Domination masculine. Patriarcat
 Marie-Victoire Louis

Etres humains. Enfants

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 16/11/2017
date de publication : 16 novembre 2017
mise en ligne : 16/11/2017
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Enfants

Extrait de l’Abécédaire féministe

À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 5084 items et 23 rubriques : I. «Culture» (230) ; II. Droit (101) ; III. Êtres humains (207) ; IV. Êtres humains. Corps (88) ; V. Êtres humains. Enfants (67) ; VI. Êtres humains. Femme-s (921) ; VII. Êtres humains. Homme-s (402) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (233) ; IX. Famille (206) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (223) ; XI. Justice (247) ; XII. Langage (199) ; XIII. Patriarcat (228) ; XIV. Penser (386) ; XV. Politique (532) ; XVI. Pornographie (70) ; XVII. Proxénétisme (184) ; XVIII. «Sciences» sociales (95) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (23) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (108) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (81) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme…] (70) ; XXIII. Violences (180)… et continuera d’évoluer.

16 novembre 2017

V. Être-s humain-es. Enfant-s

En noir. ‘nouveaux’ items (et modifiés)

Êtres humain-es. Enfants ; Enfants (Bettelheim Bruno) ; Enfants (Conscience de soi) ; Enfants (Conscience de soi. Miller Alice) ; Enfants (Crime d’État. France) ; Enfants (Curieuse petite fille) ; Enfants (Décès) ; Enfants (Désirés) ; Enfants (Dolto Françoise) (1, 2) ; Enfants («Droit de propriété») ; Enfants (Éducation) (1, 2, 3, 4, 5) ; Enfants (Éducation Nationale. France. 2017) ; Enfants (Éducation «tyrannique») ; Enfants (Enfance «heureuse») ; Enfants («Enfantillage») ; Enfants (Esclavage) ; Enfants («Étoile juive») ; Enfants (Femmes) ; Enfants (Garde des) (1, 2, 3, 4) ; Enfants (Garçons et filles) ; Enfants (Geoffrin Madame) (1, 2) ; Enfants (Godard Jean-Luc) ; Enfants (Jouets) (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Enfants («Légitimes». Malraux André) ; Enfants (Majorité) ; Enfants (Marche) ; Enfants («Marché») ; Enfants («Maréchal, nous voilà !») ; Enfants (Mariage) ; Enfants (Mariage Âge du) ; Enfants (Mauriac François) ; Enfants (Miller Alice) (1, 2) ; Enfants (Mineur-es) ; Enfants (Obéir) ; Enfants (Pauvreté) ; Enfants («Placement») (1, 2, 3) ; Enfants (Politique) ; Enfants (Procès d’Outreau) ; Enfants (Punition) ; Enfants (Psychiatrie) ; Enfants (Rousseau Jean-Jacques) ; Enfants (Sade) ; Enfants («sans papiers») ; Enfants (Sévigné Madame de) ; Enfants (Simenon Georges) ; Enfants (Staël Madame de) (1, 2, 3) ; Enfants («Utérins») ; Enfants (Enfants. Violences à l’encontre des enfants) ;

16 novembre 2017 : 67 items

Être humain. Enfants : La «découverte» des «enfants» - et non pas de «la sexualité enfantine» - en tant qu’êtres humains autonomes fut l’une des plus grandes révolutions de la modernité. Le livre d’Elena Gianini Belotti, Du côté des petites filles, paru en 1973 à Milan, traduit et publié en 1974 par les Éditions des femmes fut pionnier en matière d’analyse féministe. Il connut un grand succès et eut un grand retentissement dans le monde. Auparavant, Janusz Korczak [1878-1942], avait bouleversé la réflexion sur la pédagogie et mis en œuvre une expérience de «République des enfants». 1 D’autres ont suivis : Maria Montessori [1870-1952], Paul Robin [1837-1912], Célestin Baptistin Freinet [1896-1966], AS. Neill [1883-1973]…

Être humain. Enfants (Bettelheim Bruno) : Depuis la mort de Bruno Bettelheim [1903-1990], mais sans aucun doute de son vivant, celui qui fut pendant des dizaines d’années présenté internationalement comme un grand «pédagogue», «psychothérapeute», «psychanalyste», créateur et directeur pendant trente ans de l’École d’orthogénie de l’Université de Chicago [traitant des enfants psychotiques, autistes], celui-ci-fut très fortement critiqué.
- Et pourtant, dès 1973, la lecture du livre intitulé : Dialogues avec les mères, dont la première tâche : est d’«éduquer les parents» dévoile un homme d’une évidente violence - le principe même en est souvent justifié - d’une totale confusion, d’un évident conformisme sociétal, patriarcal, politique, d’une incessante perversité.
- On y voit, sans aucune ambiguïté, un homme tyrannique, sadique, malhonnête à l’égard des parents auxquels il est censé présenter des solutions concernant leurs enfants….sans même les connaitre.
- J’ai pensé relever les exemples les plus révélateurs ; j’y ai renoncé, plusieurs pages de citations seraient nécessaires. À lire pour comprendre les multiples mécanismes de l’emprise, ici si clairement lisibles.
- Pourquoi tant de mères [et de pères] ont-ils continué à s’adresser pourtant à lui, à vouloir croire à ses ‘analyses’, à supporter ses humiliations doit être posée : sa renommée ? son prestige ? son autorité ? son autoritarisme ? la caution de l’Université à ses «travaux» ? Sûrement, mais insuffisant…2 (Cf. Famille)

Être humain. Enfants (Conscience de soi) : [Concernant les enfants qui n’ont pas été tués par des adultes, parents le plus souvent] neuf livres lus récemment [Moi Christiane F…,13 ans, droguée, prostituée. Mercure de France. 1981 ; Isabelle Aubry, La première fois, j'avais 6 ans… 2008. Document. Oh Editions ; Nathalie Schweighoffer, J'avais 12 ans… Document Fixot. 1990 ; Sabine Dardenne, J'avais 12 ans, j'ai pris mon vélo et je suis partie pour l'école. Pocket. 2005 ; Samira Bellil, Dans l'enfer des tournantes. Folio. 2004 ; Khady, Mutilée. Pocket. 2010 ; Natascha Kampusch, 3096 jours. Éditions France Loisirs. 2011 ; Patricia Patty, Mon enfance assassinée. J’ai lu. 1997 ; Martine Provins, La soupe aux cailloux. Calvaire et courage d’une enfant martyre. Carrere.1986….] démontrent non seulement la permanence de la conscience de soi, même sous le joug des plus grandes violences, des plus terrifiantes tortures, mais aussi la capacité de ces jeunes filles, de ces jeunes femmes [sans aucun doute aussi des garçons] à analyser, dévoiler, dénoncer tous les rapports de pouvoir, là où ils sont, d’abord, là où on ne veut pas les voir. De grands livres politiques. La science politique devrait commencer là.

Être humain. Enfants (Conscience de soi. Alice Miller) : Alice Miller [1923-2010] : écrit en 2004 dans Notre corps ne ment jamais : «Quand je regarde en arrière, je suis moi-même ébahie de la détermination, de l’endurance, et de l’inflexibilité dont mon Moi vrai s’est montré capable pour venir à bout de toutes les résistances externes et internes.» 3 Si, certes, il n’existe pas de «Moi vrai», ce type de constat s’avère sans doute plus riche d’enseignements que tant et tant d’analyses… (Cf. Conscience, Justice. Psychiatrie, Famille, Patriarcat, Politique, Soi, «Sciences» sociales, Violences à l’encontre des enfants)
* Ajout. 23 avril 2017. Il importe cependant d’ajouter à ce constat d’Alice Miller, la réflexion qu’elle poursuit sur ce sujet : «Un journaliste m’a raconté qu’un psychiatre à la retraite lui avait dit : ‘Il n’y a pas besoin de tant s’exciter sur les mauvais traitements infligés aux enfants ; ce que vous appelez les mauvais traitements, un enfant y survit sans grande difficulté, les enfants sont de véritables virtuoses de la survie’. Sur ce dernier point, le médecin avait incontestablement raison, la drame est qu’il ne connaissait manifestement pas le prix de cette survie.» 4
- Y penser notamment lorsque l’on invoque «la résilience», terme qui ne nous est pas impunément si abondement distillé…

Être humain. Enfants (Crime d’État. France) : Lorsque l’État français, incarné par Michel Debré, député de la Réunion, décida - au déni de toute idée, fusse t-elle la plus primaire, la plus élémentaire du «droit» - d’arracher des milliers d’enfants Réunionnais, Martiniquais, Guadeloupéens…) à leur ‘famille’ entre 1962 et 1982, de les déraciner, de les expatrier, de les déporter, ce n’est ni «un drame», ni «un épisode d’importance nationale», ni «l’un des plus gros scandales de la République», c’est une «déportation», un crime d’état raciste et colonialiste, devant être traité en tant que tel. 5
- Quant à la réaction George Pau-Langevin en 2016, ministre socialiste «des Outremers», aux fins de refuser le principe même des indemnisations, sa réaction fut fondé par l’argument selon lequel : «Les victimes ont déjà besoin d’y voir plus clair pour se reconstruire…» Le qualificatif de la critique me manque….6 (Cf. Enfants. Placement, Femme «Politique», Famille, Politique. État, «Sciences» sociales. Démographie)

Être humain. Enfants (Curieuse petite fille) : [Place du Panthéon, Mars 2012] Une petite fille accompagnée de sa mère me dit que le bouquet de narcisses que j’avais à la main était très joli. Je lui réponds que je suis d’accord avec elle, puis la discussion s’engage sur les fleurs, sur son jardin et s’élargit à d’autres sujets. Nos chemins divergent. Je dis au revoir, suivi de : «c’est agréable de discuter avec une petite fille curieuse». Elle entend mal et demande à sa mère ce que j’ai dit :
«La dame a dit que c’était agréable de discuter avec une petite fille curieuse et bien élevée

Être humain. Enfants (Décès) : Marie Métrailler [1901-1979], auteure, en 1987, de :
«Quand un enfant nouveau-né [dans le Valais Suisse], ou un très jeune enfant mourrait, on était partagé entre deux sentiments : celui que l’enfant manquerait, oh ! combien !, et le sentiment qu’il était à l’abri, au ciel,… s’il avait été baptisé avant sa mort. Le sentiment de le savoir à l’abri était explicable : la vie était incertaine, on avait si peu. Une bouche de plus à nourrir, c’est quelque chose. […]
Au retour [de l’enterrement] la tristesse s’estompait ; l’ombre du malheur était remplacé par une espèce de sérénité. L’enfant était un ange au paradis, parfaitement heureux ; il ne connaitrait jamais le péché, la faim, la lutte pour la vie, la décrépitude. Cette réelle sérénité trouvait sa source dans l’amour qu’on portait à ce petit être venu de Dieu, si vite retourné à lui. On le retrouverait, un jour, plus tard, dans l’éternité.» 7

Être humains. Enfants (Désirés) : Vu une photo d’un enfant portant une pancarte : «Every Child, a wanted child» [Chaque enfant, un enfant désiré] 8
Élargit considérablement la réflexion par rapport au slogan : «Un enfant quand je veux, si je veux» et en rupture radicale avec «Mon corps m’appartient». (Poursuivre)

Être humain. Enfants (Dolto Françoise) (1) : Lu, chez Françoise Dolto [1908-1988], «[...] cré[er] chez l’enfant une identité responsable de son corps.» 9
Ou, comment créer une «trinité» composée non pas du «père, du fils et du saint esprit», mais d’un «enfant», d’une «identité» et d’un «corps»…
On serait schizophrène à moins…
Et si l’on ajoute encore la différence entre les garçons et les filles… (Cf. Êtres humains. Corps)

Être humain. Enfants (Dolto Françoise) (2) : Entendu de Françoise Dolto [1908-1988] :
«La question de l’éducation des filles est beaucoup plus difficile à aborder parce que la majorité des parents […] ont beaucoup plus de difficultés à aborder la question avec les filles qu’avec les garçons…C’est l’avis général…C’est bien à la mère de famille de faire l’éducation sexuelle des filles, de même que pour les garçons, c’est l’affaire des pères…» (Écouter la suite, plus accablante…) 10 (Cf. «Sciences» sociales. Psychanalyse, Sexe-s)

Être humain. Enfants («Droit de propriété») : Paul Lombard [1927-2017], avocat, à propos du divorce, auteur en 1975, de :
«L’amour maternel, comme l’amour paternel constituent trop souvent un succédané du droit de propriété.» 11
Pertinent, à ceci près que les mères et les pères ne sont pas traités par la justice à égalité, ni même à équivalent, et que le supposé ‘amour’ des uns et des autres n’a pas la même histoire, ni la même signification.

Être humain. Enfants (Éducation) (1) : [Au Luxembourg, 30 mars 2015] Un petit garçon d’environ cinq ans, court derrière ses parents et perd l’une des ses chaussures. Il s’arrête, sa mère se retourne, voit la chaussure abandonnée quelques mètres plus loin, revient sur ses pas, va la chercher et la remet à son fils qui l’attendait sur place. J’ai vu dans cette courte scène, l’apprentissage - déjà normalisée - de la dépendance à autrui.
- Cette séquence (politique) de vie m’a remémoré la réaction de l’un des mes cousins, père de huit enfants, dont l’évidente autonomie était visible dans la différence notable de leurs trajectoires de vie. Je lui avais demandé, tant cette famille se démarquait de celle de mes autres cousin-es, comment lui et sa femme les avaient élevés. Sa réponse fut la suivante :
«C’est simple : quand les enfants tombaient, on ne les relevait pas.»

Être humain. Enfants (Éducation) (2) : Stendhal [1783-1842], dans De l’amour pose, sans fard, la question suivante :
«On convient qu’une petite fille de dix ans a vingt fois plus de finesse qu’un petit polisson du même âge. Pourquoi à vingt ans est-elle une grand idiote, gauche, timide et ayant peur d’une araignée, et le polisson, un homme d’esprit ?» 12

Être humain. Enfants (Éducation) (3) : Nathalie Sarraute [1900-1999] raconte, qu’enfant, sous les pressions de sa mère, en dépit de ses refus, elle dût montrer à «un monsieur», qu’elle doit, sans le connaître, nommer «l’oncle» ce qu’elle écrivait et qui n’était, pour elle, destiné qu’à elle :
«L‘oncle ouvre le cahier à la première page… les lettres à l’encre rouge sont très gauchement tracées, les lignes montent et descendent…Il les parcourt rapidement, feuillette plus loin, s’arrête de temps en temps…Il a l’air étonné… il a l’air mécontent….Il referme le cahier, il me le rend et il dit :’Avant de se mettre à écrire un roman, il faut apprendre l’orthographe. J’ai remporté le cahier dans ma chambre, je ne sais plus ce que j’en ai fait, en tout cas, il a disparu et je n’ai plus écrit une ligne…» 13

Être humain. Enfants (Éducation) (4) : Dans une école de Maria Montessori [1870-1952], un inspecteur demande à un enfant : «Vous faites ce que vous voulez ?», réponse d’un enfant : «On veut tout ce que l‘on fait.» 14

Être humain. Enfants (Éducation) (5) : Jean Paul Brighelli, le 30 octobre 2017, auteur, sur Radio Courtoisie (extrême droite), de : «Un enfant, c’est une éponge» et termine ses attaques contre l’école par : «Il faut remettre de l’ordre».
NB: «Être une vraie éponge», évoque dans la capacité d'une personnes à absorber les connaissances ou savoir-faire. Pour leur inculquer l’ordre…

Être humain. Enfants (Éducation Nationale. France. 2017) : Entendu : un élève d’une Zep (Zone d’éducation Prioritaire) de Drancy (novembre 2017) concernant l’un des professeurs : «Quand on est dans sa classe, c’est comme gagner au loto.»

Être humain. Enfants («Éducation tyrannique») : Maurice Tubiana [1920-2013], auteur de :
«Tous les enfants musiciens que leur père tyrannique assoie à trois ans devant un clavier ne deviennent pas des Mozart. Mais de tous les Mozart potentiels, les surdoués qui naissent chaque jour, seuls deviennent un Mozart ceux qui ont subi cette terrible éducation». 15 (Cf. Violences à l’encontre des enfants)

Être humain. Enfants («Enfance heureuse») : Évoquer, comme c’est si souvent le cas, une «enfance heureuse», c’est nécessairement [se] mentir [à soi même]. C’est aussi dévoiler ses blocages, ses non dits, ses refoulements…

Être humain. Enfants («Enfantillage») : George Sand [1804-1876], dans son Histoire de ma vie, auteure de :
«[…] Quand une personne d’âge mûr et d’un grand esprit commet un enfantillage devant un enfant, combien de temps, d’efforts et de perfections ne faut-il pas pour en effacer en lui l’impression ? » 16

Être humain. Enfants (Esclavage) : L’arrière grand’mère de Billie Holiday, esclave, eut seize enfants dont le père était le propriétaire esclavagiste. Tous sont morts «sauf un : son grand père». La violence du constat [m’] empêche la réflexion. …(Poursuivre)
- Comment penser être esclave d’un homme qui [vous] fabrique des enfants, eux/elles mêmes esclaves du même homme ? Détruit le concept de «père» ? (Cf. Enfants, Femme-s, Famille, Violences. Enfants. Infanticide, Violences à l’encontre des femmes. Droit de cuissage) (17

Être humain. Enfants («Étoile juive») : Le 29 mai 1942, la huitième ordonnance allemande «concernant les mesures contre les juifs» impose en public le port de l’étoile dite jaune «dès l’âge de 6 ans.» «L’étoile juive est une étoile à six pointes ayant les dimensions de la paume d’une main et les contours noirs. Elle est en tissu jaune et porte, en caractères noirs, l’inscription JUIF. Elle devra être portée bien visiblement sur le côté gauche de la poitrine et solidement cousue sur le vêtement.»
- Je lis dans le Journal, le 29 juin 1942, d’Hélène Berr [1921-1945] : Sur les 80 femmes déportées [à la caserne] des Tourelles [Boulevard Mortier à Paris], l’une d’entre elles «l’avait été parce que son enfant de 6 ans et demi ne portait pas l’étoile 18

Être humain. Enfants (Femmes) : Slogan des années 70 : «Un enfant, quand je veux, si je veux.» (Cf. Êtres humain. Corps)

Être humain. Enfants (Garde des) (1) : Lu concernant le Brésil (écrit en 1983) : «Les femmes qui travaillent ont des problèmes de garde d’enfants insolubles. Il n’y a pas si longtemps dans le Nord-Est les mères enterraient leurs enfants dans le jardin jusqu’à mi-corps en leur laissant à boire et à manger à portée de main.» 19 (Cf. Famille)

Être humain. Enfants (Garde des) (2) : Je lis dans le livre de Mary Chamberlain, Paysannes des marais, concernant le travail des femmes en Angleterre au début du XXème siècle (et sans doute avant et après) au moment du glanage des blés :
«Ma mère partait et elle nous emmenait tous les quatre, les ainées surveillaient les petites dans les champs. Certaines femmes portaient leur bébé sur le dos et elle leur donnaient un peu de laudanum [sirop comportant de l’opium] sur un morceau de sucre, pour qu’ils continuent à dormir. Je crois que presque toutes les femmes le faisaient quand elles liaient les gerbes, parce que, ça , c’était du travail pour le Maitre, alors il fallait que les enfants restent tranquilles. Parfois, elles leur en donnaient trop.» 20
- À : Laudanum, sur Wikipédia, je lis :
«Charles Dickens raconte comment les mères qui travaillent en usine confient leurs enfants à des nourrices qui leurs administrent du cordial de Godfrey (à base de laudanum) pour être tranquille. Quand le cordial ne produit plus d'effet, la nounou ‘y ajoute un peu de laudanum ou même un peu d'opium pur, et son nourrisson redevient aussi paisible que la mort’. Le système était très répandu.» (Retrouver la source)

Être humain. Enfants (Garde des) (3) : Je lis dans l’autobiographie de Farha Pahlavi (épouse du Shah d’Iran) que dans campagnes Iraniennes dans les années 50, les ouvrières des plantations de thé - payées au poids ramassé dans la journée -n’avaient pas d’autre solution que de venir travailler avec leurs bébés et que, «pour qu’ils se tiennent tranquilles et dorment, [elles] leur donnaient une minuscule dose d’opium.» 21 «Minuscule» ? (Cf. Famille)

Être humain. Enfants (Garde des) (4) : Concernant la France, je me souviens, dans les années 1970, d’une femme (dite de ménage) ne pouvant partir travailler qu’après avoir donné du Théralène (sirop provoquant le sommeil) à sa fille laissée seule, souvent fort longtemps, dans son berceau, puis dans son lit.
- Qu’en est-il en France, en 2016 ? D’autres exemples ? Et dans le monde ? (Cf. Famille)

Être humain. Enfants (Garçons et filles) : Christophe Roisnel, 43 ans, prêtre de la Fraternité Saint-Pie-Dix (catholiques intégristes), directeur d’une école (de la maternelle à la sixième) est poursuivi pour : «viols et viols et actes de barbarie» de trois enseignantes. En 2010, après dénonciation par deux d’entre elles, «après une procédure canonique qui a conclu à ‘des actes sexuels sans fornication’» - il utilisait «brosses à dent, ciseau, et aiguilles à tricoter») - sa hiérarchie lui confie en 2013, «la direction d’une école de garçons où l’encadrement est assuré par des hommes. Six mois plus tard, il est écarté à cause d’un comportement équivoque avec des petits garçons». 22 (Cf. Violences à l’encontre d’enfants)

Être humain. Enfants (Geoffrin Madame) (1) : Voici ce que d’Alembert [1717-1783], dans une lettre à Condorcet [1743-1797], écrivit de Madame Geoffrin [1699-1777] :
«Madame Geoffrin avait tous les goûts d’une âme sensible et douce ; elle aimait les enfants avec passion ; et n’en voyait pas un seul sans attendrissement ; elle s’intéressait à l’innocence et à la faiblesse de cet âge ; elle aimait à observer en eux la nature, qui, grâce à nos mœurs, ne se laisse plus voir que dans l’enfance ; elle se plaisait à causer avec eux, à leur faire des questions et ne souffrait pas que les gouvernantes leur suggérassent la réponse. J’aime bien mieux, disait-elle, les sottises qu’il me dira que celles que vous leur dicterez.’»

Être humain. Enfants (Geoffrin Madame) (2) : Et voici ce que Rousseau [1712-1778], dans les Rêveries d’un promeneur solitaire, écrivit, la concernant :
«Madame Geoffrin [1699-1777] s’embarrassait fort peu que les enfants eussent du plaisir avec elle, pourvu qu’elle en eût avec eux.» Et il poursuivait : «Mais, pour moi, ce plaisir est pis que nul, il est négatif quand il n’est pas partagé» […]. 23 Distinguo d’importance…

Être humain. Enfants (Godard Jean-Luc) : Lire, concernant la manière dont Jean Luc Godard traite les enfants, notamment une petite fille, les critiques que lui adresse Françoise Dolto, sur les fondements précisément repris et donc lisibles de ses questions, ses comportements lors d’une émission de télévision (Présentatrice Hélène Vida). Elle en conclue :
«Son comportement auprès des enfants est choquant. C’est la caméra-viol. Il n’a absolument pas compris les enfants. […]» Puis :
«Si Godard était là, je lui dirais : vous violez les enfants sans aucun intérêt scientifique.» 24 

Être humain. Enfants (Jouets) (1) : Dans le catalogue «Jouets», «Le Noël des Merveilles» Carrefour de décembre 2015, je découvre que les Jouets Garçons (p.23 à 46) et Filles (p.47 à 69) sont strictement séparés, le bleu étant la couleur dominante pour les premiers, le rose pour les secondes.
- Pour les premiers, Les garçons, on découvre : robot interactif, jeep radiocommandée, grande boite de construction créative, innombrables trains, hélicoptères, trains, pelleteuses, tracteurs, grues, voitures, buggys, jeeps, garages, camions, dont l’un de «combats avec fonction lance missiles» («dès trois ans») (p.35), hydravions, motos, bolides, attaque de dragons, coffret de constructions, tous les dérivés commerciaux Stars wars (3 pages), drone basic avec un pistolet et projectiles, sous l’intitulé «Nerf», une multiplicité d’armes, de pistolets, de «semi-automatiques», arbalète «Gestuelle réelle de tir» toutes spécifiées : «dès huit ans» (p.32), drone d’extérieur radiocommandée avec caméra («dès 12 ans»).
- Pour les secondes, Les filles on découvre : la fée volante, les jumeaux ‘Atchoums’ [«Soigne les vite pour qu’ils guérissent», Princesse Cadance cœurs lumineux («Active ses pouvoirs magiques grâce à sa corne et son tatouage qui s’illuminent. En plus, elle parle !»), coffret de quatre poupées («Pour vivre la magie de l’amitié, ce coffret de 4 poupées girls ultra tendance»), des arbalètes, un pistolet double canons («avec bracelets à breloques que l’on peut détacher et porter» («dès 4 ans»), la loge de la chanteuse («Transforme Livi en super star pour son grand concert»), d’innombrables poupées, dont la poupée Violette «avec guitare et make-up», la poupée Elsa, chanteuse des neiges («Elsa entonnera sa célèbre chanson ‘Libérée, délivrée’, pour que tu chantes et tu danses avec elle», («dès 3 ans»), dont la poupée Barbie (Barbie Courtney princesse rock’n rol, Barbie et son véhicule, Barbie studio création design, Barbie style et paillettes), la poupée freak du chic, la poupée clan de rebels, la poupée géanteTu pourras l’habiller avec tes propres vêtements, elle est presque aussi grande que toi»), la loge de star («Loge contenant une poupée Nancy et sa coiffeuse. Nombreux accessoires pour prendre soin de Nancy comme un star», nombreuses têtes à coiffer («dès 3 ou 5 ans»), un coffret de maquillage (idem), un gant magique Elsa Lance glace Deviens comme Elsa et envoie de la glace et de l’eau comme par magie»), un château spectacle rock’n roll royal («Un château qui s’ouvre en deux temps et révèle 5 univers cachés pour permettre aux princesses de s’exercer»), «mon poupon» (Nouveau-né, quatre pattes, prends son bain, et ses tenues, et sa chaise haute, et ses poussettes), «mon bébé» (apprend à marcher, apprend à parler, fait ses dents) et la poussette jumeaux, la poussette combi+ landau («dès 3 ans»), le centre de maternité, la nursery, le Cicciobello ‘bobo’ («Prends soin de lui, il a besoin de toi ! Trouve le traitement approprié pour le guérir ! Inclus 7 accessoires», Cicciobello ‘Miam miam’ («Quatre actions de jeu : manger, boire, mal au venter ; l’heure du pot. Occupe-toi bien de lui, comme une vraie petite maman. Sans saletés !»), de nombreuses cuisines, plusieurs caisse enregistreuses, un chariot de ménage avec aspirateur, une clinique vétérinaire, un set d’appareils électro ménagers, des coloriages, des instruments de musiques …
- Le patriarcat uni au capitalisme (ici, renforcé par la segmentation du marché qui augmente le profit) ; le bellicisme, l’impuissance des petites filles confrontées au culte de la force unies pour les petits garçons ; la machine unie à l’abêtissement ; la mobilité unie à l’enfermement ; la paternité absente liée à l’exclusive maternage réservée aux filles laissées toujours seules avec des rêves débiles. Et tout ceci uni dans cette même finalité : accentuer, aggraver, la division des tâches, des fonctions, des statuts et conforter le patriarcat et le domination masculine. Au-delà de la caricature, et pourtant ici, bien réels.
- Dernier point : Tous les garçons représentés sont de peau blanche, saur un seul, de peau noire qui, pourvu d’une «Méga Elite cyclone», avec «un barillet de 6 méga fléchettes pour une distance de plus de 23 m !» et toutes les petites filles sont de peau blanche ; aucune donc de peau noire, ni brune, ni arabe, ni ‘asiatique’, ni indienne, ni métis…

Être humain. Enfants (Jouets) (2) : Je lis dans Rue du prolétaire rouge, récit de la vie de Nina et Jean Kéhayan, à Moscou de 1972 à 1974 :
«Aux veilles de Noël, il nous a fallu faire des prouesses d’imagination pour offrir aux petits garçons de notre entourage autre chose que des mitraillettes, fusils, pistolets, tanks, soldats, porte-fusées à pile, etc25

Être humain. Enfants (Jouets) (3) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] à la date du 13 novembre 1918 :
«Tout Paris est dehors [pour fêter la fin de la guerre].
«Place de la Concorde […] Les enfants jouent avec les canons, tirent que qu’ils peuvent tirer. Même les petites filles s’amusent avec ces joujoux qui ne sont pas faits pour elles. […] » 26 (Cf. Politique. Guerre)

Être humain. Enfants (Jouets) (4) : Lu dans le livre de Ryszard Kapuscinski [1932-2007], Le Shah, un adulte racontant son enfance de meurt-la-faim faim sous le règne du Shah d’Iran [1919-1980] :
«Le seul jouet de mon enfance, c’étaient des pierres que je tirai derrière moi : une pierre avec une ficelle. J’étais le cheval, et le caillou, le carrosse doré du shah.» 27

Être humain. Enfants (Jouets) (5) : Ce matin (26 avril 2017]) rue Monge, un père poussait la poussette vide de sa petite fille (2/3 ans), tandis qu’elle-même, à ses côtés, poussait une poussette de poupée, vide elle aussi. (Cf. Femmes. Poussette)

Être humain. Enfants (Jouets) (6) : Une petite fille sur les genoux de sa grand-mère jouait avec sa poupée Barbie. Je découvre que Barbie portait des bottines noires lacées à talons très hauts et était pourvue de deux grandes ailes en plastic. (Juillet 2017)

Être humain. Enfants («Légitimes». Malraux André) : En 1941, alors que Clara Malraux [1898-1982] juive, isolée, résistante, «magnifique de courage» selon Jean Lacouture [1921-2015], risquait sa vie et celle de [leur] sa fille de 10 ans alors handicapée dont elle a seule la charge et la responsabilité, André Malraux [1901-1976] - qui vit avec Josette Clotis [1910-1944] laquelle vient d’avoir un fils - cherche, après plusieurs années d’absence, à la revoir. Il lui demande pendant la guerre de divorcer et lui dit : […] «Il faut que nous divorcions. Je ne veux pas d’un fils illégitime». Et Clara lui répond : «Comme je voudrais que ma fille soit illégitime et qu’elle n’ait pas une mère juive.» […] 28
* Ajout. 11 juillet 2017. Jean Lacouture [1921-2015], auteur, en 2003, de cette mensongère présentation :
«Ils se sont séparés au moment de la guerre, mais sans divorcer, Malraux estimant indigne de répudier une juive dans le climat qui régnait.» 29 Chaque mot - ou presque - mérite, par ailleurs, une signifiante analyse critique.

Être humain. Enfants (Majorité) : Ce passage à l’âge ‘adulte’ permet de considérer qu’un crime pusse être qualifié comme tel si la victime est âgée de 17 ans et ne pose plus problème à 18 ans. L’analyse se complexifie encore lorsque l’on aborde la question de la différence juridique ancestrale entre majorité dite civile et majorité dite sexuelle. (Proxénétisme, Justice, Mariage Age du, Sexe)

Être humain. Enfants (Marche) : Pour grandir, Il faut toujours une première marche.

Être humain. Enfants («Marché») : Un recruteur militaire américain en 2017 concernant la signification de leur présence dans 3.000 établissements scolaires américains : «Les lycées, c’est notre marché
On lit notamment dans la présentation du reportage que :
«L’armée américaine, présente dans 146 pays dans le monde, doit convaincre chaque année 80.000 jeunes de rejoindre ses rangs30

Être humain. Enfants («Maréchal, nous voilà !») : Hymne officieux de l’Etat français sous Vichy, à la gloire du Maréchal Pétain [1956-1951], chanté dans toutes les écoles françaises. Refrain :
«Maréchal, nous voilà ! / Devant toi le sauveur de la France, / Nous jurons, nous tes gars, / De servir et de suivre tes pas / Maréchal, nous voilà ! / Tu nous as redonné l’espérance / La Patrie renaîtra ! / Maréchal, maréchal, nous voilà !» 31 (Cf. Hommes. Patriarcat, Politique. Nationalisme)

Être humain. Enfants (Mariage) (1) : Que le mariage justifie qu’un-e enfant-e né-e en son sein bénéficie d’un statut autre que celui né hors de son sein (enfant - dit - bâtard, naturel, adultérin, reconnu, légitimé par jugement…) suffit à en condamner l’institution. (Cf. Famille. Mariage)

Être humain. Enfants (Mariage. Âge du) (2) : Le décret (révolutionnaire) du 20 septembre 1792 qui détermine le mode de constater l’état civil posait que l’âge requis pour le mariage était de 13 ans pour les filles et de 15 ans pour les garçons. Des enfants mariables, déjà radicalement différenciés. (Cf. Famille, «Sciences» sociales. Histoire. Révolution française)

Être humain. Enfants (Mauriac François) : Interview de François Mauriac [1885-1970], en 1965, alors âgé de 80 ans :
«[…] J’aime l’enfance, pas seulement la mienne, mais celles des autres. […] Il y a chez un enfant de 12 ans, je parle d’un enfant ordinaire, un miracle, je trouve. Il y a cette découverte du monde qui relève du génie. Et il y a, en même temps, quoi qu’en ait dit Freud, et toutes ces histoires, il y a une grande pureté, en même temps. Le sexe n’est pas commencé, ou enfin sous une forme tellement inconsciente que ça ne compte pas. Il y a la découverte du monde. Il n’y a pas encore toute l’impureté de la vie  C’est un âge que, moi, je trouve merveilleux. […] C’est [n’est] vrai que des garçon, parce que les filles, elles sont tout de suite, des femmes. Il n’y a pas d’enfance pour les filles. Je ne crois pas. Il n’y a pas de véritable enfance. Elles ne sont jamais innocentes. Tandis que les garçons le sont.
- Question : Comment expliquez vous ce que vous venez de dire ?
C’est parce que c’est physiologique. Il est évident que les filles sont des femmes beaucoup plus tôt que les garçons ne sont des hommes. Elles le sont incroyablement tôt. […] La coquetterie des filles, le désir de plaire… La femme est là, déjà, tout de suite. Je le trouve, c’est mon expérience à moi. C’est leur charme d’ailleurs naturellement. Elles ont bien moins innocentes que les garçons. Il me semble. Mais c’est une expérience personnelle. […]» 32 (Cf. Femme. Mère. Mauriac François)

Être humain. Enfants (Miller Alice) (1) : Alice Miller [1923-2010] est pas, lue, citée, analysée, appréciée, réfléchie, critiquée donc, à la mesure de ses immenses apports à la compréhension de notre monde. Cohérent : si aucun-e enfant-e n’était plus maltraité-e, comment les puissant-es pourraient-ils le rester ? 33
* Ajout. 21 février 2015. Pas uniquement «les puissant-es» : chacun-e d’entre nous. - La force de l’analyse d’Alice Miller est, sans nous contraindre en rien, par l’honnêteté, la rigueur de sa démarche, de responsabiliser chacun-e d’entre nous. Nous ne pouvons, tous et toutes, qu’en être radicalement et donc positivement, fondamentalement bouleversé-es.
- En sus, elle dévoile, aisément, que le formalisme binaire des soi-disantes «oppositions» entre analyses individuelles et collectives (politiques, sociétales..) ne sont que les manifestations de notre incapacité à appréhender le monde. Non…, plutôt des immense difficultés nécessaires pour le comprendre. (Cf. Culture, «Sciences» sociales. Psychanalyse, Violences à l’encontre des enfants)

Être humain. Enfants (Miller Alice) (2) : Si vous voulez connaître les enfances d’Hitler, de Nietzsche, Proust, Rimbaud, Virginia Woolf, Mishima, Kafka, Saddam Hussein et de tant d’autres et comprendre (du moins partiellement) comment elles ont agi sur leur destin ; si vous souhaitez mieux comprendre comment intelligence de soi et intelligence du monde sont indissociables ; si vous pensez que la valeur d’une analyse a à voir avec l’humanité de l’analyste ; si vous voulez comprendre comment une analyse qui occulte, ignore la pensée féministe peut cependant l’enrichir considérablement, lisez Alice Miller [1923-2010].

Être humain. Enfants (Mineur-es) : Qui ne voit que dénoncer la délinquance des mineur-es, «véritable fléau pour notre société» pour l’UMP, le Front National et tant d’autres, a d’abord et avant tout pour fonction de tenter de cacher le dévoilement, la mise à nu, la condamnation, la judiciarisation accélérée depuis quelques dizaines d’années des violences à leur encontre du fait d’adultes, dans la ‘famille’, les institutions religieuses, associatives, sectaires, dans l’enseignement, l’armée, etc.…(Cf. Droit, Famille, Justice, Violences)

Être humain. Enfants (Obéir) : Lu : «Les enfants doivent obéir aux parents ; la mère doit obéir au mari». Ce ‘constat’ interdit toute réflexion sur les différences entre garçons et filles (subsumés dans le terme d’«enfants»), sur celles entre le père et de la mère (subsumés dans le terme de «parents») et, en assimilant «la mère» au «mari», occulte les pouvoirs des pères et maris sur leurs épouses et leurs enfants. (Cf. Famille, Penser. Obéir, Patriarcat)

Être humain. Enfants (Pauvreté) : Annie Goldmann, se remémorant son enfance dans la Tunisie coloniale, écrit : «Je me souviens de Marie, une petite compagne de classe qui, pour économiser les cahiers chichement octroyés par la maîtresse aux enfants nécessiteux, s’appliquait à écrire au crayon en lettres de deux millimètres, sans laisser ni marges ni espaces blancs ; une fois le cahier terminé, elle recommençait la même opération, cette fois à l’encre. Son cahier ressemblait à un palimpseste avec deux couches d’écriture de couleurs différentes, où l’espace était si soigneusement contrôlé qu’il n’y avait plus aucune trace de papier.» 34

Être humain. Enfants («Placement») (1) : «Placement» d’enfants, euphémisme signifiant : décision arbitraire de l’État de retirer un enfant, des enfants, à sa, à leur mère, pour qu’il soit «placé» à «l’assistance», la DASS, dans un orphelinat, adopté ou non, pour procurer une filiation ou un revenu, une autre «famille».

Être humain. Enfants («Placement») (2) : Après vision du beau et juste film, L’Astragale [Brigitte Sy, 2015] : combien de femmes, notamment dites prostituées) ont elles entendu des policiers leur faire le chantage «tu parles ou on met ton gosse à l’assistance» et, quelque soient leurs réactions, vivre avec cette ‘alternative’ dans la tête ? (Cf. Culture. Cinéma, Famille, Femmes)

Être humain. Enfants («Placement») (3) : Entendu émanant de deux ‘sources’ différentes : «Je suis de l’assistance» et : «J’ai un gosse de l’Assistance». (Cf. Langage)

Être humain. Enfants (Politique) : Léna, 11 ans, dans une manifestation de la France insoumise (où néanmoins son père l’avait accompagnée), portait une pancarte : «François Ruffin, adopte moi, mon père a voté Macron !». La lucidité, la clarté, la maturité qu’elle exprime, en sus, est fascinante. 35 Revigorant…

Être humain. Enfants (Procès d’Outreau) : Hier [juin 2015], lors d’une émission consacrée à Florence Aubenas, 36 auteure d’un livre tiré à plus de 400.000 exemplaires intitulé La méprise, l’Affaire d’Outreau 37 - celle-ci, retraçant les étapes de son enquête, affirme : «[…] Le mot qui est dit pour ce quartier c’est : ‘Dans ce quartier, on se tapait un gosse comme on se tapait une bière’. Il faut l’entendre…». Puis, après avoir évoqué «le comportement à l’école» de Dimitri Delay (déplacé dans une autre école d’un quartier chic) qui pose pour le moins problème («Il se rue sur les petites filles en disant : je vais te faire l’amour ; il se met des crayons dans l’anus en pleine classe»], Florence Aubenas poursuit : «Mais à la Tour de Renard (À Outreau), quand on a dit : ‘Mais attendez ! vous n’aviez pas remarqué cela ?’, les gens disent : ‘Si ! mais dans ce quartier, tous les enfants font ça ! ce n’est pas grave !» Et elle conclut : «Je pense que c’est ça un des problèmes de la France d’aujourd’hui.»
- Mais alors, au delà du couple Delay / Badaoui, qui sont les auteurs des violences ici évoquées ? Ont-ils été recherchés, trouvés, poursuivis, condamnés ? Et qui sont, où sont toutes les victimes ? Ont-elles été recherchées, trouvées ? Ont-elles obtenu justice, réparations ? Le fiasco de «l’affaire d’Outreau», des services sociaux, de la justice, n’est-il pas à rechercher ici aussi ?
- Et enfin, concernant les enfants de Myriam Badaoui et Thierry Delay, Florence Aubenas (ma seule référence ici) cite ces phrases prononcés par leurs enfants : «Nous sommes victimes d’inceste» et : «Il n’y a pas que nos parents». Leurs parents auraient-ils été vraiment les seuls à violer, torturer leurs enfants ? Et que dire des «70 mis en cause» au début de l’enquête ? - dont seuls «17» - ont été jugées, condamnés puis amnistiés ? Sont-ils tous sortis de l’imagination de Madame Badaoui, soutenue, encouragée par le juge d’instruction Fabrice Burgaud ? (Cf. Justice, Violences (Incestueuses)

Être humain. Enfants (Punition) : George Sand [1804-1876] évoque, dans l’Histoire de ma vie, l’enfance de son amie Marie Dorval [1798-1849] :
«Sa mère était de ces natures exaltées qui excitent de trop bonne heure la sensibilité de leurs enfants. À la moindre faute de Marie, elle lui disait : ‘Vous me tuez, vous me faites mourir de chagrin !’ Et la pauvre petite, prenant au sérieux ces reproches exagérés, passait des nuits entières dans les larmes, priant avec ardeur, et demandant à Dieu, avec des repentirs et des remords navrants, de lui rendre sa mère, qu’elle s’accusait d’avoir assassinée ; et le tout pour une robe déchirée ou un mouchoir perdu.» 38 (Cf. Femme. Mère)

Être humain. Enfants (Psychiatrie. France. XXème siècle) : Françoise Dolto [1908-1988] se remémore :
«Je voulais être pédiatre. Quand j’ai eu fini médecine, je me suis inscrite comme pédiatre. Au cours de mes études, il m’a fallu faire un stage en psychiatrie. Je l’ai fait (en 1938 ?) dans le service d’Heuyer [1884-1977], dont la thèse de doctorat en médecine, soutenue en 1941, s’intitulait : «Enfants anormaux et délinquants juvéniles : nécessité de l'examen psychiatrique des écoliers». [Il] était psychiatre d’enfants à l’hôpital Vaugirard. Et j’ai appris, horrifiée, chez Heuyer, ce qu’il ne fallait pas faire. Dans ce service venaient tous les enfants de France et de Navarre.
Pour moi, le pédiatre se devait d’être en empathie avec l’enfant dont il s’occupait, au lieu de lui dire : ‘Tu n’as même pas de peine alors que tu as fugué ! Tu vois que ta mère a failli devenir folle et tu t’en fous !’ Et comme ces propos rendaient l’adolescent furieux, Heuyer ajoutait : ‘Inintimidable’. Puis, il écrivait dans le dossier : ‘Enfant Inintimidable. Mère : grosse débile. Maison de correction’ Ça me semblait épouvantable.» 39 (Cf. Enfants. Dolto Françoise, Famille. Dolto Françoise, «Sciences» sociales. Histoire, Psychanalyse)

Être humain. Enfants (Rousseau Jean-Jacques) : Jean-Jacques Rousseau [1712-1778), auteur de : «Enseignez premièrement aux enfants à parler aux hommes ; ils sauront bien parler aux femmes quand il faudra.» 40
* Ajout. 16 septembre 2015. À la lecture de la très forte critique d’Élisabeth de Fontenay, malheureusement dévaluée par le titre de son texte : Pour Émile et par Émile, Sophie ou l’invention du ménage [parue en 1976 dans le numéro des Temps Modernes intitulé : Petites fille en éducation], je me rends compte que le fait d’avoir sélectionné, privilégiée cette seule citation, certes signifiante, est non seulement partiel, dérisoire, mais surtout mise au silence de la gravité des prises positions, en termes de justifications du patriarcat, du Rousseau de L’Émile (Titre V plus particulièrement). 41 Ceci étant, serait-il possible de lire La nouvelle Héloïse, comme une (partielle) critique de la Sophie de l’Émile ?

Être humain. Enfants (Sade) : Sade [1740-1814], auteur de :
- «La cruauté est le premier sentiment qu’imprime en nous la nature ; l’enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle l’oiseau bien avant l’âge de raison.» et de […]. 42
- «La sensibilité …était le premier sentiment qu’il fallait émousser dans les enfants, en les accoutumant de bonne heure aux spectacles les plus féroces.» 43 (Cf. Êtres Humains. Nature, Violence-s. Sade)

Être humain. Enfants («Sans papiers») : [Travail fait en atelier avec les enfants. 2007 (?) ] : «Nous sommes des enfants de sans papiers / Nous sommes des enfants de sans papiers / Nous sommes des enfants de sans papiers / Un sans papier c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour, même s’il est en France depuis longtemps / Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venu d’ailleurs / Ils ont fui la violence, la misère, ils sont venus pour travailler, et pour nous donner une vie meilleure / Certains d’entre nous sont nés ici / Avec ou sans papiers, la France est notre pays / Maintenant on est en danger et on doit se cacher / Pourquoi cette injustice / Nous ne voulons plus vivre dans la peur / Nous voulons que la France nous adopte / On veut être régularisés / Laissez nous grandir ici / Laissez nous grandir ici / Laissez nous grandir ici44

Être humain. Enfants (Sévigné Madame de) : Madame de Sévigné [1626-1696] dans une lettre à sa fille, le 4 juin 1776, Madame de Grignan [1646-1705] (qu’elle étouffa de son amour), concernant l’éducation de son petit fils : «[…] Vous vous divertissez de son éducation, et c’est un bonheur pour toute sa vie ; vous prenez le chemin d’en faire un honnête homme. Vous voyez que vous aviez bien fait de lui donner des chausses [culotte, caleçon] ; ils sont filles tant qu’ils ont une robe.» 45 (Cf. Femme. Mère. Sévigné Madame de)
* Ajout. 23 août 2017. François Chalais [1919-1996], dans son livre, Les chocolats de l’entracte évoque son père qui «selon la tradition du temps, fut contraint, jusqu’à l’âge de cinq ou six ans, de porter des vêtements de fille.» 46

Être humain. Enfants (Simenon Georges) : George Simenon [1903-1989], auteur, s’adressant à sa fille, Marie-Jo de : «Le sort m’a donné deux fils avant toi et je n’ai pas été déçu. Marc et Johnny, jeunes mâles ont été accueillis dans l’allégresse, comme devait l’être, après toi, ton frère Pierre. Je n’en ai pas moins eu longtemps la nostalgie d’une fille, d’une petite femelle d’homme dont je puisse suivre l’éclosion.» 47 Faut-il rappeler, au risque d’un amalgame qui peut (légitimement ?) être analysé, interprété, vécu comme grossier, que sa fille s’est suicidée ? (Femme. Mère. Simenon George)

Être humain. Enfants (Staël Madame de) (1) : Madame de Staël [1766-1817], dans une lettre du 24 novembre 1805 à son fils Auguste [1790-1827] lui écrit :
«[…] Cher Auguste, regarde donc un peu autour de toi, et apprends la vie : cette étude là en vaut bien une autre.» 48

Être humain. Enfants (Staël Madame de) (2) : Madame de Staël [1766-1817], dans une lettre du 14 janvier 1806 à son fils Auguste [1790-1827] :
«[…] Je ferai de toi un homme, une femme, tout. […]» 49

Être humain. Enfants (Staël Madame de) (3) : Madame de Staël [1766-1817], notamment dans ses lettres en 1805 à son fils Auguste [1790-1827], lorsqu’elle évoquait son père [qui était, aux dires mêmes de Madame de Staël Monsieur de Narbonne et non pas Monsieur de Staël], nommait en réalité : Jacques Necker [1732-1804], c’est à dire son grand-père. Elle peut aussi le nommer «notre sublime ami». 50

Être humain. Enfants («Utérins») : Entendu ce jour [mai 2015] : «Nous sommes 14 enfants et aucun du même père. Nous sommes des utérins, ce qu’on appelle des utérins...parce que c’était un peu les enfants de la honte…» (Un homme de 68 ans). 51
* Signification «utérin», selon le Littré : «Terme d'anatomie. Qui concerne la matrice. Globe utérin, la masse arrondie que forme dans l'hypogastre l'utérus pendant la grossesse et pendant les huit à dix jours qui suivent l'accouchement avant que l'utérus ait repris sa forme et son volume habituels. Terme de pathologie. Granulations utérines, petites tumeurs irrégulières siégeant dans la cavité du corps de l'utérus et quelquefois du col. Fureur utérine, synonyme de nymphomanie. Les utérins, classe de médicaments hétérogènes, qui ont pour propriété commune d'agir plus particulièrement sur l'utérus, d'exciter les contractions de sa membrane charnue et les sécrétions de sa muqueuse. Il se dit des frères et des sœurs nés de la même mère, sans avoir le même père. ‘Les parents utérins ou consanguins ne sont pas exclus par les germains. [Code civil]’»
* Signification d’«utérin» selon le Larousse : «Se dit des membres de la branche maternelle d'une famille, en comprenant à chaque génération les seuls enfants des filles de cette famille. (Les frères et sœurs utérins s'opposent aux frères et sœurs consanguins, qui sont du même père mais d'une mère différente, et aux frères et sœurs germains, qui ont le même père et la même mère.)»

Être humain. Enfants (Violences à l’encontre des enfants) : (Cf. Violence-s. Violences à l’encontre des enfants)

des enfants) : (Cf. Violence-s. Violences à l’encontre des enfants)

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Notes de bas de page

1 Concernant Janusz Korczak, lire, Alain Buhler, L’adieu aux enfants. Olivier Orban. 1978. 294p.

2 Bruno Bettelheim, Dialogues avec les mères. La première tâche : éduquer les parents. Le grand livre du mois (avec l’autorisation des Éditions Laffont) 2000. 307p.

3 Alice Miller, Notre corps ne ment jamais. In, L’essentiel d’Alice Miller. Flammarion. 1002 p. 2011. p.982

4 Alice Miller, La connaissance interdite. Affronter les blessures de l’enfance dans la thérapie. Aubier. 256p. 1990. p.83,84

5 Cf. notamment, bien qu’insuffisamment critique, TV. Public sénat. Bumidom, Des Français venus d’Outremer. 6 août 2017

6 M. Le magazine du Monde, Les enfants volés de la Réunion. 27 août 2016

7 Marie Métrailler, Marie-Magdeleine Brumagne, La poudre de sourire. L’Age d’homme. 223 p. 1987. p.193

8 In, Dany Cohn-Bendit, Nous l’avons tant aimée, la révolution. Points actuels. Le Seuil. 284p. 1988. p.141

9 Françoise Dolto, La cause des enfants. Le livre de poche. 638p. 1985, p. 109

10 France Culture, Françoise Dolto : ‘Moi, j’y crois raison au Père Noël. Je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner’. 22 octobre 1989. Réécoute le 9 juillet 2017

11 Paul Lombard, Divorcer. La Table ronde. 238p. 1975. p. 147

12 Stendhal, De l’amour. Michel Lévy Frères. 371p. 1857. p.185

13 Nathalie Sarraute, Enfance. Folio. 277p. 1995. p.83 à 85

14 France Culture, Maria Montessori [1870-1952] - Le mystère de l’enfant. 9 septembre 2017

15 Maurice Tubiana, Introduction au livre de Thérèse Planiol, Une femme, un destin. Éditions Rive droite. 225p. 1995. p.16

16 George Sand, Œuvres autobiographiques. I. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1418p. 1978. p.650

17 France Culture. Billie Holiday, Une vie, une voix. 24 Juillet 2015. 15 h 25

18 In, Hélène Berr, Journal. Points. Tallandier. 329p. 2009. Note p.51 et 52 et p.87

19 Terre des femmes. Panorama de la situation des femmes dans le monde. (Sous la direction d’Élisabeth Paquot). La Découverte. Maspero. Boréal Express. 448p. 1983. p.227

20 Mary Chamberlain, Paysannes des marais. Des femmes. 217p. 1976. p.34,35

21 Farah Pahlavi, Mémoires. J’ai lu. 407 p. 2004. p.40

22 Le Parisien, Un accusé ‘ pervers’ et ’peu ouvert aux autres’. 3 mai 2017

23 Jean-Jacques Rousseau, Œuvres complètes. I. La Pléiade. NRF. Gallimard. 1969p. 1986. p.1089 et 1823, 1824

24 Françoise Dolto, La cause des enfants. Le livre de poche. 638p. 1985. p.140 à 144

25 Nina et Jean Kéhayan, Rue du prolétaire rouge, Seuil. 222p. 1978. p.50

26 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.346

27 Ryszard Kapuscinski, Le Shah. Flammarion. 241p. 2010. p. 77

28 France Culture. Une vie, une œuvre, Clara Malraux [1898-1982], une intensité plus qu’humaine. 15 novembre 2007. Rediffusion le 24 juin 2017

29 Jean Lacouture, Profession Biographe. Conversations avec Claude Kiejman. Hachette Littératures. 237p. 2003. p.109

30 Arte, USA. Les petits soldats de l’Amérique. 3 août 2017

31 Maréchal nous voilà ! 1941. Paroles de André Montagnard et Charles Courtioux

32 France Culture. Impromptu de vacances. François Mauriac. Réécoute. 4 décembre 2014

33 Cf. L’Essentiel d’Alice Miller. Flammarion. 2011. 1102 p.

34 Annie Goldmann, Les filles de Mardochée. Histoire d’une émancipation. Denoël / Gonthier. 153p. 1979. p.105

35 France Inter, Le moment Meurice. Léna l’insoumise. 3 octobre 2017

36 France Inter, 116 rue Albert Londres. Florence Aubenas. 14 juin 2015

37 Florence Aubenas, La méprise : l’Affaire d’Outreau. Le Seuil. 2005. 252p.

38 George Sand, Œuvres autobiographiques. II. Histoire de ma vie, La Pléiade. 1638p. 2001. p.222

39 Françoise Dolto, Autoportrait d’une psychanalyste. 1934-1998. Points Actuels. 284p. 1992. p.122,123

40 Jean-Jacques Rousseau, L’Émile ou De l’éducation. Livre I. Folio. Essais. 1139p. 1969. p.132

41 Élisabeth de Fontenay, Pour Émile et par Émile, Sophie ou l’invention du ménage. Les Temps Modernes, Petites filles en éducation. Mai 1976. N° 358. p.1774 à 1785

42 Sade, La philosophie dans le boudoir, In Œuvres. III. La Pléiade. Gallimard. 1638 p. 1998. p.68

43 Sade, Les cent vingt journées de Sodome, In Œuvres. I. La Pléiade. Gallimard. 1363p. 1990. p.291

44 Laissez les grandir ici. Film collectif fait avec le réseau Education sans frontières. RSF. In France Culture. Ariane Doublet. Passeurs de réel.. 23 août 2017 ? 1ère diffusion. 16 mai 2007.

45 Madame de Sévigné. Lettres Choisies. Folio. 380p. 1974. p114

46 François Chalais, Les chocolats de l’entracte. Le livre de poche. Choses vécues. 348p. 1973. p.10

47 Georges Simenon. Mémoires intimes. France Loisirs. 753p. 1982. p.577

48 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VI. Klincksieck. 671p. 1993. p.15

49 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VI. Klincksieck. 671p. 1993. p.36

50 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VI. Klincksieck. 671p. 1993. p.10, 16 (Note 7), 23, 29, 32, 52, 64

51 France Culture. Sur les docks. Enfants placés. 3 mai 2015


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