Langage
 Marie-Victoire Louis

Langage

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 20/09/2018
date de publication : 20 septembre 2018
mise en ligne : 20/09/2018
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 7.290 items et 23 rubriques : I. «Culture» (345) ; II. Droit (125) ; III. Être humain (354) ; IV. Êtres humains. Corps (156) ; V. Êtres humains. Enfants (94) ; VI. Êtres humains. Femme-s (1245) ; VII. Êtres humains. Homme-s (501) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humains (323) ; IX. Famille (272) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (276) ; XI. Justice (371) ; XII. Langage (425) ; XIII. Patriarcat (310) ; XIV. Penser (571) ; XV. Politique (769) ; XVI. Pornographie (86) ; XVII. Proxénétisme (214) ; XVIII. «Sciences» sociales (174) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (36) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (206) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (113) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme…] (98) ; XXIII. Violences (231)… et continuera d’évoluer.

20 septembre 2018

XII. Langage

En noir : nouveaux items (et modifiés)

I. Langage : Langage ; Langage (Accent) (1, 2) ; Langage (Antiféminisme) (1, 2, 3) ; Langage («Arme») ; Langage («Balance Ton Porc») ; Langage (Bentolia Alain) ; Langage (Camus Albert) ; Langage (Carroll Lewis) ; Langage (Chalamov Varlam) ; Langage (Censure) (1, 2) ; Langage (Cleyre Voltairine de) ; Langage (Concept) ; Langage («Confusions sémantiques») ; Langage (Conscience) ; Langage (Conservateur) ; Langage (Costa-Gavras) ; Langage (Critique) (1, 2) ; Langage (Delteil Joseph) ; Langage (Femmes) ; Langage (Galimatias) ; Langage (Green Julien) ; Langage (Héritier Françoise) ; Langage (Internationale Situationniste) ; Langage (Idels Michèle) ; Langage (Jacquetin Bernard) ; Langage (Koestler (Arthur) ; Langage (Kraus Karl) ; Langage (Lévi-Strauss Claude) ; Langage (Luca Gherasim) ; Langage (Maitrise du) : Langage (Majuscule) ; Langage (Obscur) ; Langage (Onomomatopées) ; Langage (Patriarcal) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) ; Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13) ; Langage (Féminisme) ; Langage («Réel») ; Langage (Saint-Simon) ; Langage (Saussure Ferdinand de) ; Langage (Steiner George) ; Langage (Style) ; Langage (Symbole) ; Langage (Synonyme) ; Langage (Syntaxe) ; Langage (Tricot) ; Langage (Voltaire) ; (73)

II. Langage. Académie française : Par ordre chronologique : Académie française Richelieu (Maréchal de. XVIIème siècle) ; Voltaire. 1731. 1749. 1760, 1761, 1766, 1766, 1774 (2), 1776 (2)) ; Académie française (Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure. 1770) ; Académie française (Abbé Morellet. 1805) ; Académie française (Hugo Victor. 1852) ; Académie française (Barrès Maurice. 1906) ; Académie française (France Anatole. 1909) ; Académie française (Massis Henri. 1913) ; Académie française (Jammes Francis. 1921) ; Académie française (Noailles Madame de. 1923) ; Académie française (Hermant Abel. 1940) ; Académie française (Léautaud Paul. 1941) ; Académie française (Mauriac François. 1941) ; Académie française (De Gaulle Charles. 1945) ; Académie française (Paulhan Jean. 1963) ; Académie Françoise. Maritain Jacques. 1972) (1, 2) ; Académie française (Rouart Jean-Marie. 1986) ; Académie française (Gould Florence. s.d) ; Académie française (Djebbar Assia. 2005) ; Académie française (Delay Florence) (2012, 2014) ; Académie française (Veil Simone 2017) ; Académie française (Bona Dominique. 2017) ; Académie française (Déclaration sur l’écriture dite ‘inclusive’. 2017) ; Académie française (Rouart Jean-Marie. 2018) ; Académie française (Carrère d’Encausse Hélène. 2018) (1, 2) ; (37)

III. Langage. Adjectif : (1, 2, 3) ; Adjectif /substantif (1, 2) ; (5)

IV. Langage. Adverbe : (1)

V. Langage. Féminisation du langage : Langage («Féminisation» du) (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Par ordre alphabétique Féminisation du langage (Azières Eric) ; Féminisation du langage (Bernanos Georges) ; Féminisation du langage. (Boulanges Jean-Louis) ; Féminisation du langage (Canard enchaîné Le) ; Féminisation du Langage (Cixous Hélène) ; Féminisation du langage (Déguignet Jean-Marie) ; Féminisation du langage («Écriture inclusive») ; Féminisation du langage (France Culture) ; Féminisation du langage (Gallimard. La Pléiade) ; Féminisation du langage (Gide André) ; Féminisation du langage (Grammaire) ; Féminisation du langage (Historiographie) ; Féminisation du langage (Hugo Victor) (1, 2) ; Féminisation du langage (Jacob Christian) ; Féminisation du langage (Leclerc Annie) ; Féminisation du langage (Macron Emmanuel) ; Féminisation du langage (Médiapart) ; Féminisation du langage (Messager Annette) ; Féminisation du langage (Modification des termes) (1, 2) ; Féminisation du langage (Monde Diplomatique le) (1, 2) ; Féminisation du langage (Moscovici Serge) ; Féminisation du langage (Pécresse Valérie) ; Féminisation du langage (Sand George) (1, 2) ; Féminisation du langage (Verny Françoise) ; Féminisation du langage (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27) ; Féminisation du langage (Wiewiorka Annette) ; (63)

VI. Langage. Genre (Critique du) : Langage. Genre (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) ; Genre (à toutes les sauces) ; Genre («Approche Genrée») ; Genre («Comme nous disons…») ; Genre (Domination) ; Genre (Droit) ; Genre (Femmes) (1, 2) ; Genre (Genèse) ; Genre («Mauvais») ; Genre (Passé, présent, futur du terme…) ; (Genre. Pape François) ; Genre (Les études de genre. 2016) (1, 2, 3, 4, 5) ; Genre (Usage. Barma Catherine) ; Genre (Usage. Bernard Catherine) ; Genre (Usage. «C.8») ; Genre (Usage. Clément Jérôme) ; Genre (Usage. Fassin Éric) ; Genre (Usage. Favret-Saada Jeanne) ; Genre (Usage. France Culture) (1, 2, 3, 4) ; Genre (Usage. Lançon Philippe) ; Genre (Usage. Laqueur Thomas) ; Genre (Usage. Mauss Marcel) ; Genre (Usage. Mitterrand Danielle) ; Genre (Usage. Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6) ; Genre (Sexe) (1, 2) ; Genre (Violences) (1, 2) ; (49)

VII. Langage. Mot : Langage. Mot (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; Mot (Alexander Dulcie) ; Mot (Bernanos Georges) ; Mot (De Gaulle Charles) ; Mot (Desproges Pierre) ; Mot (Diderot) ; Mot (Green Julien) (1, 2, 3) ; Mot (Hayek Friedrich A.) ; Mot (Hobbes Thomas) ; Mot (Hugo Victor) ; Mot (Kollontaï Alexandra) ; Mot (Léautaud Paul) ; Mot (Macron Emmanuel) ; Mot (Marker Chris) ; Mot (Mercier Louis Sébastien) ; Mot (Merleau-Ponty Maurice) ; Mot (Mirabeau) ; Mot (Renard Jules) ; (Mot. Retz Cardinal de) ; Mot (Rivière Jacques) ; Mot. Saint-Just) ; Mot (Staël Madame de) (1, 2) ; Mot (Valls Manuel) ; Mot (Voltaire) (1, 2, 3, 4, 5) ; (41)

VIII. Langage. Mots (Critique de) : Langage. Mots. Critique de : «Affaire» ; «Amour» ; «Bonniche» ; «Ça» ; «Cas» ; «Choix» ; «Drame» ; «Faits» ; « Evènement » ; «Hiérarchie» ; «Liberté» ; «Libertin» ; «Manquer» ; «Marges» ; «Paradoxe» ; «Passage à l’acte» ; «Peuple» ; « Populisme» ; «Précautions» ; «Progressiste» ; «Queer» ; «Récidive» ; «Reproduction» ; «Spécisme» ; «Sulfureux […]» ; «Tacler» ; «Terrorisme» ; «Think Tank», «Translocation» ; «Vertu» ; «Victime» ; «Virilité» ; (32)

IX. Langage. Possessif : Possessif (1, 2, 3) ; Possessif (AFP) ; Possessif (Arte) ; Possessif (Balzac Honoré de) ; Possessif (Comte-Sponville André) ; Possessif (Chateaubriand Alphonse de) ; Possessif (Cixous Hélène) ; Possessif (Cousin Victor) ; Possessif (Debré Robert) ; Possessif (De Gaulle) ; Possessif (Duflot Cécile) ; Possessif (Dumas Roland) ; Possessif (Dupont-Moretti Éric) ; Possessif (Erdogan Recep Tayyip) ; Possessif (Figaro Le) ; Posssessif (France Culture) (1, 2, 3) ; Possessif (Freud Sigmund) ; Possessif (Giono Jean) ; Possessif (Hamon Hervé) ; Possessif (Hugo Victor) (1, 2) ; Possessif (Hulot Nicolas) ; Possessif (Léautaud Paul) ; Possessif (Leleu Pierre) ; Possessif (Lemaire Bruno) ; Possessif (Le Taillantier Roger) ; Possessif (Louis XVI) ; Possessif (Maffesoli Michel) ; Possessif (Mandela Nelson) ; Possessif (Onfray Michel) ; Possessif (Perrot Michelle) ; Possessif (Roudinesco Élisabeth) ; Possessif (Un) Soldat. Anonyme) ; Possessif (Stendhal) ; Possessif (Thierry Jean-Pierre) ; Possessif (Vilmorin Sophie de) ; Possessif (Voltaire) Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) ; (51)

X. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

XI. Langage (Sujet) : 1, 2, 3 ; (3)

XII. Langage (Verbe) : Langage Verbe (1, 2, 3, 4), «Avoir» ; «Chercher» ; «Connaître» ; «Donner» ; «Écraser» ; «Entrer» ; «Être» ; «Faire» ; «Fréquenter» ; «Jouir» ; «Mourir» ; «Partager» ; «Passer» ; «Perdre» ; «Prendre» ; «Protéger» ; «Recevoir» ; «Sauter» ; «Tomber» ; «Trouver» ; «Vivre» ( 25)

XIII. Langage (Zeugma) : Par ordre chronologique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43) (43)

20 septembre 2018 : 425 items

I. Langage :

Langage : Plus les mots sont indéterminés, équivoques, polysémiques, et si souvent ne veulent strictement rien dire, plus ils sont fonctionnels pour la perpétuation du monde. On matraque la pensée de chacun-e avec l’imposition de termes que chacun-e interprète selon son entendement. Dès lors, dans cette confusion délibérée, la pensée [politique] s’estompe, se dilue, se fragmente, se recompose et le monde continue ainsi d’autant plus aisément sur des bases que tant s’acharnent à reformuler, à recomposer, en fonction de leurs seuls intérêts …(Cf. Les [mes] critiques d’Amnesty International)

Langage (Accent) (1) : Dans les centres de plateformes téléphoniques (En Tunisie, en Afrique Sud-Saharienne et ailleurs dans le monde), on apprend aux salarié-es de parler français sans accent. Elles/ils sont donc dépossédés de la spécificité de leur manière de parler afin d’être entendables dans les pays riches pour lesquels elles/ils sont employé-es.

Langage (Accent) (2) : 2018. Jacques Bonnafé évoque le fait, la réalité d’être en France, « condamné par son accent. » 1

Langage (Antiféminisme) (1) : 2017. Ce matin [6 octobre 2017], le grand titre qui barrait la page de garde du Figaro était : «Féminisme ; les délires de l’écriture inclusive» dont la présentation était : «Député.e, conseiller.ère, intellectuel.le : cette manière incongrue d'écrire le français gagne du terrain dans l'université et l'administration. Une nouvelle concession à un féminisme militant.» 2
Le féminisme, au singulier, dans sa supposé globalité, est assimilé au féminisme militant, les deux relevant du «délire»… (Cf. Féminisme)

Langage (Antiféminisme) (2) : 2017. 2015. Dans un article publié le 4 octobre 2017 par Slate.fr de Péguy Sastre intitulé : L’écriture intrusive, ça ne marchera jamais (et tant mieux) est intégré l’encart suivant :
«À lire aussi : Comment l’écriture est devenue une rame de propagande sous Hitler
- Il s’agit d’un texte du même Slate.fr mais en date du 18 juillet 2015 dont voici la présentation :
«Hitler imposa l’utilisation de la graphie ou police Fraktur par décret, la proclamant ‘écriture aryenne’ et par conséquent interdite aux juifs. Avant de la décréter ‘écriture des juifs’ et de l’interdire aux Allemands
- On peut noter que l’article de Péguy Sastre a été reproduit sans commentaire et sans référence à l’encart évoqué par le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes 3
- Les féministes, sont, comme tant d’autres, en danger.…

Langage (Antiféminisme) (3) : 2017. Entendu, sur Radio Courtoisie (radio d’extrême droite), le 9 octobre 2017 concernant ce qui est dorénavant nommé - au lieu et place de ce que l’on appelait la «féminisation du langage» - «l’écriture inclusive» :
«expression d’un féminisme exacerbé» ; «attaque contre l’unité de la société française actuelle» ; «remise en cause de l’union, l’unité, l’harmonie de notre pays»… Pas moins…

Langage («Arme») : Le langage fut d’abord l’arme de ceux qui commandent, qui ordonnent, qui décident, qui exigent, qui oppriment, et qui donc imposent le silence. Des limites de la «parole libératrice», laquelle exige nombre de conditions, le plus souvent, non réunies… (Cf. Culture)

Langage («Balance Ton Porc») : 2017. Lu sur balancetonporc.com :
« L’enfer de mon enfance continue encore. […] Pour finir ‘porc’ est un terme beaucoup trop modéré pour les agressions que j’ai subies. Je qualifierais ces monstres de bourreaux, de tortionnaires, de criminels qui malheureusement restent impunis.» [31 décembre 2017] (Cf. Être Humain. Animalisation, Justice)

Langage (Bentolila Alain) : 2017. Bentolila Alain, présentant «une analyse de linguiste», en s’adressant à Claudie Baudino auteure du livre : Le sexes des mots : un chemin pour l’égalité et à Florence Montreynaud, auteure du livre : Le roi des cons : quand la langue française fait mal aux femmes [les deux livres publiés en 2018] invitées comme lui, le 16 mars 2017, sur France Inter, à débattre de la question : «La langue française est-elle machiste ?» auteur de :
«Je trouve ça dérisoire […] aucun intérêt, on s’en fout. (bis) […] Ces petites batailles que vous menez mesdames pour un la, un une, un te de plus moins de moins sont des batailles pitoyables, elles sont faciles. […] Toutes ces choses là me semblent peu intéressantes. Vous vous trompez de combat. […] La vraie question, ce n’est pas de savoir qu’il y a des femmes et des hommes,…c’est…[…] Ce sont des combats de petite envergure…[…] On devrait parler du sort des femmes et de la manière dont on peut les changer. […] Ôtez vous de la tête le fait que le masculin veut dire sexe masculin et que le féminin veut dire sexe féminin : ça n’a rien à voir. […] Ça n’a strictement aucune importance […] Comprenez bien une chose…la langue n’est pas là pour obéir à des décrets. […] C’est ridicule […]. Certainement pas, c’est n’importe quoi […] On devrait parler du sort des femmes. […] C’est l’évolution des mentalités [qui compte] […] Tout le reste [autre que ce qu’il fait] est dérisoire.»
- Et l’émission malheureusement se termina par des rires…
- La responsabilité de France inter de l’avoir invité et celle de la journaliste de n’avoir pas fait cesser ses injures, est posée. 4

Langage (Camus Albert) : 2011. Lu sur le blog de Jean-Pierre Dacheux :
«On prête à Camus [1913-1960], et on le cite sans cesse, d’avoir dit : ‘Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.’ Cela sonne bien, mais Camus n’a pas dit exactement ça ! Dans un essai de 1944, paru dans Poésie 44 (Sur une philosophie de l’expression), Albert Camus écrivait : ‘Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde.’» 5
- «Choses», «objets», les êtres sont manquant-es.

Langage (Carroll Lewis) : 1865. Lewis Carroll [1832-1898], dans Alice au pays des merveilles, auteur de l’échange suivant entre Alice et Humpty-Dumpty :
«Lorsque moi j'emploie un mot, répliqua Humpty-Dumpty d'un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu'il me plaît qu'il signifie...ni plus, ni moins.»
«La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu'ils veulent dire.»
«La question, riposta Humpty-Dumpty, est de savoir qui sera le maître...un point, c'est tout.» 6 Définitif ?

Langage (Chalamov Varlam) : 2003. Varlam Chalamov [1907-1982], auteur, en 2003, de :
«C’est par la maîtrise du parler des truands que commence le rapprochement entre le cave et le monde de la pègre.» 7
- Un exemple, pas vraiment nouveau, mais qui actuellement semble faire florès : «les filles»… (Cf. Pornographie, Proxénétisme)

Langage (Censure) (1) : Les coupures, déformations, réécritures, infléchissements du sujet, questionnements hors sujet, autocensures, aimables pressions, concessions ‘consenties’ tuent les textes plus efficacement qu'une censure sans appel... laquelle a le mérite de maintenir le texte dans son intégr[al]ité et de permettre qu’il puisse être publié ultérieurement en l’état. (Cf. Féminisme, Histoire. Historiographie. Patriarcale)

Langage (Censure) (2) : La censure est inutile lorsque l’on détourne le regard.

Langage (Concept) : Chaque modification du langage ne peut se comprendre que dans le cadre de l’évolution de la société qui l’a vue naître. Dès lors, la critique du langage implique de repenser les concepts au sein desquels il s’inscrivait, tandis que son évolution repose sur cette compréhension. Et alors, subitement, inopinément, s’élaborent de nouveaux concepts, de nouveaux mots qui apparaissent comme des champignons un lendemain de pluie.

Langage («Confusions sémantiques») : Les confusions sémantiques n’en sont pas, ou plutôt, évitent les clarifications nécessaires : ce qui importe, c’est de [tenter] de comprendre, à chaque fois qu’une formulation peut être désignée comme telle, ce que, dans son contexte, compte tenu de son auteure-e, elle peut signifier. L’erreur qui signifie qu’une question a été posée, contextualisée, interrogée est préférable à la paresse intellectuelle qui maintient le monde en l’état.

Langage (Conscience) : Analyser le langage en fonction de sa capacité à agir sur et dans les consciences individuelles : un préalable à la construction d’un regard critique politique.

Langage (Conservateur) : Le langage charrie nécessairement des modes de pensées et donc des visions du monde passéistes, donc conservatrices, nécessairement donc inappropriées pour penser le futur. Ne justifie pas pour autant leur disparition : une prise de conscience souvent suffit. Néanmoins, ce constat peut avoir pour conséquence le choix de privilégier au plan de l’analyse, ce qui est générateur de nouveautés, fussent-elle régressives.

Langage (Costa-Gavras) : 2017. Le cinéaste Costa-Gavras, évoquant les difficultés à faire un film qui sera basé (notamment) sur les discussions menées entre le représentant Grec (Yanis Varoufakis) au sein de l’Europe et sur le livre qui s’en suivit : «Discussions entre adultes» [2017] lors de ce que l’on a appelé «la crise Grecque», auteur de :
«La vraie action, c’est la parole.» 8 Quelle action ? quelle parole ? quelle vérité ? (Cf. Culture. Plenel Edwy, Économie. Grèce)

Langage (Critique) (1) : Critiquer les mots est important, mais ne plus employer ceux considérés comme inappropriés l’est tout autant. Plus encore ?

Langage (Critique) (2) : À critiquer les «éléments de langage», peut-on encore critiquer le langage ?

Langage (Cleyre Voltairine de) : 1912. Voltairine de Cleyre [1866-1912], concernant [notamment] «l’action directe», auteure de :
«Tant et tant de fois par le passé des noms, des phrases, des devises, des mots d’ordre ont été détournés, inversés, déformés du fait d’évènements qui échappaient au contrôle de ceux [et celles] qui en usaient correctement ; et ceux [et celles], qui malgré tout, persistaient à défendre leur interprétation et insistaient pour qu’on les écoutât finissaient par comprendre que de telles périodes d’incompréhension et de préjugés n’étaient que le prélude à une recherche et une compréhension plus approfondies.» 9 Juste, clairvoyant.

Langage (Delteil Joseph) : 1925. Joseph Delteil [1894-1978] Auteur de :
«Jeanne [d’Arc] vint au monde à cheval sous un chou qui était un chêne.» 10 Laisse pantois-e.

Langage (Femmes) : Au terme de la lecture du chapitre consacré par Victor Hugo [1802-1885] dans Les misérables [1862], à l’argot, 11 je me suis demandée ce que les femmes - dans l’abstraction de la généralisation et dans le concret de leurs vies - avaient apporté au langage, et, plus (ou moins) globalement à la culture.
Je dois dire que je n’ai su que me répondre.
Puis, de fil en aiguille, j’ai été amenée à penser que les débats sur le féminisation du langage - aussi nécessaires soient-ils - posaient alors peut être de bien piètres questions.

Langage (Galimatias) : Roger Judrin [1909-200], auteur de :
«L’obscurité m’était odieuse quand elle venait du galimatias12
- Se prémunir de «l’obscurité» : vaste chantier, jamais terminé. (Cf. Être humain, Penser. Style)

Langage (Green Julien) : 1970. Julien Green [1900-1998], au retour de la Comédie française où était joué Britannicus, auteur de :
«J’ai admiré une fois de plus que le doux Racine pût dire des choses si violentes dans une langue aussi surveillée. […] Et de :
Les monstres de Racine ne perdent jamais le sentiment de la nuance. […]» 13

Langage (Héritier Françoise) : 2015. Françoise Héritier [1933-2017], présentée par France Culture, en sus de ses titres et fonctions au Collège de France - avec ou sans sa caution ? - en 2015, comme «militante féministe», auteure de :
«[…] Lorsqu’il s’agit de souvenirs vraiment privés, je parle au féminin et lorsqu’il s’agit d’impressions universelles, je parle au masculin ; parce que, là, je ne peux pas dire que ce sont uniquement des femmes qui peuvent avoir ce type de souvenirs. […] Mais la plupart du temps, on ne peut pas savoir si c’est masculin ou féminin […] Mais, de temps en temps, effectivement, il fallait choisir. Mais je parle de façon, oui, universelle […] » 14
- Dans cet entretien, elle attira cependant justement l’attention sur l’absence «non neutre» du neutre dans la langue française. (Cf. Femme. « Féminin », Patriarcat)

Langage (Idels Michèle) : 2008. Michèle Idels, auteure, en 2008, de :
«Pourquoi appelle t-on production la reproduction d’objets, tous identiques, et reproduction, la production par les femmes, d’êtres vivants, tous uniques ?» ; «Pourquoi dit-on qu’un homme fait un enfant à une femme, et qu’une femme attend un enfant ? C’est le contraire.» 15 (Cf. Féminisme)

Langage (Internationale Situationniste) : 1963. Lu dans L’Internationale situationniste [1963] :
- «Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente ; inséparable de l’ensemble du terrain de ces luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié. Contrairement à ce qu’estiment les gens d’esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l’amour comme le croyait André Breton, sauf en rêve. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie. […]» 16
- «Il est impossible de se débarrasser d’un monde sans se débarrasser du langage qui le cache et la garantit, sans mettre à nu sa vérité. […]» 17
- «La confusion est devenue telle, dans l’organisation du langage, que la communication imposée par le pouvoir apparait comme une imposture et une duperie.» 18
- Fort juste, fondamental même…

Langage (Jacquetin Bernard) : 2017. Lu dans Le Figaro concernant un prothèse vaginale «défaillante», en réalité provoquant graves souffrances et handicaps, mise sur le marché (mondial) par Johnson & Johnson (interdite en France en 2013) :
«Quand des collègues s’étonnaient que je ne fasse l'objet d'aucune plainte, je répondais : 'Non, j’opère comme vous, mais je leur parle beaucoup plus, c’est tout’, explique le chirurgien Bernard Jacquetin qui a déposé le brevet de la prothèse aux États-Unis.» 19
La parole dudit chirurgien ouvre de larges horizons d’interprétations.

Langage (Koestler Arthur) : Arthur Koestler [1905-1983], auteur de :
«[…] Le langage cristallise des croyances intuitives et des idéologies agressives.» 20 On pourrait tout aussi bien inverser les adjectifs, et, en outre, s’interroger sur sa signification. (Cf. Langage. Adjectif)

Langage (Kraus Karl) : Karl Kraus [1874-1936], auteur de :
«Le langage est la mère, non la servante de la pensée21 Ce distinguo nous aide t-il à [mieux] penser ?

Langage (Lévi-Strauss Claude) : 1960. Claude Lévi-Strauss [1908-2009), dans sa leçon inaugurale au Collège de France, le 5 janvier 1960, évoque «un langage qui serait cohérent comme tout langage» 22 Ah bon ? (Cf. Anthropologie. Ethnologie)

Langage (Luca Gherasim) : 2003. Gherasim Luca [1913-1944], auteur de : «Une lettre, c’est l’être lui-même» et de : «Je dis à peu près ceci pour dire cela.» 23 Distinguo entre le ‘signifiant’ et le ‘signifié’ ? : vaines querelles de mots ? Verbiage ?

Langage (Maitrise du) : Il est trop facile, par trop injuste, et souvent, à l’écoute insupportable, d’entendre quelqu’un qui maitrise le langage écraser celui /celle qui n’en a pas cette facilité.

Langage (Majuscule) : 2018. Aujourd’hui [24 juin 2018] j’ai retiré de l’Abécédaire, toutes les majuscules à « Ministre », à « Secrétaire » [d’état, général] et, dans la foulée, à l’intitulé de leurs fonctions.

Langage (Obscur) : 1998. Georges Vedel [1910-2002], constitutionaliste, concernant la loi dite sur la parité, auteur de :
«C’est exprès que le constituant énonce un texte obscur dont l’objet est très précisément de se débarrasser du devoir d’être clair, ce qui peut être, laissera les lecteurs du texte le comprendre avec l’illusion pour chacun qu’on va ‘dans le bon sens’, c’est à dire le sien.» 24
- Universel…et bien radical pour un auteur si ‘respectable’…

Langage (Onomatopée) : Oh ! là la !, gloup, ouf, burp, beurk, clap, smack

Langage (Patriarcal. Littré) (1) : Dans le dictionnaire Littré, au mot : «confrère», on lit, à : «étymologie » : «Com, et frère », et à : «conseur» : «Con, et sœur». (Cf. Langage. « Féminisation » du langage)

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (2) : 1963. Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur en 1963 d’un article dans Socialisme ou Barbarie, intitulé : La jeunesse étudiante qui commence ainsi :
«Ils sont 250.000 à n’être ni des enfants ni des hommes.»
Puis, après avoir précisé qu’il s’agit «évidemment d’un groupe extrêmement hétérogène», on lit que, contrairement à l’ouvrier, l’étudiant «a rarement une femme et des enfants à nourrir.» 25 (Cf. Enfants, Hommes, Famille, Patriarcat)

Langage (Patriarcal. Morin Edgar) (3) : 1978. Edgar Morin, dans Le Monde, le 1er juin 1978, auteur de :
- «[Au cours des années 1970] Dans le jaillissement de ce geyser culturel, le modèle dominant de l’Américain blanc, adulte, mâle, protestant se disloquait au profit d’un pluralisme ouvert où le jeune, la femme, l’homosexuel, l’Indien proclamaient, dans leur exigence d’égalité, leur différence et leur identification
- «[…] Dans cette nouvelle sensibilité diffuse, on oscille entre résignation et révolte, entre malaise et habitude. On s’interroge : ‘Est-ce cela vivre ?’ On regarde tout différemment, la société, le travail, la nature, les femmes. […]» 26 (Cf. Être humain, Patriarcat)

Langage (Patriarcal. Pléiade la) (4) : 1987. Je lis dans une note du Tome XI de la Correspondance de Voltaire [1694-1778] concernant « le seigneur d’Hermenches » [1722-1785] : « Ces maisons étaient Hermenches et Bois-de-Vaud, près de Vidy. Cette dernière propriété lui venait de sa femme. Il en avait changé le nom en ‘ Fantaisie ‘ […] »
N’eut-il pas été plus juste d’écrire : « Cette dernière propriété appartenait à se femme ; en l’épousant, elle fut sienne .» ?
- Le 12 janvier 1774, Voltaire le nomme : «le seigneur de Fantaisie » 27

Langage (Patriarcal. Pléiade la) (5) : 1987. Je lis dans une note du Tome XII de la Correspondance de Voltaire [1694-1778] concernant une lettre qui lui fut adressée :
« on n[’en] connait malheureusement pas le contenu, sauf qu’il était question de la mort de sa femme » 28, au lieu et place de : «  sauf que l’on ne connait du contenu de cette lettre que la référence à la mort de sa femme. »

Langage (Patriarcal. Ockrent Christine) (6) : 1992. Christine Ockrent, dans un portrait de Guy Bedos, écrit :
« Cette fois, à l’Olympia, il s’offre même le plaisir de la démonstration : ‘J’ai envie d’une salle debout pour m’applaudir ‘ nous jette-t-il. Et comme un seul homme, nous nous levons. » 29 (Cf. Politique. Obéir)

Langage (Patriarcal. Castoriadis Cornelius) (7) : 1995. Cornelius Castoriadis [1922-1997], auteur de :
«[…] Après ma séparation d’avec ma compagne» 30, au lieu et place de :
« Après la séparation entre ma compagne et moi-même» ; ou
«Après que ma compagne et moi-même, nous nous soyons séparés». (Cf. Famille. Castoriadis Cornelius, Langage. Possessif, Homme. «Intellectuel», Patriarcat, Psychanalyse)

Langage (Patriarcal. Grandazzi Alexandre) (8) : 2018. Alexandre Grandazzi, auteur de Urbs, Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d’Auguste [Éditions Perrin], concernant les Sabins, auteur de :
« Les Romains leur ont piqué leurs femmes. » Il laisse penser peu après - de fait, quasi explictement - que l’enlèvement de leurs filles leur aurait été plus douloureux que celui de leurs épouses. 31

Langage (Patriarcal. Gradvhol Paul) (9) : 2018. Paul Gradvohl, co-auteur avec Violaine Gelly d’une biographe de Charlotte Delbo [2013. Fayard], auteur de :
« Charlotte Delbo est la fille de deux Italiens  […]» ;
« [...] Elle tombe sur Henri Lefebvre qui est un dragueur invétéré et elle ne lui succombe pas, semble-t-il, ce qui est assez original parce qu’il a un tableau de chasse impressionnant. » 32

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (1) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant la situation au États-Unis aux lendemains de la guerre], auteur de
: «Ce qui, ici, frappe le plus peut être, ce sont les restrictions de main d’œuvre. Partout où c’est possible, on utilise les femmes. Mais le service est lent. Dans les magasins, chaque vendeuse s’occupe à la fois de plusieurs clients.» 33

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (2) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant « l‘homme »], auteur de
: «Qu’il écrive ou travaille à la chaîne, qu’il choisisse une femme ou une cravate, l’homme manifeste toujours : il manifeste son milieu professionnel, sa famille, sa classe et, finalement, comme il est situé par rapport au monde entier, c’est le monde qu’il manifeste.» 34

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (3) : 1945. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant les hommes], auteur de
: «Il n’est pas rare que l’on opte pour une vie passionnelle plutôt que pour une vie raisonnable. Mais c’est qu’à l’ordinaire, on aime les objets de la passion : les femmes, la gloire, le pouvoir, l’argent. [...]» 35

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (4) : 1946. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant ses «anciens élèves», «mariés de bonne heure», «pères de famille avant d’avoir fini leurs études», qui «reçoivent à la fin de chaque mois, un mandat de leur famille qui ne leur suffit pas»], auteur de
: «Ce sont des demi travailleurs, en partie comparables à des femmes entretenues, en partie à des ouvrières à domicile.» 36

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (5) : 1946. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant la littérature, l’art], auteur de
: «[…]Ce mal marié qui écrit du mariage avec talent, on dit qu’il a fait un bon livre avec ses misères conjugales. Ce serait trop commode : l’abeille fait du miel avec la fleur parce qu’elle opère sur la substance végétale des transformations réelles ; le sculpteur fait une statue avec du marbre. Mais c’est avec des mots, non pas avec ses ennuis que l’écrivain fait ses livres. S’il veut empêcher que sa femme soit méchante, il a tort d’écrire sur elle : il ferait mieux de la battre. [...]» 37

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (6) : Entre 1952 et 1954. Jean-Paul Sartre [1905-1980], dans trois textes publiés dans les Temps Modernes, intitulés Les communistes et la paix, 38, auteur de
- [Concernant les hommes politiques français]
: «Sont-ce des hommes d’État, ces catholiques aux nerfs de filles qui s’évanouissent à la tribune […]» (p.258) ; :
- [Concernant la répression Versaillaise des Communards et Communardes en 1871] : «Dans les yeux de leurs prisonniers - ces yeux fixes que les belles Versaillaises s’exerçaient à crever du bout de leurs ombrelles […].» (p.276) ;
- [Concernant la bourgeoisie française après la répression de la Commune], Sartre évoque :
: «l’ignoble jubilation de ses bonnes feuilles et de ses honnêtes femmes» (p.279) ;
- [Concernant les petits patrons]
: «Un congrès syndical met le capitalisme en question ? c’est qu’on veut lui couper la gorge et lui violer ses filles» (p.285) ;
- [Concernant la France du début de années 50]
: «Nous vivons le temps de le récrimination et du regret ; la France, c’est Jeanne La Folle couchée sur son beau mari pourrissant». (p.321)

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (7) : 1954. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant la représentation d’un « vieil eunuque», d’un «vieil homme» (Chinois)], auteur de
: «[…] C’est la vieillesse et non la Chine qui lui a tanné la peau. Il ressemble à une femme ? peut-être : mais c’est que la différence des sexes tend à s’effacer avec l’âge.» 39

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (8) : 1958. Jean-Paul Sartre [1905-1980],
[Concernant Jacqueline Guerroudj [1919-2015] et Abdelkader Guerroudj, condamnés à mort en 1957 par la justice française pendant la guerre d’Algérie], auteur de
: «Lui, c’est un responsable politique qui assurait les liaisons entre les combattants de la Libération et la direction du FLN. Elle, c’est une petite bourgeoise de la ‘Métropole’ qui a voulu prendre sa part de risques parce qu’elle approuvait l’entreprise de son mari
- Pour précision, Jacqueline Guerroudj fut, juive, internée par les nazis en France, s’est engagée pour l’indépendance algérienne, était communiste, a rejoint le FLN et est considérée en Algérie, ou elle vécut jusqu’à sa mort, comme une «moudjahida» (ancienne combattante). 40

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (9) : 1960. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant Paul Nizan. 1905-1940], auteur de
: «[…] Il vécut chez sa fiancée, entra au P.C, se maria, eut une fille», […] suivi, cinq lignes plus bas, de  : «il vivait en famille ; sa femme lui avait donné un second enfant, un fils. […]» 41

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (10) : 1971. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant Gustave Flaubert. 1821-1880], auteur de
: «Dans sa correspondance, il se livre comme sur le divan du psychanalyste, au contraire de George Sand, par exemple, qui, dans la sienne, ne cesse de se dissimuler.» 42

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (11) : 1975. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant ses relations avec Albert Camus], auteur de
: «Il avait un langage très vert, moi aussi d’ailleurs, on se racontait un tas de cochonneries et sa femme et Simone de Beauvoir feignaient d’être scandalisées». 43

Langage (Patriarcal. Sartre Jean-Paul) (12) : 1975. Jean-Paul Sartre [1905-1980], [Concernant sa «vie privée», dans «l’avant-guerre»], auteur de
: «Je considérais qu’elle devait plutôt être faite d’agréments […] femmes, bon repas, voyages, amitiés». 44 (Cf. Homme. « Intellectuel ». Sartre Jean-Paul, Langage. Zeugma, Penser, Patriarcat)

Langage (Féminisme) : Cf. Féminisme. Langage

Langage («Réel») : Le langage crée le réel, modèle le futur. Pour ce faire, il lui faut détruire, substituer, imposer une autre langue, dont la novlangue d’Orwell (dans 1984) fut la première éclatante manifestation. Depuis lors, ces impositions ont été rendues plus subtiles, mais aussi, bien souvent encore, fort grossières. Je n’en veux pour expressions que l’imposition de tant et tant de mots qui, soit ne veulent rien dire, soit ont été l’objet de tant d’interprétations qu’ils ne peuvent plus être considérés comme signifiants de quoi que ce soit. Et c’est sur ce théâtre d’ombres qu’ont lieu l’immense majorité des débats dits politiques et «culturels». (Cf. Penser. Réalité, Patriarcat, Politique)

Langage (Saint-Simon) : 1739-1749. Saint-Simon [1675-1755], l’auteur des Mémoires, auteur de :
«La Cour [celle de Louis XIV] est un langage. Malheur à qui le parle mal45
En démocratie, toujours vrai.

Langage (Saussure Ferdinand de) : Ferdinand de Saussure [1857-1913], auteur de : «La langue est un système dont tous les termes sont solidaires et où la valeur de l’un ne résulte que de la présence simultanée des autres.»
Que de perspectives critiques ouvertes par cette assertion…46

Langage (Steiner George) : 1994. George Steiner, auteur, en 1994, de :
«Le discours qui tisse les institutions sociales, celui des codes, des lois, du débat politique, de l’argumentation philosophique et des œuvres littéraires, la rhétorique immense des médias - tous pourris par des clichés sans vie - par un jargon dénué de signification, par des faussetés intentionnelles ou inconscientes. La contagion s’est étendue aux centres nerveux du discours privé. Dans une dialectique d’infection réciproque, les pathologies du langage public, particulièrement ceux du journalisme, des œuvres de fiction, de la rhétorique parlementaire et des relations internationales, contribuent à affaiblir et à falsifier les tentatives faites par la psyché individuelle pour communiquer vérité et spontanéité.» 47
Sans cautionner certains termes («contagion», «infection», «pathologie» notamment), il est nécessaire - et beaucoup s’y emploient - de s’inspirer de cette analyse, mais en y incluant le fait - majeur - que les femmes ont, depuis des siècles, été exclues des lieux de l’élaboration du langage, sans oublier leur (non) droit à la parole…

Langage (Style) : 1733. Voltaire [1694-1778] écrit à M. Vernet [1698-1789] le 14 septembre 1733 :
«Vous m’avez paru un philosophe pensant librement et parlant sagement : vous méprisez d’ailleurs ce style efféminé, plein d’affèterie et vide de choses dont les frivoles auteurs de notre Académie française ont énervé notre langue. Vous aimez le vrai et le style mâle qui seul appartient au vrai. Puis-je avec cela ne pas vous aimer ? » 48 (Cf. Femme. Auteure, Langage. Académie française, Patriarcat, Penser. Vérité)
* Ajout. 15 février 2018. 1735. Voltaire, dans une lettre adressée à M. de Cideville [1693-1776], le 6 février 1735, évoque : «des vers mâles et brillants de pensée». 49

Langage (Symbole) : 2018. Pour Wikipédia, « Un symbole peut être un objet, une image, un mot écrit, un son, voire un être vivant, ou une marque particulière qui représente quelque chose d'autre par association, ressemblance ou convention. » J’en déduis que, de fait, tout et n’importe quoi peut être qualifié de « symbole ». 50

Langage (Synonyme) : 2016. Je cherche un synonyme à «appauvrir». J’y découvre : «émasculer», «efféminer», «féminiser». (Cf. Langage. « Féminisation » du langage)

Langage (Syntaxe) : L’incohérence du monde se lit dans celle de sa syntaxe : les verbes sans sujet ; le sujet devenu objet (et inversement) ; le sujet subsumé dans une qualification pénale [«l’infanticide»] ; le substantif adjectivé (et inversement) ; les possessifs signifiant indistinctement êtres humains et objets ; etc.…(À prolonger).
* Pour une caricature, si politiquement signifiante, cf. les textes de critiques politiques sur les fondements d’une critique linguistique d’Amnesty International. 51

Langage (Tricot) : Marie Cardinale [1929-2001], auteure de :
«  Ma grand-mêre me disait souvent : ‘Ah, si les tricots pouvaient parler… ! » 52

Langage (Voltaire) : 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, le 18 janvier 1752, à Marie-Louise Denis [1712-1790], écrit :
«Je suis toujours pour qu’on écrive comme on parle : cette méthode serait bien plus facile pour les étrangers. […]
Nous avons adouci la prononciation, il faut donc aussi adoucir l’orthographe, afin que tout soit d’une même parure53 (Cf. Culture)

II. Langage. Académie française : Par ordre chronologique

Langage (Académie française. Richelieu maréchal) : XVIIème siècle. Le cardinal de Richelieu [Armand-Jean Duplessis de Richelieu. 1585-1642], fondateur de l’Académie française, écrit dans ses Mémoires (fort contestées) [T.II. sans page. Vérifier] :
« Le but des travaux de l’Académie était rendu en termes fort expressifs par les premiers académiciens au cardinal avant les lettres patentes ; ils disaient que les fonctions de l’Académie seraient de nettoyer la longue des ordures contractées dans la bouche du peuple ou dans la foule du palais ou dans les impuretés de la chicane ou par les mauvais usages de courtisans ignorants ou de l’abus de ceux qui la corrompent en l’écrivant. » 54

Langage (Académie française. Voltaire) (1) : 1731. Voltaire [1694-1778], le 26 décembre 1731, écrit à M. Formont :
«L’évêque de Luçin, fils de Bussy-Rabutin [1618-1693] qui avait moins de réputation qu’il n’en méritait, succède à la Motte dans la place d’Académicien , place méprisée par les gens qui pensent, respectée encore par la populace, et toujours courue par ceux qui n’en ont que la vanité.» 55

Académie française (Voltaire) (2) : 1749. Voltaire [1694-1778], membre de l’Académie Française depuis mai 1746, dans une lettre en date du 31 août 1749, adressée à Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] lui écrit :
«Si on laisse faire l’Académie, elle appauvrira notre langue» et il poursuit :
«Le purisme est toujours pauvre.» 56

Académie française (Voltaire) (3) : 1760. Voltaire [1694-1778], met en branle tous ses réseaux [il évoque «ses pressantes sollicitations»] afin que Diderot [1713-1784] puisse y être élu. Il écrit, vers la 10 août 1760, à Grimm [1723-1807] :
«Croyez moi, ce sera un beau triomphe. Mais que Diderot nous aide et qu’il n’aille pas s’amuser à griffonner du papier dans un temps où il doit agir. Il n’a qu’une chose à faire et il faut qu’il le fasse. C’est de chercher à séduire quelque illustre sot ou sotte, quelque fanatique sans avoir d’autre but que de lui plaire. Il a trois mois pour adoucir les dévots. C’est plus qu’il ne faut. Qu’on l’introduise chez madame… ou madame… ou madame, lundi, qu’il prie Dieu avec elle, mardi, qu’il couche avec elle, mercredi ; et puis, il entrera à l’Académie tant qu’il voudra, et quand il voudra. […]
Vous porterez à l’infâme un coup mortel, et je vous donne ma parole d’honneur de venir à l’Académie le jour de l’élection. Je suis vieux. Je veux mourir au lit d’honneur.» 57 Diderot, fort indifférent, n’en fit rien.

Académie française (Voltaire) (4) : 1761. Voltaire [1694-1778] écrit le 25 juin 1761 à Charles-François Hénault [1685-1770], comme lui, membre de l’Académie française :
«Il faut fixer la langue que vingt mille brochures corrompent58

Académie française (Voltaire) (5) : 1766. Voltaire [1694-1778] écrit le 1er juillet 1766 à d’Alembert [1717-1783] :
«[…] Votre Académie n’approuvera pas mon idée, mais je ne m’en soucie guère59

Académie française (Voltaire) (6) : 1766. Voltaire [1694-1778] écrit le 8 août 1766 à Germain-Gilles-Richard de Ruffey [1706-1794] :
«[…] Tous les compliments faits à l’Académie française sont oubliés, et c’est ce qui peut leur arriver de plus heureux60

Académie française (Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure) : 1770. Jean-Armand de Bosséjoulus de Roquelaure [1720-1818], évêque de Senlis en 1789, archevêque de Malines en 180I, membre de l’Académie française depuis 1770, «bien qu’il n’ait rien écrit». 61

Académie française (Voltaire) (7) : 1774. Voltaire [1694-1778] écrit le 17 juillet 1774 à Jean-François de la Harpe [1736-1803] [qu’il souhaiterait par ailleurs comme son successeur à l’Académie française] :
Concernant l’éloge de son prédécesseur nécessaire pour chaque impétrant) :
«  Il faudra absolument abolir cette coutume ridicule ». 62
- Voltaire ne fut pas bon devin, à moins que son sens du ridicule ne fut pas aussi partagé qu’il l’aurait pensé…

Académie française (Voltaire) (8) : 1776. Voltaire [1694-1778] écrit le 16 février 1776 à Condorcet [1743-1794] :
«  Est-il vrai que le Cardinal de Luynes se meurt ? [ce qui était faux] Ne seriez-vous pas tenté de purifier notre Académie en lui succédant ? Vous nous rendriez un grand service. Nous avons beaucoup trop de prêtres, et nous n’avons pas assez d’hommes. » 63
N.B. Un note précise : « Malgré l’influence croissante des ‘philosophes’, l’Académie comportait un grand nombre d’ecclésiastiques, dont huit évêques. »

Académie française (Voltaire) (9) : 1776. Voltaire [1694-1778] écrit le 16 mars 1776 à d’Alembert [1717-1783] :
« […] Il faut absolument que M. de Condorcet [1743-1794] soit des nôtres, sans quoi notre Académie sera un jour aussi méprisée que la Sorbonne. » 64

Académie française (Abbé Morellet) : 1805. L’Abbé Morellet [1727-1819] était, en 1805, en charge (avec d’autres) du Dictionnaire de l’Académie française. Voici ce qu’en écrit madame de Rémusat dans un lettre du 13 juin 1805 à son mari, faisant état d’une discussion qui avait eu lieu chez elle :
«L’Abbé Morellet prétend que ce sont les ouvrages de femmes qui le gênent le plus pour la signification des mots et la manière de les employer. Notre amie, Madame de Sévigné, le désole et, comme il ne fait pas grand cas de tous ces riens de sentiment dont les compositions féminines tirent leur plus grand charme, il consentirait volontiers à les brûler toutes et à nous interdire d’en essayer jamais. Galois, en galant chevalier nous a défendues. Il a soutenu que la littérature perdrait une branche importante, en interdisant aux femmes le droit d’écrire et il prétend que les négligences de style ne sont que des manières plus heureuses d’exprimer leurs pensées.» 65 (Cf. Femme. Écrivaine. « Féminin » , Langage, Patriarcat)

Académie française (Hugo Victor) : 1852. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables évoque, concernant la société «les amis de l’ABC», la culture de Combeferre, «le philosophe», qui, notamment, «signalait les fautes de français dans le Dictionnaire de l’Académie […].» 66

Académie française (Barrès Maurice) : 1906. Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 14 avril 1911 :
«Madame de Noailles m’a raconté aussi ses rapports avec Maurice Barrès [1862-1923. Académicien en 1906]. Elle eut pour lui de la vénération, de la dévotion qu’on a au seigneur. […] Elle m’a dit aussi en passant tout ce que Barrès lui devait, ses Amitiés françaises, Le Voyage à Sparte. Et combien elle avait travaillé à son entrée à l’Académie française67

Académie française (France Anatole) : 1909. Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 24 février 1909 :
«Aujourd’hui, mercredi des cendres, été déjeuner chez Madame de Cavaillet avec Anatole France [1824-1924, Académicien depuis 1896] […]
Ce qui fait qu’on ne parle plus aujourd’hui la vraie langue française, disait France, c’est l’invasion des bonnes étrangères.» 68

Académie française (Massis Henri) : 1913. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 10 décembre 1913 :
«Déjeuner chez Francis de Croisset. Henri Massis [1886-1970. Sera Académicien en 1960] m’a intéressé. […] Il insiste sur l’ignorance où sont les catholiques. Il faut une culture supérieure catholique. Lui et ses camarades seront des catholiques obéissants. Il est hostile au libéralisme, au modernisme. Il croit à un mouvement chez les jeunes universitaires, mais ce qu’il y a de plus difficile à remuer, ce sont les jeunes filles qui ont passé par l’Université et qui sont enivrées de la libre pensée.» 69

Académie française (James Francis) : 1921. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 15 avril 1921 :
«James [1868-1938] ne songe plus à l’Académie française. Il faut pour y arriver, faire de trop vilaines choses.» 70

Académie française (Noailles Madame de) : 1923. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 22 avril 1923 :
«Madame de Noailles [1876-1933] n’est pas pour l’entrée des femmes à l’Académie française. Elle trouve que la femme est à la remorque de l’homme, qu’il y a en elle, du fortuit et du greffé, qu’elle est un accident71
- Anna de Noailles n’en acceptera pas moins d’être élue, comme Colette après elle, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, qui, elle acceptait les femmes.

Académie française (Herman Abel) : 1940. 1944. Paul Léautaud [1872-1956] écrit dans son Journal (littéraire) :
- le 24 juin 1940.  : «  Dans Le Matin d’aujourd’hui, en permière page, un article de M. Abel Hermant [1862-1950], membre de l’Académie française. Cela, en pleine occupation allemande. J’espère que les écrivains français s’en souviendront. »
- le 1er septembre 1944. «  Marie Dormoy [1886-1956] […] me dit qu’Abel Bonnard et Abel Hermant ont été déclarés exclus de l’Académie. Vint-huit de ces messieurs étaient présents. Onze votant l’exclusion. […] » 72 (Cf. Homme « Intellectuel ». Hommes. « Collaborateurs »).
N.B. Ne pas déduire de la première citation que Paul Léautaud puisse être - bien que licencié du Mercure de France en septembre 1941 - ni de près ni de loin, ni de la première, ni de la dernière heure, considéré comme « résistant » au nazisme. Il a même publié sans réelles critiques et sans difficultés, sous occupation et sous censure allemandes ; sans oublier son antisémitisme, aussi bête que ses jugements concernant «  les femmes ».

Académie française (Mauriac François) : 1941. François Mauriac [1885-1970] à Maurice Garçon [1889-1967] le 26 juin 1941 :
«Vous n’imaginez pas la belle étude de sénilité qu’on peut faire à l’Académie française…Il y a trop de vieillards. Sous prétexte de conservatoire des belles-lettres, on fait une collection de gâteux.» 73

Académie française (Léautaud Paul) : 1941. Paul Léautaud, dans son Journal [littéraire], le 25 juin 1941, à Paul Valéry [membre de l’Académie française. 1871-1945] auquel il avair refusé de « promettre d’oublier ausitôt » ce que ce dernier souhaitait lui dire, auteur, après éclats de rire, de :
«  Je suis plus honnête qu’un académicien : je ne promets pas ma voix pour la donner à un autre. » 74

Académie française (De Gaulle Charles) : 1945. Charles De Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, concernant l’Académie française à la Libération, auteur de :
«[…] Bref, le monde de la littérature, des arts, des arts, du théâtre vivait sous un ciel le ciel d’orage. L’Académie s’en préoccupait. Elle-même se voyait l’objet de vives attaques. ‘Faut-il dissoudre l’Académie ?’ C’était le thème d’une campagne qui trouvait beaucoup d’échos. De maints côtés, on mettait en lumière le coupable comportement de plusieurs membres et l’audience qu’ils avaient trouvés chez des collègues. On me pressait d’user de mes pouvoirs pour rénover l’Académie, voire pour la supprimer. […]» Lire la suite. 75

Académie française (Paulhan Jean) : 1963. Jean Paulhan [1884-1968] interrogé par Madeleine Chapsal pour connaitre ce qu’il pensait de l’Académie française, répondit : «  Je n’en pense rien. Je commence à en être. » 76 (Cf. Penser)

Académie française (Maritain Jacques) (1) : 1971. Jacques Maritain [1882-1973] écrit à Julien Green [1900-1998] - élu à l’Académie française le 3 juin 1971 - le :
- 11 mai 1971 : « Je viens d’apprendre que vous êtes maintenant français sans l’avoir demandé (ils ont trouvé une solution élégante, mais ce règlement de l’Académie m’est odieux) et que vous succéderez à Mauriac. Je vous en dit ma vaie joie. » 
- le 9 juin 1971 : «  Julien, je suis loin de tenir en vénération l’Académie française, mais votre élection a une valeur et une signification unique dans l’histoire des lettres françaises. Vous voilà le seul qui ait obligé l’Académie à tourner son règlement pour vous recevoir parmi ses membres. Ça, c’est de la vraie grandeur et ça m’emplit de joie. » 77 (Cf. Culture. Nationalisme)
N.B. Julien Green restera américain (il a refusé la nationalité que Georges Pompidou lui avait proposée) et sera qualifié de « Français d’honneur ».

Académie française (Maritain Jacques) (2) : 1972. Jacques Maritain [1882-1973] écrit à Julien Green [1900-1998] - élu à l’Académie française le 3 juin 1971 - le 14 octobre 1972 :
«  Je m’afflige de cette sauvage démolition de votre maison qui vous cause à tous deux [sa sœur Anne et lui] tant de soucis. Je croyais que la seule chose encore respectée des français était l’Académie, et que le propriétaire vous laisserait désormais tranquille. […] » 78

Académie française (Rouart Jean-Marie) : 1986. Jean-Marie Rouart, élu à l’Académie française en 1997, concernant le cardinal de Bernis [1715-1744] dont il a préfacé les Mémoires, auteur de :
«Son succès, François-Joachim de Pierre de Bernis va le devoir aux deux fées qui vont se pencher sur son adolescence : la littérature et les femmes […] » 79 (Cf. Culture, Femmes, Langage. Sujet. Zeugma, Patriarcat, Penser. Réalisme)

Académie française (Gould Florence) (s.d) : 1987. Jean Chalon dans le livre qu’il a (notamment) consacré à Florence Gould [1895-1983], «l’une des femmes les plus riches du monde», après avoir évoquée les prix littéraires qu’elle créait, ‘aidée‘ par Jean Denoël, écrit :
«Les prix fondés, les chèques signés, la sirène [c’est ainsi qu’il la nomme] ne s’en souciait plus et n’intervenait pas dans leur attribution. Elle se souciait surtout de faire entrer ses amis écrivains à l’Académie Française. Florence souffrait de fièvre verte par personne interposée, et, quand son favori était élu, souvent grâce à son entremise et à ses déjeuner du Meurice [l’hôtel où elle avait une «suite»], elle siégeait, lors de la réception sous la Coupole, au premier rang, comme il sied à une triomphatrice. Avec la vin de champagne, l’Académie Française constituait l’une des faiblesses de Florence
- Jean Chalon écrit aussi :
«La même, à la fin de sa vie, n’avait plus grande illusion sur les gens de lettres et soupirait : ‘Les écrivains ? Tous des cocottes’80

Académie française (Djebbar Assia) : 2005. Assia Djebar [1936-2015], le jour de sa réception à l’Académie française, le 16 juin 2005, était vêtue d’une longue robe noire. À Pierre Nora qui, la concernant, l’interrogeait, elle répondit : «C’est une robe de deuil pour un jour de deuil.» 81

Académie française (Delay Florence) (1) : 2012. Florence Delay, au début de son discours de réception à l’Académie française, s’adressa à ses «pair-es» en ces termes :
«Il me semble, Mesdames, (aux deux femmes Académiciennes : Jacqueline de Romilly et Hélène Carrère d’Encausse), que je vous dois autant de reconnaissance, qu’à vous, Messieurs, qui êtes plus nombreux…» 82
- On a connu des critiques plus…radicales. 83 (Cf. Femme. Remarquable, Politique. Nationalisme)

Académie française (Delay Florence) (2) : 2014. Florence Delay, auteure de :
«Si le cardinal de Richelieu avait pensé aux femmes [lorsqu’il a fondé l’Académie française, sous le règne de Louis XIII en 1634], il avait tout ce qu’il fallait à sa disposition (!) : Madame de Lafayette, Madame de Sévigné, Mademoiselle de Rambouillet, Madame Scarron, la marquise de Sablé - qui a écrit une partie des Maximes de La Rochefoucauld - il avait pléthore de… de ces femmes dont Molière a eu tort de se moquer, sous le nom de Femmes savantes et de Précieuses ridicules. Il n’a pas voulu. Et, dès le début, ça a été une société d’hommes».
* …Et ça l’est resté durant encore 345 ans…. 84 (Cf. Femme. Écrivaine. Marquise de Sablé. Delay Florence)

Académie française (Veil Simone) : 2017. «Le secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère, Mme Simone Veil [1927-2017], Grand-croix de la Légion d’honneur, décédée le 30 juin 2017, à Paris, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans. […]» 85 (Cf. Femme. « Politique », Langage. Patriarcal. Littré. « Féminisation du langage ». Voltaire)

Académie française (Bona Dominique) : 2017. Dominique Bona, le 27 octobre 2017 répond à la question : «Vous n’êtes que quatre Académiciennes [au total : 34 Académicien-nes], Pourquoi ?» par cette tautologie, peu dérangeante : «Tout simplement parce que cette entrée des femmes est très récente86

Académie française. « Écriture inclusive ». 2017) : 2017. Dans la Déclaration de l’Académie française se prononçant contre «l’écriture inclusive», adoptée «à l’unanimité» de ses membres le 26 octobre 2017, la presse a, en règle générale, relevé les termes d’«aberration» et de «péril mortel».
Moi, ce que j’ai préféré, c’est : «On voit mal quel est l’objectif poursuivi». 87 (Cf. Langage. « Féminisation » du langage. «Écriture inclusive»)

Académie française (Rouart Jean-Marie) : 2018. Jean-Marie Rouart, membre de l’Académie française, auteur, le 10 juin 2108 de :
«  La création de l’Académie a été le règne des femmes […] Elles ont eu un très grand rôle ». 88 Un vrai rigolo…

Académie française (Carrère d’Encausse Hélène) (1) : 2018. Hèlène Carrère D’Encausse, serétaire prépétuelle de l’Académie française, auteure de :
« L’Académie a été faite par les femmes. » 89
Encore mieux… (Cf. Femme. Humble)
N.B. Wikipédia : « Le négationnisme consiste en un déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes rapportés par des historien[ne]s et ce, à des fins racistes et politiques. » On peut, on doit, y ajouter : « aux fins de justifier le patriarcat ».

Académie française (Carrère d’Encausse Hélène) (2) : 2018. Hèlène Carrère D’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, auteure de :
«  La langue française est très subtile ; elle permet tout. » 90

III. Langage. Adjectif :

Langage (Adjectif) (1) : Pour ne jamais omettre l’importance de chaque mot, ici la signification de l’ajout d’un seul adjectif, se remémorer l’échange entre De Gaulle et Churchill. Le premier lui dit : «Je suis la France» ; le second rétorqua : «Non, vous êtes la France combattante». 91

Langage (Adjectif) (2) : il y a aussi des adjectifs manifestement «  en trop ». Un exemple : Françoise Verny, [1928-2004] auteure de :
«  Le public populaire mérite le respect. » 92

Langage (Adjectif) (3) : On peut aussi réfléchir à : une «femme touareg», un «article bien troussé», un «humanisme colonial», un «fascisme paternaliste», une «démocratie libérale» [Raymond Aron], une «démocratie formelle», une «démocratie sexuelle», une «révolution de velours», une «parité problématique», un «patriarcat économique», une «civilisation nocturne», un «libéralisme tempéré», un «usage disproportionné [de la force, une «victime occidentale», un «patron chrétien», une «morale puritaine», une «misère sexuelle», un «snobisme sexuel», un «braquage avorté», un «assassinat professionnel», un «sentiment obsidional», une «blessure symbolique», un «féminisme décolonial» [avril 2016], une «justice transitionnelle», une «jolie esclave», une «grande pauvreté», un «mensonge dialectique, vertueux», un «orgasme culinaire», une «nationalité vacillante», un «propos émollient», une «dictature tatillonne», une «frappe chirurgicale», un «commerce heureux», un «cercle vertueux [de la démocratie])», une «frontière poreuse», une «dynamique sécuritaire», un «nettoyage ethnique», un «capital symbolique, social, politique…», une «camisole chimique», le «divin mensonge» [Platon], une «démocratie despotique» [Tocqueville], une «femme facile», le «féminisme intersectionnel», la «pornographie masculine», l’«argent privé», une «souffrance psychiatrique», un «proxénète sympathique», un «viol outrageant», un «client régulier», un-e «pauvre méritant-e», la «liberté surveillée», la «paix civile», une «pensée rétroactive», un «optimisme angélique», un «sexisme bienveillant», une «dictature communiste», une «éthique minimale» [Ruwen Ogien], la «défense passive» [en 1940], «un langage corporel», un «historien modéré», une «foi républicaine», une «corruption productive» [France Culture], «un universalisme inclusif» [Françoise Gaspard. 2017], une «cohérence patriote» [France Culture], une «image muette», un «paysage meurtrier», un «ennemi compréhensif», une «peinture morte», une «féminité conventionnelle», un «terrorisme publicitaire» [Gérard Chaliand. Juin 2017], un «problème insoluble», une «clarté insurpassable», un «traitre génétique» [Me Szpiner], une «euthanasie scientifique» [‘médecine’ nazie], des «propos orientés», un «intellectuel spécifique» [Michel Foucault], une femme «modérément rebelle», un «expert généraliste», une «mort inutile», un «public absent», une «critique subjective», un «colloque singulier», un «dialogue social», un «dissident modéré», une «intelligence artificielle», une «justice prédictive», un «communisme scientifique», un «capitalisme débridé», une «attaque low cost [contre les militaires de l’opération dite Sentinelle]», une «théorie normative», «un produit culturel, une «bulle financière», une «recherche opérationnelle», un «suicide réussi», un «suicide altruiste» [Émile Durkheim], une «pathologie sociale», un «multiculturaliste échevelé» [Radio Courtoisie], une «vérité aléatoire», la «collaboration horizontale» [Hélène Hazéra], une «logique paradoxale» [Albert Piette], un «romantisme échevelé» [Édouard Philippe concernant Jean-Luc Mélenchon], un «propos orienté», un «vote tactique» [Eric Hobsbawm], un «érotisme multiculturel» [Eric Hobsbawm], un «raisonnement contrefactuel» [Eric Hobsbawm], la «destruction créatrice» [Joseph Schumpeter], un «acte pédophile» [le Canard enchainé], un «décolleté incendiaire» [L’Obs.], une «morale provisoire» [Descartes], le «social abusif» [Le Figaro], un «penseur positif» [France Culture], une «hygiène conceptuelle» [Philippe Descola], une «âme charnelle» [Charles Péguy], une «érudition discrète» [Radio Courtoisie], un «inceste involontaire» [Le Figaro. 21 septembre 2017], une «posture éthique», un «dialogue viril» [un sénateur], un «ministre sur-actif» [France Inter], un «fait alternatif» [Kellyanne Conway. conseillère de Donald Trump], un «objet culturel» [France Culture], les «classes créatives» [BFMTV], des «licenciés (10 secs, 5 volontaires» [Le Canard enchainé], un «individualiste grégaire» [J.C. Cambabélis concernant F. Hollande], un «coït spirituel» [Edgar Morin], une «torture aseptisée» [Calveiro Pilar], un «eugénisme politique» [Le Monde Diplomatique], la «marchandise cannibale» [Radio libertaire], un «citoyen apatride» [Radio Courtoisie], un «musulman sociologique» à lier avec un «français de papier» [Radio Courtoisie], des «utopies réelles» [Erik Olin Wright], un «hasard objectif» [France Culture], un «racisme sexuel» [Élisabeth Schemla], une «minorité majoritaire» [concernant «les femmes». Élisabeth Schemla], un «opposant utile» [Florence Parly ministre des Armées], un «naturel prodigieux» [Françoise Nyssen, ministre de la Culture, concernant Danielle Darrieux. 1917-2017], une «érudition absentéiste» [France Culture], une «mentalité contraceptive» [Radio Courtoisie], une «liberté excessive» [Radio Courtoisie], des «paysages humains» [Alexandra David-Neel], un «sentiment mental» [Alexandra David-Neel], un «citoyen passif» [constitution de 1791], une «fatwa bancaire» [Marine Le Pen], un «avortement intentionnel» [Colloque. Toulouse. décembre 2017], la «laïcité religieuse» [France Culture, concernant les obsèques de Johnny Halliday.10 décembre 2017], une «vérité empirique», les «turpitudes physiques» [concernant Danton], le «clair-obscur» (de Caravage), un «capital électoral» [la presse], un «janséniste convulsionnaire» [Voltaire], un «ostracisme volontaire» [Voltaire], une «(bonne) raclée», un «terrorisme intellectuel» [Georges Suffert. 1974], une «pollution nocturne, sonore, chimique», une «simplicité géniale», un «management fraternel», un «urbanisme frôleur» [Emmanuel Leroy-Ladurie], une «trajectoire positive» [Emmanuel Demarcy-Motta], une «démocratie négative» [Pierre Rosanvallon], un «artiste spéculatif» [France Culture], une «philosophie gaillarde» [Beaumarchais], un «péché splendide» [Voltaire, Stendhal], une «ambition souffrante» [Stendhal], une «asphyxie morale» [Stendhal], un «civil innocent» [Amnesty International], un «droit constitutionnel punitif» [Philippe Pétel], un «étalon moral» [Antoine Compagnon concernant Armand Carrel], une «corruption passive» [la justice concernant Nicolas Sarkozy], un «héros culturel» [Pascal Ory], un «viol joyeux» (Nietzsche], une «heureuse faute» [Saint-Augustin], une «morale lubrique» [Boileau], une «stérile abondance» [Voltaire], le «commerce progressiste» [Justin Trudeau], une «dissonance cognitive» [Léo Festinger], des «analyses synthétisées» [France Culture], les «vrais aristocrates » [Radio Courtoisie], la «vraie noblesse» [Voltaire], des «meurtres spontanés» [John Horne & Alan Kramer], un «inceste assez galant et très honnête» [Voltaire], une « manifestation musclée » [France Culture], une « haine cordiale » [Voltaire], une « idéologie musculaire » [France Culture], une « vie minuscule »  [France Culture], un « gouvernement européen raisonnable » [France Culture], une « imagination encyclopédique » [Orhan Pamuk), un « capitalisme sexuel » [Raphaël Liogier], « Pornographe onaniste virile » [Raphaël Liogier], une « politique volatile » (celle de l’Angleterre, concernant le Brexit. France Culture), un « Brexit pragmatique », une « G.P.A altruiste , éthique ») [France Culture], une « parole encapsulée » [France Culture], une « pratique décorporée » [France Culture], un « christianisme viril » [Michel Onfray concernant Hitler], une « identité visuelle » [France Inter], un «  rendement moral » [André Gide], un « beau livre (atroce) » [André Gide], » une « famille assimilée » [France Culture], une « conclusion viscérale » (Roger Grenier. France Culture], un « paysage culturel » [concernant la Toscane. Arte], un « capital émotionnel infantile » [France Culture, concernant Freud], un « [vrai] disciple » [E. Roudinesco], un «  sujet profond » [Freud] ; un « pogrome sévère » [France Culture], un « niais immense » [Georges Bernanos], des « consommateurs impulsifs » [France Culture], une souveraineté fiscale » [France Culture], une «  preuve infalsifiable » [France Culture], une « paix avantageuse » [Karl Abraham], un « capital génétique » (les généticien-nes], des « amphigouris sublimes » [André Gide], un « humanisme, outrancier, agressif » [Claude Lévi-Strauss], les « vrais aristocrates » [Michel Onfray], une « hémorragie jouissive » [Amélie Nothomb], un « savoir négatif » [Chalamov Varlam], une « sympathie chère » [Igor Stravinski], une « terreur sacrée » [Igor Stravinski], un « interdit laxiste » [Michel Foucault], une « mémoire minimale » [Dominique Reynié], un « adultère physique », une femme « indigène », la « forêt anthropophage » [Lucien Bodard], une « citoyenneté municipale » [François Héran], une « équation démographique » [François Héran], un « homme spirituel » [Radio courtoisie], « une « sexualité débridée » [Radio courtoisie], un « mécano industriel et financier » [France Culture], la « coquetterie sanguinaire » [Madame de Staël], une « noble inutilité » [Madame de Staël], la « francophonie économique » (Radio Courtoisie), une « femme ménopausée » (Emmanuelle Laborit), une « guerre romantique » [France Culture], un « espace médiatique réduit », la « pureté ethnique », [Radio Courtoisie] une « chaise agonisante » [Jacques Perret] ; une «  fraternité sidérale » [Martin Heidegger], une « œuvre frigide » [Jean-Paul Aron], une « précarité alimentaire » (Le Secours populaire],
- De la dangerosité conceptuelle de l’usage des adjectifs ; dès lors, nécessité de penser à leur capacité à déformer, invalider, dégénérer, légitimer ou non la signification d’un substantif…sans oublier les contradictions internes de leur attelage. Il est des adjectifs qui ajoutent un plus aux substantifs : il en est, de plus en plus, me semble t-il, qui créent - ou révèlent - une réelle confusion intellectuelle, une impossibilité de se situer, un refus de s’engager.
- (Poursuivre ‘la moisson’, puis la penser)

Langage (Adjectif / substantif) (1) : 1765. Voltaire [1694-1788], dans une lettre à d’Alembert [1717-1783], en date du 25 mars 1765, regrette que «les adjectifs affaiblissent les substantifs.» 93 Au vu des exemples présentés plus haut, ne pourrait-on dire qu’aujourd’hui ils en détournent le sens, dans tous le sens, et créent une terrible confusion ?

Langage (Adjectif / substantif) (2) : 2015. Entendu dans l’émission Femmes Libres de Radio Libertaire (7 octobre 2015) une responsable d’une association agissant pour la reconnaissance comme «citoyennes» des «femmes handicapées» dénonçant la manière dont elles sont nommées et dire justement : «Nous ne sommes ni des adjectifs, ni des substantifs.» Pénétrant.

IV. Langage. Adverbe : un être « trop » sensible [Sigmund Freud] ; un texte « très » littéraire [France Culture] ; Vous m’estimez « beaucoup » […] vous m’estimez « trop » [Georges Bernanos] ; une femme « très » rapide [Hélène Cixous] ; il ya « énormément » de femmes » [un des sous titres en français du film d’Igmar Bergman, Toutes ses femmes. 1964] ; être « parfaitement » conservé [Sigmund Freud], être « très » éprouvé [Karl Abraham] ; «travailler pour « mieux » jouer ; être «  très» monarchiste [Salvador Dali] ; être « plus » désirable [un écologiste] ; «  être « très » famille [Jean Lacouture concernant « les Blum »] ;

V. Langage (« Féminisation « du langage) :

Langage («Féminisation» du langage) (1) : Dans la mesure où «le masculin» a été pendant des siècles et est encore considéré comme signifiant l’universel, la seule revendication de «féminisation [du langage]» ne peut lever cette hypothèque historique. En d’autres termes, dès lors que la langue a été construite sur un «masculin» - qui englobait un masculin dominant et un féminin dominé - l’ajout du «féminin» et / ou la critique par le «féminin» ne peut qu’égratigner la signification patriarcale du langage.
Dès lors, la comparaison du langage au masculin et au féminin est infiniment plus complexe que ce qui est couramment présenté comme telle.
* Ajout. 3 juin 2014. Cf. le livre d’Éliane Viennot, Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue Française. 94 (Cf. Femme. « Féminin »)

Langage («Féminisation» du langage) (2) : Un courtisan : «Celui qui fait partie de la cour du prince» ; Une courtisane : «Nom que l’on donne aux femmes de mœurs déréglées».
Dans le même sens : Un homme galant : «un homme attentionné auprès des femmes» ; Une femme galante : «une femme de mauvaise vie, femme légère, prostituée».
Les limites de la féminisation des mots…

Langage («Féminisation» du langage) (3) : Les limites de la féminisation des mots : ceux qui au masculin désignent la fonction qu’exerce un homme et qui, féminisé, a une toute autre signification : celle d’un objet : un jardinier, une jardinière ; un cuisinier, une cuisinière ; un chevalier, une chevalière… À deux reprises, j’ai entendu cet argument aux fins [de tenter de] délégitimer la critique de l’hégémonie du masculin. (À prolonger)

Langage («Féminisation» du langage) (4) : Un «épicène» est un mot qui peut être employé et au masculin et au féminin ; c’est donc l’article le précédant que le précise : un élève, une élève ; un enfant, une enfant, un secrétaire, une secrétaire.
Mais on dit : un monstre et une crapule. Qu’en conclure ?

Langage («Féminisation» du langage) (5) : Je cherche un synonyme à «méchant». J’y découvre que sur 110 termes deux termes apparaissent comme relevant exclusivement du féminin, c’est à dire sans possible masculin à l’équivalent : «chipie» et «mégère» tandis que deux autres «bilieuse» et «Luciférienne» eux aussi présentée aux féminin ont un équivalent masculin. (Cf. Femme. « Féminin »)

Langage («Féminisation» du langage) (6) : Les limites politiques de la féminisation du langage : Quelques baronnes en plus dans un club de barons ne le rendent pas plus démocratique.

Langage («Féminisation» du langage. Azières Éric) : 2017. À la proposition du Groupe écologique du Conseil de Paris, de rebaptiser les «Journées du patrimoine» en «Journées du patrimoine et du matrimoine», Éric Azières, président du groupe UDI-Modem répondit : «On ne peut pas perdre du temps à discuter du sexe des anges.» 95
Pas forcément la meilleure analogie choisie…

Langage («Féminisation» du langage. Bernanos Georges) : 1929. Georges Bernanos [1888-1948] après avoir félicité de son livre Raymonde Laborde [ ?- ?] , le 4 février 1929 termine sa lettre en ces termes :
« Présentez mon meilleur souvenir à vos parents et croyez, cher et charmant confrère, à ma vieille amitié. »
N.B. Après un astérisque à « confrère », Bernanos écrit : « Quel mot idiot ! » 96

Langage («Féminisation» du langage. Bourlanges Jean-Louis) : 2015. Jean-Louis Bourlanges réagit, en 2015, à la féminisation du terme de «représentant», ce qui le choque et qu’il récuse. Il se reprend et évoque alors : «[…] la haute représentante, comme on dit dans cette atmosphère de féminisation […] grammaticale qui est condamnée, comme vous le savez par l’Académie française, pour de très solides raisons… Je crois que la cause des femmes doit s’exprimer sur d’autres terrains - il butte sur le mot…- que l’efficacité.» (Ou, après réécoute, «avec plus d’efficacité») 97
La validité de son argumentaire étant absente, je ne peux retenir que de l’argument d’autorité. Et l’on voit bien ici, qu’au-delà de la féminisation du mot, ce qui est en cause c’est bien la volonté de décider des hiérarchies et donc garder du (le) pouvoir. (Cf. Homme. «Politique», Féminisme, Langage. Académie française)

Langage («Féminisation» du langage. Canard enchaîné Le) : 2018. Lu dans Le Canard enchaîné, concernant le congrès de Lille du syndicat Force Ouvrière :
«Autre tradition respectée : pendant les quatre jours de ce congrès, les membres du bureau confédéral et leurs assistantes seront logées dans un hôtel cinq étoiles Relais et Châteaux du XVIIIème siècle en plein centre de Lille. […]» 98
À quelle «tradition» la féminisation du terme d’«assistants» se réfère-t-il ?

Langage («Féminisation» du langage. Cixous Hélène) : 2018. Hélène Cixous, évoquant ses deux « chats », puis précisant ses «chattes », voulant signifier le peu d’intérêt de la question, l’équivalence [terme non employé par elle] des deux termes, poursuit et explique :
« On ne va pas sans cesse différencier la sexualité […] » 99 (Cf. Sexe-s […] Sexualité)

Langage («Féminisation» du langage. Déguignet Jean-Marie) : 1905. Voici les termes, expressions, écrit-es au féminin, qualifiant des femmes, relevés dans les Mémoires d’un paysan Bas-Breton, écrites par Jean-Marie Déguignet [1834-1905] :
«tailleuses» (p.47), «fées au bois» (p.66), «lavandières de nuit» (p.66, 286), «ivrognesses» (p.76), «drôlesses» (p.78), «patronne» (p.79, 81), «chercheuses d’étoupe» (p.79), «commères» (p.84, 287), «bonnes femmes» (p.85), «la damnée» (p.93), «jeunes filles de mauvaises mœurs » (p.93), «princesse» (p. 96), «la vielle dame» (p.102), «paysannes» (p.110), «grandes demoiselles» (p.112), «[aucune] sainte bretonne» (p.115), «cuisinière» (p.137), «[les marchands et] les marchandes» (p.145), «Madame Joseph» [«mère de jésus et épouse de Joseph»] (p.150, 427), «sœurs blanches» (p.162), «bacchantes» (p.180, 184), «la Badinguette» [épouse de Napoléon III, lui-même surnommé Badinguet] (p.182), «[une simple] grisette» (p.182), «bigotte» (p.182), «femmes infirmières» (p.258), «[bonne] causeuse, bavardeuse» (p.300), «[grossière] paysanne» (p.300), «[ouvriers et] ouvrières» (p.390), «factrice» (p.390), «chiffonnières» (p.395), «la bonne de ma bonne» (p.401), «manchotte» (p.403) «blanchisseuse» (p.403). 100

Langage («Féminisation» du langage. Écriture inclusive) : Pour quelles raisons les questions que posent la «féminisation du langage» ont elles subitement été considérées en 2017 comme caduques puisque remplacées par l’étrange, singulière, rébarbative et peu compréhensible formulation d’«écriture inclusive».
La réponse est dans la question : pour créer de la confusion et de l’incompréhension. Les processus décisionnels mériteraient d’être connus.

Langage («Féminisation» du langage. France Culture) : 2018. Mathieu Garrigou-Lagrange, (après avoir évoqué leur frère, Branwell, qualifié de « victime de ses sœurs »), auteur de : «  On dit toujours : ‘Les [trois] sœurs Brontë ‘, mais il faudrait dire la ‘fratrie’ Brontë » 101, ce qu’il fit le lendemain.
N.B. Lu sur le site de l’Académie française : « ‘Fratrie’ est un dérivé savant du latin frater, ‘frère’ ; il appartient à l’origine au vocabulaire de la démographie et désigne l’ensemble des frères et sœurs d’une même famille. » (Cf. Culture. Patriarcale)

Langage («Féminisation» du langage. Gallimard. La Pléiade) : 1980. Voltaire [1694-1778] termine une lettre adressée le 20 janvier 1759 à M. de Brenles [1717-1771] concernant son épouse [qu’il nomme ultérieurement « la philosophe »] par cette formulation : «Mille tendres respects à votre she philosopher».
- Une note de ce volume de La Pléiade, en 1980, croit bon devoir traduire cette formulation en ces termes : «Traduction : philosophe en jupons». 102
Quelle régression, deux siècles et demi après ce qui devait s’avérer [l’incessant] progrès des Lumières… (Cf. Langage. Féminisation du langage. Voltaire. Patriarcal)

Langage («Féminisation» du langage. Gide André) : 1943. André Gide [1869-1951], dans son Journal, écrit le 15 juillet 1953 :
« La petite Édith Heurgon commence à marcher. Jamais encore, il ne m’avait été donné d’assister à cette chose merveilleuse : les premiers pas d’un petit enfant. Soutenu jusqu’alors, voici qu’il commence à comprendre qu’il peut se tenir debout sans appui, avancer seul…. » 103

Langage («Féminisation» du langage. Grammaire) : 1980. Lu dans la Correspondance de Madame de Staël [1766-1817], suite à cette phrase écrite par elle : «Il met trop de philanthropie dans l’amitié et l’on a peur d’être traitée par lui comme un pauvre», la note suivante rédigée par l’éditeur de sa Correspondance :
«Madame de Staël met au féminin l’adjectif qui se rapporte à ‘on’ lorsqu’elle se considère comme une personne englobée au premier chef dans le terme général.» 104

Langage («Féminisation» du langage. Historiographie) : 2017. Entendu (le 10 mai 2017) : «J’ai vérifié sur le Littré [paru de 1873 à 1877] : il n’y a pas de féminin à avocat». Un instant de réflexion, une pause, suivi de : «Il est vrai qu’il n’y avait pas alors d’avocate». Fin de la réflexion.

Langage («Féminisation» du langage. Hugo Victor) (1) : 1862. Voici certains des termes, des expressions, écrit-es au féminin, qualifiant des femmes, relevés dans Les misérables de Victor Hugo [1802-1885] :
«une femme de chambre» (p.29,113), «une femme de charge» (p.29), «une petite vieille» (p.29), «une ‘bonne amie’» (p.113), «grisettes» (p.155, 687, 726, 1261), «femme-à-soldat» (p.181), «une minaudière hommasse» (p.181), «gargotières» (p.181), «la voyageuse» (p.181), «ouvrière» (p.181), «la douairière» (p.199, 1398), «portière» (p.185, 211, 252, 337, 479, 1122), «gueuses» (p.227, 431, 448), «ambubaïes» [‘courtisanes’ d'origine orientale participant aux fêtes romaines] (p.235), «pécheresse» (p.235), «dame lazariste» (p. 246), «les religieuses» (p.246), «cette lourde poterie paysanne» (p.246) «ursuline» (p.246), «villageoise» (p.246), «cuisinière» (p.246), «la concierge» (p.252), «la servante» (p.252), «la vieille» (p.282), «une grosse servante flamande» (p.283), «la sœur» (p.337) «les vierges» (p.337), «une jeune fille » (p.340), «une paysanne» (p.340), «les bonnes femmes» (p.401, 403), «la race de ces sauvagesses colosses» (p.416), «la mijaurée sous l’ogresse» (p.417), «une donzelle sous une poissarde» (p.417), «drôlesse» (p.422, 438), «péronnelle» (p.425), «pauvresses» (p.431), «mégères» (p.448), «une chevrière» (p.473), «la vieille femme» (p.480), «des bonnes femmes» (p.481), «une guetteuse» (p.481), «une commère» (p.481), «une créature rechignée» (p.481), «une vieille chatte» (p.481), «les Bernardines de l’Adoration Perpétuelle» (p.522), «la tourière » (p.522), «les carmélites» (p.523), «les visitandines» (p.526), «saintes et martyres» (p.526), «prieure, mères vocales, professes, novices, postulantes» (p.527), «Mère Innocente était lettrée, érudite, savante, compétente, curieusement historienne, farcie de latin, bourrée de grec, pleine d’hébreu et plutôt bénédictin que bénédictine» (p.541), «la poissarde» (p.627), «la vendeuse d’herbe» (p.627), «sa femme, une jolie barbière coquette» (p.637), «les danseuses» (p.637) «des sauvagesses roses» (p.637), «les magiciennes» (p.637), «[rester] fille» (p.643), «une vieille vertu, une prude incombustible» (p.645), «une femme ni jeune, ni vieille, ni belle, ni laide, ni paysanne, ni bourgeoise» (p.651), «une péronnelle» (p.695), «une piqueuse de bottines» (p.196), «la laveuse de vaisselle» (p.703), «une bigote» (p.704), «une dévote» (p.704), «tireuse de cartes» (p.708), «fruitière» (p.718), «cuisinières» (p.718), «bouchère» (p.718), «blanchisseuses» (p.736), «les coquines» (p.739), «une modiste» (p.749), «les goules» (p.769), «la bourgeoise» (p.853), «la loueuse de chaises» (p.842), «les servantes» (p.1111, 1137), «les commères» (p.1122), «des trios de sorcières» (p.1122), «une chiffonnière» (p.1122), «les vieilles» (p.1123) «la donzelle» (p.1139), «la drôlesse» (p.1139), «des péronnelles orientales» (p.1141), «une bonne fille» (p.1148), «une vieille brave» (p.1148), «une housarde» [féminin de houssard?] (p.1148), «une fouilleuse» (p.1778), «aïeules» (p.1398), «marquises» (p.1415), «des poissardes» [p.1415], «une petite tyranne» (p.1426), «baronne» (p.1537), «des vieilles filles» (p.1467)…. 105

Langage («Féminisation» du langage. Hugo Victor) (2) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables présentant la société ultra «vétuste» que fréquentait M. Gillenormand, vers 1817, écrit :
«Chez Madame de T., le monde était supérieur, le goût était exquis et hautain, sous une grande fleur de politesse. Quelques unes des ces habitudes, dans le langage surtout, semblaient bizarres. On appelait une femme Mme la générale, Mme la colonelle n’était absolument pas inusité. La charmante Mme de Léon, en souvenir sans doute des duchesses de Longueville et de Chevreuse, préférait cette appellation à son titre de princesse. La marquise de Créquy, elle aussi, s’était appelée Mme la Colonelle.» 106
* Ajout. 18 avril 2018. 1748. 1767. Pour confirmation, Cf. Voltaire [1694-1778], dans deux lettres en date du :
- 8 août 1748, à Marie-Louise Denis [1712-1790], qu’il nomme «commandante», son mari étant «commandant de Lille» 107
- 9 juin 1767 au marquis de Florian [1755-1794] dans laquelle il évoque «le jeune Morival, compagnon de l’infortuné chevalier de la Barre [1745-1766], enseigne de la colonelle de son régiment.» 108

Langage («Féminisation» du langage. Jacob Christian) : 2017. Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale s’adressant à un autre député ayant quitté son parti et rejoint En marche, auteur, le 9 août 2017, de : «Traitre ! tu n’es qu’une salope !» 109 (Cf. Relations entre êtres humains. Injure)

Langage («Féminisation» du langage. Leclerc Annie) : 1974. Annie Leclerc [1940-2006], auteure de : «Quand je fais l’amour, je ne fais pas la guerre. Et il ne saurait y avoir de vainqueur (tiens, comme par hasard, pas de féminin à ce mot, a-t-on jamais entendu parler d’une vaincresse, d’une vaincrice ?) là où il n’y a pas de combat.» 110 (Cf. Relations entre êtres humains. Amour, Politique. Guerre)

Langage («Féminisation» du langage. Macron Emmanuel) : 2018. Emmanuel Macron, au terme de l’interview en date du 15 avril 2018, a évoqué les «confrères féminines» des journalistes… 111
- Deux siècles et demi après Voltaire [1694-1778], «ça» ne passe toujours pas…(Cf. Femme. Journaliste, Langage. Féminisation du langage. Voltaire)

Langage («Féminisation» du langage. Médiapart) : 2018. Je reçois ce jour, 22 juin 2018, un courriel de Mediapart, intitulé Améliorons Mediapart ensemble, adressé à « […] pour vous, nos lecteurs », suivi de : «  Que vous soyez abonné ou non, lecteur assidu ou occasionnel, rejoignez notre groupe de testeurs… ».
Je découvre aussi que le slogan de Mediapart est «  Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter ». Pas moi, en tout cas…

Langage («Féminisation du langage. Messager Annette) : 2017. Annette Messager note en 2017 que le terme de «penseuse» n’existe pas ; sans doute existait-il cependant… Elle l’a néanmoins, par sa réflexion, porté sur les fonts baptismaux du langage.
- Dans le même interview, elle note aussi que l’on mange du «bœuf», mais que l’on parle de «vaches folles» ? 112

Langage («Féminisation» du langage. Modification des termes) (1) : 1874. Lu dans Quatre-vingt Treize de Victor Hugo [1802-1895], que pendant la révolution, lorsque l’on dansait (la Carmagnole), «on ne disait plus le cavalier et la dame, on disait ‘le citoyen et la citoyenne’.» 113

Langage («Féminisation» du langage. Modification des termes) (2) : L’émission de France Culture, intitulée : «Un homme, une œuvre» est devenue : «Une vie, une œuvre». (date ?)
- La carte d’«électeur» est devenue «carte électorale» (en 1994).
- Les «patients» sont devenus «la patientèle» (Centre médical Maubert. 2017).

Langage («Féminisation» du langage. Monde Diplomatique Le) (1) : 2017. Je reçois ce jour [30 mars 2017] un bulletin d’adhésion aux «Amis du Monde Diplomatique», accompagnée d’une lettre signée du «Directeur du Monde Diplomatique» et du «Président des Amis du Monde Diplomatique», qui s’intitule : «Lecteurs, devenez aussi des Amis !»
- De la permanence des structures psychiques intellectuelles patriarcales, ici, caricaturales

Langage («Féminisation» du langage. Monde Diplomatique Le) (2) : 2018. Dans la livraison du Monde diplomatique de mai 2018, est inséré un questionnaire de deux pages afin que connaitre son « lectorat », terme cependant suivi quatre lignes après de : « Bien sûr, nous rencontrons de nombreux lecteurs […] ». Je lis :
- Question 2 : « Comment avez-vous connu le Monde Diplomatique »: réponses : 1, 3 : « par un proche, par un enseignant »
- Question 17 : Parmi les (20) thèmes suivants, devant ou non être « prioritaire, important, secondaire, n’a pas sa place », Le thème 7 s’intitule : « Condition féminine »  Pour rappel : nous sommes en 2018…
- Question 19 et 23, il est question du « Courrier des lecteurs »
- Enfin, à la question : « Qui êtes-vous ? », après avoir répondu à la question : « Un homme », « une femme », vous devez préciser votre CSP (Catégorie socio-professionnelle). Et là je lis : « agriculteur, artisan, commerçant, chef d’entreprise, enseignant, chercheur, professeur des écoles, technicien, infirmier, contractuel, employé, ouvrier, étudiant, lycéen, retraité, inactif »…
Je dois néanmoins préciser que l’on peut lire : « Abonné(e) », « inscrit(e) au site, aux Amis du Monde Diplomatique ».
- Les femmes n’intéressent-elles Le Monde Diplomatique qu’en tant qu’abonnées, que soutiens du Monde Diplo ?

Langage («Féminisation» du Langage. Moscovici Serge) : 1974. Serge Moscovici [1925-2014], auteur de :
«Certes, il faut que les femmes se préoccupent de l’exploitation matérielle, de l’oppression sexuelle, qu’elles luttent pour leurs droits politiques, professionnels et économiques tout autant et plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à ce jour. Ceci contribuera à changer leur vie, en tant que citoyens, travailleurs, individus biologiques114

Langage («Féminisation» du langage. Pécresse Valérie) : 2015. Je reçois le petit fascicule de 32 pages présentant le programme de Valérie Pécresse (Les Républicains / UDI / Mouvement démocrate / PCD) - qui fut élue - pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 intitulé : «Mon plan d’action pour l’Ile-de-France».
Concernant la féminisation des termes, je constate (en 4ème de couverture) qu’il est question d’une «présidente», puis d’une «présidente entrepreneure».
Mais, à la suite d’une lecture plus précise, je dois constater que ce féminin ne s’applique qu’à elle. Je lis en effet, après : «candidat», «entrepreneurs», «demandeurs» [d’emploi], «salariés», «auto-entrepreneurs», «chercheurs», [jeunes] «chercheurs», [alternance pour] «tous», «apprenti» «apprentis» (2 fois), «enseignants» (3 fois), «boursiers» [méritants], «Franciliens» (7 fois), «bacheliers» [mention Très bien], «chefs d’entreprises», «salariés», [parcours du] «combattant», «retraités», [anciens] «combattants», «étrangers» [en situation irrégulière], «élus» (2 fois), «agents de lycées», «fraudeurs», «voisins» [vigilants], «lycéen», «lycéens», «aidants» [familiaux]». Et s’il est question une fois d’«infirmier(e)s», on note quatre lignes plus bas, qu’il n’est plus question que du diplôme d’«infirmier» [à bac +5]. Enfin, on lit dans la rubrique : «D’avantage de logements pour les jeunes» qu’il est question d’un «[effort particulier pour l’accueil des] «filles» (p.10) et, dans la rubrique «Soutenir les familles» de «[d’avantage de logements pour les] «femmes» [victimes de violences conjugales] ».
J’oubliais…Dans l’intransigeance sur «les valeurs de la République», il est question, au singulier, de l’«égalité homme / femme». (Cf. Femme. «Politique», Politique. Égalité)

Langage («Féminisation» du langage. Sand George) (1) : 1833. George Sand [1804-1876] écrit :
«Je compte faire une fin et des changements conséquents à l’infâme Lélia, que je considère comme ma meilleure ouvrage». 115

Langage («Féminisation» du langage. Sand George) (2) : 1833. George Sand [1804-1876] écrit :
«Je fais un nouveau volume à Lélia. Cela m’occupe plus que tout autre roman n’a encore fait. Lélia n’est pas moi. Je suis meilleure enfant que cela, mais c’est mon idéal. C’est ainsi que je conçois ma muse, si toutefois je puis me permettre d’avoir une muse.» 116
- Définition de muse : «Personne ou sentiment qui inspire un poète

Langage («Féminisation» du langage. Verny Françoise) : 1990. Françoise Verny [1928-2004], auteure de :
- [Concernant Lucie Prenant «  philosophe, spécialiste de Leibniz » [ ?- ?], nouvelle directrice de l’École normale de Sèvres] :
« Hurluberlue, tolérante, elle a assoupli le règlement de l’école, établi par son prédécesseur, Eugénie Cotton [1881-1967], une communiste pure et dure […]
- « Dans mon enfance, je ne rêvais pas de devenir éditeur, je me voyais comédienne adulée ou écrivain célèbre. »
- [Concernant Bernard Privat.1914 -1985] : « Aujourd’hui je pense qu’il m’aimait beaucoup mais je ne sais s’il me considérait comme de sa famille : peut-être lui suis-je apparue comme trop amateur de coups, trop avide de réussite. » 117

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (1) : 1736. Voltaire [1694-1778] :
- le 18 mars 1736, dans une lettre à Madame du Deffand [1697-1780] emploie et la concernant, l’expression de «disserteuse» ; 118
- le 13 octobre 1736, dans une lettre à Mademoiselle Quinault [1699- 1783], comédienne, écrit : «on reçoit à belles baisemains une parabole prise tout net […]» 119

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (2) : 1738. Voltaire [1694-1778] vers le 15 février 1738 écrit au prince royal de Prusse [futur Frédéric II de Prusse. 1712-1786] dont il corrige l’usage du français :
«Seulement v.a.r [votre altesse Royal) s’est trompée en croyant qu’on ne dit point la complice en parlant d’une femme. Il faut certainement dire la complice, quoi qu’on dise le témoin et non la témoin, le prix et non la prix120

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (3) : 1738. Voltaire [1694-1778] dans une lettre adressée le 11 mai 1738, à M. Thieriot [1696-1792], écrit (concernant mademoiselle Dehayes, future madame de la Popelinière [?-?]) :
«Mais je suis sûr que le commentateur charmant ou charmante de Rameau [1683-1764], l’entendra et le jugera.» 121

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (4) : 1757. 1774. 1776. Voltaire [1694-1778], les 4, 6 et 7 février 1757, concernant Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], emploie l’expression d’«autocratrice». 122
- Le 6 octobre 1774, dans une lettre alors à elle adressée, il emploie l’expression : « admirable autocratrice ». 123
- Le 22 septembre 1776, il écrit à François, Baron de Toot [1733-1793] :
«  Vous avez, depuis ce temps, fait la guerre à mon autocratrice, pour des sultans qui la valaient pas, […]. », suivi de :
« J’ai vu plusieurs officiers de mon autocratrice qui ont combattu contre vos musulmans […] » 124
* Ajout. 23 juin 2018. 1777. Dans une lettre adressée vers le 5 septembre 1777 de Frédéric II, roi de Prusse [1712-1786] à Voltaire [1694-1778], celui-ci lui écrit :
«  Nous [Grimm [1723-1807] et lui] avons beaucoup parlé de votre pantocratrice, de ses lois et des grandes mesures qu’elle prend pour civiliser sa nation. » 125
N.B. Pantocrator : «  Se dit du Christ en gloire tel qu’il est représenté dans l’art Byzantin »

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (5) : 1757. Voltaire [1694-1778], le 4 juin 1757, concernant Catherine II, impératrice de Russie [1729-1796], emploie l’expression de «plaideuse». 126

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (6) : 1759. Voltaire [1694-1778], écrit le 24 septembre 1759 à Jean-Robert Tronchin [1710-1793] :
« Il nous faudra une cinquantaine de livres de bon chocolat à deux vanilles pour les acteurs et actrices, violonistes, décorateurs et décoratrices, spectateurs et spectatrices. » 127

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (7) : 1760. Cosimo Alessandro Collini [1727-1806] avait soumis pour avis à Voltaire [1694-1778] la dédicace qu’il comptait mettre à la tête de son Discours sur l’Histoire d’Allemagne, adressée à «l’Électrice Palatine, Élisabeth Auguste», suivi de : «À vos talents qui vous rendent un juge éclairé».
Voltaire, le 30 juillet 1760, lui répond : «’À vos talents qui vous rendent un juge éclairé’. Je crois que les talents ne rendent point juge, qu’ils ne rendent point une femme juge, que ce masculin et ce féminin font un mauvais effet.» 128 (Cf. Langage. «Féminisation» du langage. Gallimard)

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (8) : 1762. Voltaire [1694-1778] écrit le 26 janvier 1762 au duc de Richelieu [1696-1788] :
«Je vous avertis que Melle Corneille est une laideron extrêmement piquante129

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (9) : 1763. Voltaire [1694-1778] écrit le 23 août 1763 au comte [1700-1788] et à la comtesse d’Argental [1703-1774] :
«L’épithète d’assassines n’avait jamais été donnée jusqu’ici aux dames ; mais puisque vous le voulez, Fulvie [héroïne d’une pièce de Voltaire] est assassine.» Et ce, suivi, le 27 septembre 1763, de :
«J’envoie sur le champ tous les changements qu’ils demandent pour les assassins et assassines130

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (10) : 1763. Voltaire [1694-1778] , dans une lettre adressée à Henri-Louis Lekain [1729-1778] le 30 décembre 1763, à la suite d’une lettre, du même jour, adressée «à la Comédie-Française», à «Messieurs et Mesdames les pensionnaires du roi», écrit :
«Vous verrez […] par ma réponse à Messieurs vos confrères, et à Mesdames vos consœurs, combien j’ai été touché de l’attention qu’ils ont bien voulu avoir pour moi.»
Et on lit, dans une note de la Pléiade [1981], cette précision :
«Noter le mot ‘consœur’, dont on a ici peut-être le premier emploi attesté.» 131 (Cf. Langage. Féminisation du langage. Macron Emmanuel)
*Ajout. 1er mai 2018. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 19 janvier 1771 écrit à la marquise du Deffand [1697-1780] :
«Votre grand-maman [la duchesse de Choiseul], Madame, me fait l’honneur de m’appeler son confrère. Je prends la liberté de me dire plus que jamais votre confrère aussi, car il y a quatre jours que je suis absolument aveugle [comme elle, donc].
Au mot «confrère», dans une note de la Pléiade [1985], on lit :
«Littré ne cite que ce seul exemple [pas retrouvé dans le dictionnaire Littré] mais le mot a certainement été souvent employé dans les conversations132 (Cf. Langage. Patriarcal. Littré)

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (11) : 1764. Voltaire [1694-1778] dans une lettre écrite à Gabriel Cramer [1723-1793] ‘son imprimeur, éditeur, le 18 janvier 1764, il qualifie «la dame Brunet» [d’] «imprimeuse de l’Académie».
Une note de la Pléiade [1981] précise : «La forme imprimeuse qui, bien entendu, n’est pas dans le Littré (car il ne s’agit que d’une création accidentelle : on disait libraire), est pourtant connue depuis la Fronde : voir W. von Wertbourg, Französisches etymologisches Wörterbuch, IV. 604-605. 133
- Alors pourquoi son emploi serait-il «accidentel» ?
N.B. Voltaire emploie à nouveau le terme d’«imprimeuse» dans une lettre adressée à d’Alembert le 15 janvier 1765. 134

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (12) : 1765. Voltaire [1694-1778] dans une lettre écrite à Jacques de Chazel [procureur du roi [1691-1776] le 15 juillet 1765 emploie l’expression de «Tourangeote» concernant une femme vivant en Touraine.
Dans une note de la Pléiade [1983] on lit : «Mot Inventé par Voltaire». 135

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (13) : 1766. Voltaire [1694-1778] dans une lettre écrite à Marmontel [1723-1799], le 25 avril 1766 écrit :
«Il est incontestable que l’hébreu était anciennement une dialecte de la langue phénicienne.» Une note de la Pléiade [1983] précise :
«Le mot dialecte était à l’origine féminin ; dans l’avant-propos de l’Essai sur les mœurs, les premières éditions portent queles dialectes de langage étaient affreuses’.» 136
- Comment et pourquoi ce terme, à l’origine féminin, est-il devenu masculin ? Autres exemples ?
* Ajout. 27 août 2018. Concernant les termes de : «  ces losanges plus petites », une note de la Pléiade [1980] précise : «  Ce mot était en train de passer au masculin à l’époque. » Et renvoie à l’Histoire de la langue française de A. François. T. VI. p.157. 137

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (14) : 1770. Voltaire [1694-1778], tout à sa passion pour Catherine II, l’impératrice de Russie [1729-1796] déféminise son prénom. Il lui écrit : «Je suis Catherin, et je mourrai Catherin
Une note de la Pléiade [1985] précise seulement, concernant un processus, peu commun, de masculinisation d’un terme :
«Plus tard, le 12 mars 1771, Voltaire usera de l’adjectif catherinien.»
Et, à cette date, une note précise que : «Ce mot remplace Catherin» de la lettre précédente. 138
- Que de significations d’importance une linguistique aveugle au patriarcat n’occulte-t-elle pas…

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (15) : 1770. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 3 août 1770 au marquis d’Argens [1703-1772] lui écrit :
«J’imaginais que vous alliez voir messieurs vos enfants […]», tandis qu’une note de la Pléiade [1985] cite leurs prénoms : «Louise, Françoise et François-Isaac». 139

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (16) : 1770. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 7 septembre 1770 au duc de Choiseul [1719-1785] lui écrit :
«J’ai eu la visite d’un serf et d’une serve des chanoines de Saint Claude» [dont il lui précise par ailleurs qu’il / elle - en réalité - «lui appartiennent».]
- Dans une note de la Pléiade [1985] au mot «serve», on lit : «Ce féminin de serf n’existait plus à l’époque que comme terme de jurisprudence féodale». Outre le fait que cette affirmation n’est pas démontrée, ne faut-il pas rappeler que la France était alors «féodale» et que, dès lors, l’ajout du terme de «jurisprudence», censé être limitatif, est peu compréhensible ? 140

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (17) : 1770. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 31 décembre 1770 adressée à Mathieu-Henri Marchant de la Houlière [brigadier des armées du roi. 1717-1797], lui écrit :
«J’ai différé à vous écrire, mon cher brigadier, et à remercier madame la brigadière de ses remerciements.»
Puis, il s’adresse spécifiquement à elle et la nomme : «Madame la Brigadière141

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (18) : 1772. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 19 avril 1772 adressée à Jean-François de la Harpe [1736-1803] écrit :
« Le grand ode, ou plutôt la grande hymne d’Horace pour les jeux séculaires est belle dans un goût tout différent. »
Une note [1985] précise : « Le mot hymne est « masculin ou féminin » suivant les dictionnaires. 142
Plus précisément, selon le Wiktionnaire : « Le mot est passé du masculin au féminin en ancien français, « plus ordinairement féminin » au dix-septième siècle, puis étymologiquement rapporté au genre masculin. Note :  l’usage du féminin est plutôt vieillissant » ; selon le Dictionnaire de l’Académie française (9ème édition)  « Le mot s'emploie ordinairement au féminin, en parlant des Hymnes qu'on chante dans l'église », tandis que, pour le Littré : « La distinction qui fait hymne du féminin en parlant des hymnes de l'Église, n'a rien qui se justifie, soit dans l'étymologie, soit dans l'historique du mot. »
- Quels enjeux politiques, religieux, symboliques dans le masculin et le féminin et dans l’évolution de leur emploi…

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (19) : 1772. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 18 mai 1772 à la marquise du Deffand [1697-1780] lui écrit :
« Ce monde ci est plein, comme vous savez, de charlatans en médecine, en morale, en théologie, en politique, en philosophie. Ce que j’ai toujours aimé en vous, Madame, parmi plusieurs autres genres de mérite, c’est que vous n’êtes point charlatane. » 143 (Cf. Philosophie)

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (20) : 1772. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 15 juillet 1772, adressée à Alexandre-Jean-(Vincent) Mignot [1728-1790] écrit concernant M. de Morangiès [1728-1801] :
«  Il est seul ; il a contre lui ses dettes, sa malheureuse réputation de vouloir faire des dépenses qu’il ne peut, ses liaisons avilissantes avec des courtières, des prêteuses sur gage, des marchands. » 144

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (21) : 1773. Voltaire [1694-1778] commence sa lettre, en date du 18 janvier 1773, adressée à Monsieur d’Hornoy [1742-1828] et Madame d’Hornoy [ ?- ?], ainsi :
«  Monsieur le Picard, et Madame la Picarde, je ne veux pas vous séparer. Ma lettre est pour vous deux. […] » 145

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (22) : 1774. Voltaire [1694-1778] dans une lettre en date du 30 juillet 1774 à la comtesse Bentinck [1715-1800], s’étant transformé en commerçant des montres fabriquées à Ferney, lui écrit :
«  Quand vous voudrez faire des présents de montres à répétition ornées de diamants à quelqu’une de vos principales sujettes, vous n’avez qu’à vous adresser à nous ; vous serez très bien servie. » 146

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (23) : 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au duc de Richelieu [1696-1788] le 27 avril 1775, écrit :
«  Mme Denis [1712-1790] qui a été entre la vie et la mort pendant plus d’un mois a occupé tous mes soins. C’était un moribond qui en gardait un autre. » 147

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (24) : 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée le 12 mai 1775 au seigneur d’Hermenches [1722-1785] lui écrit :
«  Nous sommes dans notre lit. Madame Denis et moi, chacun de notre côté. Chacun a son régime et sa garde. » 148

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (25) : 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée le 10 septembre 1775 à Condorcet [1743-1794], écrit : «  Mme de Saint-Julien [1730-1820] qui tire comme une garde-chasse, a gagné le prix. » 149

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (26) : 1776. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée le 4 décembre 1776 au comte d’Argental [1700-1788] emploie les termes de  « gaupe » et de « butorde ». 150
Le premier ne s’emploie qu’au féminin, le second est le féminin d’un masculin.

Langage («Féminisation» du langage. Voltaire) (27) : 1777. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée au marquis de Thibouville [1710-1784] le 26 novembre 1777, écrit  en commentaire de sa dernière pièce, Irène :
«  L’ascendant d’un vieillard fanatique sur une enfant, c’est-à-dire sur une fille, ne peut fournir aucune illusion. Vous savez bien qu’il n’y a dans votre pays aucun fanatique qui gouverne sa fille enfant. » 151

Langage («Féminisation» du langage. Wiewiorka Annette) : 2010. Lu, dans le livre d’Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette, Biographie du couple Thorez :
«Mounette Dutilleul, un des acteurs principaux de cette histoire qu’elle raconta dans les années quatre-vingt […] …» 152

VI. Langage. Genre (Critique du) :

Langage (Genre) (1) : «Genre» : terme qui en toute rigueur, ne veut rien dire, mais sans lequel nul-le chercheur/seuse du CNRS et/ou de l’Université ne peut plus penser. Tue efficacement la pensée féministe : c’est d’ailleurs sa fonction et sa finalité. 153
«Le genre», en effet en permettant sinon de supprimer, du moins de pouvoir ne pas avoir à employer les termes d’«hommes», de «femmes», donc d’«êtres humains» [fondé sur cette «différence»], a pour conséquence d’exclure de la pensée du monde, celle des rapports entre les hommes et les femmes, celle du patriarcat, du féminisme. Un beau coup de force !

Langage (Genre) (2) : En réintroduisant un ancestral pseudo-neutre qui ne fut pendant des siècles qu’un cache sexe du masculin [qui nous fut présenté comme universel] le seul emploi de ce terme interdit de voir, d’analyser, de penser le patriarcat et la domination masculine.

Langage (Genre) (3) : Ce n’est pas la pensée de «la différence des sexes» [comme «la valence différentielle des sexes»] - qui déjà en elle-même ne signifie pas grand-chose - que le pseudo concept de «genre» veut abolir, c’est celle du patriarcat.

Langage (Genre) (4) : Le «genre» censé isoler les différences biologiques (assimilées à : sexes ? à : sexuelles ?) entre hommes et femmes de toutes les autres : sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, symboliques, allègrement mêlées, est, dès lors, de par sa confusion même d’une extraordinaire efficacité aux fins de légitimation du monde actuel, tel qu’en ses injustices il s’incarne.
Et ce tour de passe-passe, dont on a du mal à comprendre comment il a pu être un moment considéré comme «radical», n’aboutit en effet, en fin de course, qu’à régresser à celui de «genre humain», dont voici deux définitions :
- (1ère définition) : «Genre humain Nom masculin. Ensemble de toutes les espèces humaines, telles que l’Homo sapiens ou l’Homo habilis. Exemple : Le genre humain est aujourd’hui limité au seul Homo Sapiens ; les autres espèces ayant disparu».
- (2ème définition) : «Genre humain peut faire référence à : «Genre humains, le genre biologique des différentes espèces d’hommes ; Genre humain, un album de Brigitte Fontaine, Le Genre humain, revue interdisciplinaire».
Pour exemple : Je lis l’expression : «Les femmes, la moitié du genre humain». Avec le «genre», les hommes ont rejoint les femmes, seuls ou avec elles, au singulier, ou au pluriel. Une grande avancée sémantique…. (Cf. Femme «  Espèce »)

Langage (Genre) (5) : Ce terme ne signifiant rien, peut donc signifier tout : dès lors il n’y a donc aucune limite, justement de ce fait, à son usage, à son emploi.

Langage (Genre) (6) : Chercher un antonyme à «genre»…

Langage (Genre) (7) : On ne combat pas des abstractions. On les récuse.

Langage (Genre) (8) : L’emploi du mot «genre» interdit à chaque femme, à toutes les femmes de se penser «femme-s», à chaque homme, à tous les hommes de se penser «homme-s» et aux hommes et aux femmes de penser leurs relations, enchâssées dans l’abstraction mortifère de l’abstraction de ce seul terme.

Langage (Genre) (9) : (26 juillet) 2018. Je lis la présentation de l’annonce d’un colloque, reçu ce jour, intitulé « Genre, sexualité, prise de parole » : « Ce colloque propose d’interroger la notion de prise de parole et ses usages au prisme du genre et des sexualités […] ».
Dès lors qu’un terme est employé au lieu et place d’un concept - en l’occurrence celui du patriarcat  (fusse-t-il en « recherche » de sa validité, de sa portée, de ses contours, de son historicité, etc. ) , celui-ci peut alors évoluer, seul ou accompagné, au gré des diverses utilisations qu’on lui assigne. Dépourvu de toute valeur heuristique, le terme, le mot «  genre » se dissout progressivement, lui-même ayant été utilisé pour dissuader de l’emploi d’un concept. (Poursuivre)

Langage (Genre. À toutes les sauces) : [2014. 2015] Quelques intitulés de séminaires, colloques, appels à contrats, articles [Recherche/Université]...: «Violence de genre et communication» ; «Genre et engagement» ; «Genre, sexualité et classe dans les trajectoires d’engagement» ; «Genre, sexualité et handicaps. Quand le genre empêche de jouir» ; «Genre, psychotropes et réduction des dommages» ; «Pratiques genrées et violences entre pairs en milieu scolaire» ; «Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication» ; «Genre, Médias et Communication» ; «Genre et violences de masse» ; «Le genre entre transmission et transgression» ; «Les lois du genre» ; «Les processus de transmission et de transgression du genre» ; «Genre, migrations et emplois domestiques en France et en Italie» ; «Genres pluriels» ; «Genre et violence» ; «Genre, classe et race. Rapports sociaux et construction de l’altérité» ; «Genre et médias en France : de La Fronde à Causette» ; «Genre, temporalités, pratiques des espaces» ; «Genre et psychanalyse : la différence des sexes en question» ; «Genre et alimentation» ; «Renforcer le genre dans l’Université» ; «Genre et gestion des catastrophes naturelles» ; «Renforcer le genre dans la recherche» ; «Genre, féminisme et controverses sur la prostitution» ; «Foulard, genre et laïcité» ; «Genre et histoire des institutions internationales» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Genre et travail indépendant : Les divisions sexuées du non salariat» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «Espaces publics, genre et mobilisations actuelles au Proche Orient» ; «Le genre : politique, travail, droit et développement» ; «Police du genre» ; «Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Le vent de la pensée» ; «Gender Trouble : Lectures hispanophones de Judith Butler» ; «Le genre au cœur de la mondialisation» ; «Méthodologie en études genre» ; «La santé au travail au prisme du genre» ; «Femmes et habitat : une question 
de genre» ; «Histoire du genre dans les jeux» ; «Genre et utopie» ; «Théorie relationnelle du genre» ; «Peut-on changer de genre ?» ; «Démographie, genre et société» ; «Normes de genre et récits médiatiques : les violences des femmes» ; «Performances culturelles du genre» ; «Genre, Inégalités, Discriminations» ; «Le genre de l’intégration européenne» ; «Législations européennes, législations nationales et rapports de genre» ; «Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre» ; «De l’importance du genre à l’ère nucléaire» ; «Des ‘Grandes Femmes’ ? Sexe et genre en protohistoire européenne» ; «Techniques du genre et jeux de violence» ; «Genre et légitimité culturelle» ; «Genre et travail indépendant» ; «Genre, Religions et Sécularisations» ; «Genre, politique et sexualités» ; «Genre, féminismes et mobilisations collectives» ; «Des controverses en tout genre : de l’usage polémique de la notion» ; «Masculin/ Féminin: la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones» ; «Qu’est-ce que le genre ?» ; «Le genre à l'Ouest» ; «Les violences sexuelles dans Antiquité : où se joue le genre ?» ; «Violences faites aux femmes : féminisme, antiféminisme et genre» ; «Violences et rapports de genre» ; «L’usage de la ville par le genre» ; «Le handicap au croisement des identités (genre, classes sociales, ethnicité, sexualités, génération)» ; «Le genre des signatures» ; «Genre et classes populaires» ; «La sexuation des ados : genres, féminité, homophobie et port du voile» ; «Genre, personne, interlocution» ; «L’ordre de genre» ; «Dynamique du genre en Afrique» ; «Genre et excellence dans le monde académique» ; «Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire» ; «Le genre dans l'art et les structures culturelles» ; «Genre, Mobilités, Spatialités» ; «Les figures de la ‘pute’ et du ‘pédé’ : les normes de genre dans la jeunesse» ; «Ordre et désordre dans le genre» ; «Transidentités : ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations» ; «Devenir élue. Genre et carrière politique» ; «Orientation sexuelle et Identité de genre» ; «Le corps pris aux maux. Rumeurs et fantasmes sur le genre» ; «Former envers et contre le genre» ; «Sexe et Genre : de la Biologie à la Sociologie» ; «Changer le genre de la présidence dans les séries télévisées américaines» ; «Genre et travail indépendant. Les divisions sexuées du non-salariat» ; «Genre globalisé et localisations des politiques publiques» ; «Le droit et les politiques familiales dans les DOM et en Nouvelle-Calédonie au regard du genre : universalité et égalité ?» ; «Gender and Genocide in the nazi area» ; «Genre et cinéma» ; «Genre et fiction» ; «Le(s) genre(s). Définitions, modèles, épistémologie» ; «Genre : concepts et approches» ; «Ouverture féministe, musique, genre, sexualité» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre, Modèles d’affaires et médias : retours d'enquêtes» ; «Parenté, genre et sexualité» ; «Genre Égalité Politiques Sociales» ; «Genre, Climat et la Transition Juste» ; «Care, Genre et environnement» ; «Les médias et l'alimentation au prisme du genre» ; «Genre, normes et psychanalyse» ; «Femmes, genre et féminisme en Méditerranée» ; «Le genre tout terrain. Des sexualités au religieux : quelles approches anthropologiques du genre ?» ; «(Non)mixité de genre» ; «Guerre et genre. Femmes chrétiennes et femmes musulmanes pendant la guerre d'Algérie» ; «La transmission du double nom de famille : une redéfinition des normes du genre ? ; «Le genre dans les sociétés égalitaires» ; «Le genre. Du déterminisme biologique au déterminisme socioculturel ?» ; «Questions de genre, questions de culture» ; «La Théorie du genre ou Le monde rêvé des anges» ; «Femmes et habitat : une question de genre ?» ; «Renforcer le genre à l’Université. Regards croisés d’expériences africaines, latino-américaines et européennes» ; «Genre et prostitution» ; «Le genre de la nation en Iran et au Tadjikistan. (Re)constructions et contestations des hétéro nationalismes» ; «Produire le genre : la construction sociale de la ménopause (France, XIXe et XXe siècles)» ; «Parenté, genre & affects à l’époque moderne : micro histoire et réseaux» ; «Rencontres du troisième genre» ; «Objets et fabrication du genre» ; «Genre, didactique et formation» ; «Genre en séries : cinéma, télévision, média» ; «L'égalité sous conditions : genre, parité, diversité» ; «Le genre, la ville» ; «Genre et santé» ; «Géopolitique du genre et féminismes en Asie orientale» ; «Le genre : un outil politique en Chine» ; «Quand des politiques publiques en viennent à être mises en cause à l’aune du principe d’égalité de genre - le cas des abattements pour conjoint au Japon» ; «Les normes de genre dans la presse masculine» ; «Femmes, genres et communismes» ; «Genre et politique dans la presse en France et au Canada» ; «Théories de la littérature. Système du genre et verdicts sexuels» ; «Genre en pratique» ; «Genre ou liberté. Vers une féminité repensée» ; «Genre et des rapports sociaux femmes/hommes» ; «Genre et Actions Liées à l’Égalité dans la Société» ; «Sociologie relationnelle du Genre : Personne, procréation et filiation» ; «Le genre de l'état-civil; l'infertilité, un concept utile en sciences sociales ?» ; «Le genre de la souillure dans le monde Méditerranéen antique» ; «Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s» ; «genre, personne, locution» ; «genre et méthode ethnographique» ; «Les médias et l’alimentation au prisme du genre» ; «Genre et jouissance» ; «Gendering Science: Women and Men Producing Knowledge» ; «Genre, didactique et FLE» ; «Genre et vieillesse depuis 1800» ; «Les catholiques et le genre. Une approche historique» ; «Le «socialisme réel» à l’épreuve du genre » ; «Scopophilia. Genre et politique du regard» ; «Des études sur le genre à l'éducation au genre» ; «Gender Crusades : Mobilizing Against Equality in Europe» ; «Femmes et hommes dans la société : une question de genre ?» ; «Genre, rapports sociaux de sexe et sexisme» ; «Genre, Révolution, Transgressions» ; «Gender and Technology: New capabilities or old, masked prejudices ? » ; «Gender in Arts Criticism» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «L’astrologie aujourd’hui en France : quel ‘genre’ de divination ?» ; «Care, genre et travail social, enjeux éthiques et politiques. Le cas de l’animation socio-culturelle ; «Genre, médias et communication» ; «La prouesse et le risque. Genre et professions ‘à risques’» ; «Genre et politique» ; «Genre et recherche» ; «Genre, génération, ethnicité. Explorer les mobilités des Nord(s) vers les Sud(s)» ; «Décoloniser les savoirs sur le genre» ; «Le grand théâtre du genre» ; «Performance culturelle du genre ; «Dictionnaire des féministes et du genre» ; «Genre et nations partitionnées» ; «Le genre de l'état civil, entre identité personnelle et relations sociales» ; «Questions de genre. Comprendre pour dépasser les idées reçues» ; «Travailler l’Empire. Conversations et circulations genrées» ; «La Fragmentation du Gender dans l'Irak post-Invasion» ; «Pensées critiques du genre : travail, corps, nation» ; «Dynamiques du genre en Afrique» ; «La Femme nouvelle. Genre, éducation, révolution (1789-1830)» ; «Genre, féminismes et postcolonialité» ; «Espaces sexués, genrés, queer» ; «Le genre dans le monde chinois» ; «Genre et néo-orientalisme(s)» ; «Les mouvements sociaux autour de la question du genre au Pérou» ; «Croiser approches comparatistes & études de genre : le cas des masculinités» ; «Contribution à une histoire des normes de genre et de sexualité» ; «L’école à l’épreuve de la ‘théorie du genre’» : les effets d’une polémique» ; «Genre et séropositivité : les inégalités femmes-hommes face au VIH/sida» ; «Les transformations du régime du genre en Turquie» ; «Le double standard genré du vieillissement : le cas du cinéma français» ; «Pour la création d’un musée de l’histoire du genre» ; «Genre, féminisme et partis politiques» ; «La ville : quel genre , «Le genre des Lumières», «Genre et colonialité» etc., etc… (Cf. Être humain, Femmes, Féminisme, Hommes, Patriarcat, Sexe-s […])
- Cf. Nicolas Boileau [1636-1711] : «Aimez-vous la muscade ? On en a mis partout». 154

Langage (Genre. Approche «genrée») : 2012. 2014. Des conséquences politiques de l’emploi du «genre» : certain-es en sont réduit-es, sous l’égide de l’ONU, à «se féliciter de la prise en compte d’une approche genrée» [9/10 novembre 2012]. 155
* Ajout. 14 novembre 2014. Au Mali, «l’approche de Planification et la Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) consiste à utiliser les ressources, les systèmes et les processus budgétaires publics tant au niveau national que local pour financer l’égalité genre.» 156 De la bouillie pour les chats.

Langage (Genre. Domination) : 2018. Il est difficile de ne pas considérer que «domination genrée» entendue ce jour- ne soit pas une régression politique par comparaison avec : «domination masculine». 157
- Il en est de même de : «des violences basées sur le genre»…158

Langage (Genre. «Comme nous disons…») : 2016. Lorsque Michèle Perrot présentée par France Culture, comme «historienne et militante féministe» dans le cadre d’une série d’émissions consacrées aux «nouveaux féminismes», dit, en août 2016, cette phrase apparemment anodine :
«[…] le genre, comme nous disons…» 159
elle présuppose, par l’emploi du «nous», un collectif qui serait défini par l’emploi du terme «genre».
- Quelle place accorder alors à celles, à ceux qui récusent l’emploi du ce terme, d’emblée placé-es, sans discussion, hors de ce collectif ? Le «nous» inclusif devient, comme tous les «nous», un «nous» d’exclusion. Quant à l’évidence de cette assertion - un simple constat - elle a pour conséquence de clore les réflexions, les débats sur la valeur de ce mot et sa signification politique ; elle participe à la constitution d’une communauté (universitaire, féministe, autre ?) supposée homogène, porteuse de mêmes normes, de mêmes signifiants, de mêmes valeurs. Et elle en marque dès lors la société dans son ensemble.
Enfin, l’absence de définition, de qualification du «nous», dès lors sans limites ni frontières, permet, autorise à faire évoluer, à ouvrir, fermer, élargir, restreindre ses champs d’application, selon que de besoin. (Cf. Femmes. « Nous les femmes », Penser. Nous, Sociologie. Nous)

Langage (Genre) (Droit) : Il n’est enfin pas anodin de noter que ce terme n’existe pas en droit : il le sera sans aucun doute sous peu. (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Féminisme, Patriarcat, Penser, Pornographie, Sexe-s […])
* Ajout. 1er septembre 2017. 2017. Le terme de «genre», d’«identité de genre», liés dans un terrifiant amalgame, dans une terrifiante confusion autorisant toutes les craintes, à «racisme, sexisme, homophobie», puis à «handiphobe», «transphobie», à «identité sexuelle», à «prétendue race», «sexe», «identité sexuelle»…a été introduit dans le droit par le décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire.

Langage (Genre. Femmes) (1) : 2017. Jérôme Garcin évoquant la critique positive d’une auditrice du Masque et la plume, le 29 octobre 2017, du livre de Lola Lafont Mercy, Mary, Patty, [2017] par elle décrit comme «un appel aux femmes à déserter toutes les assignations», poursuit, sans liaison : «On pourrait dire que c’est un appel à la grève du genre160
Les femmes, toutes les femmes, sont ainsi devenues à elles seules, le seul genre, ou : tout le genre…
* Ajout. 31 décembre 2017. 2017. Entendu : «le nu féminin» défini comme «un genre». 161 (Cf. Femme. « Féminin »)

Langage (Genre. Femmes) (2) : (21 juillet) 2018. Entendu :
« La question du genre n’est pas exclusive aux femmes »…

Langage (Genre. Genèse) : 1989. Je découvre aujourd’hui [29 janvier 2015] dans mes archives, la présentation d’un colloque du CNRS [3 et 4 mars 1989] dans le cadre de l’ATP (Action Thématique programmée) : Recherche sur les Femmes et Recherches Féministes intitulé : «Sexe et genre». On y lit :
«Le colloque, premier en France en ce domaine, a pour objectif de dégager la valeur heuristique des deux concepts de sexe et de genre. Pour cela, nous avons cherché à réunir celles qui, principalement dans le cadre de l’ATP Recherches sur les femmes et recherches féministes, ont contribué à une avancée théorique incontestables. S’appuyant généralement sur des recherches empiriques et sur la construction de l’identité de genre, y compris dans le domaine de la biologie, leurs travaux permettent une comparaison des diverses problématiques et de leur pouvoir explicatif. Ils aboutissent par ailleurs à la déconstruction de grandes catégories produites par différents champs disciplinaires ainsi qu’à une critique «féministe» des sciences.»
C’est bien le CNRS qui a donc, en France, le premier, reconfiguré les «recherches sur les femmes et les recherches féministes» en deux concepts «sexe et genre» dont il affirme qu’ils ont une «valeur heuristique». Comment peut on asséner, dans le cadre d’un verbiage absurde, un tel mensonge ? Enfin, les guillemets finaux à «féministes» doivent être notés à leur juste signification.
- Je dois préciser qu’en faisant état en 1986 du colloque de Toulouse, je n’ai pas alors été consciente de l’importance politique de l’ajout de ce nouveau concept, dont j’avais simplement noté l’émergence. 162 (Cf. «Sciences» sociales. CNRS, Sexes […] )

Langage (Genre. «Mauvais») : Sous couvert de «mauvais genre», les pires horreurs peuvent être - et sont - justifiées.
Et toutes les confusions intellectuelles sont légitimées.

Langage (Genre. Pape François) : 2016. Le Pape François, auteur de :
«[…] Ce que j’ai dit regarde le mal qu’aujourd’hui on fait avec l’endoctrinement de la théorie du genre. […]» 163
Il n’y a pas de «théorie du genre», car on ne peut théoriser ce qui n’est pas un concept ; c’est le mot lui-même qui pose problème, pas sa pseudo théorisation.
* On peut, par ailleurs noter l’usage fort politique, mais fort peu critique, que fut fait, à [l’extrême] gauche, chez nombre de féministes, par nombre de laïcs, de la position de l’Église catholique, dans la mouvance de l’opposition au «mariage pour tous», pour récuser la légitimité de l’emploi du terme - du concept pour certain-es - de genre. Par moment, le débat s’approchait de : «Ils sont contre. Nous sommes pour.» Ou l’inverse.

Langage (Genre. Passé, présent, futur du terme…) : «Genre masculin», «genre féminin», «genre humain», «égalité de genre»… : De grands apports théoriques ? de grandes avancées conceptuelles ? Une grande modernité ?…que d’aucun-es, certes de plus en plus rares, considèrent encore comme subversif. L’exercice s’avérant de plus en plus difficile, les chercheur-es «en genre», lorsqu’ils/elles s’interrogent sur la pertinence du terme, en justifient le bien fondé, au nom des attaques des «conservateurs / réactionnaires». La confusion à son comble ; la pensée féministe assassinée.

Langage (Genre. Les études de genre. Bereni Laure) : 2016. Mme Laure Bereni, sociologue, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre de l’équipe «Professions, réseaux, organisations» du Centre Maurice Halbwachs, auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016), auteure de : «[…] Plus récemment, les études queer, qui sont une partie des études sur le genre, ont mis en évidence un autre aspect de cette asymétrie : le genre est aussi un système normatif .[...] » (p.182)
Et c’est ainsi qu’au sein des études dites de genre, les études et recherches dites queer sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. Picq Françoise) : 2016. Madame Françoise Picq, «vice-présidente de l’Association nationale des études féministes (ANEF), docteure en science politique, enseignante-chercheuse à l’université Paris Dauphine – Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO)», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteure de : «Précisons qu’il y a un débat sur la distinction entre études féministes et études de genre». (p.155)
Et ce constat sera considéré comme suffisant par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité. Des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. Pezeu Geneviève) : 2016. Mme Geneviève Pezeu «agrégée d’histoire, coordinatrice du livre blanc de l’ANEF sur «Le genre dans l’enseignement supérieur et la recherche» (2014), coordonnatrice de recherche et formatrice à l’égalité et la citoyenneté», auditionnée par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], à la question : «Comment avez-vous réagi face à la polémique concernant la «théorie du genre» ?, a répondu : «Bien évidemment, l’expression même de «théorie du genre» est un concept construit par les adversaires des études de genre, de même que «théorie de l’évolution » est une expression forgée par les opposants à l’évolutionnisme darwinien. Le genre n’est pas une théorie, c’est un paradigme.» (p.157)
Et cette analyse, censée être justifiée par les critique des «opposants» à «la théorie», considérée comme relevant d’une «polémique» fut considérée comme suffisante par l’Assemblée Nationale.
Dans la critique de la «théorie du genre» ce n’est pas la «théorie» qui pose problème, c’est le «genre». (Cf. Politique. Égalité. Des chances)

Langage (Genre. Les études de genre. Thébaud Françoise) : 2017. Françoise Thébaud, «professeure émérite de l'Université d'Avignon, codirectrice de la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, membre du LabEx «Écrire une histoire nouvelle de l'Europe» et chercheuse associée à l'Institut des études Genre de l'Université de Genève», donnera, le 21 septembre 2017, une conférence grand public, intitulée : «Écrire l'histoire des femmes et du genre : un projet scientifique collectif, un parcours individuel», ainsi présentée : «Histoire des hommes écrite par des hommes, la discipline historique a longtemps été pensée au masculin. Tissant l'individuel et le collectif, la conférence propose de retracer près d'un demi-siècle de développement d'un champ de recherches qui a peu à peu imposé le sujet Femmes puis les approches de genre164
En un demi-siècle d’histoire, la recherche historiographique féministe a été effacée…

Langage (Genre. Les études de genre. Raibaud Yves) : 2016. M. Yves Raibaud, «géographe, maître de conférences et chargé de mission sur l'égalité femmes-hommes à l’université Bordeaux 3, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh)», première personne auditionné par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, dans le cadre de la publication du Rapport de Maud Olivier d'information de l'Assemblée nationale sur Les études de genre. (Projet. Diffusé par EFL le 14 octobre 2016], auteur de : «Vous m’avez également interrogé sur le terme «genre». Ce mot a pour moi une première utilité : il inclut les questions de lesbo-, gay-, bi- et transphobie au-delà des seules inégalités entre femmes et hommes, qui ne sont pas des catégories homogènes.» (p.139)
Et c’est ainsi qu’au sein des études et recherches dites de genre, les études et recherches dites «lesbo-, gay-, bi- et transphobe» sont, sans plus d’interrogations, légitimées par l’Assemblée Nationale. (Cf. Politique. Égalité. Des chances)

Langage (Genre. Sexe) (1) : Une fois que le terme de «genre» sera devenu hégémonique, celui de «sexe-s» dans lequel il est subsumé, disparaîtra nécessairement, la discrimination fondée sur le «sexe», par là même, et plus largement toute législation incluant ce terme.
Cette hypothèse ne légitime pas pour autant la légitimité de l’emploi de celui de «sexe». (Cf. Droit, Patriarcat, Sexe-s […])

Langage (Genre. Sexe) (2) : 2016. 2017. Geneviève Fraisse, auteure de La sexuation du monde [Presses de Sciences-po. 2016. 200p.] et de :
«[…] Sexuation, […] ça veut dire que le monde est structuré avec la question des sexes…vous pouvez l’appeler ‘genre’ si vous voulez […].» 165 (Cf. Langage. Genre, Sexe-s […], Fraisse Geneviève)

Langage (Genre. Usage. Barma Catherine) : 2017. Catherine Barma, en 2017, productrice d’émissions de télévision, notamment de celles de Laurent Ruquier, et actuellement de : «On n’est pas couché», auteure de :
«Il faut savoir mélanger les genres.» Elle poursuit par ailleurs en considérant que : «Le job des animateurs de l’émission est d’être dans l’air du temps.» 166

Langage (Genre. Usage. Bernard Catherine) : 2017. Catherine Bernard, en 2017, concernant la critique de Flush : une biographie [1933] de Virginia Woolf [1882-1941], auteure de :
«C’est une réflexion sur la liberté, une liberté très moderne, liberté des genres, liberté des individus, liberté de l’expérience physique, liberté aussi politique…» 167

Langage (Genre. Usage) (C.8) : 2017. Concernant les manifestations de femmes anti-Trump dans le monde, le 21 janvier 2017, j’entends sur C8 [TV] un animateur déclarer :
«Trump se met tout un genre à dos». 168

Langage (Genre. Usage. Clément Jérôme) : 2017. Jérôme Clément, auteur de : «Niki de Saint Phalle est tout simplement un des plus grands artistes de la seconde moitié du XXème siècle, tous genres confondus.» 169 (Cf. Culture, Femme. Artiste. Saint Phalle Niki de)

Langage (Genre. Usage. Fassin Éric) : 2015. [Appelé à critiquer un livre sur la «révolution du féminin»], Éric Fassin, en 2015, auteur de :
«J’ai lu ce livre avec intérêt. Il se situe, je crois, à côté des études de genre, en dehors des études de genre, et tout en parlant, et en partant des mêmes questionnements.» 170 (Cf. Femme. « Féminin », Sociologie)

Langage (Genre. Usage. Favret-Saada) : 2017. Jeanne Favret-Saada, auteure de : «Sans vraiment pratiquer l’œuvre de Judith Butler, nous avions tous, jusqu’ici, un préjugé favorable envers ses travaux sur le genre [assorti d’un malaise croissant devant ses positions politiques depuis le onze Septembre 2001].» 171 (Cf. Politique, Ethnologie. Anthropologie)

Langage (Genre. Usage. France Culture) (1) : 2017. France Culture présente dans sa «session de rattrapage», le 5 août 2017 :
«Perdez-vous dans les émissions de l’été sur France Culture, rencontrez George Sand, romancière masculin-féminin qui brouille les chemins du genre […].» 172

Langage (Genre. Usage. France Culture) (2) : 2017. Hélène Hazera est présentée par France Culture, le 31 août 2017, en ces termes :
«Elle a le chic de ne pas se laisser enfermer dans un genre
- Puis dans la même émission, on entend définir les «personnes trans» comme étant : «les personnes qui passe d’un genre à l’autre173

Langage (Genre. Usage. France Culture) (3) : 2017. France Culture présente dans sa «session de rattrapage», l’article intitulé : Agressions sexuelles. Le quotidien des femmes d’aujourd’hui au Maroc (28 août 2017), le 2 septembre 2017, sous l’intitulé : «Les risques du genre». 174

Langage (Genre) (Usage. France Culture) (4) : 2018. Dialogue entre Sinziana Savani et Tewfik Hakem : Après avoir notamment évoqué dans son roman, La diagonale du désir, «le désir d’une femme qui ne sait pas exactement ce qu’elle veut»…, est interrogée par lui :

- «Pourquoi faut-il passer par le genre ?»

- «Par le genre ?» demande-t-elle, étonnée

- «Pour quoi : ‘féminin’ ?» précise-t-il

- Elle répond : «[…] Parce que, en ce moment, je suis une femme […]» 175

Langage (Genre. Usage. Laqueur Thomas) : 1992. Thomas Laqueur, dans son livre, La fabrique du sexe, [1992] concernant la Révolution française, par opposition à «un authentique nouveau féminisme» [?], évoque «un anti-féminisme d’un nouveau genre». 176
À prendre - aujourd’hui - au pied de la lettre ?

Langage (Genre. Usage. Lançon Philippe) : Phiilppe Lançon, se rémémorant ses années à Charlie Hebdo, avant l’attentat de 2013 qui l’a laissé survivant, auteur de :
«  C’est bien d’être dans des endroits qui ne sont pas forcément tout à fait votre genre. Forcément, on y apprend des choses […] » 177

Langage (Genre. Usage. Mauss Marcel) : 1934. Marcel Mauss [1872-1950], dans son livre présenté sous le titre d’Essais de sociologie, concernant «l’école» écrit, en 1934, sans plus de réelle précision :
«[...] De cette école sortent des individus aussi identiques que possible des personnalités humaine du même genre […].» 178

Langage (Genre. Usage. Mitterrand Danielle) : 1992. Danielle Mitterrand, à laquelle il était demandé, en 1992, si elle comptait, après l’attentat auquel elle venait d’échapper en Irak, poursuivre son voyage, répondit :
« Vous pensez que je suis le genre de fille à renoncer ? » 179

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (1) : 1744. Voltaire [1694-1778] , dans une lettre en date du 1Er juin 1744 adressée à Jacob Vernet [1698-1789] contestant l’historiographie dominante écrit notamment :
«[…] Les historiens […] ressemblent à quelques tyrans dont ils parlent, ils sacrifient le genre humain à un seul homme.» 180
- Plus de deux siècles après, tel une pieuvre, «le genre» a perdu son «huma[nité]» et, dans son abstraction multisémique, a «sacrifi[é]» «homme[s et femmes]», au singulier et au pluriel, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, d’ici et d’ailleurs…

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (2) : 1755. Voltaire [1694-1778] commence sa lettre en date du 30 août 1755 à Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] qui lui avait adressé son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes [1755], par cette phrase :
«J’ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain […].» 181

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (3) : 1771. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 24 septembre 1771 adressée au comte de Chesterfield [169-1773], le félicite de n’avoir « jamais été dans aucun genre, ni charlatan, ni dupe de charlatan […] . »182 

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (4) : 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 18 mai 1772 à Charles-Frédéric Gabriel Christin [1741-1799], lui écrit :
« Vous rendrez service non seulement à vos esclaves, mais au genre humain. » 183

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (5) : 1772. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 11 septembre 1772 adressée au comte d’Argental, écrit :
« Voilà une tracasserie d’un genre nouveau. » 184

Langage (Genre. Usage. Voltaire) (6) : 1773. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 19 mai 1773 adressée à d’Alembert [1717-1783] lui écrit :
«  Ce que j’éprouve des beaux messieurs (évoquant la Cour) de Paris de ce genre est inconcevable. Ces beaux messieurs ont bien raison de détester la philosophie qui les condamne et les méprise. » 185 (Cf. Philosophie)

Langage (Genre. Violences) (1) : 2017. «Le rapport à la violence est historiquement mobilisé pour définir les normes de genre» est la phrase introduisant la thématique de l’appel à projets 2017, intitulé «Violences, conflits, engagements». On y lit aussi :
- «La violence met en jeu les identités de genre féminines et masculines car elle est outil de pouvoir, outil politique, outil légal ou pensé comme légitime par celles et ceux qui y recourent
- «Si la frontière bourreau/victime demeure tranchante, elle ne saurait, ni se superposer à la frontière de genre, ni englober tous les acteurs. D’une part le « guerrier », qu’il soit soldat, franc-tireur ou militant, incarnation du modèle militaro-viril est à envisager différemment selon les époques mais aussi suivant les conditions techniques de l’affrontement. D’autre part, l’on sait peu de choses des femmes actrices de la violence, ou inversement de celles et ceux qui se tiennent hors de l’affrontement, voire le contestent par refus de la violence
- «Comment les formes et les gestes de la violence distinguent-ils (ou non) femmes et hommes – les violences sexuelles dont les femmes sont très majoritairement les cibles, le corps à corps combattant qui est le plus souvent le fait des hommes, ou, à l’inverse, le bombardement aérien ou la chambre à gaz qui visent les deux sexes ?» 186 (Cf. Violences)

Langage (Genre. Violences) (2) : 2017. Lu dans Le Monde, le 1er mars 2017, qu’en Argentine, «en 2016, la violence de genre emportait une femme toutes les trente heures». Cette scandaleuse formulation - sans cause, sans auteur, sans analyse - est accompagnée en sus de l’emploi d’un terme «genre» par ailleurs dépourvu de toute signification. Dans le même article, je lis la curieuse présentation des femmes Argentines comme étant «des fers de lance du mouvement féministe international», au nom notamment de leurs luttes contre le «féminicide», défini là encore - sans excès d’exigence intellectuelle quant aux termes employés - comme signifiant «l’assassinat de femmes pour le fait d’être femmes.» Ce qui relève bien sûr d’une évidente clarté… 187
- Et les assassinats des hommes «du fait d’être des hommes», relèveraient eux, des « droits de l’homme » ? (Cf. Violences)

VII. Langage (Mot) :

Langage (Mot) (1) : Céder sur un mot signifie que la phrase dans laquelle il s’inscrit a cessé d’avoir un sens. Et que l’on y consent.

Langage (Mot) (2) : L’usage inapproprié d’un seul mot est une scorie qui dénature une phrase. Et donc un texte, une analyse, un raisonnement, une pensée.

Langage (Mot) (3) : Dès lors qu’un mot inapproprié est introduit dans le langage courant, toute critique est sinon quasi vaine du moins infailliblement, affaiblie. Il importe donc de savoir lire - à temps - le dit mot.

Langage (Mot) (4) : Un mot sali ne s’en remet pas.

Langage (Mot) (5) : Il y a des mots dont le seul emploi fige la pensée.
Un exemple particulièrement signifiant : «démocratie» ; jugement valide, bien sûr aussi, pour «féminisme». (Cf. Féminisme, Penser)

Langage (Mot) (6) : Il n’y a pas de «juste mot» car il n’y a pas de juste pensée. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (7) : Il ne faut pas jouer avec les mots.

Langage (Mot) (8) : Une antiphrase : une pensée arrêtée à mi-chemin.

Langage (Mot) (9) : On ne peut penser avec des mots dont la polysémie, d’emblée, tue toute réflexion. La priorité, non : la nécessité est donc de repenser les termes qui empêchent de penser. (Cf. Penser)

Langage (Mot) (10) : Détruire le sens des mots, discréditer toute cohérence, empêcher toute logique syntaxique, est pour notre monde un objectif politique majeur. D’où la nécessité pour chacun-e de rendre plus simple la compréhension du monde que tant s'acharnent à rendre plus complexe pour mieux cacher son injustice. (Cf. Justice)

Langage (Mot) (11) : Chaque mot est signifiant. Chaque mot doit trouver sa juste place.

Langage (Mot. Bernanos Georges) : 1936. Georges Bernanos [1888-1948], dans le Journal d’un curé de campagne [1936], écrit :
«[…] C’est une des plus incompréhensibles disgrâces de l’homme, qu’il doive confier ce qu’il a de plus précieux à quelque chose d’aussi instable, d’aussi plastique, hélas, que le mot. Il faudrait beaucoup de courage pour vérifier chaque fois l’instrument, l’adapter à sa propre serrure. On aime mieux prendre le premier qui tombe sous la main, forcer un peu, et si le pêne gêne, on n’en demande pas plus. J’admire les révolutionnaires qui se donnent tant de mal pour faire sauter des murailles à la dynamite, alors que le trousseau de clefs des gens bien pensants leur eût fourni de quoi entre tranquillement par la porte sans réveiller personne188

Langage (Mot. De Gaulle Charles) : 1940. Charles De Gaulle [1890-1970], dans ses mémoires, concernant l’Appel du 18 juin 1940, auteur de :
«À mesure que s’envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j’avais menée dans la cadre d’une France solide et d’une indivisible armée. À 49 ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries.» 189

Langage (Mot. Desproges Pierre) : Pierre Desproges [1939-1988] concernant notamment Jacques Lacan [1901-1981], auteur de :
«Les mots s’enchaînent les uns aux autres sans aucune logique et sans raison apparente.» 190
- Si fréquent, notamment dans les appels d’offres en «sciences» sociales… (Cf. «Sciences» sociales)

Langage (Mot. Diderot) : 1867. Diderot [1713-1784], auteur, en 1867, de :
«[…] Les hommes ne proféreraient pas vingt phrases dans toute une journée, s’ils s’imposaient la nécessité de voir distinctement à chaque mot qu’ils prononcent, quelle est ou l’idée ou la collection d’idées qu’ils y attachent.» 191
«Vingt» ne me parait pas beaucoup…

Langage (Mot. Gide André) : 1943. André Gide [1869-1951] écrit dans son Journal, le 15 février 2013, évoquant les annonces de la radio anglaise, auteur de :
«  Les mots substitués aux faits, ce travers ne serait donc pas le monopole de la France. » 192

Langage (Mot. Green Julien) (1) : 1931. Julien Green [1900-1998], dans son Journal, auteur, le 7 février 1931, de :
«Les mots forment une sorte de courant qu’il faut sans cesse remonter ; qui cède à leur entrainement va droit à l’échec, car il devient impossible, après avoir longtemps abusé des mots, de leur faire dire la vérité.» 193 (Cf. Penser. Vérité)

Langage (Mot. Green Julien) (2) : 1943. Julien Green [1900-1998], dans son Journal, le 4 mars 1943, évoquant Peter E., le décrit notamment en ces termes :
«Sa parole était un peu lente, avec les hésitations d’un intellectuel qui a le respect des mots et ne vaut pas leur faire dire plus qu’ils ne peuvent.» 194

Langage (Mot. Green Julien) (3) : 1956. Julien Green [1900-1998], dans une lettre en date du 26 juillet 1956 écrit à Jacques Maritain [1882-1973] :
« Vous m’avez donné tant de choses, vous m’avez tellement aidé, sans toujours vous en rendre compte, car au-delà des mots, il y a la présence qui est bien plus éloquente que tout ce qu’on peut dire. » 195

Langage (Mot. Hayek Friedrich A.) : 1944. Friedrich A. Hayek, [1899-1992], auteur, en 1944, de :
«[…] Le changement de sens subi par les mots n’est pas un événement isolé. Il s’agit là d’un processus continu, d’une technique consciente ou inconsciente, employée en permanence pour diriger le peuple. Au fur et à mesure que ce processus se développe, le langage devient totalement vicié, les mots sont comme des coquilles vides, dépourvus de toute signification définie, pouvant désigner indifféremment une chose et son contraire, et employés uniquement en fonction des associations émotives qu’elles provoquent encore». Fort juste, fondamental même...
- Ce qui n’a pas empêché F.A. Hayek d’affirmer nombre d’incohérences et d’absurdités. 196 (Cf. Économie)

Langage (Mot. Hobbes Thomas) : 1651. Hobbes [1588-1619], auteur, en 1651, de :
«La lumière de l’esprit humain est la clarté des mots, mais grâce à des définitions exactes préalablement débarrassées et lavées de toute ambiguïté. […]
Au contraire, métaphores et mots ambigus privés de sens sont comme des feux follets, et raisonner à partir d’eux c’est se perdre au milieu d’innombrables absurdités avec leurs cortèges de disputes, de ruptures et de mépris.»
- Auteur aussi de : «Ni l’erreur, ni le non sens ne sauraient être détectés sans une parfaite compréhension des mots197

Langage (Mot. Hugo Victor) : 1862. Victor Hugo [1802-1885] dans Les Misérables, évoquant «la fatale insurrection de juin 1848» écrit :
«[…] Et ces mots, qui veulent être des injures, gueux, canaille, ochlocratie, populace, constatent, hélas ! plutôt la faute de ceux qui règnent que la faute de ceux qui souffrent ; plutôt la faute des privilégiés que la faute des déshérités. Quant à nous, ces mots-là, nous ne les prononçons jamais sans douleur et sans respect, car lorsque la philosophie sonde les faits auxquels ils correspondent, elle y trouve souvent bien des grandeurs à côté des misères. Athènes était une ochlocratie ; les gueux ont sauvé la Hollande ; la populace a plus d’une fois sauvé Rome ; et la canaille suivait Jésus-Christ.
Il n’est pas de penseur qui n’ait parfois contemplé les magnificences d’en bas.»
198 (Cf. Philosophie)

Langage (Mot. Hobsbawm Eric) : 2000. Eric Hobsbawm [1917-2012] auteur de :
«Les mots sont des témoins qui parlent souvent mieux que les documents.» 199

Langage (Mot. Kollontaï Alexandra) : 1934. Aragon [1897-1922], dans Les cloches de Bâle met dans la bouche de Catherine qui assiste, le 3 décembre 1911, à l’enterrement de Paul et Laura Lafargue «la fascination qu’exerçait Alexandre Kollontaï sur son auditoire» :
«Ces mots étaient pour elle un alcool véritable. Ce n’était pas un rêve, il y avait là une femme qui parlait en leur nom.» 200 (Cf. Femme. Remarquable. Lafargue Laura)

Langage (Mot. Léautaud Paul) : Paul Léautaud [1872-1956], dans son Journal [littéraire], écrit :
- le 8 septembre 1907 : «  Est-ce assez bêtes ces grands mots ! »
- le 23 septembre 1907 : «  Personne ne sait mieux que moi qu’on écrit toujours plus de mots qu’il n’en faut. »
- le 1er février 1944, évoquant notamment Sainte-Beuve [1804-1864] « et ses correspondants » : « Jamais un mot soudain, un pétillement, une légèreté, etc.. » 201

Langage (Mot. Macron Emmanuel) : 2017. Emmanuel Macron, après avoir dénoncé les risques de «la stérilisation de la parole politique», auteur de :
«les seuls qui finissent par parler avec des mots normaux, ce sont les extrêmes.» 202 Un aveu ?
* Ajout. 12 mars 2018. 1763. Voltaire, dans une lettre en date du 11 mai 1763, écrit à M. Damilaville [1723-1768] :
«Faut-il donc en France être oppresseur ou opprimé, et n’y a t-il pas un état mitoyen ?» 203

Langage (Mot. Marker Chris) : 1957. Chris Marker [1921-2012] auteur de :
«Les mots peuvent faire dire tout ce qu’on veut aux images.» 204 Et vice versa.
* Ajout. 18 octobre 2017. 2017. Lu sur Le Canard enchaîné, cette analyse plus complexe : «Pour comprendre cela [Il s’agit des «famines dans le monde»], il faut tout reprendre depuis le début. Se détacher de la violence des images, pour s’attacher à décrypter les faits.» 205
Et alors aller d’emblée à l’analyse de l’analyse qui seule donne sens et aux idées et aux faits. La question première devient alors est celle de savoir quelle est la pertinence de ladite analyse, et donc celle des critères de jugement mis en œuvre. (Cf. Penser)

Langage (Mot. Mercier Louis Sébastien) : Louis Sébastien Mercier [1740-1814], auteur de :
«Ne pas céder à l’ivresse des mots qui tuent206

Langage (Mot. Merleau-Ponty Maurice) : 1958. Maurice Merleau-Ponty [1908-1961], auteur de :
«  Les hommes seraient bien malheureux s’ils regardaient en face les mots dont ils se servent. » 207

Langage (Mot. Mirabeau) : 1789. Mirabeau [1759-1791], dans un discours en date du 16 juillet 1789, évoqua, critiqua «  la facilité de l’esprit humain à prendre des mots pour des choses, des formules pour des arguments, et à se routiner (sic) vers un certain nombre d’idées, sans revenir jamais à examiner l’intelligible définition qu’il a prise pour un axiome. » 208

Langage (Mot. Renard Jules) : 1902. Jules Renard [1864-1910], dans son Journal, auteur de :
«Les mots ne doivent être que le vêtement, sur mesures, de la pensée.» 209

Langage (Mot. Retz Cardinal de) : 1717. Le Cardinal de Retz [1613-1679], dans ses Mémoires, auteur de :
«[…] On s’engage souvent plus par un mot que par une chose ; et cette réflexion m’a obligé de me dire à moi-même, plus d’une fois, que l’on ne peut assez peser les moindres mots dans les plus grandes affaires210
- Dans les ‘petites’ aussi, ce qu’il pense aussi, je crois, d’ailleurs. Plus justement, la distinction était, le concernant, hors hypothèse…

Langage (Mot. Rivière Jacques) : 1916. Jacques Rivière [1886-1925], le 25 mai 1916, prisonnier en Allemagne, auteur de :
«Je ne veux pas avoir jamais à me dire que je me suis payé de mots.» 211

Langage (Mot. Saint-Just) : Louis-Antoine de Saint Just [1767-1794], auteur de : «[…] Je n’aime point les mots nouveaux. Je ne connais que le juste et l’injuste. Ces mots sont entendus par toutes les consciences. Il faut ramener toutes les définitions à la conscience. […]» 212

Langage (Mot. September Dulcie) : Dulcie September [1935-assassinée en 1988], auteure de :
«[…] Les mots ne suffisent plus. Vous devez agir.» 213 (Cf. Femme. Remarquable. September Dulcie)

Langage (Mot. Staël Madame de) (1) : 1813. Madame de Staël [1766-181], dans De l’Allemagne, auteure de :
« Les mots [...] sont esclaves et libres, soumis à la discipline de la syntaxe, et tous puissants par leur signification naturelle. […] Tout a passé par les mots et tout s’y retrouve quand on sait les examiner. […] » 214 

Langage (Mot. Staël Madame de) (2) : 1813. Madame de Staël [1766-181], dans De l’Allemagne, auteure de :
«  Les disputes de mots sont toujours des disputes de choses ; car tous les gens de bonne foi conviennent qu’ils ne tiennent à tel ou tel mot que par préférence pour telle ou telle idée : Comment les expressions habituellement employées dans les rapports les plus vulgaires pourraient-elles inspirer des sentiments généreux ? En prononçant les mots d’intérêt et d’utilité réveillera-t-on les mêmes pensées dans notre cœur qu’en nous adjurant au nom du dévouement et de la vertu ?» 215 (Cf. Penser)

Langage (Mot. Valls Manuel) : 2015. Manuel Valls (Premier ministre), [après avoir employé et avoir été critiqué pour avoir employé l’expression d’«apartheid territorial, social, ethnique» concernant certains «territoires», certaines «personnes pauvres», certaines «populations pauvres aux mêmes origines» en France], auteur de :
«Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir. Moi j’utilise les mêmes, avec constance et cohérence depuis près d’une dizaine d’année. Peu importe les mots. Ce qui compte c’est d’agir.» 216
Terrifiant (et stupide) car lorsqu’il évoque : «les mots», c’est bien la pensée dont ils sont les révélateurs qu’il signifie ; c’est donc considérer que l’on pourrait, [qu’il faudrait pouvoir] agir sans penser; et qu’il agit sur ces fondements depuis près de dix ans ! (Cf. Homme. « Politique », Penser)

Langage (Mot. Voltaire) (1) : 1735. Voltaire [1694-1778], dans une lettre du 15 novembre 1735 à M. Formont [?-1758], auteur de :
«Je sais que l’essence d’un jésuite est d’être mauvais philosophe ; ce sont des gens à qui on dicte, à l’âge de quinze ou vingt ans, des mots qu’ils prennent ensuite pour des idées.» 217

Langage (Mot. Voltaire) (2) : 1739. Voltaire [1694-1778], dans une lettre du 2 mai 1739 à Helvétius [1715-1771] (en anglais) :
«[…] Les hommes ont besoin de mots. Donnez-leur des mots si vous ne pouvez faire mieux.» 218

Langage (Mot. Voltaire) (3) : 1741. Voltaire [1694-1778], dans une lettre du 20 juin 1741 à Helvétius [1715-1771], lui écrit :
«Un mot mis hors sa place gâte la plus belle pensée.»
Et, en note, il est précisé qu’il s’agit d’un «écho d’un vers de Boileau [1636-1711] fort admiré par Voltaire» :
«D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir. (Arts poétiques, I. 132219

Langage (Mot. Voltaire) (4) : 1758. Voltaire [1694-1778], dans une lettre du 29 janvier 1758 à d’Alembert [1717-1783], lui fait part de sa critique de certains articles de l’Encyclopédie :
«Bannissez la morale triviale dont on enfle certains articles. Le lecteur veut savoir les différentes acceptions d’un mot et déteste un fade lieu commun sur ce mot.» 220

Langage (Mot. Voltaire) (5) : Voltaire [1694-1778], dans une lettre du 26 avril 1775 à Condorcet [1743-1794], lui écrit :
«  Vous savez qu’un mot impropre gâte la plus belle pensée [et, qu’une seule idée qui n’est pas à sa place rend tout discours ridicule]. » 221 (Cf. Penser. Idée)

VII. Langage. Mots (Critique de mots) :

Langage (Mot. Critique de : «Affaire») : Le mot «affaire» est un terme très utile : il cautionne en effet toutes les confusions entre les crimes et les délits, les auteur-es et les victimes, ainsi qu’avec leur traitement par la presse, la justice, la police, l’opinion dite publique…
Puis, dès lors que l’équivalence de tout avec tout étant acquis et que rien n’a plus de sens, on peut lire (en sus de l’emploi de ce terme dans cet Abécédaire) : «Affaire du barbecue : 20 ans de prison» 222 ; «Une affaire de viol collectif se règle sur internet» 223 ; un footballeur «cité dans une affaire de prostitution de mineure» 224 ; un policier cité par Samira Bellil concernant l’homme qui l’avait battue, violée, torturée : «Il a déjà une affaire de prostitution sur le dos». 225
En 2012, un ’économiste’ déclarait : «L’affaire Grecque est très inquiétante» 226, tandis qu’un diplomate évoquait, en 2017, sans plus de précision, «l’affaire Palestinienne». 227
* Ajout. 4 avril 2013. 2013. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, qualifie l’aveu de Jérôme Cahuzac (de ses mensonges au Parlement, au gouvernement et au Président de la République) d’«affaire individuelle». 228
* Ajout. 25 juin 2014. 2014. Lu dans Le Figaro en 2014 : «En cédant la couronne à son fils Felipe, jeudi dernier, le roi (d’Espagne) lui transmettait en même temps le caractère «inviolable» [juridiquement irresponsable] que la Constitution confère au chef de l'État. Il devenait pour sa part un simple justiciable. Que l'on sache, Juan Carlos n'a commis aucun crime. Mais des affaires privées pourraient l’inquiéter [dont deux demandes de reconnaissance de paternité].» 229
* Ajout. 17 avril 2016. 1997. Lu dans le livre d’Élisabeth Guigou, Être femme en politique [1997], ceci : «La seule femme élue dont le nom soit apparu dans une affaire de sang et de corruption - mais elle était victime et en est morte - est Yann Piat […]» (Cf. Femme. « Politique». Piat Yann, Politique. Corruption) 230 
- Analyse aussi valable pour le terme tout aussi peu rigoureux de : «scandale».
* Ajout. 19 novembre 2016. 2016. Entendu sur France Culture, concernant Chantal Ackermann : «[avoir] affaire à la déportation, à la shoah». 231
* Ajout. 3 septembre 2017. 2005. Éric Hobsbawm [1917-2012], auteur de : «À l’heure où les affaires de l’humanité, sont gérées selon les critères de technocrates chargés de ‘résoudre les problème’ […]» 232
* Ajout. 22 octobre 2017. 2017. Lu dans Le Figaro : «Roman Polanski est aujourd'hui encore empêtré dans les affaires233:
* Ajout. 18 mai 2018. 2018. Voltaire [ 1694-1778], dans une lettre en date du 11 décembre 1773 à François-Louis-Claude Marin [1721-1809] lui écrit :
« J’espère pour ma consolation que cette maudite affaire finira bientôt. J’entends la maudite affaire de Beaumarchais [1732-1799], car il y a mille autres affaires dans ce monde. » 234
* Ajout. 21 juillet 2018. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a, le 21 juillet 2018, à l’Assemblé Nationale, qualifié d’« affaire individuelle » les accusations portées à l’encontre d’Alexandre Benalla… et de beaucoup d’autres…. 235 (Cf. Justice)

Langage (Mot. Critique de : «Amour») : Entendu récemment :
- au lieu et place de : «J’ai ‘fait l’amour’» : «J’ai testé».
- au lieu et place de : «Je vis [une relation] avec quelqu’un-e» : «J’ai quelqu’un en ce moment».
- au lieu et place de : «Elle m’attirait, elle me plaisait» : «Ça donnait envie». 236 (Cf. Être humain, Relations entre êtres humains. Amour)

Langage (Mot. Critique de : «Bagarre») : Entendu Jean Vilar en 1968 évoquer les «  bagarres entre la police et les manifestants ». 237 Non. C’est poser à niveau égal les manifestant-es (en règle générale désarmé-es) et les forces de police, elles armées ou étant habilitées à l’être. C’est nier le pouvoir, c’est nier l’État. C’est donc les cautionner.

Langage (Mot. Critique de : «Bonniche») : À l’écoute du mot «bonniche», je me rends mieux compte que l’emploi d’un seul terme qui inscrit la permanence d’un monde, re-justifie le monde dont il est issu et le re-légitime. (Cf. Femmes. Bonnes à tout faire […])

Langage (Mot. Critique de : «Ça») : Tout «ça» est mépris, déni, ou insignifiance.
* Ajout. 3 mai 2017. 2017. Emmanuel Macron, auteur de :
«Le PS et LR, aujourd’hui, ça fait 25 %. » 238 (Cf. Homme «Politique». Macron Emmanuel, Politique. Mépris)
* Ajout. 8 mai 2017. 1980. Frederick Leboyer [1918-2017], gynécologue, auteur de : «Hélas, c’est une idée solide, un postulat bien ancré, qu’un nouveau-né, ‘ça’ ne sent rien’, ‘ça’ n’entend pas, ‘ça’ ne voit pas. Comment, ‘cela’ pourrait avoir du chagrin ? «Ça» crie, ‘ça’ hurle, un point, c’est tout. En somme, c’est un objet.» 239 (Cf. Homme. Remarquable. Leboyer Fréderick)

Langage (Mot. Critique de : «Cas») : Du processus de dépersonnalisation :
1) : «Des personnes sont» …
2) : «Il y a des personnes qui»…
3) : «Il y a des cas qui»…
4) «J’ai des cas dont» …

Langage (Mot. Critique de : «Choix») : «Il faut faire un choix», «Il faut choisir», «Il / elle a le choix» ; «Il / elle peut faire un choix» ; «Il / elle sait choisir» ; «Il / elle appris à choisir» ; «Il / elle peut choisir» ; «Il / elle a été contraint-e de choisir» ; «Il / elle n’a pas la liberté de son choix» ; «Il / elle n’a pas le choix»…
- Il faut savoir choisir ses termes et surtout en comprendre les signifiants, sans oublier de penser à ceux auxquels ils se substituent, sans s’en différencier : «libre arbitre» par exemple…
- Enfin, tout «choix» s’inscrit nécessairement au sein de contraintes spécifiques, déterminées. Les dénier, et donc les récuser, c’est ipso facto, soit délégitimer le concept de choix (considéré comme ‘libre’), soit lui retirer toute signification. (Cf. Droit. Choix, Politique. Choix)
* Ajout. 20 avril 2018. 193I. André Gide [1869-1951], dans son Journal, à la date du 12 juin 1931, auteur de :
«  Ce qu’ils doivent vouloir, on l’a choisi pour eux. » 240

Langage (Mot. Critique de : «Drame») : ‘On’ qualifie de «drame» ce sur quoi l’on aurait dû agir mais pour lequel rien, ou presque, n’a été fait, rien par ailleurs n’étant prévu pour y remédier.
Exemple : 2012. «Une mère de famille de 55 ans a été tuée de cinq coups de couteau : un drame». 241
- Le «drame» peut même devenir acteur, cause, sujet de la violence : «Le drame familial a fait une troisième victime.» (entendu le 30 juillet 2012)
- Si fréquents, si répétitifs, on remplace «drame» par «fléau»…

Langage (Mot. Critique de : « Évènements ») : Deux illustrations :
- Roland Dumas, évoque en 2003 l’évolution des relations franco-chinoises, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères :

« Les relations entre la France et la Chine avaient connu un refroidissement soudain et brutal à la suite des évènements de Tien-an-men (3 et 4 juin 1989) ». 242
NB. Pour rappel concernant « l’évènement » : entre quelques centaines et dix mille mort-es. Sans oublier la répression ultérieure. (Cf. Politique. État)
- Françoise Verny [1928-2004] écrit, en 1990, concernant son itinéraire personnel au cours des années 1960 :

«  Et - à titre personnel - je participe plus que jamais aux évènements d’Algérie. » 243

Langage (Mot. Critique de : «Faits») : Il y a des «faits divers» et «des voies de fait», des «faits et gestes» et des «faits du prince», des «faits prescrits» et des «faits sociaux». Mais il y a aussi des «faits de mœurs» [1978], des «faits de viols» [les médias], des «faits de génocide» [Amnesty International], des «faits de proxénétisme» [Rapport Assemblée Nationale. France. 2013], des «faits de pédophilie» [Denis Cazaux. 2017]… (Cf. Langage. Verbe. Faire, Penser. Faits)

Langage (Mot. Critique de  : «Hiérarchie») : 2018. Lu dans Le Canard enchaîné : « Au Média [organe de presse des Insoumis] on ne dit pas « chef » ou « hiérarchie », on parle de « management entre pairs », ce qui est rudement beau, même s’il existe, bien sûr, un « comité de pilotage. […] »
La hiérarchie tente - en vain ? - de se cacher 244 (Cf. Relations entre êtres humains. Politique. Hiérarchie, Économie. Hiérarchie)

Langage (Mot. Critique de : «Liberté») : Que, subitement, je me rende compte que le même mot «  liberté » puisse être employé pour « le commerce » et pour la « conscience » me procure une réelle inquiétude quant à la validité des termes - qualifiés même de concepts pour nombre d’entre eux - que nous employons. Depuis des siècles…

Langage (Mot. Critique de : «Libertin») : La confusion si fréquente entre «libertin» et «libre penseur», cautionnant notamment la réhabilitation de Sade, si souvent notamment utilisée à l’encontre des féministes, des abolitionnistes, doit être sans cesse dénoncée. Le terme de «libertinage» a pu même être assimilé à la seule «critique de la religion».
En 2007, Didier Foucault, auteur de L’Histoire du libertinage, dès sa première page, mêle, reconnaît et légitime, sans donc en spécifier les différences, la permanence des deux significations à ce terme, celle de «recherche du plaisir, sous toutes ses formes et sans limites» […] » et de «[…] critique à l’égard de la religion».
Dès lors, on peut lire : «Libertins ? Bayle, Fontenelle ou Meslier le sont ; comme les Fréret, Mirabeau, Du Marsais, Boulainvilliers et tant d’autres auteurs de manuscrits clandestins encore mal identifiés ; mais le sont aussi Voltaire, Diderot, La Mettrie, D’Holbach et la plupart des encyclopédistes… Ils le sont tous en tant que continuateurs du travail de sape de l’hégémonie religieuse sur la vie intellectuelle et politique. […]
Ils le sont parce qu’ils professent des idées hostiles au christianisme et proposent des systèmes philosophiques étrangers à cette doctrine.»
Et l’auteur poursuit :
« Ils le sont, comme tant de libres penseurs du XXIème siècle qui n’ont pas toujours eu le combat facile ; comme bien de dissidents du XXème siècle, ou aujourd’hui, des partisans de la laïcité qui, à l’exemple de Salman Rushdie ou de Talisma Nasreen luttent pour sortir l’Islam de l’ornière intégriste. […]» 245
De glissements en glissements… (Cf. Homme. Libertin)

Langage (Mot. Critique de «Manquer») : 1832. Stendhal [1783-1842] dans ses Souvenirs d’égotisme, écrit concernant une ‘relation’ en 1821 avec une « fille » « élancée, de dix-sept à dix-huit ans, déjà formée » nommée Alexandrine :
« Je la manquais parfaitement, fiasco complet » ; suivi de :
«  C’était pour la première fois que la pauvre fille étant manquée. » 246
- Lu dans le Dictionnaire Littré à « Manquer » : « Ne pas atteindre ce qu'on voulait atteindre, ne pas accomplir ce qu'on voulait accomplir ; Manquer quelqu'un, un animal, ne pas l'atteindre du coup qu'on lui adresse ; Manquer quelqu'un, ne pas réussir à le persuader ; Manquer quelqu'un, ne pas le rencontrer, quand on avait besoin ou désir de le voir ; Ne pas assister à ; Être en moins, faire défaut ; S'affaisser, se dérober ; Tomber, s'écrouler. Être en défaut ; Avoir faute (l'idée de manque étant transportée des choses qui font faute aux personnes qui ont besoin) ; Tomber en faute (l'idée étant transportée des choses qui font défaut aux personnes qui sont en défaut) ; En parlant des personnes, faire faute par absence, par défection, ne pas aider, ne pas secourir. Ne pas profiter de ; Ne pas faire ce que l'on doit à l'égard de quelqu'un. Se manquer à soi-même, compromettre son honneur » Il se dit dans le même sens, en parlant de choses auxquelles on ne satisfait pas. » Aucun exemple n’est cité concernant cet emploi du verbe « Manquer », que Voltaire [1694-1778] emploie aussi (retrouver les références). (Cf. Proxénétisme)

Langage (Mot. Critique de «Marges») : Les marges se construisent au centre ; les marges sont produites par le centre ; les marges sont extérieures au centre ; les margent contestent le centre, les marges sont exclues, marginalisées, stigmatisées par le centre…
Mais si le « centre » et les « marges » étaient indissociables ?

Langage (Mot. Critique de : «Paradoxe») : Question dont on parle mais dont on ne veut pas reconnaître que l’on ne sait pas comment la résoudre et/ou que l’on ne veut pas résoudre ; et si souvent même qu’elle ne veut rien dire et /ou que l’on ne la comprend pas.
Évite en outre - immense avantage - de prendre position, de s’engager. Très prisé à l’Université, dans la recherche, les médias.
* Ajout. 4 septembre 2017. 2005. Un exemple. Eric Hobsbawm [1917-2012], auteur de :
«Pendant trois mois, en 1962-1963, je fis le tour de l’Amérique Latine, visitant le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie et la Colombie, et, menant un train de vie luxueux, plutôt paradoxal pour un historien qui enquêtait sur les révoltes coloniales247

Langage (Mot. Critique de : «Passage à l’acte») : L’emploi de l’expression de «passage à l’acte», en se focalisant sur le processus par lequel un acte est commis, évacue la question du contexte, de sa signification, celle de la qualification dudit dénommé acte, celle de [la responsabilité de] son auteur-e, sans évoquer celle des conséquences sur les victimes. Tout jugement, y compris lorsqu’il s’agit d’un crime ou d’un délit, est donc, de par le seul usage de cette formulation - qui ne fait pas impunément florès - d’emblée, sinon exclu, du moins marginalisé.
* Ajout. 7 mai 2014. Analyse valable aussi pour «mode opératoire».
* Ajout. 5 septembre 2017. 2017. Concernant Louis Althusser, entendu ce jour :
«Il est passé à l’acte sur sa femme» [qu’il assassinée]. 248 (Cf. Homme « Intellectuel ». Althusser Louis)
* Ajout. 31 octobre 2017. 2017. David Cole, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles, auteur de :
«Nul doute que la parole raciste se concrétise par des passages à l’acte […].» 249 

Langage (Mot. Critique de : «Peuple») : Termes (relevés au gré de lectures, d’écoutes) ayant fait, faisant fonction du mot «peuple» et / ou en proposant certaines de ses composants : «la plèbe» (Rome, André Glucksmann), «les partageux» (A. Soboul), les humbles, les vilains, «le Souverain» (Rousseau), le corps social, les électeurs du Tiers État, le Tiers État, «mes peuples» (Louis XVI, le 23 juin 1789), «cette masse imposante sans laquelle vous ne seriez que des individus», «la source de tous les pouvoirs que lui seul peut déléguer» (Mirabeau) 250, «la tourbe populaire, «le lion généreux», «la foule maitresse» (Michelet), la «classe vile et méprisable [distincte du «Tiers État»]» (Sade) 251, la «nation» (les révolutionnaires), les «sujets», les «citoyens», le «mouvement populaire», la «populace» (Rivarol, Marat), la «foule» (Gustave Flaubert), «la classe inférieure de la société» (Benjamin Constant), «un être abstrait mais réel» et «la classe indigente» (Madame de Staël), les «forces populaces égarées» (Jaurès) 252, les «masses» (Kropotkine), «les masses» [exploitées], [laborieuses], [populaires], les «larges masses» (les Maos), les «gens du peuple», les «petites gens» et le «populo» (Francis Carco), le «petit peuple» (Aimé Césaire), la «population» [laborieuse], les «classes populaires» (Fondation Terra Nova. 2011), les «basses classes», «les classes inférieures» (François Furet), la «classe inférieure de la société», la «canaille» (Lucien Rebatet), «la vile multitude» (Thiers), le «bas peuple» (Vauban), la «multitude» (Baudelaire), la «lie du peuple» (Lesage), les «déshérités» (Louise Michel), les ouvriers, les «prolétaires» (le P.C), la «classe ouvrière» (le PC), les «travailleurs» (idem), les «vraies gens» (Pierre Poujade), les «révoltés» (Sándor Márai), les manifestants (la police), la «société civile» (Michel Rocard) «la multitude», «la classe indigente» et «la populace» (Madame de Staël), les «couches inférieures de la société» (Raymond Aron, Georges Duby), l’«immense majorité», les «classes populaires, les classes défavorisées, les classes exploitées, les classes travailleuses, les masses» (Jean-Paul Sartre) 253, les «gueux» (Laurent Cordonnier) 254, le «social» (Jacques Delors), «un peu de social» 255, les «classes moyennes» (pour libéraux qui ont considéré la disparition de la classe ouvrière comme acquise), «la dernière classe de société» (un patron), «les sous-classes» (France Culture), «la bourgeoisie» (les marxistes), les «sondés» (les sondeurs), «le terrain» (les sociologues), la «gauche» (la gauche), «les populations» (les démographes) 256, «le tout-venant» (un publicitaire), la «France d’en bas» (France Culture), «le grand public» (un commerçant), les «forces populaires» (UNFP Marocain), «le bas de l’échelle» (un économiste libéral), «les petites gens» (un financier), l’électorat, le «corps électoral» (pour les sociologues dits électoraux de Sciences-Po), «les gueules cassées de la guerre économique» (Médias. 2015), «la rue» (très à la mode) 257, «les hommes et les femmes de la rue» (un journaliste) ; «les engloutis de l’avenir» (Patrick Laupin) 258, «les gens» (tout le monde, et notamment Jean-Luc Mélenchon), «la masse» (France Culture), «le matériau humain» (Alexandre Zinoviev), «les plus faibles» (Thierry Pech), «les ploucs» (Sarkozy), «les populations» (Nathalie Loison, Directrice de l’ENA) 259, «les foules» et le «menu peuple» (François Bujon de l’étang. France Culture. 18 juin 2017), le «public» (France Culture), «Le peuple et moi», «La masse nationale [et moi-même]» mais aussi «le populo», «la multitude» (De Gaulle), les « classes populaires en déshérance », (Daniel Cohen), les « sans voix », «  la rue, la démocratie sociale » (Jean-Luc Mélenchon), « les petits , les peuples » [Thierry Pech],
- Sans oublier «mon peuple» (Hitler), à comparer avec les innombrables «notre peuple», ni avec : «mes peuples» (Discours de Louis XVI le 23 juin 1789). Le tout, au masculin…
- Antonymes : la noblesse, l’aristocratie, les classes privilégiées, les classes dominantes, les élites…
- Leur nombre, la diversité, l’hétérogénéité si aisément lisibles suffisent à condamner la réalité de la démocratie - censée, fondée (a minima) sur le «peuple», dont la confusion révèle son inadéquation à l’incarner.
- Et c’est dans la confusion de ce terme, aux innombrables significations donc, que quotidiennement le terme de «populisme» dont il dérive directement nous est répété, imposé, asséné, prescrit, comme relevant de l’évidence.
À l’instar de celui de «terrorisme», entre tant d’autres… (Cf. Politique. Démocratie. Peuple)
* Ajout. 1er février 2018. 1755. Voltaire [1694-1778], le 9 décembre 1755, dans une lettre à d’Alembert [1717-1783] qui lui demandait la rédaction de 25 articles pour L’Encyclopédie requière des «éclaircissements» et lui écrit :
«Je me demande si, en traitant l’article Français sous l’acception de peuple, on ne doit pas parler aussi des autres significations de ce mot.» 260

Langage (Mot. Critique de «Populisme») : L’emploi de ce terme : « populisme » suffit à disqualifier le raisonnement qu’il est censé démontrer.

Langage (Mot. Critique de «Précautions») : «Prendre des précautions» fut longtemps l’expression par laquelle on signifiait que l’on tentait d’éviter - on ne sait trop comment - une grossesse. Variante : «Faire attention». 261
* Ajout. 4 mai 2017. 1979. Pour confirmation : une femme au docteure Christiane Verdoux (1918-2016. Co-fondatrice du MFPF) : «Une femme m’a dit très exactement : «’Enlevez moi mon stérilet, je prendrai des précautions comme le faisaient papa et maman ; et j’aurais des grossesses quand ça arrivera’.» 262
* Ajout. 30 juillet 2017. 1927. Lu dans le livre de Victor Marguerite, Ton corps est à toi, un échange, dans une maternité, entre femmes «qui trainaient le boulet des maternités involontaires» :
- ‘Si vous aviez pris vos précautions !’ observa une petite brune sèche, bourgeoise à la lèvre pincée, entrée la veille : N° 8.»
- ‘Avec ça que c’est toujours facile ! Et puis il y a des maris qui n’aiment pas ça…263 (Cf. Famille. Langage. Mot. Critique de : « Ça », Patriarcat, Démographie)

Langage (Mot. Critique de « Progressiste ») : « Progressiste » : En quoi ? pourquoi ? dans quel domaine ? sur quels fondements ? avec quels projets, quels moyens, quels méthodes ? Le progrès de qui ? pourquoi ? en quoi ? par rapport à quelles normes, quelles contraintes ?

Langage (Mot. Critique de «Queer») : Vous ajoutez : hommes, femmes, masculin, féminin, homo, hétéro, trans, phallus, vagin, sexe, sexualité, puritanisme, identité, culture, blanc, noir, arabe, désir, conscience, politique, travailleur/se du sexe, liberté, corps, porno, etc. : vous mêlez le tout et vous pouvez qualifier le produit culturel qui en est issu de : «queer». Mais sans doute, sûrement, ai-je mal compris la complexité de la théorie. Et, peut-être, suis-je de mauvaise foi…
Ajout . 15 juillet 2018. Je lis dans un appel à contribution pour un article de revue :
« Se construire et se reconnaître aujourd’hui en tant que personne homosexuelle ou queer c’est aussi se lier à un patrimoine-matrimoine d’images qui a participé à la création de ces identités. » 264
La personne « homosexuelle » et la personne « queer » sont donc ici assimilées : est-ce l’un-e qui est censé-e absorber l’autre, ou l’inverse ?
Je note aussi que « se construire et se reconnaitre » - laissé dont à la décision, au choix, à la volonté de chacun-e - est considéré comme étant dorénavant légitimement devenu le fondement de l’identité de chacun-e.

Langage (Mot. Critique de : «Récidive») : 2017. Lu : «Ce n’est pas la première fois qu’un assassin récidive après avoir bénéficié d’une remise en liberté265
Un assassin ne «récidive» pas : il assassine deux femmes.
- «Récidive», selon Le Littré : «Action de retomber en la même faute, le même délit, le même crime». La responsabilité de l’auteur n’est pas d’emblée posée ; le même terme peut être employé pour une faute [mineure], un délit ou un crime.

Langage (Mot. Critique de : «Reproduction») : Terme de reproduction doit être, lorsqu’employé, rigoureusement précisé : en effet, «la reproduction» peut en effet concerner tous les rapports de domination, tous les rapports d’exploitation, mais aussi, concernant plus largement le patriarcat, les mécanismes par lesquels une population, dans une société donnée, se reproduit, par les femmes essentiellement, notamment par l’enfantement. Et tout ce qui en est présupposé, déduit, engagé…(Cf. Langage, Démographie)

Langage (Mot. Critique de : « Spécisme ») : Concernant la signification du mot « spécisme », la nature de « l’espèce » n’étant pas d’emblée claire - et elle ne peut l’être tant les débats philosophiques depuis des siècles ont été nombreux, les débats qui ont lieu sur ce fondement sont d’emblée mal posés. Vrai aussi de son supposé contraire : « l’antispécisme ». (Cf. Être humain. Animalisation)
* Ajout. 5 septembre 2018. Dès lors que le terme d’« espèce » est considéré comme valide et pour « l’espèce animale » et pour « l’espèce humaine », cette dernière étant notamment légitimée, le simple fait de se battre pour ou contre « le spécisme » est d’emblée erroné : nous sommes piégé-es.

Langage (Mot. Critique de : Sulfureux…Abject, Ambivalent, Chaud, Clivant, Coincé, Commun, Consternant, Contrarié, Controversé, Coquin, Critique, Croustillant, Cru, Cruel, Débridé, Décalé, Décapant, Décomplexé, Délétère, Déjanté, Déplacé, Démonstratif, Désaccordé, Distingué, Douteux, Dur, Élégant, Étonnant, Équivoque, Érotique, Facile, Fulgurant, Fragile, Glauque, Grivois, Grossier, Hypocrite, Impoli, Imprudent, Inquiétant, Improbable, Incongru, Insolite, Irrévérencieux, Licencieux, Magnétique, Malade, Nauséabond, Osé, Poignant, Populaire, Populiste, Pervers, Précaire, Propre, Raide, Racoleur, Scabreux, Salace, Sensible, Sordide, Suggestif, Timide, Torride, Vulgaire...) : Tous ces qualificatifs, ces adjectifs, si rarement explicités, en l’état, évitent, sous couvert de jugement, de prendre position. Et justifient n’importe tout et n’importe quoi. D’où leur explosion. (Cf. Femme. Vénéneuse, Pornographie)

Langage (Mot. Critique de : « Tacler ») : 2018. Entendu (parmi cent exemples) : « Donald Trump tacle le premier ministre, Theresa May ». Comment expliquer l’extraordinaire diffusion de ce terme, d’origine strictement ‘footballistique’ ?
Il a, me semble-t-il, le grand avantage de ne pas avoir à prendre parti, notamment politique, sur aucune des personnes qu’il est censé concerner, pas plus que concernant la gravité ou non du jugement, ni la nature des relations qui les lie.

Langage (Mot. Critique de : Terrorisme/te) : Le seul emploi de ce terme interdit d’emblée toute pensée politique. Et la seule lutte «contre» justifie toutes les barbaries. (Cf. Penser. Pensée. Contre)
* Ajout. 26 janvier 2017. Au terme de terrorisme/te, s’ajoute, pour certain-es, celui de «radical-e», emportant dès lors avec la condamnation le plus souvent immotivée liée au premier terme toutes les autres pensées se revendiquant comme «radicales». (Cf. Langage. Adjectif, Politique. Terrorisme)

Langage (Mot. Critique de : «Think Tank») : Traduction libre : groupe de pression masqué en laboratoire d’idées, ce qu’il peut aussi être ; dans la permanence des «sociétés de pensées» ? Il est douteux qu’un groupe militant s’intitule tel.

Langage (Mot. Critique de : Translocation) : La proposition de Bénédicte Savoy de proposer le terme de «translocation» concernant les ‘transferts’ d’objet d’art se substitue à ceux de : « spoliation », « butin », « vol », « appropriation » suite à des expéditions dites « scientifiques », « trophée », « échange inégal », « prise sur la tas », « cadeau », « rapine », « conquête », « pillage », « expédition punitive », « acquisition », « achat/vente » etc…est politiquement fort critiquable. Elle empêche la possibilité de jugements moraux, politiques, historiques, concernant la manière dont ces œuvres d’art ont été transférés à un instant précis «d’un point A à un point B». Ce terme ne peut que contribuer à nier l’histoire, notamment celle de la colonisation, et à rendre extrêmement difficile l’idée même de « restitution » et de reconnaissance du ‘préjudice subi’, de mises en place de politique effectivement mises en œuvre fondées notamment sur la reconnaissances des innombrables injustices effectivement commises. L’emploi de ce terme, loin de « faciliter le dialogue », empêche la pensée critique. (Cf. Culture. Savoy Bénédicte) 266
* Ajout. 29 juillet 2018. Ce jour, Bénédicte Savoy, dont j’apprends qu’elle est « chargée par la présidence de la république d’une mission d’étude, avec le Sénégalais Felwin Sarr», emploie en sus l’expression encore plus neutre , encore plus ‘déseshistorisée ‘, encore plus critiquable de : « déplacements patrimoniaux. » 267

Langage (Mot. Critique de : «Vertu») : N’a que peu à voir dès lors qu’il concerne les femmes avec le même terme ayant historiquement servi à qualifier les hommes.
Il en est de même de la «pudeur», de l’«honneur», du «courage», de la «noblesse», la «distinction», la «dignité», etc.…
Nécessité de reconstruire tous ces termes, sans assimilation, ni inversion, afin de pouvoir les réutiliser sans gêne.
* Ajout. 3 janvier 2018. Virgile [70 avant J.C-19 avant J.C], dans L’Énéide [V,344], auteur de : «Gratior est pulcro veniens in corpore virtus». Traduction : «Plus agréable est la vertu, quand elle se présente dans un beau corps268 (Cf. Être humain, Corps, Femmes, Patriarcat)

Langage (Mot. Critique de : «Victime») : Un même mot, ici : «victime», sans autre précision, ne peut être employé concernant une ou des personnes qui se vivent, qui se sentent, qui se reconnaissent comme telles et par des personnes qui leur nient ce qualificatif. L’interprétation par le droit et /ou la justice, telle que rendue, ajoute encore au brouillamini. La justice en effet ne reconnaît comme victimes que les personnes qui sont passées sous ses fourches caudines ; c’est à dire, en ayant laissé sur le bas-côtés, l’immense majorité - la quasi-totalité ? - des personnes qui se vivent comme telles. (Cf. Féminisme. Victimaire, Justice, Violences. Violences à l’encontre les femmes)

Langage (Mot. Critique de «Virilité») : Le terme de virilité repose et légitime la force, et donc le droit du plus fort, repose sur le pouvoir, la violence, l’honneur, etc., etc... ; c’est sur le choc de ces analogies que le patriarcat s’est bâti ; c’est dans leur confusion qu’il s’est maintenu ; c’est dans leurs contradictions qu’il s’est révélé ; c’est la critique de chacune d’entre elles qu’il faut détruire. (Cf. Patriarcat)

IX. Langage. Possessif :

Langage. (1) : Exemples de l’usage d’un possessif :
Ma propriété, ma victime, ma femme [de ménage], ma terre (ancestrale), ma population, ma pizza (aux fruits de mer), ma ville (de naissance), ma morale (rigide), ma conscience (en paix), ma fortune (mal placée), ma réputation (chancelante), ma médaille (perdue), ma misanthropie (célèbre), ma collaboratrice (dévouée), ma séropositivité, ma stérilité (définitive), ma cicatrice (invisible), ma mastectomie / mon ablation du sein (douloureuse), ma Fondation, ma base (un député), ma psychanalyse (inopérante), ma maladie (chronique), ma santé (chancelante), ma libération (des camps), ma jeunesse (détruite), ma mise en beauté (quotidienne), ma doctorante (que je formate), ma vie (privée), ma/mon greffier-ère (un-e juge)…
Mon histoire (familiale), mon corps (fatigué), mon nom (aristocratique), mon image (de marque), mon amour (pour la vie), mon think tank (efficace), mon mari (infidèle), mon couple (instable), mon héritage (contesté), mon handicap (physique), mon divorce (douloureux), mon enfant (surdoué), mon analyse (trop longue), mon œuvre (publiée), mon orgueil (de pauvresse), mon addiction (à l’héroïne), mon amour-propre (chatouilleux), mon cheminement intellectuel (chaotique), mon argent (en banque), mon milieu (bourgeois), mon ambition (démesurée), mon intérêt (à long terme), mon dieu (vengeur), mon député [rare], mon mariage (qui bat de l’aile), mon pays (envahi), mon ménage (bien fait), mon vote (pris en compte), mon candidat (faute de mieux), mon général (de division), mon patron (inconnu), mon groupe (sanguin, musical, politique), mon identité (incertaine), mon exil (français), mon agresseur (recherché), mon comité de soutien (à la députation), mon garde des Sceaux (Louis XVI), mon enseignement (de linguistique), mon Comité Directeur (du PS. Mitterrand. 1981), mon appétit (d’oiseau), mon peuple (meurtri), mon collier (de perles), mon péché (mignon), mon actionnaire (majoritaire), mon actualité (discographique), mon association (à but non lucratif), mon public (toujours présent), mon transfert (de club de foot), mon esclave (en amour), mon passage (au gouvernement), mon épée (à l’Académie), mon procès (en diffamation), mon lectorat (fidèle), mon éditeur (insouciant), mon chien (labrador), «mon cabinet et mes services» [J-J Aillagon, ancien ministre de la culture. 5 juillet 2015], mais aussi mon co-auteur, ma co-épouse, mon co-détenu, mon mot de passe (oublié), mon arrivée (à Matignon. Bernard Cazeneuve)…
Mes patient-es (raréfiée-es), mes ouvriers-ères (licencié-es), mes règles (de conduite), mes beuveries (fréquentes), mes invité-es (grossier-ères), mes hémorroïdes (saignantes), mes obligations (mondaines), mes professeur-es (du secondaire), mes blessures (vivaces), mes relations amoureuses [Sartre], mes concitoyen-nes, mes parachutistes (un général de paras), mes généraux [Donald Trump], mes auteurs-mon-catalogue-mes-livres [Christian Bourgeois], mes gens, [Madame de Sévigné, Madame de Staël], mes hommes [Emmanuel Macron évoquant les militaires. 2 juillet 2017] …
Nos enfants (sans avenir), nos possessions (coloniales), nos morts (pour la patrie), nos territoires (contestés), nos concitoyen-nes (en colère), nos valeurs (libérales), nos otages (monnayés), nos investisseurs (en Afrique), nos créanciers (exigeants), nos banques (en faillite), nos intérêts (en dollars), nos exportations (en chute libre), nos potentiels de développement (illimités), nos soldats (de 14-18), Cosa Nostra, nos atouts (à monnayer), nos «populations musulmanes» [Jean-Louis Bourlanges. 20 novembre 2015] 269], nos «populations cibles», «nos dirigeants politiques et économiques» [Sylvie Kauffmann. France Culture. Le Monde. 2017] …
- Les supprimer tous ? Afin notamment de délester le «je», le «moi», le «soi», le «nous», le «nos», le «ton», le «ta»…de ses encombrantes et étouffantes fausses excroissances, interdisant toute réflexion sur l’être humain dans le monde, ou plutôt, comme le posant au cœur du monde. Salutaire exercice mental.

Langage (Possessif (2) : 2014. On pouvait lire, le 2 septembre 2014, sur l’une des pancartes de la manifestation organisée contre «la disparition » du ministère des Droits des femmes :
«Mon corps, mes choix, mes droits, mon ministère.»
À comparer avec les «sans papiers, sans travail et sans droits»…
Oui, les régressions politiques - ici, dramatiques - proviennent aussi de ceux et celles qui se réclament du féminisme. (Cf. Droit, Être humain. Soi, Corps, Féminisme, Langage. Verbe. Avoir, Penser. Pensée, Proxénétisme)

Langage (Possessif) (3) : 2018. «Mon accouchement» dit la mère, dit l’enfant, dit la sage-femme, dit le médecin-accoucheur… (Cf. Homme. Remarquable. Leboyer Frederick)

Langage (Possessif. AFP) : 2018. Lu : « Luc Besson visé par une plainte pour viol déposée par une de ses actrices. » 270 (Cf. Langage. Sujet)

Langage (Possessif. Arte) : 2018. Entendu sur Arte :
«Je l’ai embauchée comme ma femme de ménage.»
Non : Je l’ai embauchée en tant que femme de ménage ; elle est devenue femme de ménage chez moi, elle m’aide à faire le ménage, elle me libère du ménage… 271

Langage (Possessif. Balzac Honoré de) : 1834. Honoré de Balzac [1799-1850] écrit à Madame Hanska [1801-1882]
- Le 21 juin 1834 : « 
Soyez heureuse en voyage. […] Moi, j’enrage d’être cloué à cette petite table d’acajou qui aura été le témoin de mes pensées, de mes angoisses, de mes misères, de mes détresses, de mes joies, de tout ! »
- Le 11 août 1834 : « 
Adieu, je vais reprendre mon sillon, mon soc, mon fouet et dire à mes bœufs : hue ! »272 
- Suite [1934-1935] : «  mes perpétuels travaux » (p.208), «  ma chaine » (p.210), « mes chaines » (p.214), « mes dettes » (p.220), « mon cachot » (p.221), « mes échéances » (p.222) « mon cabinet : un bagne » (p.237), «  mon bagne » (p.245), « mes misères » (p.255), «  ma solitude » (p.300), mais aussi : « mon œuvre » [dont il parle admirablement] (p.213), « mes richesses intellectuelles et tous mes trésors dans le cœur » (p.277).

Langage (Possessif. Comte Sponville André) : 2018. André Comte-Sponville, auteur de : «Mon itinéraire philosophique… » (Cf. Philosophie)

Langage (Possessif. Chateaubriand Alphonse de) : 1829. Je relève dans les Lettres de Chateaubriand [1768-1848] à Madame Récamier [1777-1849] dans le chapitre intitulé : L’ambassade de Rome [1829] (non exhaustif) :
«mon nom» (p.270, «mes calomniateurs chrétiens» (p.273), «ma mission» (p.273), «mon importance» (p.277), «mon ambassade de Rome» (p.277), «mes dépêches» (p.277), «mes ennemis» (p.277), «ma petite lettre» (p.278), «mon ancien secrétaire» (p.280), «ma louange» (p.280), «mes fouilles» (2 fois. p.283), «mes prédécesseurs» (p.283), «mes bals» (p.283), «mes monuments» (p.283), «mon ouvrage» (p.285), «mon prédécesseur» (p.286) «mes secrets et mon cœur» (p.287), «mes habitudes» (p.290), «mes cardinaux» (p.294), «mes perplexités» (p.96), «ma conquête» (p.298), «mon avenir» (p.298), «mes anciennes bontés» (p.299), «mes tribulations» (p.301), «ma goutte» (p.308), «mon rhumatisme» (p.308), «mon pape» (p.308, 313, 317), «ma vie» (2 fois. p.309), «mes succès» (p.312), «mes services» (p.312), «mon gros ami» (p.321), «mon congé» (p.315,323,332), «mon ministère» (p.317), «ma pauvre petite Infirmerie [Marie-Thérèse]» (p.313), «ma porte» (p.321), «ma solitude» (p.321), «mes affaires» (p.321), «mon sang» (p.323), «mon système de politique intérieur» (p.324), «ma bonne camaraderie» (p.325), «mon ingénuité» (p.325), «mon esprit» (p.235, 326), «ma femme» (p.327), «ma démission» (p.327), «mon édition complète» (p.327), «ma cervelle vide et ma santé altérée» (p.327, 328), «ma position» (p.332). 273

Langage (Possessif. Cixous Hélène) : 2018. Hélène Cixous, racontant sa manière de vivre et d’écrire, évoque « [sa] ma maison d’écriture ». 274

Langage (Possessif. Cousin Victor) : 1932. Paul Nizan [1905-1940] dans Les chiens de garde cite une phrase du texte d’Agathon L’Esprit de la nouvelle Sorbonne [1911. p.98-99] dans laquelle était évoqué :
«  Cousin [Victor.1792-1867] qui disait des professeurs de philosophie ‘mon régiment’’ et de sa doctrine ‘mon drapeau’. » 275 (Cf. Philosophie)

Langage (Possessif. Debré Robert) : 1974. Je relève dans le «Témoignage» de Robert Debré [1882-1978], L’honneur de vivre (non exhaustif) :
«mes forces» (p.10), «mes élèves» (p.10), «mon fils ainé» (p.10), «ma mère» (p.17), «mon père» (p.17), «mes deux frères, ma sœur et moi-même» (p.22), «ma famille» (p.22), «ma vie» (p.30), «mon enfance» (p.30), «notre milieu, nos familles, nous-mêmes, notre fratrie» (p.42) ; «mon refus de tout enrôlement» (p.54), «nos maîtres» (p.65), «mes professeurs» (p.65), «mes souvenirs personnels» (p.69), «mon mérite personnel [qui] n’était pas grand» (p.86), «mes chefs de conférence» (p.86), «ma jeune sœur» (p.87), «notre génération» (p.99), «nos troupes» et «nos officiers» (au Maroc)» (p.101), «notre guide» (p.102), «nos amis et camarades d’études» (p.111), «mes internes» (p.116), «nos rangs, nos lignes, notre batterie, nos médiocres abris (pendant la guerre de 14-18) (p.123), «nos obus» (p.124), «nos troupes» (p.127), «nos uniformes bleu horizon» (p.129), «nos libertés» (p.130), «ma voie» (p.130), «les miens» (p.131), «mes frères, mes amis, mes camarades» et «nos proches» (p.134), «ma carrière» (p.136), «ma vie personnelle» (p.138), «nos jeunes ménages» (p.139), «notre foyer, nos deux ainés» (p.140), «ma jeune cohorte» (p.143), «mes enfants», «nos deux ménages», «ma vie intime [dont je ne parlerai pas davantage]» (p.163), «mon équilibre» (p.164), «mes élèves et moi-même» (p.164), [«l’incorrection de»] «ma conduite» (p.165), «ma leçon inaugurale» (p.166), «mon malheur personnel» (p.166), «mon objectif essentiel» (p.169), «notre manœuvre (en 1940)», «nos éléments avancés» (p.208), «nos hontes» (p.215), «ma surveillante» (p.230), «notre maisonnée» (p.233), [plusieurs de] «mes élèves et amis» (p.235), «ma servante Léontine» (p.246), «ma secrétaire» (p.246), «nos blessés» (p.252), «ma croisade» (p.272), «mes successeurs» (p.275), «notre groupe» (p.277), «mon témoignage» (p.281), «ma carrière» (p.282), «nous savions bien» (p.287), «notre embarras» (p.290), «nous avons choisi» (p.294), «mes collaborateurs» (p.297), «mes voyages» (p.310), «[une de] mes conférences» (p.31), «mes amis américains» (p.323), «ma belle-fille» (p.367), «nos soldats», «notre bon droit» [concernant les «conquêtes coloniales»] (p.372), «nous étions rempli d’orgueil», «nous admirions l’armée coloniale», «il nous paraissait que l’on pouvait tirer vanité d’une œuvre nationale» […] (p.372), «nos fiertés» (p.373), «notre armée» (p.374), [«une pensée»] nous hantait», (p.376), «nous avons voulu monter que […]» (p.400), «satisfaits, nous ne le sommes pas […]», «la route où nous sommes engagés» (p.438), «mon travail» (p.455) … 276

Langage (Possessif. De Gaulle) : 1958. Charles De Gaulle [1890-1970], dans ses Mémoires, dans le chapitre consacré au «Chef de l’État», auteur de :
«Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du premier ministre, il ne peut être que ‘le mien’.» 277 Piètre exemple compte tenu de l’importance du sujet… (Cf. Être humain. Soi. De Gaulle)

Langage (Possessif. Duflot Cécile) : 2014. Je relève dans le livre de Cécile Duflot, De l’intérieur, Voyage au pays de la désillusion (non exhaustif) 278 :
«mon directeur de cabinet» (p.15, 33), «ma décision» (p.16, 21), «mes engagements» (p.16), «mon cabinet» (p.16, 33, 42), «mes collaborateurs» (p.17), «ma méthode [je dis les choses avec franchise]» (p.18) «mon avis» (p.19), «mon parti» (p.21,24), «mon choix» (p.23), «ma mère» (p.24), «mon état d’esprit» (p.32), «mon rang [gouvernemental]» (p.33), «ma tenue» (p.34), «mon manque d’intérêt [total pour la mode]» (p.34, 35), «mon officier de sécurité»(p.37), «ma vie» (p.38), «mon moment [de liberté]» (p.38), «mes amis» (p.39,41), «ma famille» (p.39), «mes enfants» (p.39. 2 fois), «mon statut» (p.40), «mon entourage» (p.41), «ma fonction» (p.41), «mes années [de secrétaire nationale]» (p.41), «[à] mon sens» (p.41), «mon pari» (p.42), «mon travail [de ministre]» (p.42), «mon entrée [au gouvernement]» (p.42), «ma manière [de faire]» (p.42)» … J’arrête là.

Langage (Possessif. Dumas Roland) : 2003. Je relève dans le livre de Roland Dumas, L’épreuve. Les preuves :
« mes agendas, mes répertoires téléphoniques, mes carnets de notes, mes relevés de compte en banque, mes livres de toutes sortes, mes lettres » [saisis lors d’une perquisition] (p.20), « ma gouvernante, ma secrétaire » (p.25), « mon malheur » (p.27), « mon deuxième domicile et mon cabinet » (p.28), « ma première erreur » (p.28), « ma voiture » (p.28), « mon esprit » (p.28), « mes amis, mes conseils, mes confrères, ma famille » (p.28), « mes carnets de rendez-vous depuis mes débuts d’avocat, mes agendas, mes propres comptes » (p.36), « mes enfants et mon épouse » (p.54), « mon secrétaire d’État » (p.62), « mon engouement » (p.63), « ma maison de campagne » (p.63), « ma circonscription » (p.64), « mon mandat de député » (p.64), « ma liaison » (p.66), « mes services » (p.71), « mes voyages officiels » (p.71), « mes invités » (p.71), « mon hospitalité » (p.71), « mes prédécesseurs, mes successeurs » (p.73), « mes interventions » (p.74) , « ma politique » [2 fois] (p.78), « mon ami » (p.78), « mon secrétariat » (p.79), « mon domaine » (p.79), « [en] ma faveur » (p.81), « mon activité, mon action diplomatique dans le monde » (p.85), « mes plans de voyage » (p.85), « mon exposé sur la situation internationale » (p.85-86), « ma modeste personne » (p.90), « ma seule fille » (p.101), « mon ministère » (p.111), « ma personne » (p.127), « mon affaire » (p.146), « mon entourage » (p.146), « mon intermédiaire » (p.146), « [les membres de] mon cabinet […] mes chauffeurs, mes secrétaires particulières, mes gardes du corps, mon entourage » (p.16), « ma famille […], mes moyens anciens, ma réussite, mes économies » (p.164), « mon chef de cabinet, mon directeur de cabinet » (p.164), « mes achats personnels, ma garde-robe » (p.164) J’arrête là. Le livre a 434 pages. 279

Langage (Possessif. Dupont-Moretti Éric) : 2013. Je relève dans le livre d’Éric Dupont-Moretti, Bête noire. «Condamné à plaider» 280 :
«mon métier» (p.17), «ma plaidoirie» (p.20), «mon portable» (p.21), «ma robe», (p.21), «mon ami» (p.24), «mes juges» (p.25), «mon verbe» (p.25), «mon client» (p.27), «mon bras» (p.29), «mes dossiers» (p.29), «ma chambre» (p.29), «ma vie» (p.30), «ma rationalité») (p.38), «mes collaborateurs» (p.40), «mon inconnu» (p.41), «ma mère» (p.45), «ma passion» (p.46), «mon mentor, mon maître» (p.72), «mon secrétariat» (p.73), «mes épaules […] mes mains» (p.75). J’arrête là.

Langage (Possessif. Erdogan Recep Tayyip) : (25 juin) 2018. Recep Tayyip Erdogan, au lendemain de son élection à la présidence de la république Turque :
«  Les gagnants de cette élection, c’est la démocratie, c’est notre nation elle-même , Les gagnants de cette élection, c’est chacun d’entre vous ; c’est chacun de mes 81 millions de citoyens. » 281 (Cf. Économie. Erdogan)

Langage (Possessif. Figaro le) : 2018. Dans Le Figaro en date du 27 août 2018, je lis : « En 2012, Amina Filali, une adolescente de 16 ans, s’est suicidé après avoir été contrainte d’épouser son violeur. » 282
Et l’article revoie à un autre article du Figaro du 14 janvier 2014, intitulé :
« Les Marocaines ne sont plus forcées d’épouser leur violeur. »

Langage (Possessif. France Culture) (1) : 2018. Lu : «  En avril dernier, la française Claire Nouvian a reçu le prix Goldman, la plus haute distinction dans le domaine de l’environnement. Avec son association, Bloom, depuis 2005, elle milite […] » 283

Langage (Possessif. France Culture) (2) : (26 août) 2018. Thierry Pech, lors de l’émission L’esprit public, auteur de :
« notre chef de l’état », « nos populations (à deux reprises) ». 284 (Cf. Pensée. Pouvoir)

Langage (Possessif. France Culture) (3) : (9 septembre) 2018. Lors de l’émission L’esprit public,
- Daniel Cohen, auteur de : « Si nous avons enrichi nos populations, plutôt que d’en augmenter le nombre » ; « nos producteurs » ;
- Dominique Reynié, auteur de : « nos auditeurs », « nos sociétés », « notre politique de puissance » 285

Langage (Possessif. Freud Sigmund) : 1911. Sigmund Freud [1856-1939] écrit le 14 mars 1911 à Karl Abraham [1877-1925], après une critique d’Adler [Alfred. 1870-1937], auteur de :
«  De tous mes Viennois [psychanalystes], il n’adviendra rien, mis à part le petit Rank [Otto.1884-1939], qui fera son chemin. » 286

Langage (Possessif. Giono Jean) : 1960. Jean Giono[1895-1970], se justifiant de ne pas être «  solitaire », auteur de :
«  J’ai une famille, j’ai une femme, mes deux filles, j’ai une bonne, j’ai un chien. » 287 (Cf. Famille. Langage. Zeugma, Patriarcat. Père)

Langage (Possessif. Hamon Hervé) : 2017. Hervé Hamon lors de son investiture par le parti socialiste à la Présidence de la république évoque «notre famille politique». À qui s’adresse-t-il ? A qui, à quoi fait-il référence ?
- Même jour, Éric Ciotti (extrême droite de la droite des Républicains) reprend la même formulation concernant le deuxième parti en capilotade…
- «La famille», dernier refuge des partis politiques avant disparition. (Cf. Famille, Penser, Politique)

Langage (Possessif. Hugo Victor) (1) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les Misérables écrit, concernant les Bernardines de l’Adoration perpétuelle :
«Elles ne disent de rien jamais ma, ni mon. Elles n’ont rien à elles et ne doivent tenir à rien. Elles disent de toute chose notre ; ainsi : notre voile, notre chapelet ; si elles parlaient de leur chemise, elles diraient notre chemise.» 288

Langage (Possessif. Hugo Victor) (2) : 1887-1900. Je relève dans Choses vues de Victor Hugo [1802-1885] 289 :
«ma vie privée» et «mon honneur» (p.410) ; «ma femme» (p.514) ; «mes œuvres actuelles» (p.524) ; «mes habitudes» et «mon bain froid» (p.549) ; «ma chambre» (p.557) ; «mon Appel aux Français » (p.558) ; «mon allocution» (p.562) ; «ma photographie populaire» (p.563) ; «mes conseils» (p.564) ; «mon boulevard» (p.610) ; «ma protestation» (p.646) ; «ma dignité» (p.647) ; «mon ordre d’expulsion» (p.648) et «mon expulsion» (p.654) ; «mes trente deux dents» (p.680) ; «mes papiers» (p.684) ; «mes invités» et «mon arrivée à Paris» (p.684) ; «mon travail» (p.688) ; «mon père» (p.691) ; «mon doux ange» (p.552) et «ma fille bien aimée» (Léopoldine) (p.695) ; «ma mort» (p.718) ; «mes manuscrits» (p.726) ; «ma conscience» (p.732) ; «mon exil» (p.741) ; «ma vie» (p.741) ; «ma modération» (p.749) ; «ma fille» (p.752), «ma pauvre chère enfant» (p.753) et «ma fille, hélas, plus que morte [Adèle]» (p.754) ; «mes petits pauvres» et «mes quarante enfants pauvres» (p.770).
- Il écrivait aussi : «Je ne suis rien» (p.556) ; «Ce que j’écris n’est pas à moi. Je suis une chose publique» (p.584).
- Sous réserves de vérifications ultérieures, lorsqu’il évoque «sa» petite fille Jeanne qu’il a, au terme de sa vie tellement aimé, Victor Hugo n’a jamais précédé son évocation d’un possessif.

Langage (Possessif. Hulot Nicolas) : (28 août) 2018. Nicolas Hulot, ministre de l’écologie d’Emmanuel Macron, annonçant sa décision de quitter le gouvernement, auteur de : «  Où sont mes troupes ? »

Langage (Possessif. Léautaud Paul) : 1906. 1915. 1924. 1944. Paul Léautaud [1872-1956], auteur de :
- «  Je travaille en plein depuis huit jours à mes histoires de femmes. »
- «  Mon loyer me tue .»
- « Je n’ai personne pour me raccommoder.» [le linge]
- «  Je n’ai pas du tout envie de retourner au Mercure [de France] comme employé. Je me suis habitué […] à ma nouvelle vie, chez moi, tranquille, libre, avec mes songeries, mon travail, mes promenades dans mon jardin, disposant de mon temps, l’employant à mon gré. De plus, ma vue est devenue bien mauvaise.»
- Un moi qui s’élargit…290 (Cf. Être humain. Soi)

Langage (Possessif. Leleu Pierre) : (27 juillet) 2018. Pierre Leleu, commandant de l’unité de CRS lors de la manifestation du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris, devant la commission des lois de l’Assemblée Nationale, auteur de  : «  mes effectifs », «  mes quatre sections » . 291

Langage (Possessif. Lemaire Bruno) : 2013. Bruno Lemaire, alors ministre de l’agriculture, auteur dans son livre Jours de pouvoir, de :
«  ma stratégie diplomatique » (p.31), «  le sujet qui me travaillait depuis des années » (p.61), « notre Europe » (p.73»), « ma carrière » (p.85), « mes livres » (p.85), « mon tempérament » (p.85), «  nos troupes » (p.105), «  nos deux otages exécutés » (p.105), «  mes propos » (p.106), « mon intervention » (p.149), «  mon portable » (p.149), «  mon discours » (p.187), «  ma voisine de table » (p.190), «  ma voisine » (p.198), «  mon conseiller diplomatique » (p. 198, 262), «  mon officier de sécurité » (p.198, 316, 391), «  ma visite »  (p.218), «  une de mes conseillères » (p.230), «  mon directeur-adjoint de cabinet » (p.238, 262), «  mon périple » (p.238), «  mon action politique » (p.247), «  mes critiques » (p. 248), «  mes dénégations » (p.248), «  mes rendez-vous » (p.248), « ma nomination » (2) (p.242), «  mon retard »  (p.252), «  la première puissance mondiale me claque entre les doigts » (p.257), «  mon homologue allemand » (p.295), «  mon insistance » (p.295), «  mon appel » (p.296), «  mon appréciation » (p.296), « mon inquiétude »  (p.296), «  mes enfants, ma famille » (p.313), «  mon équipe » (p.316), «  mon engagement politique » (p.378). 292 (Cf. Homme «  Politique » Lemaire Bruno, Patriarcat. Père. Lemaire Bruno, « Sciences » sociales. Économie. Lemaire Bruno)

Langage (Possessif». Le Taillanter Roger) : 1993. Je relève dans le livre de Roger Le Taillanter [1925-2005] Les nouveaux esclaves. Au bois de Boulogne et ailleurs : «son viol» (p.41), «son IVG» (p.42), «son sexe» (p.43, 44), «son cabinet de toilette» (p.44), «son corps» (p.44)»… 293

Langage (Possessif. Louis XVI) : 1789. Louis XVI, [1754-1793], auteur, le 23 juin 1789, de :
« […] C’est moi, jusqu’à présent, qui fais tout le bonheur de mes peuples […] . » 294

Langage (Possessif». Mandela Nelson) : 1990. Nelson Mandela [1918-2013] dans son autobiographie, écrite entre 1974 et 1990, auteur de :
«[En 1940] C’est dans la salle de séjour des Sisulu que j’ai rencontré Evelyn Mase, ma première femme […]». 295 Non. La femme avec laquelle je me mariais [pour la première fois], le femme que j’épousais le …

Langage (Possessif». Maffesoli Michel) : 2010. Je relève dans le livre d’entretiens consacrés à Michel Maffesolii : [certains de] «mes livres » (p.26), «mon regretté ami» (p.28), «me [stigmatiser]» (p.37), «mon énergie» (p.40), «mes livres» (p.40), «mon oeuvre» (p.41), «mes détracteurs» (p.41), [l’un de] «mes collègues et ami» (p.41), «ma manière de penser», (p.42), «mon style de vie» (p.43), «mes origines familiales» (p.43), «ma jeunesse» (p.43), «mes étudiants» (p.57), «ma réflexion» (p.72), [pas] «ma tasse de thé» (p.76), [un de] «mes maitres» (p.76), «mon collègue» (p.78), [l’une de] «mes ambitions» (p.79), «mon idée obsédante» (p.83), [faire] «mon miel [de tout cela] (p.100). 296 (Cf. Sociologie. Maffesoli Michel)

Langage (Possessif. Onfray Michel) : 2018. Michel Onfray, auteur de :
«  mon public » 297

Langage (Possessif. Perrot Michelle) : 2008. Découvert hier [2017] le titre du livre de Michelle Perrot [2008] [que j’avais lu, mais sans noter le possessif] :
Mon histoire des femmes. 298

Langage (Possessif. Roudinesco Élisabeth) : 2018. Élisabeth Roudinesco, auteure, concernant Freud [1856-1939] de :
«  Il a son cancer ». 299 (Cf. Langage. Verbe. Avoir)

Langage (Possessif. Stendhal) : 1830. Stendhal [1783-1842] dans Le rouge et le noir, auteur de :
«Et ce Monsieur Valenod, dans l’énumération de ses propriétés, qui revient sans cesse, il ne peut parler de sa maison, de son domaine, etc.., si sa femme est présente, sans dire ta maison, ton domaine.» 300 (Cf. Famille)

Langage (Possessif. (Un) Soldat. Anonyme) : 1914. Lu dans les Correspondances conjugales, la lettre d’un époux, le 27 septembre 1914, à sa femme enceinte, dont il est séparé :
«Tu me demandes dans ta lettre que je te donne du courage. Comme cela est facile, ma chérie, au lieu de penser à la guerre, pense à notre enfant, à celui ou à celle qui va porter notre nom, qui aura notre sang, qui sera notre chose.»
L’enfant, Geneviève, naitra le 11 novembre 1914.
Le père mourra de ses blessures, amputé des deux jambes, le 4 mai 1915. 301 (Cf. Famille, Politique. Guerre)

Langage (Possessif. Thierry Jean-Pierre) : 1991. Je relève dans le livre du juge Thierry Jean-Pierre [1955-2005] :
«ma greffière» (p.19,84,101,105,127), «un de mes détenus» (p.79), «mon témoin» (p.82), «mon informateur» (p.82), «ma [mes] commission[s] rogatoire[s]» (p.85,86,88,96,98,115), «ma marge de manœuvre» (p.83), «mes ardeurs combattives» (p.88), «ma vie professionnelle» (p.88), «ma vie personnelle» (p.88), «la femme d’un des mes anciens inculpés» (p.91), «mon dossier» (p.92), «mon objectif» (p.93), «mon cabinet» (p.98), «mon amertume» (p.99), «ma décision» (p.99), «mon dessaisissement» (p.104,132,133), «ma carte [professionnelle]» (p.108,127), «mes six enquêteurs» (p.115), «ma présidente» (p.123), «mon premier témoin» (p.127), «mes ordres» (p.128), «mon dernier témoin» (p.130), «mon argumentation» (p.156). 302

Langage (Possessif. Vilmorin Sophie de) : 1999. Dans le livre de Sophie de Vilmorin [1931-2009], Aimer encore, je relève - concernant André Malraux [1901-1976] - : «mon malade»(p.119), «mon vieux compagnon» (p.142), «mon cher mourant» (p.274), et, après sa mort : «mon André» (p.174). 303

Langage (Possessif. Voltaire) (1) : 1732. Voltaire [1694-1778], dans une lettre en date du 26 mai 1732 à M. Thieriot [1697-1772], lui écrit :
«[…] Je suis lié, ou plutôt enchaîné ici, par mes études, mes œuvres, ma fortune et ma santé304

Langage (Possessif. Voltaire) (2) : 1745-1746 (s.d. précise connue). Voltaire [1694-1778], amant de Marie-Louise Denis [1712-1786], sa nièce, lui écrit (s.d) :
«[…] Vous êtes toute ma famille, ma seule amie, mon bien et mon unique espérance. » 305

Langage (Possessif. Voltaire) (3) : 1750. Voltaire [1694-1778], écrit à Marie-Louise Denis [1712-1786], lui écrit :
«Ma vraie demeure est où vous êtes. Vous êtes ma famille entière, ma cour, mon Versailles, mon Parnasse, et la seule ressource de mon cœur.» 306

Langage (Possessif. Voltaire) (4) : 1750. Voltaire [1694-1778], dans une lettre datée du 19 mai 1750, adressée à François-Thomas-Marie de Baculard d’Arnaud [1718-1805], lui écrit concernant son éventuel départ à la cour de Frédéric II de Prusse [1712-1786] :
«Il n’y a au monde que Frédéric le Grand qui put me faire entendre un tel voyage. Je quitterai pour lui mon ménage, mes affaires, Mme Denis, et je viendrais en bonnet de nuit voir cette tête couverte de lauriers.» 307 (Cf. Langage. Zeugma, Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (5) : 1750. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, vers le 31 août 1750, au duc de Richelieu [1696-1788] lui écrit :
«[…] Je vous ai exposé ma situation, mes raisons, ma fortune et mes désirs. […]» 308

Langage (Possessif. Voltaire) (6) : 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, le 25 janvier 1752 à Frédéric II, roi de Prusse, [1712-1786] lui écrit :
«[ …] J’aspire à la seule permission de vous voir et de vous entendre. Vous savez que c’est ma seule consolation et le seul motif qui m’a fit renoncer à ma patrie, à mon roi, à mes charges, à ma famille, à des amis de quarante années. […]» 309 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (7) : 1752. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, en octobre-novembre 1752, à Frédéric II, roi de Prusse, [1712-1786] écrit : «[…] Ce qui m’appartient uniquement, c’est mon érésipèle, mon amour pour la vérité, mon admiration pour votre génie, et mon attachement à la personne de Votre Majesté.» 310 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (8) : 1753. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, le 11 mars 1753, à Frédéric II, roi de Prusse, [1712-1786] (dont il cherche alors l’autorisation de quitter la Prusse : «L’embarras est de sortir d’ici»), auteur de :
«J’ai perdu ma patrie, ma santé, mes emplois, une partie de ma fortune. J’ai tout sacrifié pour vous.[…]» 311 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (9) : 1757. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée, le 11 janvier 1757, écrit à Sophie-Frédéric Wilhelm de Prusse, Margrave de Bayreuth [Sœur de Frédéric II. 1709-1758] :
«Je suis encore persuadé qu’il [Frédéric II] se souviendra qu’il m’a tiré de ma patrie, que je quittai pour lui mon roi, mon pays, mes charges, mes pensions, ma famille.» 312 (Cf. Relations entre êtres humains. Aimer. Voltaire)

Langage (Possessif. Voltaire) (10) : 1759. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à la marquise Du Deffand [1697-1780], le 13 octobre 1759, auteur de :
«  Mon ami le czar Pierre [Le Grand, dont il écrit la vie et l’œuvre] a crée en vingt ans un empire de deux mille lieues ; les Scythes de mon impératrice Elisabeth [1ère de Russie] viennent de battre mon roi de Prusse tandis que nos armées sont chassées […] » 313

Langage (Possessif. Voltaire) (11) : 1758-1760. Voltaire [1694-1778], propriétaire de Ferney, au cours des année 1758-1760, écrit : «mon château de Ferney» (p.287), «mes jardiniers» (p.287), «mes intérêts» (p.291), «mes terres» (p.292), «mes pauvres» (p.301), «mes vassaux» (p.281, 314), «mes paysans» (p.318), «mon voisinage» (p.333), «mes ouvriers» (p.375), «mon Pondichéry» (concernant ses actions) (p.779), «mes gardes» (p.809) …
- Il écrit enfin : «Nous faisons des lessives immenses.» (p.336) 314

Langage (Possessif. Voltaire) (12) : 1774. Voltaire [1694-1778], écrit le 10 décembre 1773 au duc de Richelieu [1696-1788] :
«  Le vieux malingre de Ferney, Monseigneur, a toujours le cœur très jeune et très sensible. Soyez sûr qu’il est profondément touché de votre perte […] » :
Un note précise : « Celle de sa fille ». 315

X. Langage (Sexe-s, Sexuel-les, Sexualité-s) :

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1210&themeid=990

XI. Langage (Sujet) :

Langage (Sujet) (1) : Le choix du sujet, sinon détermine le raisonnement, du moins en révèle les prémisses et révèle les présupposés de leur auteur-e.
Là, doit commencer l’analyse. Soit le sujet disparaît, et l’auteur-e, la responsabilité, l’être humain disparaît : remplacés comment, par quoi ?, soit il est maintenu : pour signifier quoi ?
- Un exemple : «Son indépendance lui a valu des ennuis avec la censure», au lieu et place de : «La censure….»

Langage (Sujet) (2) : Entendu :
«Quand j’étais en train de perdre ma femme…». 316

Langage (Sujet) (3) : Autres interrogations concernant la question du sujet :
* Ajout. 4 août 2016. Lu, dans le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard, concernant l’actrice «Anna Karina : «Signe particulier : a jadis porté malheur aux films qu’elle tournait ; en effet, Le petit soldat et La religieuse furent interdits». 317 (Cf. Culture. Cinéma)
* Ajout. 26 aout 2016. Lu, dans Fritna de Gisèle Halimi, concernant sa mère : «C’est beauté de Fritna qui provoqua la demande en mariage318
* Ajout. 21 septembre 20016. Entendu sur LCI : «Quand le génocide est allé au terme de sa logique.» 319
* Ajout. 17 octobre 2017. Bernard Lemettre, auteur du livre : «Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution». 320
* Ajout. 21 octobre 2016. Lu, dans Le Figaro : «Areva : la baisse des effectifs crée des tensions». 321
* Ajout. 2 novembre 2016. Entendu, sur France Culture : «Jacob Zuma [Président de l’Afrique du Sud] accumule les scandales.» 322
* Ajout. 16 novembre 2016. Entendu, sur France Inter : «Le Médiator a trouvé sa bête noire : c’est Irène Frachon». 323
* Ajout. 22 novembre 2016. Lu, dans Le livre noir des femmes : «Ciuda Juarez - passage obligé vers les États-Unis - offre des facteurs de risques élevés.» 324
* Ajout. 26 décembre 2016. Entendu, dans un film d’Arte, intitulé Le plus vieux métier du monde : «La syphilis déferle sur l’Europe». 325
* Ajout. 21 janvier 2017. Lu, dans Le bréviaire de la haine de Léon Poliakov : «[…] «Les chambres à gaz continuaient leur œuvre.» 326
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu, dans un livre consacré à Marie-Louise Girod [1915-2014] qui évoque ici son enfance : «[…] La classe finie ramène les mères [pas question de rentrer seule à la maison].» 327
* Ajout. 1er février 2017. Lu, «Le charbon est une toute autre histoire que le fer, puisque le charbon a été catholique, le charbon a toujours voté à droite328
* Ajout. 1er février 2017. Lu : «[…] des étrangers mal intégrés provoquent des phénomènes de rejet.» 329
* Ajout. 4 février 2017. Lu : «Lorsque les Africains ont été amenés aux Antilles […]» [Me Pau-Langevin, alors présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples), ministre d’Outremer de 2014 à 2016] 330 (Cf. Enfant, Crime d’État. France, Femme «Politique»)
* Ajout. 13 février 2017. Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier : «Les grands boulevards portent au vice». 331
* Ajout. 6 avril 2017. Entendu : «un inceste qui a duré plusieurs années»
* Ajout. 7 avril 2017. Entendu : «La sexualité des jeunes commence maintenant à 15 ans
* Ajout. 29 avril 2017. Lu : «La France […] subit un taux de chômage de 10%» 332
* Ajout. 2 mai 2017. Lu : «Il avait un long passé de vol à main armée» 333
* Ajout. 23 mai 2017. Lu : «Une défaite humiliante avait terminé la triste guerre d’Indochine334
* Ajout. 4 juin 2017. Entendu : «L’attentat a tué 25 personnes»
* Ajout. 6 juin 2017. Lu : «La révolution a dérapé» ; «La vie sentimentale et sexuelle de Jouvet, en ces années-là, connut d’importants méandres» ; «La sœur de Claudel qui a connu tente années d’internement…». 335
* Ajout. 9 juin 2017. Lu dans le Dictionnaire des femmes Célèbres :
- Concernant Éléonore Teles de Menses, reine du Portugal. 1350-1405] : «Sa beauté inspira une si violente passion à Ferdinand 1er, roi du Portugal, qu’il l’enleva à Jean de Cunha son mari, et l’épousa […]» ;
- Concernant Jeanne d’Albert. 1528-1575] : «Une arquebuse la rendit veuve» ;
- Concernant Charlotte-Rose La Force. 1654-1724] : «[…] des vers licencieux la firent enfermer dans un couvent peu avant sa mort» ; [
- Concernant Louise Michel. 1830-1905] : «Ses violences lui valurent plusieurs condamnations.» 336
* Ajout. 12 juin 2017. Lu dans Bouche cousue de Mazarine Pingeot : «La vie le déborde, la vie lui fait commettre quelques erreurs de précipitation, mais […]» 337 [Concernant François Mitterrand, son père, jeune]
* Ajout. 12 juin 2017. «L’invasion migratoire dont nous sommes l’objet» (Radio Courtoisie / Extrême droite)
* Ajout. 19 Juin 2017. «La Syrie génère le plus de déracinés» 338(concernant l’augmentation du nombre de réfugié-es dans le monde).
* Ajout. 20 juin 2017. Lu : «La mode homme s’interroge à Milan» 339
* Ajout. 27 juin 2017. Lu : «Les femmes font encore bien peu de préfets340
* Ajout. 30 juin 2017. Entendu : «Quand la trisomie 21 s’invite dans les familles341
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : «Une bavure aérienne tue 47 civils» 342
* Ajout. 15 juillet 2017. Lu : «À partir du moment où le sexe de la femme commence à prendre une importance médico-sociale […]» 343
* Ajout. 22 avril 2017. Entendu : «La vague de protestation contre le président Maduro (au Venezuela) a fait plus de 100 morts.» 344
* Ajout. 9 août 2017. Lu : «La primaire [des Verts] a très mal tourné ». 12 novembre 2011]» 345 [
* Ajout. 15 août 2017. Entendu : «Le pays (le Portugal) a mis la tête hors de l’eau346
* Ajout. 19 août 2017. Lu : «La mort de l’enfant avait repris possession de la salle [du tribunal].» 347
* Ajout. 23 août 2017. Lu : «La réforme du code du travail amorce sa dernière ligne droite.» 348
* Ajout. 9 juillet 2017. Lu : «Une bavure aérienne tue 47 civils» 349
* Ajout. 6 septembre 2017. Lu : «Le couple Macron fait revenir les français dans les kiosques» 350
* Ajout. 9 septembre 2017. Entendu : «Un contrôle qui a mal tourné». [Un mort. Tué par la police]
* Ajout. 15 septembre 2017. Lu : «La faim progresse de nouveau dans le monde». 351
* Ajout. 16 Septembre 2017. Entendu : «Les denrées alimentaires ne sont pas exemptes de cette exploitation» 352
* Ajout. 23 septembre 2017. Entendu : «La crise a eu raison de moi» 353
* Ajout. 27 septembre 2017. Lu : «À l’automne 2015, Lisbonne a donné de sueurs froides à Bruxelles» 354
* Ajout. 1er octobre 2017. Lu : «La révolte sanglante de Madagascar en 1947 causa quelque 80.000 morts, victimes de la répression et de la famine.» 355
* Ajout. 2 octobre 2017. Lu : «Le canoë-Kayak s’est offert une belle fête» 356
* Ajout. 3 octobre 2017. Lu l’annonce d’une conférence de Fanny Gallot intitulée : «La revanche du soutien-gorge. Le corps des ouvrières de la lingerie (1968-2012)» 357
* Ajout. 31 octobre 2017. Lu : «Depuis quelques années, le traitement judiciaire des viols mobilise358
* Ajout. 13 novembre 2017. Lu : «Policiers et gendarmes touchés par une brutale vague de suicides.» 359
* Ajout. 28 novembre 2017. Lu : «Depuis septembre 2014, le Yémen s’enlise dans un terrible conflit.» 360
* Ajout. 28 novembre 2017. Lu et entendu : «Le nouveau cosmodrome russe fait preuve de beaucoup de malchance.» [échec de l’envoi d’un satellite] 361
* Ajout. 14 décembre 2017. Lu : «Un viol vint clore ces années d’effroi […]» 362
* Ajout. 23 décembre 2017. Lu : «La France raisonne encore Hexagonal» et :
«Zola traîne-t-il encore dans les esprits ?» 363
* Ajout. 24 décembre 2017. Entendu : «Les mouvements migratoires vont continuer…» [Hubert Védrine] 364
* Ajout. 28 janvier 2018. Entendu : «La guerre d’Algérie va peser sur la situation carcérale.» 365
* Ajout. 28 janvier 2018. Lu : «Depuis la chute du communisme, la traite d'êtres humains et surtout le trafic sexuel des femmes constituent un marché florissant en Roumanie366
* Ajout. 2 février 2018. Lu : «Les restaurants sans réservation qui méritent de faire la queue à Paris.» 367
* Ajout. 4 février 2018. Lu : «Quant au harcèlement sexiste au travail, très apparent dans les révélations de l’automne 2017, il utilise également la sexualité pour signifier aux femmes leur illégitimité professionnelle ou leur subordination aux hommes368
* Ajout. 26 février 2018. Entendu : «Les populations africaines transportées par la traite des noirs». 369 Là, j’ai vraiment sursauté, et, encore mieux saisi à quel point la question du sujet de la phrase et de ses conséquences est politiquement essentielle.
* Ajout. 20 mars 2018. 1764 (octobre). Lu : «L’Afrique fournit tous les ans environ quarante mille nègres à l’Amérique et ne paraît pas épuisée370
* Ajout. 9 mars 2018. Lu dans les Mémoires du cardinal de Bernis [1715-1794] :
« (concernant la fin du règne de Louis XIV) Le tombeau engloutit successivement les héritiers du trône.» 371
* Ajout. 12 mars 2018. Entendu sur Radio courtoisie (radio d’extrême droite) :
«Le 12 mars 1938, Hitler faisait envahir l’Autriche […]» 372
* Ajout. 22 mars 2018. Entendu : «L’exécutif à l’épreuve de la rue» 373
* Ajout. 31 mars 2018. Lu : «Au lendemain d’un vendredi meurtrier à Gaza, l’armée israélienne sur la défensive» [16 manifestant-es désarmes tué-es et plus de 1000 blessé-es]
- Comment ne pas comprendre les colères concernant notamment la manière dont l’histoire est enseignée, et les médias enchaînés, concernant plus partculièrement l’absence de critique de la politique Israélienne… 374
* Ajout. 1er mai 2018. Entendu : «La guerre de 14 se déclenche». [Radio Courtoisie]
* Ajout. 2 mai 2018. Entendu : «MBS (Mohammed Ben Salmane) est en difficulté au Yémen. » Pour rappel : c’est l’Arabie saoudite (grâce notamment aux armes et au soutien politique français) qui a enchenché la guerre et la mène. 375
* Ajout. 8 mai 2018. Entendu : «Chaque jour de protestations [à Gaza] amène sont lots de victimes. » Pour rappel : c’est Israël qui tue les manifestant-es pacifiques Palestinien-nes. 376
* Ajout. 13 mai 2018. Lu : «  Mon âge et mes maladies m’ont privé de toute correspondance avec les gens de lettres. » 377
* Ajout. 14 mai 2018. Question posée par Léa Salamé à l’ambassadrice d’Israël en France concernant les manifestants Palestiniens tués par son pays
«  Est-ce que vous craignez un bain de sang ? » 378
Quelques heures après : 38 morts Palestiniens, puis 52, puis...
* Ajout. 16 mai 2018. Lu, concernant Lord Clive [ 1725-1774] : «  Une enquête parlementaire acheva sa fin par un suicide .» 379
* Ajout. 20 mai 2018. Lu : « Mais ma destinée m’a tapi trop loin de vous. » 380
* Ajout. 24 mai 2018. Céline, auteur de : «  La vie a voulu que je me place dans des circonstances, dans des situations délicates. » 381
* Ajout. 27 mai 2018. Entendu : « Les morts continuent de s’accumuler à Gaza. » 382
* Ajout. 6 juin 2018. Lu : « La poussière que soulèvent ces évènements (la révolution Égyptienne) est si épaisse qu’elle empêche les diplomaties occidentales de distinguer quoi que ce soit. Et elles avancent à tâtons , déchirées entre leur attachement à l’ordre ancien et le souci de trouver leur place dans l’ordre nouveau383 (Cf. Politique)
* Ajout. 8 juin 2018. Lu : «  C’était l’autre soir, sur Antenne 2, dans une émission consacrée aux tourmentes et aux blessures que le régime de Vichy continue d’infliger à notre mémoire. » 384
* Ajout. 8 juin 2018. Lu : «  Les Irlandais sortent l’Union Européenne de l’ornière, ils donnent de la vapeur pour le train de l’Europe, ils font remonter les places financières […] » 385
* Ajout. 10 juin 2018. Lu : « Depuis [1990, en Bosnie-Herzégovine], la guerre fait rage avec son horrible cortège, ses enfants morts ou mutilés, ses femmes violées, ses milliers de réfugiés et ses hommes hébétés qui redécouvrent en eux la bestialité. » 386 (Cf. Politique. Guerre)
* Ajout. 29 juin 2018. Entendu : «  La toxicomanie est revenue en force depuis quelques mois… » 387
* Ajout. 30 juin 2018. Entendu : «  Un tremblement de terre à San Francisco peut redistribuer les cartes. » 388
* Ajout. 18 juillet 2018. Lu dans Anna Karénine: « […] les périodes de travaux intenses chassent tous nos paysans hors de chez eux…. » 389
* Ajout. 19 juillet 2018. Lu : « Les sexes font l’histoire » ; « Les corps, comme corps collectif, se rebellent et se remettent au centre de la question démocratique » ; « Le corps des femmes indiquait l’autre enjeu, celui de la liberté. » 390 (Cf. Être humain, Corps, Femmes, Patriarcat, Politique, Sexe-s […])
* Ajout. 9 août 2018. Entendu : « Les pays de l’est commencent à sortir » 391 [Christiane Rochefort concernant la présence des journalistes étrangers au Festival de Cannes. 1967]
* Ajout. 10 août 2018. Entendu [dit en 1967] : «  Les mœurs se relâchent. » 392
* Ajout. 11 août 2018. Entendu : «  Mes écuries sont à votre service. » [Alexandre Dumas. Le comte de Monte-Christo] 393
* Ajout. 14 août 2018. [1925]. Lu : «  Le chemin de fer Brazzavile-Océan est un effroyable consommateur de vies humaines. » 394 (Cf. Être humain)
* Ajout. 14 août 2018. [1925]. Lu : «  Petit village. Quantité de métiers à tisser, occupés le plus souvent par des enfants. » 395 (Cf. Être humain, Enfants. Travail)
* Ajout. 16 août 2018. Entendu : «  Claude Lévi-Strauss a une polémique interne avec la philosophie » [Patrick Maniglier] 396 (Cf. Verbe. Avoir)
* Ajout. 25 août 2018. Entendu : « Les scandales (de ‘pédophilie’ en Irlande) font des vagues397 (Cf. Être humains, Relations entre êtres humains. Violences)
* Ajout. 27 août 2018. Lu : «  Le fait divers sanglant est l’inévitable lot du pédé (sens large’.» 398
* Ajout. 28 août 2018. Entendu, puis lu : « Les marchés ont appris aux Italiens à voter.» 399 (Cf. Politique. Économie)
* Ajout. 30 août 2018. Entendu : «  Ce n’est pas la misère du monde qui émigre le plus. » [François Héran] 400 (Cf. Être humain, Politique, Économie)
* Ajout. 30 août 2018. Entendu : « Toute la France a reçu des enfants Réunionnais. » 401 (Cf. Enfants. France. Crime d’état)
* Ajout. 1er septembre 2018. Vu, entendu : « L’ambiance était favorable au baiser ».402
* Ajout. 8 septembre 2018. Entendu : « Des réseaux homosexuels auraient pénétré le Vatican ». 403
* Ajout. 14 septembre 2018. Lu : «  En France, le sexe ronge son frein dans les fers alors qu’il s’émancipe dans tout l’Occident. » 404 (Cf. Sexes […])

- Poursuivre et en dégager l’analyse.

Langage (Sujet) (3) : Le choix du sujet, sinon détermine le raisonnement, du moins en révèle les prémisses. Là, doit commencer l’analyse.

XII. Langage. Verbe :

Langage (Verbe) (1) : Pour ne pas omettre l’importance d’un verbe : au 17ème siècle : «On aime le commerce des femmes» ; au 21ème siècle, «On fait commerce des femmes».

Langage (Verbe) (2) : En lisant ce qui suit, penser que ce sont ces verbes qui structurent notre pensée ; ce sont eux avec lesquels nous nous exprimons quotidiennement.
* Ajout. 31 juillet 2017. Entendu : «Le verbe est le noyau sémantique essentiel de la phrase.» Avec le sujet, et le complément ?
Et si tout n’était plutôt qu’une question d’une lecture structurelle de la phrase, resituée dans la complexité de son environnement ?

Langage (Verbe) (3) : Qui a vanté la finesse, la rigueur de la langue [française] Et donc la pensée dont elle est le support ?
- Comment, sur les fondements de ces confusions, si aisément lisibles, accentuées, aggravées par les comparaisons avec les différents usage des verbes tels que «connaître», «donner», «écraser», «entrer», «être», «faire», «fréquenter», «jouir», «perdre», «prendre», «recevoir», ne pas voir que nos sociétés n’ont toujours pas clarifié les fondements de leurs «valeurs»? Et donc que celles que l’on veut nous faire croire comme telles, et nous les imposer, faute de sens, n’en sont pas.
- Aucune réflexion sur le patriarcat (comme sur tous les rapports de domination) ne peut être pertinente si cette critique des fondements du langage n’est pas effectuée.

Langage (Verbe) (4) : Se méfier de, récuser tous les verbes qui peuvent être employé sans souci d’un quelconque complément d’objet direct : par exemple : «fourrer», «foutre», «maquer», «sauter», «tringler», «trousser», «niquer», etc.

Langage (Verbe. Avoir) : Avoir une femme…
Avoir raison (et l’imposer), besoin (d’argent), honte (de sa mère), soif (de reconnaissance), pitié (du chat abandonné), quelqu’un (sur le dos, ou sur les bras), bon goût (par hérédité), mal (au dos), faim (après un dîner), besoin (d’un grand récit historique), soif (de compliments), envie (d’une femme), chaud (aux pieds), froid (aux yeux), mauvaise presse (après un scandale), quelque chose (à faire), bonne mine (au retour de vacances), honte (d’être en vie), peu (de croissance économique), trop (d’argent), recours (à la délinquance), peur (la nuit, des femmes), maille à partir (avec quelqu’un), soif (de culture), [n’] avoir rien dans le ventre, (bonne) conscience, rang (de domestique, d’ambassadeur) …

Avoir deux jours (un an, 20 ans, 100 ans), deux mots (à dire), trois ans (de célébrité), trois étoiles (au Michelin), quatre (quartiers de noblesse), sept (bouches à nourrir), neuf malades (à Ferney) [Voltaire], dix minutes (à consacrer), 20 domestiques [Voltaire], 27 ans (de colonie), plusieurs viols («à son actif») …

Avoir un compte (à régler), un compte en banque (fourni), un budget (en déficit), un-e ami-e (attentionné-e), une épouse (odieuse), une expérience (de la vie), une fierté (de propriétaire), une nuit de noce (atroce), un surcroît (de besogne, de poids), un CV (à trous), une secrétaire (à mi-temps), une vénération (pour un artiste), un chat (qui vous tient compagnie), une mauvaise expérience (avec son médecin), un ego (démesuré), un antécédent, un passif et un casier (judiciaire), une belle carrière (dans la magistrature), un sexe (indéterminé), une libido (exigeante), un amant (charmant), un bistrot (coquet), billet-retour (en cas de désaccord), un cors au pied (douloureux), un caractère (difficile), une hallucination (passagère), une femme (et cinq enfants), un patrimoine (en baisse), une sécurité (mal défendue), une cigarette (au bec), un avortement (provoqué), une agression sexuelle (à l’âge de 12 ans), une lettre (tous les 36 du mois), un salaire (payé au lance pierre), un orgasme (tellurique), un SDF (en bas de chez soi), un mari (délicieux), un portefeuille (d’actions), une crise (économique à gérer), un retard (mental, à la course à pied), un enfant (toute seule), une sexualité (hésitante, angoissée), une crise (de foi à l’adolescence), une crise de foie (après les fêtes), une crise (de désespoir), de nerfs (après une dispute), un cancer (en phase terminale), une scène (violente), un cours (de philo à digérer), une preuve (à décharge), un manuscrit (dans ses tiroirs), un ‘people’ (dans son émission), une sécheresse (vaginale), un mac (violent), un malade (à soigner), un enterrement (de première classe), une ossature (théorique [concernant Raymond Aron]), une religion (chevillée au corps), une belle vue (de son balcon), un site (internet), un champ de blé (en héritage), une gouvernante (anglaise), un Palestinien (dans sa ligne de mire), un rapport (difficile avec les autorités), un humour (ravageur), une femme (en or), un passé (à cacher), une classe (agitée), une vie (conjugale ennuyeuse), une blessure (inguérissable), une mémoire (traumatique), une morale (laxiste), un père (rabat-joie), une culture (phénoménale), un handicap (visible), un problème (de drogue à résoudre), un client (pour une banque, un-e prof de gym, un Polytechnicien), une mère (qui est allemande), une âme (de boy scout attardé), une émission (de télé), un mari (père d’un enfant de sa première femme), un militantisme (chevillé au corps), un psychanalyste (lacanien), une commerçante (aimable), une personnalité (affirmée), un dentiste (réputé), une grève (sur le dos), une (bonne) conduite, un accent (Hongrois), une intelligence (mise en sommeil), un ennemi (en commun), un (long) passé (de persécuté), une actualité (récente), une conscience (tourmentée), un péché mignon (à confesser), une aventure (avec une fille inconnue), une posture (à soi), un problème (de légitimité), une circonscription (électorale), une odeur (persistante), une fécondité (débridée en Afrique), un rôle au théâtre (inoubliable), une secrétaire (dévouée), un chauffeur (à sa disposition), un ouvrier (communiste), un intérêt (à faire valoir), une surface d’exposition (de 50 m2), une crédit (sur 25 ans) une cause (à défendre), une sensibilité (exacerbée), une internationale (terroriste et 500.000 morts-en-Centrafrique-si-la-France-n’avait-pas-envoyé-son-armée-au-Mali-pour-y-faire-la-guerre»), un ange (tutélaire), un mec (et des rapports sexuels), une émotion (inoubliable), un retard (de langage), une fragilité (psychologique), un suivi (psychiatrique), un moment (de faiblesse), un diplôme (en poche), une idée (chevillée au corps), un (bon) feeling (au premier abord), un instinct (paternel), une théorie (sur tout), une mission (d’intérim d’une journée), une perte (dans un attentat), une déontologie (chatouilleuseune vie (de chien), une voix (qui porte loin), une vision pragmatique (de la politique), une vie (amoureuse, tumultueuse), un problème (d’alcool [Daniel Cohn-Bendit concernant son père], et, dans le même interview, de pédophilie [concernant l’internat où il fut scolarisé, fermé de ce fait]) 405, un profil (judiciaire chargé), une mère (toxique), une peur (bleue), un (lourd) passé (pénal), une vie (de bâton de chaise), une liaison (de 5 à 7), une mémoire (d’éléphant), un avocat (en béton armé), une (grosse) émission (politique), un plan de carrière (charpenté), un déclic (après la nième gifle), un parcours (atypique), un projet (d’allaitement. [France Culture. Mai 2017], un profil (d’islamiste radical), une réaction (consternante), une attache (conjugale), un avenir (de rêve devant soi), une carrière (dans la banque), un potentiel (insoupçonné), un imaginaire (qui fonctionne bien. [une sexologue. Juin 2017]), un pouvoir de séduction (incontestable), une érection (de meilleure-qualité-qui-fera-de-vous-un-homme), une puissance (visuelle), un foyer (apaisant), une grippe (carabinée), une plasticité étonnante (concernant un acteur), une morphologie (impressionnante), un (grand) carnet d’adresses, une (bonne) presse (pour son premier film), une ligne (de conduite rigoureuse), une notoriété (exceptionnelle), un dossier (à la police), une carte (à jouer aux élections), une circonscription (populaire), un carnet d’adresses (à fructifier), une cour (autour de soi), une économie (catastrophique) [Concernant le Zimbabwe. France inter. Nov.2017], une problématique (de violences sexuelles.) [en Centrafrique. France inter. 20 nov. 2017], un (bon) sondage [Jean-François Copé], une prise (sur le pays en guerre), un pouvoir de nuisance (renforcé par ses missiles), un chat (dans la gorge), un EHPAD [Établissement d’hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes] (en difficulté à gérer), un passé (sulfureux), un rapport (compulsif aux femmes), un parcours (intellectuel brillant), un pot-pourri (de plantes odorantes), une douleur concentrée [Voltaire], une lieutenance [Stendhal], une agression sexuelle [Annick Cojean], une (bonne) presse [François Mauriac], un coup de vieux [Montherlant, une situation (dramatiquee) [une centrale nucléaire], une sexualité (précoce, avancée), une grammaire (particulière) [concernant un terme], une admiration (sans borne), un taux (de survie à Auschwitz) [France Culture], une discipline de fer, un (grand) sens de l’humour, une activité (sexuelle) [Élisabeth. Roudinesco concernant Freud], une valeur (ajoutée) [avec sa spécialité], un scoop (inespéré), une bonne plume (qui fait votre réputation), un fils (d’une aventure), une nombreuse famille [Voltaire], une famille (à nourrir), une vie de famille (unie et heureuse), …

Avoir l’avenir (devant soi), le rhume des foins (à chaque printemps), le jugement (faux), la vocation (de se consacrer à dieu), le sida (depuis des années), la gueule (de bois), le diable (au corps), la vie (devant soi), le bac (littéraire), le sens (de la famille), le moral (à toute épreuve), la main lourde (avec les Kurdes, en frappant l’enfant), le cafard (toute une journée), la foi (du charbonnier, chevillée au corps), le sens (de l’histoire), le vent (en poupe), la peau (d’un journal d’opposition), l’occasion (d’être heureux), le sang (chaud), le pied (mignon), l’autorité parentale (après un divorce), le pied (marin), le dossier (des services secrets), la vocation (de l’écriture), le vice (dans la peau), la (meilleure) employabilité, le beurre (et l’argent du beurre), le dos (large), la peau (noire), l’air (triste), l’art (des formules), le plus grand respect (pour le FMI), la mainmise (sur l’héritage), le bras (long), la guerre (dans son pays), la faveur de l’empereur (Néron), la langue (bien pendue), la cote (en Occident), le mental (structuré [Michel Audiard]), le couteau (sous la gorge), le condé [concernant Madame Claude], la rage (d’agir), la religion (du travail), la science (infuse), la proximité (avec la population) [un candidat «En marche» aux élections législatives de mai 2017]), la fibre sociale [mai 2017], l’oreille (absolue), le respect (de ses collègues), le droit (de vivre), le cœur lourd (de la séparation), le trouillomètre (à zéro), le rouge (au front), la haine (des étrangers), le physique (de l’emploi), l’air (embarrassé), le bras (long), le monde (à portée de main), le (mauvais) œil, avoir l’œil (mauvais), le dos (rond), l’échine (souple), la main (au bridge), l’âme chevillée (au corps), le sens (de l’orientation), le spectre (le plus large), la guerre (à ses portes), la tête (métaphysique) [Paul Léautaud], le cœur (bien accroché), l’eau (courante à la pompe), le sourire (après un discours) …

Avoir les moyens (de vivre), les réseaux (maçons efficaces), les pieds (sur terre), les mains (liées, propres), les jeunes (avec soi), les larmes (aux yeux), les militants (avec soi) les idées (noires), les reins solides (en affaires), le dessus (dans une bagarre) …

Avoir de la répulsion (pour la campagne électorale), de l’amour (pour ses prochains), de l’expérience (en affaires), de la substance (dans ses discours), de la boutique (Me Dupont-Moretti), de l’argent (de côté), de beaux restes, de bonnes fortunes, de la bonne volonté (pour apprendre), de la fortune (par son père) …

Avoir des hémorroïdes (douloureuses), des nausées (tenaces), des admirateurs (en pagaille), des ouvriers (dans son parti), des hôtesses (aux petits soins), des actionnaires (exigeants), des otages (dont on négocie le prix), des potentialités (à l’infini), des frissons (de plaisir), des parloirs (fréquents), des états d’âme (tourmentés), des contacts (avec la CIA), des relations sexuelles (peu souvent), des heures (de travail impossibles), des fourmis (dans les jambes), des pensées (négatives), des règles (d’acier), des règles de vie (pour les hommes et pour les femmes), des principes (rigides), des casseroles (à trainer), des lettres (classiques), des crédits (pendant vingt ans), des mœurs (spéciales, de caserne), des mains (en or), des parents (alcooliques, à charge), des liens (du sang), des comportements (inappropriés), des repères (qui aident à vivre), des beaux restes (à 60 ans), des preuves (à foison), des palpitations (à l’annonce des résultats), des amis (dans la police, depuis la communale), des ennemis (à foison), des formes (amples, généreuses, mal placées [pour une femme]), des militants (sur le terrain), des problèmes (de poids, psychiatriques, avec les impôts, par-dessus la tête…), des revenus (en hausse), des relations (dans tous les milieux), des rendez-vous (espacés), des espoirs (de travail), des nerfs (d’acier), des (beaux) yeux, des doutes (politiques), des électorats (mouvants), des très mauvais chiffres (en matière de suicide), des situations (de précarité), des gouvernantes [Henry de Montherlant], des invités (à diner), des idées (généreuses), des galères (dans sa vie), des fuites (d’eau, urinaires) des parts (de marché) [concernant Marine Le Pen. 30 mars 2017], des engagements (contradictoires), des difficultés (à vivre au quotidien), des devoirs (d’état), des bigoudis (sur la tête), des sièges (à l’Assemblée Nationale), des convictions (solidement ancrées), des enfants (d’un deuxième lit. Françoise Dolto], des histoires (d’amour), des disciples (impitoyables), des aventures (brèves), des effets (pervers), des ennuis (à la Libération), des pertes (militaires), des vassaux [Voltaire], des crises de larmes (fréquentes), des idées négatives …

Avoir du travail (à profusion), du plaisir (à écrire), du prestige (qui illusionne), du courage (à revendre), du fond (et de la forme), du charisme (nécessaire en politique), de la barbe (à 18 ans), de la chance (au PMU), de la morale (sans concessions, sans excès), du crédit (à la banque), de la dignité (sans ostentation), de l’argent (en, de poche), de l’amiante [expression employée par les ouvriers et les ouvrières travaillant dans les usines d’amiante avant qu’ils/elles en apprennent le danger], de la poitrine (généreuse), du terrain (à creuser, à mettre en valeur), de la commisération (envers autrui), de la classe (d’emblée appréhendable), de la famille (en Alsace), de l’esprit (qui fuse), de l’énergie (en baisse), de la croissance (stagnante), de bonnes fortunes (avec les femmes), de la culture (à profusion), du temps (à donner aux autres), deux (refus de logements), du leadership (politique), du sang (juif) [Radio Nostalgie. Radio d’extrême droite. 10 mai 2017], du sang (sur les mains), de l’homosexualité (ritualisée) [Maurice Godelier] ….

Avoir son jour (le mercredi pour Madame Verdurin), ses rhumatismes (chaque hiver), ses humeurs (changeantes), ses «règles» (pour les femmes), ses entrées (dans le monde), ses pauvres [V. Hugo] …

Et, in fine : «Je me suis fait avoir» et : «J’ai ma conscience (pour moi).

Langage (Verbe. Chercher) : Chercher une femme, un mari, une aiguille (dans une botte de foin), sur internet, un appartement, sa clé, le Nord, le sommeil, un alibi, un point d’appui, des histoires, une idée, dieu, des poux dans la tête, à plaire, à perdre des kilos,

Langage (Verbe. Connaître) : On connaît une femme (intimement)…
Connaître la torture (et on en meurt), la prison (à perpétuité), la faim (qui dévore) le Portugal (par les livres), la théorie (marxiste), le coran (par cœur),le catéchisme (dans les écoles primaires religieuses)
Connaître son corps (pour se sentir mieux), ses leçons (pour le lendemain),
Connaître de bonnes fortunes (auprès des femmes),
Connaître un éblouissement (passager), une charge de police (violente), un acteur (célèbre), un homme (dont on se porte garant),
Connaître des gens (dans tous les milieux), …

Langage (Verbe. Donner) : On donne une femme (à son mari : le père…)
Donner quelques heures (à son invité-e), quitus (au syndic de copropriété)…
Donner un euro (à un pauvre), une dictée (en classe), une raclée (à un gosse), un coup de torchon (sur le zinc), une sérénade (à minuit), une pièce de théâtre (à l’Odéon), un sermon (engagé), un avis (circonstancié), un conseil (inutile), un ordre (malvenu), un dîner (mondain), un baiser (sur le front), un coup de main (pour un déménagement), un interview (au Monde) un article (à Libération), d’avantage de pouvoir (à la puissance publique), un coup de pied (dans la fourmilière), un coup de canif (dans le contrat) …
Donner sa fortune (à sa fille), sa parole (à profusion), son sang (par générosité), son amitié (sans compter), sa vie (pour un principe), sa main (à couper), son cœur (pour l’éternité), sa femme (au roi), son lait (à l’enfant d’une autre) et / ou son sein (à son enfant) [ou l’inverse], sa langue (au chat), son (dernier) meeting…
Donner le sida (sans précautions), le meilleur de soi (à son metteur en scène), la mort (pour se venger), la vie (sans l’avoir décidé), la chasse (aux toiles d’araignées), la main (non gantée à un homme), l’assaut (aux survivant-es), les sacrements (à un-e mourant-e), les cartes (au bridge), le pouvoir (à l’opposition), le vertige (du haut du pont), l’exemple (par sa bonne conduite), le feu vert (à l’intervention) …
Donner des éléments (de preuve), des coups (à satiété), des verges (pour se faire battre), des cours particuliers (très cher), des garanties (bancaires), de coups de menton (trop voyants) …
Donner de sa personne, de la valeur ajouté (à l’agriculture biologique)…
Donner du cœur (au ventre)….

Langage (Verbe. Écraser) : On écrase une femme (de son autorité), une puce (qui vous gratte, une larme (hypocrite), un peuple (sous les bombes), un enfant (par étouffement) un sentiment (qui fait honte)…

Langage (Verbe. Entrer) : On entre son pénis (dans le vagin d’une femme)….
Entrer (dans une ferme inhabitée), dans le monde (à 18 ans), dans les ordres (pour la vie), dans l’âge de raison (à 7 ans), dans l’arène (avec un trac immense), dans le dictionnaire (de son vivant), dans la gueule du loup (sans s’en rendre compte), dans le royaume de dieu (pour les croyant-es), dans le Who’s who (pour les gens qui «comptent»), dans la corne du Bosphore (avec éblouissement), dans la vie d’un homme (sur un ‘coup de foudre’), dans la prostitution ([encore] entendu en juillet 2016), dans un engrenage …
Entrer en transe, en domesticité, en religion…
Entrer à l’Académie…
Entrer le couteau (comme dans du beurre)….

Langage (Verbe. Être) : Être une femme, un homme…
Être Socrate, frigide, étroite, pape, terroriste, notaire, blanc-he, noir-e, quelqu’un-e, reine (d’Angleterre), quelconque, Parisienne, prisonnier, Européen-ne, écouté-e, méprisé-e, vieux jeu, bonne fille, bon amant, bon élève, triste, fâché-e, fauché-e, Halevi, impuissant-e, flic, attardé mental, cultivé-e, chienne, grande gueule, rien-du-tout, cash, prête-nom, littéraire, prétentieux, en fin de vie, anti-moderne, défait (après une chute de la bourse) …

Être [un-e] homosexuel-le, un-e bourgeois-e, un-e patron-ne, un-e saint-e, un animal, un être humain, un enfant (de la DASS), une huile, une élève (méritante), un-e rationaliste (convaincu-e), un Gaulliste (pur et dur), une charge (pour ses enfants), un facteur (de stabilisation mondiale), une loque (lamentable), une cible (potentielle), un rat (de bibliothèque), un sous-marin (de Macron), une enfant (du baby-boom), un pilier (de bordel), un enfant de cœur (dans la police), un ancien (de la guerre d’Algérie), une tombe, un (beau) parleur, un chef de guerre (remarquable), un point aveugle (de la pensée, du débat), un être (à part), un bon français (Radio Courtoisie. Radio d’extrême droite) …

Être le boute en train (de la famille), le cœur (de l’islam), le premier (de la classe), la tête d’affiche (au cabaret), la tête de gondole (au supermarché)…

Être né-e (en bonne santé), folle (de rage), amoureux (d’un souvenir), mort-e (trop tôt), mené-e (par le bout du nez, quatre à trois [buts]), heureux/se (de vivre), enceinte (jusqu’au cou), alcoolique (comme son père), engagé-e (dans une association, pour la vie), maigre (à faire peur), anticonformiste (sélectivement), veuve (et interdite de remariage), présent-e (au quotidien avec son enfant en couveuse), juif-juive (et fièr-e de l’être), voilée (intégralement), infiltré-e (dans la police), vierge (après vérification), béni-oui-oui (un temps), encarté-e (au PS), contagieux-se (au sana), responsable (mais-pas-coupable), reconnu-e (handicapé-e), vaginale (dit-on), remercié-e (sans dédommagement), aimé-e (un temps), épuisé-e (par les maternités), plein de vie (à vingt ans), immunisé (contre le sida), courageux-euse (sans le savoir), partial-e (dans ses analyses), dévoué-e (corps et âme), payé-e (au lance pierres), sexy (en rêve), bankable (ou non), brouillé-e (avec sa famille), haute (comme trois pommes), soi-même (pleinement), bien élevé-e, prêt (à partir à la guerre), sujet (à des crises d’irascibilité), frais (comme une rose), porté disparu (à la guerre), difficile (à vivre), sensible (à l’Algérie française. juin 2017), porté (sur la chose), ouvert (aux questions de société), spécialiste (des relations entre les deux sexes), dépassé (par les évènements), passé (au crible de l’interview), mal à l’aise (dans son identité sexuelle), (très) cultivé, fille (d’ouvrier), trans, plein (de soi), collet monté [Paul Léautaud], ringard (à son âge), témoin (de son expérience), soucieuse (du sort de Algériens) …

Être à la hauteur (de ses ambitions), à l’heure (pile), à la solde (du plus offrant), à l’Ouest (après une nuit au commissariat), à la ramasse (après deux mois de chômage), à soi, à l’autre, à Rome, à minuit, à l’heure, à la hauteur (des évènements), à l’œuvre (d’une partition de piano), à l’abri (du besoin), à la rue (en plein courant d’air), à table (sans parler), à fleur (de peau), à côté (de la plaque), à six semaines (de grossesse), à feu et à sang (un pays en temps de guerre), à la mode (en ce moment), à l’aise (économiquement), à terre (après un échec électoral), à bout de souffle (Jean-Luc Godard. 1960), à son compte (en affaires), à l’auberge et au moulin, à la botte (de l’Occupant), à la voix (pour un-e chanteur-euse dans un orchestre), à la merci (de l’économie), à cheval (sur les convenances) [Paul Léautaud], à genoux ? …

Être en exil (aux USA), en fonds (pour assurer l’avenir), en retard (à son rendez-vous), en puissance (de mari) 406, en retraite (à 70 ans), en immersion (au Moyen-Orient), en prison (pour indélicatesse), en manque (d’affection), en chaussons (pour recevoir), en deuil (par obligation), en sous-effectif (à l’hôpital), en forêt (pour les champignons), en couple (discret, l’un avec l’autre), en captivité (en Allemagne), en liberté (surveillée), en vacances (de rêve), en vie (après une rupture d’anévrisme), en forme (grâce au yoga), en sécurité (les volets fermés), en danger (de mort), en reste (vis à vis de son débiteur), en possession (de ses moyens), en mauvaise posture (pour obtenir un contrat), en souffrance (après un décès), en miettes (après un viol), en transe (de possession), en mal (d‘enfant), en compétition (de tous avec tous), en communauté de pensées (chez les catholiques), en clientèle [un médecin], en affaires (avec les services de police), en situation (de rue) [Dominique Versini. 2018], en odeur (de sainteté), en larmes, en couches [V. Hugo], en dehors (des clous) [France Culture], en camp de concentration [Hélène Cixous, en situation d’oppression [France Culture], en phase (avec leurs idées)…

Être de l’aide sociale à l’enfance, de (basse extraction), de la jaquette, de (tous les râteliers (concernant Talleyrand), de peau (noire)…

Être du côté des faibles, de l’oralité (un écrivain) …

Être au fond (du puits), au bord (du gouffre), au cœur (de l’enquête pénale), au coude à coude (à la course), au milieu (du guet), au courant (des résultats d’un sondage), au lit (jusqu’à midi), au fond (du trou), au bain-marie (pour un mémoire. [Voltaire]), aux fourneaux (huit heures d’affilée), au bord (du génocide, en Centrafrique) [France Inter. 20 nov.2017] , au bord des larmes (Anne Sylvestre)…

Être aux anges (après son succès), aux pieds (d’une femme), aux pièces (chez Renault), aux affaires, aux manettes, au coude à coude (dans l’effort), au cœur (de la vie littéraire)…

Être sans objectif (à l’adolescence), sans limite (à ses désirs), sans ambition…

Être sur (des charbons ardents), sur le pied de guerre (dans l’attente d’une attaque), sur les nerfs (après une nuit blanche), sur le bon chemin (après un débriefing convainquant), sur la cliente (un plombier à son patron), sur la défensive (après une attaque), sur le même longueur d’onde (en littérature), sur la petite délinquance [concernant la traitement par la presse d’un assassin], sur la route (de l’exil), la table (un rosbeef, un débat) …

Être au-dessus (des partis) [De Gaulle], des préjugés (de son siècle) …

Être sans bras, ni jambes, sans le sou, sans patrie, sans défense, sans éducation…

Être sous la coupe (de son mentor), la férule (d’un professeur), sous les drapeaux (en temps de paix), sous les feux de la rampe (pour soupçons de dopage), [mis] sous tutelle (ou curatelle), sous le contrôle (de l’État), sous emprise (de son psy), sous la botte (de la colonisation) [France Culture] …

Être dans une voiture (décapotable), dans l’incapacité (d’agir), dans un vide (sidéral), dans un étau (étouffant), dans la souffrance (économique), dans le cirage (après une soirée arrosée), dans une procédure (d’adoption), dans les choux (après une bagarre), dans ses petits souliers (chez un hôte formaliste), dans les clous (pour traverser la rue), dans les clous (pour satisfaire les normes européennes), dans la main (de Dieu), dans la tactique (politique pour gagner les élections), dans le besoin (d’une femme), dans le sens de la marche (du train), dans le sens de l’État [Bernard Cazeneuve], dans la mouise (après un licenciement), dans la CDEH [Cour européenne des droits de l’homme] (Roselyne Bachelot), dans le déni (du viol, de ses responsabilités), dans un état (d’ivresse musicale perpétuelle) [Isadora Duncan], dans le genre calme (film policier), dans l’air (du temps), dans la poubelle (de l’histoire), dans la confiance (absolue), dans la haine (un truand repenti), dans la santé (pour son boulot), dans la ligne de mire (des associations), dans l’anesthésie (de la pensée), dans l’œil (du cyclone), dans un bras de fer [Concernant Madrid et Barcelone], dans le rouge (à la banque), dans les vaps[eurs], dans le collimateur (de la justice), dans les bonnes grâces (du président), dans le vent [«les yéyés»], dans les œuvres (une famille catholique), dans le dénuement [Marlène Schiappa], une tour (d’ivoire), …

Être en froid (avec son voisin), en paix (avec soi-même), en souffrance, en prison (pour longtemps), en communion de pensée (lors d’un enterrement), en intimité (affective) , en responsabilité (politique) …

Être hors de soi (après une violente altercation), d’usage…

Être chez soi, chez ses parents, chez les autres (un ancien salarié agricole)…

Être entre les mains (d’un escroc) …

Être l’un dans l’autre, l’un à l’autre…

Être contre (la hiérarchie des normes), tout …

Être la risée (de l’Occident), la cible (de ses adversaires), l’instrument (du complot juif mondial), le candidat (de la continuité), l’éminence grise (d’un chef d’État), le fer de lance (de la campagne des législatives. Jean-Luc Mélenchon), la cheville ouvrière (du réseau de malfrats, de la maison), la troisième génération [une jeune femme parlant d’elle-même], le maitre du jeu (diplomatique), le cœur de cible (de la campagne publicitaire) …

Être ni dieu, ni césar, ni tribun ; ni dieu, ni maitre ; ni vierge, ni épouse, ni mère ; ni pute, ni soumise ; ni pauvre, ni chaste, ni obéissant-e…
* Ajout. 26 septembre 2017. Michel Onfray, auteur de :
«[…] Je suis bénévole et gratuit […]» 407

Langage (Verbe. Faire) : Faire violence (à une femme)…
Faire autorité (dans sa discipline), sciences po (à 17 ans), société (au XVIIIème siècle), match nul (au foot), une petite fille (autonome), médecine (sans passion), tapisserie (au bal), tueur (par solidarité), bon ménage (avec son chat), ça (pour de l’argent), pipi (dans sa culotte), partie (d’une école de pensée), don (de sa personne au vainqueur), couple (en photo), pitié (malgré soi), bien (sur soi), mal (sans le savoir), chambre à part (pour dormir tranquille), bande à part (au collège), carême (par pénitence), gras (le ‘vendredi saint’), feu (de tout bois), sept (ans de prison), fortune (au jeu), faillite (sans être ruiné), 2% (de croissance), profil bas (au commissariat), tapisserie (pour les filles seulement), Polytechnique (de père en fils), (disparaître) les preuves, 18 millions d’électeurs (Nicolas Sarkozy), 30 % (de parts de marché), huit millions de visiteurs (par mois), faire 5 % (aux élections), joli (un napperon brodé sur une table), 300 millions (de dollars), le djihad, faire (peuple, faire société et faire démocratie) [Pierre Rosanvallon. 2 février /2016], faire long feu (à Matignon), peu (d’enfants), main basse (sur les petits commerces), scandale (à l’Opéra), envie (aux envieux), (respirer) la démocratie, faire (pression sur les élu-es), faire barrage (aux régressions), partie (du sérail de tel homme politique), Shoah (Claude Lanzmann), peur (aux siens), carrière (dans l’édition), feu (de tout bois), lit (à part), retour (concernant la religion), société, amende honorable (pour ses erreurs passées), diversion (dans le débat), fond bond (un invité lors d’une émission de radio), sensation (dans le monde) [Alexandre Dumas], diligence (à la solution d’un problème), acte d’autorité, …

Faire l’amour (bien, mal en levrette, le matin, épuisé-e, comme un pied, en vitesse, dans un champ de blé, les yeux fermés…), le ramadan (malgré le chaleur), le show (à la télé), le tapin (depuis dix ans), le bien (à son prochain), le mal (à son ennemi-e), la guerre (en Espagne), le Grenelle de l’environnement (en 2007), la paix sociale (en achetant les syndicats), l’opinion (grâce aux sondages), le joli cœur (bêtement), le galant (par mimétisme), la parité (dans les instances dirigeantes), l’invasion (de l’Afghanistan), le coup de feu (contre un policier), la police (à la maison), le désespoir (de ses parents), la tête (à son voisin), le mur (à la caserne), la moue (à son professeur), la noce (toute la nuit), la claque (dans les meetings politiques), le coup de poing (dans les manifestations), l’argenterie (dans la bourgeoisie), la charité (au vu de tous), l’intéressant-e (en vain), la lumière (dans son cerveau), l’actualité (par le buzz), les magasins (par désœuvrement), la révolution (en chantant), l’Europe (à marche forcée), la loi (chez soi), le programme (de l’agrégation), le Costa Rica (en paquebot de croisière), la chambre (à fond), le djihad (en Syrie), l’histoire (de France), le trottoir (à moitié nue), la grève (sur le tas), le sommet (de l’Everest), l’aide au développement (au Niger), la campagne (de François Hollande), l’Algérie, l’Indochine (pour les militaires de carrière et les appelés), la bringue (la noce, la nouba, pour s’amuser), le job (pour un militaire), le fou (pour cacher sa tristesse), l’austérité (pour créer des emplois), la manche (pour manger), l’article (pour augmenter son chiffre d’affaire), la salle (pour accueillir l’invité-e), la rigueur (en 1983), le beau (un chien), la commission (de, pour sa voisine), le sale boulot (en intérim), le tour du monde (en quatre-vingt jours), la comparaison (à son détriment), la fête (à Ibiza), le pied (de grue, rue Saint-Denis), l’inauguration (de la journée de la femme. 2016), le deuil (de ses espérances), la campagne (de Macron), la part du feu (en cas de conflit), la guerre (comme tout le monde, en 1914…), la pédagogie (de la réforme du droit du travail), la part belle (à la question de la prostitution), le bien (autour de soi), le boulevard (marcher le weekend de long en large, souvent dans le midi, dans l’Algérie Coloniale, sous les regards de tous et toutes), le café (pour sa femme, le dimanche matin), le tour de la question (dans un exposé), la sentinelle (à la caserne), le courtisan (à la Cour), le coup (de poing), le baladin [Voltaire], la jeune fille (de la maison) [en servant le thé, le café..], le poids (au combat), l’union sacrée (après les attentats), le bouche-trou (en attendant les remplaçants), le tour (des réseaux sociaux, la peau (au pape) …

Faire un plaidoyer (pour les droits des femmes), un coma (prolongé), une scène (à son mari), une scène (de charme au cinéma), une passe (rapide), un client (à 100 euros), un enfant à une femme («à sa fille» 408), une famille (de cinq enfants), une maison (normande), une loi (à l’Assemblée), une grossesse (allongée), un mariage (de raison), un (beau) mariage, une cour (insistante), une dépression (pendant des mois), un discours (enflammé) une thèse (en trois ans), un lit (au carré), un pied de nez (à son professeur), un constat (objectif de la situation), un interview (de deux minutes), un cadeau (d’anniversaire), un malaise (vagal), une crise (de nerfs, de jalousie, de colique néphrétique), une bavure (policière), une triple pénétration (anale), une catastrophe (sans s’en rendre compte), une pipe (à son mec) et /ou une fellation (à la douche), une usine à gaz (dans un rapport officiel), un don (au denier du culte), une rentrée fiscale (satisfaisante), un voyage (de noces), une scène (violente), un rêve (enfantin), une surprise (bienvenue), un pas de côté (pour s’effacer), une chute (inopinée), une bêtise (sans conséquences), une fausse-couche (à trois mois), une formation (de typographe), une manif (de Bastille à République), un retour (sur investissement), un effet (d’image), un travail (intérieur), un tri (dans les thèmes proposés), une omelette (en cassant des œufs), un scandale (de sa vie), un sermon (de carême à Notre Dame), une machine (à laver), une fleur (à un vieil ami), un numéro (de cirque), une entame (de match de rugby), une (mauvaise) rencontre, un accouchement (à domicile), un crime (passionnel), un pied de nez (à la maitresse), un peignage (dans les Comptes publics. Christophe Castaner), un pape [Chateaubriand en 1829], une opération (militaire, du cœur), une nuit (blanche), un sale truc (assassiner un prisonnier), une nuit (blanche), un placement (juteux, mais frauduleux), preuve de retenue (concernant la Turquie envahissant la Syrie pour en éradiquer les Kurdes. 2018, Israël assassinant 52 manifestants Palestiniens désarmés. 2018), un examen de conscience (seul-e), un appel d’air (en accueillant le bateau Aquarius) …

Faire les récoltes (en été), les marchés (tôt le matin), les militant-es (en vue des élections), les poubelles (pour chiner), les parquets (à la cire d’abeille), les soldes (toute l’année), les frais (de la crise, de la conversation), les manifs (régulièrement), les 400 coups, les stades (durant les campagnes électorales), les toilettes (des personnes âgées), les libraires [Éric Hazan], les déplacements du Président de la République [Benalla], les visites (dans les villages de lépreux en Afrique) …

Faire du pied (sous la table, à une belle femme), du cinématographe (Jean Renoir), du (volume avec des cadeaux), du bien (autour de soi), du terrorisme (pour un magistrat), du cinéma (comme papa), du lubri-compostage (pour l’engrais), du bien (aux autres), du (nouveau) roman, du mal (à soi), du collage d’affiches (pour le RPR), du renseignement (parallèle), du sexe (avec les filles, avec préservatif), du terrain (en sociologie), du ménage (chez soi), du Audiard (si l’on peut), du bruit (dérangeant), du public (pour l’émission), du surplace (dans sa promotion), du vélo (depuis trente ans), du syndicalisme (indépendant), du sanskrit (à l’INALCO), du trafic (de femmes au Népal), du commerce (électoral de sa candidature), du féminisme (d’État), du chiffre (la police), du chiffre (d’affaires, pour la startup), du black (chez son voisin), du cochon (sur paille), du shopping (le dimanche à Paris), du cul (direct. TPMP. 19 mai 2017), du jardinage (au printemps), du bénévolat (aux restos du cœur), du ‘psychologisme’) [Jean Lacouture], du Baudelaire [France Culture], du charme (pour arriver à ses fins), du récit (historique), du Parkinson, du mercantilisme (à la petite semaine), du bois (pour l’hiver) …

Faire de l’art (abstrait), de la couture (en classe de philosophie), de l’image (pour le texte), de la télé (depuis 15 ans), de la clientèle (et donc des revenus), de la science (physique), de la croissance (pour l’emploi), de la politique (politicienne), de la psychologie (du café du commerce), de l’argent (en boursicotant, avec son nom, avec la philosophie), de la presse (évènementielle), de la permaculture (au jardin portager), de la théologie (à l’Institut catholique de Paris), du Tiers-mondisme [Gérard Chaliand], de la recherche (scientifique), de la propagande (via le net), de l’abattage (rue Saint-Denis), de la ville (au kilomètre), de la précision (méthodologique), de la philosophie (de l’identité), de l’intérim (de temps en temps, de la cuisine (raffinée), de la randonnée (tous les week-ends), de la critique (littéraire), de l’évasion (fiscale), de la manutention (des résident-es, dans les EHPAD [Établissement d’Hébergement pour personnes Âgées Dépendantes], de la charpie (pendant la guerre), de la prison (à 20 ans), de l’intergénérationnel (à Créteil) [Arte], de la trompette (Ibrahim Maalouf), de l’émigration [Radio Courtoisie (radio d’extrême droite)] …

Faire des mondanités (au concert), des victimes (innocentes), des pieds et des mains (pour s’en sortir), des émules (pour l’enseignement du Grec), des mécontents (au gouvernement), des enfants (à droite et à gauche), des schémas (de pensée), des œufs au plat (bien cuits), des années de prison (en vain), des réunions (inutiles), des provisions (pour l’hiver), des affaires (véreuses), des luttes (convergentes), des voix (aux élections), des concessions (aux petites entreprises), des heures supplémentaires (non payées), des conneries (avec ses potes), des pointes (en tutu), des histoires (pour rien), des parties de jambes en l’air (de 5 à 7), des bêtises (sans le savoir), des sales boîtes (une ouvrière en intérim), des adhésions (à la fête de L’Humanité), des tournantes [dans une émission de France Culture, consacrée aux violences faites aux femmes] 409, des cauchemars (mystiques), des orphelins (le choléra), des galipettes (sous la couette), des crêpes (à la Chandeleur), des ventes (dans une galerie), des ponts d’or (aux inspecteurs des finances), (entre) 8 et 10 passes par jour [Paris. 4 décembre 2017], des fredaines (à 70 ans), des odalisques [Voltaire, Henri Matisse], de bonnes affaires, des piges (payées au lance-pierre), des faux papiers (pendant la guerre.. et continuer après)

Faire dans la dentelle, dans son pantalon…

Faire valoir (ses relations, ses capacités), bouger (les lignes)…

Faire son devoir (quoi qu’il en coûte), sa peine (chez soi), son lit (au carré), son travail (sans rechigner), son mea culpa (au procès), son intéressant (bêtement), son devoir (électoral, fiscal), son alia (en Israël), son âge (malgré l’opération esthétique), son cinéma (en tapant du pied), son ménage (en grand, une fois par semaine), son chiffre d’affaires (sur le volume des ventes), son chemin (de croix), sa mise en beauté (tous les matins), sa communion (solennelle), son salut (pour les chrétiens)…

Faire ses couches (au lit), ses humanités (chez les jésuites), ses besoins (n’importe où), ses Pâques (pour faire plaisir à se mère), ses débuts (sur les planches) …

Faire sa [la] vie (dont on ne sait que faire), sa (propre) expérience, sa cour (au roi. Louis XVIII. Madame de Staël en 1814)…

Faire comme tout le monde, comme on peut… …

Faire (sous ou sur soi)…

[Se] Faire [faire] une passe, un client, une «pute», une femme, du bien, du mal, une pipe, un repas…

Être fait l’un pour l’autre

- Sans oublier : Que faire ? (en attendant Godot, mais après avoir lu Lénine)
- Ni : Que faire de tous ces «faire»? 410
* Ajout. 24 septembre 2017. Entendu sur Public Sénat : «Larcher (Président du Sénat) a fait 5 sénateurs sur 6 (dans les Yvelines).»

Langage (Verbe. Fréquenter) : On fréquente une jeune fille (bien sous tous rapports), un jeune homme (distingué), l’aristocratie (par tradition), les bordels (et on l’assume), les bas-fonds (par snobisme), le bar de la Coupole (ou la Closerie des Lilas), des personnes (louches)…

Langage (Verbe. Jouir) : On jouit avec, d’une femme, sur une femme, de soi, de l’autre… On jouit de sa propriété, de la possession, de la gratuité, de la beauté, du bruit, du silence, du partage, de l’échange, de l’ordre, de la révolution, de l’humiliation…

Langage (Verbe. Mourir) : On meurt seul-e, muni-e des sacrements de l’église, fusillé-e, pauvre, entour-ée de l’affection de siens, coupable, électrocuté (en tentant de quitter Calais) ….On meurt à petit feu, à la fleur de l’âge, au champ d’honneur… On meurt dans le péché, dans son lit…On meurt de mort naturelle, de sa belle mort, de rire, d’ennui, d’un mal incurable, du cancer, de ses blessures, de chagrin, de soif (dans le désert)…On meurt comme un chien….On meurt en couches, en odeur de sainteté…On meurt entre les bras de sa mère…On meurt sans faiblir, sans souffrir… On meurt sur l’échafaud, sur la table d’opération…

Langage (Verbe. Partager) : On partage un lit (avec un mari), une intimité (dégradante en prison), un plat (au restaurant), un moment de plaisir (avec une ami-e), son héritage (entre ses enfants), un prix (littéraire), l’Afrique (à la conférence de Berlin. 1884-1885), le fardeau (du pouvoir), les tâches (domestiques), une maîtresse (à deux), un verre (de Bordeaux)….

Langage (Verbe. Partir) : On part de chez soi, en fumée (une forêt),

Langage (Verbe. Passer) : On passe de femmes en femmes, de bras en bras, de lits en lits, le sel, muscade, au crématoire [Radio Nostalgie. 12 août 2017], en catimini, les frontières, dans la classe supérieure, son bac, prendre (un pot), la soirée (devant la télévision), à côté (de l’essentiel), sous silence (une erreur commise), à l’étranger (après une révolution), à l’as, le relais (en sport), par la case départ (au Monopoly), sur le corps de quelqu’un (pour s’enfuir), à tabac (un escroc), inaperçu, à la casserole (être violée), passer au crible (les relevés bancaires), pour pertes et profits, à la caisse (être licencié-e), de vie à trépas (mourir), par la tête (une idée), le chiffon (pour enlever la poussière), par les armes (être fusillé-e), sur la billard (pour une opération du cerveau), un savon (pour une faute minime) …

Langage (Verbe. Perdre) : Perdre sa femme, son mari, son enfant…
Perdre un quart (de sa population. Concernant la Syrie. Le Figaro. 30 mars 2017)…
Perde sa virginité (sans s’en rende compte), son crédit (moral, en trichant), son pantalon (en courant), sa réputation (pour un temps), son chien (et l’enterrer) son travail (et tout s’effondre), sa dignité (du fait de viol de sa femme), son assurance (devant son chef), sa place (que prend un-e autre), sa mémoire (en vieillissant), ses cheveux (en prison), ses espérances (d’héritage)…
Perdre l’Alsace-Lorraine (le 10 mai 1871), la foi (en découvrant un prêtre reprendre de la crème au chocolat), l’envie (de lire), le nord (sans boussole), la tête (dans sa colère), la vie (en s’y confrontant), la respiration (à 3.000 mètres), la mémoire (le jour de l’examen), l’espérance (à l’approche d’une guerre), la raison (par amour), la face (et on se ridiculise), le goût du bonheur (et on le retrouve, ou non), la qualité (de sa sexualité), le fil de son raisonnement (après avoir été interpellé violemment)
Perdre du terrain (en affaires), de l’argent (à la bourse), des parts de marché (en Chine), du poids (en marchant)…
Perdre les législatives (à plate couture), les eaux (avant l’accouchement), les pédales (après une émotion trop forte)…
* Ajout. 13 août 2017. Lu : «La femme est toujours soupçonnée de perdre quelque chose : sa tête, sa virginité, d’incontrôlables mucosités, des enfants, sa réputation, le sens commun.» 411

Langage (Verbe. Prendre) : Prendre [une] femme (pour épouse), par devant, par derrière, «dans la petite bourgeoisie de province» [Jean-Paul Sartre]) ; prendre «six ou sept femmes au gouvernement» (François Mitterrand),
Prendre un plat (cher), une plaisanterie (à la légère, au sérieux), un époux (riche), une femme de ménage (quelques heures), un job (d’été), une veste (dont on se souvient), une gifle (qui vous met à terre), un coup (dans l’estomac), un-e assistant-e (efficace), une maitresse (enjouée), une cuite (avec des copains), un amant (de temps en temps), un mari (pour s’en sortir), une prostituée (pour une soirée), un enfant (par la main), un emploi (à mi-temps), un bol d’air (à la campagne), une raclée (sans savoir pourquoi), un nourrisson (dans une pouponnière Bulgare), un handicapé (sur une liste électorale), une tranche (de cake), la nationalité (française), une vague (en surf) …
Prendre vingt ans (de prison, perpète, à Cayenne)….
Prendre en charge (une mère impotente), en compte (un argumentaire circonstancié), en considération (la distance pour trouver un nouvel emploi), un-e obligé-e (à la légère) …
Prendre la parole (dans un colloque), la main (de l’autre), l’avion (pour aller en vacances), la direction (des Annales), (le Secrétariat général de l’ONU), la poudre d’escampette (avant qu’il ne soit trop tard), la route (pour six mois), le deuil (de son père), la pilule (dès 15 ans), l’antenne (pendant huit heures d’affilée), le métro (tard le soir), le taureau par les cornes (pour réformer le pays), le parti radical de gauche (à l’esbroufe), la grosse tête (à sa nomination), le large (avant dénonciation), les vœux (monastiques), la tête (de l’État) [De Gaulle], la plume (pour s’indigner), l’Italie (à la hussarde) [Mateo Salvini], la fuite (devant l’avancée de l’ennemi) …
Prendre sa température (comme contraception), son temps (pour jouir de la vie), sa vie (à la légère) …
Prendre dans les filets (de Daech)…
Prendre de l’embonpoint (après une naissance), du plaisir (à lire un livre), du son (pour la radio), du temps (pour bien faire), de la drogue (sans pouvoir s’arrêter), de l’âge…
Prendre pour soi (une plaisanterie amère)….
Prendre sur soi (pour garder son calme)…
Prendre des échantillons (de la population, de tissus), des gants…
Prendre ses aises (sans se soucier des autres)

Langage (Verbe. Protéger) : Protéger une femme…
Protéger un enfant (du soleil), un acteur (de la notoriété), une population (du terrorisme), une forêt (des risques d’incendie), un dossier (par un mot de passe), un fichier d’ordinateur (par une copie de disque dur), les arts et les lettres (sans augmentation de budget), les Chrétiens (d’Orient sur Radio Courtoisie)…
Protéger son bonheur (en s’isolant), sa vie privée (des paparazzis), sa santé (en mangeant bio), ses données personnelles (par une application idoine), ses bases arrières (avant l’attaque)…
Protéger les Français (de ?) [F. Hollande. 19 avril 2015]…
Protéger du sida (avec un préservatif), du bruit des voisins (par un mur capitonné), du froid (avec une doudoune), de la bêtise (par le retrait du monde)…
- Entendu : «Une artiste noire dans les années trente est protégée du racisme par un agent blanc» ; «Les locaux (les Africains) protègent les bonobos»…

Langage (Verbe. Recevoir) : Recevoir une femme (chez soi),
Recevoir un don (gracieux), une gifle (retentissante), une (bonne) éducation, une confidence (à garder pour soi), une ration (de rutabagas), un évêque (à sa table), un ordre (non justifié), une promesse (mensongère), une lettre (tant attendue), une visite (importante), une fin de non-recevoir (humiliante)…
Recevoir le baptême (à l’église), la légion d’honneur (à force d’insister), la monnaie (de sa pièce), la grâce (divine), la mort (avec sagesse), la pluie (sur la tête), le prix (de ses forfaits), le seigneur (à la messe)…
Recevoir les derniers soupirs (d’une vieille tante)…
Recevoir des renforts (nécessaires), des insultes (en prison)…
Recevoir son salaire (en retard)…

Langage (Verbe. Sauter) : On saute une femme
Sauter un ruisseau, un cours, une strophe, au cou, au plafond, le pas, sur une mine anti-personnel…

Langage (Verbe. Tomber) : Tomber une femme
Tomber amoureux-se, enceinte, aphone. Á l’instar de la rosée qui tombe sur la fleur ; de l’enfant qui tombe par terre ; du livre qui tombe des mains ; de la bombe américaine qui tombe sur Hiroshima et Nagasaki ; de la femme qui tombe en pâmoison ou dans la prostitution ; de l’ouvrier qui tombe au chômage ; du conjuré qui tombe dans un guet-apens ; de l’actrice qui tombe dans l’anonymat ; du soldat qui tombe à la guerre ; de l’adulte qui tombe dans les idées noires, dans la dépression, la folie, le coma, la coke, l’alcoolisme, le pénal, la maladie ou dans la pauvreté ; du projet qui tombe à l’eau ; de l’amoureux qui tombe en esclavage ; de l’internaute qui tombe sur un site pornographique ; du criminel qui tombe en prison (après avoir tombé pour proxénétisme) ; de la France qui tombe en récession ; des opposants qui tombent d’accord ; de la politique qui tombe dans le caritatif ; de la réflexion qui tombe mal ; de l’enfant qui tombe sous la coupe d’un adulte ; de la personne malade qui tombe aux mains de charlatan…

Langage (Verbe. Trouver) : Trouver une femme
Trouver le Nord (au pôle sud), chaussure à son pied (dans un grenier), une idée (fulgurante), l’inspiration (sans difficultés), un geyser (en Islande), une lettre (compromettante), le déshonneur (sans s’en remettre), l’amour (sur internet), l’âme sœur (sur internet), un trésor (dans une cave), un supplice (cruel), un bras (complaisant), une jambe (bien faite), son chemin (après tâtonnements), son double (dans la vie), sa voie (bien trop tard), son triomphe (modeste)…

Langage (Verbe. Vivre) : Vivre avec une femme
Vivre longtemps, bien mal, pauvre, riche…On vit un (véritable roman)…On vit au Canada, au grand air…On vit sur l’eau, sur la bête…On vit sous oxygène…On vit dans la débauche…

XIII. Langage (Zeugma) :

N.B. Un zeugma est une figure de style par laquelle deux compléments de nature différente, par la syntaxe ou par le sens, sont adjoints à un terme.

Langage (Zeugma) (1) : 1669. Blaise Pascal [1623-1662], dans les Pensées [1670], auteur de :
- «  Tout ce qui nous est formé par ce modèle [d’agrément et de beauté] nous agrée, soit maison, chanson, discours, vers, prose, femme, oiseaux, rivière, arbres, chambres, habits, etc. »
- «  Rien ne fait mieux entendre combien un faux sonnet est ridicule que d’en considérer la nature et le modèle et de s’imaginer ensuite une femme ou une maison faite sur ce modèle-là. » 412

Langage (Zeugma) (2) : 1758. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 1er septembre 1758 à Pierre de Cideville [1693-1776], écrit :
«  Eh bien les Anglais ont donc quitté vos côtes normandes nonobstant clameur de haro. Est-il vrai qu’ils ont pris beaucoup de canons, de vaches, de filles, et d’argent ? » 413

Langage (Zeugma) (3) : 1759. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 25 juin 1759 au duc de la Vallière [1708-1780) lui écrit :
«  Je moccupe à ensemencer mes terres, à les rendre fécondes et les filles aussi, non pas en les semant, mais en les mariant. Je suis bon citoyen. » 414 (Cf. Femmes, Famille. Mariage. Patriarcat. Politique)

Langage (Zeugma) (4) : 1767. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 2 juin 1767, au marquis Francesco Alberti Capacelli [1728-1804] écrit :
«Vous envoyez, Monsieur, des tableaux à un aveugle et des filles à un eunuque.» 415 (Cf. Patriarcat)

Langage (Zeugma) (5) : 1770. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 16 mars 1770 à Pierre-Michel Hénin, écrit :
«Il y a deux émigrants à Ferney […] qui veulent ravoir leurs femmes et leurs effets416 Dans une autre lettre en date du 26 mars 1770, il emploiera, concernant les femmes ici évoquées, au lieu et place de «ravoir», les termes de «ramener» et de «reprendre».

Langage (Zeugma) (6) : 1772. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 16 décembre 1772, à Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d’Hornoy [1742-1818], écrit : 
« M. de Florian nous restera ; il est enchanté de sa femme et de sa maison. Mais sa maison ne vaut pas sa femme. » 417

Langage (Zeugma) (7) : 1774. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 18 septembre 1774, à Michel de Cubières-Palmézaux [1752-1820], auteur d’un épitre, nommé L’amour de la gloire, écrit : : 
«  Vous me parlez de vos deux maîtresses, une fille de quinze ans et la gloire : je vois que vous avez les faveurs de ceux deux personnes. » 418

Langage (Zeugma) (8) : 1775. Voltaire [1696-1778], dans une lettre adressée le 17 mars 1775 à Alexandre-Jean (Vincent) Mignot [1728-1790] écrit concernant M. Durey de Morsan «  qu’il est allé à Lausanne, chargés de dette et d’une bâtarde » [dont un note nous donne son nom : Sophie Durey]. 419

Langage (Zeugma) (9): 1775. Voltaire [1694-1778], dans une lettre adressée à Madame de Saint-Julien [1730-1820] lui écrit :
«  Nous ne nous entretenons que de vous dans la colonie, nous la trouvons déserte, nous sommes tout étonnés de ne plus vous voir en trois ou quatre lieux à la fois, courir, monter, descendre, revenir, tantôt en femme, tantôt en homme, ou en oiseau, ou en philosophe, dormant dans un manteau, ou perchant sur une branche. » (Cf. Femme. Remarquable. Du Chatelet Madame de)

Langage (Zeugma) (10) : 1805. Stendhal [1783-1842], dans son Journal, écrit, le 14 janvier 1805 :
«  […] Je sens que je suis fait pour la meilleure compagnie et pour la meilleure des femmes ; je désire trop vivement ces deux choses pour ne pas m’en rendre digne. » 420

Langage (Zeugma) (11) : 1805. Stendhal [1783-1842], dans son Journal, écrit, le 2 mai 1805 :
«  Í…] étant complètement indifférent dans le monde, je dois y être charmant.
J’y ai, pour me préserver de la stagnation, ma banque et l’amour des femmes. » 421

Langage (Zeugma) (12) : 1818. Stendhal [1783-1842], dans une lettre en date du 16 novembre 1818 adressée à Matilde Viscontini [1790-1825], lui écrit : 
« Je voudrais vous écrire une lettre un peu amusante, mais je passe ma vie avec de bons bourgeois qui s’occupent toute la journée du prix du blé, de la santé de leurs chevaux, de leur maitresse et de leur casin [cabanon].» 422

Langage (Zeugma) (13) : 1839. Stendhal [1783-1842], dans La chartreuse de Parme, auteur de :
« Fabrice avait cette ressemblance avec la jeunesse française qu’il s’occupait beaucoup plus sérieusement de son cheval et de son journal que de sa maîtresse bien-pensante .» 423

Langage (Zeugma) (14) : 1862. Victor Hugo [1802-1885], dans Les misérables, auteur de :
- «Le prince de Beauffremont qui, assez jeune, avait un chef grisonnant et une jolie et spirituelle femme.»
- «[Gantaire] savait […] qu’on trouvait de bonnes galettes et de bonnes filles à l’Ermitage sur le boulevard du Maine […].» 424 (Cf. Patriarcat)

Langage (Zeugma) (15) : 1877. Tolstoï [1828-1910] dans Anna Karénine évoque la tournée d’un « prince étranger » à Saint-Pétersbourg :
«  Au fond, ce qui l’amusa le plus, ce furent les actrices françaises, une demoiselle du corps de ballet et le vin de Champagne, carte blanche. » 425

Langage (Zeugma) (16) : 1881. Flaubert nous présente Bouvard et Pécuchet qui après avoir lu L’Architecte des Jardins partagent leur émotion en découvrant que : « La porte des champs était recouverte d’une couche de plâtre, sur laquelle s’alignaient en bel ordre cinq cents fourneaux de pipes, représentant des Abd-el-Kader, des nègres, des femmes nues, des pieds de cheval et des têtes de mort. » 426

Langage (Zeugma) (17) : 1893. Alexis de Tocqueville [1805-1859], dans ses Souvenirs, auteur de :
« (En 1848) Marrast [Armand. 1801-1852] )…] qui a toujours préféré le luxe, la table et les femmes à la démocratie en guenilles, racontait des petites histoire galantes. » 427

Langage (Zeugma) (18) : 1899. Joseph Conrad [1857-1924] dans sa nouvelle Au cœur des ténèbres [1899] auteur de :
 «  Tout ce qui avait appartenu à Kurtz, m’était passé entre les mains : son âme, son corps, sa station, ses projets son ivoire, sa carrière. Il ne restait guère que son souvenir et sa Fiancée […]. » 428

Langage (Zeugma) (19) : 1912. André Billy [1882-1971], lors d’une discussion, le 22 mai 1912, en pleine guerre donc, avec Paul Léautaud [1872-1956] lui déclare :
«  Au fond, l’idéal, si la vie étaient éternelle, ce serait d’être lieutenant de cavalerie. On est riche, on a des femmes, on commande, on exerce ainsi le sentiment de la domination . » 429

Langage (Zeugma) (20) : 1924. Georges Bernanos [1888-1948] dans une lettre adressée à Cosmao Dumanoir, en date du 6 octobre 1924, auteur de :
«  Mais si j’ai traversé Paris, c’était en chef de caravane, comptable de ma femme, de mes enfants, de mes malles et de mon chien… » 430

Langage (Zeugma) (21) : 1926. Lu dans le Journal littéraire de Paul Léautaud [1872-1956], le 2 avril 1926 :
« Berthellemy (l’ami de Sacha Guitry) [1887-1957] […] ajoute qu’avec cela Sacha a un train de vie, une femme qui lui coûtent fort cher : automobile tableaux, livres, toilettes, bijoux. » 431

Langage (Zeugma) (22) : 1931. André Gide [1869-1951], dans son Journal, à la date du 13 juillet 1931, évoque la « sincérité dans les aveux » de Maurice Barrès [1862-1923], écrivant dans Mes Cahiers [XIème. 1896] :
«  Je vois ce qu’il y a de chimérique dans mes rêves. À vingt ans, je ne savais pas cela… Mes rapports avec le monde sont beaucoup moins nombreux que je ne l’imaginais quand je rêvais le pouvoir, la gloire, les femmes…» 432

Langage (Zeugma) (23) : 1940. Paul Léautaud [1872-1956] écrit dans son Journal (littéraire) à la date du 18 septembre 1940 concernant l’abbé Mugnier [1853-1944] :
« Il a toujours trouvé une femme riche pour lui assurer une vie confortable : un bon appartement, une bonne, des vacances, jusqu’à ces derniers temps un auto pour le transporter dans ses visites, aux déjeuners ou aux dîners où il devait aller. » 433

Langage (Zeugma) (24) : 1947. Lu dans Le caporal épinglé de Jacques Perret [1901-1992] :
« […] Le jeune Pessart, employé de banque et propriétaire, dans le civil, d’une femme et d’un chien ; à cause du chien qui ne pouvait rester seul, ils allaient au cinéma chacun leur tour. » 434

Langage (Zeugma) (25) : 1957. Lu dans un livre consacré à la vie religieuse des petits Frères du Père de Foucauld [1858-1905] dans un chapitré consacré à l’amour de la chasteté :
«C’est ainsi que vous serez successivement mis en demeure de renoncer aux douceurs de la femme, du foyer et de la paternité435 (Cf. Langage. Soi. Don de soi)

Langage (Zeugma) (26) : 1969. Charles Bukowski [1920-1994], dans son Journal d’un vieux dégueulasse, évoquant un « écrivain couvert de gloire » le décrit comme : « plein de bourses d’études, de maitresses, d’épouses, de prix littéraires, de romans, de poèmes, de nouvelles, d’aquarelles… et de séjours en Europe. » 436

Langage (Zeugma) (27) : 1976. Jacques Perret [1901-1992] dans Raisons de famille se souvient de ses ancêtres (maternels) :
« En 1888, Louis Roque, fils de Césr, fils de Louis, enfant cadet de l’ancêtre laboureur, avait quitté Lyon pour Paris avec sa Marguerite bien-aimée, ses trois filles , sa boite à violon et sa boîte à peinture. » 437

Langage (Zeugma) (28) : 1985. Elia Kazan [1909-2003], concernant le Sud des États-Unis, dans les années 1940 :
«  J’aimais là-bas beaucoup de choses : la violence, les femmes, les Noirs, l’humour, les chansons populaires… » 438

Langage (Zeugma) (29) : 1990. Françoise Verny [1928-2004], concernant Claude Santelli [1923-2001] écrit :
« […] Il vit dans l’immanent, aiguillonné par le souci de la transcendance. Il jouit de l’existence, de la bonne chère (gourmet plus que gourmand), des femmes (éternel adolescent amoureux, malgré son attachement à son épouse […], » 439

Langage (Zeugma) (30) : 1991. Christine Ockrent, auteure de :
«  Ted Kennedy [1932-2009], avec son masque buriné par les femmes, l’alcool et le destin du clan […] » 440 (Cf. Femme Journaliste. Ockrent Christine)

Langage (Zeugma) (31) : 1993. Éric Neuhoff, évoquant son père :
«[…] Sans lui, à l’heure qu’il est, je serais un viveur, un pitoyable débauché, une figure vaguement romanesque - mensonges, alcool et maitresses.» 441

Langage (Zeugma) (32) : 1994. Guy Chaussinand-Nogaret, auteur dans son livre, Le citoyen des Lumières de :
«  Le roi [Louis XIV], qu’on appelait le Grand et qu’on comparait au soleil, avait posé sa main sur le monde et, sous sa pression, le monde s’était courbé. Rien, ni l’Europe, ni les consciences, ni les esprits, ni les femmes, n’avait résisté et le résultat avait surpris l’univers. » 442

Langage (Zeugma) (33) : 2004. Éric Halphen, auteur de :
« PPDA [Patrick Poivre d’Arvor] adore vraiment la littérature, je crois qu’il donnerait tout ce qu’il a, argent, notoriété, femmes, tout, pour écrire un jour un livre qui lui survive. » 443

Langage (Zeugma) (34) : 2011. Bruno Lemaire, écrit le 21 octobre 2011 :
«  Le président [Sarkozy] a les traits tirés, conséquence de la naissance de sa fille et de la détérioration de la situation dans la zone euro. » 444 (Cf. Homme « Politique ». Lemaire Bruno, Économie. Lemaire Bruno)

Langage (Zeugma) (35) : 2011. Dans le livre Écrivains de toujours, je lis concernant Charles Bukowski [1920-1994] 
«  L’écrivain meurt d’une leucémie à l’âge de 73 ans, en laissant derrière lui une épouse Linda et une œuvre au style unique. » 445

Langage (Zeugma) (36) : 2011. Dans le livre Écrivains de toujours, je lis concernant Maya Angelou [1928-2014] :
« [Maya Angelou’] débute durement dans la vie : école publique de l’Arkansas, viol, maternité à l’adolescence. Rien ne semble la promettre à la gloire. » 446

Langage (Zeugma) (37) : (mai) 2018. Entendu sur France Culture lors d’une émission d’hommage à Philippe Roth [1933-2018] :
«  Il a arrêté les femmes en même temps que la littérature. » 447
Carrément ignoble…

Langage (Zeugma) (38) : (juin) 2018. Titre du Figaro : « Sanchez [premier ministre socialiste Espagnol) mise sur les femmes et l’Europe. » 448

Langage (Zeugma) (39) : (juin) 2018. Dans l’éloge fait par France Culture à Bruno Durocher [1919-1996], on entend :
« Bruno Durocher […], à Paris, connait à nouveau, l’errance, la misère, les prostituées, les petits boulots - un semi-clochard dira t-il de lui-même - mais toujours la poésie au cœur ». 449

Langage (Zeugma) (40) : (juin) 2018. Présentation de la maison d'édition  Bartillat du livre de Nelson Algren [1909-1981], Chicago, Le ciel et l’enfer : 
« Paru pour la première fois en 1951, Chicago, considéré comme un classique aux États-Unis, a conservé toute sa force. Il décrit une ville tant d’arnaqueurs, de prostituées, de politiciens que de bourgeois et de notables. » 450

Langage (Zeugma) (41) : (juillet) 2018. Lu dans Le Canard enchaîné, concernant la critique du livre de Sylvie Simmons consacrée à la vie de Léonard Cohen [1934-2016], L’Échappée, évoquer :
«  Femmes, drogues, recherche spirituelle tous azimuts […]. » 451

Langage (Zeugma) (42) : (août) 2018. Vincent Josse présentant sur France Culture François Truffaut  [1932-1984] :
« cet amoureux des femmes, des livres, et du cinéma. » 452 (Cf. Culture)

Langage (Zeugma) (43) : (18 septembre) 2018. Échange entre un documentariste, auteur de : Dans le cerveau du monstre, et une ‘journaliste’ concernant les Lybiens enrôlés par Daesch :
- Elle : «  On leur distribue des maisons, des femmes, des voitures. Impossible de résister à cela. »
- Lui : « On lui offre vraiment le paradis, finalement. On lui offre une voiture, une arme, le pouvoir, donc la force, et une femme. Voilà le bonheur. » 453 (Cf. Patriarcat. Permanence, Politique. Guerre)

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Notes de bas de page

1 France Culture, Les masterclasses. Jacque Bonnafé : ‘Le métier d’acteur est une indiscipline : on doit se contredire un peu.’ 12 juillet 2018

2 Le Figaro, Féminisme ; les délires de l’écriture inclusive». 6 octobre 2017

3 Courrier de la Marche Mondiale des Femmes, N° 340. 5 octobre 2017

4 France inter, Le téléphone sonne. 16 mars 2018

5 Blog de Jean-Pierre Dacheux, 7 janvier 2011

6 Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir. In : Œuvres complètes. Robert Laffont. Collections Bouquins. Tome I. p. 180, 181

7 Varlam Chalamov, Récits de la Kolyma. Verdier. 1515 p. 2003. p.225

8 Médiapart, Le cinéma est politique. Conversation Costa-Gavras. Varoufakis. 18 octobre 2017

9 Voltairine de Cleyre, De l’action directe. Le passager clandestin.74p. 2009. p.28

10 Première phrase de Joseph Delteil, Jeanne d’Arc. [1925] Les Cahiers rouges. Grasset

11 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.1026 à 1049

12 France Culture, Alain-Emile-Auguste Chartier. 3I août 2013. 6h 30

13 Julien Green, Les années faciles. 1926-1934. Plon. 582p. 1970. p.151

14 France Culture, Les racines du ciel. Parcours d’une anthropologue éclairée avec Françoise Héritier. 26 avril 2015

15 Michèle Idels, Sortie d’exil. In : Génération MLF [1968-2008]. Des Femmes. Antoinette Fouque. 615p. 2008. p.96

16 L’internationale Situationniste, N° 8. janvier 1963

17 L’Internationale Situationniste, N° 10. Mars 1966

18 L’internationale Situationniste, N° 8. Janvier 1963

19 Le Figaro, Prolift, La prothèse vaginale qui fait scandale dans le monde. 20 Octobre 2017

20 France Culture, 2 janvier 2015. (Rediffusion d’un interview daté du 30 juin 1997) Un homme témoin de son temps-Arthur Koestler

21 Thomas Szasz, Karl Kraus et les docteurs de l’âme. Hachette. 223p. 1985. p.112

22 France Culture, Leçon inaugurale au Collège de France. Claude Lévi-Strauss. 26 août 2017

23 France Culture, Gherasim Luca ; une vie, une œuvre, 3 avril 2003

24 Georges Vedel, La parité mérite mieux qu’un marivaudage législatif ! Le Monde, 8 décembre 1998. Reproduit dans : Le piège de la parité. Arguments pour un débat. Pluriel. Hachette Littérature. 251p. 1999. p.26 à 30

25 Cornelius Castoriadis, La jeunesse étudiante. In : Quelle démocratie ? I. Éditions du Sandre. 690p. 2013. p.167, 172, 178

26 Edgar Morin, Au rythme du monde. Un demi siècle d’articles dans Le Monde. Archipoche. 588p. 2015. p. 129, 132

27 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.927, 583

28 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.1199

29 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.151

30 Cornelius Castoriadis, Souvenirs sur «Raoul». Cahiers Léon Trotski, Juillet 1995. Repris dans : Quelle démocratie ? II. Éditions du Sandre. 656p. 2013. p.538

31 Alexandre Grandazzi, Radio Courtoisie (radio d’extrême droite). 5 juin 2018. 08 h 45

32 France Culture, Charlotte Delbo. 1935-1985. 21 juillet 2018

33 Jean-Paul Sartre, Reportage aux États-Unis pour Combat, février 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.60

34 Jean-Paul Sartre, Présentation des Temps Modernes, octobre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.212

35 Jean-Paul Sartre, Portrait de l’antisémite. décembre 1945. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.262

36 Jean-Paul Sartre, Matérialisme et révolution. juin 1946. Repris dans Situations II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.318

37 Jean-Paul Sartre, Écrire pour son époque. août 1946. Repris dans Situations, II. NRF. Gallimard. 474p. 2012. p.391

38 Jean-Paul Sartre, Les communistes et la paix. Les Temps modernes. juillet 1952, octobre novembre 1953, avril 1954. Repris dans Situations VI. NRF. Gallimard. 384p. 1964

39 Jean-Paul Sartre, D’une Chine à l’autre. 1954. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.10

40 Jean-Paul Sartre, Nous sommes tous des assassins. Les Temps modernes. N°145. mars 1958. Repris dans Situations, V. NRF. Gallimard. 253 p. 1964. p.69

41 Jean-Paul Sartre, Avant-propos à Aden Arabie, de Paul Nizan. Maspero. 1960. Repris dans Situations, IV. NRF. Gallimard. 459p. 1964. p.146

42 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Monde. 14 mars 1971. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.108

43 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.196

44 Jean-Paul Sartre, Entretiens sur moi-même. Le Nouvel Observateur, 23 juin, 30 juin, 7 juillet 1975. Repris dans Situations, X. NRF. Gallimard. 226p. 1976. p.177

45 France Inter, Ça peut pas faire de mal. Les Mémoires de Saint Simon. 18 novembre 2017. [1ère écoute. 5 septembre 2015]

46 Cité sans source dans : Louis Van Delft, Les moralistes. Une apologie. Folio Essais. Gallimard. 2088. p.368

47 George Steiner, Réelles présences. Les arts du sens. Folio Essais. Gallimard. 281p. 1994. p.139, 140

48 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.420

49 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.522

50 Wikipédia, Symbole.

51 Cf. Marie-Victoire Louis, les 9 textes regroupés dans : Amnesty international http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=1100

52 Marie Cardinal, Une vie pour deux. Grasset. 345p. 1978. p.28

53 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.586 ; C. aussi : Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.829, 951

54 In : Jean-Paul Aron, Les modernes, Gallimard. 314p. 1984. p.137

55 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.285

56 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.97

57 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.1049

58 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.440

59 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.520

60 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.580

61 In : Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. Note. p.1629

62 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.732

63 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. P.437.

64 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.473

65 Madame de Rémusat, Lettres. 1804-1814. Calmann-Lévy. 1881. 415p. p.191,192

66 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.688

67 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.204, 205

68 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.172

69 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007.p.253

70 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.385

71 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.416.

72 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.896, 1055

73 Maurice Garçon. Journal. 1939-1945. Les Belles lettres / Fayard. 702p. 2015. p.270

74 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.924

75 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.701 et suivants

76 Jean Paulhan. In : Madeleine Chapsal, Les écrivains en personne. 10 / 18. 316p. 1973. p.231

77 Julien Green-Jacques Maritain, Une grande amitié. Correspondance. 1926-1972. Idées Gallimard. 345p. 1982. P.305, 306

78 Julien Green-Jacques Maritain, Une grande amitié. Correspondance. 1926-1972. Idées Gallimard. 345p. 1982. p.315

79 Mémoires du Cardinal de Bernis. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 375p. 1986. p.12

80 Jean Chalon, Florence et Louise, les magnifiques. Florence Jay-Gould et Louise de Vilmorin. Le Rocher. 169p. 1987. p. 20, 34, et 27

81 France Culture, Une vie, une œuvre. Assia Djebar. 5 mars 2016

82 France Culture, A voix nue, Florence Delay. 2 novembre 2012

83 C., Éliane Viennot [et cinq autres auteur-es], L’Académie contre la langue française : le dossier «féminisation». Éditions X. 2016.

84 France Culture, 6 novembre 2014. Petite histoire de l’Académie française. Un autre jour est possible. 4/ 5.

85 Site de l’Académie française

86 France Culture, Dominique Bona, de l’Académie française : ‘L’écriture inclusive porte atteinte à la langue elle-même’. 27 octobre 2017

87 Académie française, Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite ‘inclusive’. 26 octobre 2017

88 Radio Courtoisie (radio d’extrême droite). 10 juin 2018

89 Radio Classique, Passion Classique. 16 juillet 2018

90 Public Sénat.T.V, Livres et vous.16 septembre 2018

91 France Culture, Churchill. 21 juillet 2015 [1ère difusion : été 2010]

92 Françoise Verny, Le plus beau métier du monde. Olivier Orban. 459p. 1990. p.92

93 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.1109

94 Éliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin. Petite histoire des résistances de la langue française. Éditions i-X e. 2014. 119p.

95 Le Parisien, Paris. Pour ou contre la journée du ‘matrimoine’ ? 7 décembre 2017

96 Georges Bernanos, Lettres retrouvées. 1904-1948. Plon. 517p. 1983. p.181

97 France Culture, L’esprit public. La diplomatie européenne. 10 mai 2015

98 Le Canard enchaîné, La mare aux canards. 25 avril 2018. p.2

99 France Culture, Hélène Cixous : ‘Lire et vivre sont des synonymes’ .7 août 2018

100 Jean-Marie Déguignet [1834-1905], Mémoires d’un paysan Bas-breton. An Here. Pocket. 2000. 469p.

101 France Culture, Les sœurs Brontë. Le mythe Brontë. 13 août 2018

102 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.341, 1291

103 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.250

104 Madame de Staël, Correspondance générale. Tome VII. Champion. Slatkine. 645p. 2008. p.110, 111

105 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1951. 1805p.

106 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.659

107 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.1240, 1735

108 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.1165

109 Atlantico, Quand Christian Jacob insulte un ex- député LR devenu macroniste : ‘Traitre ! Tu n’es qu’une salope ! ’. 9 août 2017

110 Annie Leclec, Parole de femme. Grasset. 196p. 1974. p.69

111 France. Info, Emmanuel Macron sur BFMTV et Mediapart : on vous résume les séquences qu'il ne fallait pas rater. 15 avril 2018

112 France Culture, Annette Messager : ‘J’ai toujours voulu utiliser des matériaux simples, ceux du quotidien‘. 31 juillet 2017

113 Victor Hugo, Quatre-vingt Treize, Bibliothèque Lattès. 541p.1988. p.140

114 Les Cahiers du Grif, N° 3, Le tabou de l’inceste, Lettre de Serge Moscovici. 23 avril 1974. In, Ceci (n’) est (pas) mon corps. 1974. p.72-74

115 In : George Sand, Lélia, D’une Lélia à l’autre. Garnier Flammarion. 601p. 1960. p.328

116 In : George Sand, Lélia, D’une Lélia à l’autre. Garnier Flammarion. 601p. 1960. p.329

117 Françoise Verny, Le plus beau métier du monde. Olivier Orban. 459p. 1990. p.43, 109, 118

118 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.693

119 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.774

120 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1006

121 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.1043

122 Voltaire, Correspondance. IV. (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.1226. p.938, 940, 943

123 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.804

124 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.636

125 In : Voltaire, Correspondance. XIII (juillet 1777-mai 1778). La Pléiade. 1203p. 1992. p.251

126 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.1022

127 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.612

128 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.1571, 1028

129 Voltaire, Correspondance. VI. (octobre 1760-décembre 1762). La Pléiade. 1648p. 1980. p.775

130 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.349, 381

131 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.487, 488, 1309

132 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.593, 594, 1338

133 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.529, 1322

134 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.1004

135 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.138, 1244

136 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.446, 1360

137 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.484, 1360

138 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.259, 1188, 1367

139 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.363,1236

140 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.408, 1250

141 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p. 547, 548

142 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.1008, 1553

143 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.1039

144 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.25

145 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.215

146 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.742

147 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.118

148 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.135

149 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.245

150 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.698

151 Voltaire, Correspondance. XIII (juillet 1777-mai 1778). La Pléiade. 1203p. 1992. p.111

152 Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette, Biographie du couple Thorez. Fayard. 686p. 2010. p.247

153 Cf. Marie-Victoire Louis, Dis-moi, «le genre», ça veut dire quoi ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=919&themeid=877

154 Nicolas Boileau, Satires III.

155 Agence Chine Nouvelle, Le Maroc organise une conférence internationale sur la budgétisation sensible au genre (BSG) dans le cadre du partenariat entre le ministère marocain de l'Économie et des Finances et l'ONU Femmes. 4 novembre 2012

156 Mali Jet. Delta news, Promotion du genre : Pour la planification et la budgétisation sensible au genre. 13 novembre 2014

157 France Inter, 23 mars 2018. 18 h 30

158 TV5. Monde. Europe. 4 avril 2018.

159 France Culture, Womens’s power. Les nouveaux féminismes. 21 août 2016

160 France Inter, Le masque et la plume. 29 octobre 2017

161 Arte, Modigliani. Le corps et l’âme mis à nu. 31 décembre 2017

162 Cf. Marie-Victoire Louis, «Recherches sur les femmes, recherches féministes» http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=912&themeid=460

163 La Croix, Théorie du genre. Ce que le pape a vraiment dit. 3 octobre 2016

164 Conférence, École Normale supérieure de Lyon. 21 septembre 2017

165 France Culture, Geneviève Fraisse (5/5) Fabriquer, sculpter et colporter le féminisme. 28 avril 2017

166 Le Monde, «Arrêter l’entre-soi entre journalistes politiques». Catherine Barma, productrice du talk-show’ On n’est pas couché’ revendique le mélange des genres. 9/10 avril 2017

167 France Culture, Avoir raison avec Virginia Woolf. Du côté des bêtes, des poètes, des biographies. 16 août 2017

168 C8. 23 janvier 2017. 12 h 24

169 France Culture, 1965. Niki de saint phalle crée ses premières nanas. 16 août 2017

170 France Culture, Qu’est ce qu’une femme contemporaine ? La grande table. 5 janvier 2015

171 Mezetulle (Blog-revue de Catherine Kintzler), «Au bon plaisir des ‘docteurs graves’. À propos de Judith Butler» de S[abine] Prokhoris, lu par J. Favret-Saada. 4 février 2017

172 France Culture, La session de rattrapage. 5 août 2017

173 France Culture, Hélène Hazera, une femme de combat. 4/5. 31 août 2017

174 France Culture, La session de rattrapage. 2 septembre 2017

175 France Culture, Le réveil culturel, Sinziana Ravini : ‘Je vois l’érotisme comme une quête philosophique, il faut en parler de façon lumineuse et ludique’. 30 mars 2018

176 Thomas Laqueur, La fabrique du sexe. NRF. Essais. Gallimard. 355p. 1992. p.222

177 France Culture, Philippe Lançon : Après « Charlie », Vivre et écrire. 22 mai 2018

178 Marcel Mauss, Essais de sociologie. Points. Le Seuil. 252p. 1971. p.124

179 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.126

180 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.873

181 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.539

182 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.827

183 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.1037

184 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.70

185 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.351

186 GIS. Institut du genre, Appel à projet 2017. Diffusé le 21 décembre 2016 par EFL.

187 Le Monde, Les Argentines en lutte contre le machisme. 11 mars 2017

188 Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne. Plon. 160ème mille. 366p. 1936. p.50, 51

189 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.73

190 France Culture, Une vie, une œuvre. Pierre Desproges, Je ne suis pas n’importe qui. 17 février 2018

191 Diderot, Correspondance. Lettre à Falconet, Petersbourg. Juillet 1867. Bouquins. Laffont. 1468 p. 1997. p.745

192 André Gide, Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.193

193 Julien Green, Les années faciles. 1926-1934. Plon. 582p. 1970. p.159

194 Julien Green, L’œil de l’ouragan. Le Livre de poche. p.23

195 Julien Green-Jacques Maritain, Une grande amitié. Correspondance. 1926-1972. Idées Gallimard. 345p. 1982. p.68

196 Friedrich A. Hayek, La route de la servitude. PUF. Quadrige. Grands textes. 176 p. 2010. p.116

197 Hobbes, Le Léviathan. Folio Essais. Gallimard. 1027p. 2013. p.120, 194

198 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.1217, 1218

199 Eric Hobsbawm, L’ère des révolutions. Éditions Complexe. 416p. 2000. p.9

200 Cité par Patricia Latour, dans son introduction au livre intitulé, Alexandra Kollontaï, La révolution, le féminisme, l’amour et la liberté. Le temps des cerises. 335p. 2017. p.5

201 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.197, 198, 1022

202 AFP, ‘Fainéants ‘, ‘pas réformables’ : Macron regrette les polémiques. 21 septembre 2017

203 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.239

204 Chris Marker, Lettres de Sibérie.1957

205 Le Canard enchaîné, La faim dans le monde. 18 octobre 2017. p.7

206 France Culture, Actualité de Louis Sébastien Mercier. 16 septembre 2017

207 Maurice Merleau-Ponty. In : Madeleine Chapsal, Les écrivains en personne. 10 / 18. 316p. 1973. p.198

208 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 440p. 1973. p.83

209 Jules Renard, Journal. 1887-1910. 27 septembre 1902. (Sur le net. PDF)

210 Cardinal de Retz, Mémoires, La Pléiade. 1003p. 1950. p.855

211 Correspondances conjugales. 1914-1918. Dans l’intimité de la grande guerre. Robert Laffont. 1061 p. 2014. p.912

212 France Culture, Anthologie Française. Saint Just. 25 octobre 2017. 1ère diffusion. 9 mai 1958

213 France Culture, Dulcie September, Affaire non classée. Une vie entre mémoire et oubli. 29 octobre 2017

214 Madame de Staël, De l’Allemagne. I. Garnier Flammarion. 382p. 1968. p.142

215 Madame de Staël, De l’Allemagne. II. Garnier Flammarion. 318p. 1968. p.184

216 AFP, Valls : «Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir.» 21 janvier 2015

217 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p.600

218 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.199

219 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.560, 1468

220 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.52

221 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.113

222 AFP, Affaire du barbecue: 20 ans de prison. 25 février 2011

223 Le Monde, Big browser, Omerta - Une affaire de viol collectif se règle sur Internet. 17 décembre 2012

224 Metro-France, Football : [X] cité dans une affaire de prostitution de mineure». 13 février 2013

225 Samira Belli, Dans l’enfer des tournantes. Folio. 308p. 2003. p.78

226 BFM Business, Jean Hervé Lorenzi, 7 mai 2012

227 France Culture, L’esprit public. 8 janvier 2017

228 Le Figaro, Désir écrit aux militants socialistes. 4 avril 2013

229 Le Figaro, Juan Carlos 1er en quête d’«immunité». 23 juin 2014

230 Élisabeth Guigou, Être femme en politique. Plon. 273p. 1997. p.221

231 France Culture, Une vie, Une œuvre. Chantal Ackermann. 1950-2015. Intérieur extérieur. 19 novembre 2016

232 Eric Hobsbawm, Franc tireur. Autobiographie. Ramsay. 521p. 2005. p.354

233 Le Figaro, La cinémathèque française met à l’honneur Roman Polanski et provoque l’indignation. 21 octobre 2017

234 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.540

235 Europe 1, Affaire Benalla. Nouvelle journée agitée à l’Assemblée, entre huées et suspensions de scéances. 21 juillet 2018

236 D 8, Touche pas à mon poste. Jean Michel Maire a retrouvé l’amour. 27 janvier 2016

237 France Culture, Les années soixante. 20 août 2018.

238 In : Le JDD (30 avril 2017), cité par Le Canard enchaîné. 3 mai 2017. p.1

239 Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence. Nouvelle édition revue et augmentée. Seuil. 156p. 1980. p.15

240 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.1050

241 AFP, Loire : elle meurt poignardée chez elle. 1er avril 2012

242 Roland Dumas, L’épreuve. Les preuves. Michel Lafon. 435p. 2003. p.232

243 Françoise Verny, Le plus beau métier du monde. Olivier Orban. 459p. 1990. p.92

244 Le Canard enchaîné, Sophia Chikirou, la trans Insoumise. 18 juillet 2018. p.7

245 Didier Foucault, Histoire du Libertinage. Des goliards au marquis de Sade. Perrin. 488p. 2007. p.7, 432

246 Stendhal, Souvenirs d’égotisme. In : Oeuvres intimes. La Pléiade. II. 1717 p. 1982. p.444

247 Eric Hobsbawm, Franc tireur. Autobiographie. Ramsay. 521p. 2005. p.431

248 France Culture, Gérard Wajcman: ‘Nous n’interprétons pas les œuvres, ce sont elles qui nous interprètent.’ 5 septembre 2017

249 Le Monde Diplomatique, Pouvoir tout dire. novembre 2017. p.28

250 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 438p. 1973. p.61 et 84

251 Sade, La nouvelle Justine, In : Œuvres. II. La Pléiade. Gallimard. 1425p. 1995. p.1065

252 Jean Jaurès, La convention. Gallica. p.77

253 Jean Paul Sartre, Les intellectuels. In : Situations, VIII. Autour de 68. Gallimard. 1980. 478p.

254 Laurent Cordonnier, Pas de pitié pour les gueux : sur les théories économiques du chômage. Raison d’agir. 2000. 124 p.

255 J.V Placé, Président du groupe Europe / Ecologie / les Verts du Sénat. 21 mai 2014

256 France Culture, Éric le Bouché. directeur de la rédaction du magazine économique Enjeux les Echos. 8 juin 2014

257 France Inter, Daniel Mermet. Là bas si j’y suis. 26 juin 2014

258 France Culture, Patrick Lopin, La vie comme elle va (2006) Rediffusion. 5 octobre 2015

259 L’Obs, Sarkoy et les ‘ploucs’ : il l’a bien dit ! 27 octobre 2016

260 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.632

261 Maternité esclave. Les chimères. 10/18. 316p. 1975. p.200

262 In : Choisir de donner la vie, Gisèle Halimi : la liberté des libertés. Idées. Gallimard. 1979. 566p. p.291

263 Victor Marguerite, Vers le bonheur. Ton corps est à toi. Roman. Flammarion. 185ème mille. 294p. 1947. p.193

264 Appel à contributions. Images-Re-vues, Regard-s homérotique.s N° 17. 14 juillet 2018

265 Le Monde, L’Argentine sous le choc de l’assassinat d’une militante contre les violences sexistes. 12 avril 2017

266 France Culture, Comment la révolution iconoclaste invanta le musée. 31 janvier 2018

267 France Culture, Bénédicte Savoy, Arts et imaginations. 29 juillet 2018

268 In : Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.37

269 France Culture, L’esprit public. 29 novembre 2015

270 AFP, Luc Besson visé par une plainte pour viol déposée par une de ses actrices. 19 mai 2018

271 Arte, Au fil du monde. Laos. 12 mars 2018

272 Honoré de Balzac, Lettres à Madame Hanska. I. 1832-1844. Bouquins. Robert Laffont. 957p. 1990. p.169,183

273 In : Chateaubriand, Lettres à Madame Récamier. Flammarion. 1998. 578p.

274 France Culture, Hélène Cixous : ‘Lire et vivre sont des synonymes.’ 7 août 2018

275 Paul Nizan, Les chiens de garde. Agone. 176p. 2012. p.125

276 Robert Debré, L’honneur de vivre. Stock. Hermann. 1974. 462p.

277 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.1121

278 Cécile Duflot, De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion. Fayard. 2014. 231p.

279 Roland Dumas, L’épreuve. Les preuves. Michel Lafon. 435p. 2003. 434p.

280 Éric Dupont-Moretti, Bête noire. «Condamné à plaider». J’ai lu. 2013. 220 p.

281 AFP, Élections en Turquie : discours de victoire d’Erdogan à Ankara. 24 juin 2018

282 Le Figaro, Le Maroc sous le choc du calvaire de Khadidja, sequestrée, violée, torturée. 27 août 2018

283 France Culture, L’Odyssée de Claire Nouvian. 13 août 2018

284 France Culture, L’esprit public. 26 août 2018

285 France Culture, L’esprit public. 9 septembre 2018

286 Sigmund Freud. Karl Abraham, Correspondance complète.1907-1925. Connaissance de l’inconscient. Gallimard. 790p. 2006. p.177

287 Jean Giono. In : Madeleine Chapsal, Les écrivains en personne. 10 / 18. 316p. 1973. p.134

288 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.526

289 Victor Hugo, Choses Vues. 1849-1885. Folio. Gallimard. 2010. 1014p.

290 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.161, 311, 405

291 Le Parisien, Affaire Benalla : Pierre Leleu n’était ‘pas informé’ de la présence d’observateur. 27 juilet 2018

292 Bruno Lemaire, Jours de pouvoir. Récit. Gallimard. 2013. 427p.

293 Roger Le Taillanter, Les nouveaux esclaves. Au bois de Boulogne et ailleurs. France Loisirs. 1993. 332p.

294 In : Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 440p. 1973. p.64

295 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le livre de poche. 767p. 2010. p.127

296 Qui êtes vous ? Michel Maffesoli, Entretiens avec Christophe Bourseiller. Bourin Editeur. 2010. 135p.

297 France Culture, Michel Onfray. Brève encyclopédie du monde. 1000 ans d’obscurité. 21 juillet 2018

298 Michelle Perrot, Mon Histoire des femmes. France Culture. Éditions du Seuil. 2008. 247 p.

299 France Culture, Avoir raison avec Andreas Lou Salome. Élisabeth Roudinesco. Profession : psychanalyste. 9 août 2018

300 Stendhal, Le rouge et le noir. Le livre de poche. Classiques de poche. 577p. 2009. p.144, 145

301 Correspondances conjugales. 1914-1918. Dans l’intimité de la grande guerre. Robert Laffont. 1061 p. 2014. p.993

302 Thierry Jean-Pierre, Bon appétit, messieurs ! Fixot. 1991. 256p.

303 Sophie de Vilmorin, Aimer encore. Gallimard. 1999. 283p.

304 Voltaire, Correspondance. I. (1704-1738). La Pléiade. 1735p. 1964. p. 308, 1358

305 Voltaire, Correspondance. II. (janvier 1739-décembre 1748). La Pléiade. 1814p. 1977. p.1055, 1642.

306 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.166

307 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.187

308 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.229

309 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.591

310 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.815

311 Voltaire, Correspondance. III. (janvier 1765-décembre 1753). La Pléiade. 1534p. 1975. p.917

312 Voltaire, Correspondance. IV (janvier 1754-décembre 1757). La Pléiade. 1655p. 1978. p.923

313 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.637

314 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1980. 1698p.

315 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.538, 1173

316 France Culture, Les racines du ciel. Habiter poétiquement le monde. Zeno Bianu. 15 mais 2016

317 Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert Laffont. 987p. 1991. p.486

318 Giselle Halimi, Fritna, Éditions France-Loisirs. 193p. 2000. p.43

319 L.C.I, 21 septembre 2016. 18 h 35

320 Bernard Lemettre, Je veux juste qu’elles s’en sortent. Mon combat pour briser les chaînes de la prostitution. Michel Lafon. 2015. 253p.

321 Le Figaro, 21 octobre 2016

322 France Culture, 2 novembre 2016. 17 heures.

323 France inter, Affaires sensibles. Le médiator, Fiasco sanitaire et faillite d’un système. 16 novembre 2016

324 Marc Fernandez et Jean-Christophe Rampal, Ciuda Jauarez, Capitale du féminicide. In : Le livre noir des femmes (Sous la direction de Christine Ockrent) 954p. 2007. p.177

325 Arte, Le plus vieux métier du monde. 23 décembre 2016. (Début / 10 minutes avant le 24 décembre)

326 Léon Poliakov, Bréviaire de la haine. Le IIIème Reich et les juifs. Le livre de poche. 505p. 1974. p.381

327 Marie-Hélène Luiggi, Marie-Louise Girod. La dame d’En Haut. Montauban, Impr. Lormand. 166p. 2003. p.88

328 R.P. Bonnet, Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.79

329 Jean Marc Varaut, Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.205

330 Me Pau Langevin, Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.497

331 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.69

332 Pascal Canfin, Imaginons… Les petits matins. 234p. 2014. p.16

333 Erin Pizzey, Crie mon fort, les voisins vont t’entendre. Des femmes. 228p. 1975. p.128

334 Robert Debré, L’honneur de vivre. Stock. Hermann. 462p. 1974. p.364

335 Cité dans Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.166, 87 et 95

336 A. Jourcin et Ph. Van Tieghem, Dictionnaires des femmes célèbres. Collection : Les dictionnaires de l’homme du XXème siècle. Larousse. 256p. 1969. p. 84, 126, 141, 180

337 Mazarine Pingeot, Bouche cousue. Julliard. Pocket. 210p. 2006. p.153

338 Arte, Journal. 19 juin 2017. 20 h.

339 Le Figaro, Style. 20 juin 2017

340 In, Françoise Barret-Ducrocq & Évelyne Pisier, Femmes en tête. Flammarion. 534p. 1997. p.287

341 Radio Courtoisie citant un article de Mamanvogue.fr.

342 L’Express, Une bavure aérienne tue 47 civils. 11 juillet 2008

343 Michel Foucault, Dits et écrits. 1954-1988.II. 1976-1988. Quarto Gallimard. 1735 p. 2001. p.319

344 BFMTV, 22 avril 2017

345 Cécile Duflot, De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion. Fayard. 231p. 2014. p.141

346 France Culture, Journal. 15 août 2017. 7h.

347 Robert Badinter, L’Abolition. Fayard. 237p. 2000. p.99

348 Les Echos, 20 août 2017

349 L’Express, Une bavure aérienne tue 47 civils. 11 juillet 2008

350 Le Figaro, Économie, Le couple Macron fait revenir les français dans les kiosques. 6 septembre 2017

351 Le Figaro. AFP, La faim progresse de nouveau dans le monde. 15 septembre 2017

352 France inter, CO 2 mon amour. 16 septembre 2017

353 Arte, Reportage. Un an à la cité refuge. 23 septembre 2017

354 Le Monde Diplomatique, Au Portugal, le gauche essaye. octobre 2017. p.4

355 Charles De Gaulle, Mémoires. La Pléiade. 1505p. 2000. p.1367 (Notes et variantes)

356 Le Figaro, Le canoë-Kayak s’est offert une belle fête. 2 octobre 2017

357 Grandes et petites mains de la beauté : production, entretien distribution. Paris Est Créteil. 12 octobre 2017

358 Le Monde Diplomatique, Quand le viol n’est plus un crime. novembre 2017. p.8

359 France Info, Policiers et gendarmes touchés par une brutale vague de suicides. 13 novembre 2017

360 Le Monde Diplomatique, Enlisement Saoudien au Yémen. Décembre 2017. p.1

361 Euronews, 28 novembre 2017. Midi 10.

362 Génération MLF [1968-2008]. Des Femmes. Antoinette Fouque. 615p. 2008. p.117

363 François Michelin, Et pourquoi pas ? Grasset. 218p. 1998. p.152, 154

364 France Culture, L’esprit public. 25 décembre 2017

365 France Culture, La fabrique de l’histoire. 26 janvier 2018

366 Les Inrockuptibles, Reportage en Roumanie dans un refuge pour victimes de trafic sexuel. 23 janvier 2018

367 Le Figaro, 2 février 2018

368 Le Monde Diplomatique, Michel Bozon, Transformations de la sexualité, permanence du sexisme. Février 2018. p.15

369 Radio Courtoisie (radio d’extrême droite), 26 février 2018. 19h20

370 Voltaire, Correspondance. VII. (janvier 1763-mars 1765). La Pléiade. 1590p. 1981. p.883

371 Mémoires du cardinal de Bernis, le Temps retrouvé. Mercure de France. 765p. 1986. p.55

372 Radio Courtoisie, 12 mars 2018

373 BFM.TV, 22 mars 2018

374 Le Figaro, Au lendemain d’un vendredi meurtrier à Gaza, l’armée isarelienne sur la défensive. 31 mars 2018

375 Radio Courtoisie, 2 mai 2018

376 Arte, Regards. 8 mai 2018

377 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.245

378 France Inter, 14 mai 2018. 7h 50

379 Note de La pléiade [1986] In : Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.1098

380 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.744

381 Céline. In : Madeleine Chapsal, Les écrivains en personne. 10 / 18. 316p. 1973. p.100

382 Euronews, 27 mai 2018. 17h 35

383 Bruno Lemaire, Jours de pouvoir. Récit. Gallimard. 427p. 2013. p.127

384 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.91

385 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.118

386 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.191

387 France Culture, La Chapelle, la Goutte-d’or, Barbès : le Paris des oubliés. 29 juin 2018

388 France Culture, Affaires étrangères. 30 juin 2018

389 Tolstoï, Anne Karénine. La Pléiade. 1630p. 1951. p.274

390 Le Monde, Geneviève Fraisse, L‘émancipation des femmes est une histoire sans fin. 19 juillet 2018

391 France Culture, Les années 60. 1967. 9 août 2018

392 France Culture, Les années 60. 1967. 10 aût 2018

393 France Culture, Le Comte de MonteChristo, 11 août 2018

394 André Gide, Voyage au Congo. In : Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.817

395 André Gide, Voyage au Congo. In : Journal. 1939-1949. Souvenirs. La Pléiade. 1280p. 1954. p.823

396 France Culture, Avoir raison avec Claude Lévi-Strauss. 16 août 2018

397 BFM.TV, 25 août 2018. 12 he 15

398 Jean-Louis Bory, Guy Hocquenghem, Comment nous appelez-vous déjà ? Ces hommes que l’ont dit homosexuels. Calmann-Lévy. 237p. 1977. P.72

399 Huffington Post, Italie : Les marchés vont-ils ‘apprendre aux Italiens à voter’? la phrase de ce commissaire européen indigne. 29 mai 2018

400 France Culture, Les cours du collège de France. Introduction à l’étude des migrations. 3 /6. 30 août 2018

401 France Inter, Le grand préfet et les déracinés. 30 août 2018.

402 Le concours. Cine Classique. 1er septembre 2018

403 Radio Courtoisie, 9 septembre 2018

404 Jean-Paul Aron, Les modernes, Gallimard. 314p. 1984. p.273

405 France Culture, À voix nue. Daniel Cohn-Bendit, Une constante liberté : un riche héritage culturel. 19 décembre 2016

406 L’épouse ne peut contracter ni disposer de rien sans y être autorisée de son mari. L’inverse ne peut, juridiquement parlant, pas exister.

407 LCI, 17 septembre 2017

408 France Culture, Faits divers : Faut-il sauver les chiens écrasés ? 31 décembre 2014

409 France Culture, LSD. Les combattantes. Sortir des violences faites aux femmes. Tout commence par des mots. 19 décembre 2016

410 Cf. Marie-Victoire Louis, Que font-ils tous ensemble ? Des morts http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=986

411 Françoise Edmonde Morin, La rouge différence ou les rythmes de la femme. Le Seuil. Actuels. 188p. 1985. p.97

412 Blaise Pascal, Pensées. Livre de vie. Éditions du Seuil. 442p. 1962. p.275

413 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.203

414 Voltaire, Correspondance. V. (janvier 1758-septembre 1760). La Pléiade. 1698p. 1980. p.533

415 Voltaire, Correspondance. VIII. (avril 1765-juin1767). La Pléiade. 1663p. 1983. p.1155

416 Voltaire, Correspondance. X. (octobre 1769-juin1772). La Pléiade. 1648p. 1985. p.178, 195

417 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.182

418 Voltaire, Correspondance. XI. (juillet 1772-décembre 1774). La Pléiade. 1411p. 1986. p.789

419 Voltaire, Correspondance. XII. (janvier 1775-juin 1777). La Pléiade. 1361p. 1987. p.64

420 Stendhal, Œuvres intimes. Journal. La Pléiade. 1637p. 1981. p.177

421 Stendhal, Œuvres intimes. Journal. La Pléiade. 1637p. 1981. p.329

422 Stendhal, Lettres d’amour. Collection Dix-neuvième. Champ Vallon. 207p. 1993. p.73

423 Stendhal, La Chartreuse de Parme. Folio. Gallimard. 700p. 1885. .119

424 Victor Hugo, Les misérables. La Pléiade. 1805p. 1951. p.657, 696

425 Léon Tolstoï, Anna Karénine, Résurrection. La Pléiade. 1630p. 1951. p.393

426 Flaubert, Bouvard et Pécuchet. 1881. Lisible sur Wikisource. p. 57

427 Alexis de Tocqueville, Lettres choisies. Souvenirs. Quarto. Gallimard. 1160p. 2003. p.894

428 Joseph Conrad, Jeunesse, suivi de Au coeur des ténèbres. L’Imaginaire. Gallimard. 255p. 1981. p.244

429 In : Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.290

430 Georges Bernanos, Lettres retrouvées. 1904-1948. Plon. 517p. 1983. p.122

431 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.444, 445

432 André Gide, Journal. 1889-1939. La Pléiade. 1378p. 1948. p.1064

433 Paul Léautaud, Journal littéraire. Choix de pages. Folio. Mercure de France. 1304p. 2013. p.904

434 Jacques Perret, Le caporal épinglé. Gallimard. 502p. 1959. p.104

435 R. Voillaume, Au cœur des masses. La vie religieuse des Petits Frères du père de Foucauld. Les Éditions du Cerf. 7ème édition. 60 ème mille. 566p. 1957. p.404

436 Charles Bukowski, Journal d’un vieux dégueulasse. Grasset. Le livre de poche. 1969. 316p. p.116

437 Jacques Perret, Raisons de familles. Souvenirs. Gallimard. 360p. 1976. p.61

438 Michel Ciment, Kazan par Kazan. Ramsay. Poche cinéma. 347 p. 1985. p.45

439 Françoise Verny, Le plus beau métier du monde. Olivier Orban. 459p. 1990. p.203

440 Christine Ockent, Les uns et les autres. Points Actuels. 234p. 1993. p.28

441 Éric Neuhoff, À quel âge devient-on son père ? Quand on cesse d’être un fils ? In : Toi, mon père. Albin Michel. 316p. 2002. p.132

442 Guy Chaussinand-Nogaret, Le citoyen des Lumières. Éditions Complexe. 220p. 1994. p.15

443 Éric Halphen, Au lieu des larmes. Récit. Stock. 210p. 2004. p.55

444 Bruno Lemaire, Jours de pouvoir. Récit. Gallimard. 427p. 2013. p.319

445 Écrivains de Toujours. Un tour du monde de la littérature. Omnibus. 638p. 2011. p.456

446 Écrivains de Toujours. Un tour du monde de la littérature. Omnibus. 638p. 2011. p.499

447 France Culture, Émission spéciale en hommage à Philippe Roth. 23 mai 2018

448 Le Figaro, Sanchez mise sur les femmes et l’Europe. 7 juin 2018

449 France Culture, Bruno Durocher [1919-1996]. Dénouer la corde du mystère. 16 juin 2018

450 In : France Culture, La dispute. 19 juin 2018.

451 Le Canard enchaîné, Fêlures et lumière de Leonard Cohen. 18 juillet 2018. p.6

452 France Inter, Le grand atelier. François Truffaut. 20 août 2018

453 La 5, C’est à vous. Un journaliste au cœur de Daesch. 18 septembre 2018


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