Langage
 Marie-Victoire Louis

Langage

date de rédaction : 09/03/2017
date de publication : 09 mars 2017
mise en ligne : 09/03/2017
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 3687 items et 23 rubriques : I. «Culture» (154) ; II. Droit (80) ; III. Êtres humains (114) ; IV. Êtres humains. Corps (46) ; V. Êtres humains. Enfants (41) ; VI. Êtres humains. Femme-s (713) ; VII. Êtres humains. Homme-s (296) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (156) ; IX. Famille (156) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (176) ; XI. Justice (172) ; XII. Langage (117) ; XIII. Patriarcat (166) ; XIV. Penser (278) ; XV. Politique (401) ; XVI. Pornographie (47) ; XVII. Proxénétisme (152) ; XVIII. «Sciences» sociales (63) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (22) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (73) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (51) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme] (59) ; XXIII. Violences (155)… et continuera d’évoluer.

9 mars 2017

XII. Langage

En noir : nouveaux items (et modifiés)

I. Langage : Langage ; Langage (Adjectif) ; Langage (Adjectif / substantif ) ; Langage («Arme») ; Langage (Carroll Lewis) ; Langage (Chalamov Varlam) ; Langage (Censure) ; Langage (Cleyre Voltairine de) ; Langage (Concept) ; Langage (Conscience) ; Langage (Conservateur) ; Langage (Critique) (1,2) ; Langage (Delteil Joseph) ; Langage («Féminisation» du) (1,2,3,4,5) ; Langage (Galimatias) ; Langage (Héritier Françoise) ; Langage (Internationale Situationniste) ; Langage (Koestler (Arthur) ; Langage (Kraus Karl) ; Langage (Luca Gherasim) ; Langage (Obscur) ; Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) ; Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) ; Langage (Pensée féministe) ; Langage (Pensée féministe. Comment la tuer) (1,2) ; Langage («Réel») ; Langage (Saussure Ferdinand de) ; Langage (Steiner George) ; Langage (Sujet) (1,2) ; Langage (Synonyme) ; Langage (Syntaxe) ; (38)

II. Langage. Académie française : Académie française (Abbé Morellet. 1805) (1) ; Académie française (Barrès Maurice. 1906) (2) ; Académie française (France Anatole. 1909) (3) ; Académie Française (Massis Henri. 1913) (4) ; Académie Française (Jammes Francis. 1921) (5) ; Langage (Académie française. Noailles Madame de. 1923) (6) ; Académie française (Mauriac François. 1941) (7) ; Langage (Académie française. Djebbar Assia) (8) ; Langage (Académie française. Delay Florence) (9,10) ; (11)

III. Langage. Genre (Critique du) : Langage. Genre (1,2,3,4) ; Langage. Genre (à toutes les sauces) ; Langage. Genre («Genrée Approche») ; Langage. Genre («Comme nous disons…») ; Langage. Genre (Fassin Éric) ; Lagage. Genre (Genèse) ; Langage. Genre («Mauvais») ; Langage. Genre (Passé, présent, futur du terme…) ; Langage. (Genre. Pape François) ; Langage. Genre (Les études de genre. 2016. Bereni Laure) ; Langage. Genre (Les études de genre. 2016. Pezeu Geneviève) (2) ; Langage. Genre (Les études de genre. 2016. Picq Françoise) (3) ; Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Raibaud Yves (4) ; Langage. Genre. Sexe-s ; Langage (Genre. Violences) ; (18)

IV. Langage (Mot) : Mot (1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11) ; Langage (Mot. Diderot) ; Langage (Mots. Hayek Friedrich A.) ; Langage. (Mot. Hobbes Thomas) ; Langage (Mot. Images) ; Langage (Mot. Valls Manuel) ; (16)

V. Langage. Mots. (Critique de) : «Affaire» ; «Amour» ; «Ça», «Choix» ; «Bonniche» ; «Courtisan / Courtisane» ; «Drame» ; «Libertin» ; «Passage à l’acte» ; «Possessif» ; «Reproduction» ; «Science» ; «Sulfureux […]» ; «Terrorisme / te» ; «Vertu» ; «Victime» ; (16)

VI. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

VII. Langage. Verbe : Verbe, Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver (18)

8 mars 2017 : 117 items

I. Langage :

Langage : Plus les mots sont indéterminés, équivoques, polysémiques, et si souvent ne veulent strictement rien dire, plus ils sont fonctionnels pour la perpétuation du monde. On matraque la pensée de chacun-e avec l’imposition de termes que chacun-e interprète selon son entendement. Dès lors, dans cette confusion délibérée, la pensée [politique] s’estompe, se dilue, se fragmente, se recompose et le monde continue ainsi d’autant plus aisément sur des bases que tant s’acharnent à reformuler, à recomposer, en fonction de leurs seuls intérêts …(Cf. Les [mes] critiques d’Amnesty International)

Langage (Adjectif) : Pour ne jamais omettre l’importance de chaque mot, ici la signification de l’ajout d’un seul adjectif, se remémorer l’échange entre De Gaulle et Churchill. Le premier lui dit : «Je suis la France» ; le second rétorqua : «Non, vous êtes la France combattante». 1
- Dans le même sens, concernant la pornographie : «La progression du libéralisme culturel a empêché une condamnation tout azimut [d’une industrie dont on reconnaît qu’elle relève de la pratique privée]. » 2
- On peut aussi réfléchir à : une «femme touareg», un «article bien troussé», un «humanisme colonial», un «fascisme paternaliste», une «démocratie libérale» (Raymond Aron), une «démocratie formelle», une «démocratie sexuelle», une «révolution de velours», une «parité problématique», un «patriarcat économique», une «civilisation nocturne», un «libéralisme tempéré», un «usage disproportionné [de la force, une «victime occidentale», un «patron chrétien», une «morale puritaine», une «misère sexuelle», un «snobisme sexuel», un «braquage avorté», un «assassinat professionnel», un «sentiment obsidional», une «blessure symbolique», un «féminisme décolonial» (avril 2016), une «justice transitionnelle», une «jolie esclave», une «grande pauvreté», un «mensonge dialectique, vertueux», un «orgasme culinaire», une «nationalité vacillante», un «propos émollient», une «dictature tatillonne», une «frappe chirurgicale», un «commerce heureux», un «cercle vertueux [de la démocratie])», une «frontière poreuse», une «dynamique sécuritaire»…(Poursuivre)

Langage (Adjectif / substantif ) : Entendu dans l’émission Femmes Libres de Radio Libertaire (7 octobre 2015) une responsable d’une association agissant pour la reconnaissance comme «citoyennes» des «femmes handicapées» dénonçant la manière dont elles sont nommées et dire justement : «Nous ne sommes ni des adjectifs, ni des substantifs.» Pénétrant.

Langage («Arme») : Le langage fut d’abord l’arme de ceux qui commandent, qui ordonnent, qui décident, qui exigent, qui oppriment, et qui donc imposent le silence. Des limites de la «parole libératrice», laquelle exige nombre de conditions… (Cf. Culture)

Langage (Carroll Lewis) : Lewis Carroll [1832-1898], dans Alice au pays des merveilles, auteur de l’échange suivant entre Alice et Humpty-Dumpty : «Lorsque moi j'emploie un mot, répliqua Humpty-Dumpty d'un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu'il me plaît qu'il signifie...ni plus, ni moins.» «La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu'ils veulent dire.» «La question, riposta Humpty-Dumpty, est de savoir qui sera le maître...un point, c'est tout.» 3 Définitif ?

Langage (Chalamov Varlam) : Varlam Chalamov [1907-1982], auteur, en 2003, de : «C’est par la maîtrise du parler des truands que commence le rapprochement entre le cave et le monde de la pègre.» 4
- Un exemple qui fait florès : «les filles»… (Cf. Pornographie, Proxénétisme)

Langage (Censure) : Les coupures, déformations, réécritures, infléchissements du sujet, questionnements hors sujet, autocensures, aimables pressions, concessions ‘consenties’ tuent les textes plus efficacement qu'une censure sans appel... laquelle a le mérite de maintenir le texte dans son intégr[al]ité et de permettre qu’il puisse être publié ultérieurement en l’état. (Cf. Féminisme, «Sciences» sociales. Histoire. Historiographie Patriarcale)

Langage (Concept) : Chaque modification du langage ne peut se comprendre que dans le cadre de l’évolution de la société qui l’a vue naître. Dès lors, la critique du langage implique de repenser les concepts au sein desquels il s’inscrivait, tandis que son évolution repose sur cette compréhension. Et alors, subitement, inopinément, s’élaborent de nouveaux concepts, de nouveaux mots qui apparaissent comme des champignons un lendemain de pluie.

Langage (Conscience) : Analyser le langage en fonction de sa capacité à agir sur et dans les consciences individuelles : un préalable à la construction d’un regard critique politique.

Langage (Conservateur) : Le langage charrie nécessairement des modes de pensées et donc des visions du monde passéistes, donc conservatrices, nécessairement donc inappropriées pour penser le futur. Ne justifie pas pour autant leur disparition : une prise de conscience souvent suffit.

Langage (Critique) (1) : Critiquer les mots est important, mais ne plus employer ceux considérés comme inappropriés l’est tout autant.

Langage (Critique) (2) : À critiquer les «éléments de langage», peut-on encore critiquer le langage ?

Langage (Cleyre Voltairine de) : Voltairine de Cleyre [1866-1912], concernant [notamment] «l’action directe», auteure de : «Tant et tant de fois par le passé des noms, des phrases, des devises, des mots d’ordre ont été détournés, inversés, déformés du fait d’évènements qui échappaient au contrôle de ceux [et celles] qui en usaient correctement ; et ceux [et celles], qui malgré tout, persistaient à défendre leur interprétation et insistaient pour qu’on les écoutât finissaient par comprendre que de telles périodes d’incompréhension et de préjugés n’étaient que le prélude à une recherche et une compréhension plus approfondies.» 5 Juste, clairvoyant.

Langage (Delteil Joseph) : [1894-1978] Auteur de : «Jeanne [d’Arc] vint au monde à cheval sous un chou qui était un chêne.» 6 Laisse pantois-e.

Langage («Féminisation» du) (1) : Dans la mesure où «le masculin» a été pendant des siècles et est encore considéré comme signifiant l’universel, la seule revendication de «féminisation [du langage]» ne peut lever cette hypothèque historique. En d’autres termes, dès lors que la langue a été construite sur un «masculin» - qui englobait un masculin dominant et un féminin dominé - l’ajout du «féminin» et / ou la critique par le «féminin» ne peut qu’égratigner la signification patriarcale du langage.
* Ajout. 3 juin 2014. Cf., le livre d’Éliane Viennot, Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue Française. 7

Langage («Féminisation» du) (2) : Les limites de la féminisation des mots : ceux qui au masculin désignent la fonction qu’exerce un homme et qui, féminisé, a une toute autre signification : celle d’un objet : un jardinier, une jardinière ; un cuisinier, une cuisinière ; un chevalier, une chevalière… À deux reprises, j’ai entendu cet argument aux fins [de tenter de] délégitimer la critique de l’hégémonie du masculin. (À prolonger)

Langage («Féminisation» du) (3) : Jean-Louis Bourlanges (ancien député européen, professeur à Sciences-po, ‘centriste’) réagit, en 2015, à la féminisation du terme de «représentant», ce qui le choque et qu’il récuse. Il se reprend et évoque alors : «[…] la Haute représentante, comme on dit dans cette atmosphère de féminisation […] grammaticale qui est condamnée, comme vous le savez par l’Académie Française, pour de très solides raisons… Je crois que la cause des femmes doit s’exprimer sur d’autres terrains - il butte sur le mot…- que l’efficacité.» (Ou, après réécoute, «avec plus d’efficacité») 8
La signification et / ou la validité de l’argumentaire étant absente, je ne peux retenir que de l’argument d’autorité. Et l’on voit bien ici, qu’au delà de la féminisation du mot, ce qui est en cause c’est bien la volonté de décider des hiérarchies et donc garder du pouvoir. (Cf. Homme «Politique». France. XXIème siècle, Féminisme, Langage. Académie Française)

Langage («Féminisation» du) (4) : Je reçois le petit fascicule de 32 pages présentant le programme de Valérie Pécresse (Les Républicains / UDI / Mouvement démocrate / PCD) - qui fut élue - pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 intitulé : «Mon plan d’action pour l’Ile-de-France».
Concernant la féminisation des termes, je constate (en 4ème de couverture) qu’il est question d’une «présidente», puis d’une «présidente entrepreneure».
Mais, à la suite d’une lecture plus précise, je dois constater que ce féminin ne s’applique qu’à elle. Je lis en effet, après : «candidat», «entrepreneurs», «demandeurs» [d’emploi], «salariés», «auto-entrepreneurs», «chercheurs», [jeunes] «chercheurs», [alternance pour] «tous», «apprenti» «apprentis» (2 fois), «enseignants» (3 fois), «boursiers» [méritants], «Franciliens» (7 fois), «bacheliers» [mention Très bien], «chefs d’entreprises», «salariés», [parcours du] «combattant», «retraités», [anciens] «combattants», «étrangers» [en situation irrégulière], «élus» (2 fois), «agents de lycées», «fraudeurs», «voisins» [vigilants], «lycéen», «lycéens», «aidants» [familiaux]». Et s’il est question une fois d’«infirmier(e)s», on note quatre lignes plus bas, qu’il n’est plus question que du diplôme d’«infirmier» [à bac +5]. Enfin, on lit dans la rubrique : «D’avantage de logements pour les jeunes» qu’il est question d’un «[effort particulier pour l’accueil des] «filles» (p.10) et, dans la rubrique «Soutenir les familles» de «[d’avantage de logements pour les] «femmes» [victimes de violences conjugales] ». J’oubliais…Dans l’intransigeance sur «les valeurs de la République», il est question au singulier de l’«égalité homme / femme». (Cf. Politique. Egalité)

Langage («Féminisation» du) (5) : Serge Moscovici [1925-2014], auteur de : «Certes, il faut que les femmes se préoccupent de l’exploitation matérielle, de l’oppression sexuelle, qu’elles luttent pour leurs droits politiques, professionnels et économiques tout autant et plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à ce jour. Ceci contribuera à changer leur vie, en tant que citoyens, travailleurs, individus biologiques9

Langage (Galimatias) : Roger Judrin [1909-200], auteur de : «L’obscurité m’était odieuse quand elle venait du galimatias10
- Se prémunir de «l’obscurité» : vaste chantier, jamais terminé. (Cf. Êtres humains. Penser. Style)

Langage (Héritier Françoise) : Françoise Héritier, présentée par France Culture, en sus de ses titres et fonctions au Collège de France - avec ou sans sa caution ?, en 2015, comme «militante féministe», auteure de : […] «Lorsqu’il s’agit de souvenirs vraiment privés, je parle au féminin et lorsqu’il s’agit d’impressions universelles, je parle au masculin ; parce que, là, je ne peux pas dire que ce sont uniquement des femmes qui peuvent avoir ce type de souvenirs. […] Mais la plupart du temps, on ne peut pas savoir si c’est masculin ou féminin […] Mais, de temps en temps, effectivement, il fallait choisir. Mais je parle de façon, oui, universelle […] » 11
- Dans cet entretien, elle attira cependant justement l’attention sur l’absence «non neutre» du neutre dans la langue française. (Cf. Patriarcat)

Langage (Internationale Situationniste) : Lu dans L’Internationale situationniste [1963] :
- «Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente ; inséparable de l’ensemble du terrain de ces luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié. Contrairement à ce qu’estiment les gens d’esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l’amour comme le croyait André Breton, sauf en rêve. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie. […]» 12
- «Il est impossible de se débarrasser d’un monde sans se débarrasser du langage qui le cache et la garantit, sans mettre à nu sa vérité. […]» 13
- «La confusion est devenue telle, dans l’organisation du langage, que la communication imposée par le pouvoir apparait comme une imposture et une duperie.» 14
- Fort juste, fondamental même…

Langage (Koestler (Arthur) : Arthur Koestler [1905-1983], auteur de : «[…] Le langage cristallise des croyances intuitives et des idéologies agressives.» 15
On pourrait tout aussi bien inverser les adjectifs, et, en outre, s’interroger sur sa signification.

Langage (Kraus Karl) : Karl Kraus [1874-1936], auteur de : «Le langage est la mère, non la servante de la pensée16 Ce distinguo nous aide t-il à [mieux] penser ?

Langage (Luca Gherasim) : Gherassimov Luca [1913-1944], auteur de : «Une lettre, c’est l’être lui-même» et de : «Je dis à peu près ceci pour dire cela.» 17 Distinguo entre le ‘signifiant’ et le ‘signifié’ ? : vaines querelles de mots ? Verbiage ?

Langage (Obscur) : Georges Vedel, constitutionaliste [concernant la loi dite sur la parité], auteur de : «C’est exprès que le constituant énonce un texte obscur dont l’objet est très précisément de se débarrasser du devoir d’être clair, ce qui peut être, laissera les lecteurs du texte le comprendre avec l’illusion pour chacun qu’on va ‘dans le bon sens’, c’est à dire le sien.» 18
- Universel…et bien radical pour un auteur si ‘respectable’…

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) : Cornelius Castoriadis [1922-1997] ; auteur en 1963 d’un article dans Socialisme ou Barbarie, intitulé : La jeunesse étudiante qui commence ainsi : «Ils sont 250.000 à n’être ni des enfants ni des hommes.» Puis, après avoir précisé qu’il s’agit «évidemment d’un groupe extrêmement hétérogène », on lit que, contrairement à l’ouvrier, l’étudiant «a rarement un femme et des enfants à nourrir.» 19

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) : Jean-Paul Sartre [1905-1980], auteur de :
- En 1945 : [Concernant la situation au États-Unis aux lendemains de la guerre] : «Ce qui, ici, frappe le plus peut être, ce sont les restrictions de main d’œuvre. Partout où c’est possible, on utilise les femmes. Mais le service est lent. Dans les magasins, chaque vendeuse s’occupe à la fois de plusieurs clients.» 20
- Même année : «Qu’il écrive ou travaille à la chaîne, qu’il choisisse une femme ou une cravate, l’homme manifeste toujours : il manifeste son milieu professionnel, sa famille, sa classe et, finalement, comme il est situé par rapport au monde entier, c’est le monde qu’il manifeste.» 21
- Même année : «Il n’est pas rare que l’on opte pour une vie passionnelle plutôt que pour une vie raisonnable. Mais c’est qu’à l’ordinaire, on aime les objets de la passion : les femmes, la gloire, le pouvoir, l’argent. [...]» 22
- En 1946 : [concernant ses «anciens élèves», «mariés de bonne heure», «pères de famille avant d’avoir fini leurs études», qui «reçoivent à la fin de chaque mois, un mandat de leur famille qui ne leur suffit pas»] : «Ce sont des demi travailleurs, en partie comparables à des femmes entretenues, en partie à des ouvrières à domicile.» 23
- Même année, [concernant la littérature, l’art] : […] «Ce mal marié qui écrit du mariage avec talent, on dit qu’il a fait un bon livre avec ses misères conjugales. Ce serait trop commode : l’abeille fait du miel avec la fleur parce qu’elle opère sur la substance végétale des transformations réelles ; le sculpteur fait une statue avec du marbre. Mais c’est avec des mots, non pas avec ses ennuis que l’écrivain fait ses livres. S’il veut empêcher que sa femme soit méchante, il a tort d’écrire sur elle : il ferait mieux de la battre. [...]» 24
- Entre 1952 et 1954, dans trois textes publiés dans les Temps Modernes, intitulés Les communistes et la paix, 25 on lit :
* [concernant les hommes politiques français] : «Sont-ce des hommes d’Etat, ces catholiques aux nerfs de filles qui s’évanouissent à la tribune […]» (p.258) ;
* [concernant la répression Versaillaise des Communards et Communardes en 1871] : «Dans les yeux de leurs prisonniers - ces yeux fixes que les belles Versaillaises s’exerçaient à crever du bout de leurs ombrelles» […] (p.276) ;
* [concernant la bourgeoisie française après la répression de la Commune], Sartre évoque «l’ignoble jubilation de ses bonnes feuilles et de ses honnêtes femmes» (p.279) ;
* [concernant les petits patrons] : «Un congrès syndical met le capitalisme en question ? c’est qu’on veut lui couper la gorge et lui violer ses filles» (p.285) ;
* [concernant la France du début de années 50] : «Nous vivons le temps de le récrimination et du regret ; la France, c’est Jeanne La Folle couchée sur son beau mari pourrissant». (p.321)
- En 1954 : [concernant la représentation d’un «vieil eunuque», d’un «vieil homme» (Chinois)] : «[…] c’est la vieillesse et non la Chine qui lui a tanné la peau. Il ressemble à une femme ? peut être : mais c’est que la différence des sexes tend à s’effacer avec l’âge.» 26
- En 1958, [concernant Jacqueline Guerroudj [1919-2015] et Abdelkader Guerroudj, condamnés à mort en 1957 par la justice française pendant la guerre d’Algérie] : «Lui, c’est un responsable politique qui assurait les liaisons entre les combattants de la Libération et la direction du FLN. Elle, c’est une petite bourgeoise de la ‘Métropole’ qui a voulu prendre sa part de risques parce qu’elle approuvait l’entreprise de son mari.» Pour précision, Jacqueline Guerroudj fut, juive, internée par les nazis en France, s’est engagée pour l’indépendance algérienne, était communiste, a rejoint le FLN et est considérée en Algérie, ou elle vécut jusqu’à sa mort, comme une «moudjahida» (ancienne combattante). 27
- En 1960, [concernant Paul Nizan] [1905-1940] : «[…] Il vécut chez sa fiancée, entra au P.C, se maria, eut une fille», […] suivi, cinq lignes plus bas, de  : «il vivait en famille ; sa femme lui avait donné un second enfant, un fils. […]» 28
- En 1971, [concernant Flaubert] : «Dans sa correspondance, il se livre comme sur le divan du psychanalyste, au contraire de George Sand, par exemple, qui, dans la sienne, ne cesse de se dissimuler.» 29
- En 1975 [concernant ses relations avec Albert Camus] : «Il avait un langage très vert, moi aussi d’ailleurs, on se racontait un tas de cochonneries et sa femme et Simone de Beauvoir feignaient d’être scandalisées». 30
- En 1975 [concernant sa «vie privée», dans «l’avant guerre»] : «Je considérais qu’elle devait plutôt être faite d’agréments […] femmes, bon repas, voyages, amitiés». 31 (Cf. Hommes. Intellectuels. Sartre Jean-Paul, Penser, Patriarcat)

Langage (Pensée féministe) : Dès lors qu’un concept, un terme, un mot, qui, bien que ne se référent qu’aux seuls hommes a été pensé comme ayant été assimilé à l’universel, sa seule permanence contribue à perpétuer le patriarcat. En effet, du seul fait de la permanence de son usage, ne serait-ce que du fait de sa propre inertie, sa première signification, quand bien même celle-ci serait-elle, rationnellement, raisonnablement, logiquement invalidée, par les féministes inclues, se perpétue.
Un exemple : [écrit en 1923] «Aujourd’hui, nous avons le suffrage universel, mais les femmes n’ont pas encore le droit de voter […]» 32
- Posé ainsi, les résistances aux bouleversements linguistiques imposées par les féministes se comprennent mieux : ce qui est ébranlé en effet ce sont les structurations mentales, psychiques, les représentations historiquement intégrées dans la conscience collective du monde depuis des siècles - et donc celles de chacun-e au monde - telles qu’elles se manifestant par le langage. L’usage, l’habitude, l’attachement à la tradition vont à l’appui de la résistance antiféministe, laquelle est d’autant plus forte qu’elle est moins arrivée à la conscience, à la raison, à la pensée. (Cf. Penser)

Langage (Pensée féministe. Comment la tuer) : Aucune analyse critique n’est pensable dans le cadre des concepts forgés par les personnes, les idées, les intérêts, la pensée du monde que l’on combat. En d’autres termes, on ne peut lutter contre un système de domination avec les termes qui l’ont fondé, qui le légitime, le justifie. L’emploi d’un seul d’entre eux suffit à interdire la justesse d’un raisonnement. Or, si l’on admet que toute la pensée est patriarcale et que la pensée féministe n’a que fort peu déstabilisé les normes dominantes, force nous est de reconnaître que, la plupart du temps, nous n’avons en notre possession que des outils intellectuels inappropriés à une critique féministe.
- Plus encore, non seulement, les scories qui encombrent cette pensée se maintiennent encore trop souvent, mais ‘on’ nous en rajoute sans cesse : après genre (inter-genre, trans-genre, cis-genre, pluri-genre, genre-pluriel, binarisme de genre…) et queer (gender queer…), il est question de sextrémisme, d’intersexe, de cis-sexisme, d’intersexuation, d’intersexualité, d’hétérosexisme, d’alter-sexualité, de rétrosexuel, d’intersexion, d’asexualité, de sexonomie, d’aliosexuel, d’asexualité, de sexo-séparatisme, de contrasexuel, de cissexualité, d’homme (cis), de post transexualité, de transexualité, de transsexualisme, de transcongugalité, de transphobie, de transidentité, transidentitaire, de transféminisme, de transféminicide, de [groupes] transpédégouines, de transféminisme, de fémonationalisme, d’homonationalisme, de transmisoginie, d’hétéropatriarcat, d’hétéronormativité, de lgbtphobie, lgbtphobe, de consubtantialité, d’agency (agentivité), de généricide, d’intersectionnel, intersectionnalité, de porno-activisme, de sexorcisme, d’atypisme sexuel, de transmasculinité, d’homonationalisme, d’intersectionnalité… [novembre 2014-avril 2016]
- Le seul concept actuellement valide, valable, celui qui doit sans cesse être enrichi, critiqué, complexifié, mais qui doit, selon moi, être sauvegardé : le patriarcat. (Cf. Féminisme, Patriarcat, Sexe-s)

Langage («Réel») : Le langage crée le réel, modèle le futur. Pour ce faire, il lui faut détruire, substituer, imposer une autre langue, dont la novlangue d’Orwell (dans 1984) fut la première éclatante manifestation. Depuis lors, ces impositions ont été rendues plus subtiles, mais aussi, bien souvent encore, fort grossières. Je n’en veux pour expressions que l’imposition de tant et tant de mots qui, soit ne veulent rien dire, soit ont été l’objet de tant d’interprétations qu’ils ne peuvent plus être considérés comme signifiants de quoi que ce soit. Et c’est sur ce théâtre d’ombres qu’ont lieu l’immense majorité des débats dits politiques. (Cf. Penser. Réalité, Politique)

Langage (Saussure Ferdinand de) : Ferdinand de Saussure [1857-1913], auteur de : «La langue est un système dont tous les termes sont solidaires et où la valeur de l’un ne résulte que de la présence simultanée des autres.» Que de perspectives critiques ouvertes par cette assertion…33

Langage (Steiner George) : George Steiner, auteur, en 1994, de : «Le discours qui tisse les institutions sociales, celui des codes, des lois, du débat politique, de l’argumentation philosophique et des œuvres littéraires, la rhétorique immense des médias - tous pourris par des clichés sans vie - par un jargon dénué de signification, par des faussetés intentionnelles ou inconscientes. La contagion s’est étendue aux centres nerveux du discours privé. Dans une dialectique d’infection réciproque, les pathologies du langage public, particulièrement ceux du journalisme, des œuvres de fiction, de la rhétorique parlementaire et des relations internationales, contribuent à affaiblir et à falsifier les tentatives faites par la psyché individuelle pour communiquer vérité et spontanéité.» 34
Sans cautionner certains termes («contagion», «infection», «pathologie» notamment), il est nécessaire - et beaucoup s’y emploient - de s’inspirer de cette analyse, mais en y incluant le fait - majeur - que les femmes ont, depuis des siècles, été exclues des lieux de l’élaboration du langage, sans oublier leur (non) droit à la parole…

Langage (Sujet) (1) : Entendu : «Quand j’étais en train de perdre ma femme…». 35

Langage (Sujet) (2) : Suite : Le sujet que l’on privilégie décide de la nature du raisonnement qui le suivra. Et révèle les présupposés de leur auteur-e.
- Un exemple : «Son indépendance lui a valu des ennuis avec la censure», au lieu et place de : «La censure….»
* Ajout. 4 août 2016. Lu, dans le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard, concernant l’actrice «Anna Karina : «Signe particulier : a jadis porté malheur aux films qu’elle tournait ; en effet, Le petit soldat et La religieuse furent interdits». 36 (Cf. Culture. Cinéma)
* Ajout. 26 aout 2016. Lu, dans Fritna de Gisèle Halimi, concernant sa mère : «C’est beauté de Fritna qui provoqua la demande en mariage37
* Ajout. 21 septembre 20016. Entendu sur LCI : «Quand le génocide est allé au terme de sa logique.» 38
* Ajout. 17 octobre 2017. Bernard Lemettre, auteur du livre : «Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution». 39
* Ajout. 21 octobre 2016. Lu, dans Le Figaro : «Areva : la baisse des effectifs crée des tensions». 40
* Ajout. 2 novembre 2016. Entendu sur France Culture : «Jacob Zuma [Président de l’Afrique du Sud] accumule les scandales.» 41
* Ajout. 16 novembre 2016. Entendu sur France Inter : «Le Médiator a trouvé sa bête noire : c’est Irène Frachon». 42
* Ajout. 22 novembre 2016. Lu dans Le livre noir des femmes : «Ciuda Jauarez - passage de obligé vers les États-Unis - offre des facteurs de risques élevés.» 43
* Ajout. 26 décembre 2016. Entendu dans un film d’Arte, intitulé Le plus vieux métier du monde : «La syphilis déferle sur l’Europe». 44
* Ajout. 21 janvier 2017. Lu dans Le bréviaire de la haine de Léon Poliakov : «[…] «Les chambres à gaz continuaient leur œuvre.» 45
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu dans un livre consacré à Marie-Louise Girod [1915-2014] qui évoque ici son enfance : «[…] La classe finie ramène les mères [pas question de rentrer seule à la maison].» 46
* Ajout. 1er février 2017. Lu : «Le charbon est une toute autre histoire que le fer, puisque le charbon a été catholique, le charbon a toujours voté à droite47
* Ajout. 1er février 2017. Lu : «[…] des étranges mal intégrés provoquent des phénomènes de rejet.» 48
* Ajout. 4 février 2017. Lu : «Lorsque les Africains ont été amenés aux Antilles […]» [Me Pau-Langevin, alors présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples), ministre d’Outremer de 2014 à 2016] 49 (Cf. Enfant, Crime d’État. France, Femme «Politique»)
* Ajout. 13 février 2017. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier : «Les grands boulevards portent au vice». 50 (Poursuive l’analyse)

Langage (Synonyme) : Je cherche [2016] un synonyme à «appauvrir». J’y découvre : «émasculer», «efféminer», «féminiser».

Langage (Syntaxe) : L’incohérence du monde se lit dans celle de sa syntaxe : les verbes sans sujet ; le sujet devenu objet (et inversement) ; le sujet subsumé dans une qualification pénale [«l’infanticide»] ; le substantif adjectivé (et inversement) ; les possessifs signifiant indistinctement êtres humains et objets ; etc.…(À prolonger).
* Pour une caricature, si politiquement signifiante, cf. les textes de critiques politiques sur les fondements d’une critique linguistique d’Amnesty International. 51

II. Langage. Académie française :

Langage (Académie française. Abbé Morellet. 1805) (1) : L’Abbé Morellet [1727-1819] était, en 1805, en charge (avec d’autres) du Dictionnaire de l’Académie française. Voici ce qu’en écrit madame de Rémusat dans un lettre du 13 juin 1805 à son mari, faisant état d’une discussion qui avait eu lieu chez elle : «L’Abbé Morellet prétend que ce sont les ouvrages de femmes qui le gênent le plus pour la signification des mots et la manière de les employer. Notre amie, Madame de Sévigné, le désole et, comme il ne fait pas grand cas de tous ces riens de sentiment dont les compositions féminines tirent leur plus grand charme, il consentirait volontiers à les brûler toutes et à nous interdire d’en essayer jamais. Galois, en galant chevalier nous a défendues. Il a soutenu que la littérature perdrait une branche importante, en interdisant aux femmes le droit d’écrire et il prétend que les négligences de style ne sont que des manières plus heureuses d’exprimer leurs pensées.» 52 (Cf. Femme. Écrivaines, Langage, Patriarcat)

Langage (Académie française. Barrès Maurice. 1906) (2) : Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 14 avril 1911 : «Madame de Noailles m’a raconté aussi ses rapports avec Maurice Barrès [1862-1923. Académicien en 1906]. Elle eut pour lui de la vénération, de la dévotion qu’on a au seigneur. […] Elle m’a dit aussi en passant tout ce que Barrès lui devait, ses Amitiés françaises, Le Voyage à Sparte. Et combien elle avait travaillé à son entrée à l’Académie française53

Langage (Académie française. France Anatole. 1909) (3) : Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 24 février 1909 : «Aujourd’hui, mercredi des cendres, été déjeuner chez Madame de Cavaillet avec Anatole France [1824-1924, Académicien depuis 1896] […] Ce qui fait qu’on ne parle plus aujourd’hui la vraie langue française, disait France, c’est l’invasion des bonnes étrangères.» 54

Langage (Académie française. Henri Massis. 1913) (4) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 10 décembre 1913 : «Déjeuner chez Francis de Croisset. Henri Massis [1886-1970. Sera Académicien en 1960] m’a intéressé. […] Il insiste sur l’ignorance où sont les catholiques. Il faut une culture supérieure catholique. Lui et ses camarades seront des catholiques obéissants. Il est hostile au libéralisme, au modernisme. Il croit à un mouvement chez les jeunes universitaires, mais ce qu’il y a de plus difficile à remuer, ce sont les jeunes filles qui ont passé par l’Université et qui sont enivrées de la libre pensée.» 55

Langage (Académie française. James Francis. 1921) (5) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 15 avril 1921 : «James [1868-1938] ne songe plus à l’Académie Française. Il faut pour y arriver, faire de trop vilaines choses.» 56

Langage (Académie française. Noailles Madame de. 1923) (6) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 22 avril 1923 : «Madame de Noailles [1876-1933] n’est pas pour l’entrée des femmes à l’Académie française. Elle trouve que la femme est à la remorque de l’homme, qu’il y a en elle, du fortuit et du greffé, qu’elle est un accident57
- Anna de Noailles n’en acceptera pas moins d’être élue, comme Colette après elle, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, qui, elle acceptait les femmes.

Langage (Académie française. Mauriac François. 1941) (7) : François Mauriac [1885-1970] à Maurice Garçon [1889-1967] le 26 juin 1941 : «Vous n’imaginez pas la belle étude de sénilité qu’on peut faire à l’Académie française…Il y a trop de vieillards. Sous prétexte de conservatoire des belles-lettres, on fait une collection de gâteux.» 58

Langage (Académie française. Djebbar Assia. 2005) (8) : Assia Djebar [1936-2015], le jour de sa réception à l’Académie française, le 16 juin 2005, était vêtue d’une longue robe noire. À Pierre Nora qui, la concernant, l’interrogeait, elle répondit : «C’est une robe de deuil pour un jour de deuil.» 59

Langage (Académie française. Delay Florence. 2012) (9) : Florence Delay, au début de son discours de réception à l’Académie française, s’adressa à ses «pair-es» en ces termes : «Il me semble, Mesdames, (aux deux femmes Académiciennes : Jacqueline de Romilly et Hélène Carrère d’Encausse), que je vous dois autant de reconnaissance, qu’à vous, Messieurs, qui êtes plus nombreux…»
- On a connu des critiques plus…frontales (?) 60 (Cf. Femme. Remarquable, Politique. Nationalisme)

Langage (Académie française. Delay Florence. 2014) (10) : Florence Delay, auteure de : «Si le cardinal de Richelieu avait pensé aux femmes [lorsqu’il a fondé l’Académie Française, sous le règne de Louis XIII en 1634], il avait tout ce qu’il fallait à sa disposition (!) : Madame de Lafayette, Madame de Sévigné, Mademoiselle de Rambouillet, Madame Scarron, la marquise de Sablé - qui a écrit une partie des Maximes de La Rochefoucauld - il avait pléthore de… de ces femmes dont Molière a eu tort de se moquer, sous le nom de Femmes savantes et de Précieuses ridicules. Il n’a pas voulu. Et, dès le début, ca a été une société d’hommes».
* …Et ça l’est resté durant encore 345 ans…. 61 (Cf. Femme (Remarquable. Marquise de Sablé. Delay Florence). Langage)

III. Langage. Genre (Critique du) :

Langage (Genre) (1) : Terme qui ne veut rien dire, mais sans lequel nul-le chercheur/seuse du CNRS et/ou de l’Université ne peut plus penser. Tue efficacement la pensée féministe : c’est d’ailleurs sa fonction et sa finalité. 62
«Le genre», en effet en permettant sinon de supprimer, du moins d’éviter d’avoir à employer les termes d’«hommes», de «femmes», donc d’«êtres humains» [fondé sur cette «différence»], a pour conséquence d’exclure de la pensée du monde, celle du féminisme.
En réintroduisant un ancestral pseudo-neutre qui ne fut pendant des siècles qu’un cache sexe du masculin [qui nous fut présenté comme universel] le seul emploi de ce terme interdit de voir, d’analyser, de penser le patriarcat et la domination masculine.
Ce n’est pas la pensée de «la différence des sexes» que le pseudo concept de «genre» veut abolir, c’est celle du patriarcat.
Ce terme, censé isoler les différences biologiques (assimilées à : sexes ? sexuelles ?) entre hommes et femmes de toutes les autres : sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, symboliques, allègrement mêlées, est, dès lors, de par sa confusion même d’une extraordinaire efficacité aux fins de légitimation du monde actuel, tel qu’en ses injustices il s’incarne.
Et ce tour de passe-passe, dont on a du mal à comprendre comment il a pu être un moment considéré comme «radical», n’aboutit en effet, en fin de course qu’à imposer celui de «genre humain».
En voici deux définitions trouvées sur le net : «Genre humain. Nom masculin. Ensemble de toutes les espèces humaines ,telles que l’Homo sapiens ou l’Homo habilis. Exemple : Le genre humain est aujourd’hui limité au seule Homo Sapiens ; les autres espèces ayant disparu» et : «Genre humain peut faire référence à : «Genre humains, le genre biologique des différentes espèces d’hommes ; Genre humain, un album de Brigitte Fontaine, Le Genre humain, revue interdisciplinaire».
- Il n’est enfin pas anodin de noter que ce terme n’existe pas en droit : il le sera sans aucun doute sous peu. (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Féminisme, Patriarcat, Penser, Pornographie, Sexe-s)
* Ajout. 12 septembre 2015. Évoquer «les excès du genre» conforte la légitimité du terme.

Langage (Genre) (2) : On ne combat pas des abstractions. On les récuse.

Langage (Genre) (3) : Chercher un antonyme à «genre»……

Langage (Genre) (4) : Concernant les manifestations de femmes anti-Trump dans le monde, le 21 janvier 2017, j’entend sur C8 un animateur déclarer : «Trump se met tout un genre à dos». 63

Langage (Genre. À toutes les sauces) : [2014. 2015] Quelques intitulés de séminaires, colloques, appels à contrats, articles [Recherche/Université]...: «Violence de genre et communication» ; «Genre et engagement» ; «Genre, sexualité et classe dans les trajectoires d’engagement» ; «Genre, sexualité et handicaps. Quand le genre empêche de jouir» ; «Genre, psychotropes et réduction des dommages» ; «Pratiques genrées et violences entre pairs en milieu scolaire» ; «Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication» ; «Genre, Médias et Communication» ; «Genre et violences de masse» ; «Le genre entre transmission et transgression» ; «Les lois du genre» ; «Les processus de transmission et de transgression du genre» ; «Genre, migrations et emplois domestiques en France et en Italie» ; «Genres pluriels» ; «Genre et violence» ; «Genre, classe et race. Rapports sociaux et construction de l’altérité» ; «Genre et médias en France : de La Fronde à Causette» ; «Genre, temporalités, pratiques des espaces» ; «Genre et psychanalyse : la différence des sexes en question» ; «Genre et alimentation» ; «Renforcer le genre dans l’Université» ; «Genre et gestion des catastrophes naturelles» ; «Renforcer le genre dans la recherche» ; «Genre, féminisme et controverses sur la prostitution» ; «Foulard, genre et laïcité» ; «Genre et histoire des institutions internationales» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Genre et travail indépendant : Les divisions sexuées du non salariat» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «Espaces publics, genre et mobilisations actuelles au Proche Orient» ; «Le genre : politique, travail, droit et développement» ; «Police du genre» ; «Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Le vent de la pensée» ; «Gender Trouble : Lectures hispanophones de Judith Butler» ; «Le genre au coeur de la mondialisation» ; «Méthodologie en études genre» ; «La santé au travail au prisme du genre» ; «Femmes et habitat : une question 
de genre» ; «Histoire du genre dans les jeux» ; «Genre et utopie» ; «Théorie relationnelle du genre» ; «Peut-on changer de genre ?» ; «Démographie, genre et société» ; «Normes de genre et récits médiatiques : les violences des femmes» ; «Performances culturelles du genre» ; «Genre, Inégalités, Discriminations» ; «Le genre de l’intégration européenne» ; «Législations européennes, législations nationales et rapports de genre» ; «Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre» ; «De l’importance du genre à l’ère nucléaire» ; «Des ‘Grandes Femmes’ ? Sexe et genre en protohistoire européenne» ; «Techniques du genre et jeux de violence» ; «Genre et légitimité culturelle» ; «Genre et travail indépendant» ; «Genre, Religions et Sécularisations» ; «Genre, politique et sexualités» ; «Genre, féminismes et mobilisations collectives» ; «Des controverses en tout genre : de l’usage polémique de la notion» ; «Masculin/ Féminin: la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones» ; «Qu’est-ce que le genre ?» ; «Le genre à l'Ouest» ; «Les violences sexuelles dans Antiquité : où se joue le genre ?» ; «Violences faites aux femmes : féminisme, antiféminisme et genre» ; «Violences et rapports de genre» ; «L’usage de la ville par le genre» ; «Le handicap au croisement des identités (genre, classes sociales, ethnicité, sexualités, génération)» ; «Le genre des signatures» ; «Genre et classes populaires» ; «La sexuation des ados : genres, féminité, homophobie et port du voile» ; «Genre, personne, interlocution» ; «L’ordre de genre» ; «Dynamique du genre en Afrique» ; «Genre et excellence dans le monde académique» ; «Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire» ; «Le genre dans l'art et les structures culturelles» ; «Genre, Mobilités, Spatialités» ; «Les figures de la ‘pute’ et du ‘pédé’ : les normes de genre dans la jeunesse» ; «Ordre et désordre dans le genre» ; «Transidentités : ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations» ; «Devenir élue. Genre et carrière politique» ; «Orientation sexuelle et Identité de genre» ; «Le corps pris aux maux. Rumeurs et fantasmes sur le genre» ; «Genre et liberté : Vers une féminité repensée» ; «Former envers et contre le genre» ; «Sexe et Genre : de la Biologie à la Sociologie» ; «Changer le genre de la présidence dans les séries télévisées américaines» ; «Genre et travail indépendant. Les divisions sexuées du non-salariat» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Le droit et les politiques familiales dans les DOM et en Nouvelle-Calédonie au regard du genre : universalité et égalité ?» ; «Gender and Genocide in the nazi area» ; «Genre et cinéma» ; «Genre et fiction» ; «Le(s) genre(s). Définitions, modèles, épistémologie» ; «Genre : concepts et approches» ; «Ouverture féministe, musique, genre, sexualité» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre, Modèles d’affaires et médias : retours d'enquêtes» ; «Parenté, genre et sexualité» ; «Genre Egalité Politiques Sociales» ; «Genre, Climat et la Transition Juste» ; «Care, Genre et environnement» ; «Les médias et l'alimentation au prisme du genre» ; «Genre, normes et psychanalyse» ; «Femmes, genre et féminisme en Méditerranée» ; «Le genre tout terrain. Des sexualités au religieux : quelles approches anthropologiques du genre ?» ; «(Non)mixité de genre» ; «Guerre et genre. Femmes chrétiennes et femmes musulmanes pendant la guerre d'Algérie» ; «La transmission du double nom de famille : une redéfinition des normes du genre ? ; «Le genre dans les sociétés égalitaires» ; «Le genre. Du déterminisme biologique au déterminisme socioculturel ?» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «La Théorie du genre ou Le monde rêvé des anges» ; «Femmes et habitat : une question de genre ?» ; «Renforcer le genre à l’Université. Regards croisés d’expériences africaines, latino-américaines et européennes» ; «Genre et prostitution» ; «Le genre de la nation en Iran et au Tadjikistan. (Re)constructions et contestations des hétéro nationalismes» ; «Produire le genre : la construction sociale de la ménopause (France, XIXe et XXe siècles)» ; «Parenté, genre & affects à l’époque moderne : micro histoire et réseaux» ; «Rencontres du troisième genre» ; «Objets et fabrication du genre» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre en séries : cinéma, télévision, média» ; «L'égalité sous conditions : genre, parité, diversité» ; «Le genre, la ville» ; «Genre et santé» ; «Géopolitique du genre et féminismes en Asie orientale» ; «Le genre : un outil politique en Chine» ; «Quand des politiques publiques en viennent à être mises en cause à l’aune du principe d’égalité de genre - le cas des abattements pour conjoint au Japon» ; «Les normes de genre dans la presse masculine» ; «Femmes, genres et communismes» ; «Genre et politique dans la presse en France et au Canada» ; «Théories de la littérature. Système du genre et verdicts sexuels» ; «Genre en pratique» ; «Genre ou liberté. Vers une féminité repensée» ; «Genre et des rapports sociaux femmes/hommes» ; «Genre et Actions Liées à l’Egalité dans la Société» ; «Sociologie relationnelle du Genre : Personne, procréation et filiation» ; «Le genre de l'état-civil; l'infertilité, un concept utile en sciences sociales ?» ; «Le genre de la souillure dans le monde Méditerranéen antique» ; «Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s» ; «genre, personne, locution» ; «genre et méthode ethnographique» ; «Les médias et l’alimentation au prisme du genre» ; «Genre et jouissance» ; «Gendering Science: Women and Men Producing Knowledge» ; «Genre, didactique et FLE» ; «Genre et vieillesse depuis 1800» ; «Les catholiques et le genre. Une approche historique» ; «Le «socialisme réel» à l’épreuve du genre » ; «Scopophilia. Genre et politique du regard» ; «Des études sur le genre à l'éducation au genre» ; «Gender Crusades: Mobilizing Against Equality in Europe» ; «Femmes et hommes dans la société : une question de genre ?» ; «Genre, rapports sociaux de sexe et sexisme» ; «Genre, Révolution, Transgressions» ; «Gender and Technology: New capabilities or old, masked prejudices ? » ; «Gender in Arts Criticism» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «L’astrologie aujourd’hui en France : quel ‘genre’ de divination ?» ; «Care, genre et travail social, enjeux éthiques et politiques. Le cas de l’animation socio-culturelle ; «Genre, médias et communication» ; «La prouesse et le risque. Genre et professions ‘à risques’» ; «Genre et politique» ; «Genre et recherche» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «Décoloniser les savoirs sur le genre» ; «Le grand théâtre du genre» ; «Performance culturelle du genre»; «Dictionnaire des féministes et du genre» ; etc, etc… (Cf. Êtres humains, Femmes, Féminisme, hommes, Patriarcat, Sexe-s […])
- Cf. Nicolas Boileau : «Aimez vous la muscade ? On en a mis partout». 64

Langage (Genre. «Genrée Approche» : Des conséquences politiques de l’emploi du «genre» : certain-es en sont réduit-es, sous l’égide de l’ONU, à «se féliciter de la prise en compte d’une approche genrée» [9/10 novembre 2012]. 65
* Ajout. 14 novembre 2014. Au Mali, «l’approche de Planification et la Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) consiste à utiliser les ressources, les systèmes et les processus budgétaires publics tant au niveau national que local pour financer l’égalité genre.» 66 De la bouillie pour les chats.

Langage (Genre. «Comme nous disons…») : Lorsque Michèle Perrot présentée par France Culture, comme «historienne et militante féministe» dans le cadre d’une série d’émissions consacrées aux «nouveaux féminismes», dit, en août 2016, cette phrase apparemment anodine : «[…] le genre, comme nous disons…» 67 elle présuppose, par l’emploi du «nous», un collectif qui serait défini par l’emploi du terme «genre». Quelle place accorder alors à celles, à ceux qui récusent l’emploi du ce terme, d’emblée placé-es, sans discussion, hors de ce collectif ? Le «nous» inclusif devient, comme tous les «nous», un «nous» d’exclusion. Quant à l’évidence de cette assertion - un simple constat - elle a pour conséquence de clore les réflexions, les débats sur la valeur de ce mot et sa signification politique ; elle participe à la constitution d’une communauté (universitaire, féministe, autre ?) supposée homogène, porteuse de mêmes normes, de mêmes signifiants, de mêmes valeurs. Et elle en marque dès lors la société dans son ensemble.
Enfin, l’absence de définition, de qualification du «nous», dès lors sans limites ni frontières, permet, autorise à faire évoluer, à ouvrir, fermer, élargir, restreindre ses champs d’application, selon que de besoin. (Cf. Femmes. Nous les…, Penser. Nous)
* Ajout. 5 février 2017. Jeanne Favret Saada, auteure de : «Sans vraiment pratiquer l’œuvre de Judith Butler, nous avions tous, jusqu’ici, un préjugé favorable envers ses travaux sur le genre [assorti d’un malaise croissant devant ses positions politiques depuis le Onze Septembre 2001].» 68

Langage (Genre. Fassin Éric) : [Appelé à critiquer un livre sur la «révolution du féminin»], Éric Fassin, auteur de : «J’ai lu ce livre avec intérêt. Il se situe, je crois, à côté des études de genre, en dehors des études de genre, et tout en parlant, et en partant des mêmes questionnements.» 69

Langage (Genre. Genèse) : Je découvre aujourd’hui [29 janvier 2015] dans mes archives, la présentation d’un colloque du CNRS [3 et 4 mars 1989] dans le cadre de l’ATP (Action Thématique programmée) : Recherche sur les Femmes et Recherches Féministes intitulé : «Sexe et genre». On y lit : «Le colloque, premier en France en ce domaine, a pour objectif de dégager la valeur heuristique des deux concepts de sexe et de genre. Pour cela, nous avons cherché à réunir celles qui, principalement dans le cadre de l’ATP Recherches sur les femmes et recherches féministes, ont contribué à une avancée théorique incontestables. S’appuyant généralement sur des recherches empiriques et sur la construction de l’identité de genre, y compris dans le domaine de la biologie, leurs travaux permettent une comparaison des diverses problématiques et de leur pouvoir explicatif. Ils aboutissent par ailleurs à la déconstruction de grandes catégories produites par différents champs disciplinaires ainsi qu’à une critique «féministe» des sciences.» C’est bien le CNRS qui a donc, en France, le premier, reconfiguré les «recherches sur les femmes et les recherches féministes» en deux concepts «sexe et genre» dont il affirme qu’ils ont une «valeur heuristique». Comment peut on asséner, dans le cadre d’un verbiage absurde, un tel mensonge ? Enfin, les guillemets finaux à «féministes» doivent être notés à leur juste signification. 70 (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Sexe-s […] )

Langage (Genre. «Mauvais») : Sous couvert de «mauvais genre» les pires horreurs peuvent être - et sont - justifiées.

Langage (Genre. Pape François) : Le Pape François, auteur de : «[…] Ce que j’ai dit regarde le mal qu’aujourd’hui on fait avec l’endoctrinement de la théorie du genre. […]» 71Il n’y a pas de «théorie du genre», car on ne peut théoriser ce qui n’est pas même un concept ; c’est le mot qui pose problème, pas sa pseudo théorisation.

Langage (Genre. Passé, présent, futur du terme…) : «Genre masculin», «genre féminin», «genre humain», «égalité de genre»… : De grands apports théoriques ? de grandes avancées conceptuelles ? Une grande modernité ?…que d’aucun-es, certes de plus en plus rares, considèrent encore comme subversif. L’exercice s’avérant de plus en plus difficile, les chercheur-es « en genre », lorsqu’ils/elles s’interrogent sur la pertinence du terme, en justifient le bien fondé, au nom des attaques des «conservateurs / réactionnaires». La confusion à son comble ; la pensée féministe assassinée.

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Bereni Laure) (1) : Mme Laure Bereni, sociologue, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre de l’équipe «Professions, réseaux, organisations» du Centre Maurice Halbwachs, auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016), auteure de : «[…] Plus récemment, les études queer, qui sont une partie des études sur le genre, ont mis en évidence un autre aspect de cette asymétrie : le genre est aussi un système normatif .[...] » (p.182)
Et c’est ainsi qu’au sein des études dites de genre, les études et recherches dites queer sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale.

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Picq Françoise) (2) : Madame Françoise Picq, «vice-présidente de l’Association nationale des études féministes (ANEF), docteure en science politique, enseignante-chercheuse à l’université Paris Dauphine – Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO)», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteure de : «Précisons qu’il y a un débat sur la distinction entre études féministes et études de genre». (p.155)
Et ce constat sera considéré comme suffisant par l’Assemblée Nationale.

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Pezeu Geneviève) (3) : Mme Geneviève Pezeu «agrégée d’histoire, coordinatrice du livre blanc de l’ANEF sur «Le genre dans l’enseignement supérieur et la recherche» (2014), coordonnatrice de recherche et formatrice à l’égalité et la citoyenneté», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], à la question : «Comment avez-vous réagi face à la polémique concernant la «théorie du genre» ?, a répondu : «Bien évidemment, l’expression même de «théorie du genre» est un concept construit par les adversaires des études de genre, de même que «théorie de l’évolution » est une expression forgée par les opposants à l’évolutionnisme darwinien. Le genre n’est pas une théorie, c’est un paradigme.» (p.157)
Et cette analyse, censée être justifiée par les critique des «opposants» à «la théorie», considérée comme relevant d’une «polémique» fut considérée comme suffisante par l’Assemblée Nationale.
Dans la critique de la «théorie du genre» ce n’est pas la «théorie» qui pose problème, c’est le «genre».

Langage (Genre. Les études de genre. 2016. Raibaud Yves) (4) : M. Yves Raibaud, «géographe, maître de conférences et chargé de mission sur l'égalité femmes-hommes à l’université Bordeaux 3, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh)», première personne auditionné par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteur de : «Vous m’avez également interrogé sur le terme «genre». Ce mot a pour moi une première utilité : il inclut les questions de lesbo-, gay-, bi- et transphobie au-delà des seules inégalités entre femmes et hommes, qui ne sont pas des catégories homogènes.» (p.139)
Et c’est ainsi qu’au sein des études et recherches dites de genre, les études et recherches dites «lesbo-, gay-, bi- et transphobe» sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale.

Langage (Genre. Sexe) : Une fois que le terme de «genre» sera devenu hégémonique, celui de «sexe-s» disparaîtra nécessairement, la discrimination fondée sur le «sexe», par là même, et plus largement toute législation incluant ce terme. (Cf. Droit, Patriarcat)

Langage (Genre. Violences) : «Le rapport à la violence est historiquement mobilisé pour définir les normes de genre» est la phrase introduisant la thématique de l’appel à projets 2017, intitulé «Violences, conflits, engagements». On y lit aussi :
- «La violence met en jeu les identités de genre féminines et masculines car elle est outil de pouvoir, outil politique, outil légal ou pensé comme légitime par celles et ceux qui y recourent
- «Si la frontière bourreau/victime demeure tranchante, elle ne saurait, ni se superposer à la frontière de genre, ni englober tous les acteurs. D’une part le « guerrier », qu’il soit soldat, franc-tireur ou militant, incarnation du modèle militaro-viril est à envisager différemment selon les époques mais aussi suivant les conditions techniques de l’affrontement. D’autre part, l’on sait peu de choses des femmes actrices de la violence, ou inversement de celles et ceux qui se tiennent hors de l’affrontement, voire le contestent par refus de la violence
- «Comment les formes et les gestes de la violence distinguent-ils (ou non) femmes et hommes – les violences sexuelles dont les femmes sont très majoritairement les cibles, le corps à corps combattant qui est le plus souvent le fait des hommes, ou, à l’inverse, le bombardement aérien ou la chambre à gaz qui visent les deux sexes ? » 72

IV. Langage (Mot)

Langage (Mot) (1) : Céder sur un mot signifie que la phrase dans laquelle il s’inscrit a cessé d’avoir un sens. Et que l’on y consent.

Langage (Mot) (2) : L’usage inapproprié d’un seul mot est une scorie qui dénature une phrase. Et donc un texte, une analyse, un raisonnement, une pensée.

Langage (Mot) (3) : Dès lors qu’un mot inapproprié est introduit dans le langage courant, toute critique est sinon quasi vaine du moins infailliblement, affaiblie. Il importe donc de savoir lire - à temps - le dit mot.

Langage (Mot) (4) : Un mot sali ne s’en remet pas.

Langage (Mot) (5) : Il y a des mots dont le seul emploi fige la pensée.
Un exemple particulièrement signifiant : «démocratie» ; jugement valide, bien sûr aussi, pour «féminisme». (Cf. Féminisme, Penser)

Langage (Mot) (6) : Il n’y a pas de «juste mot» car il n’y a pas de juste pensée. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (7) : Il ne faut pas jouer avec les mots.

Langage (Mot) (8) : Une antiphrase : une pensée arrêtée à mi-chemin.

Langage (Mot) (9) : On ne peut penser avec des mots dont la polysémie, d’emblée, tue toute réflexion. La priorité, non : la nécessité est donc de repenser les termes qui empêchent de penser. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (10) : Détruire le sens des mots, discréditer toute cohérence, empêcher toute logique syntaxique, est pour notre monde un objectif politique majeur. D’où la nécessité pour chacun-e de rendre plus simple la compréhension du monde que tant s'acharnent à rendre plus complexe pour mieux cacher son injustice. (Cf. Justice)

Langage (Mot) (11) : Chaque mot est signifiant. Chaque mot doit trouver sa juste place.

Langage (Mot. Diderot) : Diderot [1713-1784], auteur, en 1867, de : […] «Les hommes ne proféreraient pas vingt phrases dans toute une journée, s’ils s’imposaient la nécessité de voir distinctement à chaque mot qu’ils prononcent, quelle est ou l’idée ou la collection d’idées qu’ils y attachent.» 73
«Vingt» ne me parait pas beaucoup…

Langage (Mots. Hayek Friedrich A.) : Friedrich A. Hayek, [1899-1992], auteur, en 1944, de : «[…] Le changement de sens subi par les mots n’est pas un événement isolé. Il s’agit là d’un processus continu, d’une technique consciente ou inconsciente, employée en permanence pour diriger le peuple. Au fur et à mesure que ce processus se développe, le langage devient totalement vicié, les mots sont comme des coquilles vides, dépourvus de toute signification définie, pouvant désigner indifféremment une chose et son contraire, et employés uniquement en fonction des associations émotives qu’elles provoquent encore». Fort juste, fondamental même...
Ce qui n’a pas empêché F.A. Hayek d’affirmer nombre d’incohérences et d’absurdités. 74 (Cf. (notamment) les critiques d’Amnesty International)

Langage. (Mot. Hobbes Thomas) : Hobbes [1588-1619], auteur, en 1651, de : «La lumière de l’esprit humain est la clarté des mots, mais grâce à des définitions exactes préalablement débarrassées et lavées de toute ambiguïté. […] Au contraire, métaphores et mots ambigus privés de sens sont comme des feux follets, et raisonner à partir d’eux c’est se perdre au milieu d’innombrables absurdités avec leurs cortèges de disputes, de ruptures et de mépris.»
- Auteur aussi de : «Ni l’erreur, ni le non sens ne sauraient être détectés sans une parfaite compréhension des mots75

Langage (Mot. Images) : Chris Marker [1921-2012] auteur de : «Les mots peuvent faire dire tout ce qu’on veut aux images.» 76 Malheureusement ( ? ) juste.

Langage (Mot. Valls Manuel) : [2015] Manuel Valls (Premier ministre), auteur [après avoir employé et avoir été critiqué pour avoir employé l’expression d’«apartheid territorial, social, ethnique» concernant certains «territoires», certaines «personnes pauvres», certaines «populations pauvres aux mêmes origines» en France] de : «Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir. Moi j’utilise les mêmes, avec constance et cohérence depuis près d’une dizaine d’année. Peu importe les mots. Ce qui compte c’est d’agir.» 77 Terrifiant car lorsqu’il évoque : «les mots», c’est bien la pensée dont ils sont les révélateurs qu’il signifie ; c’est donc considérer que l’on pourrait, [qu’il faudrait pouvoir] agir sans penser. (Cf. Hommes. Politiques. France, Penser)

V. Langage. Mots. (Critique de) :

Langage (Mot. Critique de : «Affaire») : Terme très utile : cautionne toutes les confusions entre les crimes et les délits, les auteur-es et les victimes, ainsi qu’avec leur traitement par la presse, la justice, la police, l’opinion dite publique… Puis, dès lors que l’équivalence de tout avec tout étant acquis et que rien n’a plus de sens, on peut lire : «Affaire du barbecue : 20 ans de prison» 78 ; «Une affaire de viol collectif se règle sur internet» 79 ; un footballeur «cité dans une affaire de prostitution de mineure» 80 ; un policier cité par Samira Bellil concernant l’homme qui l’avait battue, violée, torturée : «Il a déjà une affaire de prostitution sur le dos». 81 En 2012, un ’économiste’ déclarait : «L’affaire Grecque est très inquiétante» 82, tandis qu’un diplomate évoquait, en 2017, sans plus de précision, «l’affaire Palestinienne». 83
* Ajout. 4 avril 2013. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, l’aveu de Jérôme Cahuzac (de ses mensonges au Parlement, au gouvernement et au Président de la République) : «une affaire individuelle». 84
* Ajout. 25 juin 2014. […] Lu dans Le Figaro en 2014 : «En cédant la couronne à son fils Felipe, jeudi dernier, le roi (d’Espagne) lui transmettait en même temps le caractère «inviolable» (juridiquement irresponsable) que la Constitution confère au chef de l'État. Il devenait pour sa part un simple justiciable. Que l'on sache, Juan Carlos n'a commis aucun crime. Mais des affaires privées pourraient l’inquiéter [dont deux demandes de reconnaissance de paternité]. »85
* Ajout. 17 avril 2016. Lu dans le livre d’Élisabeth Guigou, Être femme en politique [1997] ceci : «La seule femme élue dont le nom soit apparu dans une affaire de sang et de corruption - mais elle était victime et en est morte - est Yann Piat […]» (Cf. Femme politique. Piat Yann) 86 
- Analyse aussi valable pour le terme tout aussi peu rigoureux de : «scandale».
* Ajout. 19 novembre 2016. Entendu sur France Culture, concernant Chantal Ackermann : «[avoir] affaire à la déportation, à la shoah». 87

Langage (Mot. Critique de : «Amour») : Entendu récemment :
- au lieu et place de : «J’ai ‘fait l’amour’» : «J’ai testé».
- au lieu et place de : «Je vis [une relation] avec quelqu’un-e» : «J’ai quelqu’un en ce moment»,
- au lieu et place de : «Elle m’attirait, elle me plaisait» : «Ça donnait envie ». 88 (Cf. Êtres humains. Relations entre…Amour)

Langage (Mot. Critique de : «Bonniche») : À l’écoute du mot «bonniche», je me rends mieux compte que l’emploi d’un seul terme qui inscrit la permanence d’un monde, re-justifie le monde dont il est issu et le re-légitime. (Cf. Femmes. Bonnes à tout faire…)

Langage (Mot. Critique de : «Ça») : Tout «ça» est mépris, ou déni, ou insignifiance.

Langage (Mot. Critique de : «Choix») : «Il faut faire un choix», «Il faut choisir», «Il/elle a le choix» ; «Il /elle peut faire un choix» ; «Il / elle sait choisir» ; «Il /elle appris à choisir» ; «Il / elle peut choisir» ; «Il/elle a été contraint-e de choisir» ; «Il /elle n’a pas la liberté de son choix» ; «Il/elle n’a pas le choix»…
- Il faut savoir choisir ses termes et surtout en comprendre les signifiants, sans oublier de penser à ceux auxquels ils se substituent : «libre arbitre» par exemple… (Cf. Droit. Choix, Politique. choix)

Langage (Mot. Critique de : «Courtisan / Courtisane») : Un courtisan : «Celui qui fait partie de la cour du prince» ; Une courtisane : «Nom que l’on donne aux femmes de mœurs déréglées». Dans le même sens : Un homme galant : «un homme attentionné auprès des femmes» ; Une femme galante : «une femme de mauvaise vie, femme légère, prostituée». Les limites de la féminisation des mots…

Langage (Mot. Critique de : «Drame») : ‘On’ qualifie de «drame» ce sur quoi l’on aurait dû agir mais pour lequel rien, ou presque, n’a été fait, rien par ailleurs n’étant prévu pour y remédier.
Exemple : «Une mère de famille de 55 ans a été tuée de cinq coups de couteau : un drame». 89
- Le «drame» peut même devenir acteur, cause, sujet de la violence : «Le drame familial a fait une troisième victime.» (entendu le 30 juillet 2012)
- Si fréquents, si répétitifs, on remplace «drame» par «fléau»…

Langage (Mot. Critique de : «Libertin»): La confusion si fréquente entre «libertin» et «libre penseur», cautionnant notamment la réhabilitation de Sade, si souvent notamment utilisée à l’encontre des féministes, des abolitionnistes, doit être sans cesse dénoncée.
Le terme de «libertinage» peut être même assimilé à «critique de la religion». Ainsi, l’auteur de L’Histoire du libertinage [2007], dès sa première page, mêle, reconnaît et légitime la permanence des deux significations à ce terme, celle de «recherche du plaisir, sous toutes ses formes et sans limites» […] » et de «[…] critique à l’égard de la religion». Dès lors, on peut lire : « Libertins ? Bayle, Fontenelle ou Meslier le sont ; comme les Fréret, Mirabaud, Du Marsais, Boulainvilliers et tant d’autres auteurs de manuscrits clandestins encore mal identifiés ; mais le sont aussi Voltaire, Diderot, La Mettrie, D’Holbach et la plupart des encyclopédistes… Ils le sont tous en tant que continuateurs du travail de sape de l’hégémonie religieuse sur la vie intellectuelle et politique. […] Ils le sont parce qu’ils professent des idées hostiles au christianisme et proposent des systèmes philosophiques étrangers à cette doctrine.» Et l’auteur poursuit : « Ils le sont, comme tant de libres penseurs du XXIème siècle qui n’ont pas toujours eu le combat facile ; comme bien de dissidents du XXème siècle, ou aujourd’hui, des partisans de la laïcité qui, à l’exemple de Salman Rushdie ou de Talisma Nasreen luttent pour sortir l’Islam de l’ornière intégriste. […]» 90 De glissements en glissements… (Cf. Homme. Libertin)

Langage (Mot. Critique de : «Passage à l’acte») : En se focalisant sur le processus par lequel un acte est commis, on évacue la question du contexte, de sa signification, celle de la qualification dudit dénommé acte, celle de [la responsabilité de] son auteur-e, sans évoquer celle des conséquences sur les victimes. Tout jugement, y compris lorsqu’il s’agit d’un crime ou d’un délit, est donc, de par le seul usage de cette formulation - qui ne fait pas impunément florès - d’emblée, sinon exclu, du moins marginalisé.
* Ajout. 7 mai 2014. Analyse valable aussi pour «mode opératoire».

Langage (Critique de : «Possessif») : Exemples de son usage : Ma propriété, ma victime, ma femme [de ménage], ma terre (ancestrale), ma population, ma pizza (aux fruits de mer), ma ville (de naissance), ma morale (rigide), ma conscience (en paix), ma fortune (mal placée), ma réputation (chancelante), ma médaille (perdue), ma misanthropie (célèbre), ma collaboratrice (dévouée), ma séropositivité, ma stérilité (définitive), ma cicatrice (invisible), ma mastectomie / mon ablation du sein (douloureuse), ma Fondation, ma base (un député), ma psychanalyse (inopérante), ma maladie (chronique), ma santé (chancelante), ma libération (des camps), ma jeunesse (détruite), ma mise en beauté (quotidienne), ma doctorante (que je formate), ma vie (privée), ma/mon greffier-ère (un-e juge)… Mon histoire (familiale), mon corps (fatigué), mon nom (aristocratique), mon image (de marque), mon amour (pour la vie), mon think tank (efficace), mon mari (infidèle), mon couple (instable), mon héritage (contesté), mon handicap (physique), mon divorce (douloureux), mon enfant (surdoué), mon analyse (trop longue), mon œuvre (publiée), mon orgueil (de pauvresse), mon addiction (à l’héroïne), mon amour-propre (chatouilleux), mon cheminement intellectuel (chaotique), mon argent (en banque), mon milieu (bourgeois), mon ambition (démesurée), mon intérêt (à long terme), mon dieu (vengeur), mon député [rare], mon mariage (qui bat de l’aile), mon pays (envahi), mon ménage (bien fait), mon vote (pris en compte), mon candidat (faute de mieux), mon général (de division), mon patron (inconnu), mon groupe (sanguin, musical, politique), mon identité (incertaine), mon exil (français), mon agresseur (recherché), mon comité de soutien (à la députation), mon garde des Sceaux, mon enseignement (de linguistique), mon Comité Directeur (du PS. Mitterrand. 1981), mon appétit (d’oiseau), mon peuple (meurtri), mon collier (de perles), mon péché (mignon), mon actionnaire (majoritaire), mon actualité (discographique), mon association (à but non lucratif), mon public (toujours présent), mon transfert (de club de foot), mon esclave (en amour), mon épée (à l’Académie), mon procès (en diffamation), mon lectorat (fidèle), mon éditeur (insouciant), mon chien (labrador), «mon cabinet et mes services» [J-J Aillagon, ancien ministre de la culture. 5 juillet 2015], mais aussi mon co-auteur, ma co-épouse, mon co-détenu…Mes patient-es (raréfiée-es), mes ouvriers-ères (licencié-es), mes règles (de conduite), mes beuveries (fréquentes), mes invité-es (grossier-ères), mes hémorroïdes (saignantes), mes obligations (mondaines), mes professeur-es (du secondaire), mes blessures (vivaces), mes relations amoureuses [Sartre], mes concitoyen-nes…Nos enfants (sans avenir), nos possessions (coloniales), nos morts (pour la patrie), nos territoires (contestés), nos concitoyen-nes (en colère), nos valeurs (libérales), nos otages (monnayés), nos investisseurs (en Afrique), nos créanciers (exigeants), nos banques (en faillite), nos intérêts (en dollars), nos exportations (en chute libre), nos potentiels de développement (illimités), nos soldats (de 14-18), Cosa Nostra, nos atouts (à monnayer), nos «populations musulmanes» [Jean-Louis Bourlanges. 20 novembre 2015] 91], nos «populations cibles»…
- Les supprimer tous ? Afin notamment de délester le «je», le «moi», le «soi», le «nous», le «nos», le «ton», le «ta»…de ses encombrantes et étouffantes fausses excroissances, interdisant toute réflexion sur l’être humain dans le monde, ou plutôt, comme le posant au cœur du monde. Salutaire exercice mental.
* Ajout. 5 septembre 2014. On pouvait lire, le 2 septembre 2014, sur l’une des pancartes de la manifestation organisée contre «la disparition » du ministère des Droits des femmes : «Mon corps, mes choix, mes droits, mon ministère.» À comparer avec les «sans papiers, sans travail et sans droits»…Oui, les régressions politiques - ici, dramatiques - proviennent aussi de ceux et celles qui se réclament du féminisme. (Cf. Être humain. Corps, Soi, Verbe. Avoir, Droit, Féminisme. Pensée, Proxénétisme)
* Ajout. 2 octobre 2016. Je relève dans Choses vues de Victor Hugo [non exhaustif] 92 : «ma vie privée» et «mon honneur» (p.410) ; «ma femme» (p.514) ; «mes œuvres actuelles» (p.524) ; «mes habitudes» et «mon bain froid» (p.549) ; «ma chambre» (p.557) ; «mon Appel aux Français » (p.558) ; «mon allocution» (p.562) ; «ma photographie populaire» (p.563) ; «mes conseils» (p.564) ; «mon boulevard» (p.610) ; «ma protestation» (p.646) ; «ma dignité» (p.647) ; «mon ordre d’expulsion» (p.648) et «mon expulsion» (p.654) ; «mes trente deux dents» (p.680) ; «mes papiers» (p.684) ; «mes invités» et «mon arrivée à Paris» (p.684) ; «mon travail» (p.688) ; «mon père» (p.691) ; «mon doux ange» (p.552) et «ma fille bien aimée» (Léopoldine) (p.695) ; «ma mort» (p.718) ; «mes manuscrits» (p.726) ; «ma conscience» (p.732) ; «mon exil» (p.741) ; «ma vie» (p.741) ; «ma modération» (p.749) ; «ma fille» (p.752), «ma pauvre chère enfant» (p.753) et «ma fille, hélas, plus que morte [Adèle]» (p.754) ; «mes petits pauvres» et «mes quarante enfants pauvres» (p.770).
Il écrivait aussi : «Je ne suis rien» (p.556) ; «Ce que j’écris n’est pas à moi. Je suis une chose publique» (p.584).
- Sous réserves de vérifications ultérieures, lorsqu’il évoque «sa» petite fille Jeanne qu’il a tellement aimée, il n’a jamais été précédé son évocation d’un possessif.
* Ajout. 21 octobre 2016. Découvert hier le livre de Michelle Perrot [2008] : Mon histoire des femmes. 93
* Ajout. 5 février 2017. Hervé Hamon lors de son investiture par le Parti Socialiste à la Présidence de la république évoque «notre famille politique». À qui s’adresse t-il ? A qui, à quoi fait-il référence ?
- Même jour, Éric Ciotti (extrême droite de la droite des Républicains) reprend la même formulation concernant le deuxième parti en capilotade…(Cf. Famille, Penser, Politique)

Langage (Mot. Critique de : «Reproduction») : Terme de reproduction doit être, lorsqu’employé, rigoureusement précisé : en effet, «la reproduction» peut en effet concerner tous les rapports de domination, tous les rapports d’exploitation, mais aussi, concernant plus largement le patriarcat, les mécanismes par lesquels une population, dans une société donnée, se reproduit, par les femmes essentiellement, notamment par l’enfantement. Et tout ce qui en est présupposé, déduit, engagé…(Cf. Langage, «Sciences»  sociales. Démographie)

Langage (Mot. Critique de : «Science») : Raymond Jean [1925-2012], dans un Colloque de Cerisy consacré au poète Francis Ponge, évoqua «la science du langage et celle du sexe». 94 (Cf. «Sciences» sociales, Sexe-s)

Langage (Mot. Critique de : Sulfureux…Abject, Ambivalent, Chaud, Clivant, Coincé, Commun, Consternant, Contrarié, Controversé, Coquin, Critique, Croustillant, Cru, Cruel, Débridé, Décalé, Décapant, Décomplexé, Délétère, Déjanté, Déplacé, Démonstratif, Désaccordé, Distingué, Douteux, Dur, Élégant, Étonnant, Équivoque, Érotique, Facile, Fulgurant, Fragile, Glauque, Grivois, Grossier, Hypocrite, Impoli, Imprudent, Inquiétant, Improbable, Incongru, Insolite, Irrévérencieux, Licencieux, Magnétique, Malade, Nauséabond, Osé, Poignant, Populaire, Populiste, Pervers, Précaire, Propre, Raide, Racoleur, Scabreux, Salace, Sensible, Sordide, Suggestif, Timide, Torride, Vulgaire...) : Tous ces qualificatifs, ces adjectifs, si rarement explicités, en l’état, évitent, sous couvert de jugement, de prendre position. Et justifient n’importe tout et n’importe quoi. D’ou leur explosion. (Cf. Femme. Vénéneuse, Pornographie, Valeur)

Langage (Mot. Critique de : Terrorisme/te) : Le seul emploi de ce terme interdit d’emblée toute pensée politique. Et la lutte «contre» justifie toutes les barbaries. (Cf. Pensée. Contre)
* Ajout. 26 janvier 2017. Au terme de terrorisme/te, s’ajoute celui de radical-e.

Langage (Mot. Critique de : «Vertu») : N’a rien à voir avec le même terme ayant historiquement servi à qualifier les hommes. Il en est de même de la «pudeur», de l’«honneur», du «courage», de la «noblesse», la «distinction», la «dignité», etc.…Nécessité de reconstruire tous ces termes, sans assimilation, ni inversion, afin de pouvoir les réutiliser sans gêne. (Cf. Langage. Vertu)

Langage (Mot. Critique de : «Victime») : Un même mot, ici : «victime», sans autre précision, ne peut être employé concernant une ou des personnes qui se vivent, qui se sentent, qui se reconnaissent comme telles et par des personnes qui leur nient ce qualificatif. L’interprétation par le droit et /ou la justice, telle que rendue, ajoute encore au brouillamini. La justice en effet ne reconnaît comme victimes que les personnes qui sont passées sous ses fourches caudines ; c’est à dire, en ayant laissé sur le bas côtés, l’immense majorité - la quasi totalité ? - des personnes qui se vivent comme telles. (Cf. Féminisme. Victimaire, Justice, Violences. A l’encontre les femmes)

VI. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

VII. Langage. Verbe :

Langage (Verbe) : Pour ne pas omettre l’importance de la disparition d’un verbe : au 17ème siècle : «On aime le commerce des femmes» ; au 21ème siècle, «On fait commerce des femmes».

Langage (Verbe. Avoir) : Avoir une femme…Avoir raison (et l’imposer), besoin (d’argent), honte (de sa mère), soif (de reconnaissance), pitié (du chat abandonné), quelqu’un (sur le dos, ou sur les bras), bon goût (par hérédité), mal (au dos), faim (après un dîner), soif (de compliments), envie (d’une femme), chaud (aux pieds), froid (aux yeux), mauvaise presse (après un scandale), quelque chose (à manger), bonne mine (au retour de vacances), honte (d’être en vie), peur (la nuit)…Avoir deux jours (un an, 20 ans, 100 ans), deux mots (à dire), deux ans (de célébrité), sept (bouches à nourrir), dix minutes (à consacrer), 27 (ans de colonie), peu (de croissance économique), trop (d’argent), recours (à la délinquance), besoin (d’un grand récit historique)…Avoir un compte (à régler), un compte en banque (fourni), un budget (en déficit), un-e ami-e (attentionné-e), une épouse (odieuse), une expérience (de la vie), une fierté (de propriétaire), une nuit de noce (atroce), un surcroît (de besogne, de poids), un CV (à trous), une secrétaire (à mi-temps), une vénération (pour un artiste), un chat (qui vous tient compagnie), une mauvais expérience (avec son médecin), un ego (démesuré), un casier judiciaire (vierge), une belle carrière (dans la Magistrature), un sexe (indéterminé), une libido (exigeante), un amant (charmant), un bistrot (coquet), billet-retour (en cas de désaccord), un cors au pied (douloureux), un caractère (difficile), une hallucination (passagère), une femme (et cinq enfants), un patrimoine (en baisse), une sécurité (mal défendue), une cigarette (au bec), un avortement (provoqué), une agression sexuelle (à l’âge de 12 ans), une lettre (tous les 36 du mois), un salaire (payé au lance pierre), un orgasme (tellurique), un SDF (en bas de chez soi), un mari (délicieux), un portefeuille (d’actions), une crise (économique à gérer), un retard (mental, à la course à pied), une sexualité (hésitante), une crise (de foi à l’adolescence), une crise de foie (après les fêtes), une crise de nerfs (après une dispute), un cancer (en phase terminale), une scène (violente), un cours (de philo à digérer), une preuve (à décharge), un manuscrit (dans ses tiroirs), un ‘people’ (dans son émission), une sécheresse (vaginale), un mac (violent), un malade (à soigner), un enterrement (de première classe), une vie (de famille heureuse), une ossature (théorique [concernant Raymond Aron]), une religion (chevillée au corps), une belle vue (de son balcon), un site (internet), un champ de blé (en héritage), une gouvernante (anglaise), un Palestinien (dans sa ligne de mir), un humour (ravageur), une femme (en or), un passé (à cacher), une classe (agitée), une vie (conjugale ennuyeuse), une blessure (inguérissable), une mémoire (traumatique), une morale (laxiste), un père (rabat-joie), une culture (phénoménale), un handicap (visible), un problème (de drogue à résoudre), un client (pour une banque, un-e prof de gym, un Polytechnicien), une mère (qui est allemande), une âme (de boy scout attardé), une émission (de télé), un mari (père d’un enfant de sa première femme), un militantisme (chevillé au corps), un psychanalyste (lacanien), une commerçante (aimable), personnalité (affirmée), un dentiste (réputé), une grève (sur le dos), une (bonne) conduite, un accent (Hongrois), une intelligence (mise en sommeil), un ennemi (en commun), un (long) passé (de persécuté), une actualité (récente), une conscience (tourmentée), un péché mignon (à confesser), une aventure (avec une fille inconnue), une posture (à soi), un problème (de légitimité), une circonscription (électorale), une odeur (persistante), une fécondité (débridée en Afrique), un rôle au théâtre (inoubliable), une secrétaire (dévouée), un chauffeur (à sa disposition), un ouvrier (communiste), un intérêt (à faire valoir), une surface d’exposition (de 50 m2), une crédit (sur 25 ans) une cause (à défendre), une sensibilité (exacerbée), une internationale (terroriste et 500.000 morts-en-Centrafrique-si-la-France-n’avait-pas-envoyé-son-armée-au-Mali-pour-y-faire-la-guerre»), un ange (tutélaire), un mec (et des rapports sexuels), une émotion (inoubliable), un retard (de langage), une fragilité (psychologique), un suivi (psychiatrique), un moment (de faiblesse), un diplôme (en poche), une idée (chevillée au corps), un bon feeling (au premier abord), un instinct (paternel), une théorie (sur tout), une mission (d’intérim d’une journée), une perte (dans un attentat), une déontologie (chatouilleuse), une vie (de famille), une famille (unie et heureuse), une vie (de chien), une voix (qui porte loin), une vision pragmatique (de la politique), une vie (amoureuse tumultueuse), un problème (d’alcool [Daniel Cohn-Bendit concernant son père], et, dans le même interview, de pédophilie [concernant l’internat où il fut scolarisé, fermée de ce fait]) 95, avoir un profil (judiciaire chargé), une mère (toxique), une peur (bleue), un (lourd) passé (pénal), une vie (de bâton de chaise)….Avoir l’avenir (devant soi), le rhume des foins (à chaque printemps), le jugement (faux), la vocation (de se consacrer à dieu), le sida (depuis des années), la gueule (de bois), le diable (au corps), la vie (devant soi), le bac (littéraire), le sens (de la famille), le moral (à toute épreuve), la main lourde (en frappant l’enfant), le cafard (toute une journée), la foi (chevillée au corps), le sens (de l’histoire), le vent (en poupe), la peau (d’un journal d’opposition), l’occasion (d’être heureux), le sang (chaud), le pied (mignon), l’autorité parentale (après un divorce), le pied (marin), le dossier (des services secrets), la vocation (de l’écriture), le vice (dans la peau), la (meilleure) employabilité (nov. 2015), le beurre (et l’argent du beurre), le dos (large), la peau (noire), l’air (triste), l’art (des formules), le plus grand respect (pour le FMI), la mainmise (sur l’héritage), la main lourde (avec les Kurdes), la guerre (dans son pays), la faveur de l’empereur (Néron), la langue (bien pendue), la cote (en Occident), le mental (structuré [Michel Audiard]), le couteau (sous la gorge)…Avoir les moyens (de vivre), les réseaux (maçons efficaces), les pieds (sur terre), les mains (liées), les jeunes (avec soi) …Avoir des hémorroïdes (douloureuses), des nausées (tenaces), des admirateurs (en pagaille), des ouvriers (dans son parti), des hôtesses (aux petits soins), des actionnaires (exigeants), des otages (dont on négocie le prix), des potentialités (à l’infini), des frissons (de plaisir), des parloirs (fréquents), des états d’âme (tourmentés), des contacts (avec la CIA), des relations sexuelles (peu souvent), des heures (de travail impossibles), des fourmis (dans les jambes), des règles (d’acier), des règles de vie (pour les hommes et pour les femmes), des principes (rigides), des casseroles (à trainer), des lettres (classiques), des crédits (pendant vingt ans), des mœurs (spéciales, de caserne), des mains (en or), des parents (alcooliques, à charge), des liens (du sang), des comportements (inappropriés), des repères (qui aident à vivre), des beaux restes (à 60 ans), des preuves (à foison), des palpitations (à l’annonce d’une nomination), des amis (dans la police, depuis la communale), des ennemis (à foison), des formes (amples, généreuses), des militants (sur le terrain), des problèmes (de poids, psychiatriques, avec les impôts), des revenus (en hausse), des relations (dans tous les milieux), des problèmes (par dessus la tête), des rendez-vous (espacés), des espoirs (de travail), des nerfs (d’acier), des (beaux) yeux, des doutes (politiques), des électorats (mouvants), des très mauvais chiffres (en matière de suicide), des situations (de précarité), des gouvernantes (Henry de Montherlant), des invités (à diner), des formes (mal placées), des idées (généreuses) …Avoir du travail (à profusion), du plaisir (à écrire), du prestige (qui illusionne), du courage (à revendre), du fond (et de la forme), du charisme (nécessaire en politique), de la barbe (à 18 ans), de la chance (au PMU), de la morale (sans concessions, sans excès), du crédit (à la banque), de la dignité (sans ostentation), de l’argent (en poche), de l’amiante (expression employée par les ouvriers et les ouvrières travaillant dans les usines d’amiante avant qu’ils/elles en apprennent le danger), de la poitrine (généreuse), du terrain (à creuser, à mettre en valeur), de la commisération (envers autrui), de la classe (d’emblée appréhendable), de la famille (en Alsace), de l’esprit (qui fuse), de l’énergie (en baisse), de la croissance (stagnante), de bonnes fortunes (avec les femmes), de la culture (à profusion), du temps (à donner aux autres), deux (refus de logements), Avoir son jour (le mercredi pour Madame Verdurin), ses rhumatismes (chaque hiver), ses humeurs (changeantes), ses «règles» (pour les femmes), ses entrées (dans le monde)…Avoir (plusieurs viols à son actif)….Et, in fine : «Je me suis fait avoir» et : «J’ai ma conscience pour moi).
* Qui a vanté la finesse, la rigueur de la langue [française] Et donc la pensée dont elle est le support ?
* Comment, sur les fondements de cette confusion, ici si aisément lisible, accentuée, aggravée par les comparaisons avec les différents usage des verbes tels que «connaître», «donner», «écraser», «entrer», «être», «faire», «fréquenter»  «jouir», «perdre», «prendre», «recevoir», ne pas voir que nos sociétés n’ont toujours pas clarifié les fondements de leurs « valeurs »? Et donc que celles que l’on veut nous faire croire comme telles, et nous les imposer, faute de sens, n’en sont pas.
* Aucune réflexion sur le patriarcat (comme sur tous les rapports de domination) ne peut être pertinente si cette critique des fondements du langage n’est pas effectué. (Cf. Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Possessif, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Connaître) : On connaît une femme (intimement), la torture (et on en meurt), la prison (à perpétuité), la faim (qui dévore), son corps (pour se sentir mieux), le Portugal (par les livres), ses leçons (pour le lendemain), le coran (par cœur), de bonnes fortunes (auprès des femmes), la théorie (marxiste), un éblouissement (passager), une charge de police (violente), un acteur (célèbre), un homme (dont on se porte garant), des gens (dans tous les milieux), le catéchisme (dans les écoles primaires religieuses) … (Cf. Avoir, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Perdre, Partager, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Donner) : On donne une femme (à son mari. Le père…) , un euro (à un pauvre), une dictée (en classe), une raclée (à un gosse), un coup de torchon (sur le zinc), une sérénade (à minuit), une pièce de théâtre (à l’Odéon), un sermon (engagé), un avis (circonstancié), un conseil (inutile), un ordre (malvenu), un dîner (mondain), un baiser (sur le front), un coup de main (pour un déménagement), quelques heures (à son invité-e), un article (à un journal), d’avantage de pouvoir (à la puissance publique) …On donne sa fortune (à sa fille), sa parole (à profusion), son sang (par générosité), son amitié (sans compter), sa vie (pour un principe), sa main (à couper), son cœur (pour l’éternité), sa femme (au roi), son lait (à l’enfant d’une autre) et / ou son sein (à son enfant) [ou l’inverse], sa langue (au chat), son (dernier) meeting… On donne le sida (sans précautions), le meilleur de soi (à son metteur en scène), la mort (pour se venger), la vie (sans l’avoir décidé), la chasse (aux toiles d’araignées), la main (non gantée à un homme), l’assaut (aux survivant-es), les sacrements (à un-e mourant-e), les cartes (au bridge)…On donne des éléments (de preuve), des coups (a satiété), des verges (pour se faire battre), des cours particuliers (très cher) …On donne de sa personne…(Cf. Avoir, Connaître, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Écraser) : On écrase une femme (de son autorité), une puce (qui vous gratte, une larme (hypocrite), un peuple (sous les bombes), un enfant (par étouffement) un sentiment (qui fait honte)…(Cf. Avoir, Connaître, Donner, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Entrer) : On entre son pénis (dans le vagin d’une femme)….On entre (dans une ferme inhabitée), dans le monde (à 18 ans), dans les ordres (pour la vie), dans l’âge de raison (à 7 ans), dans l’arène (avec un trac immense), dans le dictionnaire (de son vivant), dans la gueule du loup (sans s’en rendre compte), dans le royaume de dieu (pour les croyant-es), dans le Who’s who (pour les gens qui «comptent»), dans la corne du Bosphore (avec éblouissement), dans la vie d’un homme (sur un ‘coup de foudre’), dans la prostitution ([encore] entendu en juillet 2016) …On entre en transe, en domesticité…On entre à l’Académie… On entre comme dans du beurre…. On entre dans un engrenage (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Perdre, Partager, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Être) : On est Socrate, frigide, étroite, pape, terroriste, notaire, blanc-he, noir-e, quelqu’un-e, reine (d’Angleterre), quelconque, Parisienne, prisonnier, Européen-ne, écouté-e, méprisé-e, vieux jeu, bonne fille, bon amant, bon élève, triste, fâché-e, fauché-e, impuissant-e, cultivé-e, chienne, grande gueule ….On est une femme, un homme, [une] homosexuel-le, un-e bourgeois-e, un-e patron-ne, un-e saint-e, un animal, un être humain, un enfant (de la DASS), une élève (méritante), un-e rationaliste (convaincu-e), un Gaulliste (pur et dur), une charge (pour ses enfants), un facteur (de stabilisation mondiale), une loque (lamentable), une cible (potentielle)…On est né-e (en bonne santé), amoureux (d’un souvenir), mort-e (trop tôt), mené-e (par le bout du nez, quatre à tris buts), heureux/se (de vivre), enceinte (jusqu’au cou), alcoolique (comme son père), engagé-e (dans une association), maigre (à faire peur), anticonformiste (sélectivement), veuve (et interdite de remariage), présent-e (au quotidien avec son enfant en couveuse), juif-juive (et fièr-e de l’être), voilée (intégralement), infiltré-e (dans la police), vierge (après vérification), béni-oui-oui (un temps), encarté-e (au PS), contagieux-se (au sana), responsable (mais-pas-coupable), reconnu-e (handicapé-e), vaginale (dit-on), remercié-e (sans dédommagement), aimé-e (un temps), épuisé-e (par les maternités), plein de vie (à vingt ans), immunisé (contre le sida), courageux-euse (sans le savoir), partial-e (dans ses analyses), dévoué-e (corps et âme), payé-e (au lance pierres), sexy (en rêve), bankable (ou non), brouillé-e (avec sa famille), haute (comme trois pommes), soi-même (pleinement), bien élevé-e, prêt (à partir à la guerre), sujet (à des crises d’irascibilité), frais (comme une rose) …On est en exil (aux USA), en fonds (pour assurer l’avenir), en retard (à son rendez-vous), en puissance (de mari) 96, en retraite (à 70 ans), en immersion (dans le Moyen-Orient), en prison (pour indélicatesse), en manque (d’affection), en chaussons (pour recevoir), en deuil (par obligation), en sous effectif (à l’hôpital), en forêt (pour les champignons), en couple (discret), en captivité (en Allemagne), en liberté (surveillée), en vacances (de rêve), en vie (après une rupture d’anévrisme), en forme (grâce au yoga), en sécurité (les volets fermés), en danger (de mort), en reste (vis à vis de son débiteur), en possession (de ses moyens), en mauvaise posture (pour obtenir un contrat), en souffrance (après un deuil), en miettes (après un viol), en transe (de possession)… On est de l’aide sociale à l’enfance… On est du côté des faibles… On est à soi, à l’autre, à Rome, à minuit, à l’heure, à la hauteur (des évènements), à l’œuvre (d’une partition de piano), à l’abri (du besoin), à la rue (en plein courant d’air), à table (sans parler), à fleur (de peau), à côté (de la plaque), à six semaines (de grossesse)… On est au fond (du puits), au cœur (de l’enquête pénale)…On est aux anges (après son succès), aux pieds (d’une femme)…On est sans objectif (à l’adolescence)…On est sur (des charbons ardents), le pied de guerre (dans l’attente d’une attaque)… On est sous la coupe (de son mentor), la férule (d’un professeur), sous les drapeaux (en temps de paix), sous les feux de la rampe (pour soupçons de dopage), [mis] sous tutelle (ou curatelle)….On est dans une voiture (décapotable), l’incapacité (d’agir), un vide (sidéral), un étau (étouffant), la souffrance (économique), le dénuement (le plus absolu), le cirage (après une soirée arrosée), une procédure (d’adoption), les choux (après une bagarre), dans ses petits souliers (chez un hôte formaliste), dans les clous (pour traverser la rue), dans la main (de Dieu), dans la tactique (politique pour gagner les élections), dans le besoin (d’une femme), dans le sens de la marche (dans le train), dans le sens de l’État (Bernard Cazeneuve), dans la mouise (après un licenciement), dans la CDEH [Cour européenne des droits de l’homme] (Roselyne Bachelot), dans le déni (du viol, de ses responsabilités), dans un état (d’ivresse musicale perpétuelle. Isadora Duncan), dans le genre calme (film policier), dans l’air (du temps), dans la poubelle (de l’histoire) …On est en froid (avec son mari)…On est hors de soi…On est au coude à coude (à la course), au milieu (du guet), au courant (des résultats d’un sondage), au lit (jusqu’à midi), au fond (du trou)…On est chez soi, chez ses parents, chez les autres (un ancien salarié agricole)… On est l’un dans l’autre, l’un à l’autre…On est la risée (de l’Occident), la cible (de ses adversaires), l’instrument (du complot juif mondial), le candidat (de la continuité)…On est deux…On n’est ni dieu, ni césar, ni tribun ; ni dieu, ni maitre ; ni vierge, ni épouse, ni mère ; ni pute, ni soumise ; ni pauvre, ni chaste, ni obéissant-e… (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Faire) : On fait violence (à une jeune fille), autorité (dans sa discipline), sciences po (à 17 ans), société (au XVIIIème siècle), match nul (au foot), une petite fille (autonome), médecine (sans passion), tapisserie (au bal), tueur (par solidarité), bon ménage (avec son chat), ça (pour de l’argent), pipi (dans sa culotte), partie (d’une école de pensée), don (de sa personne au vainqueur), couple (en photo), pitié (malgré soi), bien (sur soi), mal (sans le savoir), chambre à part (pour dormir tranquille), bande à part (au collège), carême (par pénitence), gras (le ‘vendredi saint’), feu (de tout bois), sept (ans de prison), fortune (au jeu), faillite (sans être ruiné), 2% (de croissance), profil bas (au commissariat), tapisserie (pour les filles seulement), Polytechnique (de père en fils), (disparaître) les preuves, 18 millions d’électeurs (Nicolas Sarkozy), 30 % (de parts de marché), huit millions de visiteurs (par mois), joli (un napperon brodé sur une table), 300 millions (de dollars), le djihad, faire [peuple […] faire société […] faire démocratie […] : Pierre Rosanvallon. 2/2/2016], faire long feu (à Matignon), peu (d’enfants), main basse (sur les petits commerces), scandale (à l’Opéra), (respirer) la démocratie… On fait l’amour (bien, mal en levrette, le matin, épuisé-e, comme un pied, en vitesse, dans un champ de blé, les yeux fermés…), le ramadan (malgré le chaleur), la show (à la tél), le tapin (depuis dix ans), le bien (à son prochain), la guerre (en Espagne), le Grenelle de l’environnement (en 2007), le pied de grue (en attendant Godot), la paix sociale (en achetant les syndicats), l’opinion (grâce aux sondages), le joli cœur (bêtement), le galant (par mimétisme), la parité (dans les instances dirigeantes), l’invasion (de l’Afghanistan), le coup de feu (contre un policier), la police (à la maison), le désespoir (de ses parents), la tête (à son voisin), le mur (à la caserne), la moue (à son professeur), la noce (toute la nuit), la claque (dans les meetings politiques), le coup de poing (dans les manifestations), l’argenterie (dans la bourgeoisie), la charité (au vu de tous), l’intéressant-e (en vain), la lumière (dans son cerveau), l’actualité (par le buzz), les magasins (par désoeuvrement), la révolution (en chantant), l’Europe (à marche forcée), la loi (chez soi), le programme (de l’agrégation), le Costa Rica (en paquebot de croisière), la chambre (à fond), le djihad (en Syrie), l’histoire (de France), le trottoir (à moitié nue), la grève (sur le tas), le sommet (de l’Everest), l’aide au développement (au Niger), la campagne (de François Hollande), la bringue (la noce, la nouba, pour s’amuser), le job (pour un militaire), le fou (pour cacher sa tristesse), l’austérité (pour créer des emplois), la manche (pour manger), l’article (pour augmenter son chiffre d’affaire), la salle (pour accueillir l’invité-e), la rigueur (en 1983), le beau (un chien), la commission (de, pour sa voisine), le sale boulot (en intérim), le tour du monde (en quatre-vingt jours), la comparaison (à son détriment), la fête (à Ibiza), le pied (de grue, rue Saint-Denis), l’inauguration (de la journée de la femme. 2016) …On fait un plaidoyer (pour les droits des femmes), un coma (prolongé), une scène (à son mari), une passe (rapide), un client (à 100 euros), un enfant à une femme («à sa fille» 97), une famille (de cinq enfants), une maison (normande), une loi (à l’Assemblée), une grossesse (allongée), un mariage (de raison), une cour (insistante), une dépression (pendant des mois), un discours (enflammé) une thèse (en trois ans), un lit (au carré), un pied de nez (à son professeur), un constat (objectif de la situation), un interview (de deux minutes), un cadeau (d’anniversaire), un malaise (vagal), une crise (de nerfs, de jalousie, de colique néphrétique), une bavure (policière), une triple pénétration (anale), une catastrophe (sans s’en rendre compte), une pipe (à son mec) et /ou une fellation (à la douche), une usine à gaz (dans un rapport officiel), un don (au denier du culte), une rentrée fiscale (satisfaisante), un voyage (de noces), une scène (violente), un rêve (enfantin), une surprise (bienvenue), un pas de côté (pour s’effacer), une chute (inopinée), une bêtise (sans conséquences), une fausse couche (à trois mois), une formation (de typographe), une manif (de Bastille à République), un retour (sur investissement), un effet (d’image), un travail (intérieur), un tri (dans les thèmes proposés), une omelette (en cassant des œufs), un scandale (de sa vie), un sermon (de carême à Notre Dame), une machine (à laver), une fleur (à un vieil ami), un numéro (de cirque)….On fait les récoltes (en été), les marchés (tôt le matin), les militant-es (en vue des élections), les poubelles (pour chiner), les parquets (à la cire d’abeille), les soldes (toute l’année), les frais (de la crise, de la conversation), les manifs (régulièrement), les 400 coups, un crime (passionnel)… On fait du pied (sous la table, à une belle femme), du cinématographe (Jean Renoir), du (volume avec des cadeaux), du bien (autour de soi), du terrorisme (pour un magistrat), du cinéma (comme papa), du lubri-compostage (pour l’engrais), du bien (aux autres), du (nouveau) roman, du mal (à soi), du collage d’affiches (pour le RPR), du renseignement (parallèle), du sexe (avec les filles, avec préservatif), du terrain (en sociologie), du ménage (chez soi), du Audiard (si l’on peut), du bruit (dérangeant), du public (pour l’émission), du surplace (dans sa promotion), du vélo (depuis trente ans), du syndicalisme (indépendant), du sanskrit à l’INALCO), du trafic (de femmes au Népal), du commerce (électoral de sa candidature), du féminisme (d’État), du chiffre (d’affaires), du black (en intérim)…On fait de l’art (abstrait), de la couture (en classe de philosophie), de l’image (pour le texte), de la télé (depuis 15 ans), de la clientèle (et donc des revenus), de la science (physique), de la croissance (pour l’emploi), de la politique (politicienne), de la psychologie (du café du commerce), de l’argent (en boursicotant), de l’argent (avec son nom, avec la philosophie), de la presse (évènementielle), de la permaculture (au jardin portager), de la théologie (à l’Institut catholique de Paris), du Tiers-mondisme (Gérard Chaliand), de la recherche (scientifique), de la propagande (via le net), de l’abattage (rue Saint-Denis), de la ville (au kilomètre) … On fait des mondanités (au concert), des victimes (innocentes), des pieds et des mains (pour sen sortir), des émules (pour l’enseignement du Grec), des mécontents (au gouvernement), des enfants (à droite et à gauche), des schémas (de pensée), des œufs au plat (bien cuits), des années de prison (en vain), des réunions (inutiles), des provisions (pour l’hiver), des affaires (véreuses), des luttes (convergentes), des voix (aux élections), des concessions (aux petites entreprises), des heures supplémentaires (non payées), des conneries (avec ses potes), des pointes (en tutu), des histoires (pour rien), des parties de jambes en l’air (de 5 à 7), des bêtises (sans le savoir), des sales boîtes (une ouvrière en intérim), des adhésions (à la fête de L’Humanité), des tournantes [Dans une émission de France Culture, consacrée aux violences faites aux femmes] 98 ;…On fait dans la dentelle, dans son pantalon…On fait valoir (ses relations, ses capacités)… ; On fait son devoir (quoi qu’il en coûte), sa peine (chez soi), son lit (au carré), son travail (sans rechigner), son alia (en Israël), son âge (malgré l’opération esthétique), ses couches (au lit), ses humanités (chez les jésuites)… On fait sa [la] vie (dont on ne sait que faire), son mea culpa (au procès), son intéressant (bêtement), son devoir (électoral, fiscal), sa (propre) expérience… On fait ses besoins (n’importe où)… On fait comme tout le monde, comme on peut… … On fait (sous ou sur soi)…On se fait une passe, un client, une «pute», une femme, du bien, du mal, un film…On se fait faire une pipe, un repas…
- Que faire de tous ces «faire»? Les détruire…Mais auparavant, réfléchir à la signification de tous ces «faire». 99 (Cf. Amour (Faire), Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Fréquenter) : On fréquente une jeune fille (bien sous tous rapports), un jeune homme (distingué), l’aristocratie (par tradition), les bordels (et on l’assume), les bas fonds (par snobisme), le bar de la Coupole (ou la Closerie des Lilas), des personnes (louches)… (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver )

Langage (Verbe. Jouir) : On jouit avec, d’une femme, sur une femme, de soi, de l’autre… On jouit de sa propriété, de la possession, de la gratuité, de la beauté, du bruit, du silence, du partage, de l’échange, de l’ordre, de la révolution, de l’humiliation…(Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Partager) : On partage un lit (avec un mari), une intimité (dégradante en prison), un plat (au restaurant), un moment de plaisir (avec une ami-e), son héritage (entre ses enfants), un prix (littéraire), l’Afrique (à la conférence de Berlin. 1884-1885), le fardeau (du pouvoir), les tâches (domestiques), une maîtresse (à deux), un verre (de Bordeaux)….(Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver )

Langage (Verbe. Perdre) : On perd sa femme (avec tristesse), son mari (à la guerre), sa virginité (sans s’en rende compte), ses cheveux (en prison), son enfant (de la polio), son crédit (moral, en trichant), son pantalon (en courant), sa réputation (pour un temps), son travail (et tout s’effondre), sa dignité (du fait de viol de sa femme), son assurance (devant son chef), sa place (que prend un-e autre), sa mémoire (en vieillissant)…On perd l’Alsace-Lorraine, la foi (en découvrant un prêtre reprendre de la crème au chocolat), l’envie (de lire), le nord (sans boussole), la tête (dans sa colère), la vie (en s’y confrontant), la respiration (à 3.000 mètres), la mémoire (le jour de l’examen), l’espérance (à l’approche d’une guerre), la raison (par amour), la face (et on se ridiculise), la qualité (de sa sexualité)… On perd du terrain (en affaires), de l’argent (à la bourse), des parts de marché (en Chine), du poids (en marchant)…On perd le goût du bonheur (et on le retrouve, ou non), les législatives (à plate couture), les eaux (avant l’accouchement) … (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Prendre, Protéger, Recevoir, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Prendre) : On prend une femme (pour épouse), (par devant, par derrière femme, «dans la petite bourgeoisie de province» (J.P. Sartre), «six ou sept femmes au gouvernement» (F. Mitterrand), un plat (cher), une plaisanterie (à la légère), un époux (riche), une femme de ménage (quelques heures), un job (d’été), une veste (dont on se souvient), une gifle (qui vous met à terre), une plaisanterie (au sérieux), un coup (dans l’estomac), un-e assistant-e (efficace), une maitresse (enjouée), une cuite (avec des copains), un amant (de temps en temps), un mari (pour s’en sortir), une prostituée (pour une soirée), un enfant (par la main), un emploi (à mi temps), un bol d’air (à la campagne), une raclée (sans savoir pourquoi), un nourrisson (dans une pouponnière Bulgare)…On prend en charge (une mère impotente), en compte (un argumentaire circonstancié), en considération (la distance d’un nouvel emploi)…On prend la parole (dans un colloque), la main (de l’autre), l’avion (pour aller en vacances), la direction (d’un parti), (le Secrétariat général de l’ONU), la poudre d’escampette (avant qu’il ne soit trop tard), la route (pour six mois), le deuil (de son père), la pilule (dès 15 ans), l’antenne (pendant huit heures d’affilée), le métro (tard le soir), le taureau par les cornes (pour réformer), le parti radical de gauche (à l’esbroufe), la grosse tête (à sa nomination), le large (avant dénonciation), les vœux (monastiques)…On prend sa température (comme contraception), son temps (pour jouir de la vie), sa vie (à la légère) …On prend dans les filets (de Daech)…On prend de l’embonpoint (après une naissance), du plaisir (à lire un livre), du son (pour la radio), du temps (pour bien faire), de la drogue (sans pouvoir s’arrêter)…On prend pour soi (une plaisanterie amère), sur soi (pour garder son calme)…On prend (vingt ans de prison, perpète à Cayenne)… On prend des échantillons (de la population) (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Protéger) : On protège une femme (du viol), un enfant (du soleil), un acteur (de la notoriété), une population (du terrorisme), une forêt (des risques d’incendie), un dossier (par un mot de passe), un fichier d’ordinateur (par une copie de disque dur), les arts et les lettres (sans augmentation de budget), les Chrétiens (d’Orient)… On protège son bonheur (en s’isolant), sa vie privée (des paparazzis), sa santé (en mangeant bio), ses données personnelles (par une application), ses bases arrières (avant l’attaque)…On protège (les Français) [F. Hollande. 19 avril 2015]… On se protège du sida (avec un préservatif), du bruit des voisins (par un mur capitonné), du froid (avec une doudoune), de la bêtise (par le retrait du monde)…Entendu : «Une artiste noire dans les années trente est protégée du racisme par un agent blanc» ; «Les locaux (les Africains) protègent les bonobos»…(Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Recevoir, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Recevoir) : On reçoit une femme (chez soi), un don (gracieux), une gifle (retentissante), une (bonne) éducation, une confidence (à garder pour soi), une ration (de rutabagas), un évêque (à sa table), un ordre (non justifié), une promesse (mensongère), une lettre (tant attendue), une visite (importante), une fin de non recevoir (humiliante) … On reçoit le baptême (à l’église), la légion d’honneur (à force d’insister), la monnaie (de sa pièce), la grâce (divine), la mort (avec sagesse), la pluie (sur la tête), le prix (de ses forfaits)… On reçoit les derniers soupirs (d’une vieille tante)… On reçoit des renforts (nécessaires), des insultes (en prison) … On reçoit son salaire (en retard)… (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Sauter, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Sauter) : On saute une femme, un ruisseau, un cours, une strophe, au cou, au plafond, le pas, sur une mine anti-personnel…(Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Tomber, Trouver)

Langage (Verbe. Tomber) : On tombe une femme, on tombe amoureux-se, on tombe enceinte. Á l’instar de la rosée qui tombe sur la fleur ; de l’enfant qui tombe par terre ; du livre qui tombe des mains ; de la bombe américaine qui tombe sur Hiroshima et Nagasaki ; de la femme qui tombe en pâmoison ou dans la prostitution ; de l’ouvrier qui tombe au chômage ; du conjuré qui tombe dans un guet-apens ; de l’actrice qui tombe dans l’anonymat ; du soldat qui tombe à la guerre ; de l’adulte qui tombe dans les idées noires, dans la dépression, la folie, le coma, la coke, l’alcoolisme ou dans la pauvreté ; du projet qui tombe à l’eau ; de l’amoureux qui tombe en esclavage ; de l’internaute qui tombe sur un site pornographique ; du criminel qui tombe en prison ; de la France qui tombe en récession ; des opposants qui tombent d’accord ; de la politique qui tombe dans le caritatif ; de la réflexion qui tombe mal ; de l’enfant qui tombe sous la coupe d’un adulte…Expressions pourtant encore régulièrement employées. (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Entrer, Écraser, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Partager, Perdre, Prendre, Protéger, Recevoir, Sauter, Trouver)

Langage (Verbe. Trouver) : On trouve une femme (à son goût), le Nord (au pôle sud), chaussure à son pied (dans un grenier), une idée (fulgurante), l’inspiration (sans difficultés), un geyser (en Islande), une lettre (compromettante), le déshonneur (sans s’en remettre), l’amour (sur internet), l’âme sœur (sur internet), un trésor (dans une cave), un supplice (cruel), un bras (complaisant), une jambe (bien faite), son chemin (après tâtonnements), son double (dans la vie), sa voie (bien trop tard), son triomphe (modeste)… (Cf. Avoir, Connaître, Donner, Écraser, Entrer, Être, Faire, Fréquenter, Jouir, Perdre, Prendre, Partager, Protéger, Recevoir, Sauter, Tomber)

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Notes de bas de page

1 France Culture. Churchill. 21 juillet 2015 (Rediffusion de l’été 2010)

2 France Culture. L’atelier du pouvoir. L’industrie du X. Présentation. 3 mai 2015. Rediffusé le 15 août 2015

3 Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir. In, Œuvres complètes. Robert Laffont. Collections Bouquins. Tome I. p. 180,181

4 Chalamov (Varlam), Récits de la Kolyma. Verdier. 1515 p. 2003. p.225

5 Voltairine de Cleyre, De l’action directe. Le passager clandestin.74p. 2009. p.28

6 Première phrase de Joseph Delteil, Jeanne d’Arc. [1925] Les Cahiers rouges. Grasset

7 Éliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue Française. Éditions i-X e. 2014. 119p

8 France Culture. L’esprit public. La diplomatie européenne. 10 mai 2015

9 Les Cahiers du Grif. N° 3, Le tabou de l’inceste, Lettre de Serge Moscovici. 23 avril 1974. In, Ceci (n’) est (pas) mon corps. 1974. p.72-74

10 France Culture. Alain-Emile-Auguste Chartier. 3I août 2013. 6h 30

11 France Culture. Les racines du ciel. Parcours d’une anthropologue éclairée avec Françoise Héritier. 26 avril 2015 (Réécoute le 5 août 2015)

12 L’internationale Situationniste. N° 8. Janvier 1963

13 L’Internationale Situationniste. N° 10. Mars 1966

14 L’internationale Situationniste. N° 8. Janvier 1963

15 France Culture. 2 janvier 2015. (Rediffusion d’un interview daté du 30 juin 1997) Un homme témoin de son temps-Arthur Koestler

16 Thomas Szasz, Karl Kraus et les docteurs de l’âme. Hachette. 223p. 1985. p.112

17 France Culture, Gherasim Luca ; une vie, une œuvre, 3 avril 2003

18 Georges Vedel, La parité mérite mieux qu’un marivaudage législatif ! Le Monde, 8 décembre 1998. Reproduit dans, Le piège de la parité. Arguments pour un débat. Pluriel. Hachette Littérature. 251p. 1999. p.26 à 30

19 Cornelius Castoriadis, La jeunesse étudiante. In, Quelle démocratie ? I. Éditions du Sandre. 690p. 2013. p.167, 172 et 178

20 Jean-Paul Sartre, Reportage aux États-Unis pour Combat, février 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.60

21 Jean-Paul Sartre, Présentation des Temps Modernes, octobre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.212

22 Jean-Paul Sartre, Portrait de l’antisémite. décembre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.262

23 Jean-Paul Sartre, Matérialisme et révolution. juin 1946. Repris dans Situations II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.318

24 Jean-Paul Sartre, Écrire pour son époque. août 1946. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.391

25 Jean-Paul Sartre, Les communistes et la paix. Les Temps modernes. juillet 1952, octobre novembre 1953, avril 1954. Repris dans Situations VI. NRF. Gallimard. 384p. 1964

26 Jean-Paul Sartre, D’une Chine à l’autre. 1954. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.10

27 Jean-Paul Sartre, Nous sommes tous des assassins. Les Temps modernes. N°145. mars 1958. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.69

28 Jean-Paul Sartre, Avant-propos à Aden Arabie, de Paul Nizan. Maspero. 1960. Repris dans Situations, IV. NRF. Gallimard. 459p. 1964. p.146

29 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Monde. 14 mars 1971. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.108

30 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.196

31 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.177

32 E. Devinat et A. Toursel, Histoire de France. Librairies-Imprimeries Réunies. L. Martinet. Cours Moyen. 144p.1923. p.105

33 Cité sans source dans Louis Van Delft, Les moralistes. Une apologie. Folio Essais. 263p. 2088. p.368

34 George Steiner, Réelles présences. Les arts du sens. Folio Essais. 281 p. 1994. p.139,140

35 France Culture. Les racines du ciel. Habiter poétiquement le monde. Zeno Bianu. 15 mais 2016

36 Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert Laffont. 987p. 1991. p.486

37 Giselle Halimi, Fritna, Éditions France-Loisirs. 193p. 2000. p.43

38 L.C.I. 21 septembre 2016. 18 h 35

39 Bernard Lemettre, «Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution». Michel Lafon. 2015. 253p.

40 Le Figaro. 21 octobre 2016

41 France culture. 2 novembre 2016. 17 heures.

42 France inter. Affaires sensibles. Le médiator, Fiasco sanitaire et faillite d’un système. 16 novembre 2016

43 Marc Fernandez et Jean-Christophe Rampal, Ciuda Jauarez, Capitale du féminicide. In, Le livre noir des femmes (Sous la direction de Christine Ockrent) 954p. 2007. p.177

44 Arte, Le plus vieux métier du monde. 23 décembre 2016. (Début / 10 minutes avant le 24 décembre)

45 Léon Poliakov, Bréviaire de la haine. Le IIIème Reich et les juifs. Le livre de poche. 505p. 1974. p.381

46 Marie-Hélène Luiggi, Marie-Louise Girod. La dame d’En Haut. Montauban, Impr. Lormand. 166p. 2003. p.88

47 R.P. Bonnet, Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.79

48 Jean Marc Varaut. Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.205

49 Me Pau Langevin. Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.205. p.497

50 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.69

51 Cf. Marie-Victoire Louis, les 9 textes regroupés dans : Amnesty international http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=1100

52 Madame de Rémusat, Lettres. 1804-1814. Calmann-Lévy. 1881. 415p. p.191,192

53 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.204, 205

54 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.172

55 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007.p.253

56 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.385

57 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.416.

58 Maurice Garçon. Journal. 1939-1945. Les Belles lettres / Fayard. 702p. 2015. p.270

59 France Culture, Une vie, une œuvre. Assia Djebar. 5 mars 2016

60 France Culture, A voix nue, Florence Delay. 2 novembre 2012

61 France Culture. 6 novembre 2014. Petite histoire de l’Académie française. Un autre jour est possible. 4/ 5.

62 Cf. Marie-Victoire Louis, Dis-moi, «le genre», ça veut dire quoi ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=919&themeid=877

63 C8. 23 janvier 2017. 12 h 24

64 Nicolas Boileau, Satires III.

65 Agence Chine Nouvelle. Le Maroc organise une conférence internationale sur la budgétisation sensible au genre (BSG) dans le cadre du partenariat entre le ministère marocain de l'Économie et des Finances et l'ONU Femmes. 4 novembre 2012

66 Mali Jet. Delta news. Promotion du genre : Pour la planification et la budgétisation sensible au genre. 13 novembre 2014

67 France Culture, Womens’s power. Les nouveaux féminismes. 21 août 2016

68 Mezetulle (Blog-revue de Catherine Kintzler), «Au bon plaisir des ‘docteurs graves’. À propos de Judith Butler» de S[abine] Prokhoris, lu par J. Favret-Saada. 4 février 2017

69 France Culture. Qu’est ce qu’une femme contemporaine ? La grande table. 5 janvier 2015

70 Je dois préciser qu’en faisant état en 1986 du colloque de Toulouse, intitulé «Recherches sur les femmes, recherches féministes», je n’ai pas alors été consciente de l’importance politique de l’ajout de ce nouveau concept, dont j’avais simplement noté l’émergence. Cf. Marie-Victoire Louis, «Recherches sur les femmes, recherches féministes» http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=912&themeid=460

71 La Croix. Théorie du genre. Ce que le pape a vraiment dit. 3 octobre 2016

72 GIS. Institut du genre. Appel à projet 2017. Diffusé le 21 décembre 2016 par EFL.

73 Diderot, Correspondance. Lettre à Falconet, Petersbourg. Juillet 1867. Bouquins. Laffont. 1468 p. 1997. p.745

74 Friedrich A. Hayek, La route de la servitude. PUF. Quadrige. Grands textes. 176 p. 2010. p.116

75 Hobbes, Le Léviathan. Folio Essais. 1027p. 2013. p.120 et 194

76 Chris Marker, Lettres de Sibérie.1957

77 AFP. Valls : «Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir.» 21 janvier 2015

78 AFP. Affaire du barbecue: 20 ans de prison. 25 février 2011

79 Le Monde. Big browser, Omerta - Une affaire de viol collectif se règle sur Internet. 17 décembre 2012

80 Metro - France. Football : [X] cité dans une affaire de prostitution de mineure». 13 février 2013

81 Samira Belli, Dans l’enfer des tournantes. Folio. 308p. 2003. p.78

82 BFM Business. Jean Hervé Lorenzi, 7 mai 2012

83 France Culture. L’Esprit public. 8 janvier 2017

84 Le Figaro. Désir écrit aux militants socialistes. 4 avril 2013

85 Le Figaro. Juan Carlos 1er en quête d’«immunité». 23 juin 2014

86 Élisabeth Guigou, Être femme en politique. Plon. 273p. 1997. p.221

87 France Culture. Une vie Une œuvre. Chantal Ackermann. 1950-2015. Intérieur extérieur. 19 novembre 2016

88 D 8. Touche pas à mon poste. Jean Michel Maire a retrouvé l’amour. 27 janvier 2016

89 AFP. Loire : elle meurt poignardée chez elle. 1er avril 2012

90 Didier Foucault, Histoire du Libertinage. Des goliards au marquis de Sade. Perrin. 488p. 2007. p.7 et 432

91 France Culture, L’Esprit public. 29 novembre 2015

92 Victor Hugo, Choses Vues. 1849-1885. Folio Gallimard. 2010. 1014p.

93 Michelle Perrot, Mon Histoire des femmes. France Culture. Éditions du seuil. 2008. 247 p.

94 In, Francis Ponge, Colloque de Cerisy. UGE. 10/18. 435p. 1977. p.190

95 France culture. À voix nue. Daniel Cohn-Bendit, Une constante liberté : un riche héritage culturel. 19 décembre 2016

96 L’épouse ne peut contracter ni disposer de rien sans y être autorisée de son mari. L’inverse ne peut, juridiquement parlant, pas exister.

97 France Culture. Faits divers : Faut-il sauver les chiens écrasés ? 31 décembre 2014

98 France Culture, LSD. Les combattantes. Sortir des violences faites aux femmes. Tout commence par des mots. 19 décembre 2016

99 Cf. Marie-Victoire Louis, Que font-ils tous ensemble ? Des morts http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=986


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