobie [ATD Quart Monde], vaccinophobie, aquaphobie, intersexophobie, alterophobie, anglophobie [Churchill concernant De Gaulle], laidophobie, plumophobie et encrophobie» [Balzac], vériphobie [France Culture], Hugophobie [France Culture], gérontophobie, Francophobie [Alain Finkielkraut], Brexophobe [Raphael Enthoven] (transformez-les en catégories politiques et, recréez le monde sur leurs pseudo-fondements. [termes relevés de 2014 à 2020]
- Si vous souhaitez assimiler une personne au dit jugement, il suffit d’enlever le «ie». - Interdit toute pensée politique et diffuse la haine et la violence.
- Enfin, multiplier les auteur-es comme les victimes de la « haine », transformer tout un-e chacun-e en « cible », c’est aussi - surtout ? - délester les principales instances politiques, économiques, religieuses, militaires, proxénètes, responsables de l’état du monde. Chacun-e peut alors plus aisément focaliser sur l’autre, sur les autres, ses frustrations, ses malheurs, ses incompréhensions…
Pour appréhender les régressions, comparer (même en tenant compte du fait que les deux termes ne signifient pas la même chose) le passage de l’emploi du terme d’antisémitisme à celui de judeophobie).
* Ajout. 14 septembre 2014. Lu, pour la première fois, ce jour, évoquer la « femmophobie » par les Femen. 332 (Cf. Féminisme. Antiféminisme. Lesbophobie, Langage, Pornographie)
* Ajout. 28 octobre 2016. Lu dans un livre publié en 1933 : « aristophobe ».
* Ajout. 6 avril 2017. Entendu hier (5 avril 2017) Marie-José Mondzain employer le terme de « Phobocratie » 333
* Ajout. 30 octobre 2017. 1822. Stendhal [1783-1842], dans De l’amour, emploie le terme d’« hydrophobe ».
* Ajout. 20 août 2018. 1834. Balzac [1799-1850] emploie les termes de « plumohobie » et d’« encrophobie » dans une lettre adressée à Madame Hanska, le 1er-4 août 1834.
* Ajout. 5 septembre 2018. 1951. Jean Rostand [1894-1977] dans une présentation / analyse du « timide », emploie l’expression d’« anthropophobie ». 334
* Ajout. 24 novembre 2018. Lu sur une banderole de la manifestation du 24 novembre 2018 contre les violences sexuelles et sexistes :
« Je suis féminicidophobe ».
* Ajout. 30 novembre 2019. Je lis dans le livre de Benoit Peeters consacré à Derrida [1930-2004] que, dans une lettre à un ami, il « avoua une ‘ grave épislolarophobie, une vraie maladie du corps et de l’âme » qui le rend de plus en plus incapable de répondre aux courriers qui s’accumulent, surtout pendant ses voyages. » 335

Haine (2) : Et si les « phobies » étaient indissociables de leurs supposés remèdes : le « hate crime » [crime de haine] lesquels, en retour, alimentaient les dénommés crimes ? (Cf. Langage)

Haine (3) : Et si les « phobies » avaient pour effet, sinon pour fonction de constituer des sujets, des groupements, des ‘causes’ qui ne seraient définis que par la supposée haine de l’autre dont il seraient les victimes, alimentant dès lors inéluctablement le principe même de la haine ?
Qui plus est, dès lors censés être justifiés par cette finalité affirmée, toute argumentation, toute justification de leur bien-fondé serait alors inutile. (Cf. Langage)

Haine (4) : Les conséquences de l’inflation des « phobies » : Comment peut-on politiquement soutenir des causes dont les contradictions, les oppositions internes, les incohérences sont déniées et dont la cohérence est de se positionner « contre » ?

Haine (5) : Dès que le lis « phobie » - ce qui signifie : réfléchir, agir en fonction de la haine de l'autre - je fuis ; car, dès lors, je pense le monde en fonction de la haine de l’autre.
Non, je ne fuis qu’un temps : car il faut réfléchir sur la fonction politique que ce langage, dans le contexte dans lequel il est employé, qui structure la pensée, joue.

Haine (6) : Il n’y a pas de haine, « élémentaire », « primaire », « barbare », « pathologique »…: toute «haine» a une histoire qui lui est spécifique. Néanmoins, il existe nombre de haines dont les manifestations sont d’autant plus violentes qu’elles ont été plus longtemps refoulées, moins dévoilées, non révélées à leurs véritables causes. Sans explication, sans analyse, sans historicité, aucune lutte contre la haine n’est pensable. Et, sans doute aussi, la haine des femmes, est la moins reconnue de toutes. (Cf. Politique. « Terrorisme ». Guerre, Patriarcat. Violences)

Haine (7) : La haine était son combustible. Sans elle, le feu s’éteignait. Sans cesse devait-il donc souffler sur les flammes. Un jour, pourtant, il ne resta plus que des braises, puis, plus qu’un peu de cendres.

Haine (8) : Il lui était plus aisé de se penser, trente ans après, l’objet de « la haine » de sa famille que des s’interroger sur les raisons pour lesquelles il ne l’avait jamais été. Triste…

Par ordre alphabétique. Haine :

Haine (Berdiaev Nicolas) : 1963. Nicolas Berdiaev [1874-948], dans Les sources et le sens du communisme russe, auteur de :
« La haine, toujours, appartient au passé. » 336 Sens ?

Haine (Bory Jean-Louis) : Jean-Louis Bory [1919-1979] qui cite positivement Tony Duvert [1945-2008], auteur de :
« La guerre des mœurs ( ! ) n’a pas lieu entre homos et hétéros, mais entre l’humanité et les cafards. » 337 (Cf. Penser. Pensée. Binaire, Politique. Animalisation du monde)

Haine. Danton :

Haine (Danton) (1) : Danton [1759-1794], auteur de :
« La haine est étrangère à ma nature ; je n’en ai pas besoin. » Puissant. 338 (Cf. Histoire. Révolution française. Danton)

Haine (Danton) (2) : 1853. Jules Michelet [1798-1874], dans son Histoire de la Révolution française, auteur de :
« Danton [1759-1794], dans l’indulgence, dans l’impuissance de haïr qui était en lui, voulant sauver le monde (s’il eût pu, Robespierre même, ce mot fort est de Garrat), Danton eut amnistié non seulement ses ennemis, mais peut être ceux de la liberté.
Il n’était pas assez pur pour haïr le mal. »
339

Haine (Ehrenbourg Ilya) : (24 juillet) 1942. Ilya Ehrenbourg [1881-1967] auteur d’un article intitulé Tue l’Allemand, auteur de :
« Ne disons rien. Ne nous indignons pas. Tuons. Si tu n’as pas tué un Allemand par jour, ta journée est perdue… Si tu ne tues pas l’Allemand, c’est lui qui te tueras…Si tu ne peux pas tuer un Allemand avec une balle, tue-le à la baïonnette… Si tu as tué un Allemand, tues-en un autre – à l’heure actuelle il n’est rien de plus réconfortant pour nous autres que de voir des cadavres allemands. Ne compte pas les jours, ne compte pas les kilomètres. Compte une seule chose : les allemands que tu auras tués. Tue l’Allemand ! C’est ce que te demande ta vieille mère. L’enfant t’implore : tue l’Allemand ! Tue l’Allemand ! C’est ce que réclame ta terre natale. Frappe juste. » 340 (Cf. Famille, Politique. Nationalisme. Guerre)

Haine (Peckinpah Sam) : 1964. Lu dans le Guide des films. 1895-1995. L-Z, de Jean Tulard, concernant Major Dundee [Sam Peckinpah. 1964] :
« Une cascade de haine animme le film : haine des sudistes pour les Noirs, des nordistes pour les Apaches, des Mexicains pour les Français. Comme toujours chez Peckinpah, c’est la violence qui est le ressort essentiel du film. » 341 (Cf. Culture. Cinéma, Violences)

Haine (Rousseau Jean-Jacques) : 1776-1778. Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Les rêveries d’un promeneur solitaire, auteur de :
« […] Ils ont beau faire : cette répugnance ne peut jamais aller jusqu’à l’aversion. En pensant à la dépendance où ils se sont mis de moi pour me tenir dans la leur ils me font une pitié réelle. Si je ne suis malheureux, ils le sont eux-mêmes, et chaque fois que je rentre en moi je les trouve toujours à plaindre. L’orgueil peut-être se mêle encore à ces jugements, je me sens trop au-dessus d’eux pour les haïr. Ils peuvent m’intéresser tout au plus jusqu’au mépris, mais jamais jusqu’à la haine : enfin, je m’aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que ce soit. Ce serait resserrer, comprimer mon existence, et je voudrais plutôt l’étendre sur tout l’univers. » 342 (Cf. Relations entre êtres humains. Injures. Rousseau, Pitié)

Haine (Tronchin Théodore) : 1762. Le 14 juin 1762, Tonchin [Théodore. 1709-1781] déclarait au pasteur Vernes [Jacob. 1728-1791], parlant de Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] :
« Il pourra se vanter d’avoir fait bien du mal et d’avoir poignardé l’humanité… Je voudrais que ce malheureux homme mourût. » (Correspondance générale de J.J. Rousseau. T. VII. p.294) 343

Par ordre chronologique. Haine. Voltaire :

Haine (Voltaire) (1) : (30 janvier) 1761. Voltaire [1694-1788], dans une lettre au comte [1700-1788] et à la comtesse [1703-1774] d’Argental, auteur de :
« Pardonnez […] à cet enthousiasme ; il est d’un cœur né sensible, et qui ne sait point haïr, ne sait point aimer. » 344

Haine (Voltaire) (2) : (14 janvier) 1767. Voltaire [1694-1788], termine une lettre adressée à Etienne-Noël Damelaville [1723-1768] par cette phrase :
« Si je haïssais moins Rousseau [1712-1778], je vous aimerais moins. […] » 345 (Cf. Êtres humains. Amour. Relations entre êtres humains. Haïr. Injure, Voltaire)

Haine (Voltaire) (3) : (4 novembre) 1767. Voltaire [1694-1788], termine sa lettre à D’Alembert [1717-1783] ainsi : « Je vous aime autant que je hais ces monstres. » 346

Haine (Voltaire) (4) : (25 octobre) 1770. Voltaire [1694-1788], écrit à Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796] :
« Plus vos succès [militaires] sont grands, plus mon étonnement redouble qu’on [la France de Louis XV notamment] ne les ai pas secondés et que la race des Turcs ne soit pas déjà chassée de l’Europe. » 347

Haine (Voltaire) (5) : (16 juillet) 1770. Voltaire [1694-1788], dans une lettre à d’Alembert [1717-1783] concernant Fréron [1718-1776] qu’il ne cessa d’accabler d’injures pendant des années, auteur de :
« Quand on a des armes pour tuer une bête puante, il ne faut pas la laisse rouiller. » 348

Haine (Voltaire) (6) : (date probable) 1773. Voltaire [1694-1788], dans une lettre écrite au seigneur D’Hermenches [1722-1785], auteur de :
« Je ne hais que l’intolérance et le fanatisme ». 349 Contradictoire, non ? N’efface en rien nombre de ses très réelles haines (Fréron, Coger, La Baumelle, Maupertuis, La Bletterie, Jean-Jacques Rousseau…) auxquelles on peut ajouter ses expressions d’évidentes intolérances, dénonciations, violences, mensonges, menaces, double discours et mauvaise foi.
Mais quelle intelligence ! (Cf. Relations entre êtres humains. Injures, Politique. Tolérance, Penser. Vérité)

Haine (Zola Émile) : Émile Zola [1840-1902], auteur de
- en 1866. « Mes haines » ;
- le (30 mai) 1870, il écrit à Théodore Duret [1838-1927] : « Dire du bien de ceux qu’on aime n’est pas assez : il faut dire du mal de ceux qu’on hait. » 350
- Le
(7 février) 1886, dans une lettre à Clovis Hugues [1851-1907], il écrit : « ces politiciens que je hais ». 351
- Le (29 juillet) 1886, il écrit à Adolphe Tabarant [1860-1953] : « Je suis avec la descendance de Flaubert pour la solidité, la clarté et la perfection : je hais les tortilleurs de phrases, les incorrects, les inventeurs de mots inutiles. […] » 352

Haine (des étrangers/ères) : 2017. Les « amoureux » accrochaient par milliers des cadenas (dits « d’amour ») sur le Pont des Arts. Décrochés par la mairie de Paris, ils ont été vendus à Paris, le 13 mai 2017, au profit de trois associations (Solipam, l'Armée du Salut et Emmaüs Solidarité) venant en aide aux réfugiés. Une dizaine de jeunes militants d'extrême droite se sont brièvement introduits dans la salle en cours de vente :
« Génération Identitaire ! L'argent aux Parisiens, pas aux clandestins ! » ont-ils crié. 353

Haine (des hommes du fait des femmes) : Critique de la haine (supposée) des hommes ou de la haine (supposée) du despotisme des hommes ? Poser la question de la réalité (supposée ou non) de la haine des hommes (ou plutôt de ce qui en tient lieu) est le grand non-dit des sociétés patriarcales.
- D’où le succès des pseudo-féministes qui osent déclarer « aimer les hommes ».
- Mais plus largement, ces deux termes, si grossiers, sont-ils appropriés ?

Haine (des femmes du fait des femmes) : (13 février) 1992. Cornelius Castoriadis [1922-1997] lors d’une conférence-débat organisée par le Centre de planning familial de l’ULB (Université libre de Bruxelles) intitulée : Des guerres en Europe, auteur de :
« Disons en passant contre une certaine démagogie du féminisme contemporain, que nulle part cette ambivalence [des « relations parents-enfants » comme « des relations entre les deux sexes »] n’est si grande qu’entre mère et fille, qu’aucune haine entre fils et père n’atteint l’intensivité, la destructivité, la morbidité et la cruauté de la haine que la clinique nous montre si souvent entre mère et fille.» Constatation qui conduit à un certain scepticisme devant l’idée selon laquelle ce sont toujours les hommes qui ont introduit la haine, la violence et le mal dans l’histoire de l’humanité, les femmes ayant toujours été du côté de l’amour, de la douceur angélique, etc.. »
- « La clinique » ? Quel soudain argument d’autorité chez un homme qui les traque souvent si pertinemment.
- Pourquoi ce changement radical de fondement de ses analyses ?
- Intellectuellement, ni brillant, ni compétent, ni honnête… 354 (Cf. Féminisme. Antiféminisme, Langage. Patriarcal, Patriarcat, Penser. Argument d’autorité, Psychanalyse)

Par ordre chronologique. Haine des femmes du fait des hommes :

Haine des femmes du fait des hommes (Ovide) (1) : Ovide [43 avant J-C - 17,18 après J.C], auteur de :
« […] Suivez les lois que vous dictent la pitié ; tenez-vous loin du mal ; gardez vos mains pures de sang. Ne vous jouez, si vous êtes sage, que des femmes. Vous le pouvez impunément. Dans ce seul cas, le mal n’est pas plus honteux que la bonne foi. Trompe celles qui te trompent. Dans la plupart des cas, c’est une race sans scrupules ; elles ont tenu des pièges ; qu’elles y tombent. » 355 (Cf. Êtres humains. Aimer. L’art d’aimer. Ovide, Relations entre êtres humains. Pitié)

Haine des femmes du fait des hommes (Fréron) (2) : Louis Marie Stanislas Fréron [1754-1802] avait demandé que Marie-Antoinette [1755-1793] subisse le même sort que la reine Brunehaut [543-613] : être exécutée, attachée à un cheval en furie et trainée dans les rues de Paris. 356

Haine des femmes du fait des hommes (Baudelaire Charles) (3) : 1857. Charles Baudelaire [1821-1867] et son ignoble : Une charogne [In : Les fleurs du mal].
* Ajout. 2017. 2017. Je lis dans un commentaire de ce texte sur un site de préparation au bac français. :
« Problématique : Baudelaire pressent-il qu’au fond de la laideur peut germer l’ébauche de la beauté d’un monde gracié ? En quoi cette présentation paradoxale crée-t-elle de l’ironie ?
Conclusion : Dans le poème Une charogne Charles Baudelaire sublime le réel par l’écriture pour créer un nouveau monde. » (Cf. Patriarcat. Permanence)
* Ajout. 8 août 2018. À la relecture de ce texte - que je me refuse à qualifier de « poème » - je me demande si le terme de « haine » est approprié et, s’il n’est pas, en l’état, trop faible. (Cf. Culture. Baudelaire, Patriarcat. Baudelaire)
* Ajout. 11 avril 2020. Dans une émission de France Inter, consacrée aux poèmes chantés de Baudelaire, voici ce que l’on pouvait entendre consacrée à La charogne : Baudelaire « voit sur le bord du chemin, la charogne d’un animal en pleine décomposition avec pleins de mouches bourdonnants, les larves….vous voyez le tableau et il ne peut s’empêcher de penser à sa chérie » ; « un peu de légèreté, d’ironie un peu décalée » (apportées par la musique d’accompagnement) , « un texte saisissant », « une chanson que j’apprécie particulièrement ». 357
* Ajout. 2 novembre 2020. Ce jour, Tewfik Hakem, inaugurant la journée spéciale de France Culture : Émancipation générale, les combats pour l’éducation, dans la cadre d’une émission intitulée : Gilets jaunes, religion, sexualités : peut-on parler de tout en France ? - dont il faut noter la cohérence intellectuelle - interviewe Noémie Fischbach, institutrice de CM2 dans le 18ème arrondissement de Paris, avec cette question :
« Je sais que vous enseignez Les fleurs du mal de Baudelaire ; comment enseigner Baudelaire ; Comment aborder la sexualité […] ? » (Cf. Culture. Patriarcale, Patriarcat, Violences)
N.B. Pour rappel, cette journée est censée rendre hommage à l’enseignant Samuel Paty.

Haine des femmes du fait des hommes (Nietzsche Friedrich) (4) : 1881. Friedrich Nietzsche [1844-1900], dans Aurore, auteur (inattendu) de :
« Ennemis des femmes. ‘ La femme est notre ennemie’ - celui qui, en tant qu’homme, parle ainsi à des hommes, celui-là fait parler l’instinct indompté, qui, non seulement se hait lui-même, mais encore ses moyens. » 358 (Cf. Hommes, Féminisme, Patriarcat, Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Haine des femmes du fait des hommes (Pavese Cesare) (5) : (9 septembre) 1946. Cesare Pavese [1908-1950], à l’époque communiste, auteur, certes dans son Journal personnel, néanmoins publié, en l’état, après sa mort, de :
« Les femmes sont un peuple ennemi comme le peuple allemand. » 359 (Cf. Politique. État. Peuple, Patriarcat)

Haine des femmes du fait des hommes (Grossman Vassili) (6) : 1950. Vassili Grossman, [1905-1964] dans Vie et Destin rapporte les paroles de soldats nazis, dans un camp de concentration :
« La semaine dernière, ils avaient ouverts une fosse où il y avait deux cents jeunes femmes. Quand ils eurent retiré la couche de terre en surface, une vapeur grise monta au-dessus du charnier, les soldats riaient : ‘Elles ont le sang chaud, les garces !’ » 360

Haine des femmes du fait des hommes (Gombrowicz Witold) (7) : 1962. Witold Gombrowicz [1904-1969] dans son Journal, auteur de :
« Piriapolis, la plage. Une bonbonne comme un baobab, avec un popotin prêt à éclater, des mollets et des cuisses de de bibendum, qui déborde monstrueusement de partout ! – au secours ! – plantée comme un coin débile dans la plage, de toute sa pesanteur bovin et imbécile, au secours, les coutures vont lâcher, elle va exploser, s’écrouler avec toute sa viande… ! Où est le boucher qui en viendra à bout ?
Des vieilles femmes, grasses.
Des vieilles femmes, maigres. Passant, regarde, ces pièces de lard. […]
Charmantes demoiselles, gracieuses épouses, recommandez à vos mamans de rester à la maison, qu’elles ne vous démasquent pas trop ! » 361

Haine des femmes du fait des hommes (Vaucaire Michel) (8) : 1964. La chanson (souvenir d’enfance, sans me rendre compte de la teneur des paroles) : Les petits pavés (notamment chantée par Cora Vaucaire et Mouloudji) :
«Las de t'attendre dans la rue / J'ai lancé deux petits pavés / Sur tes carreaux que j'ai crevés / Mais tu ne m'es pas apparue / Tu te moques de tout je crois {bis} / Demain je t'en lancerai trois / Par devant ta porte cochère / Pour faire tomber tes amis / Trois et quatre pavés j'ai mis / J'exècre tes amis ma chère / Demain je recommencerai {bis} / Et tes amis je les tuerai / Si tu ne changes pas d'allure / J'écraserai tes yeux ton front / Entre deux pavés qui feront / À ton crâne quelques fêlures / Je t'aime, t'aime bien pourtant {bis} / Mais tu m'en as fait tant et tant / Les gendarmes en cavalcade / Me poursuivront après ce coup / Pour m'attacher la corde au cou / Je me bâtis ma barricade / Et sur les pavés je mettrai {bis} Mon cœur durci par le regret / Autant de pavés par le monde / De grands et de petits pavés / Que de chagrins encavés / Dans ma pauvre âme vagabonde / Je meurs je meurs de tout cela {bis} / Et ma chanson s'arrête là. » (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)
N.B. Paroles de Michel Vaucaire, chantée par Caura Vaucaire. Musique de Paul Delmet

Haine des femmes du fait des hommes (Brel Jacques) (9) : (14 mai) 1967. Jacques Brel [1929-1978], auteur de :
« Les femmes sont notre pire ennemies […] Les femmes ne m’intéressent pas beaucoup. […] On dit que je suis misogyne […] Oui, c’est relativement du racisme, oui. Mais je n’en suis pas à vouloir, à espérer des camps de concentration dans les Landes où on mettrait les femmes, dans les landes ou ailleurs. Dans les Landes, ce serait bien… » 362 (Cf. Homme. Misogyne, Proxénétisme. Brel Jacques)

Haine des femmes du fait des hommes (Viansson Ponté Pierre) (10) : (12 février) 1978. Pierre Viansson-Ponté [1920-1979], cofondateur et rédacteur en chef de L’Express, puis responsable politique et éditorialiste du Monde, auteur, concernant Le Programme commun des femmes de Gisèle Halimi [1927-2020] de :
« La haine : voilà ce qu’exprime chaque page de ce singulier programme commun proposé aux femmes. Et qui explique la gêne, le malaise qu’un homme ne peut pas ne pas ressentir à sa lecture, si compréhensif, si résigné, si masochiste qu’il puisse être. […]
On ne peut s’empêcher de penser que, en attisant ainsi la haine, les auteurs de ce brûlot discréditent bien plus qu’elles ne la servent la cause qu’elles prétendent défendre, la cause des femmes. » 363 (Cf. Féminisme, Hommes, Homme. « Intellectuel », Politique. Liberté de la presse)

Haine des femmes du fait des hommes (Sadoul Georges) (11) : 1990. Lu dans le Dictionnaire des films de Georges Sadoul [1904-1967] la présentation suivante du film Seuls les anges ont des ailes [Howard Hawks. 1939] :
« Le plus beau de ses films d’aviation où la sensation du péril est la plus évidente » peut-on lire en s’accordant avec Jean Duchet qui dit d’autre part :
« Une fois de plus, le véritable péril n’est point la cordillère des Andes, ni les misérables coucous de cette compagnie d’aviation fauché, mais la femme.
Elle est, avec la nature (l’oiseau final qui brise les vitres), la source de toutes les catastrophes.
En revanche, l’homme ne prend conscience de lui-même, n’est lui-même que dans et par son métier qui rachète et intègre. […] » 364 (Cf. Culture. Cinéma)

Haine des femmes du fait des hommes (Supio Didier) (12) : 2004. Cf. la chanson : « Arrête de t’la péter » de Didier Supio. [entendue le 3 juillet 2014 sur Radio Libertaire, organe de la Fédération anarchiste] :
« […] Les meufs comme toi y'en a plein, Si on te casse les dents t'es moche […], Les meufs comme toi y'en a plein, Si on te viole tu vas aux flics […] Arrête de t'la péter, parce que tu roules en 1016, T'as fait voir tes seins à ton père pour qu'il te la paie, Les meufs comme toi ça joue les princesses, Mais si je te casse les bras tu sais plus passer les vitesses […] Arrête de t'la péter, Parce que t'as été élue miss betteraves en 92 […] Ma sœur si j'en aurais une, Elle serait plus belle, Les meufs comme toi c'est bien connu, Il faut vous faire marrer pour vous défoncer le cul... te faire l'amour. » (Cf. Violences. Violences à l’encontre des femmes)

Haine (du féminisme) : 2015. « Quels mots devraient être bannis en 2015 ? » interroge le magazine américain Time. Le féminisme a été inclus dans cette liste dans une liste de termes et fait partie des termes les plus haïs du vocabulaire. 365 (Cf. Féminisme. Politique. « Terrorisme »)

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Notes de bas de page

1 Vie de Françoise-Radegonde Le Noir. In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.277

2 In : Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. note. p.1226

3 Madame Félicité de Genlis, Les souvenirs de Félicité L***, In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.452

4 Jules Michelet, Journal. Folio Classique. 1144p. 2017. p.659

5 France Culture, Maurice Garçon, Marie Bashkirtseff. Les grandes conférences. Les grands destins. 11 mars 2017. [1ère diffusion. Chaine Nationale. août 1953]

6 Le Figaro. Madame, Carla Bruni Sarkozy, Elisabeth II, Guillaume Canet : la semaine people. 18 avril 2017

7 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 440p. 1973. p.383

8 Jacques Attali, Survivre aux crises. Fayard. 286p. 2009. p.22

9 Louis Aragon, Les voyageurs de l’impériale. Folio. Gallimard, 689p.1948. p.269, 270

10 Doris Lessing, Les enfants de la violence. Le livre de poche. 918p. 1978. p.321

11 Doris Lessing, Les enfants de la violence. Le livre de poche. 918p. 1978. p.276

12 In : Info. Palestine. EU, En exergue de la publication du texte de Jean Genet, Quatre heures à Chatila. Revue d’études Palestiniennes. 1er janvier 1983

13 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.745

14 France Culture, À voix nue. Luc Boltanski, Méthode et fantaisie. L’incertitude comme repère. 28 novembre 2016

15 France Culture, Michel Simon. 12 août 2020. [Ière diffusion. 12 août 1956]

16 Yvette Szczupak-Thomas, Un diamant brut. Vézelay-Paris. 1938-1950. Souvenirs. Point. 490p. 2009. p.427

17 Benjamin Constant, Journal Intime (1811-1816). Max Niemeyer Verlag. Tübingen 2005. 731p. p.228

18 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VII. Champion. Slatkine. 645p. 2008. p.98, XXV

19 Voltaire, Correspondance. IX. (juillet 1767-septembre 1769). La Pléiade. 1601p. 1985. p.315

20 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.755

21 John Steinbeck, Les raisins de la colère. Folio. Gallimard. 639p. 2020. p.444

22 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le livre de poche. 2010. 767p. p.571

23 France Culture, Le premier livre. Louis Nucéra. 17 octobre 2016. [1ère diffusion. 1er juillet 1970]

24 Marthe Massenet, Madame Veuve. Elles-mêmes. Stock. 193p. 1977. p.51

25 In : Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1339

26 Jean-Jacques Rousseau, Correspondance générale. Tome II. Classiques Garnier. 400p. 2012. p.99

27 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.1308

28 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.311

29 In : Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.950

30 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 440p. 1973. p.124

31 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. II. La Pléiade. 1638p. 2001. p.177

32 Magdeleine Paz, Je suis l’étranger. La Thébaïde. 395p. 2015. p.287

33 George Eliot, Le moulin sur la Floss. Folio. Classique. 738p. 2003. p.623

34 Charles Chaplin, Histoire de mon enfance. Robert Laffont. Collection Plein Vent. 223p. 1973. p.212

35 TMC, L’Hebo. 8 septembre 2018. 12h 35

36 François Mauriac, Mémoires intérieurs, Le livre de poche. 384p. 1966. p.191

37 Astolphe de Custine, La Russie en 1839. Œuvres. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.200

38 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1044, 1072

39 Astolphe de Custine, Lettres à Varnhagen. Slaltkine Reprints. Genève. 1979. 509p. p.42

40 Actes du tribunal révolutionnaire. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 631p. 2008. p.539

41 Hélène Berr, Journal. Points. Tallandier. 329p. 2009. p.101

42 In : France Culture, Dans la grotte de Lascaux. 4 juillet 2020

43 Victor Hugo, Claude Gueux. 1834. (sur Internet) p.19, 20

44 Frantz Fanon, Peau noire et masques blancs. 1952. (sur Internet) p.43

45 Alessandro Manzoni, Les fiancés. Folio Classique. 862p. 1997. p.358

46 Certains l’aiment chaud. Billy wilder. 1959

47 Doris Lessing, Les enfants de la violence. La cité promise. Le livre de poche. 915p. 1981. p.203

48 Balzac, La femme de tente ans. Garnier-Flammarion. 242p. 1965. p.74

49 Thackeray William Makepeace, Barry Lyndon. GF. Flammarion. 444p. 2019. p.294

50 Balzac, La femme de tente ans. Garnier-Flammarion. 242p. 1965. p.147

51 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.205

52 John Steinbeck, Les raisins de la colère. 1939. Folio. Gallimard. 639p. 2020. p.261

53 John Steinbeck, Les raisins de la colère. Folio. Gallimard. 639p. 2020. p.290

54 Stefan Zweig, Fouché. Le livre de poche. 279p. 2013. p.155, 156

55 Denis Diderot, Jacques le fataliste. In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.644

56 La reprise du travail aux usines Wonder. 10 juin 1968

57 Voltaire, Dictionnaire philosophique. Article : Influence. 1771

58 Échange entre Lady Margaret Ashton et Winston Churchill.

59 France Culture. À voix nue. Nelly Kaplan. 4 avril 2001 [2ème diffusion. 6 décembre 2020]

60 George Eliot, Le moulin sur la Floss. Folio. Classique. 738p. 2003. p.382

61 George Eliot, Le moulin sur la Floss. Folio. Classique. 738p. 2003. p.388

62 Charles Péguy, Notre Jeunesse. Tempus. Perrin. 250p. 2016. p.246

63 Irma la douce. Willy Wilder. 1963

64 France Culture, Une ouvrière Tunisienne de Latelec licenciée. Nasawiat. 23 décembre 2020

65 Épouse de Diego Maradona

66 Dialogue entre Louise Weiss et Édouard Herriot. In : Louise Weiss, Combats pour les femmes. Albin Michel. 270p. 1980. p.63

67 George Eliot, Middelmarch. 1871-1872. Folio. Classique. 1152p. 2020. p.45

68 George Eliot, Middelmarch. 1871-1872. Folio. Classique. 1152p. 2020. p.64

69 George Eliot, Middelmarch. 1871-1872. Folio. Classique. 1152p. 2020. p.200

70 George Eliot, Middelmarch. 1871-1872. Folio. Classique. 1152p. 2020. p.203

71 George Eliot, Middelmarch. 1871-1872. Folio. Classique. 1152p. 2020. p.221

72 Les enfants du paradis. 1945. Film de Marcel Carné et Jacques Prévert

73 France Culture, L’Art en 1917 : Artistes au front. Comment raconter et ne pas raconter la première guerre. 26 juin 2017

74 George Bernanos, Journal d’un curé de campagne. Plon. 160ème mille. 366p. 1936. p.55

75 Régis Debray, Loués soient nos seigneurs. Une éducation politique. Galimard. 592p. 1996. p.229

76 Clara Rojas, Captive. Plon. Pocket. 214p. 2009. p.165

77 Le Parisien, L’évêque de Dax ‘démissionné’ après des ‘attitudes inappropriées’ envers les jeunes. 7 avril 2017

78 Balzac, La femme de tente ans. Garnier-Flammarion. 242p. 1965. p.71

79 Thackeray William Makepeace, Barry Lyndon. GF. Flammarion. 444p. 2019. p.289

80 France Culture, Les chemins de la philosophie. 21 février 2020

81 Arte, La richesse des nations. Nouvel évangile ? 12 juillet 2017

82 Cornelis Castoriadis, L’affaire Negri. 11 juin 1979. In : Quelle démocratie ? II. Éditions du Sandre. 656p. 2013. p.107, 108

83 John Stuart Mill, Autobiographie. Aubier. 261p. 1993. p.172

84 Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet. NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.352

85 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. II. La Pléiade. 1638p. 2001. p.110

86 Hélène Berr, Journal. Points. Tallandier. 329p. 2009. p.184

87 Sénèque, Consolation à ma mère Helvia. In : Entretiens, Lettres à Lucilius. Bouquins. Robert Laffont. 1094p. 2010. p.71

88 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. II. La Pléiade. 1638p. 2001. p.129

89 France Culture, Hommage à Louis Lecoin. 28 février 2015 [1ère diffusion les 28, 29 novembre 1966]

90 Boris Vian, Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal. In : Textes et chansons. 10/18. 188p. 1977. p.179

91 Anaïs Nin, Journal. 1931-1934. I. Stock. Le livre de poche. 506p. 1966. p.81

92 Anne Sinclair, Deux ou trois choses que je sais d’eux. Grasset. 321p. 1997. p.30

93 Nicole Fontaine, Mes combats…à la présidence du Parlement européen. Plon. 244p. 2002. p.14

94 Le Monde, La lettre d'allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy. 17 juin 2013

95 France Culture, Répliques. 14 novembre 2020

96 In : Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.1249. note

97 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.1226, 1227

98 Cf. Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.12, 1090, 1091

99 Madame de Graffigny, Lettres d’une Péruvienne. Adriatica Editrice. 492p. 1967. p.271, 272

100 Mémoires de madame de Staal, In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.175

101 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.322

102 Astolphe de Custine, Lettres de Russie, Folio. Gallimard. 409p. 1975. p.58, 69 ; Astolphe de Custine, La Russie en 1839. In : Œuvres. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.147, 158

103 Madame de Genlis, Les souvenirs de Félicité L.***. In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.375

104 Source oubliée. A retrouver

105 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.12

106 Madame de Genlis, Les souvenirs de Félicité L***. In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.376

107 Léon Tolstoï, La guerre et la paix, La Pléiade. Traduction de Pierre Pascal. 1654 p. 1945. p.1012 (Livre 3)

108 France Culture, L’ami dévoué. 19 février 2019 [Ière diffusion. 27 décembre 1993]

109 Arte, La véritable histoire du radeau de la Méduse. 1er mai 2017

110 Simone de Beauvoir, La cérémonie des adieux. Suivi de : Entretiens avec Jean-Paul Sartre. Gallimard. Folio. 625p. 1981. p.362

111 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.867

112 Friedrich Nietzsche, Mauvaises pensées choisies. Tel. Gallimard. 612p. 2002. p.338

113 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. P.87&, 872

114 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.651

115 Mémoires de la princesse Daschkoff, Dame d’honneur de Catherine II, Impératrice de toutes les Russies. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 388p. 1989. p.119, 214

116 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse. II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.216

117 Jean-Louis Barrault, Comme je le pense. Idées Gallimard. 252p. 1975. p.164

118 Vauvenargues, Réflexions et maximes. In : Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’Art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 15I7p. 2016. p.42

119 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.867, 868, 1164

120 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.880

121 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. p.591

122 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. p.1184

123 Lou Sin, Essais choisis. 2. 10/18. 445p. 1976. p.101

124 Assemblée Nationale. Rapport d’information. n° 2702. IVG et Contraception. Première lecture. Danielle Bousquet. Présidente. 247p. 2000. p.69

125 Pierre Chalmin, Dictionnaire des injures littéraires. Paris. L’Éditeur. 2010. 732 p.

126 Le Canard enchaîné, 21 août 2019. p.4

127 Sénèque, Entretiens, Lettre à Lucilius. Bouquins. Robert Laffont. 1094 p. 2010. p.148

128 Cardinal de Retz, Mémoires, La Pléiade. 1003p. 1950. p.633

129 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.836

130 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.1049

131 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.230

132 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.878, 1525

133 Thérèse Planiol, Une femme, Un destin. Éditions Rive droite. 225p. 1995. p.37

134 In : Jacques Prévert, Spectacle. Le livre de poche. Gallimard. 282p. 1949. p.152

135 France Culture, Catherine Sauvage en liberté. Sur la scène. 25 août 2017 [1ère diffusion. 18 mai 1983]

136 Le Canard enchaîné, Veillée d’armes au Château. 28 octobre 2020. p.2

137 Claire Démar, Ma loi d’avenir. 1833. In : Claire Démar, L’affranchissement des femmes. Payot. 233p. 1976. p.85

138 Pierre-François Lacenaire, Mémoires. José Corti. 390p. 1991. p.88

139 Nicola Berdiaev, Essai d’autobiographie spirituelle. 429p. 1978. Buchet / Chastel. p.98

140 Yvonne Cloetta, Ma vie avec Graham Greene. Entretiens avec Marie-Françoise Allain. La Table ronde. 283p. 2004. p.132

141 Anaïs Nin, Journal. 1939-1944. Le livre de poche. 508p. 1971. p.440

142 Astolphe de Custine, La Russie en 1839. Œuvres. Classiques Garnier. 1168p. 2015. p.208

143 Georg Groddeck, Ça et moi. NRF. Gallimard. 206p. 1977. p.14

144 Doris Lessing, Les enfants de la violence. Le livre de poche. 918p. 1978. p.277, 278

145 Astolphe de Custine, Lettres de Russie. Folio. Gallimard. 409p. 1975. p.59

146 Astolphe de Custine, Lettres à Varnhagen. Stalkine Reprints. Genève. 1979. 509p. p.452

147 Émile Zola, Correspondance. VI. 1887-1890. Les Presses de l’Université de Montréal. Éditions du CNRS. 524p. 1987. p.304, 365, 421. note 1

148 Adrienne Rich, Les femmes et le sens de l’honneur. Quelques réflexions sur le mensonge. (traduit de l’anglais.1976) Les Éditions du remue-ménage. Ottawa. 18 p. 1979. p.7, 8

149 Suétone, Vies des douze Césars. Folio. Gallimard. 1975. 497p.

150 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.270, 271

151 Edith Wharton, Lettres à l’ami français. Correspondance établie et présentée par Claudine Lesage. Michel Houdiard Éditeur. 156p. 2001. p.89

152 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.1029

153 André Gide, Carnets d’Égypte. In : André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.1050

154 Custine, Mémoires et voyages. François Bourin. 375p. 1992. p.141

155 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.730, 731, 699

156 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.355

157 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.615

158 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.28

159 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.398, 1227

160 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. I. La Pléiade. 1418p. 1978. p.682

161 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.808

162 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.893

163 Antonio Gramsci, Lettre de la prison. Les Éditions sociales. 310p. 1953. p.208

164 Vauvenargues, Réflexions et maximes. In : Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 1517p. 2016. p.61

165 Le Figaro, La première ministre écarte toute idée de démission anticipée. 1er septembre 2017

166 Madame de Staël, De l’Allemagne. II. Garnier Flammarion 316p. 1968. p.157, 173

167 Henry Fielding, Histoire de Tom Jones. Folio. Classique.1142p. 2007. p.810

168 Honoré de Balzac, Lettres à Madame Hanska. I. 1832-1844. Bouquins. Robert Laffont. 957p. 1990. p.214

169 Georges Valance, Thiers, bourgeois et révolutionnaire. Flammarion, 2007. (p. à retrouver)

170 Le Figaro, Sarkozy dit à Castaner : ‘Je m’emmerde’. 11 août 2017

171 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. I. La Pléiade. 1418p. 1978. p.677

172 Cf. France Culture, Le diner des ex-femmes de pervers. 11 février 2014

173 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.263

174 Raymond Aron, La grande peur du mal pensant. In : Penser la liberté, penser la démocratie. Quarto. Gallimard. 1825 p. 2005. p.423, 426

175 Michel Foucault, Dits et écrits. 1954-1988.II. 1976-1988. Quarto. Gallimard. 1735 p. 2001. p.1410 à 1412

176 France Culture, Pourquoi prendre le temps d’être en retard ? 17 janvier 2020

177 Madame de Staël, Considérations sur les principaux évènements de la Révolution française. In : Œuvres complètes. III. 2. Honoré Champion. 526p. 2017. p.458. note 3

178 Jeanne-Marie Roland, Mémoires particuliers. In : La fabrique de l’intime. Mémoires et journaux de femmes au XVIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1192p. 2013. p.602

179 Witold Gombrowicz, Journal. Tome I. 1953-1958. Folio. 690p. 1995. p.367, 368

180 Witold Gombrowicz, Journal. Tome I. 1953-1958. Folio. 690p. 1995. p.375

181 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.200, 201, 218

182 Didier Raymond, Schopenhauer, Écrivains de toujours. Seuil. 187p. 1995. p.40

183 Colette, Ces plaisirs… Ferenzi & Fils Éditeurs. 249 p.1932. p.13

184 Pierre Desgraupes, Le mal du siècle. Préface Grasset. 346 p. 1977. p.11

185 France Culture, La nuit rêvée de Cynthia Fleury. 4 novembre 2012. Jacques Lacan, Radiophonie par Robert Georgin. [1ère diffusion : 4 octobre 1981]

186 France Culture, Chansons boum. Brigitte Fontaine. 1er juin 2014

187 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.980

188 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige. PUF. 469p. 2010. p.112

189 Libération, Harcèlement et politique. Pour que l’impunité cesse. 10 mai 2016

190 Rainer Maria Rilke, Lettres à Lou Andrés-Salomé. Mille et une nuits. 127p. 2015. p.9

191 Sigmund Freud. Karl Abraham, Correspondance complète.1907-1925. Connaissance de l’inconscient. Gallimard. 790p. 2006. p.537

192 Jacques Prévert, La pluie et le beau temps. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. Gallimard. 1452p. 1992. p.728

193 MLAC. Rouen-Centre, Vivre autrement dès maintenant. FM. Petite collection Maspero. 206p. 1975. p.84

194 Joseph E. Stiglitz, La grande désillusion. Le livre de poche. 407p. 2009. p.11

195 France Culture, Plan Large. Hommage à Agnès Varda. 30 mars 2019 [Ière diffusion. 2017]

196 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.772

197 France Culture, C’était en 1967. Interview de Jacques Brel. 22 juillet 2017

198 France Culture, Du jour au lendemain, Chantal Akerman pour son livre : Ma mère rit. 7 novembre 2013. [2ème diffusion. La nuit Chantal Akerman. 11 février 2018]

199 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. II. La Pléiade. 1638p. 2001. p.445

200 Internationale situationniste. Édition augmentée. Arthème Fayard. 707 p. 1997. p.26

201 Rapport de la Commission d’enquête sur l’état de la connaissance scientifique et les actions menées à l’égard de la transmission du sida. 10/18. 559p. 1993. p.424

202 Act Up, Le sida, Combien de divisions ? Éditions Dagorno. 436p. 1994. p.225

203 France Culture, Continent Sciences. J’avais milité avec Foucault, donc Aides était comme un travail de deuil à travers un travail militant. 17 juin 2017 [1ère diffusion. 11 mai 2000]

204 Elena Ferrante, L’enfant perdue. 10/18. 619p. 2018. p.198

205 François Dosse, Castoriadis. Une vie. La Découverte. 530p. 2014. p.15

206 France 24. 5 mars 2019. 12h 10

207 Adam Smith, Théorie des sentiments moraux. Quadrige PUF. 469p. 2010. p.78

208 Witold Gombrowicz, Journal. Tome II. 1959-1969. Folio. 611p. 1995. p.208

209 George Sand, Histoire de ma vie. In : Œuvres autobiographiques. II. La Pléiade. 1638p. 2001. p.82

210 Colette, Lettres à Marguerite Moreno. Flammarion. 356p. 1959. p.32

211 In : Le Canard enchaîné, ’Sosthène’ dit tout ! 4 novembre 2020. p.8

212 Blaise Pascal, Pensées. Livre de vie. Éditions du Seuil. 442p. 1962. p.287

213 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.1011

214 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.798

215 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1021

216 France Culture, Virginia Woolf. La grande affaire de l’amitié. 15 août 2017

217 Molière, Le misanthrope. Acte IV, Scène III

218 Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien. Le livre de poche. 437p. 1969. p.54

219 Michel Onfray, Théorie du corps amoureux. Pour une érotique solaire. Grasset. 304 p. 2000. p.186, 187

220 Ménie Grégoire, Telle que je suis. Robert Laffont. 359p. 1976. p.138

221 France Culture, Marie-Paule Belle : ‘Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis par la musique’. 14 mai 2017

222 In : Régine Deforges, Les cent plus beaux cris de femmes. Anthologie. Le Cherche midi. 1980. 250p. p.74

223 Arthur Lehning, Michel Bakounine et les autres. UGE. 10/18. 434p. 1976. p.106, 107

224 Molière, Don Juan. Acte I. Scène II

225 In : Michel Bakounine, Théorie générale de la révolution. Les nuits rouges. 383p. 2001. p.370

226 George Eliot, Le moulin sur la Floss. Folio. Classique. 738p. 2003. p.669 à 672

227 France Culture, Avoir raison avec Vladimir Jankélévitch. Aimer. 11 août 2017

228 Source à retrouver

229 Madame de Lafayette, Œuvres complètes. La Pléiade. 1601p. 2014. p.843, 863, 876, 1082, 1439. note 17

230 Madame de Lafayette, Œuvres complètes. La Pléiade. 1601p. 2014. (page à retrouver)

231 France Culture, Chanson Boom. Les nuits de France Culture. 8 avril 2016. [1ère diffusion. 5 mars 2003]

232 In : Jean Luc Chartier, Portalis, Fayard. 2004. p.387

233 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969 p. 1986. p.541, 542

234 Stendhal, Lettres d’amour. Champ Vallon. Dix-neuvième. 207p. 1993. p.35, 51, 52, 72, 76

235 Stendhal, Journal. In : Œuvres intimes. La Pléiade. 1637p. 1981. p.173

236 Voltaire, Correspondance choisie. La pochothèque. Livre de poche. 1353 p. 1997. p.325 ; cf aussi : Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.1033, 1034

237 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.336

238 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.429, 436, 513

239 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.643

240 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.818

241 Voltaire, Correspondance. IX. (juillet 1767-septembre 1769). La Pléiade. 1601p. 1985. p.717

242 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.531

243 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. p.353, 354

244 Le Figaro, Municipales: Le clash Dati-Goasgen. 20 février 2013

245 Léon Séché, Hortense Allart de Méritens. Paris. Société du Mercure de France. 329 p.1908. p.58, 59

246 Montesquieu, Lettres persanes. Garnier. Livre de poche. 444p. 2006. p.122

247 Léon Blum, Du mariage, In : L’œuvre. 1905-1914. Albin Michel. 652p. 1962. p.136

248 France Culture, Questions d’Islam. Éric Geoffroy pour ‘Le jardin de la vérité’. 11 mars 2018

249 Georges Brassens, Sauf le respect que je vous dois

250 René Crevel, Le clavecin de Diderot. J.J. Pauvert Editeur. Libertés 38. 175p. 1996. p.64

251 Diderot, Sur les femmes. In : Œuvres. La Pléiade. 1474p. 1951. p.987

252 France Culture, LSD. Ecrire l’amour. La rencontre. 19 février 2018

253 In : Michel Foucault, Œuvres. II. La Pléiade. 1740p. 2015. p.751

254 Samuel Pepys, Journal. I. 1660-1664. Bouquins. Robert Laffont. 1994. 1365p. p.230, 330

255 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.167

256 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.398

257 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.1187, 1237, 1727

258 Henry Fielding, Histoire de Tom Jones. Folio. Classique.1142p. 2007. p.288

259 Henry Fielding, Histoire de Tom Jones. Folio. Classique.1142p. 2007. p.534

260 Marie-Jeanne Riccoboni, Lettres de mistress Fanni Butlerd. In : Romans de femmes du XVIIIème siècle. Bouquins. Robert Laffont. 1085p. 1996. p.191, 255

261 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.115

262 Denis Diderot, Correspondance. Tome V. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.390

263 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.162

264 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.294

265 In : Denis Diderot, Œuvres. La Pléiade. 1470p. 1951. p.980

266 Voltaire, Correspondance. XIII (juillet 1777-mai 1778). La Pléiade. 1203p. 1992. p.109, 117, 124

267 Jean-Jacques Rousseau, Œuvres complètes. I. Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. La Pléiade. 1969p. 1959. p.414, 1474

268 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. p.595, 1569

269 Chamfort, Maximes, pensées, caractères et anecdotes. Garnier Flammarion, 439p. 1968. p.281

270 Chamfort, Maximes, pensées, caractères et anecdotes. Garnier Flammarion, 439p. 1968. p.307

271 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.91, 220

272 Balzac, La femme de tente ans. Garnier-Flammarion. 242p. 1965. p.81

273 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.159, 175, 179, 180

274 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.1428, 1429

275 Jean-Marie Déguignet [1834-1905], Mémoires d’un paysan Bas-breton. An Here. Pocket. 2000. p.333 à 335

276 Émile Zola, Nana. Le livre de poche. Fasquelle. 440p. 1975. p.404

277 Émile Zola, Correspondance. VI. 1887-1890. Les Presses de l’Université de Montréal. Éditions du CNRS. 524p. 1987. p.253

278 Léon Tolstoï, Résurrection. In : Léon Tolstoï, Anna Karénine, Résurrection. La Pléiade. 1630p. 1951. p.1128

279 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. 1304p. 2013. p.381, 399, 677

280 André Gide, Les faux monnayeurs. 1925. p.38, 39 (sur internet)

281 Thomas Mann, La montagne magique. Le livre de poche. 818p. 2007. p.292

282 George Orwell, Une vie en lettres. Correspondance. 1903-1950. Agone. 666p. 2014. p.45

283 François Mauriac, Le nœud de vipères. Bernard Grasset. 311p. 1932. p.78

284 Louis Aragon, Les beaux quartiers. Folio. Gallimard. 625p. 2012. p.66

285 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.1262

286 John Steinbeck, Les raisins de la colère. Folio. Gallimard. 639p. 2020. p.315

287 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.62

288 Louis Aragon, Les voyageurs de l’impériale. Folio. Gallimard, 689p.1948. p.44

289 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.278

290 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.322

291 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.1242

292 In : Lucienne Mazenod, Ghislaine Schoeller, Dictionnaires des femmes célèbres. De tous les temps et des tous les pays. Bouquins. Robert Laffont. 932p. 1992. p.752

293 Doris Lessing, Les enfants de la violence. La cité promise. Le livre de poche. 915p. 1981. p.203

294 Doris Lessing, Les enfants de la violence. La cité promise. Le livre de poche. 915p. 1981. p.565

295 Doris Lessing, Le carnet d’or. Le livre de poche. 945p. 2014. p.475, 476

296 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse. II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.253

297 Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse. II. Folio. Gallimard. 623p. 2016. p.199

298 Annie Leclec, Parole de femme. Grasset. 196p. 1974. p.85

299 Mary Chamberlain, Paysannes du marais. Des Femmes. 217p. 1976. p.99

300 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z. 1479p. 1995. p.136, 1171, 1244

301 Jean Fayard, Une enfance en enfer. Le Cherche-midi. Club France loisirs. 238p. 2004. p.31

302 France Culture, Et sinon, est ce que tu baises ? 13 juillet 2018

303 France Culture, Les mythologies d’Alan Turing. 17 août 2018

304 France Culture, Les chemins de la philosophie. 27 avril 2020

305 France Culture, Quels nouveaux combats pour la contraception ? 28 décembre 2020

306 Flaubert, Correspondance. Tome I. La Pléiade. p.680

307 Femmes de lettres au XIXème siècle. Autour de Louise Colet. (Sous la direction de Roger Bellet) Presses Universitaires de Lyon. 318p. 1982. p.145

308 Anatole France et Madame de Caillavet, Lettres intimes (1888-1889). Libraire A.-G. Nizet. Paris. 176p. 1984. p.94

309 Julien Green, Les années faciles. 1926-1934. Plon. 582p. 1970. p.95

310 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.1082

311 Madame de Graffigny, Lettres d’une Péruvienne. Adriatica Editrice. 492p. 1967. p.291

312 Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.152

313 Mémoires du compte de Bussy-Rabutin. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 372p. 2010 p.91

314 Annie Leclec, Parole de femme. Grasset. 196p. 1974. p.95

315 Simone de Beauvoir, La force des choses. Gallimard. 1976. (page à retrouver)

316 Bianca Lamblin, Mémoires d’une jeune fille dérangée. Balland. 1993. 207p.

317 Goliarda Sapienza, L’art de la joie. Viviane Hamy. 637p. 2006. p.344, 346

318 Mémoires, souvenirs et journaux de la comtesse d’Agoult. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 846 p. 200. p.365

319 Marie d’Agoult - George Sand, Correspondance. Bartillat. 301p. 1995. p.18

320 Madame de Staël, De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des passions. Suivi de : Réflexions sur le suicide. Rivages Poche. 321p. 2000. p.117

321 Madame de Staël, Corinne et l’Italie. Folio. Gallimard. 1995. p.125

322 Jules Renard, Poil de carotte. 1844. (Sur internet)

323 Doris Lessing, Les enfants de la violence. Le livre de poche. 918p. 1978. p.782, 783

324 Radio Libertaire, 27 février 2015. 20 h 30

325 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. p.544

326 France Culture, Profils perdus. Marc Sangnier. 3 décembre 2016 [1ère diffusion. 21 septembre 1995]

327 Georg Simmel, Philosophie de l’argent. Partie analytique. 3ème chapitre, section I et 2. Garnier Flammarion. 189p. 2009. p.76

328 Stendhal, De l’amour. Michel Lévy Frères. 371p. 1857. p.224

329 Dominique Desanti, Flora Tristan. Hachette Littérature. 1980

330 France Culture, La crise de l’universel. 1er août 2020 [1ère diffusion. 7mars 2020]

331 Cf. aussi, Le Planning Familial organise un apéro-débat à l'occasion du 17 mai 2015, Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHO). 23 avril 2015. Apéro-débat : Le genre de l’injure.

332 Libération. AFP, ‘Personne ne se soumet !’ : Deux Femen perturbent le salon de la femme musulmane. 13 septembre 2015

333 France Inter, Radicalité avec Marie-José Mondzain. 5 avril 2017

334 France Culture, Jouons le jeu : la timidité et les timides. 4 septembre 2018 [1ère diffusion. 17 octobre 1951]

335 Benoît Peeters, Derrida, Flammarion. 740p. 2010. p.533

336 Nicolas Berdiaev, Les sources et le sens du communisme russe. Idées. NRF. 373 p. 1963. p.366

337 Jean-Louis Bory, Guy Hocquenghem, Comment nous appelez-vous déjà ? Ces hommes que l’on dit homosexuels. Calmann-Lévy. 237p. 1977. p.72

338 In : notes de G. Walter de La Révolution française de Michelet. La Pléiade. Tome I. 1530p. 1976. note 1. p.1522

339 Jules Michelet, Histoire de la Révolution française. II. La Pléiade. 1308p. 1939. p.638

340 In : Liliana Lounguine, Mot à mot. Une vie dans le siècle soviétique. Les éditions des quatre vivants. 398p. 2017. p.208. Mais ce texte fut cité préalablement, selon Wikipédia, dans le livre de Lily Marcou, Ilya Ehrenbourg. Un homme dans son siècle. 1992. p.229

341 Jean Tulard, Guide des films. 1895-1995. Édition du centenaire du cinéma. L.Z, 1479p. 1995. p.133

342 Jean-Jacques Rousseau, Les rêveries d’un promeneur solitaire. GF. Flammarion. 173p. 1964. p.116

343 In : Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. Autres œuvres autobiographiques. In : Œuvres complètes. I. La Pléiade. 1969p. 1959. notes. p.1558

344 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.243

345 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.868

346 Voltaire, Correspondance. IX. (juillet 1767-septembre 1769). La Pléiade. 1601p. 1985. p.155

347 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.457

348 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1986. p.338

349 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.395

350 Émile Zola, Correspondance. II. 1868-1877. Les Presses de l’Université de Montréal. Éditions du CNRS. 644p. 1980. p.219

351 Émile Zola, Correspondance. V. 1884-1886. Les Presses de l’Université de Montréal. Éditions du CNRS. 515p. 1985. p.364

352 Émile Zola, Correspondance. V. 1884-1886. Les Presses de l’Université de Montréal. Éditions du CNRS. 515p. 1985. p.421

353 L’Humanité, La vente des ‘cadenas d’amour’ de Paris déchaine le monde. 13 mai 2017

354 Cornelius Castoriadis, Une société à la dérive. Entretiens et débats.1974-1997. Seuil. 307p. 2005. p.155

355 Ovide, L’art d’aimer. Folio Classique. Gallimard. 173p. 1994. p.48

356 Source et date du discours à retrouver.

357 France Inter, La chanson Baudelaire. 11 avril 2020

358 Friedrich Nietzsche, Aurore. Pluriel Hachette Littératures. 312p.1987. p.210

359 Cesare Pavese, Le métier de vivre. Folio. 466 p. 1958. p.378

360 Vassili Grossman, Vie et destin. Le livre de poche. 1073 p. 2012. p.264

361 Witold Gombrowicz, Journal. 1959-1969. III. Folio. 611p. 1995. p.305, 306

362 France Culture, C’était en 1967. 3 interviews de Jacques Brel. 22 juillet 2017. [1ère diffusion : 14 mai 1967]

363 Le Monde, Pierre Viansson-Ponté. 12 février 1978. In : Évelyne Le Garrec, Un lit à soi. Le Seuil. 252p. 1979. p.18

364 Georges Sadoul, Dictionnaire des films. Microcosme. Le Seuil. 383p. 1990. p.307

365 Terra femina.com, ‘Féministe’ : le mot que tout le monde va haïr en 2015 ? 13 novembre 2014


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