Domination masculine. Patriarcat
 Marie-Victoire Louis

Femmes

Extrait de l'Abécédaire féministe

date de rédaction : 13/06/2017
date de publication : 13 juin 2017
mise en ligne : 13/06/2017
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 4144 items et 23 rubriques : I. «Culture» (174) ; II. Droit (89) ; III. Êtres humains (142) ; IV. Êtres humains. Corps (56) ; V. Êtres humains. Enfants (44) ; VI. Êtres humains. Femme-s (804) ; VII. Êtres humains. Homme-s (329) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (177) ; IX. Famille (174) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (192) ; XI. Justice (196) ; XII. Langage (141) ; XIII. Patriarcat (195) ; XIV. Penser (321) ; XV. Politique (449) ; XVI. Pornographie (52) ; XVII. Proxénétisme (158) ; XVIII. «Sciences» sociales (78) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (23) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (82) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (56) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme] (61) ; XXIII. Violences (163)… et continuera d’évoluer.

13 juin 2017

VI. Êtres humain-es. Femmes

En noir. Nouveaux Items (et modifiés)

I. Femme : Femme (Qu’est-ce qu’une femme ?) ; Femme (Achat) (1,2) ; Femme (Avare) ; Femme («Avoir» une) ; Femme (Avortement) ; Femme («Bégueule») ; Femme («Bonne sœur») ; Femme (Bouquets) (1,2) ; Femme (Caïn) ; Femme («Chef d’œuvre») ; Femme (Collin Françoise) ; Femme (Conscience de classe. Aristocratie) (1,2,3) ; Femme (Conscience de classe. Bourgeoisie) ; Femme (Conscience de classe. Ouvrière) ; Femme (Conscience de classe. Absence de) ; Femme («Convenances») ; Femme («Coût») ; Femme («Cul») ; Femme (Définition) ; Femme («Démodée») ; Femme (Dépendante) ; Femme (Devenir une) (1,2) ; Femme (Dignité) ; Femme («Dure») ; Femme (Femme de Saint Cloud La) ; Femme (Égérie) ; Femme («Égoïsme») ; Femme (Elle) ; Femme («Embonpoint») ; Femme (Être) ; Femme (Expiation) ; Femme («Facile») ; Femme (Faire-Valoir) ; Femme (Féminin) (1,2,3,4,5,6) ; Femme (Féminisation) ; Femme (Flèche) ; Femme («Forte») ; Femme (Grisette) (1,2) ; Femme («Garçonne») ; Femme («Hommasse») ; Femme (Honneur) ; Femme (Humour) ; Femme (Humble) ; Femme («Hystérique») Femme («Intérieur d’») ; Femme (Jambes) ; Femme (Jeune fille. 2017) ; Femme (Khmers rouges) ; ; Femme (Libération) ; Femme (Lit) ; Femme (Maitresse) ; Femme (Maquillage) (1,2) ; Femme (Martyre chrétienne) ; Femme (Moi) ; Femme («Moche») ; Femme (Mort peine de) (1,2) ; Femme (Orgueil) ; Femme («Perdue») ; Femme (Perte de temps) ; Femme (Peur) ; Femme (Portait) ; Femme (Procréation) ; Femme («Puritaine») ; Femme (Pygmalion) ; Femme (Qu’une…) ; Femme (Racine) ; Femme (Renoncement) ; Femme (Respectée) ; Femme (Revanche) ; Femme («Rien») (1,2) ; Femme (Rolls-Royce) ; Femme («Salope». Marie-Claire. 2016) ; Femme (Secret) ; Femme (Sénèque) ; Femme (Sensibilité) ; Femme («Seule») (1,2,3,4) ; Femme («Soutenir») ; Femme (Suicide) ; Femme (Territoire) ; Femme («Une femme ou un noir)» ; Femme (Utérus) ; Femme (Vagin) (1,2,3,4,5) ; Femme (Vengeance) (1,2,3,4) ; Femme («Vénéneuse») ; Femme (Vie de…(1,2) (109) ;

II. Femme (Artiste) : Alain (Marie-Claire) ; Bacall (Lauren) ; Barbara ; Bardot (Brigitte) (1,2) ; Bell (Marie) ; Bellon (Yannick) ; Bernhardt (Sarah) ; Bonheur (Rosa) (1,2) ; Boulanger (Nadia) ; Bourgeois (Louise) ; Callas (Maria) ; Capri (Agnès) ; Casarès (Maria) ; Chanteuses françaises (d'antan) ; Claudel (Camille) (1,2,3) ; Claudel (Camille) / Rodin (Auguste) ; Damia ; Dietrich (Marlène) (1,2,3) ; Dubost (Paulette) ; Duc (Hélène) ; Duncan Isadora ; Duse (Eleonora) ; Feuillère (Edwige) ; Fontaine (Brigitte) ; Fréhel ; Goya (Chantal) ; Grimaud (Hélène) ; Juliette ; Khalo (Frida) ; La Malibran ; Lens (Aline de) ; Lubin (Germaine) ; Mairesse (Valérie) ; Mercouri (Melina) ; Monroe (Marilyn) ; Morisot (Berthe) ; Neher (Carola) ; Piaf (Édith) (1,2) ; Rama (Carol) (1,2) ; Renaud (Madeleine) ; Saint Phalle (Niki de) (1,2) ; Salomon (Charlotte) ; Séraphine Louis ou : Séraphine de Senlis) ; Seyrig (Delphine) ; Schumann (Clara) ; Solidor (Suzy) ; Vaucaire (Cora) ; Varda (Agnès) ; Yamina (58) ;

III. Femme (Écrivaine) : Allart de Méritens (Hortense) ; Aubenas (Florence) ; Audoux (Marguerite) ; Austen (Jane) ; Azzedine (Saphia) ; Barthélémy-Madaule (Madeleine) ; Bernard (Catherine) ; Bespaloff (Rachel) ; Cardinal (Marie) ; Charles-Roux Edmonde ; Chauvey (Marie) (1,2) ; Colette ; Colette (et Willy) ; Delay (Florence) ; Desbordes-Valmore (Marceline) ; Dickinson (Emily) ; Fitzgerald (Zelda) ; Fouillée (Augustine) ; Femmes (Écrivaines (France Culture. 2015) ; Lagerlöf (Selma) ; Lambert (Madame de) (1,2) ; Mallet-Joris (Françoise) ; Malraux (Clara) ; Pore[t]te (Marguerite) ; Rachilde ; Rochefort (Christiane) ; Sévigné (Madame de) ; Shelley (Mary) ; Staël (Madame de) (1,2,3) ; Toussaint-Samson Adèle ; Tsvetaieva (Marina) (1,2,3) ; Vilmorin (Louise de) ; Wharton (Edith) (39) ;

IV. Femme (Épouse (de) : Femme (Épouse) (1,2,3) : Agacinski (Sylviane) ; Agutte (Georgette) ; Aron (Suzanne) (1,2) ; Bernanos (Jeanne) ; Beuve-Méry (Prénom inconnu) ; Blanqui (Suzanne-Amélie) ; Bloy (Anne-Marie) ; Boudet (Paulette) ; Brossolette (Gilberte) ; Ceausescu (Elena) ; Chirac (Bernadette) (1,2) ; Claudel (Reine) ; Dolto (Françoise) ; Dreyfus (Lucie) ; Fillon (Penelope) ; Freud (Martha) ; Galese (Marie de) ; Gide (Madeleine) ; Giscard d’Estaing (Anne-Aymone) ; Gisserot (Hélène) ; Gramsci (Iulca) ; Groult (Benoîte) ; Guérin (Marie) ; Hegel (Maria) ; Hitchcock (Alma) ; Janin (Adèle) ; Kroupskaïa (Nadejda) (1,2) ; Laclos (Marie-Solange de) ; Lévi Strauss (Dina) ; Linder (Ninette) ; Littré (Pauline) ; Malraux (Clara) ; Marie-Amélie de Bourbon-Siciles ; Michelet (Athénaïs) ; Pasteur (Prénom inconnu) ; Pompidou (Claude) ; Quinet (Hermione) ; Reagan (Nancy) ; Régnier de (Marie) ; Rocard (Michèle) ; Roland (Madame) ; Rolland (Maria) ; Roosevelt (Eleanor) ; Ruiz (Valeria) ; Soljenitsyne (Natalia) ; Tirole (Nathalie) ; Tocqueville (Marie de) ; Tolstoï (Sophie) ; Trotsky (Natalia) (1,2) ; Verlaine (Mathilde) ; Wilde (Constance) ; Zola (Alexandrine) (59) ;

V. Femme (Journaliste) : Femme journaliste ; Femme Journaliste (Caster Sylvie) ; Femme Journaliste (Giroud Françoise) (1,2) ; Femme Journaliste (Manceaux Michèle) ; Femme Journaliste (Taro Gerda) (6) ;

VI. Femme (Mère) : Femme (Mère) (1,2) ; Femme Mère (Agout Marie d’) ; Femme Mère (Agrippine) ; Femme Mère (Assistance publique) ; Femme Mère (Blanqui Auguste) ; Femme Mère (Brigitte) ; Femme Mère (Burkhart Christiana) ; Femme Mère (Calamity Jane) ; Femme Mère (Catherine II) ; Femme (Mère. Céline Louis-Ferdinand) ; Femme Mère (Charlotte de Prusse) ; Femme (Mère. Chine. Début du XXème siècle) ; Femme (Mère. Claudel Louise-Athanaïse) ; Femme (Mère. Darlan Eva) ; Femme Mère (Duncan Isadora) ; Femme Mère (Eichmann Adolf) ; Femme Mère (Fillon Penelope) ; Femme Mère (Hugo Victor) ; Femme Mère (Khalo Frida) ; Femme Mère (Léautaud Paul) ; Femme Mère (Le Goff Jacques) ; Femme (Mère. Le Pen Marine) ; Femme Mère (Levasseur Thérèse) ; Femme (Mère. Marie-Antoinette) ; Femme Mère (Martyre) ; Femme (Mère. Mauriac François) ; Femme Mère (Monica. ‘Sainte’ Monique) ; Femme Mère (Napoléon) ; Femme Mère (Oldenbourg Zoe) ; Femme Mère (pour Le Monde) ; Femme Mère (Péguy Charles) ; Femme Mère (Rilke Rainer Maria) ; Femme Mère (Roosevelt Eleanor) ; Femme Mère (Rougeot André) ; Femme Mère (Sand George) ; Mère (Schumann Clara) ; Femme Mère (Georges Simenon) ; Femme Mère (Sœur Emmanuelle) ; Femme Mère (Staline Joseph) (41);

VII. Femme. (Nom) : Femmes (Nom) (1,2,3,4) ; Agoult (Marie d') ; Crazy Horse (Danseuses) ; Genlis (Madame de) ; Girardin (Delphine de) ; Girod (Marie-Louise) ; Goebbels (Magda) ; Mademoiselle ; Malher (Alma) ; Mendès-France Marie-Claire ; Mitterrand (Danielle) ; Sade ; Stein (Édith) ; Mère séparée du père ; Prénom (1,2,3) (20) ;

VIII. Femme («Politique». [France essentiellement] XXème siècle) : Femmes (Politique) ; Femmes (Politiques) ; Addams Jane ; Alliot-Marie (Michèle) ; Aubry (Martine) (1,2,3) ; Autain (Clémentine) ; Algérie. Benghebrit (Nouria) ; Bouchardeau (Huguette) ; Coutelle (Catherine) ; Cresson (Édith) (1,2) ; Duflot (Cécile) ; Garaud (Marie-France) ; Giroud (Françoise) (1,2,3) ; Guigou (Élisabeth) ; Joly (Eva) ; Kosciusco-Morizet (Nathalie) ; Kustener (Brigitte) ; Lagarde (Christine) (1,2,3,4) ; Lepage (Corinne) ; Le Pen (Marine) ; Lienemann (Marie-Noëlle) ; Mégret (Catherine) ; Panafieu (Françoise de) ; Pelletier (Monique) ; Piat (Yann) ; Pau-Langevin (George) ; Roudy (Yvette) ; Royal (Ségolène) ; Saunié-Séité (Alice) ; Schiappa (Marlène) (1,2,3,4,5,6,7) ; Taubira (Christiane) ; Veil (Simone) (1,2) ; États-Unis. Warren (Elizabeth) ; Weiss (Louise) (49) ;

IX. Femme (Remarquable) : Albaret (Céleste) ; Arthaud (Florence) ; Avila (Thérèse d’) (1,2,3) ; Ayoub (Mouna) ; Baker (Joséphine) ; Bashkirtseff (Marie) (1,2) ; Benziane (Sohane) ; Bidault (Suzanne) ; Bonaparte (Marie) ; Boudicca ; Bourlier (Colette) ; Brettignies (Louise de) ; Catherine II de Russie ; Ceaușescu (Elena) ; Clerc (Thérèse) ; Cléopâtre ; Christine de Suède ; Collombel-Pagnol Joséphine-Marie ; Colman Lucy ; Curie (Marie) ; Craven (Elisabeth) ; Daschkoff Princesse ; Decker (Marie-Laure de) ; De Cleyre Voltairine (1,2) ; Delange (Frédérique) ; Demuth (Hélène) ; Desroches Noblecourt (Christiane) ; Dooh Bunya (Lydie) ; Drouet (Juliette) (1,2) ; Dulac Geneviève ; Duncan (Isadora) ; Eltahawy (Myriam) ; Eve ; Fallaci (Oriana) (1,2) ; Faye (Safi) ; Ferrand (Élisabeth) ; Gellhorn (Martha) ; Gorbanevskaïa (Natalia) ; Grouzdieva (Olga) ; Hemmings (Sally) ; Herman (Liselotte) ; Holiday (Billie) ; Humbert Thérèse ; Jacquemart (Justine) ; Jeanne d’Arc ; Kahina (La) ; Kautsky (Louise) ; Kiki de Montparnasse ; Klarsfeld (Beate) ; Kollontaï (Alexandra) ; Kowalewski (Sofia, Sophie, Sonia) ; Labourbe Jeanne ; Lacasse (Victoire) ; Lacoin (Élisabeth) (1,2) ; Lafargue (Laura) ; La Rochejaquelein (Marquise de) ; Lefort (Gertrud von) ; Leguay (Catherine) ; Léo (André) (1,2) ; Lou Andreas-Salomé (1,2,3) ; Luxembourg (Rosa) (1,2) ; Luxembourg (Rosa) & Zetkin (Clara) ; Macciocchi (Maria. A) ; Mallet (Isabelle) ; Manchu (Rigoberta) ; Marie ; Mademoiselle Mars ; Mère Teresa ; Michel (Louise) ; Michel (Louise. Enterrement) ; Missy (Mathilde de Morny) ; Mladic (Anna) ; Mnouchkine (Ariane) ; Monica ; Morgenstern (Sophie) ; Mota (Gisela) ; Noailles (Madame de) ; Necker (Suzanne) ; Noël (Marie) (1,2) ; Pahlavi (Farah) ; Marquise de Païva ; Parks (Rosa) ; Pascal (Jacqueline) (1,2) ; Pathé (Odile) ; Paz (Magdeleine) (1,2,3) ; Pingeot (Anne) (1,2,3) ; Pizzey (Erin) ; Phoolan Devi ; Planiol (Thérèse) ; Pougy (Liane de) ; Princesse Mathilde Bonaparte ; Rachel ; Réal (Griselidis) ; Rendu (Sœur Rosalie) ; Riffaud (Madeleine) ; Robert (Marthe) ; Romilly Jacqueline de (1,2) ; Roosevelt (Eleanor) ; Rykiel (Sonia) ; Saartjie Baartman ; Sand (George) (1,2,3) ; Schopenhauer (Adèle) ; Schloss (Simone) ; Souvestre (Marie) ; Staël (Madame de) (1,2,3) ; Stein (Édith) ; Sullerot (Evelyne) ; Taratouta (Olga) ; Tillion (Germaine) ; Tristan (Flora) ; Verny (Françoise) ; Viollis Andrée (1,2,3,4) ; Voronianskaïa (Élisabeth) ; Weil (Simone) ; Walentynowicz (Anna) ; Woodhull (Victoria) ; Zassoulitch (Véra) (142) ;

X. Femmes : Femmes (1,2) ; Femmes (Abêtissement) ; Femmes (Africaines) ; Femmes (Aiguilles) ; Femmes (Allaitement) ; Femmes (Alcoolisme) ; Femmes (Algériennes) (1,2) ; Femmes (Anarchistes individualistes) ; Femmes (Amants) ; Femmes (Amies) (1,2) ; Femmes (Amoureuses) ; Femmes (Animalisation) ; Femmes (Apparence) ; Femmes (Appel de Coluche) ; Femmes (Assassinées) ; Femmes (Assassinées, violées, harcelées, battues) ; Femmes (Attirance pour les hommes courageux) ; Femmes (Attirance pour les hommes ‘forts’) (1,2,3) ; Femmes (Attirance pour les hommes incarnant des idées progressistes) ; Femmes (Attirance pour les hommes politiques) ; Femmes (Autisme) ; Femmes (Autodéfense) ; Femmes («Au foyer») ; Femmes («Bas bleus») (1,2) ; Femmes (Bagnes) ; Femmes (Beauté) (1,2,3,4,5,6,7) ; Femmes (Besoin d’être aimées) ; Femmes (Biens) (1,2) ; Femmes («Bonne-à-tout-faire», employée de maison, gouvernante, femme-de-chambre, femme de ménage …) (1,2,3,4) ; Femmes («Bons Pasteurs») ; Femmes (Bouleversées) ; Femmes (Bourgeoises) (1,2,3) ; Femmes (Charité) (1,2,3,4,5,6) ; Femmes (Charité. Séverine) ; Femmes (Charité Tristan Flora) ; Femmes («Cheval») ; Femmes («Chiennes») ; Femmes («Cent millions deux fois)» ; Femmes (CICR. Comité international pour la Croix Rouge) ; Femmes (Chefs) ; Femmes (Chômage) ; Femmes (Colère) ; Femmes («Communes à tous») (1,2) ; Femmes (Communistes) ; Femmes («Compétences» politiques) ; Femmes («Comptes») ; Femmes (Confucius) ; Femmes (Concurrence entre elles) ; Femmes («Consentantes») ; Femmes («Contemplatives») ; Femmes (Criminelles) ; Femmes (Culpabilité) ; Femmes («De pouvoir») ; Femmes («Défaite Historique») ; Femmes (Dénis) ; Femmes (Dénis de grossesse) ; Femmes (Déportées dans les camps Staliniens) ; Femmes («D’exception») (1,2,3) ; Femmes (Diderot) ; Femmes (Dignité) (1,2) ; Femmes («Distinguées») (1,2) ; Femmes (Échange des…Guillaumin Colette) ; Femmes (Échange des…Gide André) ; Femmes (Échange des…Sadoul Georges) ; Femmes (Écrits de) ; Femmes (Église catholique.1989) ; Femmes (Enfant-s) ; Femmes (Esclavage) ; Femmes (Estime) ; Femmes (État) ; Femmes (Et) ; Femmes (Face cachée des hommes) ; Femmes («Faibles») (1,2) ; Femmes (Favorites des rois) ; Femmes (Formation) ; Femmes («[un] formidable moteur scénaristique et un accélérateur émotionnel») ; Femmes (Fouque Antoinette) ; Femmes («Fragiles» et/ou «vulnérables») ; Femmes (Françaises) (1,2) ; Femmes («Frigides») (1,2) ; Femmes (Fumier) ; Femmes (Fusils) (1,2,3) ; Femmes (Ghiliak) ; Femmes (Gitanes) ; Femmes (Grégoire Ménie) ; Femmes («Grosses») ; Femmes (Héroïnes) ; Femmes (Hiérarchie) ; Femmes (Identités) ; Femmes (Images d’elles-mêmes) ; Femmes (Imaginaire) ; Femmes (Impuissantes) ; Femmes («Inactives») ; Femmes («Intellectuelles») ; Femmes («Intelligentes») (1,2,3,4) ; Femmes (Jouir) ; Femmes (Lâcheté) ; Femmes (Lesbiennes) (1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13) ; Femmes (Lesbiennes assimilées aux ‘gays’) ; Femmes (de Lettres) ; Femmes (Livres de) ; Femmes (Maitresses de maison) ; Femmes («Mal baisées») ; Femmes (Malédiction) ; Femmes (Manager de) ; Femmes («Médaille des évadés») ; Femmes (Ménagères) ; Femmes (Menteuses) ; Femmes (Mineures George Sand) ; Femmes (Ministres) ; Femmes («Misérables») ; Femmes (Mission) ; Femmes («Mission historique») ; Femmes («Mulets») ; Femmes (Nombre) ; Femmes («Nous les…») ; Femmes (Occultation) ; Femmes (ONU. Commission de la condition de la femme) ; Femmes (Orgasme) ; Femmes («Ornements décoratifs») (1,2,3,4,5,6) ; Femmes (Paraître) ; Femmes (Paroles) ; Femmes (Pas ennemies des hommes) ; Femmes (Pleurs) (1,2,3,4) ; Femmes («Pétroleuses») (1,2) ; Femmes (Pieds bandés) ; Femmes («Pisseuses») ; Femmes (Plaisirs) ; Femmes (Plus de…) (1,2,3) ; Femmes (Pour Le Monde) (1,2) ; Femmes (Pour Libération) ; Femmes (Politique. Intérêt pour la) ; Femmes (Poussette) ; Femmes (Pouvoirs sur les hommes) ; Femmes («Préférées») ; Femmes («Propriétés des hommes») ; Femmes (Propriété morale des…) ; Femmes (Protéger) (1,2) ; Femmes (Psychiatrie) ; Femmes (Quartiers populaires aux périphéries des villes) ; Femmes (Rebelles) ; Femmes (Regards) ; Femmes (Règles) (1,2,3,4,5) ; Femmes (Réparations dues aux…) ; Femmes («Repos du guerrier») ; Femmes («Repoussoir») ; Femmes («Réputation») ; Femmes (Respect) ; Femmes (Retraites) ; Femmes (Rousseau Jean-Jacques) ; Femmes (Salaires) ; Femmes (Salons) ; Femmes (Saoudiennes) (1,2) ; Femmes (Scientifiques) ; Femmes («Séduisantes») ; Femmes (Shakespeare) ; Femmes (Sida) (1,2) ; Femmes Sida. Essais thérapeutiques) ; Femmes (Sida Prévention) ; Femmes (Sida Risques) ; Femmes (Silence) (1,2,3) ; Femmes (Solidaires) (1,2,3) ; Femmes (Sororité) (1,2) ; Femmes (Souffrance) ; Femmes (Stendhal) ; Femmes (Syndicalistes) ; Femmes (Tabliers) ; Femmes («Tombées») ; Femmes (Tondues à la Libération) (1,2,3,4,5) ; Femmes (Traitées de «putes») ; Femmes (Travail. France. Servantes de fermes Polonaises. 1938) ; Femmes (Travail. Martinique. Autour de 1930) ; Femmes (Travail. Russie. Moscou. 1988) ; Femmes (Travail. Saïgon. 1924) ; Femmes (Travail - dit - ménager) ; Femmes (Trotsky) ; Femmes (Valeur) ; Femmes (Validité des jugements sur…) ; Femmes (Vertu) (1,2,3) ; Femmes (Veuves) (1,2) ; Femmes (Vie de femmes) ; Femmes (Vie des femmes) ; Femmes (Vieillesse) ; Femmes (Violées. Zoo) ; Femmes («Voilées») (1,2,3) ; Femmes (Volcans) ; Femmes (Yeux fermés) ; (265)

XI. Femmes /Hommes (Comparaison) : Femmes / Hommes (Comparaison) (1,2) ; Femmes / Hommes (Comparaison…et inversement) ; Astell (Mary) ; Badinter (Élisabeth) ; Confiance ; Conte (Paulo) ; Finkelkraut (Alain) ; Giacometti (Alberto) ; Hugo (Victor) ; La Bruyère ; Marquez (Gabriel Gárcía) ; Novalis ; Pivot (Bernard) ; Prévert (Jacques) ; Société des membres de la Légion d’honneur ; (14)

13 juin 2017. 804 items

I. Femme :

Femme (Qu’est ce qu’une femme ?) : Pour Anne Quéré [1936-1995], théologienne féministe protestante : «Quand vous étudiez la représentation de la femme à travers la littérature, à travers les âges, à travers les mentalités, vous êtes épouvantés. Qu’est-ce que c’est qu’une femme ? D’abord, ce n’est jamais une femme. C’est un démon disent les Pères de l’Église. C’est un ange répondent les romantiques. C’est une bête, mais allez savoir laquelle. Une poule, une grue, une tigresse, une chatte si elle aime, une vache si elle enseigne, un chameau si elle administre, une lapine si elle enfante, si elle est pieuse une punaise de sacristie, et presque toujours une dinde ou une bécasse. Un véritable zoo.» 1

Femme (Achat) (1) : Lu dans les Mémoires, rédigées autour de 1662, du Cardinal de Retz [1613-1679] : «Peu après que je fus sorti de collège (1625) [le] valet de chambre de mon gouverneur qui était mon tercero [en espagnol : intermédiaire, entremetteur] me trouva chez une misérable épinglière une nièce de 14 ans qui était d’une beauté surprenante. Il l’acheta pour moi cent cinquante pistoles, après me l’avoir fait voir ; il lui loua une petite maison à Issy, il mit sa sœur auprès d’elle ; et j’y allais le lendemain qu’elle y fut logée. Je la trouvais dans un abattement extrême, et je n’en fus point surpris, parce que je l’attribuais à la pudeur. […]» 2 (Cf. Proxénétisme)

Femme (Achat) (2) : On lit dans Sade [1740-1814] : «Une de nos marcheuses (racoleuses pour les clients et les bordels), aux aguets d’une jeune fille qu’une de mes pratiques me demandait dans le même goût de celle que m’avait demandé le marquis de Mesanges, c’est à dire à acheter pour n’en jamais entendre parler (c.à.d. pour la tuer, après tortures), une de nos marcheuses, dis-je, vint me rapporter, comme j’étais au lit avec Lucile, qu’elle avait trouvé une petite fille de quinze ans, très sûrement pucelle, extrêmement jolie, et ressemblant disait-elle comme deux gouttes d’eau à mademoiselle Lucile, mais qu’elle était dans un tel état de misère, qu’il faudrait la garder quelques jours pour l’empâter avant de la vendre. […]» 3 (Cf. Proxénétisme)

Femme (Avare) : Maurice Mességué raconte : «J’ai soigné très longtemps [Maurice] Utrillo [1883-1965]. Il était marié avec Lucie Valore [1878-1955] [qui] était extrêmement avare. À l’époque, il y a 15 ou 18 ans (milieu des années [19] 50), je prenais (pour sa consultation) 5000 anciens francs et Lucie Valore trouvait que c’était trop cher. ‘Aussi, disait-elle, allez chercher les crayons de couleur de vos enfants, Maurice va vous faire des dessins.’ Et c’est ainsi que je possède un nombre incalculable de dessins d’Utrillo, car jamais elle n’a voulu payer le prix de mes consultations.» 4 (Cf. Femme. Épouse de)

Femme («Avoir» une) : Christiane Rochefort [1917-1989], auteure de : «Si j’avais une femme elle répondrait au téléphone aux lettres aux huissiers aux persécuteurs elle remplirait les formulaires règlerait les factures classerait le courrier organiserait mes rendez-vous ferait réparer la machine à laver changerait les abat-jours déferait les parquets surveillerait les plantations jouerait avec les chats balayerait sous le lit irait au marché chercherait les charters, pendant que moi j’écrirai Les Sœurs Karamazovna. Mais je ne peux pas avoir une femme, parce que, je ne pourrais pas laisser tout le sale boulot à quelqu’un pour qui j’aurais un minimum de sympathie. Et quelqu’un pour qui je n’aurais pas le minimum, comment pourrais-je le supporter en permanence à la maison ? Je me demande comment ils font.» 5 (Cf. Langage. Verbe. Avoir)

Femme (Avortement) : Aucune femme ne veut avorter. Les femmes ne veulent pas avoir un enfant qui décidera de leur vie alors qu’elles ne l’ont pas voulu. Au risque de leur vie.

Femme («Bégueule») : Elle riait, à leur instar, de leurs ‘plaisanteries’ obscènes : qualifié de «pas bégueule», elle fut intégrée à leurs bordées. À moins que ce ne fut l’inverse…

Femme («Bonne sœur») : Un homme au fils de sa compagne : «Ta mère, c’est pas une bonne sœur».

Femme (Bouquets) (1) : Une femme anonyme, auteure de : «Certaines se réalisent dans le combat politique ; d’aucuns ont la fibre d’écrivain, tels aiment les enfants et se réalisent dans la famille. Moi, finalement, ce qui m’aura le plus plu et ce que j’aurais fait le mieux, sur cette petite terre rigolote, ce sont les bouquets : bouquets de poèmes, bouquets de fleurs, peut être bouquets de visages sur certaines photos, c’est ce que j’aimerais qu’on grave sur ma tombe, si jamais on m’enterre au lieu de m’incinérer, comme c’est la mode en ce moment. On dira : «Elle savait pas faire grand’ chose, mais Dieu ! Ce qu’elle faisait de jolis bouquets !» 6 (Cf. Femme Artiste. Séraphine Louis)

Femme (Bouquets) (2) : Madame Constance Wilde, épouse d’Oscar Wilde, née sous le nom de Constance Llyod, auteure de : «Je pense que joncher une nappe de fleurs coupées est une habitude peu sensée et, semble t-il, cruelle.» 7

Femme (Caïn) : Caïn était dans la tombe et regardait sa femme….8

Femme («Chef d’œuvre») : Lucien Michelot [1850-1929] à Marie Dormoy [1886-1974] : «J’estime que mon plus beau chef d’œuvre, c’est toi.» 9

Femme (Collin Françoise) : Françoise Collin [1928-2012], auteure de : «Je suis une femme, mais ‘je’ n’est pas une femme.» Valable aussi pour : «féministe», pour «femme [qualifiée de, considérée comme, se définissant comme] lesbienne»… 10 La question ainsi considérablement complexifiée peut alors être prolongée : Qu’est-ce que signifie : «je» [soi], «une femme», «des femmes», «être», «lesbienne» autant de termes, autant de qualificatifs, de questions qui peuvent, qui doivent, alors se complexifier à leur tour. (Cf. Être humain. Soi, Femmes. Lesbienne, Langage. Être, Féminisme)

Femme (Conscience de classe. Aristocratie) (1) : En 1789, Talleyrand [1754-1838], évêque d’Autun, député aux États Généraux, lors de la première insurrection de Paris, apprend que Madame de Brionne est sur le point de s’enfuir et de quitter la France. Il l’en dissuade et lui conseille «d’aller quelque temps, dans une petite ville de province où elle ne serait point connue». La réponse de Madame de Brionne : «Une petite ville de province, Fi ! Monsieur de Périgord ! Paysanne tant qu’on voudra, bourgeoise, jamais11

Femme (Conscience de classe. Aristocratie) (2) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 17 juillet 1922 : «La comtesse d’Hinnisdäl [1878-1959], petite fille de Sully [1559-1641] me disait à table [à l’occasion de ses noces d’or] qu’on ne trouvait plus de blanchisseuses à la campagne. Et elle blâme l’instruction que les gens de la campagne ont reçue et qu’il ne fallait pas leur donner, à quoi bon, disait-elle, leur apprendre l’histoire de France à laquelle ils ne comprennent rien.» 12

Femme (Conscience de classe. Aristocratie) (3) : Dans ses Mémoires, Jean-Claude Brialy raconte le tournage du film, Les malheurs de Sophie [d’après le livre de la comtesse de Ségur. 1981] qui avait eu lieu dans un château où résidait la propriétaire «très ancien régime». Jean-Claude Brialy présente à la propriétaire les interprètes du film suivi de la présentation du rôle qu’ils devaient interpréter : Ainsi, «Sophie Deschamps, la mère, qui joue Madame de Réan …» Et il poursuit : «Lorsque j’arrivais devant Annie Savarin, je dis à la châtelaine : ‘Annie Savarin, qui joue la bonne‘. Et là, elle ne bougea pas, ne lui serra pas la main parce qu’elle jouait le bonne ! Sans aucune méchanceté, instinctivement, elle ne toucha pas la main d’une domestique. J’avoue que, pendant quelques minutes, Annie et moi, restâmes confondus13(Cf. Culture, Cinéma, Corps)

Femme (Conscience de classe. Bourgeoisie) : Christine Lagarde, en 2008, pour valoir argument de son absence de complaisance dans l’arbitrage de la ministre de finances concernant les 400 millions accordé à Bernard Tapie : «Est-ce que croyez que j’ai une tête à être copine de Bernard Tapie ?» 14 (Cf. Femmes. Bourgeoises)

Femme (Conscience de classe. Ouvrière) : Domitila Barrios de Chungara [1937-2012] lors de la Conférence de l’Année internationale de la Femme à Mexico en 1976, s’adressant à la présidente de la délégation du Mexique, après que celle-ci lui ait dit : «Nous vous avons déjà suffisamment écoutée. Il faut parler de nous, de vous et de moi… c’est à dire de la femme», auteure de :
«Eh bien, parlons donc de nous deux. Mais si vous me permettez, je vais commencer par moi. Madame, cela fait une semaine que je vous connais. Tous les matins, vous arrivez avec un robe différente ; moi pas. Tous les matins, vous arrivez coiffée et maquillée et ça montre que vous avez le temps d’aller dans un salon de beauté élégant et de l’argent à dépenser. Moi pas. Et à voir comment vous vous présentez ici, je suis sûre que vous avez une maison très élégante, dans un quartier aussi très élégant. Nous, les femmes de mineurs, nous n’avons qu’un petit logement prêté, et si notre mari meurt ou s’il est malade ou s’il est licencié de l’entreprise, nous avons quatre vingt dix jours pour quitter notre logement et nous nous retrouvons à la rue. Et maintenant, madame, qu’est ce que votre situation à a voir avec la mienne ? Et ma situation avec la vôtre ? Alors de quelle égalité allons nous parler ? Si vous et moi nous ne nous ressemblons pas, si nous sommes si différentes, nous ne pourrons pas pour l’instant être égales, même en tant que femmes, vous ne croyez pas ?» 15 (Cf. Politique. Égalité, Patriarcat)

Femme (Conscience de classe. Absence de) : Élisabeth Badinter, auteure de : «Il faut mettre en lumière ce qui nous unit, tous et toutes, plutôt que ce qui nous distingue.» Il importe ici de ne pas oublier qu’en tant que fille / héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, elle est présidente du Conseil de surveillance de Publicis, à ce titre, rémunérée en 2012, pour la somme de 240.000 euros par an 16, et que, d’après Wikipédia, elle fut classée par le Magazine Forbes, même année, la 13ème personne la plus riche de France. 17 (Cf. Femmes. Bourgeoises, Féminisme Bourgeois)

Femme («Convenances») : Elle avait failli aux «convenances» ; pleine d’ambitions, elle se retrouva, sans avoir bien compris comment, et encore moins pourquoi, à jouer, avec un bébé, dans un triste jardin public, devant un bac à sable. (Cf. Famille)

Femme («Coût») : [2001] «Le coût estimé pour rapatrier (de France en Moldavie) le corps d’une femme décédée coûte entre 4 et 5.000 dollars», tandis que «les femmes (Ukrainiennes) sont ‘vendues’ 18 (en Serbie) de 400 à 15000 dollars, puis, ‘rendues’ en Serbie, elles sont à nouveau ‘vendues’ de 1.5000 à 3.000 dollars».
Ainsi, une jeune fille - destinée à être «prostituée» - «coûte» entre deux et dix fois moins cher que, ne coûte, morte [si souvent, assassinée], le rapatriement de son cercueil. 19 (Cf. Êtres Humain-es. Corps)

Femme («Cul») : Un banquier à sa femme, mariée avec lui depuis 30 ans, universitaire, laquelle invoquait ses «droits», alors qu’il voulait qu’elle «dégage» : «Ton cul, tu crois que c’est une tirelire ?» [Février 2014] (Cf. Droit, Mariage, «Plan ‘Cul’»)

Femme (Définition) : Sylviane Agacinski, auteure de : «Je serais bien incapable de définir ce qu’est une femme et n’ai pas besoin de le faire. Mais je sais d’un savoir certain, et quelle que soit ma part de virilité, que je ne suis pas un homme.» 20 Plus pertinent qu’il n’apparaît au premier abord : Femme, tentez de vous imaginer homme ; homme, tentez de vous imaginer femme…J’ai essayé : exercice impossible.

Femme (Démodée) : Une femme démodée : une femme cohérente, sinon avec elle-même, du moins avec son passé ? bien dans ses vêtements ? insouciante au regard des autres ? refusant les assignations ? Valable aussi pour les hommes, à ceci près que jamais «la mode» n’a joué pour les hommes le rôle, la fonction, la dépendance, la contrainte qui fut la sienne pour les femmes. Jusqu’à ce qu’elles l’ignorent… (Cf. Être-s humain-es. Mode)

Femme (Dépendante) : Jean-Paul Sartre [1905-1980] (concernant sa mère), auteur de : «Je vois le rapport à l’argent qu’à eu ma mère ; elle a d’abord reçu de l’argent de son mari, puis de son père, puis elle a été demandée en mariage par un autre homme, mon beau-père, qui l’a entretenue jusqu’à ce qu’il meure ; à la fin de sa vie, elle a vécu en partie de ce que mon beau-père lui avait laissé, et en partie de certaines sommes que je lui donnais. Elle a été, d’un bout à l’autre de sa vie, entretenue par des hommes et elle n’a eu aucun rapport direct avec le capital21
* Ajout. Même jour. 22 octobre 2014. Dans le même livre, je lis : «Une fois, ma mère m’a donné douze millions pour payer mes impôts», suivi de : «Je venais de découvrir que je n’avais plus d’argent. C’est là, je crois, que ma mère m’avais donné douze millions pour payer mes impôts». 22
- Relativise heureusement le qualificatif de «philosophe», ainsi que celui de «femme dépendante». (Cf. Homme. Avortement (2), «Sciences» sociales. Philosophie)

Femme (Devenir une) (1) : Quand une petite fille devient-elle «une femme» ? Quand elle a ses règles pour la première fois ? Quand elle attire des regards relevant d’un désir de séduction ? Quand sa poitrine est visible ? Quand son hymen est brisé ? Quand elle a des relations sexuelles pour la première fois ? Quand elle se marie ? Quand elle est majeure ? Quand elle est mère ? Quand elle est supposée «découvrir» le «plaisir» ? Mais alors, ne «devient»-elle pas «une femme» du seul fait de ses relations à la reproduction et / ou aux hommes, d’emblée, niée en elle même ? (Poursuivre)
* Ajout. 14 janvier 2017. Lu : « […] Anita avait 15 ans, deux de plus que moi. C’était une grande fille, brune, solide. Elle était faite. Elle était femme.» 23
* Ajout. 7 avril 2017. Jeannette Vermeersch [1910-2001], compagne, puis épouse de Maurice Thorez [1900-1964], secrétaire général du parti communiste français, dans ses Mémoires, La vie en rouge, évoque son premier voyage et URRS [en 1929] et sa participation à «quelques réunions de l’Internationale Communiste» : «En arrivant en Union soviétique, je n’étais encore qu’une jeune fille timide et réservée, une petite ouvrière qui rougissait dès que l’on posait un regard sur elle, très romanesque, toute préoccupée par sa vie intérieure. Les grèves, le groupe des jeunesses communistes, m’avaient déjà un peu sortie de mon cocon, mais ce séjour en URSS me libéra vraiment. En quelques mois, au contact de la révolution, je devins littéralement une autre personne, capable de m’extérioriser, de ‘prendre du poids’. Et pas seulement intellectuellement, en six ou sept mois, j’ai vécu une véritable transformation physique. [...] En fait, plus je m’épanouissait moralement, plus je m’épanouissait physiquement. Je quittais définitivement le romantisme de l’adolescence et devenais une femme24

Femme (Devenir une) (2) : Lu, dans le livre autobiographique de Chow Ching Lie, Le palanquin des larmes, ce passage où, à Shanghai, en 1949, alors fiancée contre sa volonté, à 13 ans, elle décrit sa nouvelle vie, dans l’attente du mariage : «Pour moi, mon existence coutumière - l’école, le piano, les études - une seule nouveauté, j’étais censée faire mon apprentissage de femme. Les rudiments n’avaient pas changé : surveiller mon langage, ne pas rire à gorge déployée, ne pas parler fort, ni marcher à grands pas. Ces règles observées, on était déjà, paraît-il, une femme.» 25

Femme (Dignité) : Anatole France [1844-1922], amant de Madame de Caillavet, informé d’anciennes relations amoureuses de sa maîtresse par l’un de ses ex-amants, lui avait écrit : […] «Ah ! s’il ne s’agissait que d’essuyer les crachats que tu as reçus, avec quelle pitié je le ferais. Quel bonheur ce serait pour moi de les effacer sous mes baisers. Mais la souillure est en toi, comment l’effacer jamais ? Voudrais-tu encore me redonner ce que tu as donné à un autre ? Voudrais-tu encore que nous soyons tous deux ce que tu étais avec ce misérable ?»
Madame de Caillavet [1844-1910] lui répondit […] : «Je ne puis supporter que tu me soupçonnes de faiblesse parce que tu mets en doute ma fierté - sans doute je suis souillée par ces horribles calomnies, mais la souillure est involontaire. Je ne suis pas flétrie, et je te défends, oui, je te défends de me le dire. Tu peux t’éloigner de moi, je ne te permets pas de me mépriser…Et puis, tu sais autre chose, je veux te gronder : il est mal à toi de me tenir pour moins précieuse parce que j’ai été insultée par un indigne.» 26 Arguments, à moderniser, à réutiliser…

Femme («Dure») : Lu dans le Journal d’un curé de campagne [1936] de Georges Bernanos [1888-1948] : «’Ta mère était une dure’ aime à répéter mon oncle Ernest. Pour les pauvres gens, je crois que cela signifie une ménagère infatigable, jamais malade et qui coûte pas cher pour mourir.»
- Neuf pages plus loin, Bernanos évoquant «M. le comte», écrit : «On le dit assez dur envers ses fermiers.» 27. (Cf. Homme «Dur»)

Femme de Saint Cloud (La) : [Chanson. Souvenir d’enfance] : «En revenant de la foire (bis) – De la foire de Saint Cloud (bis) – J’ai rencontré un brave homme (bis) – Je lui dis : que portez-vous ? (bis) – C’est ma femme que je porte (bis) – Je vous la laisse à cinq sous (bis) – Et de cinq, je passe à quatre (bis) – Et de quatre à rien du tout (bis) – Et si elle vous embarrasse (bis) – Mettez la dans un grand trou (bis) – Et remplissez-le de paille (bis) – Et mettez le feu dessous (bis) – Et dites au voisinage (bis) – Venez voir brûler le loup (bis) – Ce n’est pas le loup qui brûle (bis) – C’est la femme de Saint Cloud (bis)»
* Un autre souvenir d’une chanson d’enfance dont le dernier couplet se terminait par : «Vive les vacances ! Fini les pénitences ! Les cahiers au feu ! Et la maitresse au milieu !» (Cf. Êtres humains. Enfants)

Femme (Égérie) : Vous ne voulez pas reconnaître les qualités intellectuelles et / ou politiques d’une femme, qualifiez-la d’«égérie». Ce qualificatif (entendu concernant Susan George) évite de la lire, de la critiquer, de la considérer selon ses mérites. Vous pouvez poursuivre et assimiler les plus belles d’entre elles à des publicités vivantes pour Lancôme, Chanel, ou elles en sont que paraître.
Terme qui a remplacé celui de «muse», trop ‘daté’ …
- Analyse valable aussi pour : «icône» (entendu concernant Alice Schwarzer en février 2014, concernant Rosa Luxembourg [1871-1919] en mars 2014, Gloria Steinem en novembre 2016 (Le Monde Diplomatique]).
- Analyse valable aussi pour «Femme Remarquable», que j’emploie et utilise ?

Femme («Egoïsme») : Caroline B. [Brame] [1847-1892], auteure, le 5 décembre 1864, dans son Journal intime, de : «Ah ! L’égoïsme est un affreux défaut et cependant, on est tenté de dire : et moi ?» 28

Femme (Elle) : [Hebdomadaire. Groupe Lagardère, vendeur d’armements entre autres...] Qu’Elle - publication le moins à même de l’incarner - puisse, même ponctuellement, se revendiquer du féminisme : quel mépris des femmes, en toute cohérence des anti-valeurs qu’incarne et défend ce journal.
- Que les médias puissent inviter les responsables de ce journal (de plus en plus souvent remplacées cependant par la presse people) pour commenter l’actualité dès lors qu’une femme «connue» a, au sens propre du terme, défrayé la chronique révèle leur politique, fondée notamment sur le principe de privatiser le public, dépolitiser le politique et imposer le règne de l’apparence et de la consommation.
- Pour sourire (jaune) : Question N° 1 posée à un test d’ Elle : «Pour vous, être féministe signifie» : a) Ne pas avoir d’humour et râler dès que quelqu’un fait une réflexion sexiste. b) Se battre contre le plafond de verre. c) Militer pour les droits des femmes afghanes.» (Cf. Féminisme)

Femme («Embonpoint») : Choderlos de Laclos dans une lettre datée du 14 avril 1801 à son épouse, respectée et aimée (et réciproquement) : «Je suis bien aise de ce que tu me mandes de ta santé, et même de ton embonpoint. De toi, bonne chère amie, plus il y en a et mieux c’est.» 29 (Cf. Homme. Remarquable. Laclos Choderlos de)

Femme (Être) : Se savoir être, c’est ne jamais être seule. (Cf. Êtres Humains, Femme «seule»)

Femme (Expiation) : Madame Marthe Massenet, dans un livre intitulé Madame Veuve, rapporte la prière qu’elle fit, après la mort de son mari, à son Dieu : «À celui qui voit les cœurs, je dis simplement : ‘Pierre croyait en Toi, Seigneur. C’était un juste, un homme de vérité et de bonté. Fais qu’il soit heureux. S’il s’est trompé, s’il a commis des fautes, qu’elles retombent sur moi, qu’elles soient expiées par ma douleur. Aie pitié, Seigneur, puisque j’accepte…» 30 (Cf. Relations entre êtres humains. Compassion)

Femme («Facile») : Dans les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos [1741-1803], la Marquise de Merteuil juge sévèrement la jeune ‘naïve’ Sophie de Volanges : «Je me désintéresse entièrement de son compte. J’avais eu quelque envie d’en faire au moins une intrigante subalterne, et de la prendre pour jouer les seconds sous moi : mais je vois qu’il n’y a pas d’étoffe. Elle a une sotte ingénuité […] et c’est selon moi la maladie la plus dangereuse qu’une femme puisse avoir. Elle dénote surtout une faiblesse de caractère […] de sorte que, tandis que nous [La Marquise de Merteuil et Valmont] nous occuperions de former cette petite fille pour l’intrigue, nous n’en ferions qu’une femme facile. Or, je ne connais rien de si plat que cette facilité de bêtise, qui se rend sans savoir ni comment ni pourquoi, uniquement parce qu’on l’attaque et qu’elle ne sait pas résister. Ces sortes de femmes ne sont absolument que des machines à plaisir.» 31

Femme (Faire valoir) : Gina Lombroso [1872-1944] (fille de son père) sans doute la femme la plus antiféministe de l’entre deux guerres, auteure, en 1924, de : […] «Une femme élégante, une maison élégante donnent assurément au mari et aux personnes qu’il reçoit l’illusion du bonheur, de la richesse, et par conséquent lui donne du lustre, illusion et lustre auxquelles l’homme est extrêmement sensible. Il tolère en effet parfaitement que la femme tienne plus ou moins bien la maison, qu’elle soit plus ou moins riche, plus ou moins intelligente, qu’elle soit plus ou moins bien vêtue quand il est seul avec elle, si, au moment opportun, elle sait présenter une maison qui paraisse belle, des enfants qui paraissent bien élevés, si elle sait paraître riche, bien vêtue, heureuse, si elle sait lui faire bonne figure devant les étrangers, si elle représente une valeur que les autres lui envient, si elle sait mettre au bon jour les autres biens qu’elle possède et lui en donner conscience à lui-même.» 32

Femme (Féminin) (1) : Le «féminin» - et le «masculin» - sont des constructions patriarcales. Un débat construit sur les fondements de ces deux termes reproduit nécessairement les mythes liant le féminin au foyer, à la fécondité, à la nature…; et le masculin, à la force, le pouvoir, la virilité…Le débat est dès lors, de manière rédhibitoire, définitivement compromis.

Femme (Féminin) (2) : Pour disqualifier ce terme à tout jamais, Cf.,:
* Freud [1856-1939] à Lou Andreas-Salomé [1861-1937] : «Pour la première fois, j’ai été frappé de ce qu’il y a d’exquisément féminin dans votre travail intellectuel.» 33
* René Barjavel [1911-1985] : «La femme n’est pas un être humain, c’est un être féminin». 34
* Michel Houellebecq : «Je suis de plus en plus féminin.» 35 (Cf. Être humain, Langage. Verbe. Être, Politique. Mythe, «Sciences» humaines. Psychanalyse)

Femme (Féminin) (3) : Entendu, lu, deux jours de suite (23 et 24 août 2015) : «Les menstrues, quelque chose de très féminin» ; «La peur des souris, c’est féminin» ; «Le tout féminin qu’on appelle la pudeur...», mais aussi : «Son travail est féminin, agressif ; c’est un poison.» Le «féminin», après avoir relevé, nous a t-on assuré, de la nature, de la culture, de la norme, relève, en réalité, de l’injonction, de l’arbitraire. Comme «le masculin»…

Femme (Féminin) (4) : Flaubert [1821-1880], dans une lettre à Tourgueniev [1818-1883], après l’enterrement de George Sand [1804-1876], auteur, le 25 juin 1876, de : «Il fallait la connaître comme je l’ai connue, pour savoir tout ce qu’il y avait de féminin dans ce grand homme. […]» 36

Femme (Féminin) (5) : A l’occasion d’une présentation, à la Fête de l’Humanité, des bijoux créés par Elsa Triolet, Christiane Taubira la qualifia comme étant l’«un des grands esprits féminins qui ont marqué nos arts […]». Pour ses bijoux ? Il eut été, semble t-il, bien concernant de défaire le lien, de lever les ambiguïtés – si tant est que l’on puisse, au vu de l’intitulé de l’article de L’Humanité, employer ce terme - entre cette exposition consacrée aux «bijoux d’Elsa» et les engagements politiques, littéraires d’ Esla Triolet… 37 (Cf. Culture, Flagornerie)

Femme (Féminin) (6) : Lu ce matin (28 septembre 2016), rue de Bièvre, apposés sur une vitrine, une affiche sur laquelle on pouvait lire : «Cherche modèles féminins». Pour ne pas avoir à écrire : «Cherche femmes…modèles» ?

Femme (Féminisation) : Élections du Sénat de septembre 2014 : ‘On’ se félicite (beaucoup sur la Chaîne (TV) Sénat, il est vrai) de la «féminisation» du Sénat, qualifiée cependant par certain-es, plus scrupuleux-ses, de «légère». Le résultat : 25 % de femmes. (Cf. Langage. Féminisation, Politique. Parité)

Femme (Flèche) : Hubert Juin [1926-1987], en conclusion de sa Préface à L’Art d’aimer d’Ovide, auteur de : […] «C’est là que se mesure le génie d’Ovide, la femme est la flèche dont le poème est la cible.» Et ce, quelques lignes après avoir écrit : «Son génie (celui d’Ovide), je crois, fut de mettre le monde au féminin : c’est ce qui le fait inoubliable.» 38 (Cf. Êtres humains. Aimer. L’art d’aimer d’Ovide, Femme. Féminin)

Femme («Forte») : Il ne cessait de tenter de se faire reconnaître par elle - qui n’en avait cure - et avait, pour ce faire, tout essayé : l’admiration inconditionnelle, le pseudo-consensus, les tentatives d’arraisonnement, les colères, les menaces, les appels au secours. Il s’y épuisait. En vain. Elle était ailleurs. Avec d’autres, il avait jusqu’alors obtenu que son ego-toritarisme ne soit pas contesté. Là, il perdait pied. Pourquoi s’acharner à tenter d’imposer un rapport de forces, qui n’intéressait que lui, voué ici à une succession ininterrompue d’échecs ? Par besoin d’attribuer à l’autre, pour tenter de s’en délester, le confus refoulé de soi ? Parce qu’il avait été structuré par les pouvoirs dont il s’était forgé une carapace, mais qui, pour elle, dépourvus de toute légitimité, fondaient, comme neige au soleil ? Mais, plus fondamentalement, dès lors que les rapports de pouvoir étaient, par elle, d’emblée, récusés, c’était lui-même, qui, faute de pouvoir les exprimer, faute d’alternative, s’effondrait. Ce qui épuise, ce qui détruit les hommes de pouvoir (et au delà tout être ‘de pouvoir’), c’est leur impuissance à être, à vivre indépendamment de ce qui les a si profondément structurés. Et les femmes «fortes» ne sont souvent fortes que de cette conscience, et / ou de leur refus de se soumettre à eux. (Cf. Être-s humain-s. Conscience, Homme-s, Patriarcat)

Femme («Garçonne») : Monique, interviewée dans le film Les invisibles ([2012] 39 : «Si on prend des airs de garçons, ce n’est pas parce qu’on est des ‘garçonnes’ ; c’est pour plaire aux femmes.» Quel plaisir de lire de telles évidences…Même si, sans doute, les réalités sont un peu plus complexes…(Cf. Femme. Lesbienne)

Femme («Grisette») (1) : Louis Sébastien Mercier [1740-1814] dans son livre : Tableau de Paris (publié entre 1781 et 1788, souvent réédité depuis), auteur de : «On appelle grisette la jeune fille qui, n’ayant ni naissance, ni bien, est obligée de travailler pour vivre, et n’a d’autre soutien que l’ouvrage de ses mains. Ce sont les monteuses de bonnets, les couturières, les ouvrières en linge, etc., qui forment la partie la plus nombreuse de cette classe.» 40

Femme («Grisette») (2) : Sade [1740-1814], auteur de : «Les grisettes ont une réputation de mœurs légères». 41

Femme («Hommasse») : En 2016, dans une émission de France Culture consacrée à Rosa Bonheur [1822-1899], l’expression d’«hommasse» est employé. 42 (Cf. Femme. Remarquable. Bonheur Rosa, Sexe […])
- En 2012, L’Express décrivait Marie Dormoy [1886-1974] comme «plutôt hommasse». 43

Femme (Honneur) : Lu, dans le Journal particulier. 1935. de Paul Léautaud un article du Quotidien, en date du 27 juillet 1935, reproduit en note : «Drame. Une jeune fille attache son fiancé à un arbre et le poignarde. Vigo, 26 juillet : Une jeune fille a tué son fiancé dans des circonstances vraiment particulières où elle a mais la ruse au service de la jalousie. Elena Amos et Jésus Filloy, fiancés depuis plusieurs mois, se promenaient dans un bois de pins, près du village d’Estreda. Faisant semblant de jouer, Elena attacha Jésus à un arbre, à l’aide d’une corde. Toujours en jouant, elle lui banda les yeux. Puis sortant un couteau de son corsage, elle le planta dans la gorge du jeune homme et s’enfuit. Jésus réussi à se détacher mais mourut avant d’arriver à l’hôpital. La meurtrière, arrêtée, a déclaré qu’elle avait voulu défendre son honneur car elle savait que son fiancé avait deux maitresses. Elle employa le stratagème de la corde et du couteau afin que le jeune homme ne put pas lui échapper44 Renouvelle les réflexions sur l’honneur patriarcal ? (Cf. Violences) …

Femme (Humble) : Madame Carrère d’Encausse, le 16 octobre 1987, future Académicienne, élue en 1990, s’adressa à M. Senghor, ancien Président de la République du Sénégal, membre de l’Académie française, en ces termes : «Ma question est la suivante, que m’inspire d’ailleurs, je dois dire tout à fait humblement, votre propre expérience, Monsieur le Président […]» 45 (Cf. Langage. Académie française)

Femme (Humour) : Lu dans les Considérations sur la Révolution française [1881] de Madame de Staël : «Je l’ai vu (Bonaparte) un jour s’approcher d’une Française très connue par sa beauté, son esprit et la vivacité de ses opinions ; il se plaça tout droit devant elle comme le plus roide [raide] des généraux allemands, et lui dit : ‘Madame, je n’aime pas que les femmes se mêlent de politique’.
- ‘Vous avez raison, général, lui répondit-elle : mais dans un pays où on leur coupe la tête, il est naturel qu’elles aient envie de savoir pourquoi’. Bonaparte alors ne répliqua rien. C’est un homme que la résistance verbale apaise […].» 46(Cf. Femme. Écrivaine, Féministe. Humour)

Femme («Hystérique») : Une femme hystérique ? Non, une femme épuisée, à bout, au bout du rouleau, qui n’en peut plus, qui explose à la moindre émotion, qui ne peut plus que hurler son angoisse, son impuissance ; une femme écrasée la vie qui n’a pas (encore) pu trouver la compréhension de la nécessité de la révolte…Et donc le chemin de l’apaisement.
- Employer ce terme, c’est, en sus, cautionner l’usage qu’en a fait - et à quels ‘coûts’ humains notamment pour les femmes - la psychiatrie.

Femme («Intérieur d’») : Entendu évoquer (juillet 2016), lors de la visite (fort intéressante) de la Maison de la Beurière à Boulogne-sur-mer, les femmes de marins comme étant : «des femmes d’intérieur au travail à l’extérieur».
- On découvre dans ce petit musée que ces femmes travaillaient notamment comme «ramendeuses», «laceuses», «moulières», «sautrières», «verrotières».
- Sur le site internet de cette Maison de la Beurière, est évoqué : «le travail à quai et le labeur sans cesse renouvelé de la femme, de son travail en bord de mer ou en atelier [nécessaire à] à la subsistance du ménage et l'éducation des enfants...»
- Entendu aussi que l’on ne devient «matelote» que lorsqu’on épouse un matelot.
(Cf. Femmes. Travail)

Femme (Jambes) : Jean Tulard, dans son Dictionnaire du Cinéma. Les acteurs, présente ainsi, en 1991, Angie Dickinson : «Après Marlène Dietrich et Cyd Charisse, les plus belles jambes du cinéma.»
- On lit aussi dans sa présentation de Lynch Kelly ceci : «Apparition fracassante dans Desperate hours, où elle montre les plus belles jambes du cinéma depuis Cyd Charisse.» 47 (Cf. Culture, Femme. Artiste, Violences)

Femme (Jeune Fille. 2017) : Une jeune fille interrogée par Cyril Hanouna dans l’émission Touche pas à mon Poste : «C’est quoi ton type de mec ?» répondit : «N’importe». 48

Femme (Khmers rouges) : Entendu dans le film de Rythy Pan, Duch, le maitre des forges de l’enfer [2011] qu’au Cambodge, sous le régime des Khmers rouges [1975-1979], on n’employait pas le mot «femme» car il «avait une connotation sexuelle» ; on employait le mot «famille» qui «avait une connotation révolutionnaire». En réalité, le régime Khmer tout à la fois imposait des mariages selon leur conception de la «révolution» et détruisait aussi les hommes, les femmes, les enfants… (Cf. Femmes. Sexe […])

Femme (Libération) : L’une des décisions de sa vie qu’elle pouvait qualifier de libératoire, bien que / quoique spontanée, impensée (ou presque…), fut de lui proposer un rendez-vous pour lui demander s’il voulait bien être son amant. Il refusa intelligemment (et donc élégamment) ce qui paracheva un processus de libération dont sa requête était alors l’incarnation.

Femme (Lit) : «Il a eu un enfant d’un premier lit». À comparer avec : «Il a eu un enfant d’un premier mariage», avec : «Il a eu un enfant de sa première femme», avec «sa femme et lui ont eu un enfant». Puis, comparer les trois expressions en remplaçant le : «Il» par «Elle». Et enfin, en remplaçant «il» / «elle», par le nom des parents de l’enfant évoqué.

Femme (Maîtresse) : Pourquoi : «Elle était la maîtresse de Monsieur X» est-il beaucoup plus fréquent que : «Il était l’amant de Madame Y» ? Facile…

Femme (Maquillage) (1) : Tromperie sur l’identité. Antinomique avec la vérité [de l’être]. (Cf. Être-s humain-es. Mode)

Femme (Maquillage) (2) : Jane Fonda, interviewée dans le film de Delphine Seyrig, Sois belle et tais toi [1976] raconte comment elle fut, pour la première fois, coiffée, maquillée par les maquilleurs des plus grands studios d’Hollywood…et elle conclut, après avoir été ainsi transformée pour les besoins d’un film : «Je me suis regardée dans la glace : Je ne savais plus qui j’étais
- Il importe ici de rappeler que Jane Fonda, longtemps après, est devenue l’«égérie» de Loréal : inquiétant et triste. (Cf. Femme. Égérie)

Femme (Martyre chrétienne) : Je lis dans un Dictionnaire des femmes célèbres, publié en 1969, que «Blandine (Sainte), jeune esclave chrétienne martyrisée à Lyon, sous le règne de Marc-Aurèle […] survécut sans se plaindre aux fauves, au gril rouge, à un taureau furieux, et qu’il fallut l’achever». 49

Femme (Moi) : Mademoiselle de Lespinasse [1732-1776], auteure, en 1774, de : «Ce moi dont parle Fénelon est encore une chimère : je sens positivement que je ne suis point moi. Je suis vous ; et pour être vous, je n’ai aucun sacrifice à faire. Votre intérêt, vos affections, votre bonheur, vos plaisirs, ce sont là, mon ami, le moi qui m’est cher et qui m’est intime. Tout le reste m’est étranger : vous seul dans l’univers pouvez m’occuper et m’attacher. Ma pensée, mon âme ne peuvent désormais être remplies que par vous et des regrets déchirants. […].» 50 (Cf. Être humain-es Relations entre. Amour, Soi. Patriarcat)

Femme («Moche») : Marie Cardinal [1928-2001], auteure de : «Tu connais une femme vraiment moche qui a réussi à faire entendre sa voix en France ? Moi, je n’en connais pas […].» 51 Aujourd’hui, le terme choque, mais la vérité du constat - les si rares exceptions confirment la règle - est toujours valide. (Cf. Femme. Beauté)

Femme (Mort. Peine de) (1) : Véra Figner [1852-1942], révolutionnaire russe, condamnée à mort en 1884, sa peine ayant été commuée en travaux forcés à perpétuité, enfermée 20 ans dans les prisons du Tsar, libérée en 1905, auteure, en 1884, de : «M’attendais-je à être exécutée ? Non. L’exécution de Sophie Pérovskaïa [en 1881], première exécution d’une femme, avait produit une déplorable impression. L’exécution des femmes n’était pas encore ‘entrée dans les mœurs.» 52

Femme (Mort. Peine de) (2) : Au nom de l’égalité, en toute logique, que des femmes soient, comme les hommes, condamnées à mort devrait-il être considéré comme une avancée des droits des femmes ? (Cf. Justice, Politique. Égalité, Penser)

Femme (Orgueil) : Marie Bashkirtseff [1858-1884] propose, à 22 ans, de son propre chef, son «amitié» à un homme. Elle en explicite les conditions et, dans la lettre qu’elle lui adresse, poursuit : «Mais, êtes vous digne de tout cela ? Et les choses ne tournant pas selon vos désirs, ne m’en voudrez-vous pas bêtement de m’avoir aimée ?» Suivi de : «Je vous trouve audacieux de porter des regards à la hauteur où je me suis placée, mais le proverbe ne dit-il pas que le soldat qui aspire à devenir maréchal de France n’est qu’un mauvais soldat. Je m’aperçois, à la fin, que ce que j’exige de vous est insensé. Ce serait changer tout l’homme.» 53 (Cf. Relations entre êtres humains. Admiration)
- N.B. Le mépris n’est pas nécessaire à l’orgueil.

Femme («Perdue») : Elle s’était ‘donnée’ à lui ; elle devient une femme perdue. (Cf. Langage)

Femme (Perte de temps) : Calculer le temps que les hommes font perdre aux femmes, notamment en récriminations, colères, indignations, toutes aussi inutiles les unes que les autres. Un tel calcul renouvellerait les études sur les budgets temps. Et permettrait de mieux employer sa propre vie.
- Plus fondamentalement, parler, non seulement ne suffit pas, mais, qui plus est, laisse si souvent accroire qu’en s’exprimant, on agit, on dénonce et que l’autre va entendre, comprendre, s’amender… L’espoir alors fait vivre, mais par procuration : encore du temps perdu…

Femme (Peur) : Elle découvrit subitement que sa vie avait été structurée, modelée, limitée, atrophiée du fait de sa peur de déplaire à un homme pour lequel elle n’existait pas.
- Souvent vrai aussi pour les femmes qui ont été heureuses de plaire à un homme.

Femme (Portait) : On a tant assimilé, tant réduit, tant défini les femmes par leur apparence, qu’un femme qui veut simplement exister, être appréciée, être jugée par elle-même, en elle-même, doit se défier de son image et même de toute représentation d’elle même. Et dès lors, à nouveau, s’autolimiter ?

Femme (Procréation) : Tant qu’une femme mettra au monde un enfant, la ‘fonction d’usage’ de toutes les femmes sera perpétuée. À moins que…? Jusqu’à ce que…? Plus utile pour la réflexion féministe que la fallacieuse pseudo égalité. (Cf. Démographie, Front national. Le Pen Jean-Marie)

Femme (Puritaine) : Terme historiquement employé essentiellement pour les femmes, signifiant qu’elles étaient «frigides», frustrées, «mal baisées», qualificatifs employés pendant des siècles sans que les hommes se sentent le moins du monde concernés. Ce terme, progressivement, s’est universalisé.
Aujourd’hui, traiter une personne de «puritaine», c’est vouloir signifier qu’elle est contre-le-sexe, et donc pour «la prostitution» : voici l’un des niveaux d’analyse où nous sommes tombées grâce notamment aux défenseurs si zélés, si écoutés, si publiés, si choyés du système proxénète.
Et le processus d’inversion des valeurs et des normes mis en oeuvre à l’encontre des abolitionnistes se poursuit et s’élargit : les personnes qualifiées de «puritain-es» sont assimilé-es, entre autres manifestations, aux «bien pensants que veulent [nous] rééduquer». Comment peut-on écrire de telles absurdités ? Malgré de nombreux et constants efforts, j’ai toujours beaucoup de mal à le comprendre. Néanmoins, ce que je comprends, c’est qu’il faut refuser la première assignation. Après, c’est trop tard… 54 (Cf. Proxénétisme, Sexe)

Femme (Pygmalion) : Ruth Morse dans Martin Eden de Jack London [1876-1916], Mabel Happelgarth dans sa vie.

Femme («Qu’une»…) : Arthénice, dans La colonie de Marivaux, auteure de : «[…] Vous n’êtes qu’une femme, dites-vous ? Hé, que voulez-vous donc être pour être mieux ?» 55 

Femme (Racine) : Racine [1639-1699], auteur dans Athalie [1691] de : «[…] La peur d’un vain remords trouble cette grande âme / Elle flotte, elle hésite, en un mot, elle est femme» (Acte III, Scène III).

Femme (Renoncement) : Elle crut devoir renoncer à elle pour ‘être’ à lui. Elle se fit carpette. Il s’y couchât sur ce qu’il considéra - à juste titre - comme un don, plus tard, comme un dû : après usage, il l’épousseta, la plia, la rangea, remercia et alla en choisir une autre…carpette.

Femme (Respectée) : [1997] Odile Quintin, «ancien chef de Bureau unité égalité des chances à la Commission européenne», concernant Marcelle Devaud [1908-2008], dans les années 1980, «son mentor dans les problématiques d’égalité [des chances dans les politiques européennes», auteure de : […] «Elle est très respectée des hommes, parce qu’elle ne prend pas un ton de revendication. Elle a une approche d’affirmation, de valorisation du rôle que peuvent jouer les femmes dans la vie économique et sociale. Elle ne crie pas. Elle discute et négocie.» 56

Femme (Revanche) : [Début années 60] Lu, dans Le guide des jeunes ménages, dans le chapitre intitulé : ‘Rapports sociaux. Loisirs’, à la rubrique : ‘Invitations’, dans la sous rubrique : ‘Tenue’, ceci : «Afin de permettre à la plus modeste des invitées, de faire son petit effet, il faudra avoir une tenue aussi simple que possible, sans toutefois être négligée. Vous prendrez votre revanche lorsque vous serez invitée à votre tour.» 57 (Cf. (Cf. Être-s humain-es. Mode, Patriarcat, Sororité)

Femme («Rien») (1) : Lorsqu’un homme aspirant à, espérant se justifier d’avoir «trompé» sa femme, lui déclare : «Mais, ce n’était rien» ou : «Mais, cela ne signifiait rien pour moi», que les femmes soient solidaires de la femme ainsi lâchement évoquée. Toutes les femmes, sont aussi, alors, ce «rien».

Femme («Rien») (2) : Annie Ernaux, à qui l’on demandait pourquoi, elle qui avait écrit L’événement, n’avait pas signé le Manifeste des 343 [femmes ayant déclaré avoir avorté], répondit : «En 1971, il était pour moi, hors de question de le faire. C’était impensable. Je n’étais rien. De plus, j’étais mariée à un cadre et déclarer publiquement avoir avorté aurait eu l’effet d’une bombe.» 58
On peut noter que les arguments ne sont pas de même nature.
* Ajout. 28 février 2016. (Aux fins de comparaison) En réponse à une question concernant son silence de l’occupation française de l’Indochine, en 1946, Raymond Aron répondit : «Ce n’était pas tellement difficile, c’était surtout tout à fait inefficace. En 1946 ou en 1947, je n’étais rien. […]» 59
- Rappel : le contraire de «rien», c’est quelque chose, et non pas quelqu’un-e.

Femme (Rolls-Royce) : Guillaume Galienne, au terme de l’émission écoutée le 27 août 2016 : Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal, auteur de : «Merci à mes Rolls-Royce de cette émission…» suivent les noms des femmes qui travaillent, avec lui, pour lui, dans ‘son’ émission. 60

Femme («Salope». Marie-Claire. 2016) : Lu dans Marie-Claire (Mars 2016) l’interview d’une jeune actrice, qui raconte sa vie en réponse aux questions du journal. En voici une : «Vous avez l’air de quelqu’un de chouette. Vous avez dit que si l’on vous demandait de jouer la pire des salopes, il faudrait que vous trouviez un peu de cela en vous. Vous avez déjà agi comme une salope ?» 61

Femme (Secret) : Lors d’une rencontre fortuite et qui ne devait pas se reproduire, elle lui confia deux secrets : dans sa grande maison, elle se couchait tous les soirs à 20 heures et elle détestait sa mère.

Femme (Sénèque) : Sénèque [4 avant J.C, 65 après J.C], auteur de :
- «Il y a des gens assez déraisonnables pour s’imaginer qu’une femme pourrait les offenser.»
- Et de : […] La femme est toujours un être inconsidéré qui, à moins d’être devenue savante et très instruite, est rétive et ne peut résister à ses désirs.» 62

Femme (Sensibilité) : Katherine Mansfield [1888-1938], auteure, le 26 janvier 1922, de : «J’ai un esprit d’une sensibilité effroyable, qui accueille toutes les impressions ; voilà la raison pour laquelle je suis si complètement entraînée et vaincue63 À méditer…

Femme («Seule») (1) : Une femme qui a eu deux arrière-grands-pères, deux grands-pères, un père, quantité de cousins et de neveux, des frères, un ou des maris, un ou des amants, des amis, des patrons, des collègues, des voisins, des enfants - sans même évoquer les femmes ayant partagé sa vie - peut être qualifie de femme «seule»…
- Variante : «Elle vit sans homme»….dans l’attente qu’elle « refasse sa vie».

Femme («Seule») (2) : Camille Claudel [Lettre de l’Asile. 25 février 1917] auteure de : «On me reproche, (ô crime épouvantable d’avoir vécu toute seule)…» 64

Femmes («Seules») (3) : Au pluriel : douze participantes à la Marche - non mixte - de nuit des femmes ont entendu : «Qu’est ce que vous faites ici seules le soir ?»

Femme («Seule») (4) : Elle disait ne pas vouloir rompre de crainte d’être «seule» ; elle ne pouvait /voulait pas voir que rompre était justement la condition pour ne pas l’être. Ou, plus justement, que la question n’était pas celle de la solitude, mais celle de la dépendance.

Femme (Soutenir) : [Début années 60] Lu dans Le Guide des jeunes ménages, dans le chapitre intitulé : ‘Habillement’, à la rubrique : ‘Pour Madame’, dans la sous rubrique ‘Gaines et Soutien-gorge’ : «Dans toutes les occasions de la vie journalière, la femme a besoin d’être soutenue […]» 65 (Cf. Être-s humain-es. Mode, Patriarcat, Proxénétisme)

Femme (Suicide) : Lettre de Séverine [1855-1929], jeune, désespérée, à Jules Vallès [1832-1885], après que ses parents lui eurent refuser de le rejoindre à Londres, et écrite avant de se tirer une balle dans la poitrine : «Je meurs de ce qui vous fait vivre. De révolte. Je meurs de n’avoir été qu’une femme alors que brûlait en moi une pensée virile et ardente. Je meurs d’avoir été une réfractaire. Aimez moi un peu pour cela et gardez en cet esprit que j’ai si fort aimé et si profondément compris une place à votre navée petite amie.»
- Heureusement elle ne mourut pas et sa famille, résignée, la laissa désormais agir à sa guise. Et elle devint : Séverine. 66

Femme (Territoire) : Anaïs Nin [1903-19977], auteure de : «Le territoire de la femme est ce que laisse intact le désir direct de l’homme. L’homme attaque le centre vital. La femme remplit la circonférence.» 67 Confus, mais puissant ? (Cf. Politique. Frontières)

Femme («Une femme et un Noir») : Noam Chomsky (à propos de la compétition entre Barak Obama et Hillary Clinton à la présidence des États-Unis) auteur de : «Je crois que ce qui a été assez marquant dans la campagne démocrate, c’est qu’il y a eu une femme et un noir.» 68 Non : il y a eu une femme qualifiée de blanche et un homme qualifié de noir, c’est à dire deux êtres humains (un homme et une femme) qualifiés l’un par la seule couleur de sa peau, l’autre par le seul fait d’être une ‘femme’. L’inanité - apolitique - d’une telle opposition mérite d’autant plus d’être notée qu’elle émane d’un penseur - politique - tant vanté… (Cf. «Oui» ou «Non»)
* Ajout. 30 novembre 2015. Du même, auteur en 2015, de : «Si vous allez dans le hall du MIT [Massachusetts Institute of Technology, où il a enseigné] aujourd’hui, vous verrez parmi les personnes une moitié composée de femmes, peut-être un tiers de minorités69

Femme (Utérus) : «Délit d'entrave : douze hommes et un utérus» : Titre de Libération concernant la présence de 12 hommes parlementaires et d’une femme parlementaire (vérifier) lors de la discussion sur la pénalisation de certains sites concernant l’IVG. 70 (Cf. Êtres humains, Corps, Femme. Vagin, Politique. Animalisation du monde, Sexe-s,)

Femme (Vagin) (1) : [France. 2012] Dans un monde saturé de pornographie, le terme de vagin - considéré comme ‘indécent’ ? - est toujours en 2012 inapproprié. On a pu ainsi lire, dans une dépêche de l’AFP, concernant la jeune femme violée en Inde par six hommes : «Ils l'avaient aussi agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, lui causant de graves blessures aux intestins [...].» 71 (Cf. Êtres humains. Corps, Sexe-s)

Femme (Vagin) (2) : Dans l’article de Simone de Beauvoir, Pour Djamila Boupacha, publié dans Le Monde le 2 juin 1960, celle-ci avait écrit : «On lui enfonça une bouteille dans le vagin.» Commentaire de Gisèle Halimi : «La rédaction du journal s’émut de la cruauté de l’image : il fallu remplacer le mot «vagin» par «ventre».
- Précision : Le terme de «vagin» était bien employé dans la plainte pénale de Djamila Boupacha. 72 (Cf. Êtres humains. Corps, Sexe-s)

Femme (Vagin) (3) : Le terme de «vagin» n’existait pas dans le Larousse médical de 2006 «conçu par une équipe de 150 éminents spécialistes, ce dictionnaire répond à toutes les questions sur le corps humain, sur ses fonctions et ses maladies. Plus de 6 000 articles classés de A à Z présentent les termes médicaux, la prévention, l'évolution et le traitement des maladies, les actes chirurgicaux, la description des examens médicaux, le rôle et l'action des médicaments, les bases de l'anatomie et de la physiologie, les techniques de secourisme.» (lisible sur le net)
- Ceci étant, en cherchant sur le net : «Larousse médical. Vagin» on lit (accompagné d’un graphique clair) ceci : «Conduit musculo-membraneux qui s'étend de l'utérus à la vulve chez la femme.» Lire la suite pour «Structure» et «Pathologie» (du vagin). (Cf. Êtres humains. Corps, Proxénétisme. Les monologues du vagin, Sexe-es)

Femme (Vagin) (4) : Lu dans le Journal particulier de Paul Léautaud [1872-1956] : «Soirée chez Marie Dormoy. Fort agréable. Plaisir parfait. Jolie au possible pendant nos mutuelles caresses. Son mot, à cause d’une pose fort favorable : ‘Tu est en plein dedans’». 73 (Cf. Êtres humains, Êtres humains. Corps, Sexe-es)

Femme (Vagin) (5) : Vagin : un contenant ou un contenu ?

Femme (Vengeance) (1) : Une femme «de qualité», sans doute la comtesse de Cayla [1785-1852], raconte qu’elle reçut, un jour, nouvellement mariée par ailleurs, un paquet qui s’avéra un bel et gros enfant accompagné de la lettre suivante : «Citoyenne, Puisque vous êtes la femme d’un homme qui devait être mon époux, prenez la charge de nourrir une créature innocente qui lui doit le jour.» Signé : Rosalie.
Sur ce, elle fit venir son mari et lui dit : «Monsieur, quand on fait des enfants, on tâche de les placer ailleurs que chez moi ; voici un des vôtres que l’on m’adresse, vous plairait-il d’en prendre soin ?». Elle gagna (notamment) de cette répartie sa liberté à vie à son égard. 74
- Á la relecture : pas une vengeance, une saine et légitime réaction. (Cf. Culture. Cinéma. La Fiancée du pirate. La mariée était en noir, Politique. Vengeance)

Femme (Vengeance) (2) : Louise Michel [1830-1905], auteure de : «Quand une honnête femme, calomniée ou poursuivie tue le drôle qui la pourchasse, bravo ! Elle débarrasse les autres d’un danger, elle les venge ; il n’y en a pas assez qui prennent ce parti-là.» 75 Rarement cité…(Cf. Femmes. Assassinées), Hommes. Solidaires des femmes en lutte, Justice. Légitime défense, Violences contre les femmes)

Femme (Vengeance) (3) : Une vengeance de femme : Lisbeth Salander dans les trois livres de Stieg Larsson, Millenium 1,2,3. Un modèle ?

Femme (Vengeance) (4) : Jean-Claude Brialy [1933-2007] dans ses Mémoires raconte le tournage du Bal du Comte d’Orgel [1969] qui eut lieu dans la somptueuse propriété à Montfort-L’amaury d’un «marquis, milliardaire chilien». Son chauffeur lui raconte la vie de «Germaine», «l’une des femmes de chambre du marquis» : «Cela fait 45 ans qu’elle est à son service. Elle a été amoureuse de lui et lui ne l’a jamais regardée. Il l’a fait souffrir, il l’a tourmentée. Et maintenant qu’il est à moitié paralysé, elle se venge. Quand il lui demande un peu d’eau, elle lui dit : ‘On va voir’.» 76

Femme («Vénéneuse») : [12 juin 2012] Lu, à la recherche sur le net du synonyme de «sulfureux» : «Au sens figuré : Qui évoque l’enfer, l’hérésie, le démon qui sent le souffre. Se dit d’une femme ‘vénéneuse’.» 77 (Cf. Langage. Synonyme. Sulfureux…)

Femme (Vie de…) (1) : Une «vie - dite de - de femme», c’est vivre une vie-dite-de couple (ou non), une vie dite-sexuelle (ou non), une vie dite-professionnelle (ou non), une vie dite-d’épouse (ou non), une vie dite-de mère (ou non), et même une vie de femme «multi-casquettes». (Cf. Vie - dite - privée, Vie. Refaire sa))

Femme (Vie de…) (2) : Une femme ayant vécu «une vie - dite - de femme» peut vivre, en sus, une vie généralement considérée comme celle dévolue aux «hommes». Un homme, s’il conteste, s’il récuse, s’il veut échapper à la vie telle qu’elle lui fut imposée, telle que généralement considérée comme dévolue aux hommes, n’aura jamais vécu qu’une vie d’homme. (Cf. Homme-s, Patriarcat)

II. Femme (Artiste) :

Femme (Artiste. Alain Marie-Claire) : Marie-Claire Alain [1926-2013] organiste «avoua» à Marie-Louise Girod [1915-2014], elle-même organiste : «Savez vous que ce jour là [lors d’un récital pendant la guerre], vous m’avez donné l’espoir de devenir une virtuose de l’orge en dépit du fait que j’étais une femme ! » 78
De la vertu de l’exemple…

Femme (Artiste. Bacall Lauren) : [1924-2014] Auteure de : «[…] Bon, le passé est le passé. Il m’a formée, m’a appris beaucoup de choses, mais le présent m’importe d’avantage. Je lutte pour acquérir le droit à mon identité propre ; je ne veux pas qu’on m’identifie pour l’éternité à un rôle joué à dix-neuf ans. Jusqu’à présent, j’ai toujours plus ou moins perdu cette bataille. Peut être ne la gagnerai-je jamais. Mais je ne cesserai jamais le combat.» 79 (Cf. Patriarcat. Filliation) (2)

Femme (Artiste. Barbara) : Barbara [1930-1997] : auteure, compositrice, interprète de chansons inoubliables, dont trois, plus particulièrement, évoquent les violences de son père à son encontre : Au cœur de la nuit, Nantes, L’aigle noir. (Cf. Violences incestueuses)

Femme (Artiste. Bardot Brigitte) (1) : Brigitte Bardot, auteure de : «J’ai toujours fait ce qui m’a plu […] Je sais que j’ai plus de couilles que beaucoup d’hommes. Ils pourraient prendre exemple sur moi. J’ai toujours assumé ce que j’ai fait ou ce que j’ai dit.» 80
- De la fragilité des mythes : un seul jugement pertinent les fait éclater comme une bulle de savon (Cf. Mythe)

Femme (Artiste. Bardot Brigitte) (2) : Brigitte Bardot, auteure, le 10 mars 2017, de : «J’ai été prisonnière de moi-même toute ma vie.» 81
* Ajout. 11 mars 2017. Marine Le Pen, le 4 mars 2017, aux fins de justifier son refus du «port du voile dans l’espace public» avait déclaré : «La France, c’est Brigitte Bardot.» 82
- De la fragilité des justifications…

Femme (Artiste. Bell Marie) : Jean-Claude Brialy [1933-2007] se souviens de Marie Bell [1900-1985] et écrit notamment : «Elle avait été sociétaire à la Comédie française à l’époque où les femmes pouvaient y entrer grâce à un ministre ou à un ami influent […]».
- Il rapporte aussi l’une de ses réactions adressée à Félicien Marceau [1913-2012], auteur et metteur en scène de la pièce de théâtre, Madame Princesse dans laquelle elle jouait : «Dis donc, Félicien, Claudel et racine ne m’ont jamais emmerdée. Ce n’est pas toi qui va commencer83

Femme (Artiste. Bellon Yannick) : Au terme d’un interview, en 1996 : «[…] Nous (les femmes ou : les femmes cinéastes ? ) n’avons plus rien à prouver84

Femme (Artiste. Bernhardt Sarah) : Sarah Bernhardt [1844-1923], après avoir, à la Comédie Française, évoqué l’«un des plus beaux triomphe de sa carrière», auteure de : «Quelques artistes furent très contents, les femmes surtout, car il est une chose à remarquer dans notre art : les hommes jalousent les femmes beaucoup plus que les femmes ne se jalousent entre elles. J’ai rencontré beaucoup d’ennemis parmi les hommes comédiens, et très peu parmi les femmes comédiennes. […]» 85 (Cf. Être humain. Autocritique, Patriarcat, Penser. Pensée. Bernhardt Sarah)

Femme (Artiste. Bonheur Rosa) (1) : Rosa Bonheur [1822-1855], dans sa «Lettre testament » datée du 28 novembre 1898, écrit notamment :
«[…] Nous avons le droit, étant libres et célibataires toutes deux (concernant Anna Klumpke [1856-1942]), de nous donner par notre travail les jouissances du confortable avec l’argent que nous gagnons par notre travail.
Ma famille m’ayant toute ma vie assez mal jugée en mon droit de vivre librement, après avoir d’abord fait mon devoir envers elle et ayant droit après à l’indépendance de toute personne majeure gagnant elle même sa vie…Je suis libre de faire ce qu’il me plaît et de défendre une bonne fois pour toutes l’honneur des autres (Nathalie) et le mien.
Je n’ai donc rien à me reprocher envers ma famille, et j’ai pensé que maintenant j’avais le droit de vivre pour moi et de disposer à mon gré de mon bien personnel, n’ayant eu ni enfant, ni tendresse pour le sexe fort, si ce n’est pour une franche et bonne amitié pour ceux qui avaient tout mon estime.
… quant à mes deux neveux, ce sont des hommes solides et bien portants, ils n’ont qu’à faire comme moi, car les hommes ayant la force physique ne doivent pas, s’ils sont fiers et braves, compter sur l’héritage d’une femme dont le travail a souvent été interrompu par les conditions de son sexe et qui ont fait avec raison penser aux hommes justes et dignes de ce titre, que l’homme est fait pour travailler pour la femme et les enfants ; mais hélas ! les femmes ont souvent été obligées de les remplacer quant ils manquent à leur devoir.
Je termine cette longue lettre explicative de ma volonté et de ma justice de tester en faveur d’une compagne artiste comme moi, gagnant noblement sa vie comme moi, désirant ainsi que moi continuer de travailler en paix, continuer sa carrière d’artiste et m’accompagner loyalement jusqu’au dernier jour de mon voyage en ce monde86 (Cf. Famille)

Femme (Artiste. Bonheur Rosa) (2) : Rosa Bonheur [1822-1889] (concernant Nathalie Micas, avec laquelle elle vécut jusqu’à la mort de cette dernière, en 1889) auteure de : «Souvent je me suis enfermée dans la chambre de Nathalie [après sa mort] pour songer aux côtés tragiques de ma vie. Quelle aurait été mon existence sans le dévouement et l’existence de mon amie ! Et pourtant on a cherché à rendre suspecte l’affection que nous éprouvions l’une pour l’autre. Il semblait extraordinaire que nous fassions bourse commune, que nous nous soyons légué réciproquement tous nos biens. Si j’avais été un homme, je l’aurais épousée et l’on n’eut pu inventer toutes ces sottes histoires. Je me serais créé une famille, j’aurais en des enfants qui auraient hérité de moi et personne n’aurait eu le droit de réclamer.» 87 (Cf. Famille, Mariage pour tous)

Femme (Artiste. Boulanger Nadia) : Nadia Boulanger [1887-1979], compositrice, chef d’orchestre et enseignante. Ned Rorem, l’un de ses élève, déclara la concernant en 1979 : «Pour ce qui concerne la pédagogie musicale - et par extension la création musicale - elle est la personne la plus influente qui ait jamais vécu.»
Elle fut, toujours selon lui, «le plus grand maître depuis Socrate». 88

Femme (Artiste. Bourgeois Louise) : Louise Bourgeois [1911-2010], auteure de : «Pour exprimer des tensions familiales insupportables, il fallait que mon anxiété s'exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire.»
Parmi ses œuvres : La Destruction du père (1974) et Maman (2005).
* Ajout. 13 octobre 2014. Sans oublier le terrifiant Fillette [1968]. Le concernant - il s’agit de la représentation d’un monstrueux phallus transpercé par un câble - il faut lire les aberrant-es présentations, commentaires, interprétations qui en ont été faites afin d’en masquer l’évidence, à savoir qu’un phallus a terrifié une petite fille. Et que Louise Bourgeois ait peu ou prou participé à en masquer la signification, n’invalide pas le jugement. (Cf. Violences Incestueuses)

Femme (Artiste. Callas Maria) : Maria Callas [1923-1976], auteure de : «Je suis libre parce que je ne fais pas de concession89 (Cf. Conciliation, Liberté)

Femme (Artiste. Capri Agnès) : Agnès Capri, [1907-1976], auteure de : «Je voulais des gens propres». Se sont exprimé-es dans son café théâtre : Caura Vaucaire, Germaine Montero, Serge Reggiani, Jean Sablon, Juliette Gréco, Marc Ogeret, Catherine Sauvage, Pierre Louki, Georges Moustaki, les Frères Jacques…90 Chapeau l’artiste !

Femme (Artiste. Casarès Maria) : Maria Casarès [1922-1996], auteure de : «Soyez donc une femme. Luttez !» 91 (Cf. Politique. Lutte)

Femme (Artistes. Chanteuses françaises (d’antan) : Yvette Guilbert, Anna Thibaud, Damia, Berthe Sylva, Fréhel, Colette Renard, Yvonne George, Mistinguett, Germaine Montero, Agnès Capri, Marie Dubas, Lys Gauty, Lucienne Boyer, Germaine Béria, Marianne Oswald, Suzy Solidor, Lucienne Delyle, Jacqueline François, Jeanne Aubert, Marie Josée Neuville, Lucienne Dugard, Arletty, Germaine Sablon (considérée comme la seule artiste résistante), Catherine Sauvage, Mireille, Cora Vaucaire, Gribouille, Cora Madou, Rina Ketty, Annette Lajon, Colette Magny, Édith Piaf, Patachou, Catarina Valenta, Simone Bartel, Georgette Plana, Claire Leclerc, Léo Marjane, Francesca Solleville, Pia Colombo, Michèle Bernard, les sœurs (Louise et Odette) Étienne, Yvonne Printemps, Monique Morelli, Danielle Messia, Joséphine Baker, Renée Lebas, Nicole Louvier, Dalida, Mama Béa, Magali Noël, Christine Sèvres, Rosalie Dubois, Colette Chevrot, Christine Fèvre, Annie Fratellini, Odette Laure, Michèle Arnaud, Lina Margy, Catherine Bardin, Valérie Lagrange…Sans oublier Mado Robin qui, extraordinaire cantatrice, ne méprisait pas les chansons («Le temps des cerises)».
- Et, parmi celles qui, bien que toujours d’antan (pour moi…), n’en sont pas moins toujours présentes : Simone Réal, Mick Micheyl, Hélène Martin, Nana Mouskouri (Grecque de nationalité), Marie Laforêt, Suzy Delair, Alice Dona, Georgette Lemaire, Francesca Solleville, Dominique Grange, Marie-Paule Belle, Zizi Jeanmaire, Simone Langlois, Françoise Hardy, Nicoletta, Nicole Croisille, Hélène Delavault, Véronique Pestel, Isabelle Aubret, Sabine Viret … Et bien sûr, Brigitte Fontaine, Sapho, Juliette Gréco et Anne Sylvestre et ses inoubliables chansons féministes. Sans oublier la compositrice Marguerite Monnot. [10 juillet 2015]
- Que de merveilles, de destins ! Que de pertes de mémoire, que l’on peut néanmoins au moins partiellement se remémorer…lorsque des archives existent.
- Une précision : Si je ne cite pas les jeunes chanteuses, les chanteuses contemporaines, à l’exception d’Agnès Bihl, la seule explication est celle de ma méconnaissance, de mon incompétence donc.

Femme (Artiste. Claudel Camille) (1) : Camille Claudel [1864-1943], internée, auteure de :
- [À sa mère. Mars 1913] : «Cela va t-il durer longtemps cette plaisanterie-là ? Y en a t-il pour longtemps ? Je voudrais bien le savoir. Après avoir tant souffert. C’est une drôle de surprise. »
- [À M. Pinard. Mars 1913] : «Je me trouve par suite de combinaisons machiavéliques enlevée et internée de force à Ville Evrard. Si vous pouviez dire un mot pour moi, je vous en serais reconnaissante.»
- [À Henriette de Vertus. Automne 1913] : «J’ai été enlevée par un cyclone moi et mon atelier, mais par un singulier effet de la tornade, mes plâtras ont filé directement dans la poche de Rodin et consorts, tandis que mon infortunée personne s’est trouvée transportée délicatement dans un enclos grillagé en compagnie de plusieurs aliénés. Je fais mon possible pour figurer honorablement dans cette aimable corporation : je n’y fais pas trop mauvaise figure.»
- [À son frère, Paul Claudel. 1915] : «J’aimerais mieux une place de bonne que continuer à vivre ainsi.»
- [À son frère Paul Claudel. Mars 1927] : «Ce n’est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu : après 14 ans aujourd’hui d’un vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.»
- [À son frère, Paul Claudel. Mars 1930] : «Cela fait 17 ans que Rodin et les marchands d’objets d’art m’ont envoyé faire pénitence dans un asile d’aliénés. Après s’être emparés de l’œuvre de toute ma vie en se servant de B. (Note : probablement Philippe Berthelot), pour exécuter leur sinistre projet, ils me font faire des années de prison qu’ils auraient si bien mérité eux-mêmes... Tout cela au fond sort du cerveau diabolique de Rodin. Il n’avait qu’une idée c’est que lui, étant mort, je prenne mon essor comme artiste et que je devienne plus que lui : il fallait qu’il me tienne dans ses griffes après sa mort comme pendant sa vie
- [À son frère, Paul Claudel. 1932/33] : «Dis toi bien, Paul, que ta sœur est en prison. En prison et avec des folles qui hurlent toute la journée, font des grimaces et sont incapables d’articuler trois mots sensés. Voilà la traitement que, depuis près de vingt ans, on inflige à une innocente.»
- [Á son frère, Paul Claudel. Nov./déc. 1938], elle signe : «Ta sœur en exil».
* En octobre 1943, Camille Claudel est inhumée dans le cimetière de l’asile d’aliéné-es de Monfavet, celle à qui Rodin écrivait en 1897 : «Un génie comme vous est rare92 (Cf. Femme (Seule), Fitzgerald (Zelda), Pelletier (Madeleine), Séraphine Louis)

Femme (Artiste. Claudel Camille) (2) : Henri Guillemin [1903-1992] écrit, en 1987, concernant la santé mentale de Camille Claudel [1964-1943], internée : «Le dossier médical de Camille, qui nous a été révélé par Reine-Marie Paris (une petite fille de Claudel) parle de ‘bouffées délirantes’ dont elle était victime. Mais les quelques lettres que nous avons d’elle témoignent toutes (en italique) d’un indéniable et douloureux équilibre mental. Elle conjure, elle supplie qu’on la délivre de son ‘exil’, de son martyre. Elle dit : ‘Je n’ai pas mérité cela’.» 93
Mais la suite du texte d’Henri Guillemin, concernant la responsabilité d’Auguste Rodin est «bien injuste», en réalité d’évidente mauvaise foi, aisément lisible.

Femme (Artiste. Claudel Camille) (3) : Je lis sur Wikipédia concernant Paul Claudel : «En septembre 1913, la sculptrice Camille Claudel, sœur de Paul, est internée en asile d’aliénés à la demande de la famille et à l'instigation de son frère Paul qui décide d'agir immédiatement après la mort de leur père. En trente ans d'hospitalisation, Paul Claudel ne va voir sa sœur qu'à douze reprises. Lors de la rétrospective qui lui fut consacrée en 1934, des témoins ont rapporté que Paul Claudel s'emporte : il ne veut pas qu'on sache qu'il a une sœur folle. À la mort de celle-ci, en 1943, Paul Claudel ne se déplace pas : Camille est inhumée au cimetière de Montfavet accompagnée du seul personnel de l'hôpital ; quelques années plus tard, ses restes sont transférés dans une fosse commune, ni Paul ni les membres de la famille Claudel n'ayant proposé de sépulture.»

Femme (Artiste. Claudel Camille / Rodin Auguste) : Lu dans le Journal des Goncourt [10 mai 1894] : «Marx (Roger, critique d’art) me parle ce matin, de la sculpteuse Claudel, de son collage 94 un moment avec Rodin, collage pendant lequel il les a vus travailler ensemble, amoureusement, tout comme devait travailler Prud’hon et Melle Mayer. Puis un jour, pourquoi, on ne le sait, elle a quelque temps échappé à cette relation, puis l’a reprise, puis l’a brisée complètement. Et quand c’est arrivé, Marx voyait entrer chez lui Rodin tout bouleversé, qui lui disait en pleurant qu’il n’avait plus aucune autorité sur elle.» 95 (Cf. Homme Remarquable. Rodin Auguste)

Femme (Artiste. Damia) : Damia [1889-1973], bouleversante, dénommée «la tragédienne de la chanson».

Femme (Artiste. Dietrich Marlène) (1) : Marlène Dietrich [1901-1992], une femme lucide, généreuse, courageuse. L’entendre chanter «La vie en rose» réconcilierait avec ‘l’amour’. 96

Femme (Artiste. Dietrich Marlène) (2) : Dans les souvenirs de Marlène Dietrich, on peut lire : «[…] Je n’ai jamais reproché à von Sternberg son ton cinglant. Il avait tous les droits. Parce qu’il était l’homme qui me protégeait. Parce qu’il était aussi mon ami. Ses paroles étaient toujours justes. Il avait toujours raison. Je ne lui rendrai jamais assez grâce. […] Un maître.» 97

Femme (Artiste. Dietrich Marlène) (3) : Marlène Dietrich [1901-1992], auteure de : «C’est Sternbeg [Joseph von. 1894-1969] qui m’a découverte alors que je n’étais rien. Il crut en moi, m’a fait travailler, me donna tout mon savoir, son expérience, son énergie et créa ainsi mon succès.» (Sans date) 98
- Je lis ensuite sur Wikipédia : «Dans ses souvenirs, Sternberg affirmera avoir créé de toutes pièces le mythe de Marlène et minimisera le rôle de son interprète, qui protestera. (Sans source)»

Femme (Artiste. Dubost Paulette) : Ecouter Paulette Dubost [1910-2011] évoquer sa vie : une bouffée de bonheur. 99

Femme (Artiste. Duc Hélène) : Hélène Duc [1917-2014], auteure de : «Les blessures que nous font les metteurs en scène, parfois simplement en ne nous choisissant pas, ne cicatrisent jamais. Si l’on peut tout supporter quand on se sent aimé, on s’écroule quand on ne l’est pas assez.» 100 (Cf. Culture, Êtres humains. Relations entre. Aimer)

Femme (Artiste. Duncan Isadora) : Isadora Duncan, [1877-1927] auteure de :
- «Mon art était déjà en moi quand j’étais petite fille, et c’est grâce à l’esprit héroïque et aventureux de ma mère qu’il ne fut pas étouffé
- «Mon idée en fait de danse était qu’il fallait exprimer les sentiments et les émotions de l’humanité
- «Je méditais sur les différences étranges qui séparent l’Art de la Vie, et je me demandais si une femme peut vraiment être une artiste, car l’Art est un maître exigeant qui réclame tout pour lui seul, et une femme qui vit donne tout à la vie. Quoi qu’il en soit, pour la seconde fois, [enceinte], j’était immobilisée, séparée de mon art.»
- «Donnez le beauté, la liberté et la force aux enfants. Donnez l’art au peuple qui le demande. La grande musique ne doit pas être plus longtemps gardée pour la bonheur de quelques privilégiés cultivés ; elle doit être donnée gratuitement aux masses ; elle leur est aussi nécessaire que l’air et le vin, car elle est le vin spirituel de l’humanité.»
- «Dans ce théâtre, j’espérais réaliser mon rêve de ramener les arts de la musique, de la tragédie et de le danse à leurs formes les plus pures.»
- «L’Art donne unité et harmonie à ce qui, dans la vie, est chaos et discorde.»
- «L’impulsion de mon art était trop forte. Je ne pouvais l’arrêter même pour plaire à celui que j’aimais.» 101 (Cf. Culture. Femme. Remarquable)

Femme (Artiste. Duse Eleonora) : Concernant Eleonora Duse [1858-1924], Isadora Duncan [1877-1927] qui fut son amie, écrivit cet hommage : «[…] Eleonora Duse était un être exceptionnel. Son cœur était si grand qu’il pouvait contenir toute la tragédie du monde, son esprit était le plus radieux qui ait jamais lui à travers les sombres tristesses de cette terre
- Ce, après avoir écrit : «[…] La Duse n’aimait pas qu’on la dévisageât. Elle prenait les petites allées, les sentiers, pour éviter d’être vue pas la foule. Elle n’aimait pas comme moi la pauvre humanité. Elle considérait la plupart de ces gens comme de la canaille, alors qu’ils la regardaient de tous les yeux éblouis. Cela tenait à sa nature avant tout exagérément sensible. Elle s’imaginait que les gens la critiquaient. Quand elle avait personnellement affaire au peuple, personne ne montrait plus qu’elle de douceur et de bonté.»
- Et : «Eleonora n’était qu’une femme, malgré tout son génie [...]»102 (À prolonger)

Femme (Artiste. Feuillère Edwige) : Hélène Duc [1917-2014], la présente ainsi : «On a beaucoup écrit sur Edwige Feuillère [1907-1998], mais quelle que soit la qualité de l’analyse et de l’approche, c’est dans son livre, Les feux de la mémoire, qu’elle se découvre et qu’on la découvre le mieux. Elle ne se livre pas, mais elle donne beaucoup d’elle même. Avec élégance et mesure, comme toujours. […] Elle allie à sa passion intérieure une superbe intelligence et un sens critique vis à vis d’elle même. Jamais une bavure, jamais le ‘flou’, jamais de procédé pour esquiver une difficulté de mouvement ou de texte. Elle soulève la montagne en souriant. Tous ses rôles sont des festivals de virtuose. […] Elle est passée du cinéma au théâtre et du réalisme au lyrisme et à la pure poésie de Claudel avec simplicité et naturel, non pas sans effort sans doute, mais comme si de rien n’était, comme si il lui était imparti de donner toutes les nuances, la force, les subtilité au texte. […] Edwige est à mes yeux la plus symbolique, la plus variée, la plus complète des actrices de ces temps. Peut être aussi la plus pure, car elle semble n’avoir jamais été entachée d’aucune complaisance, d’aucune intrigue, ni d’aucune mesquinerie. Mais elle était sans doute, comme tous les élus, solitaire dans son âme.» 103

Femme (Artiste. Fontaine (Brigitte) : Concernant Brigitte Fontaine, une fois encore, ‘on’ fera semblant de découvrir, après sa disparition, l’importance de son oeuvre.

Femme (Artiste. Fréhel) : Fréhel [1891-1951], auteure de : «Fermez vos gueules. J’ouvre la mienne» [au public du Bœuf sur le toit]. 104
La vie bouleversante d’une femme bouleversante…

Femme (Artiste. Goya Chantal) : [Interview de Chantal Goya, concernant le tournage de Masculin Féminin. 1962 ] : «J’avais 18 ans. […] Godard voulait que je sois à poil dans la salle de bains et j'ai dit non. Je me suis cachée sous le lavabo. Marlène (Jobert) s'est déshabillée, m'a dit de ne pas m'en faire, qu'elle passerait à deux reprises devant la caméra de façon à faire croire qu'il s'agissait de moi une fois. Tu parles ! Godard avait bien vu. Il m'a dit : vous ne serez jamais une star. Je lui ai répondu: la seule «Vedette» que j'ai, c'est ma machine à laver.» 105 Ce sont aussi par ce type de réactions, jamais, en tant que telles, politiquement analysées, que les femmes s’opposent, résistent aux hommes. Nul-le n’est besoin pour cela d’être qualifiée de féministe, encore moins d’intellectuelle.

Femme (Artiste. Grimaud Hélène) : Dans un livre autobiographique, la musicienne Hélène Grimaud rapporte le message que lui avait transmis, au terme d’une master class, le pianiste et chef d’orchestre, Léon Fleischer : «[…] Restez à l’écart tant que vous n’avez pas trouvé votre propre système […] On m’a dit que vous vouliez continuer seule. C’est une entreprise tout à fait louable et vous avez tout ce qui faut pour parvenir. Allez-y
- Elle y évoque aussi le regard que l’on portait sur elle. «‘Trop belle pour être intelligente’, par exemple. Ou ‘Ravissante comme elle l’est, elle n’a pas besoin de travailler’ Ou : ‘Combien dites-vous d’heures de travail par jour ?’ et je comprenais que mon interlocuteur convertissait ces heures en un gigantesque gâchis, du pur gaspillage eu égard à la frivolité d’une existence à laquelle mes cheveux blonds et mes yeux bleus me donnaient droit.» 106

Femme (Artiste. Juliette) : Juliette, merveilleuse interprète de : Rimes féminines (1997). Entre autres chansons…

Femme (Artiste. Khalo Frida) : Entendu concernant Frida Khalo [1907-1954] : «Elle a construit sa légende [...], son personnage […], son positionnement […].» Non elle a vécu. 107(Cf. Femme. Mère)

Femme (Artiste. La Malibran) : La Malibran [1808-1836] : «Merveille des merveilles» disait d’elle Chopin. Morte à 29 ans.

Femme (Artiste. Lens Aline R. de) : Aline R. de Lens [1881-1925], auteure de : «Maintenant, j'ai l'enthousiasme, l'ambition, les joies du travail. Je suis au début, j'ai le droit d'espérer, de faire des rêves. Je me sens fière vis à vis des hommes. Pour les uns, je suis seulement une rivale, pour les autres, je suis une égale puisque je travaille comme eux pour me faire une position comme eux. Je suis entrée dans une école [Les Beaux-Arts] qui leur était primitivement destinée, en concourant avec eux…Ils n'ont pas le droit de ne voir en moi qu'une femme comme les autres, sœurs de toutes celles qui ne vivent que pour eux, par eux, instrument d'amour…L'amour, je le supplie de m'épargner. Je n'ai jamais aimé l'amour, jamais aimé aucun homme. Je suis calme, je suis tranquille, toute à mon travail. L'amour serait un grand malheur pour moi, il briserait tout ce qui fait ma vie, je n'y pense pas, je ne le cherche pas, je le redoute…Ah! que l'amour m'oublie ! Je me suis garée du mariage, des toquades de jeunes filles…Mais il y a l'amour-passion, l'amour souverain, l'amour fou […] Il passerait sur moi comme un cyclone en ne laissant que des ruines […] Moins on y pense, moins on a de chances qu'il vienne. Et puis, j'ai vraiment bien autre chose à faire !» 108 (Cf. Êtres humains. Amour)

Femme (Artiste. Lubin Germaine) : Germaine Lubin [1890-1979], interrogée sur sa carrière d’artiste lyrique, débuta ainsi : «Je ne serai pas modeste. J’ai eu du succès tout de suite.[…] » 109

Femme (Artiste. Mairesse Valérie) : Découvrir, ce jour, que Valérie Mairesse a été la seule actrice française ayant travaillé avec Andreï Tarkovski [1932-1986], l’avoir entendue évoquer cette expérience 110, se remémorer qu’elle avait joué dans le film d’Agnès Varda, L’une chante, l’autre pas [1977] et concomitamment se souvenir du rôle qu’elle avait dû jouer dans les émissions de télé de Laurent Ruquier (ce que Wikipédia nomme : «rejoindre la bande de Laurent Ruquier») juge une société. Et incidemment sa «culture» (Cf. Culture)

Femme (Artiste. Mercouri Mélina) : Mélina Mercouri [1920-1994], dans son livre : Je suis née Grecque, dans lequel elle relate le rôle (important) qu’elle a joué contre la dictature des colonels en Grèce [1967-1994], auteure de : «[…] il faut qu’une chose reste : ma colère. Ma colère est la raison d’être de ce livre.» 111 (Cf. Femme. Colère. «Politique»)

Femme (Artiste. Monroe Marilyn) : Marilyn Monroe [1926-1962], auteure de : «À Hollywood, on vous donnait 1.000 dollars pour un baiser et cinquante cents pour votre âme.» 112 Constat valant profonde analyse politique.

Femme (Artiste. Morisot Berthe) : Le certificat de décès Berthe Morisot [1841-1895] portait la mention «sans profession». 113

Femme (Artiste. Neher Carola) : Interprète, notamment, dans L’Opéra de quat’ sous [G W Pabst. 1931] de Polly, l’épouse du bandit Mackie, Carola Neher [1900-1942] fut, selon G. Sadoul, «fusillée par Hitler» (?) en 1940. 114
* Ajout. 6 octobre 2016. Je découvre par Wikipédia, qu’après avoir signé une pétition, avec d’autres artistes en 1933 contre Hitler, Carola Neher fuit l’Allemagne nazie, émigre en Russie, est arrêtée, le 25 juillet 1936, avec son mari, dénoncé comme Trotskiste, séparée de son fils, est condamnée à dix ans de camp où elle décède du typhus. Sur les mensonges et les diverses lâchetés, notamment communistes, la concernant, lire Wikipédia (France) qui reprend Wikipédia (Allemagne).

Femme (Artiste. Piaf Edith) (1) : Un souvenir personnel concernant Édith Piaf [1915-1963] : j’entre [le 10 octobre 1963], dans le prisunic du Boulevard du Roule à Neuilly : toutes les vendeuses pleuraient : elles avaient appris la mort d’Édith Piaf.

Femme (Artiste. Piaf Edith) (2) : Édith Piaf [1915-1963] à Jean-Claude Brialy [1933-2007], rapporté par lui : «Au fond, tu vois l’idéal, pour moi, ce serait de sortir en ville avec Delon [Alain] parce qu’il est le plus beau, de rire avec toi parce que tu es le plus drôle, et de rentrer le soir avec Belmondo [Jean-Paul] parce qu’il doit être un champion au lit.» 115

Femme (Artiste. Rama Carol) (1) : Rama Carol [1918- ], auteure de : «Je peins par instinct ; je peins par passion et par colère, et par violence et par tristesse et par un certain fétichisme, et par joie et par mélancolie mêlées, et surtout par rage.» (Entretien de 1996). 116

Femme (Artiste. Rama Carol) (2) : Dans un article du Monde la concernant, l’artiste italienne, Carol Rama, est qualifiée de : «vieille dame indigne», de «mamie indigne», […] «qui a toujours préféré l’écart : «anomalie sauvage, excentrique, animale». Concernant le fait qu’elle et ses œuvres aient été ignorées jusqu’à l’âge de 85 ans, on lit : «Était-on vraiment passé à côté de quelque chose ?». On lit aussi que «son parcours n’obéit qu’à un ordre : celui, scandaleux du corps». On évoque l’un de ses «amis» qui «au cœur de l’Italie fasciste des années 1930» l’a décrite comme «maitresse, diable et putain», tandis que l’appartement de l’«inconnue des berges du Pô» […] est présenté comme «l’antre d’une sorcière, quasi : un musée hors d’âge, qui rappelle que Turin, avec Londres et San Francisco, serait l’une des pointes de la magie noire»…. L’encart est ainsi rédigé : «Apogée, sans doute, ses années 1960 ne sont qu’éclaboussures, goudron et menstrues, glue apocalyptique, moisissure et éclat atomique» tandis que les deux sous-titres de l’article s’intitulent : «Prothèse et démembrement» et «Magie noire».
On comprend, à la lecture de ce texte immonde, dont l’intégralité serait à dénoncer, comment on en est venu à brûler les sorcières. 117

Femme (Artiste. Renaud Madeleine) : Madeleine Renaud [1900-1994], en 1966, concernant son «premier mari, Charles Granval» [1882-1943) : «Il était un grand homme de théâtre, Il était de l’école au fond de Jean Louis [Barrault], il était pour la Comédie Française de cette époque, un grand anarchiste. […] C’était absolument un homme admirable au point de vue esprit, intelligence. Et je lui dois surtout d’avoir été très sévère avec moi. Et comme [quand] il m’a épousée, j’avais à peine 20 ans, ça m’a servi d’avoir un maître sévère à côté de moi.» 118 (Cf. Famille. Mariage, Politique. Pouvoir, Patriarcat)

Femme (Artiste. Saint Phalle Niki de) (1) : Niki de Saint Phalle [1930-2002], auteure de : «Je veux être une première. Un défi.» Son mari, Jean Tinguely : «Tu fais du boulot de salle de bains119

Femme (Artiste. Saint Phalle Niki de) (2) : Niki de Saint Phalle [1930-2002], auteure de : «J’ai écrit ce livre - Mon secret - d’abord pour moi-même, pour tenter de me délivrer enfin de ce viol qui a joué un rôle si déterminant dans ma vie. Je suis une rescapée de la mort, j’avais besoin de laisser la petite fille en moi parler enfin... J’ai longtemps pensé que j’étais une exception, ce qui m’isolait encore plus ; aujourd’hui j’ai pu parler à d’autres victimes d’un viol : les effets calamiteux sont tous les mêmes : désespoir, honte, humiliation, angoisse, suicide, maladie, folie, etc. Le scandale a enfin éclaté ; tous les jours des révélations jaillissent sur ce secret si jalousement gardé pendant des siècles : le viol d’une multitude d’enfants, filles ou garçons, par un père, un grand-père, un voisin, un professeur, un prêtre, etc. Après le Secret j’ai l’intention d’écrire un autre livre adressé aux enfants, afin de leur apprendre à se protéger : parce que l’éducation qu’on leur donne les laisse sans défense contre l’adulte...» 120 (Cf. Violences Incestueuses)

Femme (Artiste. Salomon Charlotte) : Je lis, la concernant, sur France Culture : «Lorsqu'en 1940, à 23 ans, Charlotte Salomon [1917-1943] apprend par son grand-père un lourd secret familial - toutes les femmes de sa famille, dont sa mère, ont mis fin à leur vie -, elle décide pour conjurer cette fatalité de créer ‘quelque chose de vraiment fou et singulier’ et s'attelle à son œuvre...[…] La jeune artiste juive allemande a fui Berlin un an auparavant pour se réfugier dans le sud de la France, à Villefranche, auprès de ses grands-parents. Charlotte Salomon fait face à la fois à l'avancée inexorable de la guerre et à la terrible révélation. Elle se met fiévreusement à l'ouvrage. En moins de deux ans, elle crée une œuvre complexe mêlant peinture, écriture et musique. Un cheminement fulgurant de 1325 gouaches, depuis la première image, celle du suicide de sa tante en 1913, dont elle porte le prénom, jusqu'à celle où, en 1940, elle choisit de vivre, de devenir artiste et se représente face à la mer, portant sur son corps le titre de son œuvre : ‘Leben ? oder Theater ?Vie ? ou Théâtre?. ‘C'est toute ma vie’, dit-elle au médecin de Villefranche lorsqu'elle lui confie son œuvre en 1943. Quelques mois plus tard, Charlotte Salomon est déportée à Auschwitz où elle meurt dès son arrivée.»121
N.B . On n’«arrive» pas à Auschwitz…

Femme (Artiste. Séraphine Louis ou Séraphine de Senlis) : Séraphine Louis [1864-1942], auteure de : «Ça, des fleurs et des fruits qui n’existent pas ? Des fleurs de folle, ils disent… Mais elles existent puisque je les vois.» 122 Elle aussi, jugée folle, meurt dans un asile psychiatrique.
* Dans le même sens, Cf. Anaïs Nin [en 1932] : «[…] J’ai accepté un moi sans limites. Ce que j’imagine est aussi vrai que ce qui est.»
- Un tout autre regard sur les dites ‘maladies mentales’, un autre regard sur le monde…123

Femme (Artiste. Seyrig Delphine) : Delphine Seyrig [1932-1990, auteure, au procès dit de Bobigny, en 1972, de : «J’ai avorté plusieurs fois, mais j’ai également accouché. J’ai un enfant qui a maintenant 16 ans, que j’ai eu à une époque où je n’avais pas vraiment les moyens d’élever un enfant. J’étais alors économiquement faible. […] J’ai choisi d’avorter parce que j’ai estimé que c’était mon droit de ne plus avoir d’enfant. […] Cela a été un choix purement personnel, je n’ai demandé l’avis de personne ni pour avoir un enfant, ni pour ne pas en avoir. J’estime que la choix en revient à moi-même puisque c’est moi qui le porte et qui l’élève. Je dois dire par ailleurs, que je suis complice d’avortements, quotidiennement, soit en donnant de l’argent, soit en donnant des adresses, soit en prêtant ma maison pour que l’on pratique des avortements, ce qui s’est produit avant-hier pour la dernière fois.»
- Réaction de Me Gisèle Halimi : «Monsieur le Procureur, j’aime mieux être à ma place qu’à la vôtre ! …» 124(Cf. Justice. Juge)

Femme (Artiste. Schumann Clara) : Clara Schumann [1819-1896], auteure dans une lettre écrite à son futur mari de : «Mon art, c’est toi.» (Cf. Culture, Femme. Epouse, Femme. Mère. Schumann Clara) 125

Femme (Artiste. Solidor Suzy) : 213 peintres [dont Jean Cocteau, Marie Laurencin, Raoul Dufy, Maurice de Vlaminck, Yves Brayer, Francis Picabia, Kees Van Dongen Man Ray, Francis Bacon, Tamara de Lempika…] ont peint la (grande) chanteuse Suzy Solidor [1900-1983]. Elle se remémore : «Quand je les revois comme ça (les tableaux d’elle), c’est pas moi que je vois, c’est tous les artistes…Je revois Kissing, je revois Foujita, je revois tous les copains ; c’est ça qui m’apporte beaucoupNon, moi, ça m’intéresse pas, moi, je me connais par cœur, hélas…»
- Elle a aidé dans son cabaret à apprendre à chanter de nombreuses jeunes personnes, dont Charles Treinet.
- Elle fut la première à chanter des chansons et à réciter, «en y mettant beaucoup de soi-même, sans grandiloquence, comme on parle» des poèmes.
- Elle rapporte (notamment) une phrase de Cocteau à Jean Marais la concernant : «Tu vois Solidor, quand elle est nue, eh bien ! c’est un gentleman !…» Et elle commente : «C’est merveilleux !…Il n’y a que Cocteau qui pouvait dire des choses comme cela, et que ce soit charmant, et pas gênant…» 126 (Cf. Femmes. Chanteuses française d’antan)

Femme (Artiste. Varda Agnès) : Agnès Varda, à propos de son film, Cléo de 5 à 7, [1962] auteure de : «En ce moment, la mode consiste à dire qu’il n’y a pas de communication possible […] C’est une notion qu’Antonioni cultive avec ferveur, Resnais aussi. […] Moi, je ne suis pas d’accord [...] Je crois aux ‘rencontres’. Suivant leurs possibilités, les gens se rencontrent un instant, une minute ou une vie. Ils ont une rencontre ou dix rencontres dans leur existence, ou ils n’en ont aucune. Mais tout le monde a besoin, peu ou prou, de ça. Ceux qui le savent sont déjà moins malheureux que ceux qui ne le savent pas. […] Ce besoin est essentiel. Il faut le dire d’une façon presque primaire, parce que c’est très important.[…]» 127 (Cf. Culture. Cinéma, Êtres humains. Relations entre êtres humains)

Femme (Artiste. Vaucaire Cora) : Cora Vaucaire [1918-12011], après avoir constaté : «On ne s’est pas pris beaucoup au sérieux», se souvient, en 1971, de ses débuts dans la chanson Rive gauche (St Germain des pré) : «J’étais la plus solitaire et je reste la plus solitaire de toutes les actrices, ou les artistes de ce métier, parce que je n’ai appartenu à aucun milieu, à aucun cercle, à aucune chapelle. À rien. Et cela me gêne beaucoup. Je le regrette. […] Et elle poursuit : «On était - en évoquant Mouloudji, Catherine Sauvage - plutôt des francs tireurs128 (Cf. Chanteuses françaises d’antan)

Femme (Artiste. Yamina) : Colette, lors d’un voyage dans le sud Marocain (1931), auteure de : «Notre guide et la femme indistincte échangèrent quelques répliques en arabe. […]. Je compris qu’elle protestait vivement et qu’il insistait sur un ton rude. Enfin, elle s’effaça et nous pria d’entrer. […] - ‘Elle est Yamina’, présenta le guide arabe. […] Pendant qu’elle préparait le thé vert, nous la suivions de notre curiosité offensante d’étrangers. […] Elle ne parlait français, mais savait recevoir.[…] Elle nous rangea, assis, contre la muraille […] et dansa pour nous. […] Elle dansa comme toutes les Ouleds-Naïl, avec ses bras et ses mains, les charmants pieds inquiets ne faisant que tâter le sol comme un dalle brulante. Elle dansa aussi avec ses reins, et avec les muscles de son petit ventre énergique. Puis, elle se reposa un moment […] Le guide réclamait qu’elle dansa nue. Nue, elle revint au milieu de la chambre, entre nous et les deux musiciens qui maintenant lui tournait le dos. […] Elle dansa, n’en sachant pas d’autres, les mêmes danses. Mais comme elle était nue, elle cessa de rire et nous reprit son regard qui ne daigna plus, désormais, rencontrer les nôtres. Son regard s’en alla, franchissant nos têtes, chargé d’une gravité et d’un mépris souverains, rejoindre, au loin, le désert invisible129 (Femmes. Dignité)

III. Femme (Écrivaine) :

Femme (Écrivaine. Allart de Méritens (Hortense de) : Hortense Allart de Méritens [1801-1879] Rééditer ses écrits.

Femme (Écrivaine. Aubenas Florence) : Florence Aubenas, auteure d’un beau, juste et noble livre : Le quai de Ouistreham 130 ; un livre qui en dévoilant les mensonges dont nous sommes quotidiennement abreuvé-es, m’a fait l’effet d’un détergent ; un livre qui prolonge les belles enquêtes de Marcelle Capy et Aline Valette (mais aussi les écrits de Marguerite Audoux et de Madeleine Riffaud) ; un livre qui conduit à s’interroger sur la finalité, la fonction, l’apport, en réalité sur l’appauvrissement de la sociologie [du travail] par rapport à [la complexité de] la réalité, telle qu’ici présentée.

Femme (Écrivaine. Audoux Marguerite) : Marguerite Audoux [1863-1937], romancière, auteure notamment de Marie-Claire et de L’atelier de Marie-Claire. Son biographe, enfermé dans une fausse alternative et faute de vouloir / pouvoir trancher entre «la couturière» et «la femme de lettres», l’appela : «La couturière des lettres». 131

Femme (Écrivaine. Austen Jane) : Selon Alain Jumeau, Jane Austen [1775-1817] a inventé «le style indirect libre en tant que technique narrative» ; elle fut, toujours selon lui, à ce titre, une «pionnière» qui «ouvrit la voie au roman moderne». 132

Femme (Écrivaine. Azzeddine Saphia) : Saphia Azzedine, auteure de Confidences à Allah 133 : un grand (petit) livre qui explose tout sur son passage.

Femme (Écrivaine. Barthélémy-Madaule Madeleine) : Henri Guillemain [1903-1992] est interrogé par Jean Lacouture [1921-2015] sur les raisons pour lesquelles il n’a pas écrit «son» livre sur Marc Sangnier [1873-1950]. Il répond : «Parce qu’il a été très bien fait par Madame Barthélémy-Madaule. [1911-2001] Je n’avais donc rien à dire.» 134

Femme (Écrivaine. Bernard Catherine) : Concernant Catherine Bernard [1663 (?) -1712], dont j’ignorais tout jusqu’à ce jour, je ne peux que renvoyer à l’émission que France Culture lui a consacrée et à la présentation qui en est faite et publiée.
Pour ma part, plus sans doute que son exclusion de la sphère intellectuelle française depuis plus de trois siècles - et pourtant ! - c’est sa radicalité qui m’a frappée. Je pense notamment à la lecture qui nous y est présentée de son Riquet à la houppe. 135

Femme (Écrivaine. Bespaloff Rachel) : Pour connaître Rachel Bespaloff [1895-1949], lire les quatre pages que Maurice Nadeau [1911-2013], qui tient notamment ses sources de Jean Wahl [1888-1974], lui consacre.
«Simone Weil, Hanna Arendt, Rachel Bespaloff» évoque t-il. 136
* Ajout. 18 octobre 2016. Lire aussi l’Introduction de Monique Jutrin des Lettres [de Rachel Bespaloff] à Jean Wahl. 1937-1947. «Sur le fond le plus déchiqueté de l’histoire». 137

Femme (Écrivaine. Cardinal Marie) : Marie Cardinal [1928-2001], auteure de l’inoubliable (pour moi et tant d’autres) : Les mots pour le dire. 138 Un livre dont l’écriture a refondé sa vie ; un livre dont la lecture peut bouleverser radicalement, positivement donc, la nôtre ; un livre magistral. (Cf. Famille. Cardinal Maria, Famille Divorce. Église catholique, «Sciences» sociales. Psychanalyse)

Femme (Écrivaine. Charles-Roux Edmonde) : Question de Jacques Chancel en 1971 à Edmonde Charles-Roux [1920-2016] : «Féministe ?» Réponse : «Moi ? féministe ! Ah dieu, non ! Ah, ça, vraiment pas ! Là, vous tombez mal ! Non, non, Pourquoi être féministe ? C’est tout à fait inutile. C’est dépassé. On n’est pas en Arabie Saoudite, dans des pays où les femmes sont tenues en tutelle…Il faut être des femmes d’abord. Et ça suffit largement. En tout ca, moi, ça me suffit !» 139

Femme (Écrivaine. Chauvet Marie) (1) : Concernant Marie Chauvet [1916-1973], lu, dans Le Monde Diplomatique concernant son livre, écrit en 1960, Amour, Colère et folies ceci : «Un roman est une histoire. Celui-ci a d’abord une histoire. Aussi tragique que ces années 1960, celles du Duvaliérisme, qui fracassent la société haïtienne. Il a donc une histoire, celle de sa livraison. Marie Vieux-Chauvet publie son livre en 1968 chez Gallimard. Une charge terrible contre les monstres, ou les monstruosités, qu’engendre un régime bestial. La famille de l’auteure, déjà inquiétée, prend peur. La police politique a eu vent du brûlot. Le mari rachète les exemplaires arrivés à Port-au-Prince et finalement, à Paris, tout le stock de Gallimard. On ne trouvera plus le livre que sous le manteau. L’auteure respectera l’omerta, mais ne pardonnera pas à sa famille et continuera aux États-Unis, quelques années durant, sa carrière de romancière. L’ouvrage est enfin publié en 2005.» (Éditions Soley) 140
- Après lecture : un grand, grand livre…

Femme (Écrivaine. Chauvet Marie) (2) : Le livre de Marie Chauvet [1916-1973] Amour, colère et folie, réédité en 2015, est alors précédé d’une préface signée de Marilyse Charlier, Régine Charlier, Pierre Chauvet, présentant une autre version de la genèse de ce livre. On lit notamment : «[…] La famille de l’auteur, déjà éprouvée par l’exécution arbitraire de trois de ses membres craint de nouvelles représailles. Lors d’un séjour en France, Pierre Chauvet, le mari de l’auteur est alerté par un diplomate haïtien de cette nouvelle menace qui pèse sur la famille. Rentrant d’urgence à Port-au Prince, il rachète les exemplaires déjà distribués sur place et les détruit. De son côté, Marie Vieux-Chauvet obtient de l’éditeur qu’il sursoie à la distribution de l’ouvrage. Quelques années plus tard, ses enfants rachètent l’intégralité du stock restant et le mettent discrètement en vente. Jusqu’à son épuisement en 2000, le livre est vendu à certains particuliers ainsi que dans deux librairies, l’une à New York, l‘autre en Haïti. Ces précisions nous paraissent nécessaires, et viennent en réponse aux allégations de certains esprits en quête de sensationnel. La famille de l’auteur n’a jamais eu honte de ses écrits. Marie Vieux-Chauvet n’a pas été non plus une martyre ou une femme désabusée, elle qui se définissait simplement comme : «Un élément de la nature». Les épreuves n’ont fait que renforcer sa détermination à la lutte, sa joie de vivre, se générosité, et l’optimisme qui lui a permis de surmonter l’étouffement de sa plus belle ouvre. Marie Vieux-Chauvet peut bouleverser, choquer parfois, mais faire pitié ? Jamais ! Ni sainte, ni martyre, elle fut simplement une femme qui détestait par dessus tout le cynisme, la veulerie et l’injustice.» 141 (Cf. Famille)

Femme (Écrivaine. Colette) : Colette [1873-1932], auteure de : «Ce plaisir, qu'elle [‘la femme’] réclame avec tant d'efforts, tant de violence, tant de lyrisme quelquefois, si elle ne découvre pas qu'elle pourrait s'en passer, je la plains !» 142

Femme (Écrivaine. Colette et Willy) : Willy, [1859-1931] premier mari de Colette. Retrouvant les cahiers des manuscrits des premières Claudine, abandonnés dans un tiroir, il déclara : «Nom de Dieu, je ne suis qu’un con !» On sait en effet l’usage qu’il fit de sa découverte. Colette, se rappelant cet épisode, poursuit : «Et c’est comme ça que je suis devenue écrivain.» Et lui aussi…
* Concernant la période où, mariée, elle a vécu avec lui, Colette la décrit ainsi : «Ma séquestration n’avait lieu qu’à la campagne. Il fallait que je sois un peu bouclée, car le chantage était partout autour de moi.» Puis : «J’étais un peu cloîtrée - le mot ‘séquestrée’ dépasserait ma conception et surtout ma discrétion.» Et enfin : «Je crois que beaucoup de femmes errent d’abord, comme moi, avant de prendre leur place, qui est en de ça de l’homme.» 143
* Ajout. 26 juillet 2015. Entendu ce jour, sur France Culture, évoquant Willy : «un homme qui lui fit découvrir l’amour et la littérature144
* Ajout. 16 septembre 2015. J’achète hier une édition datée de 1931 d’un livre de Colette, Claudine s’en va, signé Willy et Colette Willy. J’y lis en page de garde ceci : «La collaboration, Willy-Colette ayant pris fin, il devenait indispensable de rendre à chacun la part qui lui est due, et de remplacer la signature unique de ces volumes [par Willy donc] par celle de WILLY et COLETTE WILLY. Des motifs purement typographiques ont voulu que mon nom fût placé avant celui de Colette Willy, alors que toutes les raisons, littéraires et autres, eussent exigé que son nom fût à la première place. WILLY.» 145
- Ajout. 22 octobre 2016. J’achète aujourd’hui un livre signé Colette Willy : La Vagabonde (Paul Ollendorf. 51ème édition.1910) et un autre signé Colette (Colette Willy) : Chéri (Arthème Fayard. Copyright by Colette. 1920) Et sur la page de garde, on lit : Ouvrages du même auteur (11 titres) suivi de : En «collaboration» avec Willy : Claudine à l’école, Claudine à Paris, Claudine en ménage. Claudine s’en va. (Cf. Femmes. Noms des )

Femme (Écrivaine. Delay Florence) : Florence Delay, académicienne, fille d’académicien (sans la réduire à ce statut, mais sans considérer qu’il soit secondaire). À la question : «Est-ce qu’il y a des fois, dans votre vie ou vous vous êtes sentie féministe, où vous vous êtes dites féministe ?», elle répondit : «Ici, je crois que le travail est fait, même s’il y a encore des inégalités. Dans d’autres pays que le mien, oui…» Le déni et le nationalisme ne sont pas morts… (Cf. Féminisme, Langage. Académie française)

Femme (Écrivaine. Desbordes-Valmore Marceline) : Marceline Desbordes-Valmore [1786-1859], auteure de : «L’orage de tes jours a passé sur ma vie / J’ai plié sous ton sort, j’ai pleuré de tes pleurs / Ou ton âme a monté mon âme l’a suivie / Pour aider tes chagrins, j’en ai fait mes douleurs». Début du poème intitulé : Dors. 146

Femme (Écrivaine. Dickinson Emily) : Emily Dickinson [1830-1886] : «Elle n’a presque jamais quitté sa maison et elle a tout compris» a t-on dit d’elle. 147 Ouvre de larges horizons…

Femme (Écrivaine. Fitzgerald Zelda) : Zelda Fitzgerald [1900-1948], épouse de Francis Scott Fitzgerald] Auteure, alors internée, dans les années 30, de : «Je suis ce petit poisson qui nage sous le requin et qui vit de ses restes. C’est ce que je suis148 Vampirisée par son mari. 149 (Cf. Femme. Épouse de)

Femme (Écrivaine. Fouillée Augustine) : Augustine Fouillée [1833-1923] fut, sous le pseudonyme de G. Bruno, l’auteure du livre (publié en 1877) sans doute le plus lu en France, Le tour de la France par deux enfants : 500 éditions, environ 9 millions d’exemplaires vendus. 150
- Concernant ses analyses morales et politiques, voici quelques leçons [auxquelles on ne peut réduire le livre] : «Le nom d’un père honoré est une fortune pour les enfants» (p.7) ; «O mon frère, marchons toujours la main dans la main, unis par un même amour pour nos parents, notre patrie et notre devoir» (p.9) ; «Les enfants d’une même patrie doivent s’aimer et se soutenir comme les enfants d’une même mère» (p.13) ; «Le courage ne consiste pas à ne point être ému en face d’un danger, mais à surmonter son émotion ; c’est pour cela qu’un enfant peut être aussi courageux qu’un homme» (p.20) ; «Le vrai bonheur est dans la maison de la famille» (p.125) ; «Il y a eu parmi nos pères et nos mères dans le passé des hommes et des femmes héroïques : le récit de ce qu’ils ont fait élève le cœur et excite à les imiter» (p.132) ; «Comme ils sont heureux ceux qui ont un père, une mère, un foyer auquel viennent s’asseoir, après la travail, tous les membres de la famille unis par la même affection !» (p.156) ; «Soumettons-nous à la loi, même quand elle nous parait dure et pénible» (p.210) ; «Une famille unie par l’affection possède la meilleure des richesses» (p.254) ; «Le courage rend égaux les riches et les pauvres, les grands et les petits dans la défense de la patrie» (p.262) ; «Nous jouissons tous les jours, et souvent sans le savoir, de l’œuvre des grands hommes : c’est un bienfait perpétuel qu’ils laissent après eux» (p.266). (Cf. Culture, Famille, Patriarcat)

Femme (Écrivaine. France Culture. 2015) : Entendu : «Lydie Salvayre brosse sept portraits intimistes et enlevés des plus grandes figures littéraires et féminines du début du XXe siècle. Emily Brontë, Djuna Barnes, Sylvia Plath, Colette, Marina Tsvetaïeva, Virginia Woolf et Ingeborg Bachmann». Il est question de «sept folles» (deux fois), «sept allumées», «sept insensées», «sept imprudentes»…Sans oublier : «sept destins malheureux» 151 Terrifiant…

Femme (Écrivaine. Lagerlöf Selma) : Lu dans le Journal de Vézelay de Romain Rolland (mars 1940) : «Notre voyage coïncide avec les tristes jours des négociations de paix désastreuse de la Finlande, mal soutenue par l’Angleterre et la France, et trahie par ses voisines Suède et Norvège. La noble Selma Lagerlöf [1858-1940] expirera de douleur, au lendemain de la paix lamentable, qui livre au colosse Russe une partie de l’héroïque Finlande.» 152 Première femme Prix Nobel de littérature [1909].

Femme (Écrivaine. Lambert Madame de) (1) : Madame de Lambert [1647-1733] auteure, notamment, de ces Maximes : «Il y a des princes de naissance, il y a des princes de mérite» ; «Rien de plus heureux qu’un homme qui jouit d’une considération qu’il ne doit qu’à lui ; rien de plus triste qu’un grand seigneur accablé d’honneurs et de respect qu’on ne rend qu’à sa dignité» ; «Avec de grands emplois et des principes vulgaires, on est toujours agité parce qu’on est toujours médiocre» ; «C’est par les sentiments qu’il faut se distinguer du peuple ; J’appelle peuple tout ce qui pense bassement et communément : la Cour en est remplie» ; «Qu’est ce que des courtisans ? des glorieux qui font des bassesses et des mercenaires qui se font payer». Une pensée pré-révolutionnaire. 153

Femme (Écrivaine. Lambert Madame de) (2) : Lu, concernant Madame de Lambert [1647-1733] : «Il est peu de femmes qui aient pris à cœur la cause des femmes avec autant d’ardeur que la marquise de Lambert. Quand Fénelon réclame en leur faveur, au nom de la famille, de la société et de la religion, sa réclamation ne trahit que l’émotion généreuse d’un philosophe et d’un chrétien. Cette émotion, chez Madame de Lambert, s’anime de toute la vivacité du sentiment personnel froissé. Sa dignité souffre à la pensée «qu’on ne travaille que pour les hommes, comme s’ils formaient une espèce à part, tandis que les femmes sont sacrifiées, abandonnées, réduites à néant : dans leur jeunesse, on ne les occupe à rien de solide ; au cours de la vie, elles ne peuvent se charger ni du soin de leur fortune, ni de la conduite de leurs affaires ; elles sont livrées sans défense au monde, aux préjugés, à l’ignorance, au plaisir ; il suffit qu’elles soient belles, on ne leur demande rien de plus : on les tient quittes de tout le reste.» Madame de Lambert ne se borne pas à établir une fois ses griefs : il n’est pas un écrit où elle n’y revient : elle les développe, les retourne en tous les sens, les aiguise. Elle essaye bien par moment de rendre dédain pour dédain : «Après tout, les hommes auront beau faire, ils n’ôteront jamais aux femmes la gloire d’avoir formé ce que les temps passé ont compté de plus honnêtes gens» ; elle se répète «qu’il y a bien peu d’hommes qui soient en état de comprendre les femmes». Mais cette vengeance intime ne la satisfait point. Une telle inégalité de condition - que la nature n’a point créé et qui est l’œuvre de la force - l’humilie et l’irrite. Elle crie à l’usurpation, à l’injustice : «Quelle tyrannie que celle des hommes ! Ils prétendent que nous ne fassions aucun usage de notre intelligence ni de nos sentiments : ils veulent que la bienséance soit aussi blessée quand nous ornons notre esprit que quand nous livrons notre cœur ; en vérité c’est étendre trop loin leurs droits. […]» 154

Femme (Écrivaine. Mallet-Joris Françoise) : Françoise Mallet-Joris [1930-2016], auteure de : «[…] C’est au fond une démarche assez saine d’oublier ce qu’on a fait. Parce qu’on a une fraîcheur…pour se remettre en route. C’est terrible si on se sent propriétaire de ce qu’on a fait. Je crois qu’il faut oublier, il faut recommencer…» 155

Femme (Écrivaine. Malraux Clara) : Clara Malraux [1897-1982], auteure de : «De retour à la maison, je dis à ma mère : ‘C’est agréable d’être intelligente, car on plait aux hommes intelligents’. Curieuse constatation qui ne trouve sa preuve qu’en soi, ma propre intelligence me portant garante de l’intelligence d’un autre. […]
Puis, peu de temps après cette première rencontre, elle poursuit ainsi :
Il (André Malraux) me parla de l’éternel féminin que je croyais réservé aux poèmes de Laforgue, il me révéla l’existence de la misogynie, révélation qui, je dois bien le reconnaître me porta un fier coup. Comment ce n’était pas en moi-même que j’étais jugée ? Je m’étais à peu près résignée à ce que ce fût, partiellement, en tant que juive, que demi-étrangère, mais quoi il me faudrait désormais tenir compte, par dessus le marché d’une sous-estimation de principe opérée par une moitié de l’humanité et que je devrais vaincre pour parvenir à l’égalité avec ceux-là peut être qui ne me valaient pas ? J’étais stupéfaite. Depuis peu, je me savais plus vivante, intellectuellement, que mon frère aîné, depuis longtemps plus intelligente que mon jeune frère. Et puis, il y avait cette sorte de privilège accordé aux filles de ma famille. Au demeurant, je n’avais qu’à regarder autour de moi pour constater que, vraiment, les femmes de mon entourage, étaient sinon plus intelligentes, du moins plus cultivées que leurs compagnons, absorbés, eux, par la nécessité de gagner de l’argent. […]» 156 Si juste…

Femme (Écrivaine. Pore[t]te Marguerite) : Marguerite Porette [1250-1310] «Femme de lettre mystique et chrétienne, née vers 1250, brûlée le 1er juin 1310. […] Marguerite Porette, béguine, exprime son mysticisme dans un livre intitulé Mirouer des simples âmes anéanties. Il présente l'Amour de l'âme touchée par Dieu, et fait parler l'Amour et la Raison en des dialogues allégorique. Rapidement ce livre et sa doctrine feront scandale. Son procès fut conduit en faisant appel à une double consultation des universitaires parisiens. Une commission de théologiens se prononça sur une liste d'une quinzaine d'extraits que leur présenta l'inquisiteur, qui demanda parallèlement à un groupe de canonistes de se prononcer sur le comportement de Marguerite, qui devait être jugée relapse, pour avoir enfreint la première condamnation. Rassemblant ces deux expertise, Guillaume de Paris prononça simultanément la condamnation du livre et de son auteur. Remise au bras séculier, elle fut brûlée le 1er Juin 1310 en place de Grève à Paris.» (Wikipédia) 157

Femme (Écrivaine. Rachilde) : Lu, concernant Rachilde [1860-1953], le récit d’une rencontre au Mercure de France, le 14 février 1911, avec Guillaume Apollinaire [1880-1918] qu’il a retranscrit dans son Journal Intime : «Au Mercure, il y a une dame en jupe culotte, Madame Judith Gérard [ ? ], Rachilde : ‘Ça m’a été commode d’être habillée en garçon pendant six ans. Mon directeur m’avait dit : ‘200 fr. par mois et en homme ou à la porte‘. Je n’avais pas à choisir. Et que d’économie de toilette. […] J’allais parfois au poste pour port d’habit masculin. Au commissariat, j’exhibais l’autorisation du préfet de police [obtenue en 1885]… La première fois que mon mari (M. Vallette, directeur du Mercure de France) m’a vue, j’étais à Bullier ayant au bras une superbe putain. Samain me présenté à Vallette qui se détourne en disant : ‘Oh non ! pas ça !’ Je le trouvais godiche. Mais le pantalon m’a fait une réputation que je ne méritais pas. Il a nui à mes livres.» 158

Femme (Écrivaine. Rochefort Christiane) : Après lecture du livre de Christiane Rochefort [1917-1998], Quand tu vas chez les femmes, 159 les liens, les différences avec Histoire d’O ne peuvent qu’être effectués. (Cf. Patriarcat. Littérature, Sciences sociales. Philosophie. Christiane Rochefort)

Femme (Écrivaine. Sévigné Madame de) : Concernant Madame de Sévigné [1626-1696], voici qu’en écrivait Madame de Genlis [1746-1830] : «Il n’est dans la langue française, qu’un seul ouvrage que l’on ait jamais critiqué et qui, sans exciter l’envie, ait dans tous les temps réuni tous les ouvrages, et cet ouvrage fut écrit par une femme. Les Lettres de Madame de Sévigné offrent toujours un modèle parfait du style épistolaire, et un modèle unique, non seulement par le naturel, la grâce, l’esprit, l’imagination et la sensibilité qui les rendent si brillantes et si supérieures à tout ce que l’on connaît dans ce genre, mais encore par l’intérêt qu’inspirent et la femme estimable et charmante qui les écrivit, et les temps qu’elle retrace et les personnages dont elle parle.» 160 (Cf. Famille. Mariage. Madame de Sévigné)

Femme (Écrivaine. Shelley Mary) : [1797-1851] Fille de Mary Wollstonecraft, morte à sa naissance, et de William Godwin ; épouse de Percy B. Shelley ; trois de ses quatre enfants étant morts jeunes], auteure, le 2 décembre 1834, de (en sus de Frankenstein…) : «La solitude a été la malédiction de mon existence. Qu’aurais-je fait si mon imagination n’avait pas été ma compagne ? […] Oh, mais pourtant mes rêves, mes chers rêves ensoleillés ! Ils ont peuplé le cimetière où j’ai été si jeune assignée à errer.» 161

Femme (Écrivaine. Staël Madame de) (1) : Madame de Staël [1766-1817], auteure de : «Ils (les écrivains) croient se mettre à la portée de leurs lecteurs ; mais il ne faut jamais supposer à ceux qui vous lisent des facultés inférieures aux vôtres ; il convient mieux d’exprimer ses pensées telles qu’on les a conçues. On ne doit pas se mettre au niveau du plus grand nombre, mais tendre au plus haut terme de perfection possible : le jugement du public est toujours, à la fin, celui des hommes [et des femmes] les plus distingués de la nation162
- Sans la dernière phrase, la critique est pertinente. (Cf. Femme. Remarquable. Staël Madame de)

Femme (Écrivaine. Staël Madame de) (2) : Jean Guéhenno, dans son Journal, le 3 décembre 1943, fait lire à ses élèves De l’Allemagne (1810) de Madame de Staël [lesquels «n’ont rien compris à cet éloge dithyrambique de l’Allemagne et ne concevaient pas qu’elle ait pu être si différente de ce qu’elle est aujourd’hui»] écrit, la concernant : «[…] C’est notre honneur que, dans le temps même où Napoléon, trahissant et confisquant la Révolution, tentait d’asservir l’Allemagne et l’Europe, un écrivain de chez nous ait écrit cet éloge d’un peuple étranger et, au nom même de la Révolution, ait reconnu les divers peuples dans leur singularité et leur grandeur et fourni le principe d’une fédération européenne.» 163 (Cf. Femme. Remarquable Staël Madame de)

Femme (Écrivaine. Staël Madame de) (3) : Madame de Staël [1766-1817] est publiée dans La Pléiade. Sont lisibles deux romans : Corinne ou l'Italie [1807], Delphine [1802] (aisément déjà disponibles) et De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales [1800], ses textes les plus connus.
- Ne sont notamment publiés ni : De l’Allemagne, ni Considérations sur la révolution française, ni Dix années d’exil, ni ses Réflexions sur le procès de la Reine [Marie-Antoinette], ni ses Réflexions sur la paix intérieure, ni De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, ni ses Réflexions sur le suicide, ni, ni ..… Sans évoquer sa remarquable et immense correspondance [publiée en 7 tomes chez Slatkine).
- La femme qui pense, a fortiori lorsqu’elle pense le Politique, courageuse qui plus est, était alors dangereuse ; cela est toujours vrai dans l’édition en France en 2017. (Cf. Culture. Patriarcat, Femme. Remarquable. Staël Madame de. d’Avila Thérèse, Patriarcat, Politique)
* Ajout. 29 avril 2017. Pour rappel, les Mémoires de Saint Simon dans La Pléiade comportent 8 tomes.

Femme (Écrivaine. Toussaint-Samson Adèle) : Adèle Toussaint-Samson [1826-1911], concernant le Brésil où elle vécut 12 ans (elle s’y installa avec son mari en 1849), auteure, en 1883, de : «Ce spectacle de l’esclavage fut pendant les premières années de mon séjour au Brésil un des supplices de ma vie et ne contribua pas peu à me donner la nostalgie dont je pensais mourir. À chaque moment, mon âme se révoltait ou saignait quand je passais devant ces leilões (encans) où de pauvres nègres montés sur une table étaient mis aux enchères et examinés aux dents et aux jambes comme des chevaux ou des mules ; quand je voyais l’enchère se couvrir et qu’une jeune négresse était livrée au fazendeiro qui la réservait à son service intime, tandis que son petit nègre était quelques fois vendu à un autre maître. Devant toutes ces scènes de barbarie, mon cœur se soulevait de généreuses colères bouillonnaient en moi, et j’étais obligée de me faire violence pour ne pas crier à tous ces hommes qui faisaient commerce de chair humaine : «Carascos !» (Bourreaux) comme je l’avais crié à ma voisine espagnole. À peine était parvenue à me calmer que je rencontrais quelques pas plus loin un pauvre Noir portant un masque de fer ; c’était encore de cette façon que l’on punissait l’ivrognerie chez l’esclave. Ceux qui buvaient étaient condamnés à porter un masque de fer qui s’attachait derrière la tête avec un cadenas et qu’on ne leur enlevait qu’à l’heure des repas. On peut imaginer l’impression que causait ces hommes à tête de fer ! C’était effrayant ! Et jugez quel supplice sous cette chaleur tropicale. Ceux qui avaient fuit étaient attachés par une jambe à un poteau ; d’autres portaient au cou un grand carcan, espèce de joug comme celui qu’on met aux bœufs ; d’autres étaient envoyés à la correcão (prison pénitentiaire) […] quarante, cinquante, quelques fois soixante coups de fouet leur étaient administrés en plusieurs fois. Quand le sans coulait, on s’arrêtait ; leurs blessures étaient pensés avec du vinaigre et le jours suivant, on recommençait.» Puis, elle justifie après l’esclavage pour, notamment, en dédouaner l’Empereur du Brésil. 164 (Cf. «Sciences » sociales. Histoire)

Femme (Écrivaine. Tsvetaieva Marina) (1) : Marina Tsvetaieva [1892-1941], auteure de «Je refuse de vivre comme les loups.» 165

Femme (Écrivaine. Tsvetaieva Marina) (2) : Voici en 1980 l’analyse féministe de Janna Ivina la concernant : «Tsvetaieva a enduré jusqu’au bout ce vide immense, cette crispation immobile, celle absence de stimulation, et elle a dû boire jusqu’à la lie la coupe inépuisable du quotidien. Elle, que l’on qualifie de ‘poète important de son époque’ a passé sa vie, comme mille autres femmes, à faire la soupe, à raccommoder des chaussettes, à élever ses enfants. Ni le mariage, ni le ‘milieu littéraire’ n’ont pu lui épargner cette pesanteur des tâches. La société et la famille exigeaient d’elle qu’elle s’y consacre avant tout, comme toutes les femmes. Le poète qui était en elle a dû se frayer une voie vers la lumière comme un arbre dans le bitume. Si je raconte cette vie de Tsvetaieva, ce n’est pas pour m’en servir de prétexte afin de faire des reproches aux femmes que des conditions de vie aussi insoutenables empêchent de réaliser leurs potentialités créatrices ; c’est bien plutôt pour que cet exemple (exemple unique ‘envers et contre tous’) attire l’attention et la sympathie des maris et de la société… Le destin tragique de Marina Tsvetaieva n’est qu’une preuve des capacités inouïes que peut recéler une femme, et non une dénonciation des insuffisances féminines.» 166 (Cf. Vie-dite-privée)

Femme (Écrivaine. Tsvetaieva Marina) (3) : Voici en regard, l’analyse de Pietro Citati concernant ce poids des contraintes de la vie quotidienne (à Paris de 1925 à 1939) : «La vie quotidienne, qu’elle avait toujours farouchement détestée, la tuait. Sans cesse, il fallait balayer, aller chercher de l’eau, laver le linge, monter le charbon, allumer le poêle, faire cuir une infecte viande de cheval, laver la vaisselle, descendre les ordures. Il n’y avait jamais d’argent pour rien : la note de gaz, du charbon, de la lumière, celle du laitier, du boulanger, excédait ses maigres ressources. Elle n’avait pas de place. Pas de temps. Elle n’avait pas de chaussures pour marcher. Tout était sale. ‘Je suis éternellement au milieu de la saleté, éternellement les brosses et le balai à la main, éternellement pressée, éternellement au milieu des fagots, du charbon et des cendres : un dépotoir vivant ! À genoux, je fais la servante - dont ne sait quoi ! je suis toute tachée de cendres, j’ai des mains de charbonnier - je ne parviens pas à faire partir le noir.’» 167 (Cf. Vie-dite-privée)

Femme (Écrivaine. Vilmorin Louise de) : Louise de Vilmorin [1902-1969] confia, au terme de sa vie, à Jean Chalon «son mal de vivre», lequel le rapporte ainsi : «J’ai vécu et je suis triste de vivre. On m’a souvent offensée, blessée, abattue, mais j’ai refusé de prendre le parti du mal que l’on m’a fait, et des insultes que j’ai enduré. Folie que d’oublier le meilleur pour le pire.» 168 Une face cachée de la femme frivole, mondaine…
- Le titre raffiné, délicat, respectueux de L’Observateur (21 mars 2008) à sa mort fut : «Louise de Vilmorin, la machine à plaire». On peut y lire notamment : «L’admiration que Malraux porte à l’écrivain s’adresse aussi à la femme.»

Femme (Écrivaine. Wharton Edith) : Edith Wharton [1862-1937], dans l’une de ses lettres écrite en juin 1904, à William C. Brownell des Éditions Scribner, on lit : «Je vous retourne ci-joint les comptes rendus (de The Descent of man. Le descendance de l’homme) avec mes remerciements. Je n’ai jamais été beaucoup affectée par les critiques […] mais m’entendre dire continuellement que je ne suis qu’un écho de Mr. James [Henry] (si j’apprécie grandement l’homme en lui, je suis incapable de lire ce que l’écrivain a produit depuis dix ans) [...] ne manque pas de me démoraliser quelque peu.» 169

IV. Femme (Épouse - compagne - de) :

Femme (Épouse) (1) : Après plus de quarante années de mariage avec un mari odieux, après avoir abandonné toutes les tentatives, non plus même de le quitter, mais d’agir comme bon lui semblait, cinq enfants après, elle était, méconnaissable, devenue l’ombre de la femme qu’elle avait été. Confrontée à des situations qui exigeaient son autonomie de pensée, elle ne pouvait plus être que la triste caricature de son mari.

Femme (Épouse) (2) : Mariée à un homme qu’elle n’avait pas choisi, devenue sa moitié, dépossédée de sa langue et ignorant celle qui lui était dorénavant nécessaire, vivant dans un pays dont elle ignorait l’essentiel, enfermée chez elle, devenue aphasique, elle fut, de nombreux tests à l’appui, caractérisée et considérée comme «bipolaire». Ce fut la seule fois de sa vie où elle se vit gratifiée d’un deux : «la phase maniaque et la phase dépressive».

Femme (Épouse) (3) : Elle avait un forte personnalité. Son mari aussi. Il et elle moururent très âgés. L’une et l’autre se disait qu’il ou elle vivrait le dernier / la dernière.

Femmes (Épouse de. Agacinski Sylviane) : Épouse de Lionel Jospin, alors Premier ministre, auteure de : «Quant à profiter de l’intimité, pour faire passer mes idées, ce n’est vraiment pas mon style. Sur aucun de sujets que l’on cite généralement, je n’ai développé ma position dans l’espoir de faire changer mon mari d’avis. Je crois que les femmes ne peuvent pas jouer sur tous les tableaux : avoir une activité propre et entretenir un pouvoir occulte. La modernité, ce n’est pas d’être épouse. C’est d’être femme et citoyenne.» 170 Des effets nécessairement erronés de la définition de soi en fonction des pseudo statuts des… autres.

Femme (Épouse de. Agutte Georgette) : Georgette Agutte [1867-1922], peintre et sculptrice, épouse de Marcel Sembat. Après sa mort brutale, elle se suicida, après avoir écrit sur un billet : «[…] Je sais que je ne peux vivre sans lui. Voilà douze heures qu’il est parti. Je suis en retard.» 171

Femme (Épouse de. Aron Suzanne) (1) : Raymond Aron [1905-1983], interrogé sur les ambitions politiques qu’il aurait pu avoir répondit : «[...] à un ou deux moments, j’ai eu le désir de l’action politique. Mais, fort heureusement, ma femme, ma compagne [Suzanne Aron. Née Suzanne Gauchon.1907-1997] est une personne intelligente et beaucoup plus raisonnable que moi, m’a toujours dit que j’étais fait pour beaucoup de choses mais pas pour être un homme politique.» 172
- Et pourtant ce n’est pas la place qu’il lui accorde dans ses Mémoires qui révélerait ni son ‘intelligence’, ni sa ‘raison’. 173
* Ajout. 31 juillet 2016. Dans ses Mémoires, Raymond Aron donne des explications beaucoup plus crédibles que celles qui pourraient être ici interprétées comme relevant de l’influence de son épouse. 174

Femme (Épouse de. Aron Suzanne) (2) : Je lis deux textes, la concernant, écrit à sa mort.
Le premier d’Albert Palle, intitulé Un professeur d’énergie dont la conclusion est : «Suzanne Aron aurait pu, elle aussi, exercer une profession, écrire des livres, laisser une ouvre. Elle a choisi d’être la femme, la compagne, la mère. Un choix qui touche au plus profond de l’être. Il semble qu’elle ait toujours bien distingué entre le faire et l’être et refusé d’admettre qu’on n’est pas si on ne fait pas. Elle a été Suzanne Aron.»
- Le second, signé Nicolas Baverez, intitulé Eloge funèbre, qui se termine ainsi : «[…] Elle ne dévia jamais de la ligne de conduite qu’elle s’était tracée : soutenir, à travers l’homme qu’elle aimait, la construction d’une œuvre qui la dépassait.» 175

Femme (Épouse de. Bernanos Jeanne) : Je relève dans le livre écrit par l’un des fils de Georges Bernanos, 1888-1948], concernant son épouse, Jeanne Talbert d'Arc [1893-1960], ceci :
[…] Puis vint le départ pour le Brésil. Le cœur gros, ma mère confia son vieux père à un ami d’alors qui promit de s’en occuper, mais à qui la mort de celui-ci le laissa enterrer dans la vie commune. […] La vie quasi primitive menée à Vassouras et à Pirapora, dans un climat qu’elle supportait mal. Une alimentation à décourager le plus coriace des tubes digestifs. Six déménagements en sept ans (une trentaine au cours de leur existence). L’éternel tailleur bleu marine à lignes blanches qu’elle’ mettait lors des brefs séjours à Belo-Horizonte et Rio de Janeiro où son mari l’emmenait, pour lui faire plaisir, bien sûr, mais aussi parce qu’il ne pouvait pas se passer de sa présence. […] Les blouses merveilleusement brodées, véritables œuvres d’art, destinées à être vendues pour boucler les fins de mois. Les problèmes de santé : phlébite, épuisement nerveux, opération de la vésicule, d’une hernies, infection généralisée de la mâchoire, asthme. […]»
- «Pensez un instant à ce qu’était l’angoisse quotidienne de ma mère : d’abord son fils qui, à 16ans et demi, s’engage dans d sanglants combats, puis manque de justesse d’être fusillé pour désertion. À cette heure, c’est son mari qu’elle guette, craint pour sa vie, et cependant, pas un instant elle ne se plaint, consciente qu’elle est du sens de l’honneur qui anime son mari et qu’elle partage avec un fidélité sans faille. Il en sera toujours ainsi. […] Mon père le savait bien qui disait souvent : ‘Ma femme a toujours pensé comme moi sur la question. Peut être même en abusa t-il.»[…] 176
- «De 1948 au 6 août 1960, où elle alla le rejoindre dans ‘…la profonde, le profonde éternité’ ma mère, au lieu de jouer les ‘glorieuses’, respectera la tradition, refusant honneurs et avantages, se tenant à l’écart de toute vie mondaine. Après avoir vécu 32 ans dans l’ombre d’un génie, elle s’abstiendra de profiter de son éclat.»

Femme (Épouse de. Blanqui Suzanne-Amélie) : Suzanne-Amélie Blanqui [1814-1841] mourut à 26 ans, le 31 janvier 1841, «après une longue maladie et une agonie d’un an», alors de Blanqui [1805-1881] était enfermé au Mont Saint Michel [de 1840 à 1844]. Dans un livre de Maurice Dommanget consacré à Auguste Blanqui, je lis : «Quand, égrenant ses souvenirs, [en 1880] Blanqui évoque le passé, c’est de sa femme qu’il parle le plus souvent. Et alors - suave vision qui illumine sa physionomie si parlante et si active - apparaît la silhouette de celle qui porta sept ans son nom et lui avait dit un jour :’Je sais bien que tu n’aimeras jamais que moi au monde !’ Il en fut ainsi en effet et Blanqui rappelait avec attendrissement qu’il avait été pour la dernière fois au théâtre avec elle près d’un demi siècle auparavant.[…]» Il est aussi question dans ce livre d’un portait peint par elle. 177
- N.B. Une notice lui est consacrée dans Le Maitron.

Femme (Épouse de. Beuve-Méry Hubert. Prénom inconnu) : Je me souviens avoir lu dans sa nécrologie, en 1997 (date exacte non retrouvée), dans Le Monde : «Je n’ai pas eu de mari, mes enfants n’ont pas eu de père, mais Le Monde a eu un directeur.» 178
* Ajout. 2 décembre 2016. Pour Françoise Giroud [1916-2003], «cette phrase fut probablement inventé, de toutes pièces, par l’un des journalistes de Beuve.» 179
- L’a t-elle dite, écrite ? Leurs enfants pourraient le confirmer ou l’infirmer. Il faudrait aussi retrouver l’article du Monde annonçant son décès.

Femme (Épouse de. Bloy Anne-Marie) : [? -?] Auteure de : «Après Dieu, c’est à Léon Bloy que je dois le bonheur inouï d’appartenir à l’Eglise catholique romaine. […]» 180

Femme (Épouse de. Boudet Paulette) : Paulette Boudet [1922-2007] dans son livre, Ce combat n’est pas le tien [1988], «raconte sa propre histoire, celle d’une épouse qui découvre que son mari entretient une liaison et qui chemine, dans la foi, jusqu’au pardon». 181
- Son livre lui est dédicacé en ces termes : «À mon mari, en le remerciant pour l’aide qu’il ma apportée et le nihil obstat 182qu’il m’a généreusement accordé183 (Cf. Femme. Écrivaine)

Femme (Épouse de. Brossolette Gilberte) : Gilberte Brossolette [1905-2004], résistante, députée à l’assemble Constituante, sénatrice, vice présidente du Sénat de 1946 à 1954, épouse, puis veuve de Pierre Brossolette, résistant [1903-1944], auteure de : «[…] J’étais très bien accueillie par les hommes. J’étais la veuve de Pierre, ils avaient tous beaucoup de respect, ils projetaient sur moi l’admiration qu’ils avaient pour Pierre. J’étais en quelque sorte l’émanation de Pierre.» Suivi de (concernant les femmes députées à la Libération) : «Il y avait la veuve de Machin, la veuve de Truc, les communistes surtout ont su jouer de cette fibre-là et très peu de femmes avaient su professer leur indépendance.» 184

Femme (Épouse de. Ceausescu Elena) : Lu dans les Mémoires de Gorbatchev : «Elena Ceausescu [1916-1989] me confia un jour, et pas sur un ton de la plaisanterie, que la Roumanie était trop petite pour un dirigeant de sa stature de son mari.» 185

Femme (Épouse de. Chirac Bernadette) (1) : Auteure de :
- «[…] Si je l’avais écouté (son mari), je n’aurais jamais rien fait !»
- Et de : […] «Je me suis constamment ajustée à ce qu’il pouvait souhaiter de la part de son épouse.»
- Et aussi de : […] «Chez les crocodiles, les femelles montent la garde cependant que les mâles restent disponibles pour attaquer. Et c’est tout à fait symbolique de notre vie de couple». 186

Femme (Épouse de. Chirac Bernadette) (2) : Bernadette Chirac, auteure de : «Je ne veux pas être prétentieuse.. mais les gens vous disent : ‘Madame Chirac, si vous n’aviez pas été là, il (Jacques Chirac) n’aurait jamais été Président de la république’.» 187

Femme (Épouse de Claudel. Reine) : Concernant Reine Sainte-Marie Perrin [1880-1973], épouse de Paul Claudel et mère de leurs cinq enfants, je lis dans le Journal de Vézelay [1866-1944] de Romain Rolland en 1940 : «Entre sa femme légitime et lui (Paul Claudel), peu de sympathie. Il faut avouer qu’elle a bien des raisons de rancune. Il dit qu’elle ne lit pas ce qu’il écrit, qu’elle ne l’a jamais compris. Mais il rend hommage à la dignité avec laquelle elle a toujours rempli ses devoirs de mère et d’épouse, dans une pénible vie qu’elle n’aimait pas. Il ne semble pas qu’il l’ait beaucoup aidée. Avec la naïveté de son égoïsme dont il se targue quelques fois, il dit que, quand l’intérieur domestique était trop triste, et plein d’enfants malades ou d’ennuis, il préférait s’en aller de la maison, ‘parce qu’il avait le cœur trop sensible’. À quoi sa femme répliquait que c’était par égoïsme. Il discutait encore là-dessus avec nous, avec une pointe d’humour paradoxal.»[…] 188 (Cf. Femme. Artiste. Claudel Camille)

Femme (Épouse de. Dolto Françoise) : Dans l’Autoportrait d’une psychanalyste de Françoise Dolto [1908-1988], on lit cet échange qui a eu lieu entre elle et son mari, quinze jours avant sa mort, «un viatique d’amour» : «Il m’a dit : «Alors, c’est vrai, tu ne m’as jamais trompé ?» C’était extraordinaire ! «Comment voulais-tu que je te croie ? Une femme comme toi ! Je ne t’arrivais pas à la cheville !». Et moi : «Mais, c’est moi qui ne t’arrivais pas à la cheville ! Tu ne te rends pas compte !» 189

Femme (Épouse de. Dreyfus Lucie) : [1869-1945] Voici quelques éléments de lettres adressées à son mari, Alfred] :
- 23 décembre 1894 : «Quel malheur, quelle torture, quelle ignominie ! Nous en sommes tous terrifiés, anéantis. Je sais comme tu es courageux, je t’admire. Tu est un malheureux martyr. Je t’en supplie, supporte encore vaillamment ces nouvelles tortures. Notre vie, notre fortune à tous sera sacrifiée à la recherche des coupables. Nous les trouverons, il le faut. Tu seras réhabilité.»
- 26 décembre 1894 : […] «Je te demande un immense sacrifice, celui de vivre pour moi, pour nos enfants, de lutter jusqu’à la réhabilitation.»
- 31 décembre 1894 : […] «Supporte vaillamment cette triste cérémonie [la dégradation], relève la tête et crie ton innocence, ton martyre à la face de tes exécuteurs
- 13 janvier 1895 : […] «Je suis fière de porter ton nom.» […]
- 22 janvier 1895 : Elle évoque «les efforts surhumains que nous faisons pour trouver dans notre pauvre intelligence la clé de l’énigme.» […]
- 27 janvier 1895 : «[…] Nous n’aurons le droit de mourir que lorsque notre tâche sera accomplie, lorsque notre nom sera lavé de cette souillure.» […]
- 16 mars 1897 : «[…] Puisque nous sommes malheureusement appelés à remplir un devoir sacré par respect pour notre nom, pour celui que porte nos enfants, élevons nous à la hauteur de notre mission et ne nous abaissons pas à envisager toutes ces misères. Si nous sommes anéantis par la chagrin, ayons au moins la satisfaction du devoir accompli, raidissons nous dans la tranquillité de notre conscience, et gardons toute notre énergie, toute notre force à mener à bien notre réhabilitation.» […]
- Dreyfus sera réhabilité le 22 juillet 1906. 190 (Cf. Justice. Procès)

Femme (Épouse de. Fillon Penelope) : Ségolène Royal défend Penelope Fillon, «une femme très digne, une mère de famille très respectable», «victime d’un dispositif qu’elle ignorait». 191 Ségolène Royal ne pouvait pas dire que Penelope Fillon est, plus simplement, victime de son mari. (Cf. Droit, Femme «Politique». Ségolène Royal. Homme «Politique» Fillon François, Famille, Patriarcat)
* Ajout. 9 février 2017. Lu dans Le Canard Enchainé (Journal de Penelope F.) : «Heureusement que je peux m’exprimer dans «Le Canard» ! Car pour le moment, il n’y a que François qui cause. Je ne peux même pas présenter mes excuses, ça devient gênant. God Dam ! Ce n’est pas parce que je m’appelle Penelope que je dois faire tapisserie ! Oui j’en ai gros sur la potatoe. Quant Ségolène dit de moi : Elle était victime d’un dispositif qu’elle ignorait manifestement», je passe pour une quiche. Et si j’osais le féminisme ?» 192
- L’humour du Canard. Mais la souffrance que doit vivre cette femme me terrifie. Et j’oubliais leur dernier fils de 15 ans, à l’école, avec ses copain-es. (Cf. Femme. Mère. Fillon Penelope)
* Ajout. 20 février 2017. En 1981, François Fillon, auteur de : «Lorsque je l’ai rencontrée, ma femme votait travailliste. J’ai du un peu l’influencer, elle est devenue proche du nouveau parti social-démocrate193

Femme (Épouse de. Freud Martha) : Lu dans un livre consacré à l’épouse de Freud (sans source citée), Martha Freud [1861-1951] : «Elle ressent douloureusement le fait que son mari ait laissé quatre sœurs sous la menace nazie : Dolfi, Mitzi. Paula et Rosa. Elle ignore bien sûr que toutes quatre périront en déportation; malgré les efforts de Marie Bonaparte pour les faire sortir d’Autriche. Seule l’ainée, Anna… survivra à l’holocauste.» 194
- Et lui, leur frère, qu’a t-il «ressenti»?
- Freud, délicat, écrivit : «Le destin m’a été bon qui m’a octroyé la présence d’une telle femme. Je parle d’Anna (sa fille), bien sûr.» (Cf. «Sciences» sociales. Psychanalyse, Sigmund Freud)
* Ajout. 5 mai 2016. Pour mémoire, le titre réjouissant du livre de Françoise Xenakis, Zut, on a encore oublié Madame Freud, premier (et seul ?) livre à avoir réhabilité les épouses de… (Freud, Socrate, Hugo, Marx, Mahler) 195

Femme (Épouse de. Galese Marie de) : Marie de Galese [1864-1954], épouse de Gabriel d’Annunzio de 1883 à 1891, auteure de (au terme de sa vie) :
- «Lorsque j’ai épousé mon mari, j’ai cru épouser la poésie. J’aurais mieux fait d’acheter pour trois francs cinquante, chacun des volume de vers qu’il a publiés».
- Auteure aussi de : «Si je lui ai fait, lorsque nous nous sommes rencontrés, une grande impression, c’est qu’avant moi, il n’avait connu que des femmes à cinq francs». 196 (Cf. Proxénétisme)

Femme (Épouse de. Gide Madeleine) : Madeleine Rondeaux [1869-1951], bien des années avant qu’elle ait épousé Gide, lui écrit : «À un moment, j’ai eu le sentiment très vif et très triste que nous aurions dorénavant chacun des sentiers séparés quand il s’agit du but. Dieu veuille qu’il n’en soit jamais rien… j’ai été attristée, effrayée de sentir combien - plus que jamais - tu étais à toi-même ton seul but - ton seul souci - ton seul amour - qui t’envahit. André !» 197

Femme (Épouse de. Giscard d’Estaing Anne-Aymone) : Lu, dans le livre de Roselyne Bachelot, La petite fille la V ème : « [En 1979] Invité un jour dans une de ces garden-parties élyséennes, je vis arriver Anne-Aymone Giscard d’Estaing, divinement habillée d’organdi blanc par Scherrer, avec capeline et fichu à la Marie-Antoinette, escortée à 50 centimètres par Ève Barre (épouse du premier ministre). Derrière elles trottinaient en se dandinant les épouses des ministres par ordre protocolaire : le spectacle était irrésistible. Un sénateur me glissa à l’oreille : ‘On se croirait à Versailles !» 198 (Cf. Hommes. Politiques, Politique)

Femme (Épouse de. Gisserot Hélène) : Hélène Gisserot rapporte concernant les conditions dans les quelles elle a été nommée, dans le gouvernement de Jacques Chirac, «déléguée à la condition féminine» : «[…] Le décret du 4 avril 1986 indiquait que Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, recevait ‘les attributions précédemment dévolues au ministre des droits des femmes’, mais c'était tout. […] C'est dans ce contexte qu'un mardi, fin mars ou début avril, à 13 heures, j'ai reçu un coup de téléphone de Philippe Séguin me demandant si j'acceptais de prendre la responsabilité de déléguée à la Condition féminine. J'ai eu un instant d'hésitation. J'allais demander, par prudence, quelques heures de réflexion, quand mon mari, qui était là, m'a dit : ‘Accepte’. Je n'ai même pas demandé le temps de réflexion nécessaire ! Peut-être était-ce de l'imprudence de ma part, mais aujourd'hui je me félicite de l'avoir fait.» 199 (Cf. Femme. Politique)

Femme (Épouse de. Gramsci Iulca, Giulia, Julca) : Antonio Gramsci [1891-1937] écrivit, le 27 février 1933, à sa belle sœur, Tania, la sœur de son épouse, Iulca, [Giulia, Julca], ceci : «[…] Tu connais ma façon de penser : ce qui est écrit acquiert une valeur «morale» et pratique, laquelle va bien au delà du simple fait d’être écrit, qui n’est cependant qu’une chose purement matérielle….Ma conclusion, pour résumer est la suivante : j’ai été condamné le 4 juin 1928 - mais il fut arrêté le 8 novembre 1926 - par le Tribunal spécial, c’est à dire par un collège bien défini d’hommes que l’on pourrait indiquer par leur nom, leur adresse et leur profession dans la vie civile. Mais cela est une erreur. Ce qui m’a condamné c’est un organisme beaucoup plus vaste, dont le Tribunal spécial n’a été que la manifestation extérieure et matérielle, qui a rédigé l’acte de condamnation légal. Je dois dire que parmi ces «condamnateurs», je crois et je suis même fermement convaincu qu’il y a eu aussi Iulca, inconsciemment, et une autre série de personnes moins inconscientes. C’est du moins ma conviction, une conviction désormais ancrée en moi parce que c’est la seule qui explique une série de faits successifs et concordants. […] Ne vas pas croire que mon affection pour Iulca ait diminué. D’après ce que je peux en juger moi-même, elle me paraît avoir plutôt augmenté, du moins dans un certain sens. Je connais par expérience le milieu où elle vit, sa sensibilité et la façon dont un changement a pu intervenir en elle. […] Il m’est arrivé de penser que toute ma vie a été une grande (grande pour moi) erreur, une énorme bévue. […]» 200
- L’épouse de Gramsci résidait en Russie où il se sont connus. Elle n’est revenue en Italie qu’une seule fois avec leur premier fils en 1925, puis repartit en Russie. Depuis la condamnation de son mari, ni elle, ni ses enfants n’ont revu leur mari et père, avant sa mort, en mai 1937. Il a pour sa part maintenu le contact pendant toutes ces années avec beaucoup de recherches de vérités, et avec d’élégance. Quel rôle a joué la Russie soviétique, puis stalinienne ? Les historien-nes italien-nes ont sûrement la réponse. En tout état de cause, l’explication donnée par Sergi Caprioglio qui a co-traduit et présenté les Lettres de prison de Gramsci, n’est pas, en l’état, acceptable : «Elle rentra à Moscou en 1926 (à quelle date ?) et fut atteinte d’une grave maladie nerveuse qui l’empêcha de retourner en Italie pour revoir son mari.» (p.10)
- Dans Wikipedia, elle n’est pas citée ; elle n’existe pas.

Femme (Épouse de. Groult Benoîte) : Dans les chroniques nécrologiques qui ont paru à la mort de Benoîte Groult [1920-2016], on lit dans Le Monde : «Paul Guimard et Benoîte Groult furent des proches de François Mitterrand.» 201
Et on lit, dans Libération, après avoir évoqué son mari, Paul Guimard «un écrivain à succès et proche de Mitterrand dont il fut brièvement le conseiller en 1981» : «[…] Mitterrand, elle le connut bien elle aussi - entre les parties de pêche en Irlande et les grandes tablées - il fut un ami fidèle et un amant passager.» 202

Femme (Épouse de. Guérin Marie) : Daniel Guérin [1904-1988] épouse en 1934 Marie Fortwängler [?-1974], militante communiste lorsqu’il la connut. Elle n’apprendra, de nombreuses années après son mariage, aux alentours de 1968, qu’il était «bi-sexuel», comme il se nomme lui-même. Leur fille, Anne, née en 1936, écrit : «S’il ne cohabite plus depuis des lustres avec sa femme, ils restent profondément attachés l’un à l’autre, sans toujours bien s’entendre. Marie milite avec lui dans des organisations libertaires. Daniel l’entoure de ses soins. La mort de Marie en 1979 le laisse désemparé.» 203
- Wikipédia, eu égard sans doute aux engagements politiques - notamment à ses engagements avec les luttes homosexuelles - de son mari, ne la nomme même pas. Il ne fut donc pas même, pour Wikipédia, père…[mai 2017]

Femme (Épouse de. Hegel Maria) : Maria Hegel [1791-1855], nouvellement mariée, écrivait, le 13 juillet 1811, entre les lignes d’une lettre de Hegel à Caroline Paulus : «Hegel est aussi de ces gens dépourvus d’espoir qui n’attendent rien, qui ne désirent rien», puis rappelle, à six reprises, toujours écrit entre les lignes, que bien que non nommée par lui, elle existe. Enfin elle ajoute dans un post-scriptum : «...Aussi longuement que s’étende mon seigneur et maitre dans son épitre, et aussi humble que soit le petit coin qu’il m’assigne, je sais que la bonne Caroline Paulus ne me perd pas du regard. J’ai déjà auparavant élevé ma petite voix pendant le discours de mon maître, mais, à chaque fois, je ne me suis de nouveau respectueusement tue, quoi que j’eusse volontiers confirmé encore plus longuement bien des choses […]» 204
- Huit ans plus tard, elle écrit, dans un post-scriptum d’une lettre de Hegel Î1770-1831] à Niethammer, en date du 26 mars 1819 de : «Je vois mon Hegel satisfait de son métier, gai avec moi et avec les enfants et apprécié à sa valeur - ce qui vaut mieux que tout pour une bonne épouse205 Domestiquée ?
- On peut lire aussi, toujours dans sa Correspondance, deux poèmes d’amour qu’Hegel, fiancé, lui a adressée en 1811. 206

Femme (Épouse de. Hitchcock Alma) : Alma Revile [1899-1989], scénariste, monteuse, assistante - elle travaillait dans le cinéma bien avant de connaître Alfred Hitchcock, et alors qu’il n’était qu’au début de sa carrière. Il déclara après leur mariage : «En bon Britannique, je ne pouvais pas supporter l'idée qu'une femme occupe des fonctions supérieures aux miennes». Lorsqu’il reçu un prix pour l’ensemble de son œuvre, il a tenu à mentionner «quatre personnes» particulièrement précieuses pour lui : «La première est monteuse, la deuxième scénariste, la troisième est la mère de ma fille, Pat, et la quatrième est une merveilleuse cuisinière qui fait toujours des miracles. Elles se nomment Alma Reville.» 207 On lit dans Wikipédia qu’elle «apparaît aux génériques des films de son mari, et à l’occasion d’autres réalisateurs», qu’elle est «la scénariste attitrée de plusieurs œuvres de son mari» mais, après Le grand alibi [1950] qu’«elle ne sera plus créditée au générique des films qu’il réalise.» Dans le film Truffaut-Hitchcock, on entend : «Hitchcock n’a jamais fait un film sans consulter sa femme.» 208
Qui saura jamais ce que les films d’Hitchcock lui doivent ?

Femme (Épouse de. Janin Adèle) : Adèle Janin [1820-1976], épouse de Jules Janin [1804-1874] reçut de son mari 735 lettres pendant leur trente trois ans de mariage.
On lit dans la présentation de la publication intégrale des lettres de Jules Janin par Monsieur et Madame Mergier-Bourdex (2500 pages, 3 tomes) ceci : «On pourrait également regretter de n’avoir pas les réponses de Mme Janin, mais les quelques lettres d’elle que nous possédons ne présentent aucun intérêt, d’autant plus qu’elles ne sont jamais datées et qu’aucun fait saillant ne permet de le faire.»
- Adèle Janin, «légataire universelle» de son mari, dans son testament de 1874, légua «à l’Académie française tous les ouvrages composant la bibliothèque de Monsieur Jules Janin, mon bien aimé mari et comprenant ses autographes […].» 209 (Cf. Langage. Académie française)

Femme (Épouse de. Kroupskaïa Nadejda) (1) : [1869-1939] Épouse de Lénine. «Ses cendres reposent à Moscou, au pied du Kremlin, sur la place Rouge, à côté du mausolée de Lénine.» 210 Selon que vous serez mari ou femme…

Femme (Épouse de. Kroupskaïa Nadejda) (2) : [1869-1939] Épouse de Lénine.  dans son livre Souvenirs sur Lénine, la nature de leurs relations est à peine évoquée. 211
- Une petite indication : Le 14 octobre 1898, dans une lettre adressée à la mère de Lénine, Maria Alexandrovna Oulianova, elle écrit : «Volodia (Lénine) se demande toujours où je trouve la matière pour d’aussi longues lettres ; mais lui, dans ses lettres, ne parle que de choses ayant un intérêt pour toute l’humanité, tandis que moi je raconte toutes choses sans importance.» 212

Femme (Épouse de. Laclos Marie-Soulange de) : Lu : «Laclos [1741-1803] n’épousa ni une marquise de Merteuil, ni une Cécile de Volanges, mais Marie-Solange Dupperé, fille d’un fonctionnaire, receveur des tailles à La Rochelle. Ils vécurent fort pauvrement, eurent trois enfants et ne cessèrent jamais de s’aimer tendrement213 (En note : «Voir les nombreuses lettres citées par Émile Dard.» [Auteur de : Le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses. Librairie Académique Perrin. Paris. 1936] (Cf. Homme. Féminisme. Laclos Choderlos de)

Femme (Épouse de. Lévi Strauss Dina) : [1911-1999] Dans le film consacré par Arte, en 2016, à Claude Lévi-Strauss, le film de 1935-1936 réalisé dans l’État de Matogrosso (son intitulé) était présenté comme ayant comme auteur(s)e les «Professeurs Dina et Claude Lévi-Strauss». Les photos qui en furent ultérieurement montrées n’étaient pourtant plus formellement signées - chacune pour leur part - qu’étant celles de «Claude Lévi-Strauss». 214
Je lis ultérieurement par ailleurs sur Wikipédia : «En 1937, des objets collectionnés auprès des Bororo sont montrés à Paris dans une exposition dont le titre «Indiens du Mato-Grosso (Mission Claude et Dina Lévi-Strauss)» reconnaissait la contribution scientifique des époux. Pourtant, après leur séparation, Dina ne publiera plus rien en ethnologie, et sa contribution aux recherches de terrain, les seules que Claude ait jamais entreprises, sera largement oubliée. Dans Tristes Tropiques, Claude Lévi-Strauss ne mentionne son ex-compagne qu'une seule fois, pour son départ de l'expédition ; dans son album Saudades do Bresil il exclut toutes les photographies qui la représentent. Ce n'est qu'en 2001 que paraissent enfin des documents photographiques de l'expédition attestant le travail de terrain de Dina.» (Cf. «Sciences» sociales. Ethnologie, Patriarcat)

Femme (Épouse de. Linder Ninette) : Je lis sur Wikipédia concernant Max Linder [1883-1925] : «[…] En 1921, il rencontre une jeune fille mineure de 16 ans, Ninette Peters, dans un palace de Chamonix où il se repose. Sa mère refusant la demande en mariage, il enlève la jeune femme et l'emmène à Monte-Carlo. La mère cède à sa demande à la suite du scandale médiatique qu'il a soulevé : le 23 août 1923, il l'épouse à l’église Saint Honoré d’Eylau à Paris. Le 23 février 1924, rongé par la jalousie envers sa femme, il s'empoisonne au Gardénal mais est sauvé à temps. En juillet 1924 naît leur fille Maud, dite Josette, qui sera recueillie par ses grands-parents maternels. […] Il abandonne brusquement tous ses projets, en proie à des crises de jalousie de plus en plus fréquentes. À l'âge de 41 ans, le 31 octobre 1925, il se suicide dans sa chambre d'hôtel (le Baltimore, avenue Kléber à Paris). On le retrouve aux côtés de son épouse, âgée de 20 ans, morte elle aussi, leurs artères du poignet gauche sectionnées. Tous deux meurent plus tard dans la soirée de la suite de leurs blessures.»
On lit ensuite : «Mathilde Peters, la belle-mère de Max, par la menace d’un procès envers Maurice [frère de Max Linder] obtient la garde de Maud mais la famille Leuville [nom de famille de Max Linder] se dispute pendant des années, par procès interposé, la garde de l'orpheline légataire pour s'emparer de la fortune de son père.» 215 (Cf. Femme. Remarquable. Linder Maud, Homme Remarquable. Zweig Stefan)

Femme (Épouse de. Littré Pauline) : [ ?- ?] Sait-on que l’immense travail effectué par Émile Littré concernant son magistral Dictionnaire, le fut aussi avec l’aide de son épouse et de sa fille Sophie ? 216 On lit, signée de lui, la lettre suivante [juillet 1854] après que M. Hachette lui ai proposé d’«accepter un ou plusieurs associés qui soulagerait le poids d’une aussi lourde tâche» : «Mon cher Hachette, J’ai, comme tu le penses bien, beaucoup réfléchi à ce dont nous avons parlé à Plessis-Piquet […] Or, le résultat de toutes mes réflexions a été que le secours que tu mets à ma disposition ne peut pas m’être fort utile tel qu’il se présente d’après notre conversation avec M. Beaujon. Il n’a peut être pas tout le temps nécessaire à me donner ; mais surtout j’ai besoin de quelqu’un qui soit perpétuellement à ma disposition et dont je puisse user sans aucun scrupule pour toute sorte de menus détails. Or, avec la personne que j’ai vue chez toi, je n’aurais ni ces facilités, ni cette liberté. Si ce travail lui offrait de l’intérêt en quelques parties, en d’autres, ce ne serait qu’affaire de manœuvre. Je reviens donc à la proposition dont je t’ai parlé. Ma femme et ma fille sont disposées à m’aider dans ce travail qui ne leur déplait pas. Elles pourront me donner chacune deux heures et demi à trois heures, ce qui fera six heures par jour. Cela, je crois est suffisant. Tu mettrais un millier de francs à ma disposition par an pour le temps que durera l’impression ; et je t’en rendrai compte. Dans tous les cas, si, après essai, la chose n’allait pas, nous seront toujours à temps de recourir à une aide extérieure. […] ton vieil ami. E. Littré»
«Finalement Littré dû céder (à l’insistance de Hachette). Hachette accepta de payer 1.220 francs pour l’aide de Madame et mademoiselle Littré. Mais trois collaborateurs ; Beaujon, Jullien et Sommers furent engagés».
- On peut noter que la paragraphe dans lequel j’ai puisé ces informations s’intitule : La passion du travail solitaire.

Femme (Épouse de. Malraux Clara) (1) : Clara Malraux [1897-1982], se remémorant ses Vingt ans et sa vie d’alors avec André Malraux [1901-1976], auteure de : «[…] Un jour, ce sera pire, pour moi, du moins. Un jour, je ne le sais pas encore, je serais juive, un jour, je serai l’ex-épouse d’un homme puissant, et ce sera une autre façon d’être solidement embêtée217

Femme (Épouse de. Malraux Clara) (2) : Dans la longue présentation faite sur Wikipédia d’André Malraux [1901-1976], aucun écrit de Clara Malraux n’est cité. La concernant, il n’est fait référence qu’à un livre de Dominique Bona intitulé : Clara Malraux. Nous avons été deux. (Cf. Culture. Patriarcale)

Femme (Épouse de. Marie-Amélie de Bourbon-Siciles) : Marie-Amélie de Bourbon-Siciles [1782-1866], épouse de Louis Philippe [1773-1850]. Alors que celui-ci, au troisième jour de la Révolution de 1848, le 24 février, était abandonné des derniers politiques qui l’entouraient et rédigeait son acte d’abdication, son épouse dit : «Vous ne connaissez pas le roi, c’est le plus honnête homme du royaume». 218

Femme (Épouse de. Michelet Athénaïs) : Athénaïs Michelet [1826-1899], concernant son grand homme de mari, auteure de : «[…] J’étais tout pour lui, et lui, tout pour moi, oh, nous nous sommes bien aimés, mais il y avait dans mon amour beaucoup de maternité. L’homme a besoin de retrouver dans l’épouse les soins de la mère qui a ouaté de tendresses douces l’enfance, endormi les douleurs sous ses baisers, séché ses pleurs sous ses caresses. Que de fois, je me suis surprise appelant Michelet : « mon fils, mon enfant » et dans ces moments là, il me semblait vraiment qu’il était l’être de ma chair, le petit sorti de mes entrailles. Les étrangers étaient étonnés, et des yeux cherchaient le fils, l’enfant à qui je m’adressais.» La même écrivait aussi : «Je ne suis que par lui, je ne vis que pour lui, rien de ce qui n’est Lui ne me touche219
- Ses Mémoires d’une enfant «mal aimée est un témoignage rare - bouleversant - sur la solitude et les angoisses de l’enfance.» 220

Femme (Épouse de. Pasteur Louis (Prénom inconnu) : [?- ?] Pour le biographe de Louis Pasteur, René Vallery-Radot, «Madame Pasteur sut, dès les premiers jours, non seulement admettre, mais approuver que le laboratoire passât avant tout.» 221

Femme (Épouse de. Pompidou Claude) : Claude Pompidou [1912-2007], auteure de : «[…] Pour moi, je m’adaptais. J’ai toujours fait une confiance absolue à mon mari et je n’ai jamais discuté ses choix, ni ses décisions même si je n’étais pas toujours emballée.» Et de : «De toutes manières, il s’agissait de son choix et il ne m’appartenait pas de m’en mêler. Je peux être aussi soumise qu’indépendante, disons… une indépendante soumise ! Et en cette circonstance [nomination de son mari à la Banque Rothschild], et comme toujours, je lui fis confiance.» 222

Femme (Épouse de. Quinet Hermione) : [? -?] Madame Edgard Quinet, auteure en 1869 de : «Heureuse de me rendre utile aux travaux de mon mari, écrivant pour lui toute la journée dans une petite chambre au-dessus de la sienne, vers deux heures, j’entendais le bruit de ses pas ; c’était le signal de la réunion. Puis, après la visite des amis, la promenade, on se retrouvait seuls, au coin du feu. […] Maint disciple fidèle enviait celle qui entendait chaque soir dans l’intimité ces paroles qui ne retentissaient plus devant l’auditoire du Collège de France, ni à la tribune. Ah ! du moins, elle les conservait religieusement. Comme l’abeille qui dépose le miel des fleurs dans l’alvéole, chaque jour, la compagne de l’exil renfermait dans une page intime les pensées recueillies dans les entretiens du maître chéri. Depuis 17 ans, j’amasse pieusement ces pensées, pour les restituer un jour aux amis lointains, surtout pour en nourrir éternellement mon âme. Si je n’ai pu conserver à ces entretiens leur forme, les mots textuels, du moins suis-je sûre d’en avoir gardé le véritable esprit, l’inspiration. […] Renfermant mon horizon dans la pensée et les travaux de mon mari, l’exil ne me paraissait nullement comme une épreuve ; la vie n’était pas une science, mais une félicité. […] Je n’étais nullement pressée de voir terminer une œuvre à qui nous devions tant de nobles illusions à défaut de bonheur public. Assez de luttes et d’âpres pensées venaient arracher l’auteur à cet abri de paix. Mon humble tâche consistait à mettre au net les chapitres achevés, et quand j’avais rempli chaque matin de mon écriture une vingtaine de pages, mon esprit et mon cœur étaient pleins de délices ; je me réjouissais en songeant que le lendemain serait un jour semblable. […] Cette vie active et idéale était mon bonheur. Marchant sur les traces du guide, le disciple glanait les épis qu’on lui abandonnait. Une tâche chérie lui était réservée. Le maître lui demandait son appréciation sur chacun des livres dans des notes critiques. […] Aux fonctions de critique et de secrétaire, se joignent celle de copiste. Vivant si loin de l’imprimerie, ne recevant qu’une seule épreuve ou deux tout au plus, l’auteur est tenu d’envoyer un manuscrit irréprochable. [...] En prévision de la perte d’un manuscrit envoyé à paris, il faut le plus souvent double copie. Si on s’amusait à additionner les milliers de pages recopiées depuis seize ans pour chacun des vingt ouvrages publiées en exil, on arriverait à consommation formidable de bouteilles d’encre et de rames de papier, ou plutôt de ballots. […] Je reçus une lettre où l’on me demandait une biographie d’Edgar Quinet, des notes sur ses ouvrages ; on préférait s’adresser à moi, sachant qu’il éprouvait une grande répugnance à parler de lui-même. Dans la situation faite aux proscrits, j’ai cru qu’il m’était permis de résumer les livres et la vie de mon mari. Vraiment, il est trop dur de brimer toujours son cœur et sa pensée. Voilà pourquoi aujourd’hui encore j’écris ces pages, comme si elles ne paraissaient pas de mon vivant. L’exil n’est-il pas frère de la mort ? […] Les œuvres complètes de mon mari étaient enfin réimprimées. Je les avais maintenant sous les yeux, rangés sur ma petite table ; c’était ma bibliothèque à moi, mes auteurs favoris, le trésor et l’ornement de mon sanctuaire. Aujourd’hui encore, en les regardant, une pensée m’attriste ; la dirais-je à haute voix ? (mêmes nos bienveillants amis vont sourire) ‘O mes livres chéris ! que ne puis-je vous emporter avec moi au delà de cette vie !’». 223

Femme (Épouse de. Reagan Nancy) : Nancy Reagan [1921-1989], auteure de : «Ronnie est un homme affable et sociable qui a plaisir à se trouver avec des gens mais, contrairement à la plupart d’entre nous, leur compagnie ou leur approbation ne lui sont pas indispensables. Comme il me l’a dit lui-même, il semble n’avoir besoin que d’une personne : moi.» 224

Femme (Épouse de. Régnier de Marie) : Je lis dans le Journal en public de Maurice Nadeau (janvier 2003) concernant l’épouse de Henri de Régnier [1864-1936], que celle-ci, Marie de Régnier [1875-1963] avait, après sa mort, déposé à la Bibliothèque Nationale sept Carnets de son mari «qu’il n’avait jamais eu l’intention de publier.» La suite : «Mais la veuve, les avait même un peu caviardés, obligée qu’elle était de céder au chantage du secrétaire de Pierre Louÿs [1870-1925], détenteur après la mort de son patron d’une correspondance […] révélée il y a quelques mois. Marie de Régnier ne tenait pas à ce qu’on sache comment à peine mariée, vendue en somme par son père, le poète et joueur malheureux José Maria de Héradia, au plus offrant, elle devint la maitresse, photos à l’appui, dudit Pierre Louÿs et comment elle s’était fait faire par lui en enfant [grossièreté respectée] dont Henri de Régnier assurait la paternité225

Femme (Épouse de. Rocard Michèle) : Michèle Rocard écrit dans un livre où, à 45 ans, en 1987, elle raconte sa vie en ce qu’elle est notamment liée à celle de son mari Michel Rocard [1930-2016] et de leurs deux enfants, auteure de : «Mes opinions politiques ne sont pas un mystère ; elles sont ce que me dicte ma totale solidarité avec Michel».
Elle intitule aussi l’un chapitre de son livre : «Le plus important des deux est bien celui qu’on pense». 226 Pour justifier qui ? Pour justifier quoi ? Pour [se] protéger [de] qui ? Pour [se] protéger [de] quoi ? (Cf. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Question / Réponse)

Femme (Épouse de. Roland Madame) : Concernant Madame Roland [1754-1793], le Comte Beugnot écrivit, en 1793 : «Elle me disait, en me parlant de l’union des cœurs vertueux, en vantant l’énergie qu’elle inspire : ‘La froideur des Français m’étonne. Si j’avais été libre et qu’on eût conduit mon mari au supplice, je me serais poignardée aux pieds de l’échafaud ; et je suis persuadée que, quand Roland apprendre ma mort, il se percera le cœur’. Elle ne se trompait pas.»
- Note : Madame Roland fut guillotinée le 8 novembre 1793 ; son mari, alors en liberté près de Rouen, se suicida le 10 novembre. 227 (Cf. «Sciences» sociales. Histoire. Révolution française. Roland Madame)

Femme (Épouse de. Rolland Maria) : Maria Koudatchev [1895-1985] épouse de Romain Rolland, après son remariage en 1935, fut, selon Victor Serge, une agente du Guépéou. 228
* Ajout. 1er Septembre 2016. On peut lire, la concernant, une notice biographique circonstanciée dans l’édition établie par Jean Lacoste du Journal de Vézelay.1938-1944 de Romain Rolland. 229 (Cf. Penser. Pensée. «Atténuée»)

Femme (Épouse de. Roosevelt Eleanor) : Eleanor Roosevelt [1884-1962], auteure, au terme de sa vie de : «Tous les êtres humains ont des failles, tous les êtres humains ont des besoins, des tentations, des émotions. Les hommes et les femmes qui vivent de longues années côte à côte apprennent à connaître leurs faiblesses respectives, mais aussi ce qui les rend dignes de respect et d’admiration. […] Il (Franklin Roosevelt) aurait pu être plus heureux avec une épouse dépourvue de sens critique. Ce que je n’ai jamais été capable d’être, il lui fallu le trouver chez d’autres…» 230 (Cf. Femme Remarquable. Femme. Mère)

Femme (Épouse de. Ruiz Raoul. Valeria Samento) : Valeria Samento [1941-2011], auteure de : «J’ai monté autour de 70 films de Raoul (sur 120), plus de la moitié. Pour Raoul, c’était beaucoup plus facile de faire le montage avec moi, parce que, le soir, dès fois, il se rappelait des choses : il me disait : «Fais ça, ça, ça, ça, ça…» Je pouvais arriver tôt dans la table de montage et changer beaucoup de choses. Donc c’était très commode pour lui de m’avoir à côté (rires) pour faire le montage. Mais c’est comme ça…c’était notre échange. Il écrivait le scénario pour moi ou on écrivait ensemble le scénario et je faisais le montage de ce film.…Je suis réalisatrice et monteuse. J’essayais toujours de faire mes films aussi à côté. Donc, c’était me laisser une espèce de parcelle de liberté. Si j’avais un tournage, je partais. S’il avait un tournage, il partait. Mais toujours, c’était des contacts par téléphone, tous, tous, tous les jours. Et on essayait toujours de se voir, même pendant un tournage, s’échapper un week-end…Nous avons passé ensemble plus de 40 années, 42…» 231
* Ajout. 4 mai 2016. Dans Le Monde Diplomatique de mai 2016, une quasi pleine page est consacrée à Raoul Ruiz : aucune référence n’est faite à Valeria Samento. Et on l’on peut même lire : «[…] Ruiz restera celui qui s’est débrouillé, pendant toute son existence, pour parvenir à faire du cinéma tout le temps.» 232 (Cf. Culture. Cinéma)

Femme (Épouse de. Soljenitsyne Natalia) : Le 27 avril 1940, mariage d’Alexandre Soljenitsyne et de Natalia Alexeïevna Rechetovskaïa, Le 7 juillet 1945, son mari ayant été condamné à huit ans de prison pour activités ‘contre révolutionnaires’, elle est renvoyée en 1948 de l’Université de Moscou, et doit divorcer en 1952 en tant qu’épouse d’un ‘ennemi du peuple’ afin de retrouver un emploi. Alexandre Soljenitsyne, ayant été réhabilité en 1956, il et elle se remarieront le 2 février 1957. En 1972, ils divorceront à nouveau.
- Je lis dans le livre de Nina et Jean Kéhayan, Rue du prolétaire rouge, qui vivaient à Moscou lors de l’affaire Soljenitsyne : «Pendant des semaines, tout ce que l’Union soviétique comptait de journaux, de stations de radio et de télévision s’est mobilisé pour faire la preuve de la malfaisance d’un homme. […] L’agence de presse Novosti retrouva même sa première femme et lui tint la plume pour la rédaction de ses mémoires. […] La mobilisation était totale.[…]» 233

Femme (Épouse de. Tirole Nathalie) : Nathalie Tirole déclara en Suède à un journaliste après l’attribution à son mari, Jean Tirole, du prix Nobel de sciences économiques : ‘J’ai beaucoup investi dans mon mari. Là, c’est le retour sur investissement.’ Et Bernard Cassen du Monde Diplomatique, qui cite cette phrase, poursuit : «On a connu des visions plus poétiques des relations de couple. Madame donnait ainsi raison à Karl Marx [1818-1883] : l’auteur, avec Friedrich Engels [1820-1895], du Manifeste Communiste [1848] disait de la bourgeoisie qu’elle avait noyé toute sentimentalité dans ‘ les eaux glacés du calcul égoïste’»… 234 (Cf. Homme. Modeste, «Sciences» sociales. Économie)

Femme (Épouse de. Tocqueville Marie de) : Marie de Tocqueville [1799-1864], née sous le nom de Marie Mottley. Souvent ‘trompée’ par son mari, Alexis, et alors qu’elle était profondément bouleversée de ses infidélités, Louis de Kergolay, l’un des meilleurs amis de son mari, accepta de jouer le rôle d’intermédiaire. Il tenta de lui prêcher l’indulgence, avec cet argument : «Vous raisonnez sur les mœurs des hommes avec les sensations d’une femme.» 235 (Cf. Politique. État, Loi, Morale, Patriarcat, Tocqueville (Alexis) de, Vie-dite-privée)

Femme (Épouse de. Tolstoï Sophie) : Il aura fallu, en France, attendre 1980 pour la publication du Journal intime de Sophie Tolstoï [1844-1919], pour enfin connaître cette femme exceptionnelle et détruire les mensongères accusations dont elle a été, toute sa vie et bien après sa mort, l’objet. Soit environ un siècle. Le prix à payer pour que soient connues les femmes dont la vie détruise le mythe des ‘grands hommes’ ? 236

Femme (Épouse de. Trotsky. Natalia Ivanova) (1) : En janvier 1942, deux ans après l’assassinat de Trotsky (le 21 août 1940), Victor Serge [1890-1947] rencontre Natalia Ivanovna [1882-1962] : «Pauvre femme, toute menue, vêtue de laine grise dont la souffrance a ravagé le visage. Elle semble tout le temps sur le point d’éclater en sanglots, mais les sanglots même de sont éteints, elle vit ainsi – ombre. Elle a un très bon regard, on la sent très droite et très bonne.» Puis, il évoque des désaccords politiques entre eux et écrit : «Nous aurions trop à répondre et il est évident que, fidèle à la mémoire du Vieux (Trotsky) jusque dans l’erreur, cela ne servirait qu’à la peiner. […]» Il conclut enfin : «Nous nous quittons amicalement, sans pouvoir conclure. Nous avons passé une triste heure de crépuscule à discuter avec l’ombre inquiétante du Vieux.»
On lit plus loin l’appréciation qu’Alice Rühle [1894-1943], épouse d‘Otto Rühle, psychanalyste adlérienne, écrivaine et militante féministe porte sur elle : à savoir qu’elle lui «trouve meilleure mine maintenant que du vivant de Vieux» mais aussi «qu’elle était totalement inhibée par la puissante personnalité du Vieux. Silencieuse, effacée, n’intervenant jamais en rien… Elle est beaucoup plus vivante aujourd’hui.» […] 237

Femme (Épouse de Trotsky. Natalia Ivanova) (2) : Une lettre de Cornelius Castoriadis [1922-1997] du 18 mai 1949, que celui-ci adressa à Natalia Ivanovna [1882-1962] dévoile le rôle politique que celle-ci a joué : «Le courage moral et la clairvoyance avec lesquels vous avez pris plusieurs fois position contre l’opportunisme et la direction actuelle de la IVème internationale (Trotskyste) nous font attribuer une importance exceptionnelle à vos appréciations et nous permettent d’espérer que nous aurons votre soutien dans notre lutte (celle de Socialisme ou Barbarie).» 238

Femme (Épouse de Verlaine. Mathilde) : Concernant Madame Verlaine, on lit dans les Entretiens de Paul Léautaud : «C’est très joli d’être la femme d’un grand poète, mais d’être celle d’un ivrogne qui pourrait vous donner un coup de couteau, tout de même, c’est à considérer ! Il y a des gens qui sont portés à dire que, quand on est l’épouse d’un grand homme, il faut tout supporter avec lui. Ce sont ceux qui ne vivent pas avec lui !» 239
- Les Mémoires de ma vie présentés comme signés par Ex Madame Paul Verlaine ont été réédités en 2014. Éditions Champ Vallon (256p)

Femme (Épouse de. Constance Wilde) : Lire la concernant, le livre d’Anne Clark Amor, Madame Oscar Wilde. 240 Un livre documenté, respectueux de ce que fut la vie de Constance Mary LLyod [1858-1898], épouse d’Oscar Wilde [1854-1900], mais dont malheureusement, quelques (rares) références masquent mal des parti-pris non justifiés. Trois exemples de phrases qui m’ont mises mal à l’aise :
- (Concernant la sortie de la prison d’Oscar Wilde) : «Le jour suivant, peu après 6 heures du matin, il fut remis en liberté, tandis qu’à ce moment précis Constance commettait une erreur très grave. Ce qu’elle aurait dû faire de toute évidence, c’était d’attendre son mari à la porte de la prison pour le suivre dans son exil. […]» (p.269)
- «Vis à vis de ses deux fils, elle a joué un rôle capital. Toutefois, elle n’a jamais égalé son remarquable époux [...]» (p.293)
- (Dernière phrase du livre) : «Certes, elle aurait souhaité éviter, dans la mesure du possible, ses innombrables motifs de chagrin, mais jamais au détriment de sa vive et durable passion (comprendre : son mari) ; son rôle essentiel tout au long de l’existence, ne fut-il pas tout simplement d’être madame Oscar Wilde ?» (p.299)

Femme (Épouse de. Zola Alexandrine) : Là encore, je ne peux que renvoyer au livre passionnant, précis, rigoureux, juste d‘Évelyne Bloch-Dano, Madame Zola. [1839-1925] Deux petites remarques critiques : l’emploi des termes d’«inquisitrice», de «victime agressive» (p.244) et de «veuve abusive» (p.302) ne me paraissent pas, dans le contexte dans lequel ils furent employés, appropriés. 241

V. Femme (Journaliste) :

Femme (Journaliste) : [Une journaliste de retour d’enquête] : «Encore une fois, j'ai rencontré des femmes remarquables.»

Femme (Journaliste. Caster Sylvie) : Sylvie Caster, venue de Charlie Hebdo, première femme permanente embauchée en 1985 au Canard Enchaîné (créé à la Libération) était en charge d’une rubrique intitulée : Calamity Caster (dont l’intitulé lui fut imposé). Elle témoigne : «Il y a une femme qui écrit dans le Canard, et c’est une calamité. […] C’est évidemment intéressant, parce que c’est signaler ouvertement, et s’en rendre compte, qu’on a un problème avec les femmes.» 242
Il faut savoir qu’avant elle, les articles antérieurs signés Jeanne-la-Cane et Valentine de Coincoin étaient écrits par des journalistes hommes du Canard.
- Pour une analyse antérieure nettement plus critique, lire le chapitre 28 intitulé : «Une citadelle sans les femmes» du livre de Karl Laske et Laurent Valdiguié, Le vrai Canard. 243

Femme (Journaliste. Giroud Françoise) (1) : Lu sous la plume de Michèle Manceaux l’une des journalistes qui a travaillé avec Françoise Giroud [1916-2003] à L’Express [qu’elle quitte en tant que directrice de rédaction en 1974] : «Les femmes que Françoise Giroud avaient réunies n’étaient pas des féministes militantes mais d’instinct, elles visaient à se créer, à créer. On peut se demander si elle agissait ainsi dans l’intérêt des femmes ou dans l’intérêt du journal, mais les femmes du journal y trouvaient leur compte. Elles étaient propulsées plutôt que barrées. Comme on leur faisaient confiance, elles ne se méfiaient pas les unes des autres. Elles ne se jalousaient pas. Elles se racontaient leurs aventures et leurs soucis. Pas un mois où nous n’avions à résoudre collectivement un problème posé par un avortement (la pilule n’existait pas), par un divorce, un chèque sans provision, un déménagement à la cloche de bois, un enfant malade. Nous ne comptions pas sur les hommes244 (Cf. Femme. Remarquable. Giroud Françoise. Femmes. Solidarité. Sororité)

Femme (Journaliste. Giroud Françoise) (2) : Lu dans le livre de Christine Ockrent, La mémoire du cœur, elle-même journaliste : «[…] On se préoccupe toujours moins de ce que pensent les femmes. À l’exception des vraies professionnelles, de celles qui son passées entre les mains habiles de Madame Giroud, ravissantes et malignes péronnelles lâchées dans le milieu journaliste pour y butiner à loisir. Elles y ont toutes fait carrière, continuant à briller de leurs feux et faisant des émules..» 245 (Cf. Femme. Remarquable. Giroud Françoise. Femmes. Solidarité. Sororité)

Femme (Journaliste. Manceaux Michèle) : Michèle Manceaux, auteure, en 1980, concernant le traitement par les hommes des femmes journalistes en France : «Sauf quelques cas isolés, promus au rang d’exception, c’est à dire d’alibis qui permettent d’autant mieux de refuser les autres, on se méfie des femmes. Leurs idées ne sont pas considérées comme politiques, surtout quand elles choquent, c’est à dire quand elles le sont246 (Cf. Femmes. Plafond de verre, Penser. Idées. Patriarcat)

Femme (Journaliste. Taro Gerda) : Gerda Taro (Gerta Pohorylle) [1910-1937], première femme reporter de guerre «tuée dans l’exercice de ses fonctions», en soutien à la République espagnole et aux brigades internationales. Elle meurt à 27 ans, dans la guerre d’Espagne, écrasée par un char dans d’«affreuses souffrances». «Quand je pense à tous les gens extraordinaires qui sont mort dans cette guerre, j’ai l’impression qu’il n’est pas juste que je sois encore en vie» écrira t-elle avant sa mort. 247
- Concernant ses relations avec Capa, je lis dans le Monde 248 la critique de la biographie allemande qui lui a été consacrée : «[…] Mais pourquoi son travail a t-il été occulté ? C'est là que le livre d'Irme Schaber devient passionnant. 249 Cette femme libre a d'abord été transformée, dès sa mort, en icône antifasciste par le parti communiste français. Sa disparition fait les gros titres de la presse du PCF. Pas moins de 10 000 personnes accompagnent sa dépouille au Père-Lachaise sur fond de Marche funèbre de Chopin. Paul Nizan et Louis Aragon font son éloge alors que sa tombe est sculptée par Giacometti. De plus, Capa, écrit Schaber était ‘habitué à considérer comme siennes les images de Gerda’. Elle montre comment, en onze mois d'Espagne, les photos de Taro ont été publiées sous la signature ‘Capa’, puis ‘Capa/Taro’, et enfin ‘Taro’ seule. Mais sa disparition brutale et la notoriété du photographe hongrois ont fait que des ‘photos Taro’ sont devenues des ‘photos Capa’ et que ce dernier a ‘favorisé ces transformations’. [...]» (Cf. Femmes. Nom des)

VI. Femme (Mère) :

Femme (Mère) (1) : Il y a tant de mères qui n’aiment pas leurs enfants, ou l’un-e ou l’autre plus particulièrement ; tant de mères dont les enfants ne comblement pas leur vie et/ou ont brisé leurs espoirs de vie ; tant de mères qui sont d’abord et avant tout épouses, amantes ; tant de mères qui transfèrent sur leurs enfants, l’image détestée du père ; tant de mères, qui, plus largement, ne peuvent construire la place d’un-e autre dans leur vie ; tant de mères enfin qui le sont devenues sans même comprendre ni comment, ni pourquoi, et - la norme - qui n’avaient aucune conscience des conséquences ; tant de mères qui ne peuvent l’être « n’ayant jamais été enfant » 250… Constat, dont les effets ravageurs seraient sans aucun doute moindres si l’imposition de la norme jamais définie (et pour cause) : «être une bonne mère» - qui libérerait l’inconscient, la parole, le vécu si souvent insupportables - était moins écrasante, moins étouffante, moins invivable. (Cf. Homme. Père, Famille. Mère)

Femme (Mère) (2) : Françoise Collin [1928-2012], auteure, en 1977, de : «Le dégagement [des femmes] par rapport à la maternité biologique ou même pédagogique ne sous paraît pas suffisant. La maternité n’est pas qu’un fait pour les femmes, elle est une attitude profondément ancrée en elles par l’éducation. Il est temps que les femmes cessent de jouer seules les mères universelles, en particulier les mères des hommes, celles qui les alimentent physiquement et moralement toute leur vie sans que jamais soit même reconnue cette origine. Car les femmes ne mettent pas une fois les hommes au monde, elles les y mettent et les remettent tout le temps. C’est auprès d’elles et en elles qu’ils viennent constamment refaire leur forces pour aller ‘construire’ leur monde et produire, chacun à s manières, leurs œuvres. C’est auprès d’elles et en elles qu’ils viennent s’abriter et se consoler de la violence et de l’horreur de ce monde même : ils vident les femmes de leur propre substance, de leur vie. […]» Lire tout le texte. 251

Femme (Mère. Agout Marie d’) : Marie d’Agout [1805-1876], auteure de : «Je ne voulais pas éloigner de moi les enfants qui m’étaient nés (hors mariage) dans des conditions où, selon la loi française, je ne pouvais rien être pour eux. Ni mon nom n’avait pu leur être donnés, ni ma fortune ne devait leur appartenir ; d’autant plus tenais-je à leur garder toute ma tendresse et à ne jamais paraître désavouer une maternité contre la quelle conjuraient ensemble toutes les sévérités de la loi et de l’opinion.» Ses trois enfants, qui lui furent «ôtés brutalement», s’appelaient Blandine Listz, Cosima Listz et Daniel Listz. Il importe aussi de noter que lorsqu’elle a quitté son mari (avec lequel elle avait eu deux enfants dont l’une été décédée) pour vivre avec Listz, elle «perdait tous ses droits maternels» et donc la garde de Claire Christine d’Agoult.252 

Femme (Mère. Agrippine) : Agrippine, auteure de : «Qu’il [son fils, Néron] me tue, pourvu qu’il règne253 Ce qu’il fit.

Femme (Mère. Assistance publique) : Un enfant «placé» entendit de sa mère déclarer avant sa décision (pour la justifier) : «L’assistance publique n’est pas faite pour les chiens.» 254

Femme (Mère. Blanqui Auguste) : Lu dans Choses vues de Victor Hugo [1802-1885] concernant Auguste Blanqui [1805-1881] : «En 1848, quand Blanqui sortit de prison - où il est enfermé depuis 1840 - (Hôpital de Tours), il vint sur la champ à Paris. Sa vieille mère qui l’adorait se mit à sa recherche, allant chez lui cinq ou six fois par jour sans le trouver. Le troisième jour de son arrivée, il alla à La Réforme et dit à Ribeyrolles ‘J’ouvre un club. Annonce le’. - J’annonce tous les clubs, dit Ribeyrolles. J’annoncerai le tien. As-tu vu ta mère ? - Il s’agit bien de ma mère, dit Blanqui, il s’agit de mon club.» (Conté par Ribeyrolles, hier 18 mars 1857 à Guernesey255 (Cf. Famille, Langage. Possessif, Politique. Lutte de femmes. Blanqui)

Femme (Mère. Brigitte) : Brigitte [nom non dévoilé], auteure de : «Je suis née près de Blois, en août 1961. Pour ma mère, ce fut bien trop tôt. Ma naissance est son drame. […] Je serai donc à vie l’enfant de trop.» 256

Femme (Mère. Burkhart, Christiana) : Dans l’Index des noms de personnes citées et présentées dans le Tome II de la Correspondance de Hegel, on lit : «Burkhart, Christiana, Charlotte, Johanna, née Fischer (née en 1778), mère du fils naturel de Hegel, Ludwig Fischer». 257
- La concernant, voici ce que l’on lit dans la Correspondance de Hegel, le 19 avril 1817 : «Voss a depuis amené ici Ludwig. Je lui ai fait connaître la mort de sa mère. Elle l’a plus affecté que moi. Il y a longtemps que mon cœur en a fini avec elle ; je ne pouvais plus encore que craindre des contacts désagréables entre elle et Ludwig - et aussi indirectement avec ma femme - et, pour moi, des choses extrêmement désagréables. A t-elle été à Iéna ? Ludwig est pour moi et ma femme (Marie von Trucher) un sujet de joie.»
- On lit sur Wikipedia concernant Hegel : «En 1811, il épouse Marie von Trucher qui appartient à une famille patricienne de la ville. Ils ont deux fils : Karl Hegel (1813-1901] qui deviendra historien, et Immanuel Hegel (1814-1891). (Cf. Êtres humains. Enfant, Femme. Épouse. Hegel Maria)

Femme (Mère. Calamity Jane) : Dommage que les Lettres à sa fille de Calamity Jane [1856-1803] [Martha Jane Cannary] se soit avérées un faux (elle ne savait ni lire ni écrire) : elles sont en effet crédibles et touchantes et attachantes. La fin : «Pardonne moi et songe que j’étais solitaire». 258

Femme (Mère. Catherine II) : L’époux de la future Catherine II de Russie [1729-1789. née Sophie Frédérique Augusta d'Anhalt-Zerbst], le futur éphémère Pierre III, informé, en septembre 1758, qu’elle était enceinte (après 13 ans de mariage, plusieurs fausses couches et deux enfants) déclara : «Dieu sait où ma femme prend ses grossesses ; je ne sais trop si cet enfant est à moi et s’il faut que je le prenne sur mon compte.» Informée par son amant, Léon Narychkine, auquel, avec d’autres, ce «propos tout chaud» venait d’être adressé, et, bien qu’«effrayée» elle-même, elle écrit dans ses Mémoires avoir dit : «Vous êtes tous des étourdis ; exigez de lui un serment comme quoi il n’a pas couché avec sa femme, et dites lui que, s’il prête ce serment, toute de suite vous irez en faire part à Alexandre Chouvalov (homme ‘fort’ du régime de l’impératrice Élisabeth[1709-1762]) comme au grand inquisiteur de l’empire». La réaction du père putatif fut : «Allez vous en au diable et ne me parlez plus de cela259

Femme (Mère. Céline Louis-Ferdinand) : Céline [1894-1961] s’enfuit, en 1944, pour l’Allemagne, puis, en 1944, part avec un visa d’Allemagne pour le Danemark : il écrit alors à Marie Canavaggio, qui avait été sa secrétaire à Paris avant pour lui demander des nouvelles de sa mère qu’il a quittée à la mi-juin 1944. Marie Canavaggio lui apprend que sa mère est morte. Il lui répond : «Chère amie, vous pensez si vos deux lettres, reçues ce jour, m’ont bouleversé. Ma pauvre mère. Elle me hante. Je ne pense guère à autre chose. C’était elle la plus faible, la plus innocente. Elle a payé pour tout le monde… Je me repens effroyablement de mes duretés envers elle… Je ne pense plus qu’au Père Lachaise et à me retrouver avec elle… je la vois encore, nous quittant comme un pauvre chien congédié, au coin de l’avenue Junot […].» 260

Femme (Mère. Charlotte de Prusse) : Charlotte de Prusse [1798-1860], Alexandra Feodorovna, épouse de Nicolas 1er, empereur de Russie [1796-1855], mère de dix enfants : En 1839, Custine écrivit la concernant : «C’est une ombre. Elle n’a jamais pu se remettre des angoisses qu’elle a ressenties le jour de son avènement au trône : le devoir conjugal a consumé le reste de sa vie. Elle a donné trop d’idoles à la Russie, trop d’enfants à l’Empereur. ‘S’épuiser en grands ducs, quelle destinée’, disait [d’elle] une grande dame polonaise...» 261

Femme (Mère. Chine. Début XXème siècle) : Lu dans le livre-récit-autobiographique de Xie Bingying [1906-2002] : « [...] - Maman, ça fait trop mal d’avoir les pieds bandés, je ne pourrais plus marcher. Ne fais pas ça, lui dis je en sanglotant de terreur - Si je te bande les pieds, c’est parce que je t’aime. Si je ne le faisais pas, c’est que je te voudrais vraiment du mal. Réfléchis, comment marier une fille aux grands pieds ? […] De ce jour, je fus obligée de rester assise au coin du feu à filer ou bien à me promener tout doucement dans la maison. […]
- Le jour de la fête des fleurs, ma mère profita de ce que j’étais profondément endormie pour percer un trou dans chacune des mes oreilles : Je fus brutalement arrachée à mes rêves par la douleur. Déjà elle avait glissé des fils de soie rouge dans mes deux oreilles.
- Bien ! Maintenant, j’ai déjà réglé deux de tes trois grands affaires, me dit ma mère, joyeusement. Elle pensait que les trois grandes affaires d’une jeune fille, c’était : 1. Bander les pieds. 2 / Percer les oreilles. 3. Donner en mariage.
- Oui, il ne te reste plus qu’à régler ma mort, lui répondis-je furieuse, ce qui me valut une nouvelle fois, de subir sa colère.»
262 (Cf. Femmes. Pieds bandés. «Sciences» sociales. Histoire)

Femme (Mère. Claudel Louise-Athanaïse) : Lu sous la plume d’Henri Guillemin [1903-192], que la mère de Camille Claudel [1864-1943] «n’ira pas la voir une seule fois de 1913 [date de l’internement de Camille] à 1929 [date de la mort de sa mère].» 263 Information importante mais bien courte… (Cf. Femme. Artiste Claudel Camille)

Femme (Mère. Darlan Eva) : Eva Darlan concernant sa mère : «[…] Partout, j’entendais d’elle : ta mère est une sainte. Je ne comprenais pas pourquoi. Je soupçonnais qu’il était question de mon père. Comme une imbécile qui ne connaît rien à la vie, je pensais qu’elle était maso. Je l’entendais soupirer à longueur de temps et chantonner d’une drôle de façon, mezza voce, comme pour se bercer elle-même. Je sais maintenant qu’elle a vécu un enfer, chaque jour, et que ses seules consolations ont été ses enfants petits et la religion. Maigre consolation pour une vie de cauchemar. Mais peut être que d’autres n’ont pas eu ça. […]» 264

Femme (Mère. Duncan Isadora) : Isadora Duncan [1877-1927], auteure de : «Comme nous payons cher la gloire d’être mères !» 265

Femme (Mère. Eichmann Adolf) : Joseph Kessel [1898-1979] invité, à son retour de Jérusalem, du procès Eichmann, en avril 1961, à qui l’on demandait ce qu’il avait pensé du «monstre», répondit : «Je pense qu’il n’a pas été suffisamment aimé par sa mère266 Le père ? Le Nazisme ? (Cf. Êtres Humains. Enfant. Miller Alice)

Femme (Mère. Fillon Penelope) : Lors de l’interview que Penelope Fillon avait accordé au Sunday Telegraph en mai 2007, redécouvert en février 2017, elle dit à la journaliste : «J’ai réalisé que mes enfants ne me connaissait que comme une mère. Je leurs dis pourtant que je suis diplômée de français, que je suis juriste, que je ne suis pas stupide !». Quel aveu - qui n’a rien à voir avec la discrétion qu’évoque Le Monde ! - quelle tristesse, et sans doute, quels regrets… 267 (Cf. Femme. Épouse de. Fillon Penelope)

Femme (Mère. Hugo Victor) : Victor Hugo [1802-1885], le 18 décembre 1850, auteur de : «Je veux remédier à un ensemble de faits sociaux qui font fatalement du malheureux un misérable, et sous le poids desquels tant d’infortunées mères mettent au jour des filles pour le lupanar et des fils pour le bagne268 (Cf. Famille, Politique. Prison, Proxénétisme)

Femme (Mère. Khalo Frida) : Frida Khalo [1907-1957], dans une lettre à Diego Rivera [1886-1957], après un avortement : «Diego, je n’ai pas été capable de faire un trésor de ta graine. Cette épave de femme n’a même pas été capable de te donner un fils.» 269 (Cf. Femme. Artiste)

Femme (Mère. Léautaud Paul) : Paul Léautaud [1872-1956], concernant sa mère qui l’avait «abandonné trois jours après sa naissance» et qu’elle est venue voir «une huitaine de fois», auteur, à 78 ans, de : «Quand elle partait, j’étais enchanté. Quand ma bonne m’annonçait : ‘Ta maman va venir..’ Ah ! Non ! Ça ne me réjouissait pas ! Et quand elle était là, je lui disais : ‘oui, Madame, non, madame…’ Elle était une étrangère, pour moi, cette femme. […] je n’ai souffert à aucun moment (de ce ‘manque’).» 270
- Du même (relevé par Robert Mallet) : «Je n’ai jamais eu de chance avec les femmes. J’étais à peine né que ma mère me plantait là.» (Cf. Homme Remarquable. Léautaud Paul, Patriarcat. Père. Léautaud Paul)

Femme (Mère. Le Goff Jacques) : Jacques Le Goff [1924-2014], auteur de : «[…] J’aimais passionnément ma mère, mais je m’aperçus plus tard que je n’avais jamais opéré de transfert affectif entre la mère du Christ et ma propre mère.» 271

Femme (Mère. Le Pen Marine) : Marine Le Pen, Présidente du Front national, lors du divorce de ses parents et des échanges publics qui s’en suivirent, dit de sa mère, Pierrette Lalanne : «Une mère, ça fait partie d’un jardin secret, pas d’une décharge publique.» 272 (Cf. Famille. Divorce. Politique. Front National)
* Ajout. 26 mars 2017. Je lis, quelques jours après, des Bonnes feuilles issues du livre intitulé : Les politiques ont aussi une mère [Bernard Pascuito, Olivier Biscaye. Albin Michel. 224p. 2017] présentant une analyse, resituée dans leur histoire, de leurs relations. J’en cite la réconciliation, telle que présentée - et publiée - par sa mère : «Donc, nous n’arrivions pas à reprendre pied. Ni l’une ni l’autre. Jusqu’au jour où elle a décidé que ça avait trop duré. Au détour d’une conversation, elle s’est approchée et m’a dit, comme une chose qu’on avait oubliée et qui vient de vous revenir : ‘Écoute, mamoune, on va oublier tout ça, je t’aime comme avant‘. C’est tout. Deux secondes et c’était fini. Le malaise avait disparu pour toujours.» 273

Femme (Mère. Levasseur Thérèse) : Thérèse Levasseur [1721-1801], épouse de Jean-Jacques Rousseau (mariage le 11 septembre 1768) ; ils vécurent ensemble pendant 22 ans et demi. De tous ceux et celles qui ont débattu de l’abandon par Rousseau de ses cinq enfants aux enfants-trouvés, la seule qui n’eut jamais la parole, ou plus exactement dont l’histoire n’a pas retenu ni ses sentiments, ni ses propres dires fut leur mère. Quant à Rousseau qui en parle amplement dans ses Confessions 274 en des termes fort contradictoires, il ne parle, sur ce sujet, de Thérèse Levasseur qu’en ces termes : «Mon troisième enfant fut donc mis aux enfants-trouvés, ainsi que les premiers, et il en fut de même des deux suivants. Cet arrangement me parut si bon si sensé, si légitime que si je ne m’en vantai pas ouvertement, ce fut uniquement par égard pour la mère […]» (p.357).
- On peut noter qu’il précise qu’elle a été «longtemps battue par ses frères, par ses sœurs, même par ses nièces.» (p.340 On peut dès lors sans crainte de se tromper qu’elle le fut aussi par ses parents.
- Rousseau peut tout à la fois évoque «sa faute [qui est] grande». (p.358), et parler des «entrailles de père» [«qui ne sauraient parler bien puissamment pour des enfants qu’on n’a jamais vu»] (p.359) ). 275 (Cf. «Sciences sociales». Histoire. Historiographie Patriarcale. Wikipédia (3))

Femme (Mère. Marie-Antoinette) : Les Mémoires de Madame Campan, [première femme de chambre de la reine Marie-Antoinette.1752-1822] nous transmettent les conditions dans laquelle, à la naissance de son premier enfant, une fille, Marie Antoinette [1755-1793l l’accueillit : «On présenta la jeune princesse à la reine. Elle le pressa sur son cœur vraiment maternel : ‘Pauvre petite, lui dit-elle, vous n’étiez pas désirée mais vous ne m’en serez pas moins chère. Un fils eût plus particulièrement appartenu à l’État. Vous serez à moi ; vous aurez tous mes soins ; vous partagerez mon bonheur et vous adoucirez mes peines’.» 276

Femme (Mère. Martyre) : Extrait d’une Correspondance anonyme, signée Maman, publiée par Les Cahiers du Grif, en 1986 : «L’autre visage de l’ange est celui du martyre. Et au cours de mon adolescence, j’en suis venue à voir ma mère comme le Martyre en personne, pleine de ressentiment souterrain à cause de la ‘récompense‘ qui n’est jamais venue. Comment pourrait-il y avoir une récompense pour l’abdication infinie de soi dans l’intérêt présumé de sa famille, pour l’étranglement de ses propres émotions et désirs jusqu’à ce qu’on ne sache plus ce qu’on veut, ni ce qu’on espère, ni ce qu’on aime vraiment ? Je ne voulais pas lui ressembler : je ne voulais pas être celle qui prend toujours la plus petite tranche de gâteau, celle qui reste seule au salon chaque matin, embrassant les autres tandis qu’ils se dépêchent pour rejoindre le monde extérieur, celle qui était coincée dans la soumission aux humeurs imprévisibles - et à la retraite léthargique de plus en plus fréquente - d’un homme profondément malheureux277

Femme (Mère. Mauriac François) : François Mauriac [1885-1970], auteur de : «J’étais le dernier fils d’un mère devenue veuve très jeune, entrée dans le veuvage comme on entre en religion, très scrupuleuse, et qui se considérait comme chargée à la lettre de mon destin éternel.»
- Suivi de : «Et si ma pieuse mère m’a marqué à jamais du signe chrétien, sa religion formaliste, vétilleuse, a très tôt alerté les refus de ma raison.» 278 (Cf. Enfants. Mauriac François)

Femme (Mère. Monica. Sainte Monique) : Monica [331-387], mère de Saint Augustin, auteure à son fils de : «Mon fils, pour moi, plus rien n’a de charme dans cette vie. Que pourrais-je encore faire ici-bas ? Pourquoi y suis-je encore ? Je n’ai plus rien à attendre de ce siècle. Une seule chose me fait désirer m’attarder encore dans cette vie : te voir chrétien catholique avant ma mort. Dieu me l’a accordé avec surabondance : tu es allé jusqu’à mépriser les félicités de la terre, et je te vois devenu son serviteur. Que fais-je donc ici ?» 279 Deux semaines plus tard, à 65 ans, elle mourut. (Cf. Famille. Mariage)

Femme (Mère. Napoléon) : Maria Letizia Ramolino [1750-1836], épouse de Charles Bonaparte [1746-1785], fut mariée à 14 ans, (son mari avait 18 ans), fut veuve à 35 ans, fut mère de 14 enfants, dont deux moururent à la naissance et trois en bas âge.

Femme (Mère. Oldenbourg Zoe) : Zoe Oldenbourg [1916-2002], auteure de : «Que l’on ne croit pas qu’une femme, fût-elle la meilleure des mères, peut se consoler de son échec personnel en se réjouissant des succès de ses enfants. [Mais un enfant qui réussit, c’est tout de même mieux que rien.280

Femme (Mère. Pour Le Monde) : Début de la présentation par Le Monde - quasi pleine page - du livre de Fawzia Zouari, Le corps de ma mère (Joëlle Losfeld. 240p. 2016) : «Les mères sont des dictateurs comme les autres.», phrase définitive suivie de : «Ou presque».
Le billet qui l’accompagne s’intitule : «La langue française en partage». 281

Femme (Mère. Péguy Charles) : Je lis dans le «Témoignage» de Robert Debré, L’honneur de vivre [1974] ce témoignage / souvenir, concernant Cécile Quéré [1846-?] la mère de Charles Péguy [1873-1914] : «’Madame Péguy était une paysanne qui était habillée avec un caraco, un petit bonnet frisé sur la tête, un tablier à carreaux noirs et blancs ; mais rien ne l’intimidait : qu’elle soit dans la grand monde ou qu’elle soit dans le petit monde, madame Péguy était à son aise partout. C’était même extraordinaire qu’une femme de cette époque-là eût un aisance aussi parfaite’. Telle était, vue par Thérèse Bonnard [cuisinière de Madame ?], la rempailleuse de chaise orléanaise qui, veuve de bonne heure, avait élevé et formé son enfant.» 282
- De Péguy lui-même : «J’ai vu toute mon enfance rempailler les chaises exactement du même esprit et du même cœur et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales283

Femme (Mère. Rilke Rainer Maria) : Lou Andréas Salomé [1861-1937] publie dans Ma vie, un extrait d’une lettre qui lui fut adressée par Rilke [1875-1926] le 15 avril 1904, concernant sa propre mère : «Ma mère est venue à Rome et est encore ici. Je ne la vois que rarement, mais - tu le sais - chaque rencontre avec elle est une sorte de rechute. Quand il me faut voir cette femme égarée, irréelle, qui n’est rattachée à rien et ne peut vieillir, je sens combien j’ai souhaité dès mon enfance m’éloigner d’elle, et je crains au fond de moi de ne pas être encore assez loin d’elle après ces années d’allées et venues, d’avoir encore quelque part en moi des mouvements qui sont l’autre moitié de ses gestes rabougris, des bribes des souvenirs brisés qu’elle promène partout avec elle ; alors sa pitié distraite me fait horreur, sa foi têtue, toutes ces caricatures et ces déformations auxquelles elles s’est accrochée, vide d’elle même comme un vêtement, fantomatique et effrayante. Et dire que je suis son enfant ; et que dans ce mur délavé qui ne fait partie de rien, une porte dérobée, à peine visible, a permis mon entrée dans ce monde ! – (à supposer que cette entrée puisse vraiment ouvrir sur le monde…)»
Et Lou Andréas Salomé poursuit : «[…] Après que nous nous fûmes trouvés un jour réunis tous trois à Paris, quelques années plus tard, il faut vraiment stupéfait que sa mère ne me fasse pas horreur d’emblée et qu’elle m’ait seulement paru extrêmement sentimentale. Sa répulsion tournait au désespoir car il ne pouvait s’empêcher de vois dans sa mère un reflet ridiculement déformé de lui-même […]» 284 (Cf. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Haine des hommes à l’encontre des femmes, Femme. Vagin)

Femme (Mère. Roosevelt Eleanor) : Lu dans un livre consacré à Eleanor Roosevelt [1884-1962] : «’Mes enfants seraient plus heureux sans moi’ confia un jour Eleanor à Joseph Lash [Joseph Lash, A world of love. p.387]. Contrairement à Franklin, père complaisant et ludique, guère empressé à leur inculquer la discipline, Eleanor s’est toujours reprochée d’avoir été trop peu tendre, trop sévère avec ses enfants, élevés par des gouvernantes depuis leur plus jeune âge. Trop lointaine aussi à partir du moment où elle est entrée en politique. Avec le temps, devenue une grand mère très attentive qui emmène ses petits enfants en Europe, elle a compris combien il avait pu être difficile pour des adolescents d’avoir des parents plus préoccupés du monde que de leur destinée. Ainsi, les divergences, les incompréhensions et même les conflits n’ont pas manqué. Eleanor s’est souvent sentie responsable des échecs de leur vie privée.» 285 (Cf. Femme. Épouse de. Remarquable)

Femme (Mère. Rougeot André) : André Rougeot, journaliste au Canard Enchaîné raconte : «Ma famille était communiste. Chez moi on avait fait de la Résistance dans la SNCF, et le jour de la mort de Staline, j’ai pleuré avec mon père, en lisant l’Huma. Ma mère nous a ramené sur terre en disant : ‘Regardez moi ces deux imbéciles’.» 286 (Cf. Femme «Politique». Piat Yann, Famille)

Femme (Mère. Sand George) : George Sand [1804-1876], auteure de : «Ce qui m’a fait vouloir et accomplir cette immolation anticipée à ma vie de femme, c’est l’amour maternel». Pour comprendre partiellement ce qu’elle entendait par ce constat, mais aussi afin de savoir comment ne pas élever une fille, lire la longue lettre de George Sand à Emmanuel Arago le 26 juillet 1847, véritable scalpel acéré dans sa ‘vie de famille’…
- La réponse que lui a faite Arago ne manque ni de justesse, ni de courage : «Tu manquerais à tes devoirs si tu te laissais être mère quand tu dois être juge.» 287 (Cf. Homme. Père, Famille. Mère)

Femme (Mère. Schumann Clara) : Clara Schumann [1819-1896] a eu, en treize ans de mariage, huit enfants et eu à vivre deux fausses couches (tardives).

Femme (Mère. Simenon Georges) : Georges Simenon [1903-1989], dans sa Lettre à ma mère, Henriette Brüll [?-1970] (écrite trois ans après sa mort), auteur de : «[...] Je me souviens qu’un jour tu mas regardé longuement, avec un attention soutenue et tu as prononcé cette phrase que je n’ai pas pu oublier : ‘Comme c’est dommage, Georges que c’est Christian (son frère cadet, mort à 41 ans) qui soit mort.’ Cela ne voulait il, pas dire que dans ton esprit, selon ton cœur, c’est moi qui aurait du partir le premier ? Tu as d’ailleurs ajouté : ‘Il était si tendre, si affectueux’. Sans doute ne l’étais-je pas, Mère, ou évitais je de le montrer.» 288

Femme (Mères. Sœur Emmanuelle) : Sœur Emmanuelle [1908-2008] Concernant les «chiffonnières» des bidonvilles du Caire, avec lesquelles elle a vécu et pour lesquel-les elle a mis en oeuvre de nombreuses actions, auteure de : «À mes yeux de Française, mes sœurs chiffonnières sont de misérables esclaves. J’essaie de toutes mes forces de hâter leur libération. Il me paraît essentiel qu’elles ne soient pas enceintes tous les dix ou douze mois. Ces grossesses répétées les vieillissent en effet prématurément. À quarante ans ce sont de vieilles grands mères. Cependant j’ai dû reconnaître au fil des jours que la plupart sont loin d’être malheureuses. Elles rayonnent même d’une plus grande joie que leurs sœurs d’Europe ou d’Outre-Atlantique. La maternité ininterrompue coule comme une source de nature qui les épanouit au plus secret de l’être. Elles sont comblées par cela qui représente à leurs yeux le sens de la vie. Heureusement qu’elles ont cela, car elles n’ont rien d’autre. […] La racine de leur bien être sa cacherait-elle au creux de leurs entrailles ? Chercherais-je alors à tarir leur principale cause de joie ? Attention, il y a la mère, mais il y a l’enfant. Ils sont, eux, les victimes des familles trop nombreuses. […]» 289

Femme (Mère. Staline Joseph) : Lu dans le livre de Svetlana Allilluyeva [1926-2011], la fille de Staline ’1878-1953] : «[…] Il aimait et vénéra sa mère [Ekaterina Gueorguievna Gueladzé 1858-1937]. C’était, disait-il, une femme très intelligente. Il voulait désigner par là ses qualités spirituelles et non sa culture, car elle savait à peine griffonner son propre nom. Il nous racontait parfois comment elle le rossait, quand il était enfant, sans parler des corrections que lui infligeait son père qui aimait bien boire (mon grand père paternel mourut au cous d’une rixe de soulards, frappé d’un coup de couteau). Sa mère était d’un caractère sévère et décidé ce qui enthousiasmait mon père. Bientôt veuve, elle devint plus dure encore. Elle avait eu beaucoup d’enfants, tous morts en bas âge ; seul mon père avait survécu. Très croyante, elle rêvait de voir son fils devenir prêtre. Elle resta profondément religieuse jusqu’à ces derniers jours, et lorsque mon père alla lui rendre visite peu de temps avant sa mort, elle lui dit : ‘C‘est quand même dommage, que tu ne sois pas devenu prêtre !..’. Il répétait ces paroles avec enthousiasme : le mépris de sa mère pour sa réussite immédiate, pour sa gloire sur terre, pour toutes ces vanités, le ravissait290
- Staline ne se rendra pas à son enterrement.

VII. Femme (Nom) :

Femme (Nom) (1) : Perdre son nom - élément majeur définissant l’identité d’une personne - (à son mariage), c’est perdre une partie de soi-même. 291 Devrait être strictement, formellement interdit.
* Pour être honnête, lorsque je me suis mariée, j’avais hâte de changer de nom. Pour changer de statut ? Pour affirmer une décision ? En tant que rite de passage ? Par conservatisme ? par aliénation ? Ou, plutôt, pour tout cela à la fois.

Femme (Nom) (2) : Il était «connu». Il était marié. Il n’éprouva ni le besoin, ni la nécessité de divorcer. Il déclara, généreux : «Je lui laisse (le droit de conserver) mon nom».

Femme (Nom) (3) : Lu dans Le Figaro, le 11 avril 2017 : «Madame Alain Duplessis-Fourcaud, née Jeanne de Passemar de Saint André» ; «Madame Henri Potez, née Jeanine Delarue» ; «Madame Yann de Givré, née Françoise Paulange» ; «Mireille Castellani, née Coutellier» ; «Madame Bauchet, née Chantal Delalande» ; «Madame Jean Ravel, née Myriam Neyret» ; «Odile Rouyer, née Delacourt» ; «Professeur Véronique Gournay, née Toulemonde». 292

Femme (Nom) (4) : Georges Orwell [1903-1950] écrit à un ami après la naissance de sa fille et tente de le dissuader «d’infliger à la pauvre petite môme un nom de type celtique que personne n’est capable d’épeler. Elle deviendra psychotique en grandissant ou quelque chose de ce genre»]. Et il poursuit : «Les gens finissent toujours par devenir leur nom en grandissant.» 293 Pas toujours, mais en étant adulte aussi …

Femme (Nom. Agoult Marie d’) : On lit dans les Mémoires de Marie d’Agoult [1805-1876] comment celle-ci en vint à prendre le pseudonyme de Daniel Stern. Émile de Girardin [1802-1881], directeur de La Presse, souhaitait publier ses écrits. Un jour, l’un d’entre eux lui plut, il le prend et lui dit : «Vous n’avez pas signé me dit Monsieur de Girardin. – Mais non – Il faut signer – Je ne peux pas – Pourquoi ? – Je ne peux pas disposer d’un nom qui ne m’appartient pas à moi seule ; je ne veux pas demander d’autorisation. Si je dois être critiquée dans les journaux, je veux que personne ne soit engagé d’honneur à me défendre – C’est juste, s’écria Monsieur de Girardin. Eh bien alors prenez un pseudonyme. – Lequel ? – Essayez un nom. […] » Et puis, elle raconte comment elle en vint à choisir celui de Daniel Stern. 294

Femme (Nom. Crazy Horse) : Crazy Horse. France. 2016. Les danseuses - dénudées - du cabaret Crazy Horse, lesquelles gagnent royalement 2000 euros par mois (mars 2016) - se voient attribuer un nom «qui leur colle à la peau» dixit la directrice générale, Andrée Dissenberg 295. Elles ont le droit d’en refuser un seul, le second leur est obligatoirement attribué. En voici un florilège, dont on notera le raffinement : Lova Moor ; Psykko Tico ; Rosa Fumetto ; Polly Underground ; Diva Terminus ; Misse bisou ; Fifi Standby ; La magazineuse ; Loulou de Paris ; Lulla Ultimatum, Azy Nenuphar ; Loa Vahina. Et l’on apprend sur le site du Crazy Horse que «le baptême de leur nom de scène s’effectue le soir de leur première apparition sur scène».
* Ajout. 18 juin 2016. Noms affectés aux femmes dites prostituées dans les bordels de Fort de France (Martinique) relevés dans les années trente : «Emilienne chic, Blanche Cupamal, Génisse Cupidon, Ginette Goingoincoin, Siara Exana Rosella, Chérubin Saint Ange, Solitude Auvat, Modestine Modeste, Laurencia Soupir, Ange Batard.» Ces appellations ne sont, pour reprendre les termes de l’auteur du livre dans lequel je les ai relevées, ni «fantaisistes», ni «prétentieuses», ni «poétiques», ni «amères» 296 : elles sont dégradantes parce qu’elles leur dénient leurs propres noms et donc les dépossèdent de toute identité. (Cf. Proxénétisme)

Femme (Nom. Genlis Madame de) : On lit dans les Mémoires de Madame de Genlis [1746-1830] qu’elle «compose un petit ouvrage intitulé L’Ami des talents et des arts». Elle poursuit : «Le nom d’une femme n’aurait pu que diminuer le poids de mes réflexions ; je cachais mon nom.» 297 (Cf. Femme. Écrivaine)

Femme (Nom. Girardin Delphine de) : Delphine de Girardin [1804-1855] a écrit sous les pseudonymes suivants : Vicomte Charles Delaunay, Charles de Launay, Vicomte de Launay, Léo Lespès, Léa Sepsel. (Wikipédia)

Femme (Nom. Girod Marie-Louise) : Dans un livre consacré à Marie-Louise Girod [1915-2014], organiste, concernant son mariage en 1960, je lis : «Les voilà mariés, mais André Parrot tient à ce qu’elle garde son nome d’organiste, elle reste donc Marie-Louise Girod : «’ Quand je en serai plus là, tu joindras mon nom au tien, comme ça je ne te quitterai jamais’. Ce qu’elle a fait.» 298

Femme (Nom. Goebbels Maria) : Magda Goebbels [1901-1945] s’est successivement appelée [ou plutôt aurait pu s’appeler] Magda Behrend (nom de son grand père paternel et donc celui de sa mère, celle ci ayant été mère sans être mariée), puis Magda Friedländer (nom du mari de sa mère) puis Magda Ritschel (nom de son père biologique qui l’avait ultérieurement «reconnue»), puis Magda Quandt (nom de son premier mari), puis Maria Goebbels. 299

Femme (Nom. Mademoiselle) : En 1948, les Presses Universitaires de France publient une série de petits livres insérés dans une «Collection du Centenaire de la révolution de 1848.» Sur la quatrième de couverture de celui publié par Édith Thomas, Les femmes en 1948, seule femme, elle est seule dont le nom est précédée par celui se son statut civil. On lit : Les femmes en 1848 par Melle Édith Thomas. 300

Femme (Nom. Malher Alma) : Et enfin, que dire du nom de celle connue sous le nom d’Alma Malher [1879-1964] ? Elle est née sous le nom d’Alma Schindler, puis épousa Malher et après sa mort, Walter Gropius et Franz Werfel. Et, pourquoi, en l’occurrence, ne pas évoquer le nom de celui de ses amants ?

Femme (Nom. Mendes France Marie-Claire) : Marie-Claire Mendes-France [1921-2004], dans un livre consacré à la défense et à la libération de Sarah Balabagan, écrit : «Activiste, je le suis sans doute, non sans une bonne dose de prudence car je porte un nom qui m’empêche d’agir à légère et de m’engager pour des causes douteuses.» 301
- Du poids pour une épouse qui a perdu son nom de celui du mari…

Femme (Nom. Mitterrand Danielle) : Madame Danielle Mitterrand [1924-2011] qui, du fait de son mariage, avait perdu son propre nom : Danielle Gouze, décide de créer, après que son mari ait été son élu Président de la République, une fondation qu’elle veut intituler : Frances-Libertés, Fondation Danielle Mitterrand. Raphaël Doueb, secrétaire de l’association, celui qu’elle considère comme son ‘conseiller’ lui répond : «Encore faut-il que le président soit d’accord pour que vous utilisiez son nom». Puis après avoir laissé planer le doute, ce dernier répond : «C’est convenu, cette fondation portera notre nom [et je contribuerait personnellement à la constitution du capital.
- Il importe par ailleurs de noter que c’est bien à François Mitterrand, dans une lettre qui lui fut transmise par Danielle Mitterrand, que Raphaël Doueb, après un «incident» (fin 1989) adressa sa démission [que le Président refusa]. 302
- En résumé, en se mariant, elle a perdu son nom, s’y est substitué celui de son mari, censé être le sien, mais qui ne le fut jamais en bien propre. Il est vrai aussi que cette Fondation n’eut sans doute pas existé si elle n’avait pas épousé son mari…et prit son nom…

Femme (Nom. Sade) : On lit, dans Sade [1740-1814], concernant une femme, nommée «La Duclos» ou «Duclos», laquelle raconte sa vie dans un bordel : […] «Telle est l’origine, Messieurs, qui me valu le nom de Duclos : il était d’usage que chaque fille adoptait le nom du premier avec qui elle avait eu affaire, et je me soumis à leur mode.» 303 (Cf. Proxénétisme)

Femme (Nom. Stein Édith) : Édith Stein [1891-1942], devenue Carmélite en 1933, fut renommée du fait de son entrée en religion Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Tout en prenant en compte la diversité de ses interlocuteurs / trices (religieux, laïcs, personnels, intellectuels, familiaux, institutionnels, hommes et femmes), du fait des précautions à prendre par rapport aux persécutions antisémites nazis, j’ai ressenti un certain malaise à la lecture de sa signature depuis sont entrée au Carmel. On lit : (le plus fréquent) Votre sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ocd (ocd signifiant : ordre des carmes déchaux) Mais on lit aussi : Votre Sœur T[hérèse] Bénédicte de la Croix ocd ; Votre Sœur Bénédicte ; Votre Sœur T[hérèse] Bénédicte ; Votre T[hérèse] B[énédicte de la C[roix] ; Votre très petite sœur T[hérèse] Bénédicte ; Votre Sœur T[hérèse] Bénédicte  de la Croix ; Votre sœur Bénédicte de la Croix. Ocd ; Votre sœur T[hérèse] Bénédicte ; Votre très petite sœur B[énédicte] ; Votre très petite soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ocd ; Votre très petite sœur reconnaissante T[hérèse] B[énédicte de la] C[croix] ; Votre Édith ; Votre B[énédicte] ; Votre sœur Bénédicte ; Votre cousine sœur Thérèse-Bénédicte ; Votre tante sœur T[hérèse] Bénédicte ; Ta sœur T[hérèse] ; Ta tante sœur Bénédicte ; Ta sœur T[hérèse] B[énédicte de la] C[roix] ; Ta tante Édith ; Ta soeur T[hérèse] Bénédicte de la Croix. ocd ; Votre très petite sœur B[énédicte] ; Ton Édith, alias sœur Bénédicte ; Ta B[énédicte] ; Sœur Bénédicte ; Sœur Bénédicte de la Croix. Ocd ; Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix ocd ; Sœur T[hérèse] Bénédicte de la Croix ocd ; Sœur T[hérèse] Bénédicte ; Sœur T[hérèse] B[énédicte] de la C[roix] ; Ind[igne] Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ocd ; Votre B[énédicte] reconnaissante ; B[énédicte] ; Bénédicte de la Croix. Ocd ; Thérèse-Bénédicte de la Croix ; Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix ocd ; Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix ; Ind[igne] sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ocd… 304 (Cf. Femme (Remarquable), Stein Edith)

Femme (Nom. Mères séparées du père) : Dans le Carnet du monde annonçant le 2 février 2017, la mort de l’avocat Thierry Lévy, le nom des «mères» de ses trois enfants ne sont pas cités, tandis que l’est celui de sa compagne. J’y vois une marque de respect.

Femme (Prénom) (1) : À l’écoute ce jour [2 octobre 2016] d’un débat sur France Culture : Quand on nomme un homme par son nom et son prénom, il n’est pas acceptable de nommer un femme par son prénom, fut-elle sa meilleure amie (ce qui en l’occurrence n’était pas le cas).

Femme (Prénom) (2) : Dans les ateliers du couturier Jean Dessès, en 1951, deux coutières étaient prénommées Germaine. Dès lors, pour les distinguer, l’une fut appelée Germaine «Flou» et la seconde : Germaine «Tailleur». 305

Femme (Prénom) (3) : Annie Stora, dans un texte intitulé : «Femmes juives d’Algérie : émancipation et transmission» évoque la question de la transmission par le prénom : «À ma naissance, ma mère a imposé à son mari le prénom d’Annie qui lui semblait plus moderne que celui de sa belle-mère prénommée Julie. J’imagine que c’était à certains égards, une façon pour elle de prendre son autonomie en choisissant le prénom de sa fille aînée ; ce qui ouvrait une brèche de modernité en opérant une coupure dans la lignée de sa belle-mère même si ce n’était qu’une forme modeste de contestation. Julie est mon second prénom306

VIII. Femme («Politique») :

Femmes («Politique») : Le cardinal de Bernis [1715-1794], auteur dans ses Mémoires de : «Les femmes, qui ont toujours eu l’ambition de gouverner les États […].» 307 Quelle que soit la signification qu’il en donne, je n’ai jamais lu une telle assertion, qui plus est, affirmée, avec une telle évidence ; et ce, de la part d’un homme qui avait eu à connaître l’État dans toutes ses composantes et à en vivre tous ses aléas. (Cf. Politique)
- Suite (toute personnelle) : Faute de quoi, dans l’attente, des femmes se limitèrent à, se contentèrent de, s’habituèrent à tenter de gouverner les hommes qui avaient les rennes du pouvoir. Ce que l’on a appelé «la corruption de mœurs» fut sans doute l’un des ressorts et l’une des majeures conséquences de ce processus - interdisant toute référence toute morale - de perversion du pouvoir politique.

Femme («Politique») : Et si les femmes dites «politiques», auxquelles on peut ajouter les femmes dites «de pouvoir», n’étaient que les villages Potemkine 308 du patriarcat ? En tout état de cause, le fait que certaines femmes accèdent de plus en plus aux pouvoirs politiques, économiques…et sont de plus en plus utilisées comme justificatifs du patriarcat, est-il un changement de paradigme politique ?
Dans la majorité des critiques féministes de la démocratie, leur progression est peu ou prou considérée comme un progrès, une avancée… Vers ?
Et s’il faut reconnaître que leur nombre grandissant modifie la vision du rôle que les femmes jouent dans le monde, à s’y focaliser, le risque est majeur que le féminisme soit perçu - et c’est déjà largement la situation prévalant - comme synonyme d’une caution (bourgeoise ? élitiste ? occidentale ?... ) donnée au monde actuel qui lui confère un surplus de légitimité. (Cf. Politique. Démocratie, Patriarcat)

Femme («Politique». États-Unis. Addams Jane : Jane Addams, [1860-1935], participa au Congrès international des femmes en 1915 à La Haye dont le mot d’ordre était : «Nous, femmes […] nous protestons contre la folie et les horreurs de la guerre qui mènent à un sacrifice inconsidéré de vies humaines.» La Ligue internationale pour la paix et la liberté [WILPF] naquit de ce Congrès. 309
- Elle obtint le prix Nobel de la paix en 1931.

Femme («Politique». France. Alliot-Marie Michèle) : De Michèle Alliot-Marie, nommée ministre de la Défense, Jean Marie Le Pen a déclaré : «J'ai toujours aimé les cantinières», 310 tandis que Jacques Chirac aurait dit à Sarkozy : «Le ministre de la Défense, c’est moi». 311
- Pionnières, vous avez dit : pionnières ? À quel prix ? Dans quelles conditions réelles ? Plus profondément, de quelle valeur politique sont-elles les symboles ?
* Par ailleurs, Michèle Alliot-Marie restera sans doute dans l’histoire du fait de sa proposition à l’Assemblée Nationale, le 12 janvier 2011, que «le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type», afin d’éteindre la révolution tunisienne commençante, ledit «savoir-faire» s’adressant aussi à l’Algérie. 312
* Ajout. 7 mars 2015. Quatre ans après : «Des armes françaises pour la Tunisie». 313

Femme («Politique». France. Aubry Martine) (1) : Martine Aubry, auteure de : «Franchement, Adeline, le ménage aurait pu être fait depuis hier !» 314 À Adeline Hazan, ex-présidente du Syndicat de la magistrature, maire de Reims, ville invitante, découvrant une araignée sur son pupitre, devant les milliers de participant-es socialistes. (Cf. Féminisme. Antiféminisme. Fabius Laurent, Homme politique. Fabius Laurent)

Femme («Politique». France. Aubry Martine) (2) : Compte tenu de la gravité des prises de position de l’ensemble des responsables socialistes lorsqu’ils/elles ont été au courant des agressions sexuelles dont D. Strauss-Kahn est l’auteur, Martine Aubry est responsable d’un parti [poste quitté en septembre 2012] qui doit s’interdire d’invoquer la morale à l’encontre de quiconque. Que reste t-il alors de la politique ? L’accès au pouvoir ? …pouvoir alternatif d’autant moins crédible que M. Aubry a, notamment, pu se prononcer le 21 mai 2011 en faveur d’une candidature de Christine Lagarde (Ministre de N. Sarkozy) à la direction générale du Fonds Monétaire International. 315

Femme («Politique». France. Aubry Martine) (3) : Martine Aubry, après l’échec du PS aux élections présidentielles de mai 2017 et l’élection d’Emmanuel Macron, auteure de : «J’ai 66 ans, aujourd’hui j’ai l’impression que tout ce que j’ai fait est abîmé et cassé.» 316 Courageux ? Lucide ? Mais n’est-ce pas toute une génération de politiques qui pourraient se retrouver, au moins partiellement, dans ce diagnostic encore bien flou cependant ?

Femme («Politique». France. Autain Clémentine) : Interrogée sur la difficulté de gouverner, elle évoqua «la difficulté de la tâche». 317 De la «tâche» ?

Femme («Politique». Algérie. Benghebrit Nouria) : Nouria Benghebrit, Ministre de l’Éduction nationale Algérienne), si l’on en croit, faute d’autres sources, ce qu’en dit Jeune Afrique, réhabiliterait l’idée même de Politique. 318
* Ajout. 18 mai 2017. Mais peut on réhabiliter le Politique, en cautionnant un régime militaire, dictatorial, ayant justifié tous les enfermements ? Non. On ne peut que le cautionner. D’où sans doute l’article de Jeune Afrique…

Femme («Politique». France. Bouchardeau Huguette) : La découverte du livre d’Huguette Bouchardeau, Tout le possible, publié en 1981, rappelle qu’il fut un temps où la gauche pensait gouverner tout en ayant une vision politique alternative. 319 En sus, Huguette Bouchardeau qui avait aussi notamment publié : Pas d’histoire les femmes en 1977, a créé et dirigé de 1978 à 1984 la collection Mémoires des femmes chez Syros qui [nous] a permis de connaître les textes de ces femmes formidables que furent Madeleine Pelletier, Nelly Roussel, Hélène Brion, Emma Goldmann, Aline Valette, Marcelle Capy, Paule Minck, Bettina Brentano von Arnim, Maria Deraisme….Ces découvertes furent essentielle dans la période de renaissance du féminisme dans les années soixante-dix, quatre-vingt : Les femmes avaient des ancêtres prestigieuses, ce dont elles n’avaient auparavant pas la moindre idée.

Femme («Politique». Coutelle Catherine) : Catherine Coutelle, ex-députée socialiste, ancienne présidente de la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances, auteure, le 12 juin 2017 de : «Les députées sont des femmes et des mères avant tout.» 320

Femme («Politique». France. Cresson Édith) (1) : Le lendemain de la nomination d’Édith Cresson au poste de Première ministre, le 15 mai 1991, le titre de Libération fut : «Et dieu [surnom donné à F. Mitterrand] crée la femme».

Femme («Politique». France. Cresson Édith) (2) : Édith Cresson, en 2006, auteure de : «Les hommes politiques français sont persuadés qu’ils ont un irrésistible pouvoir de séduction - ce qui, malheureusement pour eux - est loin d’être toujours le cas et que l’élection leur donne le droit de régner sur un sorte de troupeau dont font partie les femmes, lesquelles, comme sous un tchador virtuel, pourraient accomplir certaines tâches, subalternes, cela va de soi. […] Être femme en politique n’est pas simple. Les obscénités sur elles ne trouvent leur place que dans un système de concurrence, en vue d’éliminer l’adversaire. […] En France, la classe politique se demandera toujours si une femme est comme ils disent ‘compétente’. Pour un homme, jamais.» 321 (Cf. Homme. Politique. Mitterrand François)

Femme («Politique». France. Duflot Cécile) : Cécile Duflot, députée Europe Écologie-Les Verts, ex-ministre du Logement de François Hollande, auteure, le 5 juin 2017, de : «Je porte le flambeau féministe pour les futures générations322

Femme («Politique». France. Garaud Marie-France) : (Afin de démystifier la politique) Marie-France Garaud, alors conseillère avec Pierre Juillet à l’Elysée (Georges Pompidou, Président), raconte la nomination de Jacques Chirac comme ministre de l’Agriculture du Gouvernement Messmer : «[…] Les députés venaient dans ces temps-là se plaindre à l’Elysée autant de lui que du premier ministre. Pompidou se taisait, mais n’était pas content, et, en 1972, le nom de Chirac ne figurait pas sur la liste du gouvernement Messmer el qu’il était formé. On le vit alors rôder dans les couloirs, inquiet de ce silence. Juillet, qui avait pour lui toutes les indulgences, eut pitié. «Bon, si vous y tenez, trouvez lui quelques chose» lâcha le Président. Et c’est ainsi que Jacques Chirac, après avoir tordu le nez sur le portefeuille de l’Industrie, devint ministre de l’Agriculture. […]» 323 (Cf. Hommes Politiques. France. XXIème siècle, Chirac Jacques, Élites)

Femme («Politique». France. Giroud Françoise) (1) : Françoise Giroud [1916-2003], auteure de :
* «Quoi qu’on fasse, y compris la putain, il faut le faire bien.»
* Et de : «Je me suis heurtée à des salopards, j’ai travaillé avec des caractériels, j’ai supporté des imbéciles. Mais dans l’ensemble, leur présence m’a plutôt été épargnée, aucun des représentants des dites catégories ne m’a laissé plus de trace qu’une brûlure d’ortie. En revanche, par le hasard de métiers mirobolants, j’ai été fabriquée, formée, instruite, construite par des hommes qui n’étaient pas indifférents».
* Elle évoque ensuite sa mère […] Puis, elle écrit : «Donc, j’ai été pour une large part faite par des hommes. Comme sur de la cire, ils ont laissé leur emprunte, leur trace, le plus souvent à leur insu.» 324

Femme («Politique». France. Giroud Françoise) (2) : On lit dans le livre de Françoise Giroud [1916-2003], Les Françaises face au chômage [1974], ses réactions :
- Concernant la possibilité légale de se constituer parties civiles qui auraient été rendues possibles aux associations de femmes/féministes) : «Françoise Giroud (Secrétaire d’État à la Condition féminine) s’est toujours opposée à formuler cette demande, me confie M. Jean-Jacques Dupeyroux , professeur de droit à Paris Assas, ces associations, disait-elle, se mettraient aussitôt à attaquer les hommes…» [Reconnu depuis : Cf. article 2,2 du Code de procédure pénale)
- Concernant le chômage : «Que les femmes sont donc contrariantes ! Le chômage menace ? Qu’elles restent donc à la maison et en un trait de plume, le nombre des demandeurs d’emploi diminuerait de moitié. Qu’elles cèdent la place aux hommes et les offres d’emplois se multiplieraient.» (F. Giroud. L’Express.16 décembre 1974) 325
- Que pèse dès lors la question qui fut centrale, en 1974, de la nomination d’une femme-de-gauche dans un gouvernement-de-droite, par rapport à l’adéquation de Françoise Giroud aux normes patriarcales dominantes ? Pas grand’ chose…326
N.B. Jean-Jacques Dupeyroux, Directeur de la revue Droit Social, fut un homme qui a aidé, tant et comme il a pu, les féministes. Je souhaite ici lui rendre hommage.

Femme («Politique». France. Giroud Françoise) (3) : Françoise Giroud [1916-2003], alors Secrétaire d’État à la Condition féminine, refusa de recevoir les femmes prostituées, lors de leur révolte et de l’occupation de l’Église’ Saint Nizier, à Lyon, en juin 1975. Sa réaction : «Je trouve que les prostituées doivent être considérées comme tout être humain et qu’il n’y a aucune raison d’exprimer à leur égard d’autre(s ?) sentiments (s ?). Cela dit, les prostituées s’insurgent contre la répression et la répression, comme je l’ai déjà dit, est du ressort du Ministre de l’Intérieur ». Question : «Si les prostituées se sont adressées à vous, ce n’est pas un hasard». Réponse : «Quand je leur ai dit que je ne pouvais rien faire pour elles, et que cela ne me concernait pas, elles se sont adressées ailleurs.» 327 (Cf. Proxénétisme)

Femme («Politique». France. Guigou Élisabeth) : Élisabeth Guigou, ancienne ministre, concernant les femmes politiques (ou : en Politique) auteure, en 1997, de : «[…] Leur langage, concret, vient du cœur, ce qui ne les empêche pas de théoriser, d’être capables de vues plus abstraites ou plus idéologiques.» 328 Essentialiste, maternalisme, régressif, méprisant, absurde. Sans doute, renierait-elle aujourd’hui cette ‘analyse’, mais dans l’attente, elle reste cautionnée.

Femme («Politique». France. Kosciusco-Morizet Nathalie) : Nathalie Kosciusco-Morizet, candidate aux élections législatives, auteure de : « […] dans dix jours ma voix peut s'éteindre329

Femme («Politique». France. Kustener Brigitte) : Lu : «Brigitte Kustener, ancienne collaboratrice de l’ex-députée et adjointe à la mairie de Paris Françoise de Panafieu, a du attendre cette années pour obtenir enfin une investiture dans la capitale. En 2012, elle était partie en dissidence contre Bernard Debré. Elle voulait être candidate, le médecin lui proposait d’être sa numéro deux. ‘Est-ce que le féminin de député, c’est suppléante ?‘ avait-elle alors ironisé. Pour 2017, Bernard Debré a enfin accepté de lui laisser son siège. À 57 ans, elle s’estime heureuse : ‘J’ai sa bénédiction cette fois, c’est très élégant de sa part.’» 330 (Cf. Femme. Politique. De Panafieu Françoise)

Femme («Politique». France. Joly Eva) : Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle de 2012, auteure de : «On a le droit de m'écraser moi, de m'injurier, mais on n’a pas le droit d'injurier l'écologie.» 331 À désespérer : Les Chiennes de garde défendaient les femmes politiques victimes d’injures, lesquelles souvent faisaient effectivement appel à elles ; aujourd’hui l’une d’entre elles en exclue même l’éventualité et confère en outre un permis d’injure. (Cf. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Injure)

Femme («Politique». France / FMI. Lagarde Christine) (1) : Christine Lagarde [Ex-ministre des finances de Nicolas Sarkozy], nouvelle présidente du Fond Monétaire international - acteur et garant de toutes les dominations impérialistes - a qualifié sa nomination de «victoire pour les femmes». 332 Son salaire annuel (en 2011) : 551.700 dollars, soit environ 31.700 euros par mois, net d’impôts. 333 (Cf. Femme. Conscience de classe. Bourgeoise, «Sciences» sociales. Économie)

Femme («Politique». France / FMI. Lagarde Christine) (2) : Concernant le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, décédé le 23 janvier 2015, Christine Lagarde, directrice du FMI, auteure de : «De manière très discrète, il était un vrai défenseur des femmes.» 334 On lit aussi : «C'était très progressif. Mais j'ai abordé cette question avec lui à plusieurs reprises et il y croyait fermement.» De plus, «il avait mis en place beaucoup de réformes». 335 Traduction : Peu importe [entre autres charmantes pratiques politiques de ce pays] la charia, Abdallah était un fidèle soutien des États-Unis et de l’Occident et cela suffit. Rarement, le mépris des femmes, le cynisme libéral n’a été si clairement affirmé. Le plus grave : que cette déclaration n’ait pas eu pour conséquence son départ du FMI. Pas même son éventualité.

Femme («Politique». France / FMI. Lagarde Christine) (3) : Christine Lagarde, toujours au FMI, en 2015, déclare : «Il ne faut jamais lâcher la cause des femmes.» 336

Femme («Politique». France / FMI. Lagarde Christine) (4) : Le 17 avril 2015, Christine Lagarde, a refusé la demande du gouvernement Grec concernant un «report de paiement» assurant que les précédents n'avaient pas été suivis de «résultats productifs». Elle a déclaré qu’Athènes devait donc payer un milliard d'euros à ses créanciers à partir du 6 mai et que le FMI n’accorderait aucun délai de paiement. Vue et entendue, lors de sa déclaration à la télé : terrible sentiment d’inhumanité. 337 (Cf. «Sciences» sociales. Économie. Grèce)

Femme («Politique». France. Corinne Lepage) : Corinne Lepage faisant, le soir même de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la république, ses offres de services pour un poste de ministre : quelle tristesse de gâcher ainsi un itinéraire écologique de valeur…
- À sa décharge (?) elle n’est pas la seule «politique» à chercher à se vendre ainsi publiquement.

Femme («Politique». Le Pen Marine) : Marine Le Pen, quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle, et au lendemain du débat où elle s’était (notamment) montrée particulièrement grossière, s’affirme sans apparente gêne comme «la représentante du peuple» et explique «qu’elle fait exactement ce que le peuple attendait d’elle». 338 Comme Jeanne d’Arc ? Ses propos deviennent délirants… (Cf. Politique. Front National)
* Ajout. 8 mai 2017. Pour nuancer la critique : Emmanuel Macron, le soir de son élection, auteur de : «La France l’a emporté»… (Cf. Politique. Démocratie. Élections. 7 mai 2017)

Femme («Politique». France. Lienemann Marie-Noëlle) : Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice, ancienne députée européenne, ministre, conseillère générale, secrétaire nationale du parti socialiste…) Dans son livre, publié en 2002, Ma part d’inventaire, elle qui, selon son éditeur, «n’a pas peur de regarder la réalité en face pour mieux préparer l’avenir» (quatrième de couverture) réussit l’exploit de ne pas écrire une seule fois le mot : «femme». 339

Femme («Politique». France. Megret Catherine) : La première phrase de Catherine Mégret, épouse de Bruno Mégret, nouvellement élue Front National à la Mairie de Vitrolles, en 1997, fut : «Je voudrais souligner combien notre victoire est d’abord celle de mon mari.» Ce qui en l’occurrence est vrai : Bruno Mégret frappé d’inéligibilité, a, en son lieu et place «fait élire sa femme».
Il n’est pas inintéressant de se remémorer que, deux ans après, en 1999, pour barrer la voie au dit Bruno Mégret, N° 2 du parti, Jean-Marie Le Pen avait déclaré, à son tour, que s’il était déclaré inéligible, il ferait conduire la liste FN aux élections européennes par sa nouvelle épouse Jany Le Pen, qui incidemment avait déclaré qu’elle était «parfaitement ignare en politique». (Cf. Politique. Front National)

Femme («Politique». France. Panafieu Françoise de) : Françoise de Panafieu, [UMP] raconte en juin 2012 : «Bien des hommes m'avaient dit à voix basse qu'ils militeraient pour elle (pour Brigitte Kuster, élue, remplacée par les instances de l’UMP par Bernard Debré). Mais à la commission d'investiture, il n'y avait plus personne... Quand je suis sortie de là, je me suis dit : Waouh ! S'ils se planquent sous la table ici, en temps de guerre, dans la cave de qui j'irais me réfugier si j'étais poursuivie ?»
- De la même : «Nous ne respectons pas la loi que nous avons nous-mêmes élaborée et votée (concernant la «parité») et on s'étonne que les citoyens ne nous respectent pas !» Sur 577 candidatures présentées par l'UMP aux élections législatives de juin 2012, 72 % sont des hommes. 340
Elle avait aussi justifié, en 2002, la réouverture des bordels.
Il existe des termes, celui de «respect» par exemple, que sa première déclaration aurait légitimée mais, qui à la lumière de cette dernière prise de position, doivent être employés avec circonspection. (Cf. Femme. «Politique». France. Kustener Brigitte)

Femme («Politique». France. Pau-Langevin George) : Madame George Pau Langevin, le 13 octobre 1987, alors avocate, présidente du MRAP (Mouvement contre la racisme et pour l’amitié entre les peuples), auteure de : «[…] nous, hommes d’Outremer» […] 341 Elle sera, en 2014, nommée «ministre des Outremer». (Cf. Enfant, Crime d’État. France, Langage. Sujet)

Femme («Politique». France. Pelletier Monique) : Monique Pelletier, alors qu’elle était, en 1978, «ministre déléguée à la condition féminine», évoquant un jeune et brillant médecin, nommé par elle - qui soignait son mari devenu hémiplégique et aphasique - écrit en 1995 : «Je le soupçonne de faire des ravages parmi le personnel féminin du service.» 342
Ce qui importe sans doute, c’est de noter que cette femme attachante n’aurait pas écrit cela si elle n’eut pas considéré que ce fut un compliment qu’elle lui adressait ; et encore moins qu’il put, comme «le personnel féminin» en prendre ombrage…
Ce qui importe sans doute plus encore, c’est qu’en 2016, elle écrit : «Ministre des femmes en 1979, j’ai été agressée par un sénateur. Honte à moi de mon silence. » 343 (Cf. Droit. Violences)

Femme («Politique». France. Piat Yann) : Yann Piat [1949-1994], femme politique française, filleule de Jean Marie le Pen, députée du Var Front National, en 1986, puis en 1988, date à laquelle elle est exclue du Front national ; elle sera alors réélue sous l’étiquette UDF, en 1993. À l’Assemblée Nationale, elle fut membre de la commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la mafia en France. Assassinée le 25 février 1994, en raison de ses dénonciations des liens entre les milieux maffieux et politiques. Première députée assassinée en France.

Femme («Politique». France. Roudy Yvette) : Yvette Roudy, auteure, en 1995, de : «[…] Faut-il s’étonner que les hommes politiques français puissent si facilement se débarrasser des rares féministes françaises qui s’obstinent à rester dans les partis ? Ils préfèrent traiter, au moment des élections, avec des personnalités extérieures, plus faciles à écarter quand elles ne servent plus. Seules sont retenues les femmes qui ne dérangent ni leurs règles, ni leurs jeux, ni les mœurs. […]» 344 Oui, il faut le dire et le répéter : les critères de choix (des femmes) en politique sont encore la soumission, la dépendance, la malléabilité, l’incompétence, les faibles exigences…tempérées par l’ambition ? Certes, elles n’en ont pas le monopole. Mais taire cela est faire injure aux femmes qui décident de faire «de la politique» : elles devront en avaler les couleuvres et vivre avec leur impuissance. (Cf. Politique. Parité, Sénatrice. Comment devenir..)

Femme («Politique». France. Royal Ségolène) : Avoir enduré avec hauteur la somme d’injures et d’ignominies dont Ségolène Royal a été l’objet impose le respect. L’analyse politique féministe est toujours manquante. 345 Plus récemment, ses prises de position concernant le fait qu’elle souhaite, sans autre forme de procès, «tourner la page» (le 20/5/2011, avant même toute décision judiciaire concernant D. Strauss-Kahn), l’a rangée de facto dans le camp des cautions d’un agresseur sexuel. De plus récentes déclarations n’effacent pas la faute.
* Deux «leçons» de son magistral échec aux élections législatives de juin 2012 : nul-le n’est au-dessus des lois (du P.S) et : la présomption est un vilain défaut.
* Ajout. 16 janvier 2013. Concernant la première assertion, une question me vient à l’esprit : pourquoi aurait-elle dû ‘endurer’ toutes ces injures ? Pourquoi n’a t-elle pas d’emblée affirmé qu’elle ne les accepterait plus et ne s’en est-elle pas donné les moyens ? Si tel avait été sa décision, elle aurait certes du affronter l’ensemble de la classe politique et prendre un risque politique réel (pas perdu pour autant). Mais elle aurait fait faire aux femmes et donc à la société française un immense pas en avant. Plus important que son (éventuelle) élection (Cf. Êtres humains. Relations entre êtres humains. Injure, Hommes «Politiques». Strauss-Kahn Dominique)

Femme («Politique». France. Saunié-Séité Alice) : Échange de mots en 1974, retranscrits et publiés par Françoise Giroud, entre elle et Alice Saunié-Seité qui assistait à son premier Conseil des ministres (Présidence de Giscard d’Estaing] : «Chère Alice, vous doutiez-vous qu’un Conseil des ministres peut être aussi ennuyeux ?» Réponse : «Chère Françoise, oui, car j’ai toujours constaté l’insondable puérilité du sexe masculin.»
- Si Alice Saunié-Seité n’avait pas été si souvent définie par son statut de [probable] ‘maîtresse de’…, aurais-je moi-même retranscrit cet échange ? 346

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (1) : Marlène Schiappa, responsable d’un réseau intitulé «Maman travaille», «référente égalité femmes-hommes d’Emmanuel Macron» présente, dans l’entre deux tours de l’élection Présidentielle de mai 2017, les projets d’Emmanuel Macron s’il est élu. J’ai relevé :
- «Son programme, qui est très caricaturé, est de libérer l’économie en ouvrant plus de droits» et :
- «Il est convaincu que l’émancipation, c’est permettre à chacune de faire les choix qu’elle veut, comme si elle était un homme, ni plus ni moins. C’est à dire pouvoir sortir dans la rue à 3h du matin, si elle en a envie, avoir accès à l’IVG ou se rendre à la fac avec son voile347
- Effectivement, avec de telles ambitions, on ne peut que la croire : «Avec Emmanuel Macron, la vie des femmes va changer.» (Cf. Homme «Politique. Macron Emmanuel, Politique. Démocratie. Élections présidentielles. 7 mai 2017)

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (2) : Le 18 mai 2017, Marlène Schiappa est nommée «Secrétaire d'État en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes» du gouvernement Édouard Philippe. J’apprends qu’elle avait «travaillé aux côtés de Laurence Rossignol au ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes» et qu’elle a collaboré quelques mois aux Nouvelles News..
- Pour rappel : elle et lui s’étaient engagés publiquement à la création d’un ministère des droits des femmes, le 24 mars 2017, débat au cours duquel Marlène Schiappa avait déclaré : «Le féminisme est aussi un courant économiste.» 348 (Cf. «Sciences» sociales. Économie, Proxénétisme. Schiappa Marlène)

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (3) : Interrogée par les Nouvelles News : «Un mot d’abord sur la déception qu’a pu causer la dénomination de votre rôle. Vous n’êtes pas à la tête d’un ministère, mais d’un secrétariat d’État, certes rattaché au Premier ministre. N’est-ce pas un mauvais signal ?», elle répond : « Au contraire. Avoir un secrétariat d’État rattaché à Matignon, c’est le pilotage politique que j’avais proposé à Emmanuel Macron. Car lors de mes discussions durant la campagne présidentielle avec des expertes, des associations… toutes me disaient qu’elles étaient globalement satisfaites des actions menées ces dernières années par le ministère des Droits des femmes, mais s’il fallait un point d’amélioration à leurs yeux, c’était un besoin de transversalité. […]» 349
- À ce niveau d'enfermement institutionnel…

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (4) : Marlène Schiappa, nommée par Emmanuel Macron «Secrétaire d'État en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes» du gouvernement Édouard Philippe, auteure, invité par Radio Alpa, de : «Je me situe plutôt dans un mouvement féministe qu'on appelle pro sex aux Etats-Unis, et qui demande un statut du travailleur sexuel, que ce soit pour les animateurs de sites X, les performers érotiques, les assistants sexuels pour personnes handicapées... Le mouvement pro sex pense qu'on ne peut pas partir du point de départ que toutes les prostituées sont contraintes.» Et ce, suivi de la non moins fulgurante analyse : «Néanmoins, je ne crois pas non plus qu'on puisse partir du point de départ que toutes les personnes prostituées seraient consentantes. Il est bon parfois de s'éloigner des dogmes pour entrer dans le concret, de voir comment ça se passe pour les principales concernées. […]» 350 (Cf. Homme «Politique». Macron Emmanuel, Pornographie, Proxénétisme)

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (5) : Concernant le gouvernement, assurée de sa légitimité féministe, elle s’estime en droit de conférer des labels de véracité «féministe», dont on peut apprécier la validité : « […] Mais je peux déjà dire que dans ce gouvernement, il y a beaucoup de vraies féministes. La ministre du Travail, de la Culture, des Transports, des Sports, des Armées… sont des femmes très engagées sur ces questions.» 351

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (6) : Le site Atlantico publie le 24 mai 2017 ses «Dix suggestions pour vous faire prescrire un arrêt de travail pathologique», fondées sur la simulation, le mensonge, la manipulation, la séduction, l’abêtissement, les modalités de détournement de la loi.
- Commentaire du site: «À coup sûr, les employeurs apprécieront les prochaines sorties de la ministre sur la discrimination hommes-femmes dans les entreprises… et les prochaines sorties du Président et de son équipe sur l’exemplarité des élus.» 352

Femme («Politique». France. Schiappa Marlène) (7) : Marlène Schiappa, dans son livre, Osez l’amour des rondes, écrit notamment :
- «Soyez drôles, mais pas trop. La femme grosse a l’obligation d’être marrante, mais ne doit pas oublier que sa priorité doit toujours rester sa soumission totale à l’homme. Elle préférera donc rire aux blagues pourrie de son compagnon plutôt que de se lancer dans un récital de vannes. »
- «La levrette: Il s’agit ici de mettre en avant le meilleur visage de la grosse : son cul».
- «Sodomie mensongère : il s’agit ici de faire croire à votre amant qu’il vous sodomise alors qu’il s’introduit seulement entre vos deux miches. Technique usitée par la plus vieille profession du monde depuis des siècles. Merci pour cet aimable rappel de notre condition, Marlène.» etc..353

Femme («Politique». France. Taubira (Christiane) : Christiane Taubira, en réponse, à l’Assemblée Nationale, à une critique d’un député de droite (extrême), Eric Ciotti, auteure de : «Monsieur le député, j'avoue que malgré toutes ces années passées, vous conservez pour moi quelque chose de mystérieux. Je me demande si lorsque vous affirmez certaines choses vous y croyez vraiment. Si c'était du temps de ma fringante jeunesse, j'aurais supposé un sentiment contrarié. Mais cet hémicycle tout entier a déjà constaté à quel point je vous obsède dans toute votre expression publique, avec une constance qui appelle quand même l'admiration». Et, elle poursuivit (concernant l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs) : «Vous vous livrez à une exercice solitaire lorsque vous prétendez qu'elle était efficace.» suscitant à nouveau les rires de nombreux parlementaires, y compris à droite354 Une sexualisation inappropriée de la politique ? (Cf. Féminisme. Humour, Patriarcat. Proudhon Joseph / Taubira Christiane)

Femme («Politique». France. Veil Simone) (1) : Simone Veil, alors ministre de la Santé, débuta son célèbre discours sur l’interruption volontaire de grossesse, à l’Assemblée Nationale, le 26 novembre 1974 par ces phrases si souvent citées : «Je voudrais vous faire partager une conviction de femmes. Je m’excuse de le faire devant une Assemblée constituée quasi exclusivement d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement.» Je n’ai jamais compris de quoi devait -elle «s’excuser» ? D’être femme ? De partager sa «conviction» [Est elle la sienne ou celle des femmes ?] avec des hommes ? D’aborder la question de l’IVG devant des hommes ? De réfuter - à l’avance - leurs arguments ?

Femme («Politique». France. Veil Simone) (2) : En lisant le livre d’Élisabeth Guigou, Être femme en politique, évoquent les «colères mémorables» de Simone Veil (p.178) je me suis souvenue de l’épisode suivant : Trois présidentes d’associations de lutte contre les violences faites aux femmes (Je me souviens de la présence de Simone Iff, présidente du Collectif féministe contre le viol, qui la connaissait personnellement, la troisième dont j’ai oublié le nom étant sans doute la présidente de la Fédération Solidarité femmes (Lutte contre les violences ‘conjugales’) avions demandé un RV pour contester je ne sais plus quoi concernant sa politique. Le RV a été très bref, sans aucun argument, sans même me semble t-il avoir abordé de sujet dont nous souhaitions lui parler, la ministre s’est mise très violement en colère, nous a injuriées et mises à la porte, sans autre forme de procès. Je ne me souviens plus de la teneur exacte de ses propos, mais je me souviens très bien de ma réaction lorsque, ébahies, ahuries, sans avoir bien compris ce qui nous était arrivé, nous nous sommes retrouvées dans un taxi : «Dans un autre pays, ce soir, nous étions en prison.» Et lorsque j’en ai parlé autour de moi, parmi des personnes qui travaillaient dans son ministère, il m’a été répondu que ce type d’agissements était très connu. Le pire, sans doute, c’est que cela était présenté comme relevant d’une donnée, de l’«acquis».

Femme («Politique». États-Unis. Warren Elizabeth) : Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts, auteure, en 2016, de : «Si Trump et le parti Républicain essayent de lâcher la bride des grandes banques afin qu’elles puissent une fois de plus jouer avec notre économie et tout mettre par terre, alors nous allons les combattre à chaque étape du chemin.» 355

Femme («Politique». France. Weiss Louise) : La lecture de la vie de Louise Weiss, [1893-1983] femme si exceptionnelle, si critiquable, et si peu sympathique devrait dissuader quiconque de toute recherche d’honneur, d’hommage et de reconnaissance officielles, qui apparaissent, la concernant, de manière si flagrante, si dommageables et si tristes. 356

IX. Femme (Remarquable) :

Femme (Remarquable. Albaret Céleste) : Je lis dans le livre que Céleste Albaret [1891-1984] a consacré à Monsieur Proust ceci, qui m’a particulièrement touchée :
- «Il y a maintenant soixante ans que je l’ai vu pour la première fois, et pourtant, c’étais comme si c’était hier. Souvent il me disait : ‘Quand je serai mort, vous penserez toujours au petit Marcel, car vous n’en trouverez jamais d’autre comme lui.’» […] Quand la vie s’est arrêté pour lui, elle s’est aussi arrêté pour moi
- «Jamais il ne m’a abandonnée. Chaque fois, dans la vie, que j’ai eu à accomplir une démarche, j’ai trouvé un admirateur de Monsieur Proust qui aplanissait pour moi les difficultés, et c’était comme si, dans la mort, il avait continué à me protéger.» 357

Femme (Remarquable. Arthaud Florence) : Florence Arthaud [1957-2015], interrogée concernant ses craintes à la veille d’un départ en solitaire pour la Route du Rhum, répondit : «Plus le départ approche, moins je suis angoissée et plus j’ai le moral.» La concernant, contrant l’éternel stéréotype la concernant, Yann Queffelec, lui aussi marin, s’exprimait - justement - ainsi : «On disait d’elle qu’elle était ‘la petite fiancée de l’Atlantique’…à moins qu’elle n’ait été le grand amour de tous les océans […], l’épouse unique de tous ces horizons qu’elle avait à cœur de conquérir, l’un après l’autre, de charmer et de ne pas décevoir. […]» 358

Femme (Remarquable. Avila Thérèse d’) (1) : Thérèse d’Avila [1515-1582] : quelle femme ! Complexe, subtil et fascinant alliage de masochisme et d’estime de soi, de réalisme et d’extases, de valorisation de l’intelligence et de croyance au diable, de respect (exigé) de l’autorité et de rébellions, de candeur, de lucidité et de sensualité et enfin, d’une immense volonté de puissance (réalisée). Et ce, sous le règne de l’Inquisition. Fine politique. Sa force de caractère remplit d’admiration. Mais la lecture des règles quelle imposait dans les monastères qu’elle créait est humainement, politiquement terrifiante. Une véritable pensée totalitaire de la destruction de soi.
- Relativisme le mysticisme en l’humanisant, mais, dès lors, le démystifie. 359 (Cf. Êtres humain-es. Soi. Négation de)

Femme (Remarquable. Avila Thérèse d’) (2) : La découverte, après lecture du Livre des fondations [1573-1582] de Thérèse d’Avila [1515-1582] des règles imposées dans les monastères qu’elle créait est humainement, politiquement terrifiante. Une véritable pensée totalitaire de la destruction de soi (des autres serait plus juste…), laquelle, comme toute pensée, a fortiori effectivement mise en œuvre, a largement dépassé et pour longtemps les seules communautés religieuses de femmes. (Cf. Être humain Soi (Négation de)

Femme (Remarquable. Avila Thérèse d’) (3) : Pour La Pléiade, Thérèse d’Avila ne se suffisait pas à elle-même : Gallimard l’a ‘mariée’ en esprit et en intelligence avec «Saint Jean de la Croix», dont les écrits ont été conjointement avec les siens publiés en un seul volume. Dès lors «Thérèse» et «Jean» [dépossédé-es de leur nom] ayant été fusionnés, le féminin a disparu, subsumé, englobé dans le masculin. On lit en effet : «Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient.» On peut aussi noter l’inanité - ou la banalité ? - de la phrase. 360 (Cf. Culture. Patriarcat, Penser. Pensée. Synthèse)

Femme (Remarquable. Ayoub Mouna) : Mouna Ayoub, auteure de : […] «Je ne suis pas une passionaria de la cause des femmes, le féminisme militant m’intéresse moins que mon féminisme quotidien. Quand je me lève le matin je me regarde, je vois une femme et je me répète : «Je ne serai jamais humiliée par un homme». La plupart des problèmes de ma vie ont été causés par des hommes : mon père, les maris de mes tantes, mon mari plus tard.» […] Les États, notamment l’Arabie Saoudite et le Liban qui les ont justifiés auraient sans doute pu être cités par elle. Si elle obtint beaucoup d’argent en conséquence de son divorce, elle «dut» perdre ses cinq enfants. 361

Femme (Remarquable. Baker Joséphine) : Je lis dans les Mémoires de Jean Claude Brialy [1933-2007] (mais me souviens de l’avoir lu auparavant) l’échange qui eut lieu entre Joséphine Baker [1906-1975] et De Gaulle [1890-1970], après les graves difficultés notamment financières qu’elle eut à vivre à l’occasion de son expulsion en 1946 de Milandes, petit château dans lequel elle vivaient avec son mari et les douze enfants qu’elle avait adoptés.
Voici ce qu’il écrit : «C’est à cette époque [s.d] que le Général de gaulle l’invita à venir le voir. Il n’oubliait pas que Joséphine avait été une grande résistante dans la Deuxième DB et avait obtenu la croix de guerre et la légion d’honneur à titre militaire. […]
- «Madame, je sais que vous avez des problèmes d’argent avec votre propriété de Milandes. La France va vous donner la main. Nous pouvons vous soutenir.»
- Mais Joséphine lui répondit d’un sourire : «Merci beaucoup, mon général, mais j’ai fait des bêtises et la France n’a pas à payer pour mes bêtises
Et Jean-Claude Brialy conclut : «Je ne connais pas beaucoup de gens qui auraient réagi ainsi. Elle ne s’est d’ailleurs jamais vantée de de cette attitude exemplaire, elle était trop pudique, ce n’est que bien plus tard que j’ai appris cette anecdote.» 362 (Cf. Femme. Artiste)

Femme (Remarquable. Bashkirtseff Marie) (1) : Marie Bashkirtseff [1858-1884], auteure, le 3 juillet 1876, concernant son Journal, de : «Ce pauvre journal qui contient toutes ces aspirations vers la lumière, tous ces élans qui seraient estimés comme des élans d’un génie emprisonné, si la fin était couronnée par le succès, et qui seront regardés comme le délire vaniteux d’une créature banale, si je moisis éternellement ! Me marier et avoir des enfants ! Mais chaque blanchisseuse peut en faire autant. À moins de trouver un homme civilisé et éclairé ou faible et amoureux. Mais qu’est-ce que je veux ? Oh ! vous le savez bien. Je veux la gloire ! Ce n’est pas ce journal qui me la donnera. Ce journal ne sera publié qu’après ma mort, car j’y suis trop nue pour me montrer de mon vivant. D’ailleurs, il ne serait que le complément d’une vie illustre.» 363 (Cf. Femme. Orgueil, Homme-s, Relations entre êtres humains. Admiration)

Femme (Remarquable. Bashkirtseff Marie) (2) : Doutant que quiconque cite ce que Marie Bashkirtseff [1858-1884] écrivait des hommes dans son célèbre Journal, voici ce que l’on peut notamment lire, le 17 juillet 1873 : «[…] Je regarde les hommes d’une telle hauteur, je suis charmante pour eux, car il ne sied pas de mépriser ceux qui sont si bas. je les regarde comme un lièvre regarderait une souris.» À 15 ans…364 (Cf. Femme. Orgueil, Homme-s, Relations entre êtres humains. Admiration)

Femme (Remarquable. Benziane Sohane) : Sohane Benziane fut brulée vive, en France, à 17 ans, le 4 octobre 2002, dans un local à poubelles à Vitry sur Seine par Djemal Derrar. L’analyse de Kahina, sa sœur ainée, qui la dénomma «la jeanne d’Arc de banlieue» doit être écoutée, connue, analysée, respectée. 365

Femme (Remarquable. Bidault Suzanne) : Suzanne Bidault [1904-1955], née sous le nom de Suzanne Borel. Première femme (et seule pendant l’entre deux guerres) nommée au Quai d’Orsay (attachée d’Ambassade, affectée au Service des Oeuvres). D’elle - et cité par elle - M. Fernand Pila, qui fut plus tard ambassadeur au Japon (1935-36), disait : «Elle n’est pas très intelligente, elle n’est pas belle et elle n’a pas le sou, elle ne présente aucun intérêt.» Le commentaire de Suzanne Bidault : «Je n’ai pas besoin de dire que son attitude changea du tout au tout quand je fus devenue femme de ministre».
Sa description de la vie au Quai est particulièrement précise. Elle raconte notamment comment fut pris (en 1929) le décret qui permis à une femme de se présenter au concours pour l’admission dans les carrières diplomatiques et consulaires : «Il ne faut pas croire que ce décret fut le fait d’un ministre libéral et généreux désireux de frayer une voie nouvelle aux ambitions féminines. Non, comme il arrive souvent en France cette mesure administrative n’était qu’une manifestation de favoritisme. Monsieur Louis Marin [1871-1960] avait une pupille, Mlle Camuzet, jeune fille parfaitement honorable d’ailleurs, qui souhaitait entrer dans la diplomatie. Il demanda à Philippe Berthelot [1866-1934] de combler les vœux de cette aimable personne. Il paraît - ce qui est curieux pour quiconque a connu les deux hommes - que Philippe Berthelot ne pouvait rien refuser à Louis Marin. Mlle Camuzet eut donc son décret.» 366 Suzanne Bidault poursuit : En 1931, ce décret «était allongé d’une petite phrase bien innocente : ‘Les candidats devront avoir la plénitude des droits politiques. ‘On ne disait pas : ‘Les femmes ne sont pas admises au concours’ mais en fait elles en était écartées.» 
- On apprend aussi que «les secrétaires étaient recrutées en grande partie par cooptation : c’était d’une part de veuves de consuls et des nièces d’ambassadeurs, d’autre part de sœurs d’huissiers et des filles de facteurs de la valise (diplomatique)».
- On lit enfin en quatrième de couverture de son livre Par une porte entrebâillée ou Comment les françaises entrèrent dans la carrière : «Par son exemple de force morale et de courage, le livre de Suzanne Bidault se situe parmi les ouvrages les plus authentiques consacrés à la condition féminine contemporaine.» Non, c’est un «authentique» ouvrage consacré à la vie au Quai d’Orsay avant la guerre et, notamment, à la phallocratie qui y régnait. Elle ne la dénonce pas, bien au contraire : [comment eut-elle pu le faire ?], elle affirme même haut et fort son antiféminisme, mais son témoignage est une dénonciation imparable du patriarcat. (Cf. Justice. Droit, Patriarcat, Politique. Parité)

Femme (Remarquable. Bonaparte Marie) : Marie Bonaparte [1882-1962] auteure, dans une lettre adressée à Freud, de : «Vous-même […] n’avez peut être pas le sentiment de toute votre grandeur. […]»
- Le contexte : cette phrase fut écrite en janvier 1937, après que celle-ci eut acheté la correspondance entre Fliess et Freud, ce dernier étant fort inquiet de ce qu’elles pourraient publiquement révéler, à juste titre d’ailleurs. 367 (Cf. Flagornerie)

Femme (Remarquable. Boudicca) : [61] On lit, la concernant, dans Tacite : «Sous la conduite de Boudicca [épouse du roi des Lycéens, Prasutagus] femme de sang royal (les Bretons [de Grande Bretagne] ne font pas de différence entre les sexes dans l’exercice du commandement), ils [Les Brigantes] prirent tous les armes. Ils traquèrent les soldats [romains] disséminés dans les fortins, ils soumirent les garnisons, ils envahirent la colonie [Camulodunum (Colchester)] considérée comme le siège de la tyrannie. Dans leur colère et leurs succès, ils n’omirent aucune des cruautés propres aux natures barbares.» […] «Si le succès ne les avait pas engourdi, ils auraient pu se débarrasser du joug romain.» 368 On apprend aussi (dans un autre texte de Tacite) qu’elle fut «battue de verges et ses filles déshonorées.» Tacite nous retransmet aussi ses paroles avant le combat. «Boudicca, montée sur un char, avait devant elle ses deux filles et parcourait le front des nations réunies, en protestant que, si les Bretons avaient l’habitude de combattre sous les ordres de femmes, elle ne venait pas, pour l’instant, en qualité de reine issue de nobles ancêtres, réclamer son royaume et ses richesses ; non, elle voulait comme une simple femme, venger sa liberté perdue, son corps déchiré de verges, l’honneur de ses filles odieusement violé. Les Romains s’étaient vus emportés par leurs passions jusqu’à ne laisser sans souillures ni les corps, ni même la vieillesse ou la virginité. Mais les dieux étaient là prêts à assurer une juste vengeance. […] Qu’on songeait au nombre de combattants et aux causes de la guerre ; on verrait qu’il fallait vaincre sur ce champ de bataille ou y périr. ‘Femme, c’était son destin arrêté : libre aux hommes de vivre et d’être esclaves.’»
* Boudicca, [entre 59 et 62 après J.C], ancêtre, pionnière des luttes féministes contre le viol ? Mais, surtout, grâce à Tacite, la découverte de cette femme, plus de vingt siècles après sa mort, pose une question plus large : ne nous révèle t-elle pas en sus tous les autres dénis concernant «les femmes» que «l’histoire» nous a cachés ?
* Qu’advint-il de cette bataille ? : 40.000 mort-es chez les Bretons, 400 chez les Romains. Quant à Boudicca, elle «finit sa vie par le poison.» (Cf. «Sciences» sociales. Histoire, Violences contre les femmes)

Femme (Remarquable. Bourlier Colette) : Colette Bourlier, née en 1925, a soutenu en 20016, une thèse de géographie sur les travailleurs immigrés à Besançon dans la seconde moitié du XXe siècle. «J’ai mis du temps, parce que j’ai fait des pauses […] » a t-elle notamment dit. 369

Femme (Remarquable. Brettignies Louise de) : Lu dans la présentation d’un livre qui fut consacrée à Louise de Brettignies [1880-1918] : «Louise de Brettignies fait partie de ces ‘inconnues célèbres’. Qui était-elle vraiment ? Pour les Allemands, dangereuse espionne au service des Anglais ; pour les Français, ardente patriote ; pour les Britanniques, femme de tête et organisatrice exceptionnelle du réseau Ramble ; pour les catholiques, mystique et martyre ; pour sa famille, fille aimante et tante adorée ; pour son entourage, femme élégante, subtile, cultivée, complexe et drôle.» Et si elle était tous ces jugements à la fois ? 370

Femme (Remarquable. Catherine II de Russie) : Catherine II (de Russie) [1729-1795], avant son accession au trône, auteure de : «J’ai mené pendant dix huit ans une vie dont dix autres auraient pu devenir folles, et vingt autres à ma place mourir de chagrin.» 371 Plus que crédible…

Femme (Remarquable. Ceaușescu Elena) : Elena Ceaușescu [1916-1989] auteure de : «Je vous ai éduqué comme une mère !». Ce fut la phrase qu’elle adressa aux militaires du ‘tribunal’ qui venait de la condamner à mort, ainsi que son mari Nicolae, alors qu’elle refusait que l’on leur attache les mains pour les conduire au peloton d’exécution. 372 (Cf. Femmes. Mères, Patriarcat)

Femme (Remarquable. Clerc Thérèse) : Thérèse Clerc [1927-2006], auteure de : «J’ai une vie merveilleuse. Je ne fais que ce que j’aime mais j’aime tout ce que je fais […]» 373 (CF. Famille. Clerc Thérèse)

Femme (Remarquable. Cléopâtre) : Lire ce que Plutarque écrit de Cléopâtre [-69-30 avant J.C], dans le chapitre passionnant consacré à Antoine. On découvre la femme de pouvoir, la femme politique, par ailleurs polyglotte. On découvre aussi, notamment, Octavie. 374

Femme (Remarquable. Christine de Suède) : Christine de Suède [1686-1689] était officiellement «Roi de Suède», mais elle fut plus connue sous la dénomination de : «Reine de Suède». Auteure de : «Je suis née libre, je vis libre et je mourrai libérée.» 375

Femme (Remarquable. Collombel-Pagnol Joséphine-Marie) : Joséphine-Marie Collombel-Pagnol [1861-1943, tante paternelle de Marcel Pagnol [1855-1974], directrice de l’École supérieure de jeunes filles de Marseille [1887 à 1918] «met en place des sections de quartier pour que ‘des ménagères et travailleuses absorbées par de multiples besognes puissent s’éclairer sur l’utilité du bulletin de vote avec le minimum de dérangement.» (sans date)
- Par ailleurs, je poursuis la lecture : «En 1928, au premier tour des élections cantonales dans son quartier de l’Estaque, elle se présente, quoique non électrice et encore moins éligible, recueille une cinquantaine de voix, masculine bien sûr376

Femme (Remarquable. Colman Lucy) : Lu : «Lors d’une réunion du mouvement pour le droit de vote des femmes, face à une motion de Frederick Douglass [Auteur de Mémoires d’un esclave. 1817-1885 ], qui affirmait candidement : ‘Le sacrifice de soi est une valeur positive qui doit être enseignée à toutes les femmes’, Lucy Coleman [1817-1891, elle-même anti-esclavagiste] lui demanda : ‘Pourquoi n’avez vous pas appliqué vous-même cette vertu quand vous étiez esclave ?’. Et la résolution de Lucy Coleman qui prônait le droit des femmes à ‘ne plus croire en l’autorité mais à leur seule raison’ fut adoptée.» 377

Femme (Remarquable. Craven Élisabeth) : Élisabeth Craven [1750-1828], auteure de : «On nous oppose des devoirs, on nous prive de l’estime publique, en exigeant de nous des vertus dont on nous impute à crime de nous en faire honneur.» 378 Puissant.
- Ses Mémoires - malheureusement partiellement gâchés par les partis-pris masculinistes innombrables de l’introduction de ce livre, remplis d’incompréhensions patriarcales et de dénigrements de cette femme remarquable - sont passionnantes.
L’éditeur doit la remplacer.

Femme (Remarquable. Curie Marie) : Je lis concernant Marie Curie [1867-1934] ceci (que j’ignorais) : «[Pendant la première guerre mondiale] Marie Curie crée la première Ecole d’aides-manipulatrices en radiologie. Aucun diplôme n’est requis pour intégrer l’école : ‘Peut devenir manipulatrice toute personne réfléchie, soigneuse, adroite de ses mains et pourvue d’une culture moyenne’ écrit-elle dans son tract appelant au recrutement des femmes’. Elle ajoute : ‘Après la guerre, elle retrouvera sans doute l’emploi de ses connaissances dans les hôpitaux civils, les dispensaires, les maisons de santé, les sanatoria’. Les demandes affluent des quatre coins de la France : plus de 180 manipulatrices seront formées dans son école. L’organisation de cet enseignement est en relation étroite avec l’Ecole des infirmières militaires ouverte à l’hôpital Édith Cavell sous la direction de Nicole Girard-Mangin [1878-1919], la première [la seule…] femme médecin au front. C’est elle qui se charge de l’enseignement de l’anatomie.» 379

Femme (Remarquable. Daschkoff Princesse) : La princesse Daschkoff [1729-1810] joua, très jeune, tel que nous le révèle ses Mémoires, un rôle important quant à l’organisation de la «conspiration» ayant permis l’arrivée de Catherine II au trône de Russie. Incontestable femme politique, auteure de : «Tout ardu qu’était le dessein, je n’étais pas femme à me laisser arrêter par des considérations d’obstacles ordinaires.» Quant à ses arguments pour justifier la nécessité du coup d’État, voici ce qu’elle répond à M. Panine (gouverneur du Grand Duc, devenu Pierre III, celui qui devait ‘disparaître’) lequel avait des «scrupules» : «Agissons d’abord, lui répondis-je, et pas une personne sur cent n’assignera à cet évènement d’autres cause que les abus écrasants dont le redressement n’était possible que par un changement dans le pouvoir.» 380 Puissant, juste.

Femme (Remarquable. Decker Marie-Laure de) : [Photographe. ‘grand reporter’], auteure de : «Je me suis toujours dit : ‘ au pire, je meurs ! ’» 381 Libérateur…

Femme (Remarquable. De Cleyre Voltairine) (1) : Voltairine de Cleyre [1866-1912], dans son essai, Comment je devins anarchiste, auteure de : «J’ai réussi finalement en sortir [du couvent] et j’étais une libre penseuse lorsque j’en suis partie, trois ans plus tard, même si dans ma solitude, je n’avais jamais lu un seul livre ni entendu une seule parole qui m’ait aidée. J’ai traversé la vallée de l’Ombre de la Mort, et mon âme porte encore de blanches cicatrices, là où l’Ignorance et la Superstition m’ont brûlée de leur feu infernal, durant cette sinistre période de ma vie. […]
À côté de cette bataille de ma jeunesse, tous les autres combats que j’ai dû mener ont été faciles, car, quelles que soient les circonstances extérieures, je n’obéis désormais plus qu’à ma seule volonté intérieure. Je ne dois prêter allégeance à personne et ne le ferai jamais plus ; je me dirige lentement vers un seul but : la connaissance, l’affirmation de ma propre liberté, avec toutes les responsabilités qui en découlent. Telle est, j’en suis convaincue, la raison essentielle de mon attirance pour l’anarchisme382 (Cf. Êtres humains. Enfants, Famille, Féminisme, Penser, Politique)

Femme (Remarquable. De Cleyre Voltairine) (2) : Paul Avrich, biographe de Voltairine de Cleyre [1866-1912] écrit : «Toute la vie de Voltairine de Cleyre exprime sa révolte contre le système de la domination masculine qui, comme toutes les formes de tyrannie et d’exploitation s’opposait à son esprit anarchiste.» 383 (Cf. Féminisme. Antiféminisme. Baillargeon Normand)

Femme (Remarquable. Delange Frédérique) : Frédérique Delange, étudiante, membre de la Gauche Prolétarienne, par anticapitalisme, avait participé à l’opération de «prise sur le tas», le 8 mai 1970, aux fins de redistribution dans les bidonvilles et foyers de Saint Denis, Nanterre et Ivry contre les magasins Fauchon (symbole des épiceries de luxe). Présentée comme un «Robin des bois des pauvres», elle fut condamnée, le 19 mai 1970, pour «vol» à 13 mois de prison. 384
- Les slogans étaient : «Récupérons sur les patrons le fruit de notre travail», «On a raison de voler les voleurs».
- Commentaire de La Cause du peuple du 23 mai : «Et depuis le procès scandaleux, l’action chez Fauchon est un exemple à un autre titre : notre camarade Frédérique a manifesté un courage très simple. Elle a donné une image claire du jeune partisan.»
- Bien que condamnée par un tribunal correctionnel, elle ‘bénéficia’ discrétionnairement du «régime spécial favorable aux prisonniers» en prison que René Pleven, ministre de la Justice, avait ‘accordé’ aux condamnées par la Cour de sureté de l’État, en réaction à la grève de la faim que, prisonnier-ères, ils et elles avaient effectuée (durée : 25 jours), reconnaissant par là même de facto la dimension politique de l’action contre Fauchon. 385 (Cf. Justice, Politique)

Femme (Remarquable. Demuth Hélène) : Hélène Demuth [1820-1890] était employée comme domestique chez le père de Jenny von Wesphalen. Lorsqu’elle épousera Karl Marx, Hélène la suit, s’installe chez le couple qu’elle ne quittera plus jusqu’à la mort de Marx. En 1851 elle met au monde un enfant, Frederick Demuth [1851-1929], fils de Marx. Il fut séparé de sa mère - qui jamais ne l’élèvera - et placé dans une famille Londonienne. Plus tard, Engels en reconnaître la paternité, mais ne le mentionna pas dans son héritage. C’’est lui qui, semble t-il, proposa qu’elle fut enterrée dans le caveau où reposent Karl Marx et sa femme et qu’une inscription la concernant fut, avec l’accord des filles de Marx, ajoutée sur la tombe [Lettre à Laura Lafargue 5 et 10 février 1891, 12 juillet 1891]. Hélène Demuth a joué un rôle indiscutablement important, dans la vie de ‘la famille Marx’, puis, après la mort de Marx, dans celle de ‘la famille Engels’. Après son enterrement, Engels évoque «la pauvre Nimmy». [Lettre à Laura Lafargue. 14 mars 1892] 386
* Ajout. 24 mai 2015. Sur les questions concernant la paternité de cet enfant, les conséquences de sa naissance sur les familles Marx et Engels, et concernant sa vie, un texte fait le point. 387

Femme (Remarquable. Desroches Noblecourt Christiane) : Christiane Desroches Noblecourt [1913-2011], auteure de : «Je n’ai pas de rancune, j’ai simplement appris à me battre. On n’arrive à rien sans lutter, vous savez. Si je suis devenue une bagarreuse, c‘est par nécessité.»
- Et c’est concernant cette femme remarquable que son éditeur écrivit dans la préface de son livre, Sous le regard des dieux, stupidement : «Cette grande égyptologue aura mieux servi la cause des femmes qu’une armée de suffragettes.» 388 Sans doute pensait-il l’honorer ; ce n’était qu’injures. (Cf. Féminisme. Antiféminisme)

Femme (Remarquable. Dooh Bunya Lydie) : [1933 - ?] Lydie Dooh Bunya, fondatrice du MODEFEM (Mouvement pour la défense des droits de la femme noire, créé en 1981). Lire des interviews d’elle dans Hommes et Migrations (Septembre-Octobre 2005) La condition des femmes noires en France. 389, dans Amina (Juillet 1978), enfin une interview réalisée par Toby Susannah Watkins (Juin 1995). 390

Femme (Remarquable. Drouet Juliette) (1) : Voici, après le coup dÉtat de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, ce que Victor Hugo écrivit concernant le rôle joué par Juliette Drouet [1806-1883]
- Le 1er janvier 1860 : «L’ordre de me fusiller, si j’étais pris, avait été donné dans les journées de décembre 1851. […] Si je n’ai pas été pris, par conséquence, fusillé, si je suis vivant à cette heure, je le dois à Mme Juliette Drouet qui, au péril de sa propre liberté et de sa propre vie, m’a préservé de tout piège, a veillé sur moi sans relâche, m’a trouvé des asiles sûrs et m’a sauvé, avec quelle admirable intelligence, avec quel zèle, avec quelle héroïque bravoure, Dieu le sait et l’en récompensera ! Elle était sur pied la nuit comme le jour, errait seule à travers les ténèbres dans les rues de Paris, trompait les sentinelles, dépistait les espions, passait intrépidement les boulevards au milieu de la mitraille, devinait toujours où j’étais et, quand il s’agissait de me sauver, me rejoignait toujours. Un mandat d’amener a été lancé contre elle et elle paie aujourd’hui, de l’exil, son dévouement. Elle ne veut pas que l’on parle de toutes ces choses, mais il faut pourtant que cela soit connu. Je la supplie de me permettre de lui rendre ici respectueusement témoignage, du fond de mon cœur et de mon âme et de trouver bon que je dépose ce livre à ses pieds.»
- Puis, en septembre 1862 : «J.J [Juliette Drouet] m’a aimé puis m’a sauvé, au 2 décembre. Elle m’a donné d’abord sa vie, puis la mienne.» 391

Femme (Remarquable. Drouet Juliette) (2) : Juliette Drouet [1806-1883] fut, on le sait, une femme sans cesse «trompée», à laquelle Victor Hugo - tout en se repaissant de ses incessantes déclarations d’amour, en acceptant une véritable adoration qu’il n’a jamais remise en cause, contestée ou refusée - n’a cessé de lui mentir.
- À la lecture d’un livre publiant certaines lettres inédites (parmi les 22.000 qu’elle lui écrivit), voici des expressions de la souffrance de la trahison :
- Le 28 juin 1851, après avoir reçu de Léonie Birard, les lettres d’amour que Hugo lui avait adressées, le 13 juillet 1851, elle écrit à Hugo : «[…] Je voudrais absorber tout mon être dans ta contemplation jusqu’à oublier cette vie pour la quelle je ne suis plus faite puisque tu as pu en aimer une autre que moi.» Et, le 12 septembre 1851, elle lui écrit à nouveau : «J’ai passé une partie de la nuit à relire toutes tes lettres, celles de mai 1844, et j’ai versé plus de larmes sur ces tendresses profanées, sur cet amour souillé, que tu n’as donné de baisers à cette femme, et prodigué d’adorations pendant sept années de trahison que se sont écoulées.»
- Le 6 novembre 1878, alors qu’elle avait découvert en juillet dans un Carnet la liaison de V. Hugo avec une «jeune domestique, Blanche Lanvin», elle lui écrit : «Je te remercie, mon grand bien-aimé, de m’avoir rassurée encore une fois. Tu ne sauras jamais le faire trop, tu ne sauras jamais le faire assez pour raffermir ma confiance si profondément ébranlée pour effacer tous les cruels souvenirs qui me torturent le cœur depuis quatre mois, pour cicatriser toutes les peines vives de mon âme392 (Cf. Êtres humains. Relations entre. Aimer, Homme. Remarquable. Hugo Victor, Famille. Mariage. Adultère)

Femme (Remarquable. Dulac Geneviève) : Concernant Geneviève Dulac [1882-1942], on lit dans Wikipédia : «Considérée comme sensible, généreuse, indépendante, possédée par la passion de la recherche et du neuf, Germaine Dulac est parmi les premières en France à envisager le cinéma comme un grand art auquel elle va se consacrer dès 1916.»
- Geneviève Dulac fut aussi la seule à être qualifiée, en 1990, par Georges Sadoul dans son Dictionnaire des cinéastes de «Journaliste, féministe militante». [Elle écrivit en effet dans La Française jusqu’en 1913]. Ce qualificatif fut malheureusement précédé d’un peu rigoureux : «D’abord» qui ne permet pas de savoir dans quelle mesure son engagement féministe perdura ou non dans sa vision du cinéma, ni quelle part il en eut. 393 (Cf. Culture. Cinéma, Femme. Artiste)

Femme (Remarquable. Duncan Isadora) : Isadora Duncan [1877-1927], auteure de : «Il y a des jours où ma vie me semble une légende dorée parsemée de pierres précieuses, un champs printanier où chatoient une multitude de fleurs à peine écloses, un matin radieux dont les heures sont parsemées d’amour et de joie ; il y a des jours où je ne trouve pas de mots pour exprimer mon extase et ma joie de vivre ; des jours où mon école me semble un rayon de génie, où je crois que son succès, bien qu’impalpable, est immense, où mon art est une résurrection.
Mais il y a des jours au contraire où passant en revue mon existence, je ne suis remplie que d’un dégoût profond, d’une sensation de vide absolu. Le passé ne me semble qu’une série de catastrophes, l’avenir une calamité fatale et mon école une hallucination enfantées par un cerveau de démente.
» (Cf. Femme Artiste)
- Lire, pour mieux comprendre ce constat lucide, la vie extraordinaire de cette femme extraordinaire. 394 .
- Et quel dommage que sa mort ne lui ait pas permis de rédiger en complément à ses Mémoires, le récit de ses «Deux années en Russie Bolchévique» [1921-1923]. (Cf. Femme. Artiste, Famille. Mariage. Russie, Féminisme)

Femme (Remarquable. Eltahawy Myriam) : Auteure de : «Je suis une femme très en colère et j’en suis fière.» 395

Femme (Remarquable. Eve (oui, celle d’Adam et...) : Lu dans le Huffington Post, daté du 17 septembre 2015, dans l’article intitulé : Le Pape prend la défense d’Ève contre Adam ceci : «‘La femme tentatrice? Voilà une idée blessante !’. Il suffit parfois de quelques mots, prononcés par la bonne personne, pour mettre à mal un préjugé vieux de plusieurs millénaires. C’est exactement ce qui s’est produit lors du dernier discours du pape François, consacré à Adam et Ève : ‘La femme tentatrice ? Voilà une idée blessante !’ Une petite phrase qui démolit avec une simplicité désarmante la construction culturelle selon laquelle la femme serait l’instrument du diable, un être dangereux à traiter avec méfiance, voire une franche hostilité396 (Cf. Femme Remarquable. Jeanne d’Arc)

Femme (Remarquable. Fallaci Oriana) (1) : Oriana Fallaci [1929-2006], auteure de ce qui fut, pour moi, un livre inoubliable : Un homme, consacré à la vie mais surtout à la compréhension d’un homme exceptionnel, Alekos Panagoulis, par une femme qui a vécu avec lui et réfléchi avec, pour, contre, sans lui. Un grand, vrai, livre politique. 397

Femme (Remarquable. Fallaci Oriana) (2) : Concernant Oriana Fallaci, [1929-2006], lire le chapitre intitulé La Fallaci, que Christine Ockrent lui a consacré dans son livre La mémoire du cœur. 398

Femme (Remarquable. Faye Safi) : Première réalisatrice sénégalaise, auteure de nombreux films, dont La Passante (1972), Revanche (1973), Kaddu Beykat (Lettre paysanne) (1975), Fad'jal (Premier arbre), Goob na nu (La Récolte est finie) (1979). Man Sa Yay (Moi, ta mère) (1980), Les Âmes au soleil (1981), Selbé (1983), 3 ans 5 mois (1983), Ambassades Nourricières (1984), Racines noires (1985), Tesito (1989), Mossane (1996), Regards de femmes (2005)…

Femme (Remarquable. Ferrand Élisabeth) : Condillac [1714-1780), dans son Traité des sensations [1754] écrit concernant Élisabeth Ferrand [1700-1752] : «Il y a sans doute bien des difficultés à surmonter tout ce système. Et j’ai souvent éprouvé combien une pareille entreprise était au dessus de mes forces. Mademoiselle Ferrand m’a éclairé sur les principes, sur le plan et sur les moindres détails, et j’en dois être d’autant plus reconnaissant que son projet n’était ni de m’instruire, ni de faire un livre. Elle ne s’apercevait pas qu’elle devenait auteur, et elle n’avait d’autre dessein que de s’entretenir avec moi des choses auxquelles je prenais quelque intérêt.»
- Cet écrit ne peut être présenté comme il l’est dans le Journal Parisien.1797-1799 de Wilhelm von Humboldt comme signifiant «les remerciements [de Condillac] pour ses conseils et ses observations.» 399
- …pas plus qu’il ne peut l’être concernant la présentation sur Wikipédia du Traité des Sensations : «Il [Condillac] raconte comment il a été amené à revoir les postulats de Locke : c’est la critique de Mlle Ferrand qui lui fit remettre en question la doctrine du philosophe anglais, selon laquelle les sens nous donnent une connaissance intuitive des objets
- En revanche toujours sur Wikipédia, la présentation d’Élisabeth Ferrand concernant sa «contribution» au Traité des sensations est abordé et traité en tant que tel, citations à l’appui.

Femme (Remarquable. Gellhorn Martha) : Martha Gellhorn [1908-1998], journaliste reporter de guerre, auteure de : La guerre en face et Mes saisons en enfer, Cinq Voyages cauchemardesques, publiés en France en 2015, a, concernant sa mère, considérée qu’elle était «la seule personne qui ne [l’]ait jamais possédée
- France Culture, pour sa part, dans la présentation-chapeau qui est faite d’elle - alors qu’elle a, affrontant tous les dangers de mort, couvert presque toutes les guerres du XXème siècle écrit : «Troisième épouse d’Hemingway, elle sera la seule à oser lui demander le divorce.»
Puis, après l’avoir décrite comme «une femme forte, volontaire à qui rien ne résiste» [pas même les guerres ?] France Culture, compassionnel, s’interroge : «Quelle fêlure cache cette quête d’intensité permanente ?» 400 (Cf. Femme. Mères)

Femme (Remarquable. Gorbanevskaïa Natalia) : Natalia Gorbanevskaïa fut l’une des sept personnes qui, le 25 août 1968, pénétrèrent sur la place Rouge à Moscou déroulant des banderoles telles que ‘Pour notre liberté à tous’ et ‘Honte aux occupants’ pour dénoncer l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée Soviétique. Arrêtée le 24 décembre 1969, elle sera internée dans un hôpital psychiatrique de 1969 à 1972. 401

Femme (Remarquable. Grouzdieva Olga) : Je lis dans Le Journal en public de Maurice Nadeau, en mars 2002 : «Les ‘héros positifs’ d’aujourd’hui, c’est par exemple Olga Grouzdieva qui, tout simplement, a demandé à ne plus être citoyenne russe, tout en gardant les droits de vivre dans son pays. Mère de cinq enfants, ‘je ne suis ni anarchiste, ni révolutionnaire, dit-elle, mais elle ne veut pas qu’un de ses fils aille se battre en Tchétchénie, et elle en a par dessus la tête de se heurter à la bureaucratie pour les autres gosses, allocations familiales, cantines scolaires et le reste. Aux fonctionnaires de Vologda, elle explique : ‘Si je suis mécontente de mon mari, s’il me maltraite, je suis en droit de demander le divorce et de porter plainte. Avec l’État, c’est la même chose.’ Et elle intente un procès à l’État. Les juges sont déboussolés, Olga a toute sa tête. Déboutée, elle remet ça et cela dure des années. À la fin, ‘un oukase du président russe Eltsine autorise Olga Grouzdieva et ses enfants à sortir de la citoyenneté russe.’ 402 (Cf. Famille. Divorce, Justice. Politique. État)

Femme (Remarquable. Hemmings Sally) : Sally Hemmings [? - ?] fut l’esclave noire du Président Thomas Jefferson [1743-1826]: de leurs relations, sept enfants seraient nés. Lu : «Le grand homme [possesseur de 200 esclaves] en fait n'hésitait pas à faire fouetter ses esclaves, se plaignait de leur ‘puanteur’ et refusait de les émanciper, par crainte d'un ‘métissage qui ouvrirait la voie à la dégénérescence’403

Femme (Remarquable. Herman Liselotte) : Herman Liselotte [1906-1938] : «Jeune étudiante communiste et jeune mère, elle proteste ouvertement contre la prise du pouvoir par Hitler, ce qui lui vaut son renvoi de l'université de Berlin. Elle s'installe alors dans le Wurtemberg et participe à différentes actions de résistance. Avec des amis, elle parvient à faire passer à l'étranger des informations sur le réarmement national-socialiste. Elle est arrêtée en décembre 1935 et condamnée à mort avec deux de ses amis en été 1937. Elle est exécutée le 20 juin 1938 à la prison de Berlin-Plötzensee, malgré des protestations du monde extérieur. Elle est la première mère exécutée.» 404 (Cf., Femmes. Mères, Patriarcat)

Femme (Remarquable. Holiday Billie) : Billie Holiday [1915-1959] : une grande dame. Qui, du FBI ou de «ses» hommes (souvent liés entre eux, par ailleurs) lui ont fait le plus de mal ? Concernant son mari, proxénète, John Levy, quelques années après leur séparation, elle aurait déclaré, apprenant sa mort : «C’est la meilleure nouvelle que j’ai entendue depuis longtemps». 405 Concernant ses rapports aux hommes, lire les paroles de «Treat me well», injustement dénommé «Fine and mellow». (Cf. Proxénétisme)

Femme (Remarquable. Humbert Thérèse) : Je lis dans la préface d’un livre de l’avocat René Floriot [1902-1975] la présentation de Thérèse Humbert [1855-1918] dont il fut le défenseur, procès évoqué, dans son livre publié en 1959, Au banc de la défense : «Cette étonnante Thérèse qui réussit avec un brio extraordinaire, à extorquer un peu plus d’un milliard d’anciens francs à de puissantes hommes d’affaires aussi importants qu’avertis. Remarquable par son importance, cette escroquerie l’est encore par sa durée. Les victimes de Thérèse ont mis dix-sept ans à comprendre qu’on les avait dupées. Et pendant, dix-sept ans, cette femme charmante, apparemment insouciante et gaie, traitait le Tout-Paris dans son somptueux hôtel de l’avenue de la Grande-Armée, dont le Préfet de police était un familier406

Femme (Remarquable. Jacquemart Justine) : [ ?- ?] Melle Jacquemart, dite «la chanoinesse de Kopsel», après avoir été institutrice en Russie, avoir vécu «dans le monde» à Vienne (Autriche), puis en Crimée, a vécu comme une ermite, «dans l’isolement le plus absolu», soumise à de «nombreuses attaques», pendant plus d’un dizaine d’années, dans «une modeste chaumière composée d’une seule pièce». «Elle n’admettait dans sa chaumière que ceux dont les goûts, la réputation et la vie aventureuse ont quelque analogie avec la sienne». Au terme d’une rencontre, Adèle Hommaire de Helle écrit la concernant : «N’y a t-il pas une vraie satisfaction à se garder soi-même, à se créer, au milieu des soins vulgaires de la vie, des jouissances intellectuelles que personne ne peut lui enlever ?» 407 Elle fut ’découverte’ par Adèle Hommaire de Helle [1818-1883], auteure de L’Equipée dans les steppes de Russie.

Femme (Remarquable. Jeanne d’Arc) : Jeanne d’Arc [1412-1431], brulée vive en 1431, suite à un procès religieux pour «hérésie», elle fut canonisée en 1920. L’Église catholique prend son temps…(Cf. Femme Remarquable. Eve)

Femme (Remarquable. Kahina La) : Kateb Yacine [1929-1989] dans la superbe pièce écrite concernant La Kahina (Reine berbère guerrière. VIIIème siècle), lui fait dire : «[…] Je suis tout simplement la voix des femmes libres / Le souffle inattendu d’un peuple qui fait appel à ses dernières ressources / Trop de nos hommes sont tombés. Que les femmes prennent la relève !». 408

Femme (Remarquable. Kautsky Louise) : Louis Kautsky [1864-1944] : épouse divorcée de Karl Kautsky [1854-1938], penseur socialiste, elle devint la gouvernante-secrétaire d’Engels jusqu’à sa mort. Celui-ci écrit à l’occasion de la très profonde révision de son livre L’origine de la famille, pour sa 4ème réédition : «Mon inspiratrice a été, dans une large mesure, Louise, qui est pleine d’idées claires, limpides, originales sur le sujet». 409 «Inspiratrice»? C’est trop ou trop peu ; ce n’est pas intellectuellement honnête.

Femme (Remarquable. Kiki de Montparnasse) : Kiki de Montparnasse [1901-1953], Alice Ernestine Prin, auteure, concernant un éventuel amant très riche, de : «C’était pourtant un homme charmant, et que j’aurais pu aimer peut être, s’il n’avait eu tout ce fric ! Pouah ! Faire ça pour de l’argent ! Au milieu de toutes mes orgies, de mes nuits de folie, c’est la seule chose que je n’ai jamais salie, l’amour ! Je suis restée la fille très sentimentale et pleine d’affection que j’ai dû comprimer toute ma jeunesse.» 410 Chaque femme qui parle d’elle et qui, dès lors, sort du discours - quel qu’il soit - tenu sur elle, des représentations faites d’elle par les hommes [et, la concernant, ils furent légion] fait avancer et sa vérité et l’analyse féministe du monde.

Femme (Remarquable. Klarsfeld Beate) : Beate Klarsfeld, après avoir, en 1968, au Bundestag, qualifié Kurt-Georg Kissinger, ministre-président de Bade-Wurtemberg qui se présentait à la Chancellerie de : «nazi» et demandé sa démission, elle l’a giflé. Son mari, Serge Klarsfeld, dépolitisant son initiative, a curieusement évoqué une «gifle de la fille à son père». 411

Femme (Remarquable. Kollontaï Alexandra) : Il est impossible de résumer la vie d’Alexandra Kollontaï [1872-1952]. Lire, la concernant, le livre d’Arkadi Vaksberg. 412 On peut noter cependant que dans ce livre, le rôle plus strictement étroitement politique, à savoir les analyses, les actions d’Alexandra Kollontaï sont plus rigoureuses que celles concernant «l’amour libre», «les femmes»…et ne sont pas comparables avec celles concernant la femme dite «amoureuse». Il importe aussi de noter - ce que j’ai découvert par ce livre - aussi triste soit-il de l’écrire, qu’Alexandra Kollontaï, après avoir été, en 1922, l’une des responsables de l’opposition de gauche, dut vivre et mourut…stalinienne. Mais n’est-il pas facile de porter a postériori, hors contexte, un jugement ? Je ne sais. En tout état de cause, elle ne saurait être simplement qualifiée comme telle. Évident ? (Cf. Histoire. Biographies)

Femme (Remarquable. Kowalewski Sofia, Sophie, Sonia) : Sofia Kowalewski [1850-1891] : Mathématicienne russe, première femme d’Europe à occuper une chaire d’Université (en Suède), rédactrice et éditrice de la revue Acta Mathematica. Parmi tant d’évènement notables de sa vie (elle a notamment soigné les blessés de la Commune), elle a rédigé un roman partiellement autobiographique Nihilist Girl, en 1890. Elle fut qualifiée de «femme de génie» par F. Engels. 413

Femme (Remarquable. Labourbe Jeanne) : Concernant Jeanne Labourbe [1877-1919], je lis dans :
- Vers l’autre flamme, de Panait Istrati [1884-1935] : «Je dois à un ouvrier roumain l’horrible récit de l’assassinat par les troupes blanches de l’institutrice Jeanne Labourbe, crime entre mille autres dont le prolétariat et les instituteurs français doivent un jour demander des comptes aux impérialistes de leurs pays.» 414
- En Communisme de Pierre Pascal [1890-1983], en date du 1er avril 1920 un article publié par lui paru dans Le Bulletin Communiste N°3 qui faisait état de Groupe Communiste français de Moscou concernant Jeanne Labourbe qu’il nommait «la fondatrice du groupe» : «Jeanne Labourbe était un précurseur. Dans sa jeunesse laborieuse, elle avait gardé les troupeaux dans son village de Bourgogne. [Elle est née à Lapalisse dans l’Allier]. Puis, elle entre en service à la ville, jusqu’au jour la lettre d’une compagne fut l’occasion de son départ pour la Russie. Installée dans une famille polonaise, elle dut y jouer le rôle douloureux d’institutrice et de servante. Il lui permit cependant, tout en enseignant à son élève sa langue maternelle de compléter sa propre éducation.
Lorsqu’éclata la révolution de 1905, son grand cœur, son courage viril, son dévouement absolu à toutes les causes justes la lancèrent dans le mouvement libérateur. Elle se donna à lui certainement toute entière, comme nous l’avons vu parmi nous ne vivre que pour le Groupe et pour le communisme.
On sait comment elle est morte la 2 mars 1919, lâchement assassinée dans la nuit, au fond d’un faubourg d’Odessa, par un groupe d’officiers français et russe sous la présidence d’un général Borius. Aussitôt arrivés dans la ville, les succès de sa propagande parmi les troupe d’occupation avaient effrayé le commandement. Il fallait à tout prix la faire disparaître. On n’osa pas l’exécuter. Le tout puissant général préféra la faire assassiner secrètement, avec un certain nombre d’autres communistes français d’Odessa, et le lendemain une note officielle attribuait le crime à des brigands anonyme.
À peine le Groupe communiste créé à Moscou, Jeanne Labourbe avait voulu fonder un journal. Elle rechercha les conseils de ceux qu’elle estimait le plus capable de mener l’œuvre à bien. Elle vit Lénine qui lui donna son consentement. Le commissariat des Affaires étrangères lui fournit le papier, l’imprimerie, un rédacteur politique, le camarade Niourine. Le capitaine Sadoul, qu’elle connaissait de nom pour son rôle à la fois diplomatique et révolutionnaire à la Mission Militaire, promit sa collaboration active. Elle-même avec son activité dévorante, accomplit le travail absorbant et ingrat des démarches multiples à faire à travers Moscou. Mais surtout, elle redouble ses efforts de propagande»
Puis Pierre Pascal présente les nombreuses activités du Refuge français de Moscou. 415
- Sur Wikipédia : «Elle meurt en mars 1919 à Odessa, vraisemblablement exécutée par la police locale aux ordres des Russes Blancs
Un timbre soviétique a commémoré le 110ème anniversaire de sa naissance, le 8 avril 1877.

Femme (Remarquable. Lacasse Victoire) : Victoire Lacasse fut la seule femme rescapée du naufrage du Bourgogne, le 2 juillet 1898 qui assurait la liaison entre Le Havre et New York : 700 personnes étaient à bord, dont 125 femmes. L’historienne Dagmar Bellmann qui rapporte ces chiffre poursuit en déclarant que les femmes «ne faisaient pas le poids face aux hommes». Et elle conclut que «lors des naufrages, les rescapés sont presque exclusivement des hommes416
- Jean-Paul Bossugue a publié un roman intitulé 700 hommes à la mer [Éditions du Rocher. 2011] dans lequel il revient sur les réactions des hommes et des femmes lors de ce naufrage.

Femme (Remarquable. Lacoin Élisabeth) (1) : C’est en lisant la correspondance d’Élisabeth Lacoin, dite Zaza [1907-1929], et notamment ses lettres écrites à ses deux amies Geneviève de Neuville et Simone de Beauvoir que je me suis mieux rendue compte à quel point qualifier quelqu’un-e d’homosexuel-el / lesbienne [ou non] était certes grossier, mais surtout si terriblement limitatif ; et que, concernant les relations entre Simone de Beauvoir et Élisabeth Lacoin, les supputations, certes légitimes, autour d’«amours saphiques», à fortiori l’emploi du terme de «couple» paraissent de véritables contresens, trahissant leurs vies. 417 (Cf. Sexes […] )

Femme (Remarquable. Lacoin Élisabeth) (2) : La belle analyse de Simone de Beauvoir dans les Mémoires d’une jeune fille rangée : «J'ai pensé longtemps que j'avais payé ma liberté de sa mort» (à 22 ans) est sans doute pénétrante et généreuse. Pour ma part, à la lecture de ses écrits, j’ai pensé qu’Élisabeth Lacoin pouvait incarner le terrifiant statut imposé - et /ou contesté par elles - à des jeunes filles intelligentes, sensibles, catholiques, riches et bourgeoises au début du XXème siècle. Tout en étant fort lucides. Celle-ci en effet, notamment, écrit le 4 juillet 1929, quatre mois avant sa mort : «Nous avions un dîner essentiellement ‘bourgeois’ et ‘bien pensant’. J’ai regardé à un certain moment les dames assises les unes à côté des autres, avec la même physionomie tranquille et résignée, avec cet air irrévocablement honnête et vide. Serons-nous toutes comme cela un jour ? Ne peut-on être une femme honnête et chrétienne qu’au prix d’un étouffement pareil ? Est-ce cela l’éducation, ce lent endormissement qui fait des femmes, des jeunes filles bien, des êtres inoffensifs, bons mais si décourageants. […]»
On lit aussi d’elle dans une lettre adressée à un ami, du 25 juin 1929 : «Je ne comprends pas la vie comme vous la comprenez. Le bonheur tel que la plupart de gens le définissent, santé, fortune, affections de famille, plaisir, cela ne me fait pas envie du tout, cela me donne même l’envie de dormir. Pour avoir ce bonheur bête, il suffit comme vous dites d’accepter des ‘compromis’, mais cela je ne le veux pas. J’aime bien mieux être malheureuse qu’heureuse à ce prix là. ‘Il faut être raisonnable’, c’est la phrase du monde que je déteste le plus. En ce moment, on veut me faire épouser un garçon d’excellente famille, très intelligent, riche, qui a une très belle situation d’ingénieur. […]» 418 (Cf. Femmes. Bourgeoises)

Femme (Remarquable. Lafargue Laura) : Laura Lafargue [1845-1911] : Femme politique, socialiste marxiste, fille de Karl Marx, traductrice de nombre de textes marxistes, épouse de Paul Lafargue, socialiste marxiste et auteur du livre : Le droit à la paresse, radicalement antimarxiste par ailleurs] Engels lui écrivit le 8 janvier 1890 : «Je crois vraiment que tu es à peu près la seule personne à Paris capable de conserver la tête froide et lucide : cette ville semble rendre les gens fous.» 419…ce qui incidemment était une critique de la politique des socialistes français, et notamment de son mari. Femme attachante ; elle se suicidera avec son mari.
* Ajout. 24 mai 2015. Engels prolongera ce compliment deux ans plus tard, le 27 mai 1892. Alors que Le Socialiste devait se transformer en quotidien, il écrira : «Dans ce nouveau quotidien, tu es un élément absolument nécessaire. Si l’on veut faire quelque chose de supérieur à la moyenne courante des quotidiens français, il faut que quelqu’un suive attentivement au jour le jour le mouvement en Angleterre et en Allemagne, et en rende compte de temps en temps. Et tu es la seule personne dans toute la belle France qui en soit capable… Il faut que tu sois membre régulier de la rédaction et payée en conséquence. Paul a trop du hidalgo pour penser à de telles questions ou pour exiger qu’on y pense, mais c’est indispensable. […]» Il n’en fut plus question (entre eux) et le quotidien ne vit pas le jour. 420
* Ajout. 24 octobre 2015. Lu : «Laure se mariera avec Lafargue, en 1868 et se suicidera avec lui, selon les récits de la presse, en 1911, sans laisser un mot, tandis que Lafargue laissa un testament retentissant à la cause du socialisme. Lénine, qui prononça le discours funèbre, le dédia entièrement à Lafargue, en ne nommant Laure, seulement, en passant, au début, comme fille de Karl Marx421

Femme (Remarquable. La Rochejaquelein, Marquise de) : Marquise de La Rochejaquelein, [1772-1857] : Fille, épouse, cousine de dirigeants de l’insurrection Vendéenne, ses Mémoires sont un remarquable document historique dans lequel, confrontée à d’incroyables et innombrables événements, d’une incroyable violence, elle fait notamment part avec un naturel incroyable de son incroyable courage. La révolution, la contre-révolution présentées par une femme qui les a, à plus d’un titre, vécues.
Elle était née sous le nom de Marie Louise Victoire de Donnissan, puis, à son premier mariage, elle fut nommée Marquise de Lescure, puis, à son second mariage, Marquise de La Rochejaquelein. 422 (Cf. Femmes. Noms)

Femme (Remarquable. Lefort Gertrud von) : Gertrud von Lefort [1876-1971] : Auteure, notamment, en en 1931, de la nouvelle intitulée La dernière à l’échafaud (Die Letze am Schaffot) ; inspirée des manuscrits de Sœur Thérèse de l’Incarnation [Françoise-Geneviève Philippe [1731-1836] seule rescapée des seize carmélites guillotinées sous la Terreur à Paris, la 17 juillet 1794 et auteure du Récit des martyres des seize carmélites de Compiègne. Georges Bernanos s’en inspira en 1948 pour écrire le scénario d’un film qui, du fait de sa mort, ne sera pas réalisé, lequel fur publié sous le titre le Dialogue des Carmélites, porté à la Scène au théâtre par Jacques Hébertot en 1952. Francis Poulenc [1899-1963] s’en inspira alors pour écrire le livret d’opéra, Le Dialogue des carmélites en 1957. Deux films sous le même titre suivront.
- Très proche d’Édith Stein, elle aussi convertie au catholicisme, leur correspondance a été publiée (en français) dans la correspondance de la première. Elle aurait choisi son nom : Von Le Fort en identification avec celui de Blanche de la Force. 423

Femme (Remarquable. Leguay Catherine) : Première femme à rejoindre le Comité d’action des prisonniers (CAP) fondé en 1977 par Serge Livrozet. Auteure de : «La justice, la prison furent une permanence de ma vie. La valeur n’attend pas le nombre des années ; ainsi du haut de mes neuf ans, je devins une délinquante juvénile, au casier judiciaire couvert d’un ‘avertissement’ pour un vol d’enfant désœuvré […] Rebelle à tout ce qui tentait de me normaliser, la prison finit par m’accueillir pour y fêter mes dix sept ans. […] Les prisons d’Avignon, Versailles, Monte Carlo, la Roquette et Fleury-Mérogis m’accueillirent pour des détentions plus ou moins longues. Ces aller-retour auraient pu s’éterniser si, à vingt-trois ans, je n’avais fini par exploser, l’arbitraire et l’oppression de l’administration pénitentiaire me sortant par tous les pores de la peau. Mon impuissance à me révolter fut le déclic qui amorça ma prise de conscience, mon engagement politique. […]»424 (Cf. Politique. Prisons)

Femme (Remarquable. Léo André) (1) : André Léo [1824-1900] écrivaine, romancière, journaliste, militante, Communarde. Pour connaître sa pensée, son action politique, se référer au site de l’association André Léo. 425 Auteure, en 1871, de : «de belles fortunes pétries de tes misères, de la souffrance de ta femme, de la mort de ton enfant…Vive la Bourse ! La France se meurt !» 426 (Cf. Féminisme, «Sciences» sociales. Économie. Bourse)

Femme (Remarquable. Léo André) (2) : André Léo [1824-1900], auteure, aussi, le 8 mai 1871, dans un article (non lu intégralement) intitulé La révolution sans la femme 427 : «Une fois de plus, les femmes n’ont rien à gagner à l’avenir immédiat de cette révolution [la Commune de Paris], car le but est l’émancipation des hommes, non des femmes. […] On pourrait d’un certain point de vue écrire depuis 89 sous ce titre une «Histoire des inconséquences du parti révolutionnaire». La question des femmes en ferait le plus gros chapitre, et l’on verrait comment ce parti trouva moyen de faire passer du côté de l’ennemi la moitié de ses troupes qui ne demandait qu’à marcher avec lui.» Auteure aussi, citée dans le même article (sans source spécifiée) de : «Beaucoup de républicains - je ne parle pas des vrais - n’ont détrôné l’Empereur et le bon Dieu […] que pour se mettre à leur place. Et naturellement, dans cette intention, il faut des sujets ou au moins de sujettes. La femme ne doit plus obéir aux prêtres ; mais elle ne doit pas non plus relever d’elle même. Elle doit demeurer neutre et passive sous la direction de l’homme, elle n’aura fait que changer de confesseur.» (Cf. Droits de l’homme, République, Révolution Française, Historiographie patriarcale. France. XXème siècle, Patriarcat)

Femme (Remarquable. Linder Maud) : Maud Linder, fille de Max Linder [1883-1925], alisatrice. «Elle s’est [notamment] distinguée par son travail de restauration et de mise en valeur de l’œuvre de son père.» (Wikipédia) (Cf. Culture. Cinéma, Femme. Épouse de. Linder Ninette)

Femme (Remarquable. Lou Andreas-Salomé) (1) : Lou Andreas Salomé [1861-1937] : Une femme d’une exceptionnelle intelligence, d’une exceptionnelle sensibilité. Riche d’elle-même, riche de ses relations avec ceux [et dans une moindre mesure, avec celles] avec lesquel-les elle a partagé des moments, des expériences de vie, sans être réductible à aucun d’entre eux. Avoir découvert, à 25 ans, sa [première] biographie est l’un des cadeaux de la vie.

Femme (Remarquable. Lou Andreas-Salomé) (2) : Lou Andreas Salomé [1861-1937], auteure de : «Je ne peux conformer ma vie à des modèles, ni ne pourrait jamais constituer un modèle pour qui que ce soit ; mais il est tout à fait certain en revanche que je dirigerai ma vie selon ce que je suis, advienne que pourra.» 428

Femme (Remarquable. Lou Andreas-Salomé) (3) : Lou Andreas Salomé [1861-1937] Que penser de cette phrase : «Je suis éternellement fidèle aux souvenirs ; je ne le serai jamais aux hommes» ? 429
- À la lecture, plus tard, de cette même phrase, non relevée de ma première lecture de Ma Vie, et dès lors resituée dans le cadre de ses réflexions concernant Rainer Maria Rilke [1875-1926] et de leurs relations, je comprends un peu mieux la signification de cette phrase «si crûment sincère». 430
* Ajout. 10 février 2017. Jacques Nobécourt, dans sa Préface à Ma Vie de Lou Andreas Salomé présente son interprétation de cette phrase. 431

Femme (Remarquable. Luxembourg Rosa) (1) : Rosa Luxembourg [1871-assassinée en 1919], auteure de : «L’épreuve de force entre l’homme et la femme [est un] problème purement académique, tiré par les cheveux qui n’existe pas dans la réalité. Car ou bien la femme est une personnalité - je ne veux pas dire une femme remarquable - mais un cœur plein de bonté et d’énergie intérieure [...] et alors elle s’impose et triomphe moralement, même si elle cède sur des détails. Ou bien, intérieurement, elle n’est rien - et alors le problème n’existe plus432
- Ce déni, cet impensable même, de toute pensée politique féministe, tel qu’ici exprimée par celle qui est présentée comme l’un-e des plus brillant-es théoricien-nes marxistes, qui plus est, l’«une des plus fortes personnalités du socialisme» selon Boris Souvarine, 433 permet de mieux appréhender l’incompatibilité théorique entre marxisme et féminisme. À la relecture, c’est d’elle qu’elle parle. (Cf. Marxisme incompatible avec le féminisme)

Femme (Remarquable. Luxembourg Rosa) (2) : Rosa Luxembourg, [1871-assassinée en 1919], ses Lettres de prison : un joyau de philosophie politique. Lues par Anouck Grinberg : une merveille d’humanité, de sensibilité. 434

Femme (Remarquable. Luxembourg Rosa & Clara Zetkin) : Lors d’une réunion chez Auguste Bebel [1840-1913. Socialiste allemand], Rosa Luxembourg [1871-1919] et Clara Zetkin [1857-1933] se perdent en route et arrivent très en retard. Soulagés, ceux qui les attendaient s’amusent à rédiger des épitaphes en leur mémoire. Rosa Luxembourg les rejette toutes et en propose une autre de son cru : «Ici sont enterrés les derniers hommes de la social-démocratie allemande.» 435 (Cf. «Sciences» sociales. Histoire. Révolution française. Roland Madame (3))

Femme (Remarquable. Macciocchi Maria-Antonietta) : À ma connaissance (actuelle), la [l’une des ?] critique féministe la plus pertinente du marxisme est lisible dans le petit texte de Maria-Antonietta Macchiocchi [1922-2007]: «Quelques thèmes autour du marxisme et du féminisme», en conclusion de la publication de son Séminaire de Vincennes en 1977-78. 436 (Cf. Femmes (Écrivaine. Macciocchi Maria Antonietta)

Femme (Remarquable. Mallet Isabelle) : Isabelle Mallet [?-?], atteinte de poliomyélite, et paralysée, a crée, en 1927, La semaine de la bonté. Lu sur le site officiel :«[elle] surmontait sa maladie et mettait toute son énergie et une partie de sa fortune pour créer [cette] association caritative pionnière de l'aide sociale, qui servira de modèle à de nombreuses autres institutions et qui sera reconnue d'utilité publique en 1955.» L’une des premières initiatives faisant appel publiquement à la générosité privée.

Femme (Remarquable. Manchu Rigoberta) : Rigoberta Manchu, Prix Nobel de la paix en 1992 et notamment membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac, aurait, selon Le livre noir de la condition des femmes, déclaré (source non citée, à vérifier par moi) que : «le féminisme était le dernier avatar du colonialisme». 437 (Cf. Féminisme)

Femme (Remarquable. Marie) : Marie, supposée mère du fils du dieu (chrétien), lorsqu’elle fut informée - nous dit-on - qu’elle devait l’enfanter, répondit : «Je suis la servante du Seigneur. Qui me soit fait selon ta parole [ou : selon qu’il m’advienne]. Et l’ange (Gabriel) la quitta.» (La Bible) Ça commence mal…

Femme (Remarquable. Mademoiselle Mars) : Mademoiselle Mars [1779-1849], comédienne. Lu, la concernant, dans Choses Vues de Victor Hugo, présent à son enterrement le 26 mars 1849 : «Elle laisse un fils…On n’a pas envoyé de billets de faire-part à cause de l’embarras de mettre : Mademoiselle Mars est morte. Son fils a l’honneur de vous en faire part.» 438 Il note aussi que «pendant les discours, au cimetière, les prêtres sont remontés dans leur voiture pour ne point entendre l’éloge d’une comédienne.» (Cf. Femme. Artistes, Femmes. Noms, Famille. Mariage)

Femme (Remarquable. Mère Teresa) : Bernard Kouchner se souvient de Mère Teresa [1910-1997] : «Au Guatemala, elle a été reçue dans un stade immense, elle est arrivée devant la foule, malade, coudée comme un vieil olivier, elle a touché les malades grabataires alignés devant elle. ‘Lève toi et marche’. Ils ne se sont pas levés ! Enfin, passons. Elle a alors commencé à parler très bas…Personne n’entendait. On croyait qu’elle allait rendre l’âme, mais elle s’est redressée, et à la fin, d’une voix fracassante, elle s’est mise à prêcher…Il y avait bien vingt mille personnes. Et que leur annonce t-elle ? ‘Le grand danger, au Guatemala, comme au Bengladesh, ce n’est pas la pauvreté, c’est l’avortement’. Inimaginable 439
- Elle fut canonisée le 4 septembre 2016.

Femme (Remarquable. Michel Louise) : Louise Michel [1830-1905] : pour connaître ses analyses féministes, on peut se reporter notamment aux pages 118 à 125 de ses Mémoires. 440

Femme (Remarquable. Michel Louise. Enterrement) : Louise Michel [1830-1905] meurt, le 9 janvier 1905, à l’hôtel L’Oasis à Marseille. Elle est enterrée le 22 janvier 1905 à Paris. On lit dans l’Humanité, le 23 : «Constatons que Monsieur Lépine (Le préfet de police) avait mis sous la protection (?) de 25 officiers de paix, 80 brigadiers, 880 sous brigadiers, 8000 sergents, sans bâton, mais avec sabre et probablement casse tête, 400 agents de la brigade des recherches, 350 inspecteurs de la Sûreté (alias agents de la Secrète qui, notamment lorsqu’ils sont déguisés en pékins, fleurent à dix lieux leur roussin), et de 100 agents de la mobile, plus des petits soldats ; en effet, trois bataillons d’infanterie et six escadrons de cavalerie sont disposés dans les rues adjacentes et toutes les troupes consignées l’arme au pied.» […] 441 Une reconnaissance policière qui vaut reconnaissance politique. (Cf. Politique. État, «Sciences» sociales. Histoire)
* Ajout. 16 mai 2014. Lu ultérieurement : «Son corps ramené à Paris, la population lui fit de magnifiques funérailles. Comme d’habitude, la police avait fait un déploiement formidable de forces le long du cortège, Lépine et ses subordonnées déployant un zèle intempestif. Un fait significatif qui prouve que lorsque la foule est bien résolue à ne pas se laisser em…bêter, elle peut avoir le libre exercice de sa volonté. […] Lépine nous jappait aux talons. Il ordonna à un peloton de gardes municipaux qui se trouvait là de mettre baïonnette au canon. Ce qui fut fait. Mais un cri formidable de «À bas les baïonnettes !» sortit des rangs de la foule. Et les baïonnettes furent remises au fourreau, sans attendre l’ordre des chefs. Lépine sut se taire cette fois.» 442 (Cf. Politique. Démocratie. Peuple, «Sciences» sociales. Histoire)

Femme (Remarquable. Missy / Mathilde de Morny) : Mathilde de Morny [1863-1944] dénommée Missy. Elle fut celle à qui Colette écrivant : «C’est toi ma raison de vivre» ; celle qui écrivit à Henry de Jouvenel, son futur mari : «Je vous confie Colette». 443 Je découvre qu’à la fin de sa vie Mathilde de Morny, aurait «subi» (?) «une hystérectomie (ablation de tout ou partie de l’utérus) et une ablation des seins». Que sait-on vraiment d’elle, au delà des stéréotypes, des platitudes concernant les femmes dites lesbiennes et / ou dites masculines ? [Elle s’habillait avec des vêtements d’hommes et se faisait appeler Monsieur] L’habit ne fait ni l’homme, ni la femme ; les révèlent t-il à eux / elles-mêmes ?

Femme (Remarquable. Mladic Ana) : Fille de Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, qualifié de «bourreau de Srebrenica», étudiante en médecine : s‘est suicidée, en mars 1994, avec l’arme de service de son père.

Femme (Remarquable. Monica) : Monica ou (pour les Chrétien-nes) Sainte Monique [331-387], mère de Saint Augustin. La concernant, Voici notamment ce qu’en écrit Saint Augustin dans ses Confessions : «Formée à la modestie et à la sagesse, plutôt soumise par vous (au dieu chrétien) à ses parents que par eux à vous, à peine nubile, elle fut remise à un homme qu’elle servit comme son maître ; jalouse de l’acquérir à votre épargne, elle n’employait, pour vous prouver à lui, d’autre langage que sa vertu. Et vous la rendiez belle de cette beauté qui lui gagna l’admiration et le respectueux amour de son mari. Elle souffrit ses infidélités avec tant de patience que jamais nuage ne s’éleva entre eux à ce sujet. Elle attendait que votre miséricorde lui donnât avec la foi la chasteté. Naturellement affectueux, elle le savait prompt et irascible, et n’opposait à ses emportements que calme et silence. Aussitôt qu’elle le voyait remis et apaisé, il le lui rendait à propos raison de sa conduite, s’il était arrivé qu’il eût cédé trop légèrement à sa vivacité. Quand plusieurs des femmes de la ville, mariées à des hommes plus doux, portaient sur leur visage quelque trace des sévices domestiques, accusant, dans l’intimité de l’entretien, les moeurs de leurs maris, ma mère accusait leur langue, et leur donnait avec enjouement ce sérieux avis, qu’à dater de l’heure où lecture leur avait été faite de leur contrat de noces, elles avaient dû le regarder comme l’acte authentique de leur esclavage, et ce souvenir de leur condition devait comprimer en elles toute révolte contre leurs maîtres. Et comme ces femmes, connaissant l’humeur violente de Patricius, ne pouvaient témoigner assez d’étonnement qu’on n’eût jamais ouï dire qu’il eût frappé sa femme, ou que leur bonne intelligence eût souffert un seul jour d’interruption, elles lui en demandaient l’explication secrète; et elle leur enseignait le plan de conduite dont je viens de parler. Celles qui en faisaient l’essai, avaient lieu de s’en féliciter ; celles qui n’en tenaient compte, demeuraient dans le servage et l’oppression.» 444 On peut incidemment noter que Patricius, son mari, est présenté par Wikipédia, comme «un homme bon, affectueux et ouvert d’esprit» [29 février 2016]. (Cf. Patriarcat, « Sciences » sociales. Histoire, Violences contre les femmes)

Femme (Remarquable. Morgenstern Sophie) : Sophie Morgenstern [1875-1949], psychiatre et psychanalyste, pionnière en France de la psychanalyse des enfants. Après, suite à une opération, avoir perdu sa fille unique et alors qu’elle savait que sa famille, juive, avait été massacrée à Lvov (Pologne), elle s’est suicidée le 13 juin 1940, la veille de l’entrée des nazis à Paris.

Femme (Remarquable. Mota Gisela) : Mota Gisela [1987-2015] : maire de Temixco, dans le sud du Mexique, assassinée chez elle, à 33 ans, le 2 janvier 2016, après tant d’autres, d’après les ‘autorités’, par le Cartel de la drogue, Los Rojos, le lendemain de la prestation de serment au cours de laquelle elle s’était engagée à lutter contre la criminalité.

Femme (Remarquable. Mnouchkine Ariane) : Ariane Mnouchkine, auteure de : «L’immédiat handicape le futur.» 445 (Cf. Penser, «Sciences» sociales. Histoire)

Femme (Remarquable. Necker Suzanne) : Lu, concernant Madame Suzanne Necker, née Churchot [1737-1794] : «L’hôpital, qui porte encore aujourd’hui le nom de Necker, fut crée à la fin de 1778 par Madame Necker. C’était alors un petit hôpital de 128 lits où tous les malades - grande innovation - étaient couchés seuls. Les soins y étaient dispensés par un médecin, deux chirurgiens et douze sœurs de Saint-Vincent de Paul. La mortalité y était plus faible que dans les autres hôpitaux parisiens446
- Elle est aussi l’auteure d’un Mémoire sur l’établissement des Hospices (1786) et des Réflexions sur le divorce (1794) et, enfin, bien sûr, outre l’épouse de son mari, Jacques Necker [1732-1804], elle fut la mère de madame de Staël [1766-1817].

Femme (Remarquable. Noailles Madame de) : Madame de Noailles [1876-1933] Lu, la concernant, sous le plume de Charles du Bos : «J’ai noté dans une de mes conférences sur Madame de Noailles cette tendance irrésistible qui la pousse à dresser sa personne et sa figure comme une sorte de Victoire de Samothrace, mais chez elle cela relève de l’expansion et de la force de la personnalité ; chez Shelley, au contraire […]» 447 Analyse, la concernant, dont je ne peux rien dire, mais du moins en elle-même, fine et pertinente.

Femme (Remarquable. Noël Marie) (1) : Marie Noël [1883-1967], citée par François Mauriac, auteure de : «Je fais des actions bonnes, je ne suis pas bonne, je suis domptée. Je reçois doucement ce qui m’est contraire, je ne suis pas douce, je suis tuée. En moi-même, je me révolte, je reverse, je frappe, je brise de toute ma violence. Mais tous les mations, le Christ m’encourage à ma destruction. Et je suis devenue tout comme une morte à force d’avoir bu avec lui son vin de condamné à mort.» 448

Femme (Remarquable. Noël Marie) (2) : Marie Noël [1883-1967], après avoir rencontré, en 1959, De Gaulle qui appréciait son œuvre, dit : «[…] C’est rare de voir un homme, un vrai, un vrai. Et celui-là, c’est un vrai. [...] Ça, c’est un homme, c’est vrai.» 449 Un vrai accent de sincérité d’une femme qui parlait si peu et qui apparaissait, à 75 ans, savoir ce sur quoi elle se fondait pour être si affirmative…(Cf. Homme-s)

Femme (Remarquable. Pahlavi Farah) : On lit, épars, incidemment évoqué, dans les Mémoires de Farah Pahlavi écrites par la troisième épouse du Shah d’Iran ceci :
- [Avant l’arrivée au pouvoir de son époux, dans les années 1950] : [En Iran] «Le taux d’alphabétisation n’atteint pas un homme sur cent, et les femmes n’ont aucun droit, pas même celui de fréquenter l’école.» (p.42) ;
- [Évoquant les (fastueuses) cérémonies du couronnement, le 26 octobre 1967 : «Puis, ce fut mon tour (d’être couronnée…par lui). Je vins m’agenouiller aux pieds du roi et, quand il eu déposé la couronne sur ma tête, il me sembla qu’il venait de consacrer toutes les femmes iraniennes. […] Cette couronne effaçait des siècles d’humiliation ; plus sûrement que toutes les lois, elle affirmait solennellement, l’égalité de l’homme et de la femme.» (p.156) ;
- [Concernant l’avenir de l’Iran] : «Je pense particulièrement aux femmes pour montrer le chemin. La monarchie leur avait pratiquement donné les mêmes droits qu’aux hommes.» (p.406). (Cf. Politique, Égalité)
* Ceci étant, si l’on est lucide sur les autojustifications, l’absence de toute critique politique, y compris concernant la Savak, jamais critiquée (Cf. p.266, 338), les dénis, les silences, les mensonges, la naïveté, au fondement de cette lecture de l’histoire Iranienne, ces Mémoires sont passionnants.
On peut aussi rappeler que deux de leurs enfants se sont suicidés. 450 

Femme (Remarquable. Païva Marquise de) : Marquise de Païva [1819-1884], née sous le nom d’Esther Lachmann, auteure - du moins, cela lui fut prêté - à son mari, le marquis, - avant de le quitter, le lendemain du mariage : «Vous m'avez voulue, vous m'avez eue. Je voulais un nom, je l'ai. Nous sommes quittes.» 451 (Femme. Noms)

Femme (Remarquable. Parks Rosa) : Rosa Parks [1913-2005] fut dénommée «la mère du mouvement des droits civiques». Il lui fut rendu hommage en ces termes : «La femme qui s’est levée [ou : tenue debout] en restant assise». Pour rappel historique : elle avait refusé, dans un bus ségrégationniste, de laisser son siège à un homme blanc. (Cf. Penser. Obéir. Springsteen Bruce)

Femme (Remarquable. Pascal Jacqueline) (1) : Jacqueline Pascal [1625-1661], en religion, Jacqueline de Sainte Euphémie, sœur de Blaise Pascal. 452 Concernant l’ordre fait aux religieuses de Port-Royal de signer en 1661 le Formulaire d’Alexandre VII 453 qui s’opposait à leur foi, auteure de : «Je sais le respect que je dois à MM les Evêques, mais ma conscience ne me permet pas de signer qu’une chose est dans un livre où je ne l’ai pas vue.» […] Je sais bien que ce n’est pas à des filles de défendre la Vérité, quoique, si l’on peut dire, par une triste rencontre, que, puisque les Evêques ont le courage des filles, les filles doivent avoir le courage des Evêques ; mais si ce n’est pas à nous de défendre à la Vérité, c’est à nous à mourir pour la Vérité». La même écrivait : «Que craignons nous ? le bannissement et la dispersion pour les Religieuses, la saisie du temporel, la prison et la mort, si vous le voulez ; mais n’est ce pas notre gloire et ne doit-ce pas être notre joie ? Renonçons à l’Evangile ou suivons les maximes de l’Evangile, et estimons-nous heureux de souffrir quelque chose pour la justice. Mais peut être on nous retranchera de l’Église ? Mais qui ne sait que personne ne peut en être retranché malgré soi ? […].» Quel courage …
- D’elle, Sainte-Beuve écrivit : «Cette sœur, comparée au frère, l’explique, le complète et peut être, à quelques égards, le surpasse…La sœur voilée de Pascal est son égal pour le moins ; elle le précède presque en tout, elle le guide, même dans les âpres grandeurs de la mort454
N.B. Je suis incapable de porter un quelconque jugement critique sur cette approche.

Femme (Remarquable. Pascal Jacqueline) (2) : Jacques Prévert [1900-1977], auteur du «dialogue» suivant : «Sa sœur : ‘A quoi penses-tu, Blaise ?‘ / Pascal : ‘A rien’ / Sa sœur : ‘C’est bien ce que je pensais’.» 455

Femme (Remarquable. Pathé Odile) : George Orwell [1903-1950] évoque le probable «boycott» en Angleterre de son livre, La ferme des animaux (une critique de la Russie Stalinienne) en 1946, bien qu’il ait été «traduit en neuf langues» et il poursuit : «Le plus difficile à organiser a été le français. Un éditeur a singé un contrat et a dit ensuite que c’était ‘impossible’ pour des raisons politiques, d’autres ont fait des réponses semblables : néanmoins, j’ai arrangé ça avec une éditrice qui se trouve à Monte-Carlo et que se sent un peu plus à l’abri. C’est une femme, Odile Pathé [fille de Charles Pathé. [?-? ], qu’il ne faut pas oublier au cas où d’autres auraient des livres impopulaires à traduire, car elle me parait avoir du courage, ce qui n’est pas très courant en France en ce moment. (avril 1946)» 456
- Pour une analyse plus précise et donc rigoureuse, Cf. la présentation par les Éditions Agone du livre George Orwell, entre littérature et politique [2011], des Éditions Odile Pathéun lieu où se retrouvait des anciens du POUM, de la Révolution Prolétarienne et de la gauche révolutionnaire»] de la revue Paru et des conditions de la publication en français de La ferme des animaux.

Femme (Remarquable. Paz Magdeleine) (1) : Après avoir évoqué «le courage d’une femme», on lit dans un livre qui lui est consacré : «Dans ses reportages et articles à son combat pour Victor Serge, le temps est amplement venu pour que Magdeleine Paz [1889-1973] soit autre chose qu’un nom hâtivement cité dans les histoires des intellectuels et un inconnue sur une photo. Son parcours journalistique et militant donne à voir sans aucun doute une personnalité qui fit de la cohérence ce ses écrits avec ses actes son credo, du don de soi au service de la solidarité son expression essentielles, de l’intransigeance sa ligne de conduite. […] Retenons encore d’elle cette phrase de son ouvrage, Femmes à vendre [Reider. Paris] publié en 1936, véritable profession de foi tout en formulation pré-sartrienne : ‘Nous sommes responsables, je suis responsable : il ne m’est jamais arrivé de constater une misère ou une iniquité sans que cette pensée ne m’emplisse l’âme jusqu’au bord’.» Il serait peut être bon que notre pâle époque en prenne de la pugnace graine.» (Non signé, mais sous la plume d’Anne Mathieu qui coordonne le livre passionnant qui lui est consacré). 457
- Notons qu’avant Femmes à vendre, elle avait publié en 1919 un livre (préfacé par Henri Barbusse), intitulé Femme. (Flammarion)
Plus largement, il faudrait publier ses écrits féministes. (Cf. Proxénétisme. Abolitionnisme)

Femme (Remarquable. Paz Magdeleine) (2) : Christophe Patillon en présentation du livre de Magdeleine Paz [1889-1973] Je suis l’étranger : «[…] L'un de ses grands combat : arracher des griffes du Guépéou Victor Serge, l''ex-anarchiste converti au bolchévisme, l'ardent défenseur de la Révolution russe devenu opposant au stalinisme, exilé loin de Moscou, aux confins de l'Oural. On craignait pour sa vie, à raison. Infatigable, Magdeleine Paz s'est démené sans compter pour obtenir l'expulsion vers la France de Victor Serge. Tache difficile puisque pour cela il lui fallait affronter tous les appareils de propagande du Parti communiste pour qui, un opposant, même de gauche, à la dictature sur le prolétariat, ne pouvait être qu'un agent du fascisme et de la bourgeoisie. ‘Il faut une certaine vaillance pour aller contre le courant’ a-t-elle écrit en 1932. De vaillance, elle n'en a jamais manquée458
- À son actif, elle démissionne du Monde ou elle était responsable de la rubrique de Critique littéraire du 6 février 1932 au 15 juillet 1933, à la suite de la publication d’un article d’Henri Barbusse. Elle aurait aussi démissionné en 1938 de la Ligue des droits de l’homme qui refusait de condamner clairement l’URSS de Staline (source à retrouver).

Femme (Remarquable. Paz Magdeleine) (3) : Panait Istrati [1884-1935], l’un des tous premiers intellectuels ayant dénoncé l’évolution de la Russie postrévolutionnaire, critique en 1933 Magdeleine Paz, qui, en rendant compte de son dernier ouvrage, La maison Thürigen, l’avait considéré, dans Le Monde, comme «un livre réactionnaire» et avait ajouté : «Ce n’est pas autre chose qu’une défense de la bourgeoisie que prononce Istrati.» 459

Femme (Remarquable. Pingeot Anne) (1): Anne Pingeot, dans les émissions de France Culture au cours desquelles elle prit la parole, après avoir rappelé son milieu bourgeois de province, de droite, peu évolué intellectuellement, patriarcal, concernant leur «vision de la femme : la femme est quelqu'un qui doit être soumis, qui ne doit avoir aucune vie intellectuelle, et ça a compté beaucoup quand même» et évoque «[…] ce côté de soumission a fait que j’ai accepté au fond l’inacceptable…» - - Ultérieurement, elle emploiera concernant François Mitterrand, le terme de «pygmalion», de «prédateur», puis de «chasseur séducteur»…et parlera de la naissance de Mazarine [quelle lui a ‘imposé’ sous peine de le quitter] comme son «seul acte altruiste».
- Elle évoque aussi, bien sûr, le rôle positif qu’il a joué pour elle, avec distance. J’ai noté : «Je ne me suis jamais ennuyée, au moins…» 460 (Cf. Homme. «Politique». France. XXème siècle. Mitterrand François (1))

Femme (Remarquable. Pingeot Anne) (2) : Je lis dans un article de Catherine Nay, Les amours de Mitterrand, qu’il appelait Anne Pingeot : «ma fille», «ma merveilleuse fille», lui qui était l’ami de son père - lequel lui avait «demandé de veiller sur elle» - et qui aurait pu l’être. Il avait 33 ans de plus qu’elle. 461

Femme (Remarquable. Pingeot Anne) (3) : Je lis dans un article du Figaro, Dans le secret des lettres à Anne, que dans ses Lettres à Anne «Mitterrand [lui] reprochait son caractère entier, son intransigeance» [entre parenthèses] et ce, suivi, sans autres commentaires, de : «émouvantes ces missives…» 462

Femme (Remarquable. Pizzey Erin) : Erin Pizzey, créatrice en 1971 d’un refuge à Londres pour femmes et enfants battus (par les maris et les pères), auteure d’un livre pionner, remarquable et globalement toujours valide : Crie moins fort, les voisins vont t’entendre. 463

Femme (Remarquable. Phoolan Devi) : Phoolan Devi, [1963-2001], surnommée «la reine des bandits» auteure de : «C’était parce que j’étais une femme que j’ai été humiliée au plus profond de mon âme. Je n’ai jamais admis cette condition. Je me suis révoltée.» […] Elle écrit aussi, près avoir été mise à nue, violée, battue, torturée, empalée, jetée en pâture à la population masculine des castes supérieures de plusieurs villages : «J’étais enragée contre les hommes. Il fallait que je leur fasse subir tout ce qu’ils m’avaient fait subir […] Détruire ce qui symbolise leur pouvoir. Anéantir le serpent. Et rire de les voir sauter comme des chevreaux castrés, pleurer comme des femmes, se rouler à mes pieds, supplier, supplier comme je l’avais fait. Les gens de ma caste le savaient tous. Si une mère voulait protéger sa fille, un mari, sa sœur, sa femme, Ils n’avaient qu’à dire au violeur : ‘Phoolan Devi te punira, et je le faisais’ […] Je ne tue pas pour rien. Je punis. […] Les journaux n’arrêtent pas de parler de moi. Si seulement ils avaient parlé de moi avant, quand on me maltraitait. On ne parle donc que des crimes des pauvres gens et jamais de leurs malheurs…». Et lorsqu’elle fit, à ses conditions, sa reddition, politiquement négociée (terres, emplois…), les gens pauvres ne voulaient pas qu’elle cède, tandis gens des hautes castes disaient : «Ce n’est pas Phoolan Devi que se rend au gouvernement, c’est le gouvernement qui cède à Phoolan Devi.» 464
Elle disait aussi : «Je n’ai fait que rendre aux hommes ce qu’ils m’ont fait subir» ; «Si quelqu’un porte la main sur une femme, coupez lui la main» ; et enfin : «Mon vœu le plus cher est que les femmes ne supportent pas ce que j’ai subi.» 465
* Que les féministes - dites radicales incluses - apparaissent timorées…(Cf. Patriarcat, Politique)

Femme (Remarquable. Planiol Thérèse) : Jean Bernard [1907-2006] présente ainsi, en Préface de l’histoire de sa vie, Thérèse Planiol [1914-2014) : «Être abandonnée par sa mère à la naissance, connaître l’enfance rude, souvent cruelle, des pupilles de l’Assistance Publique, passer d’établissement scolaire en d’établissement scolaire, en affrontant tantôt l’injustice, tantôt différence, combattre longtemps sans succès pour être autorisée à commencer des études de médecine, se voir proposer, après avoir obtenu une licence es-sciences un poste d’aide laborantine, assumer tout à tout les fonctions de commis de bureau, de secrétaire adjointe, entrer enfin en médecine, trouver de nouvelles injustices, de nouvelles indifférences, en triompher, grâce à une valeur exceptionnelle, rencontrer un grand amour partagé qui éclaire enfin une vie longue et triste, sauter de succès en succès, de l’internat à l’agrégation, de l’agrégation au professorat, devenir en France et hors de France un des premiers biophysiciens de notre temps, retrouver tardivement sa généalogie en remontant jusqu’au XVème siècle, telle est, brièvement résumée, l’existence admirable et émouvant de Thérèse Planiol qu’avec une constante discrétion, elle nous conte tout au long de ce livre.» Il poursuit : «Toute l’existence ce livre est une rébellion.» [...] Et il termine ainsi : «C’est à la fois le portrait d’une personnalité de premier rang et l’image de notre société que nous apporte ce remarquable ouvrage.» Plus justement, «l’image de notre société», n’est vraiment pas brillante.
- Concernant sa jeunesse d’enfant «abandonné», elle écrit : «Une fois de plus je rencontrais la bêtise, l’injustice ; j’ignorais encore la misogynie. Après avoir vécu la condition d’enfant assistée, j’abordais les problèmes de la condition féminine». 466 Toute sa vie, des mandarins de médecine qui n’ont cessé de bloquer ses recherches ne cesseront de les lui rappeler.

Femme (Remarquable. Pougy Liane de) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944] à la date du 30 mai 1922 : «J’ai fait la connaissance de la princesse Ghika, née Liane de Pougy [de son vrai nom Anne-Marie de Chasseigne. 1871-1950]. Elle disait avoir été en Grèce, en Égypte, à Constantinople, promenée son ‘chagrin d’aimer’. Elle racontait les coups qu’elle avait reçus de son premier mari». 467
- Un autre regard sur la ‘célèbre courtisane’.
- Qui sait si sont destin n’eut pas été autre sans ce début dans la vie maritale ? (Cf. Violences à l’encontre des femmes)

Femme (Remarquable. Princesse Mathilde Bonaparte) : Dans un livre concernant la princesse Mathilde Bonaparte [1820-1904] qui, pour partager nombre de ses valeurs, n’en est pas moins un livre de valeur, on lit ce jugement pertinent : «[…] Elle cru pouvoir servir la cause de l’Empire tout en épanouissant ses personnalité dans le culte de l’intelligence. Marquée par le destin pour être à la fois la dépositaire la plus distinguée du souvenir Napoléonien et la protectrice de la pensée contemporaine, elle peut se demander si elle a réussi dans des rôles impliquant tant de contradictions.» (Écrit au terme du chapitre concernant ses relations avec Sainte- Beuve et leur rupture) 468 (Cf. Famille. Princesse Mathilde Bonaparte)

Femme (Remarquable. Rachel) : Pour Béatrix Dussane [1888-1969], Rachel, [1827-1857] «une petite fille de génie» […] «qui ressuscita la tragédie». On peut aussi écouter la présentation de Rachel faite par Pierre Janin. 469

Femme (Remarquable. Réal Grisélidis) : Grisélidis Réal [1929-2005], auteure de : «Si au moins on était des bêtes, mais on est des humains déshumanisés qui ne sont même pas des bêtes470(Cf. Êtres humains. Politique. Animalisation du monde, Proxénétisme)

Femme (Remarquable. Rendu Sœur Rosalie) : Sœur Rosalie Rendu [1786-1856] : religieuse de la Congrégation des Filles de la Charité, vers 1833, elle participe avec Frédéric Ozanam à la création de la Société Saint Vincent de Paul. Sur sa tombe est gravé : «À la bonne mère Rosalie. Ses amis reconnaissants, les pauvres et les riches471 (Cf. Femmes. Charité)

Femme (Remarquable. Riffaud Madeleine) : Madeleine Riffaud : Après avoir été responsable au sein du Front National des Étudiants du Quartier Latin, elle entre dans les FTP en mars 1944, participe à la préparation armée du soulèvement parisien d’août 1944, tue en plein jour un officier allemand [«Neuf balles dans mon chargeur / Pour venger tous mes frères / Ça fait mal de tuer / C’est la première fois / Sept balles dans mon chargeur / C’était si simple / L’homme qui tirait l’autre nuit / C’était moi.»], capturée par un milicien, livrée à la Gestapo qui la torture rue des Saussaies, puis par des français à la Préfecture de police, ne parle pas, est condamnée à mort, mais n’est pas exécutée ; libérée mi août, reprend immédiatement son combat dans la Résistance où elle est affectée à la Compagnie Saint-Just avec le grade d'aspirant.
Lire, d’elle, durant la guerre, On l’appelait Rainer (1939-1945). 472
- On lit sur Wikipédia, sans autre commentaire : «Son engagement s'arrête à la fin des combats pour la Libération de Paris, l'armée régulière ne l'acceptant pas en tant que femme d'une part, mineure d'autre part.»
- La poursuite de sa longue vie fut non moins exceptionnelle que ses engagements dans la Résistance. Cette femme remarquable à tant de titres (journaliste de guerre, anticolonialiste, communiste, écrivaine…) a 90 ans. [en septembre 2014].
- Son livre : Les linges de la nuit [1974] est un document / reportage - vécu par elle - de grande valeur sur la vie des travailleuses dans les hôpitaux.

Femme (Remarquable. Robert Marthe) : Avoir entendu Marthe Robert [1914-1996] analyser le Don Quichotte de Cervantès réconcilierait avec la critique littéraire l’être qui en serait son plus fervent détracteur. Et permet de mieux appréhender ce qu’est la claire l’intelligence d’une œuvre, à l’opposé du titre de l’émission. 473

Femme (Remarquable. Romilly Jacqueline de) (1) : Jacqueline de Romilly [1913-2010], auteure de : «Il est vrai que Thucydide a été l’homme de ma vie. II est vrai que je pouvais choisir plus mal474

Femme (Remarquable. Romilly Jacqueline de) (2) : Jacqueline de Romilly [1913-2010], auteure de : «Avoir été juive sous l'Occupation, finir seule, presque aveugle, sans enfants et sans famille, est-ce vraiment sensationnel ? Mais ma vie de professeur a été, d'un bout à l'autre, celle que je souhaitais.» 475

Femme (Remarquable. Roosevelt Eleanor) : Eleanor Roosevelt [1884-1962], auteure de : «Great minds discuss ideas. Average minds discuss events. Small minds discuss people» «Les grands esprits discutent des idées. Les esprits moyens discutent des événements. Les petits esprits discutent des gens.» La hiérarchie posée entre les personnes gâche une idée qui peut s’avérer intéressante concernant la nature des discussions…
- Ses écrits devaient être traduits et publiés. (Cf. Femme. Mère. Remarquable)

Femme (Remarquable. Rykiel Sonia) : Dans le carnet du Monde du 30 août 2016 annonçant le décès de Sonia Rykiel [1916-2016], on lit : «À Sonia Rykiel, géniale créatrice, incessante révolutionnaire, depuis 1968, avec Antoinette Fouque, en mouvements. Notre infinie tendresse. Ses amies du MLF et des Éditions des Femmes». Pourquoi ces hyperboles ? (Cf. Femmes. Fouque Antoinette)

Femme (Remarquable. Sand George) (1) : Nicolas Berdiaev [1874-1948], auteur de : «Les romans de George Sand [1804-1876] ont joué un rôle décisif dans la formation de la vie émotionnelle russe, dans la position de la classe cultivée russe face aux problèmes sentimentaux, dans son horreur de la contrainte, de la convention et de l’insincérité.» 476 (Cf. Femme. Artiste, Écrivaine)

Femme (Remarquable. Sand George) (2) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 29 octobre 1908 : «Été voir Pauline Viardot. […] La sœur de la Malibran [1808-1836] est très âgée, 87 ans. Elle m’a dit la bonté de George Sand [1804-1876] ‘bonté bourgeoise, bonté simple’. On parle toujours de son génie. On ne saura jamais combien elle était bonne. […]» 477 (Cf. Femme. Artiste, Écrivaine)

Femme (Remarquable. Sand George) (3) : Début de l’éloge funèbre de George Sand [1804-1876] par Victor Hugo [1802-1885], lu par M. Paul Meurice [1818-1905], le 10 juin 1876, à Nohant, le jour de ses obsèques : «Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : ‘Je vous remercie d’être une si grande âme’. Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante. Patuit dea. George Sand a dans notre temps une place unique. D’autres sont les grands hommes ; elle est la grande femme. Dans ce siècle qui a pour loi d’achever la Révolution française et de commencer la révolution humaine, l’égalité des sexes faisant partie de l’égalité des hommes, une grande femme était nécessaire. Il fallait que la femme prouvât qu’elle peut avoir tous les dons virils sans rien perdre de ses dons angéliques ; être forte sans cesser d’être douce. George Sand est cette preuve. Il faut bien qu’il y ait quelqu’un qui honore la France, puisque tant d’autres la déshonorent. George Sand sera un des orgueils de notre siècle et de notre pays. Rien n’a manqué à cette femme pleine de gloire. Elle a été un grand cœur comme Barbès, un grand esprit comme Balzac, une grande âme comme Lamartine. […]» (Cf. Femme. Artiste, Écrivaine)

Femme (Remarquable. Saartjie Baartman) : Saartjie Baartman [1789-19145] De son vrai nom, Swatche, fut surnommée ignominieusement par la science française «La Vénus Hottentote», après, esclave, s’être vue attribuée le nom de son propriétaire. Après avoir fait «partie des collections de l'établissement public du Muséum national d'histoire naturelle», sa «dépouille mortelle» est remise à l’Afrique du Sud en 2002. (Cf. Femmes. Nom)

Femme (Remarquable. Schloss Simone) : Simone Schloss [1920-2 juillet 1942] fut l’une des premières résistantes, communiste. Arrêtée, puis jugée par un tribunal de guerre nazi, avec ses 27 compagnons, après avoir été livré-es à lui par la police de Vichy. Eux, seront fusillés au Mont Valérien ; elle, condamnée aussi à mort, mais graciée, «en tant que femme», sera décapitée, 3 mois après, en Allemagne. Une plaque à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique (Paris VIIème) leur rend hommage.

Femme (Remarquable. Schopenhauer Adèle) : Adèle Schopenhauer [1797-1849], auteure dans un lettre à son frère Arthur Schopenhauer [1788-1860] : «J’ai trouvé moyen de supporter la vie sans être heureuse mais sans me plaindre […]. Ici, nous (sa mère et elle) vivons tranquilles […]. Nous resterons ici et cette perspective me laisse dans un calme indescriptible, ni gaie, ni triste, ni enjouée, mais tranquille […]. Nul sentiment ne m’agite plus. Aucun espoir, aucun plan d’avenir, à peine un désir […]. Je vis malgré moi, l’âge m’effraie. J’ai peur de la solitude qui m’attend sans doute. Je ne veux pas me marier parce que je trouverai difficilement un homme qui soit fait pour moi […]. J’ai bien la force de supporter ma solitude, mais je serais profondément reconnaissante au choléra s’il voulait bien, sans trop de douleur, mettre fin à toute l’histoire […].» 478
- Je lis ensuite sur Wikipédia : «Très douée, Adèle s'occupe de ( ! ) littérature et de poésie. Elle n'écrit pas seulement des histoires, des poèmes et des romans, elle est aussi un maître du papier découpé : ses remarquables silhouettes ainsi que son œuvre littéraire sont honorés principalement en langue anglaise

Femme (Remarquable. Souvestre Marie) : Marie Souvestre [1836-1905] créatrice, avec Caroline Dussault, en 1863, «avant Camille Sée, avant le collège Sévigné», mais soutenue par Victor Duruy à Fontainebleau de l’école Les Ruches. Destiné à des jeunes filles riches et étrangères (la plus ‘célèbre’ étant la jeune Eleanor qui devait plus tard épouser Roosevelt), l’enseignement non religieux, était ouvert sur le monde de l’époque. Après une rupture avec Caroline Dussault, l’école fut transférée à Allenswood en Angleterre.
- Un exemple de la pédagogie appliquée : «Les élèves écrivaient des rédactions sur des sujets donnés qu’elle déchirait rageusement en deux si elles n’atteignaient pas la qualité requise. Malheur à celle qui, dans une rédaction, se contentait de régurgiter ce qui avait été expliqué en classe. Eleanor se souviens de ses propos : ‘Vous me rendez ce que je vous ai donné et cela ne m’intéresse pas’ disait-elle.’ Pourquoi vous a t-on donné un cerveau sinon pour penser librement ?‘» 479
Le livre de David Steel lui est consacré.

Femme (Remarquable. Staël Madame de) (1) : Madame de Staël [1766-1817], auteure de : «[…] Nous sommes assez esclaves sans river nous-mêmes nos fers. » Pourquoi cette assertion (parmi tant et tant d’autres) si forte, si puissante, si vraie, si fondamentale ne nous a t-elle jamais été transmise ? 480 (Cf. Femme. Écrivaine. Staël Madame de)

Femme (Remarquable. Staël Madame de) (2) : Madame de Staël [1766-1817] : De subtiles analyses féministes à lire dans : De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations (p.124 à 129). 481 (Cf. Femme. Écrivaine. Staël Madame de)

Femme (Remarquable. Staël Madame de) (3) : L’intelligence de Madame de Staël ne doit pas occulter le fait qu’elle était fille de banquier et épousa un baron.
- Ayant écrit ceci, je dois ici préciser, que - comparaison de fortune et de tout lien avec l’aristocratie mises à part - je suis moi aussi, une nantie, une privilégiée…Oh ! combien ! (Cf. Femme. Écrivaine. Staël Madame de. Conscience de classe)

Femme (Remarquable. Stein Édith) : Édith Stein [1891-1943], après avoir demandé «audience privée» au pape qui lui fut refusée, adressa en avril 1933, une lettre à Pie XI qui lui fut remise par son «père spirituel», Dom Raphaël Walzer, «militant anti nazi convaincu».
Dans cette lettre, lucidement alarmiste, «fille du peuple juif» et «fille de l’Église catholique», elle «ose exprimer devant le Père de la chrétienté ce qui accable des millions d’Allemands» : «Depuis des semaines, nous voyons en Allemagne se produire des agissements qui témoignent d’un total mépris de toute justice et de toute humanité, sans parler de l’amour du prochain ? Des années durant, les chefs du national-socialisme ont prêché la haine des juifs. [Dans une lettre datée du 11 novembre 1919, elle avait évoqué «l’effroyable antisémitisme qui règne maintenant partout».] 482
Elle évoque «une opinion publique bâillonnée», «le boycottage des magasins et institutions juives qui ôtent aux personnes leurs moyens d’existence, leur honneur de citoyen et leur patrie [et] en pousse beaucoup au désespoir».
Et elle poursuit : «Tout ce qui s’est produit et se déroule encore quotidiennement est le fait d’un gouvernement qui se déclare ‘chrétien’. Depuis des semaines, non seulement des juifs mais aussi des milliers de catholiques fidèles en Allemagne - et je pense dans le monde entier - attendent et espère que l’Église du Christ fasse entendre sa voix pour mettre un terme à cet abus du nom du Christ. Cette idolâtrie de la race et du pouvoir étatique - martelée chaque jour aux masses par la radio, n’est-elle pas une hérésie ouverte ? […] Nous tous qui sommes les enfants fidèles de l’Eglise et qui, observons les évènements qui se déroulent en Allemagne sans fermer les yeux nous craignons le pire pour l’image de l’Église si jamais son silence durait encore. Nous sommes aussi convaincus que ce silence ne sera pas en mesure d’acheter la paix face à l’actuel gouvernement allemand. La lutte contre le catholicisme est provisoirement encore menée avec discrétion et sous des formes moins brutales que celle contre les juifs, mais elle n’en est pas moins systématique. Sous peu, aucun catholique ne pourra plus exercer une charge sans avoir soustrait inconditionnellement à la nouvelle orientation. […]»
Elle reçut un accusé de réception.
Cette lettre fut mensongèrement déclarée perdue par le Vatican, puis refusée de publication et ce n’est qu’en février 2003, à la suite de l’ouverture d’archives du Vatican, qu’elle fut rendue publique.
Rappelons aussi qu’elle avait préalablement été béatifiée par Jean Paul II en 1987.
Rappelons enfin que devenue Carmélite, Édith Stein, déportée, mourut avec sa sœur Rosa, à Auschwitz en 1942. (Cf. Femme. Nom)

Femme (Remarquable. Sullerot Evelyne) : Evelyne Sullerot [1924-2017], concernant l’avortement et la contraception, en 2012, auteure de : «Maintenant, vous avez une augmentation sans cesse chez les très jeunes, les 16,17, 18,19 ans de filles qui demandent, pour la deuxième, pour la troisième fois des avortement, parce qu’elles n’ont pas à se casser la tête. Alors que la pilule, il faut se prendre en main et assurer soi même cette maitrise. Et à ce moment là, la femme devient absolument responsable. Elle découvre une double liberté, la liberté de n’être enceinte que si elle le veut, donc de ne pas l’être si elle ne le veut pas, et la liberté de rechercher son épanouissement sexuel dans la sexualité par rapport à la procréation. […] 483 (Cf. Féminisme, «Sciences» sociales. Sociologie)

Femme (Remarquable. Taratouta Olga) : Lu dans le Journal de Russie 1928-1929, de Pierre Pascal [1890-1983], à la date du 1er février 1928 : «Le Libertaire publie une lettre d’Olga Taratouta qui traite les dirigeants aussi librement que si elle était en sûreté ; or, elle est à Moscou, malade. On a trouvé chez elle les mêmes manifestes pour lesquels ont a arrêté Varchavski (militant anarchiste) : elle dit : «Lâches, arrêtez moi aussi, je n’ai pas peur, je suis vieille… Être dans une petite prison ou dans une grande prison comme sous votre joug en Russie, il n’y a pas de différence.»
- Et, dans une note, on lit : «Olga Taratouta, pseudonyme d’Olga Rouvinskaïa [1876-1938] : militante des groupes «anarchistes-communistes» avant la révolution, plusieurs fois emprisonnée. Malade, elle se retire de la vie politique en 1917 et s’engage à nouveau en 1920 pour protester contre les persécutions des anarchistes par la Tcheka, animant la «Croix-Rouge anarchiste». Torturée en prison, déportée en Sibérie, elle est relâchée au milieu des années 1920, puis disparaît dans les purges staliniennes.» 484

Femme (Remarquable. Tillion Germaine) : Germaine Tillon [1907-2008]. Concernant la dénonciation des tortures infligées à Djamila Boupacha par l’armée française, Gisèle Halimi fit un compte rendu d’un rendez-vous, le 25 juin 1960, chez M. Patin, président de la «Commission de sauvegarde». On lit : «Germaine Tillion parla la première : elle relata notre visite au Garde des Sceaux (M. Michelet), comme à ce dernier, elle expliqua la nécessité du dessaisissement (des Tribunaux d'Algérie en France) : ‘J'ai vu beaucoup d'affaires de tortures, Monsieur le Président, dit elle. Jamais les plaintes n'ont abouti. Elle ne sont pas instruites : les policiers et les magistrats d'Algérie étouffent les affaires.’ M. Patin semblait écouter et ponctuait de raclements de gorge discret l'exposé de Germaine Tillion. ‘Voyez-vous, Monsieur le Président, pendant six ans je n'ai rien voulu divulguer des innombrables cas de tortures que je connaissais… Aujourd'hui, en désespoir de cause, je m'associe au Comité pour Djamila Boupacha’.…Le Président eut, à ce moment, un regard rapide sur chacun d'entre nous, pour voir de quelle manière était fait ce Comité. ‘Oui, conclut Germaine Tillion, l'ultime recours, c'est l'opinion publique.’» 485

Femme (Remarquable. Tristan Flora) : Flora Tristan [1803-1844], auteure, notamment, de : «Mon Dieux, dites-moi donc à quoi servent les riches sur la terre ? […] Jamais, je n’ai regretté ce que j’ai fait depuis 13 ans que j’ai abandonné la vie calme, sûre, tranquille, pour la vie agitée, précaire - Mais aujourd’hui moins que jamais je regrette le parti que j’ai pris.- Si j’avais voulu, aujourd’hui, je serais (?) ; j’aurais des maisons, des terres, des rentes, mais je n’aurais point le bonheur, pas de vie, mon existence serait monotone. Dieu soit loué, je suis pauvre mais j’ai du bonheur de la vie, une existence remplie, en un mot une position que je ne changerais pas pour aucune autre. […] Je reconnais aussi une chose, c’est que je ne suis pas faite pour les choses matérielles, je n’y apporte pas la même grandeur et la même hardiesse que dans les choses morales et intellectuelles. C’est un tort dont il faut que je me corrige. […] C’est singulier que je sois sans force pour les petites contrariétés quand au contraire j’ai une force invincible pour les grandes douleurs. Quelle bizarrerie il y a dans l’organisation humaine ! Chargez-moi de remuer le monde - cela me va. - Si vous me chargez de remuer un imprimeur et marchand de papier - cela m’irrite, me désole, me rend malade. - Je suis désespérée d’être ainsi ! mais que faire ? Il faut pourtant s’accepter comme on est. - J’enrage tout en me résignant.» 486

Femme (Remarquable. Verny Françoise) : Françoise Verny [1928-2004], auteure de : «Je suis grosse de tout ce que j’absorbe comme de tout ce que je mange. J’ai accepté mon poids, malgré la disgrâce qu’il implique, pour la stature qu’il me confère : Je m’impose par ma prestance autant que je séduis par mon intelligence.» 487 (Cf. Femme «Moche»)

Femme (Remarquable. Viollis Andrée) (1) : Je lis dans le Journal de Russie. 1828-1929 de Pierre Pascal, à la date du 27 novembre 1929 : «Andrée Viollis [1870-1950] : Déjà âgée (elle a 59 ans), elle est d’une énergie étonnante : elle revient d’Afghanistan, elle a failli être massacrée à Caboul (Kaboul) où fuyards et vainqueurs ont pillé à qui mieux mieux, elle a traversé l’Hindoukouch dans le dernier avion de l’armée, à 5.500 m de hauteur, avec un prince Afghan qui en a pensé mourir, elle a vu Boukhara, Samarkand, Tachkent, couché dans les gares, les hôtels étant pleins, vécu de poisson sec, le cuisinier du wagon restaurant étant tombé malade du typhus, et elle vient enquêter sur ‘la jeunesse et l’amour’ selon la nouvelle morale communiste. Elle trouve que les transports ont empiré depuis son dernier voyage, il y a trois ans : moins de trains, moins de fiacres. Mais elle a vu un journaliste anglais enchanté du Kolkhoze et M. Rothstein [qui dirige alors le secteur d’information et de presse au Commissariat des Affaires étrangères de l’URSS] lui a raconté tant de merveilles du plan de 5 ans. Elle déborde de sympathie, aveugle ou perspicace, on verra plus tard.» 488

Femme (Remarquable. Viollis Andrée) (2) : Andrée Viollis [1870-1950] qui avait été journaliste à La Fronde, publiera (durant les années 1930) plusieurs livres issus de ses reportages : Seule en Russie, de la Baltique à la Caspienne, Gallimard, 1927 ; L'Inde contre les anglais, Éd. des portiques, 1930 ; Tourmente sur l'Afghanistan, Librairie Valois, coll. ‘Explorations du monde nouveau’, 1930Changhaï et le destin de la Chine, R.-A. Corrêa, coll. ‘Faits et gestes’, 1933 ; Le Japon et son empire, B. Grasset, coll. ‘Les Écrits’, 1933 ; Le Japon intime, F. Aubier, coll. ‘des Documents’, 1934 ; Indochine S.O.S, Gallimard, 1935 (Préface d’André Malraux) ; Le Conflit sino-japonais, M. Maupoint, 1938 (Conférence du Cercle Descartes donnée dans l'amphithéâtre Descartes à la Sorbonne, le 1er décembre 1938) ; Notre Tunisie, Gallimard, 1939.

Femme (Remarquable. Viollis Andrée) (3) : Andrée Viollis [1870-1950], à un officier japonais, furieux de sa présence lors violences Japonaises à Shanghai en 1932, qui lui avait demandé : «Que faites-vous là ?», répondit : «Mon métier !» 489

Femme (Remarquable. Viollis Andrée) (4) : Présentation du livre d’Anne Renoult, publié en 2004 aux Presses universitaires de Rennes, Andrée Viollis, Une femme journaliste : «Journaliste d'investigation, envoyée spéciale, correspondante de guerre, critique et chroniqueuse littéraire, romancière, essayiste, traductrice… Andrée Viollis se sera illustrée pendant plus d'un demi-siècle dans tous les domaines et sur tous les théâtres des opérations, de la guerre civile en Irlande à celle d'Espagne, de la Russie soviétique à l’Allemagne nazie, en passant par l'Inde en révolte, l'Afghanistan dans la tourmente, l'Indochine malmenée, la Chine et le Japon aux prises…»

Femme (Remarquable. Voronianskaïa, Élisabeth) : Élisabeth Voronianskaïa fut «au cœur du dispositif» important caché de personnes qui aidèrent (frappe, relecture, informations, corrections…) Soljenitsyne pour la rédaction de L’Archipel du Goulag. Retrouvée par le KGB, sous la torture, elle dit où se trouvait un exemplaire du livre. Elle se pendit. Sa mort aurait décidé Soljenitsyne de publier le livre à l’étranger.

Femme (Remarquable. Walentynowicz Anna) : Anna Walentynowicz [1929-2010] Fondatrice de Solidarnosc, avec Lech Walesa.

Femme (Remarquable. Weil Simone) : Qualifier Simone Weil [1909-1943] d’«être supérieur», c’est n’avoir rien compris d’elle. C’est la nier, nier sa vie, nier son œuvre, indissociables. 490

Femme (Remarquable. Woodhull Victoria) : Lu dans Libération : «Victoria Woodhull était une formidable aventurière. Elle a fait fortune sur les routes, comme voyante et magnétiseuse ambulante, avant de fonder une société d'agents de changes à Wall Street, et pour ses activités politiques un journal, le ‘Woodhull & Claflin's Weekly’. Passionnée, elle a pris la défense de la classe ouvrière (c'est elle qui a, la première aux États-Unis, traduit ‘Le Manifeste du parti communiste’ de Friedrich Engels et Karl Marx), de la cause des femmes et de ‘l’amour libre’. Rappelons qu’à l’époque, il était d’usage que seuls les hommes aient des maîtresses, et qu'ils pouvaient même tranquillement violer leur femme. Annoncée en 1870, sa candidature, près de 50 ans avant le droit de vote des femmes (1920), avait fait sensation. Elle avait choisi comme candidat à la vice-présidence un autre aventurier célèbre, un ancien esclave qui avait réussi à s’instruire et à s’évader, l’écrivain abolitionniste Frederick Douglass. Quelques jours avant l’élection de 1872, Victoria Woodhull était arrêtée par la police de New York pour «obscénité». Son crime ? Avoir publié le récit d’une affaire adultérine impliquant un pasteur important, Henry Ward Beecher, qui, l'hypocrite, fustigeait dans ses sermons l’immoralité du mouvement pour l'amour libre. Le jour de l'élection, elle était en prison, donc. On ignore combien elle a eu de voix, probablement quelques milliers. Même si cette élection s’est mal terminée pour elle, Victoria Woodhull gardera à jamais le titre de «première candidate à l’élection présidentielle américaine». Les plus pointilleux notent que sa candidature n’était pas des plus régulière : si elle l'avait emporté, elle aurait eu 34 ans le jour de son inauguration comme présidente, alors que la constitution prévoit qu’il en faut au moins 35. Mais dans la vie tumultueuse de Victoria Woodhull, ce détail juridique est insignifiant.» 491

Femme (Remarquable. Zassoulitch Véra) : Véra Zassoulitch [1849-1919] : La concernant, on lit dans les Mémoires d’un révolutionnaire de Pierre Kropotkine : [Le 24 janvier 1878] ceci : «Une jeune fille, Véra Zassoulitch qui ne connaissait même pas personnellement Bogoloubov [un prisonnier politique, emprisonné, frappé, puis fouetté par Trépov, le chef de la police parce qu’il avait refusé de «quitter son chapeau pour saluer le satrape omnipotent»] prit un révolver, alla [chez lui] et tira sur lui. Trépov fut seulement blessé. Alexandre II, qui vint visiter le blessé, se fit ouvrir la porte de la salle où l’on tenait Véra Zassoulitch arrêtée, et jeta un coup d’œil sur l’héroïque jeune fille. Elle dut faire impression sur lui, par l’extrême douceur de sa physionomie et la modestie de son maintien. Trépov avait tant d’ennemis à Pétersbourg qu’on réussit à porter l’affaire devant le jury de la Cour d’assises. Là, Véra Zassoulitch déclara qu’elle n’avait recouru au révolver qu’après que tous les moyens employés pour porter l’affaire à la connaissance du public et obtenir réparation avaient été épuisés. […] Maintenant que l’affaire était devenue publique, elle était très heureuse que Trépov n’avait été que légèrement blessé. Le jury l’acquitta et lorsque la police essaya de l’arrêter à nouveau, au moment où elle quittait le palais de justice, les jeunes gens de Pétersbourg, qui se tenaient aux alentours du palais, la sauvèrent des griffes des agents. Elle passa à l’étranger et bientôt, elle fut des nôtres. Cette affaire fit sensation dans toute l’Europe. […]» 492
* Clarification. Véra Zassoulitch prit ses distances avec l’anarchisme, puis, après notamment des échanges avec Karl Marx, rejoint progressivement le marxisme, auquel elle adhéra formellement en 1883.
* Ajout. 12 février 2017. Je lis dans Ma vie [écrit entre 1931 et 1937] de Lou Andreas Salomé [1861-1937], concernant son adolescence dans la Russie pré-révolutionnaire : «Le seul indice de mon intérêt pour la politique fut que je conservai, caché dans mon bureau un portait de Vera Zassoulitch, qui fut en quelque sorte l’instigatrice du terrorisme en Russie : elle ira sur le capitaine Trépov, et, après acquittement des conjurés [...], elle fut portée en triomphe par une foule en délire ; elle s’enfuit à Genève et est peut être en vie aujourd’hui.» 493 (Cf. Femme Remarquable. Lou Andreas Salomé)

X. Femmes :

Femmes (1) : Êtres humains politiquement en devenir, souvent situé-es entre «la famille» et «la vie privée [des hommes]». Nouvel avatar : elles sont - nous sommes - dorénavant aussi situées «entre sexe et genre» 494, et même, dernièrement, entre «l’orientation sexuelle et l’identité de genre». 495 (Cf. Sexe, Langage. Genre)

Femmes (2) : Dans un livre récent [2010] consacré aux «femmes» 496, j’ai relevé au singulier et/ou au pluriel, l’existence de femmes qualifiées de : mères, épouses, filles, fiancées, maitresses, amantes, concubines, mariées, célibataires, de qualité, maitresses de maison, ménagères, sœurs, veuves, chefs de famille, nobles, aristocrates, bourgeoises, républicaines, révolutionnaires, socialistes, démocrates, citoyennes, militantes, libre penseuses, oratrices, marginales, paysannes, domestiques, journalières, cantinières, ambulancières, ouvrières, servantes, domestiques, institutrices, libres penseuses, intellectuelles, guerrières, combattantes, engagées, plébéiennes, pétroleuses, criminelles, condamnées, oratrices, électrices, etc, etc.…
- Mais où était leur équivalent masculin qui aurait permis une comparaison terme à terme ? Tant que de telles comparaisons ne seront pas systématiquement explicitées et /ou la norme, les femmes demeureront l’exception - jamais justifiée donc toujours arbitraire - des normes masculines, patriarcales, dès lors confortées. (Cf. Histoire. des femmes)

Femmes (Abêtissement) : Dans le Figaro Madame du 7 mars 2017, je suis interpellée par le titre d’un article intitulé Doria Tillier : ‘Il m'arrive d'oublier le nom de François Hollande’. En sus de la grossière manipulation politique, voici les questions - qui elles mêmes renvoyaient à d’autres articles du Figaro Madame - furent posées à cette actrice : […] Vous en avez une, d'idole professionnelle ? ; […] Vous avez des fans qui hurlent sous vos fenêtres, vous ? […] Elle est dans quel état votre mémoire ? […] C’est quoi votre complexe physique ? [Penelope Fillon est prête à parler] Et vous, êtes-vous prête à parler de votre bulletin de vote ? […] Que retenez-vous de toute cette Trumpisation, vous ? […] Vous avez cet objet (celui qui ‘procure une étincelle de joie’] vanté dans les parages ? […] C’est quoi le truc le plus bizarre que vous ayez avalé ? […] Quel truc un peu dingue avez-vous fait pour une soirée (d’anniversaire) ?
- À la relecture, le terme d’«abêtissement» est, au plan de l’analyse, tout à fait insuffisant (À prolonger)

Femmes (Africaines) : [Juillet 2014] La présidente d’un mouvement de femmes Gabonaises, auteure de : «La condition des femmes sur le continent africain est inadmissible ; ce sont ces femmes là qui portent ce continent sur leur dos. […]» Universel, et ce, quels que soient les continents et la nature des régimes politiques. 497 

Femmes (Aiguilles) : Gina Lombroso [1872-1944], auteure [qui se qualifie d’«antiféministe convaincue» mais néanmoins fort intéressante], en 1931, de : «[...] L’aiguille (et je comprends dans ce mot, le crochet, les aiguilles à tricoter, la navette et tous les instruments propres à réaliser l’antique travail féminin) l’aiguille est la gloire de la femme, son invention la plus importante. […] L’aiguille est le moyen le plus simple que la civilisation ait inventé pour faire une œuvre complète par elle-même, utilisable à l’instant même. […] Le maniement de l’aiguille est une immense supériorité que le femme possède sur l’homme. […] Avec elle, la femme peut calmer les angoisses les plus torturantes et transformer parfois la douleur en une magnifique œuvre d’art.» […]498
- Nous sommes toutes, quelle qu’ait été notre éducation, avec ou sans aiguilles, peu ou prou les filles de ces assignations à «l’aiguille»…

Femmes (Allaitement) : Lu dans Le guide de la jeune mère [1939. 2ème édition, la première datant de 1937. 150ème mille] : «Le lait de la mère est le seul qui conviennent à l’enfant (en italique). […] Il meurt trois ou quatre fois plus d’enfants au biberon que d’enfants au sein (en italique). Tous ceux qui s’occupent des tous petits reconnaissant que la première cause de mortalité du premier âge est l’abandon du lait maternel (en gras). […] Trop de mères ne se rendent pas compte du tort fait au nourrisson. […] Parmi les femmes bien portantes, il en est peu qui n’aient pas assez de lait pour nourrir leur enfant (en gras). […] Toutes les mères devraient comprendre le devoir d’allaiter leur enfant (en gras). […] Toute accouchée bien portante peut et doit allaiter (en italique). […] Il faut qu’elles comprennent ce grand devoir de l’allaitement, qu’elles aient plaisir et fierté à l’accomplir.»
- On lit aussi que concernant «l’aide sociale aux jeunes mères», «si, pour des raisons d’ordre médical, la femme est dans l’impossibilité d’allaiter son enfant, elle peut recevoir des bons de lait, dont la valeur ne peut dépasser 60 % de la Prime d’Allaitement.» 499

Femmes (Alcoolisme) : Marie Cardinal [1928-2001], auteur de : «Je n’en pouvais plus. En sortant de ces séances (de psychanalyse), j’allais me soûler la gueule, me soûler à mort. Quand une femme emploi l’expression ‘se soûler la gueule’, ça fait vulgaire et bas, pour un homme, c’est moins vulgaire et ça sonne fort et triste. Une femme, ça se grise, ça s’enivre, au pire, ça boit. Je refuse d’employer ces mièvreries hypocrites. Je me soûlais : je me détruisais, je me perdais, je me méprisais, je me haïssais.
C’est que je n’avais plus aucune prise sur moi-même. J’étais personne. Je n’avais pas de désir, pas de volonté, pas de goût, pas de dégoût. J’avais été entièrement façonnée pour ressembler à un modèle humain que je n’avais pas choisi et qui ne me convenait pas. Jour après jour, depuis ma naissance, on avait fabriqué : mes gestes, mes attitudes, mon vocabulaire. On avait réprimé mes besoins, mes envies, mes élans, on les avait endigués, maquillés, déguisées, emprisonnés. Après m’avoir décervelée, après avoir vidé mon crâne de moi, on l’avait bourré de la pensée adéquate qui m’allait comme un tablier à une vache.
[…]» 500 (Cf. Femme Remarquable. Cardinal Marie)

Femmes (Algériennes) (1) : Combien d’entre elles ont-elles été violées par les Français pendant les 130 années de la colonisation de l’Algérie, et plus particulièrement pendant la guerre d’Algérie ? Combien d’entre elles ont-elles été prostituées dans les bordels d’Alger, Oran, Constantine et autres, sans oublier ceux de la Légion Etrangère, ainsi que les BMC (Bordels militaires de campagne) généreusement « approvisionnés », notamment dans l’Indochine coloniale, par l’armée française en femmes algériennes ?
- Quel silence ! Quand sera t-il enfin brisé ?
* Ajout. 5 novembre 2014. Si vous voulez maintenir cette chape de plomb, organisez un colloque : Cf. notamment «La Guerre d’Algérie, le sexe et l’effroi», le 9 et 10 octobre 2014, organisé à la BNF-François Mitterrand et à l’Institut du Monde Arabe. 501 (Cf. Viol)

Femmes (Algériennes) (2) : Dans le cadre d’un film consacré aux Français-es resté-es en Algérie après l’indépendance, un Dominicain raconte que, le 4 juillet 1962, en tenue de moine, le jour de l’indépendance, à pied, heureux de l’événement, il est doublé par un camion dans lequel de nombreuses femmes, en liesse, lui font «un bras d’honneur». «Les écailles me sont tombées des yeux» raconte t-il honnêtement. 502

Femmes (Amants) : En avoir ‘eu’ suffisamment pour ne pas regretter de ne pas en avoir ‘eu’ plus ? (Cf. Êtres humain-es. Relations entre, Langage. Verbe. Avoir)

Femmes (Amies) (1) : Elle était tout à la fois, comme tant de femmes, forte mais aussi dépendante, dominée par son mari, dont elle avait abandonné tout espoir de le quitter. Ce dernier fit tout, efficacement, grossièrement, pour les séparer. En l’humiliant, c’était les deux femmes qu’il cherchait à atteindre. Elles se virent seules. Mais, même absent, le mari faisait écran entre elles. À terme, cela ne fut plus possible. Elle demeura une amie…absente. (Cf. Famille, Hommes, Patriarcat)

Femmes (Amies) (2) : Colette dans le merveilleux hommage qu’elle rendit à son amie : [Pour] Hélène Picard, écrit : «[…] Elle meurt et je pense à elle. Combien d’amies ont passé, que je puisse nommer amies ? Bien peu. Dieu merci, bien peu. Sinon, à la rareté du joyau, comment mesurerait-on l’amitié ?» 503

Femmes (Amoureuses) : Le nombre de femmes, remarquables, d’une manière ou d’une autre, amoureuses d’un type minable que nous offrent le cinéma, la littérature, la presse est incommensurable. (Cf. Culture. Cinéma. Shanghai Express)
- Ajout. 19 avril 2017. A la relecture, j’ai oublié : la vie !

Femmes (Anarchistes individualistes): Concernant les «femmes anarchistes individualistes», on peut se référer à l’article d’Anne Steiner, Les militantes anarchistes individualistes ; des femmes libres à la Belle époque. 504

Femmes (Animalisation) : Lu, à la rubrique : «Orientation sexuelle» du Dictionnaire de la pornographie : «La recherche de partenaires sexuels est une préoccupation importante pour les animaux et les humains qui veulent transmettre leurs gênes ! Toutes une série de mécanismes sont mis en jeu qui sont liés à l’interaction entre les sexes. 1/ Attractivité : c’est l’attirance du mâle pour la femelle. Elle est possible grâce à l’ensemble des signaux émis par la femelle. Ces signaux sont d’une variété extraordinaire dans le monde animal. Les femmes utilisent parfums, maquillage, vêtements et lingeries, parures, bijoux, tatouages, piercings, chant, vocalisation. […]» 505 (Cf. Politique. Animalisation du monde, Sexe-s, Pornographie)

Femmes (Apparence) : Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], dans Émile ou de l’éducation [1762] met «l'apparence même au nombre des devoirs des femmes». 506 (Cf. Droits)

Femmes (Appel de Coluche) : [30 Octobre 1980] «J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au c…avec Coluche. Le seul candidat qui n’a aucune raison de vous mentir. »
- Conclusion : les «femmes» ne sont pas lesbiennes et les lesbiennes ne sont pas des «femmes», et elles ne sont ni «fainéantes», ni «crasseuses», ni «arabes», ni...

Femmes (Assassinées) : En France, des femmes sont quasi quotidiennement assassinées par des hommes sans que ces crimes ne fassent le plus souvent plus de bruit que celui de l’arrivée d’une dépêche sur un ordinateur. L’analyse dépasse rarement celle du constat selon lequel l’homme était «inconnu des services de police», qu’il était dépressif, sans emploi, bon voisin, «ivre au moment des faits» 507, «venait d’un milieu social extrêmement défavorisé», qu’il avait été lui-même, violé, qu’il y avait eu une «dispute», un «conflit» (la quasi norme…), que sa femme l’avait quitté ou dont il était séparé…
Puis, le filon étant un peu épuisé, il reste alors à s’interroger - dans la recherche de son humanité - ou plutôt, de son bon droit ? - sur ses «motivations», sur la conscience qu’il avait ou non de son ‘acte’, de son ‘geste’.
- Mettre en relation le sexe de la victime avec celui du criminel est hors sujet.
- L’émotion politique - si souvent de commande - n’est de mise que si l’assassin est récidiviste, tandis que «les marches blanches» sont censées n’avoir aucune signification politique.
- Chaque assassinat (et/ou viol) transmet le message suivant : Quoi que vous pensiez, qui que vous soyez, je suis plus fort que vous, je suis maître de votre corps, de votre sexe, de votre vie, de vous, que je peux marquer à vie et /ou supprimer. Et voici la preuve de ma vérité, c’est celle de ma puissance.
- La société dans son ensemble, a fortiori le monde politique, sauf exceptions, globalement cautionne. Si, pour pouvoir agir, il faut a minima, pouvoir s’identifier à la souffrance de la victime, alors, les hommes continueront à tuer des femmes. Nous n’en sommes même pas là, tant s’en faut. 508
- À méditer, cette puissante analyse de Chateaubriand : «Ils ne voulaient pas lâcher le crime, de peur de perdre la puissance.» 509 (Cf. Hommes. Intellectuels. France. XXème siècle. Althusser Louis, Patriarcat, Récidive, Violences faites aux femmes)

Femmes (Assassinées, prostituées, violées, harcelées, battues...) : Ces femmes paient de leur vie le prix de l’indépendance de toutes les femmes. (Cf. Violences faites aux femmes)

Femmes (Attirance pour les hommes courageux) : Comte de Bussy-Rabutin [1618-1693], auteur de : «Les femmes ont naturellement de l’estime pour les actions de courage…»510

Femmes (Attirance pour les hommes ‘forts’) (1) : Lu, concernant Alekos Panagoulis [1939-1976] : […] «Je ne comprenais pas les femmes qui […] tombaient éperdument amoureuses, prêts à trahir leur mari, à s’humilier pour être malmenées cinq minutes contre un mur ou sur un lit, afin de pouvoir raconter aux autres ou à elles-mêmes qu’elle t’avait touché. […]» 511 (Important. À prolonger)

Femmes (Attirance pour les hommes ‘forts’) (2) : À l’opposé, Marie Bashkirtseff [1858-1884], auteure, en 1884, de : «Vous n’êtes pas l’homme que je cherche. Je ne cherche personne, monsieur, et j’estime que les hommes ne doivent être que des accessoires pour les femmes fortes.» 512 (Cf. Femme. Orgueil. Remarquable, Relations entre êtres humains)

Femmes (Attirance pour les hommes ‘forts’) (3) : Isadora Duncan [1877-1927], auteure de : «Et maintenant tout mon être aspirait au contact d’un mâle fort. Je vis en Stanislavsky [1863-1938] le mâle que je cherchais.» 513
Il faut préciser qu’elle chercha et trouve bien d’autres ‘qualités’ chez d’autres hommes. (Cf. Femme. Remarquable, Famille. Mariage)

Femmes (Attirance pour les hommes incarnant des idées progressistes) : Je lis dans l’Essai d’autobiographie spirituelle [1940] de Nicola Berdiaev [1874-1948] : «[En Russie] Comme un idéaliste romantique en 1840, de même en 1860 un matérialiste et un réaliste pensant, en 1870 un populiste se sacrifiant pour le bien et l’affranchissement du peuple, en 1890, un marxiste pouvait seul espérer les faveurs des belles dames.» 514

Femmes (Attirance pour les hommes politiques) : Lu dans le Journal de l’abbé Mugnier [1853-1944], à la date du 22 juin 1914, un échange entre Madame Scheikévitch [1882-1966 ?] et lui, concernant Madame de Noailles [1876-1933] qu’elle «connaît bien» : «Comme je lui demandais pour quoi Madame de Noailles aime tant les hommes politiques, Madame Scheikévitch m’a répondu : «C’est le goût de l’esclavage’ […]».
Et, à la date du 6 décembre 1923, neuf ans plus tard, l’abbé Mugnier évoquant la mort de Madame de Noailles, concernant Maurice Barrès («très cruel», «qui n’aimait qu’elle»] cite ce jugement, mais émis par elle : «J’ai tout donné, comme une fille de l’Orient. J’étais une esclave515 (Cf. Hommes. Politiques)

Femmes (Autisme) : Josef Shovanec, auteur de Voyages en autistan [Plon. 2016] en évoquant «la problématique des viols» poursuit : «Il s’avérerait que la majorité des femmes autistes aient été violées.»516 (Cf. Violences)

Femmes (Autodéfense) : Nécessaire.

Femmes (Au foyer) : Il est d’autant plus aisé au mari de la ‘femme au foyer‘ de [lui] mentir, de lui raconter n’importe quoi concernant ses rapports au monde extérieur, qu’elle n’a que peu ou pas d’éléments qui lui permettraient de confronter les paroles de son mari à la réalité. Ne pouvant voir le monde de ses propres yeux, elle ne peut le voir que par ce qu’il lui en représente ; si tant qu’il lui parle, que peu ou prou il éprouve le besoin de lui rendre des comptes.
* En soi, et sur ce seul fondement, conforte la domination masculine. (Cf. Patriarcat)

Femmes («Bas bleus») (1) : Combien de génies, de talents, d’intelligences, de passions, combien de germes de pensées et de vies, étouffées, détruites du fait de l’emploi, aux seules femmes, de ce qualificatif ?
- N.B : «cuistre» n’est pas le masculin de «bas bleus».

Femmes («Bas bleus») (2) : Je lis dans un livre publié au Seuil en 1995 : «Toute sa vie, Schopenhauer considéra sa mère comme un bas bleu.» 517 (Cf. Langage, Patriarcat. Permanence du)

Femmes (Bagnes) : Henri Rochefort [1831-1913] écrit que, en partance pour le bagne en Nouvelle Calédonie à bord de «la Virginie», en 1873, sur 125 déporté-es, l’on comptait 22 femmes. Parmi elles, Louise Michel, Madame Lemel «socialiste ardente, blessée sur les barricades lors de la ‘semaine sanglante’ [de la Commune de Paris], une des plus belles et des plus fortes intelligences que j’ai connu. L’éloquence et le bon sens, chez elle, sont égaux à la bravoure.» écrit-il. Il évoque aussi «la grande Victorine» qui disait aux religieuses : «Ah, je vous prie de croire, mes sœurs, que je ne suis pas ici pour avoir enfilé des perles ! […]», Madame Leroy et Madame Leblanc «dont l’odyssée était si particulièrement lamentable qu’il était impossible de la regarder sans que le cœur se serrât. L’histoire de Mme Leblanc justifiait amplement l’exclamation de la grande Victorine : Quelles crapules que ces Versaillais ! […]».
- Henri Rochefort constate que les 22 femmes étaient installées dans «une cage» […] «pas plus grande que [le lieu qui lui fut affecté][il était] seul». 518

Femmes (Beauté) (1) : Toute référence à la (supposée) beauté (ou non) d’une femme est - dois je ajouter : selon moi ? - une injure (grossière) à l’intégrité de sa personne, par là même niée. En sus, elle confirme le droit de celui qui la juge ainsi de son bon droit à la juger ainsi. Refuser d’emblée toute appréciation sur ce fondement : mieux, que l’hypothèse même en soit exclue. L’intelligence, notamment masculine, un moment déstabilisée, s’en trouverait fort bien, tandis que la concurrence entre femmes en serait d’autant allégée. Et la solidarité entre elles raffermie.

Femmes (Beauté) (2) : Déjà, en 1760, Diderot [1713-1784] évoquait «une belle femme qui porte une grande âme et qu’on loue de sa beauté. Elle vous remercie d’une manière si froide et dédaigneuse ! C’est comme si elle vous disait : ‘Vous vous en tenez à l’écorce’.» Pertinent. 519

Femmes (Beauté) (3) : En 1792, Mary Wollstonecraft [1759-1797] considérait déjà que : «[…] si […] les femmes ne renoncent pas au pouvoir arbitraire de leur beauté, ce sera la preuve qu’elles sont moins intelligentes que les hommes520

Femmes (Beauté) (4) : Et, en 1796, Madame de Staël [1766-1817] écrivait : «La figure d’une femme, quelle que soit la force ou l’étendue de son esprit, quelle que soit l’importance des objets dont elle s’occupe, est toujours un obstacle ou une raison dans l’histoire de sa vie ; les hommes l’ont voulu ainsi. Mais plus ils sont décidés à juger une femme selon les avantages ou les défauts de son sexe, plus ils détestent de lui voir embrasser une destinée contraire à la nature.» 521 (Cf. Compliment, Êtres Humains. Corps, Miroir, Personne (Belle), Sexe)

Femmes (Beauté) (5) : Jules Janin [1804-1874] concernant Flora Tristan [1803-1844] : «[…] Toute jeune qu’elle était, on comprenait tout de suite qu’elle ne s’inquiétait plus de plaire ou d’être trouvée belle ; c’était pour elle une émotion oubliée ou méprisée.» 522

Femmes (Beauté) (6) : Jacques Prévert [1900-1977], auteur de : «Sois belle et tais-toi !» Je souriais, j’étais belle et j’étais moi.» 523 (Cf. Être-s humain-es. Soi, Féminisme)

Femmes (Beauté) (7) : Lu dans le Dictionnaires des femmes célèbres concernant Marie-Louise d’Autriche [1791-1847], deuxième épouse de Napoléon : «Marie-Louise ne fut jamais populaire. Elle était cependant belle, svelte, blonde aux yeux bleus ; elle avait seulement contre elle la lèvre des Habsbourg et le teint un peu haut en couleur524

Femmes (Besoin d’être aimées) : Le besoin d’être aimées que l’on a si souvent reproché aux femmes n’était - n’est toujours, pour beaucoup d’entre elles - que l’expression nécessaire, exprimée selon les normes socialement acceptées, d’une sécurité matérielle, pour elles et leurs enfants, ou, plus justement, d’une croyance à ladite sécurité, affective et matérielle liées. En réalité : un leurre.
- Pour approfondir la réflexion, Cf. Joseph Joubert [1754-1824] : «Les hommes prennent le parti d’aimer ceux qu’ils craignent afin d’en être protégés.» 525 Puissant. (Cf. Être humain. Relations entre. Amour, Famille. Mariage, Langage. Verbe. Protéger)

Femmes (Biens) (1) : Jean Cazeneuve [1915-2005], auteur en 1982 de :
- «Dans les sociétés primitives, par exemple chez les Peaux rouges, les jeux de hasard où l’on risquait tous ses biens, y compris ses épouses […]
- «Le rituel du potlatch fait s’affronter deux clans derrière leur chefs. Au risque de se ruiner, chacun tente d’écraser par ses largesses son rival, qui se trouve obligé d’accepter et de rendre, en faisant preuve de plus de générosité encore, sous peine de perdre la face. Aussi passent de mains en mains les biens matériels ou spirituels qui comptent dans la tribu : les couvertures, les objets de cuivre, les bijoux, les femmes, les blasons totémiques.» 526 (Cf. «Sciences» sociales. Anthropologie)

Femmes (Biens) (2) : Claude Lefort [1924-2010], présentant positivement les thèses de Marcel Mauss [1872-1950], dans son Essai sur le don, auteur en 2000, de : «Pas d’échanges de biens entre des individus ; les partenaires sont des collectivités. Ce ne sont pas seulement des biens plus ou moins précieux qui sont échangés, mais des fêtes, des festins, des politesses, des services militaire, des femmes527
Les femmes : ni des individues, ni même des biens… des échanges immatériels «plus ou moins précieux» ? (Cf. «Sciences» sociales. Anthropologie)

Femmes («Bonnes-à-tout-faire») (1) : Elles étaient considérées comme «bonnes à rien», elles furent donc logiquement affectées à être «bonnes à tout [faire]». Y compris à être violées. Il en fut peu ou prou de même pour les «filles de cuisines» (renvoyées par la Françoise de Proust), les «femmes-de-chambre», les «employées-de-maison», les «femmes-de-ménage», les «femmes-de-journée», les «femmes-de-peine»…) (Cf. Violences. Droit de cuissage)

Femmes («Bonnes-à-tout-faire» (2) : Entendu : «Je suis à la fois la sonnette et la réponse à la sonnette.» Enrichit le concept d’exploitation ? 528

Femmes («Bonnes-à-tout-faire») (3) : Quand on refuse le terme de «bonnes», de «femme de chambre»…, on ne peut que refuser celui de «valet de pied» (évoqués par Proust), de «valet» (dont j’ai découvert sa permanence, à l’occasion de la grève du Royal Monceau). 529 Comme celui d’«homme de ménage», d’«homme-à-tout-faire», comme d’«homme toutes mains», comme l’ai-je entendu une fois...

Femmes («Bonnes-à-tout-faire») (4) : En 1994 encore, Françoise Giroud [1916-2003], qui fut Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de la Condition féminine entre juillet 1974 et août 1976, évoquait : «[sa] servante», «[sa] fidèle servante», «[sa] soubrette». Elle écrivait aussi, dans le même livre : «Les rapports d’une homme, d’une femme avec les subalternes ne sont jamais insignifiants». Certes… 530 (Cf. Femme. Politique, Politique. Exploitation, Langage)

Femmes («Bons Pasteurs») : L’histoire et la dénonciation des tortures, enfermements, violences, sadismes, mépris, sans oublier le travail gratuit, etc.…qui ont été le quotidien de tant de femmes pendant des siècles par les institutions du Bon Pasteur reste à écrire. On peut se référer à l’article de Jacques Tremintin, l’Internationale de la maltraitance (26 avril 2010). La responsabilité l’église catholique, mais aussi de l’État français qui s’est totalement déchargé, sans contrôle, sur les Bons Pasteurs, est engagée. Pourquoi ce qui a été dénoncé concernant Casa Pia au Portugal, les Laveries de sœurs de Marie-Madeleine en Irlande, le scandale des «enfants enlevés» en Espagne ne l’est-il pas concernant les Bons Pasteurs en France ?
* Lire le chapitre concernant Marie Rose dans l’excellent livre de Maud Marin, Tristes plaisirs. 531

Femmes (Bouleversées) : Pourquoi ce qui bouleverse tant de femmes laisse t-il tant d’hommes - au mieux - indifférents ? (Cf. Mélo (Film, livre))

Femmes (Bourgeoises) (1) : Lu dans les Nouvelles Lettres portugaises, (1974) : «Je réponds à qui dit que le problème de la femme est petit bourgeois, d’origine bourgeoise [qu’il] oublie que la bourgeoisie s’est installée sur une terre déjà faite à la sueur des femmes.» 532 Forte analyse. (Cf. Féminisme. Bourgeois. Marxisme)

Femmes (Bourgeoises) (2) : Jean-Paul Sartre [1905-1980], auteur, en 1974, de : «Il faudrait approfondir les rapport des femmes et des classes. Par exemple, beaucoup de femmes de bourgeois sont [vérifier] par leur mari. J’en connais qui n’avaient d’autre argent que celui de leur mari et qui, après divorce, se sont retrouvées avec une pension de 600 francs par mois et deux enfants. Ça les mettait en dessous du S.M.I.C. Elles vivent encore avec ça, elles n’ont pas trouvé de métier.» 533 (Cf. Famille. Divorce. Pension alimentaire, Féminisme. Bourgeois)

Femmes (Bourgeoises) (3) : Erin Pizzey, dans son livre pionnier Crie moins fort, les voisins vont t’entendre, auteure de : «Ce que je sais, c’est que si les femmes battues commencent à se faire entendre, c’est parce que, pour la première fois, une femme de classe moyenne a dit : ‘Ça m’est arrivé à moi’.» 534 (Cf. Violences à l’encontre des femmes)

Femmes (Charité) (1) : La charité (assimilée aux «bonnes œuvres» dont les femmes auraient le monopole) fut si souvent la seule manifestation d’expression religieuse, sociale, politique laissée aux femmes qu’il serait injuste de les critiquer sur ce fondement. Ce constat ne valide pas, pour autant le terme, ni la fonction politique qu’il a joué et joue encore : il demande simplement une analyse sémantique historicisée, distinguée selon que le terme concerne soit les femmes soit les hommes et soit signifie une pratique individuelle, soir une politique d’État (ou religieuse) . (Cf. Politique. Charité)

Femmes (Charité) (2) : Marie-Armande Gacon-Dufour [1753-1835], dans son livre, Mémoire pour le sexe féminin contre le sexe masculin, [1787], écrit à l’auteur de Réflexions d’un jeune homme [1786], ceci : «Que le Chevallier de Feucher, pour se convaincre de ce que je dis, se fasse ouvrir les registres des paroisses où sont inscrites les personnes bienfaisantes ; et il verra s’il y en a d’autres que les femmes. […]» 535
Et, concernant les «jeunes gens», elle écrit : «Ne risquez pas de leur parler de charité, vous courez le danger de les entendre s’écrier sottement : avons-nous trop d’argent pour nos plaisirs ? des jeunes gens n’ont-ils pas toujours de nouveaux besoins ? Et nos maîtresses ? Et nos habits ? et nos chevaux ? […]»(Cf. Politique. Charité)

Femmes (Charité) (3) : Je lis, au Danemark, à la fin du XIXème siècle, concernant l’une des sœurs de Karen Blixen [1885-1962], ceci : «Elle avait hérité en grande partie de l’idéalisme de sa tante et d’un peu de sa lourdeur. Elle devint une jeune femme tourmentée et inquiète, à la recherche d’un idéal ou d’une cause qui aurait mérité qu’elle y consacrât sa vie - d’abord le socialisme, puis la reconquête du Sud du Jutland alors aux mains des Allemands. Dans le même esprit d’engagement, elle voulut faire plus tard de son improbable mariage une réussite et, devenue une riche mère de famille, elle se lança dans les bonnes oeuvres en fournissant abris et nourriture aux chômeurs.»
- Ici, «bonnes œuvres» et engagements politiques sont clairement indissociables. 536 (Cf. Politique. Charité)
* Ajout. 1er novembre 2016. Curieusement, Michelle Perrot établit un lien entre «le travail collectif» qu’elle a, en tant qu’historienne, accompli avec les «bonnes œuvres» [qui] (selon elle), «ne font pas une œuvre» […].» 537

Femmes (Charité) (4) : Michelet [1798-1874], évoquant diverses initiatives des femmes, en 1790, écrit : «Souvent les femmes font faire un service funèbre aux morts de la Bastille. Ajoutez d’immenses charités, des distributions de vivres ; ou, bien mieux que la charité, la communauté des vivres, les tables ouvertes à tous538 (Cf. Politique. Charité, «Sciences» sociales. Histoire. Révolution française)

Femmes (Charité) (5) : Je lis dans le Livre de Michel Winock concernant la vie de sa mère et son enfance à Arcueil, dans les années 1940 : «Ces sœurs de Saint-Vincent-de-Paul exerçait un vrai rôle social dans notre banlieue rouge. Outre l’assistance aux malades, l’école maternelle, elles offraient un des rares lieux de retraite pour les vieilles filles et les veuves nécessiteuses. […]» 539

Femmes (Charité) (6) : Je lis l’histoire suivante présentée en 1950 : «Lors d’un bombardement à Londres, une bombe avait balayé la maison d’une vieille dame ; celle-ci se tenait en face de l’employé du Bureau d’Assistance, les cheveux épars, entremêlés encore de morceaux de plâtre, ses vêtements couverts de poussière de la tête aux pieds. Mais, même là, après une terrible épreuve, cette femme hésitait avant de signer un reçu pour le secours qu’on allait lui verser et, regardant l’employé du Bureau d’Assistance, elle demanda : ‘Dites, ce n’est pas de la charité, n’est-ce pas ? ’ On l’assura que non, que ce n’était pas de la ‘charité’, que c’était un droit pour les gens de toutes classes, et elle signa la feuille, manifestement soulagée que, même une bombe, ne l’ait pas contrainte à accepter la charité.» 540
- De la permanence des effets des humiliation inhérentes aux ancestrales pratiques de la charité et des obligations qui en découlaient, y compris, peut être ici, émanant d’une personne qui l’avait non pas reçue, mai prodiguée…

Femmes (Charité. Séverine) : Séverine [1855-1929], auteure de : «[…] La charité, la douce, tendre, adorable Charité, sœur cadette de la Justice a fait sa tâche, donné jusqu’au sang de ses veines ; et aujourd’hui, se tort les mains, désespérée, devant l’échec de son effort, l’inutilité de son sacrifice, le néant de son abnégation. Sur le champ de bataille social, comme jadis, le même cri s’élève : «Ils sont trop» ! Ils sont trop, les sans-le-sou et les sans-pâture, les sans-souliers et les sans-gîte ; les mères au sein tari, les pères au cœur navré ; les enfants à bout de forces ; les vieux à bout de résignation ! […] La charité qui, ayant l’arbitraire pour base, laisse donc beaucoup à désirer, mais qui, somme toute, en attendant mieux, est encore la plus noble inspiration de l’âme humaine, parce qu’elle procède de l’esprit de justice, ne peut plus rien. Minime ou grandiose, elle est débordée : on n’aide plus les affamés qu’à prolonger leur agonie ! Jusqu’ici, ils se résignent ; et c’est tant mieux pour les possédants. Mais si, demain, ils se révoltaient ? […] Le grand Pan est mort - La Charité a vécu ! Est-ce à dire qu’on doit y renoncer ? Jamais ! Tant qu’on n’aura pas changé l’ordre social. Il faut au contraire s’y adonner passionnément, éperdument ; mais reconnaître que l’unique Justice, l’espérée, l’attendue, peut seule, par une répartition plus égale des biens de ce monde, remédier au fléau. […]» 541

Femmes (Charité. Tristan Flora) : Flora Tristan [1803-1844], à des femmes qui s’affirmaient : «femmes de charité», répondit : «Non, mesdames, vous n’êtes que des femmes d’aumônes.» 542

Femmes («Cheval») : José-Luis de Vilallonga [1920-2007], auteur en 1967 de :
- «Ça n’existe pas ‘les femmes’. Il y a une femme, puis une autre, et encore une autre. C’est comme les chevaux. J’ai ai monté des centaines. […]»
- «Dans ma vie, j’ai passé beaucoup de temps à dîner avec des femmes du monde. Et je me suis souvent dit : ‘Quel dommage que l’on ne puisse pas dîner en tête à tête avec un cheval
- Il raconte enfin, alors qu’adolescent, il était «chez les jésuites, à Barcelone», «un vieil écuyer» lui avait dit : «Vois-tu, mon petit, un cheval, c’est comme une femme, il ne faut pas être plusieurs à le monter543(Cf. Êtres humains, Femmes. Animalisation du monde, Politique. Animalisation du monde)

Femmes («Chiennes») : Léo Ferré [1916-1993], auteur, dans sa chanson : «Nous sommes des chiens» de : «[…] Et nous ne sommes pas contre le fait qu´on laisse venir à nous certaines chiennes / Puisqu´elles sont faites pour ça et pour nous», et ce, quelques lignes après avoir écrit : «Des armes et des mots c´est pareil / Ça tue pareil». (Cf. Êtres humains. Femmes. Animalisation du monde, Politique. Animalisation du monde)

Femmes («Cent millions. Deux fois») : «On sait qu’il y a, dans le monde, à peu près cent millions de femmes qui sont éliminées tous les ans, [par l’avortement des fœtus de petits filles, infanticides à la naissance, ou de négligence des filles au profit des garçons] 544 ; on sait qu’il y a dans le monde, à peu près cent millions de femmes sont excisées tous les ans. […]» 545
- Cent millions (deux fois) de femmes : une broutille. (Cf. Êtres humains. Enfants)

Femmes (CICR) : Frédéric Joly, le [7 juillet 2012, porte-parole du Comité international de la Croix rouge, auteur, concernant la Syrie, de : «Ce qui est important, c’est que les belligérants (?) reconnaissent un espace humanitaire (?) dans lesquels sont protégés par nature (!), les blessés, les malades et tous les civils qui ne font pas partie du conflit (!), des violences (!) ; je pense essentiellement aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées». Et il poursuit en souhaitant «pouvoir travailler en faveur des personnes qui n’ont rien à voir avec le développement des violences actuelles.» 546
- Les Syriennes, plus particulièrement, apprécieront.
- Il y a des institutions qui vieillissent vraiment mal…

Femmes (Chefs) : S’extasier de leurs exceptionnelles qualités. Évite d’avoir à s’interroger pour comprendre par quels processus les hommes se sont, en moins d’un siècle, accaparé quasi exclusivement le quasiment seul domaine - la cuisine - réservé aux femmes. Celui, en outre, où elles excellaient.

Femmes (Chômage) : Voici la description, dans l’entre deux guerres, en 1932, du congé d’un «fonctionnaire colonial» tel que présenté, sans commentaire, dans les Carnets de Louis Guilloux : «Boire, manger, dormir, voilà mon programme. De temps en temps, je fais une petite virée à Paris. Depuis qu’il y a du chômage, on a des femmes épatantes pour pas grand-chose.» 547 (Cf. Proxénétisme)

Femmes (Colère) : Si les femmes s’autorisaient plus de colère, et donc plus d’indignation, et donc plus de compréhension et d’intelligence d’elles-mêmes dans le monde, il y aurait beaucoup moins d’hommes violents, et les sociétés seraient plus et mieux vivables. La colère n’est pas qu‘émotion primaire, irréfléchie, immédiate, elle est aussi bonne conseillère, souvent nécessaire, contrairement à la fréquente affirmation contraire. (Cf., Politique (Indignation), «Sciences» sociales. Psychanalyse, Violences faites aux femmes)

Femmes (Communes à tous) (1) : À la genèse - plus ou moins refoulée - de toutes les pensées communistes (lesquelles n’en avaient pas pour autant l’exclusivité). Et de celles de tant d’hommes encore…(Cf. Femmes. Échange)

Femmes (Communes à tous) (2) : Lu, concernant une jeune fille qui était devenue mère après avoir ‘fait l’amour’ avec un homme de son village : «‘Avec celle-là, il y a moyen’ : la brèche est faite, tous s’y pressent.» 548

Femmes (Communistes) : En Russie en 1917, 2 % de femmes membres du parti bolchevik. En France, en 1922, on comptait au parti communiste français : 20 femmes sur 1.100 cartes dans la Fédération du Gard, 5 sur 500 dans celle des Pyrénées Orientales, 30 sur 2500 dans le Rhône, 92 sur 1200 dans la ‘Seine-Inférieure’ et une sur 1600 dans la Corrèze, plusieurs autres fédérations n’ayant qu’un recrutement exclusivement composé d’hommes. 549
- Et l’on continue à écrire l’histoire (notamment) communiste, comme si cette réalité n’était pas politiquement fondamentale.

Femmes (Compétences politiques) : Et si les compétences politiques majeures et indépassables des femmes étaient leur connaissance des hommes ? On comprendrait mieux alors la nécessité des bâillonner.

Femmes («Comptes») : Alors que l’on demande des comptes aux femmes, c’est si souvent - et le plus souvent - à elles d’en exiger. Il n’est jamais trop tard.

Femmes (Confucius) : (Attribué à) Confucius : «[…] Le roi Wu a dit qu’il avait lui-même dix ministres. Confucius dit : «[…] Et le roi Wu n’avait que neuf ministres en fait, car l’un des dix était une femme.[…]» 550

Femmes (Concurrence entre elles) : Lu : «La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et la présidente du Front national, Marine Le Pen arrivent en tête du palmarès des femmes politiques avec respectivement 30% et 26% de voix, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.» 551
- La suite de la dépêche ressemble par ailleurs étrangement aux commentaires de l’arrivée du tiercé. (Cf. Femmes. «Politiques», Politique. Front National. Parti)

Femmes («Consentantes») : Entendu sur France Culture, le secrétaire national du Cégom, Collectif des États généraux de l'outre-mer, David Auberbach-Chiffrin : «Notre jeunesse actuellement... je parle principalement par de la situation Antillaise…est bouffée par une espèce de modèle culturel États-uniens pourri, pardonnez-moi l’expression, fondé sur l’économie de la drogue, qui est fondé sur la valorisation de l’argent facile, sur la valorisation de la possession de femmes, de jeunes femmes, toutes plus consentantes les unes que les autres, excusez-moi l’expression…Actuellement notre jeunesse est victime de ça..» 552 (Cf. Patriarcat, Politique, Proxénétisme)

Femmes («Contemplatives») : [1979] Un fort bon livre, celui de Catherine Baker, Les contemplatives, des femmes entre elles, qui démontre par ailleurs que l’on peut conjuguer analyses, engagements féministes et respecter, comprendre et critiquer les religieuses dites «contemplatives» interrogées. [130 dans 170 monastères]. 553 (Cf. «Sciences» humaines. Sociologie)

Femmes (Criminelles) : Les femmes criminelles le sont devenues le plus souvent du fait des hommes. Constat primaire mais juste. Si reconnu, viderait considérablement le nombre de femmes en prison.

Femmes (Culpabilité) : Sabine Dardenne, l’une des victimes de Marc Dutroux, auteure de : «La culpabilité est une arme aussi efficace qu’un révolver menaçant554 (Cf. Êtres humains. Relations entre. Culpabilité, Enfants. Conscience de soi)

Femmes («De pouvoir») : Les femmes - dites de - pouvoir ne font pas, quoi qu’en pensent certain-es, rêver les jeunes filles…À juste titre. De quelles vertus, de quelles qualités, de quelles ‘réussites’ peuvent-elles se prévaloir ? De quels modèles sont-elles porteuses ? Quelle vie, quel monde incarnent-elles ? C’est pourtant d’elles que les médias nous parlent, elles qu’ils nous vantent, sans cesse.

Femmes («Défaite Historique des…») : Cause première de la violence du monde : ? En tout état de cause, une analyse d’Engels dont on ne tire jamais assez ni la pertinence, ni les enjeux, ni les conséquences. Ni ses limites analytiques…

Femmes (Dénis) : «Les femmes sont, en tant que groupe social, l’objet d’un déni de réalité : dès qu’il est visé en tant que tel, il n’existe plus, il se dissout dans les particularités.» Les femmes n’étant pas un «groupe social», la suite de l’argumentation est-elle fausse ? Non. 555

Femmes (Dénis de grossesse) : On ne comprend pas (si tant est que l’on puisse «comprendre» ce qui est si complexe) le déni de grossesse, indépendamment du déni de soi, du déni des femmes, du déni, de la méconnaissance, de la crainte, de la honte de leur corps, du déni de leurs souffrances (y compris du fait de la maternité, a fortiori en dehors des liens du mariage), du déni des violences du monde. Évident ? Banal ?

Femmes (Déportées dans les camps Staliniens) : [1939] «Le nombre des ‘nouvelles’ s’accroissait de jour en jour. Des centaines de femmes arrivaient, victimes des lois récentes contre l’avortement. Elles étaient en général accueillies par des moqueries et des rires. » 556 Peu connu.

Femmes (D’exception) (1) : Cette formulation a le grand avantage de les isoler des autres femmes. Et de ne pas avoir à les comparer aux hommes.
* Ajout. 4 février 2015. Cette critique est aussi valable pour «Femme remarquable» que j’emploie.

Femmes (D’exception) (2) : Phyllis Chesler, auteure de : «Les exceptions individuelles n’ont rien à voir avec la compréhension des règles et des forces auxquelles elles font exception. Le fait de se référer sans cesse à la doctrine des ‘exceptions individuelles’ ou de s’y raccrocher est généralement le propre de la lâcheté, de l’ignorance ou d’objectifs intéressés.» 557 Sévère et juste.

Femmes (D’exception) (3) : [Trois ans plus tard] : Le patriarcat ne se maintient qu’en singularisant - lorsque l’on ne peut plus les dénier - les femmes, et d’abord et avant tout celles qui pensent la nécessité d’une pensée politique féministe anti-patriarcale.

Femmes (Diderot) : Diderot [1713-1784], auteur de : «S’il n’y avait point de femmes pour un méchant, il y aurait bien moins de méchants.» 558 La simplicité de l’expression n’exclue pas la profondeur de l’analyse…

Femmes (Dignité) (1) : Bertha von Suttner [1843-1914], auteure, dans son roman, féministe, pacifiste, Bas les armes, en 1889, de : «[…] Je prétendais ne donner mon cœur qu’à un homme digne de lui. […]» 559 (Cf. Femme. Remarquable)

Femmes (Dignité) (2) : Alice Sapritch, actrice, [concernant son ex-mari Guillaume Hanoteau], auteure de : «[…]Cet homme ne m’a pas mérité. […]. Il «ne s’est pas montré digne de recevoir ce que je lui apportais.» 560 (Cf. Femme. Artiste. Orgueil)

Femmes («Distinguées») (1) : Dans sa jeunesse, il divisait les femmes en «femmes distinguées» et …les autres. En vieillissant, il eût été horrifié que l’on le lui rappelât.

Femmes («Distinguées») (2) : Jean Tulard dans son Dictionnaire du cinéma. Les acteurs ( ! ) écrit concernant l’actrice Dany Carrel : «[…] Rien de distingué : la fille qu’on engrosse (la pilule ne rège pas encore) et qu’on plaque ensuite (Maternité clandestine).» 561 L’actrice confondue avec ses rôles et le critique révélé à lui-même, ici, à sa grossièreté. (Cf. Violence. Viol. Tulard Jean)

Femmes (Échange des. Guillaumin Colette) : Après avoir écrit : «On ne prend publiquement que ce qui vous appartient», Colette Guillaumin poursuit : «Pour approprier des hommes mâles, il faut une guerre… pas pour les hommes femelles, c’est à dire les femmes. Elles sont déjà propriété. Et lorsqu’on nous parle […] d’échange des femmes, on nous signifie cette vérité-là, car ce qui s’échange est déjà possédé ; les femmes sont déjà la propriété antérieurement de qui les échange.» Cette analyse fondamentale s’avéra, pour moi, en son temps, une révélation. 562 (Cf. Hommes. Concurrence entre eux)

Femmes (Échange des. Gide André) : André Gide [Tchad. 1925], auteur de : […] «Les Indigènes, d’après ce que nous dit Zigla (un des Noirs les plus intelligents que nous ayons rencontrés), auraient un plus grand nombre de femmes aujourd’hui, parce que, en cas de contestation, répudiation, ils trouvent facilement appui auprès du juge blanc pour se faire rendre la dot ; que d’autre part, ils n’ont plus à craindre les razzias ; et qu’enfin et surtout, si, pour payer l’impôt, le chef du village va trouver un indigène et lui dit : tu as plusieurs bœufs ; on va en vendre un pour parfaire la capitation, il ne peut opérer ainsi avec les femmes. Alors, il vaut mieux acheter une femme qu’un bœuf (Ajouter que l’indigène fait travailler la femme et ne fait pas travailler le bœuf.)» 563 Sans commentaire, ni jugement de Gide, l’anticolonialiste…(Cf. «Sciences» humaines. Anthropologie, Patriarcat)

Femmes (Échange des. Sadoul Georges) : Lu dans le Dictionnaire des films de Georges Sadoul la présentation suivante de Sous les toits de Paris [René Clair. 1930] : «Un chanteur des rues, après avoir été arrêté par erreur, se bat avec son meilleur ami qui lui a pris sa maitresse et, voyant qu’elle l’aime, le [la] lui abandonne.» 564 Simple comme bonjour….

Femmes (Écrits de) : Les écrits de femmes lus par un homme comédien : substitution, recouvrement, envahissement, mépris. Inconscience ? [Après avoir entendu Michael Lonsdale lisant une nouvelle de Virginia Woolf, dans laquelle le «je» est pourtant explicité] 565
- Vrai aussi pour les chansons évoquant la vie des femmes. Comparer Filles d’ouvriers de Jules Jouy chanté par Marc Ogeret, par Serge Utge-Royo avec l’interprétation de Michelle Bernard.

Femmes (Église catholique.1989) : Lors de la Rencontre organisée au Bourget de l’Action catholique général féminine (ACGF), les 21-22 octobre 1989, 117 femmes ont participé au Point-Rencontre : «Je suis mal à l’aise dans l’Eglise». J’ai relevé le constat de deux d’entre elles :
- «Le Pape dit si fort et si haut des choses qu’il n’y a plus rien à dire. Je pense qua chaque personne a sa conscience
- «Dans l’Église, le Pape parle aux femmes d’atteinte à la vie dans la contraception. On ne combat pas aussi fort d’autres atteintes à la vie : Torture, régime totalitaire, armement nucléaire.» 566

Femmes (Enfant-s) : «Je ne veux pas, je ne veux plus d’enfant-s». Traduction notamment onusienne, modern’style : «Les femmes doivent être informées de [et /ou : faire valoir et / ou : exercer et/ ou lutter pour…] leurs droits reproductifs et sexuels».

Femmes (Esclavage) : Simone de Beauvoir, auteure de : «Il me semble que, dans les siècles futurs, on regardera avec autant d’étonnement la manière dont les femmes sont traitées aujourd’hui dans notre société que nous regardons l’esclavage dans la démocratie athénienne, par exemple.» 567 Pertinent.

Femmes (Estime) : Ce que la société pardonne le moins aux femmes, c’est qu’elles s’estiment. C’est logique : elles échappent non seulement aux jugements les concernant, mais aussi, potentiellement, à ceux portés sur toutes les femmes : dès lors, aucune critique concernant «les femmes» n’a potentiellement plus de prise. Et chacun-e sait que ce qu’un dominant - quel qu’il soit - ne peut accepter, c’est que l’on n’ait plus peur ni de lui, ni de son pouvoir ; ou, plus justement - mais là, cela nous concerne tous et toutes - c’est d’être confronté à un «soi» délesté de son, de ses pouvoir-s. Les féministes ne peuvent s’exclure, concernant les jugements qu’elles se portent entre elles, de cette réflexion. (Cf. Être humain. Soi, Homme. Pantalon)

Femmes (État) : Entendu (juillet 2015), concernant le mari dont elle souhaitait se séparer, une femme déclare : «Il ne voulait pas s’en aller (de leur appartement). Il fallait donc que je parte.» Une autre voulait (septembre 2015) demander 200 euros de dommages et intérêts concernant un homme poursuivi pour avoir photographié les femmes et les jeunes filles nues (dont sa fille) dans des douches d’un camping. L’immense majorité des femmes n’ont pas même conscience que l’État et donc la justice puisse personnellement les concerner et a fortiori contribuer à régler les questions auxquelles elles sont confrontées dans leur propre vie. Et c’est compréhensible : c’est sans elles et contre elles que l’État depuis des siècles s’est construit, et que le concept de «vie privée» qui les a politiquement juridiquement, niées, continue ses ravages. (Cf. Politique. État)

Femmes (Et…) : Signe manifeste d’une absence de et/ou d’une insuffisante pensée féministe. 568

Femmes (Face cachée des hommes) : Les femmes, la face cachée des hommes ? D’où la nécessité de les contraindre au silence…

Femmes (Faibles) (1) : Marivaux [1688-1763], auteur, dans l’une de ses pièces, de : «Mais que les hommes aient l’audace de nous mépriser comme faibles, pendant qu’ils prennent pour eux toute la commodités des vices, et qu’ils nous laissent toute la difficulté des vertus, en vérité, cela n’est-il pas absurde ?» 569 Faibles et vertueuses versus forts et vicieux…

Femmes («Faibles») (2) : Qualifier les femmes de «faibles» [pauvres, précaires, etc..] c’est, sous couvert de constat, l’entériner et faire en sorte qu’elles le deviennent un peu plus. Aucune politique effective ne peut être fondée sur des constats qui ne sont que des conséquences de politiques mises en œuvre, légitimées par des siècles de rapports de domination.

Femmes («Favorites» des rois) : Rivarol [1753-1801], auteur de : «On sait qu’il est de bonnes mœurs, en France, que les reines soient consolées des infidélités de leurs époux par la malveillance publique contre les favorites.» 570 Et c’est aussi, avec ces pseudo constats, ainsi que l’on nie les femmes.

Femmes (Formation) : [France. Février 1970] : «Elle était sortie avec un CAP (Certificat d’aptitude professionnelle : premier diplôme d’enseignement dit technique) de couturière. Malheureusement dans la région, il n’y a pas de ces usines qui récupèrent les couturières aux doigts agiles pour les mettre au montage avec un salaire d’O.S (Ouvrièr-es spécialisé-es : traduire non qualifié-es) puisqu’elles n’ont pas le bon CAP de montage ou de bobinage qu’il leur faudrait pour mériter un meilleur salaire, le CAP qu’elles n’obtiendront jamais, puisqu’il n’existe pas, comme un fait exprès. Et du travail de couture, il n’y en a pas.» 571 Cette politique au cœur de la division sexuelle du travail fut délibérée et se perpétue, sans divers avatars…(Cf. Patriarcat. Division sexuelle du travail)

Femmes («[un] formidable moteur scénaristique et un accélérateur émotionnel») : Dans un film d’Arte, intitulé Pedro Alomodóvar, Tout sur ses femmes, je lis : «En près de quarante ans de carrière, Pedro Almodóvar a toujours offert à ses actrices des rôles très forts. Dans ce documentaire, Carmen Maura, Victoria Abril, Rossy de Palma, Bibiana Fernández, Emma Suárez et Adriana Ugarte brossent avec délicatesse un portrait tout en féminité du cinéaste espagnol. […] Incarnant la femme par excellence, à l’instar d’une Ava Gardner ou d’une Rita Hayworth, Penélope Cruz, l’interprète principale de ce film, est celle pour laquelle il avoue avoir éprouvé la plus grande passion. Mais, chez Almodóvar, les femmes sont aussi imparfaites, travesties ou transsexuelles. Leur dénominateur commun : constituer un formidable moteur scénaristique et un accélérateur émotionnel572

Femmes (Fouque Antoinette) : Antoinette Fouque [1936-2014], auteure, en 2008, de : «Globalement, les femmes s’en sortent bien573

Femmes (Fragiles et / ou vulnérables et / ou précaires) : Remplace progressivement les «faibles femmes», trop connoté XIXème siècle. Signifie la même chose. Les hommes les rejoignent.

Femmes (Françaises) (1) : En France, il est ‘acquis’ que les femmes sont «libres». Le fait qu’à l’étranger, elles sont souvent qualifiées de «faciles» est rarement posé comme sujet de réflexions sémantiques. (Cf. Femmes Libres. Sarkozy Nicolas, Patriarcat)

Femmes (Françaises) (2) : Le mépris des femmes et son cortège de violences m’apparaît progressivement avec force comme le dernier rempart de l’identité française : sans pétrole, sans idées, un PIB en berne, une croissance nulle, une dette qui explose, un État dissous dans l’Europe et la mondialisation. Mais les femmes françaises sont toujours bien cotées sur le marché mondial : une valeur sûre, à entretenir, à valoriser lorsque les autres s’effondrent. (Cf., Être-s Humain-es. Mode. Luxe, Proxénétisme)

Femmes («Frigides») (1) : Freud [1856-1939], auteur de : «Il faudrait se demander comment il se fait que l’anesthésie [«absence de sentiment de volupté»] soit de façon aussi prépondérante, le trait distinctif des femmes. Un homme anesthésique renoncera bien tôt au coït ; la femme, elle, on ne lui demande pas son avis. […] Les femmes arrivent très souvent à l’acte sexué (se marient) sans amour. […] Elles sont ensuite frigides et le restent.» (17 décembre 1894) 574 (Cf. Violences. Gilbert Tordjman)

Femmes («Frigides») (2) : Luce Irigaray, auteure de : «[…] Quand une femme vient me trouver et me dit qu’elle est frigide, je lui dit : ‘Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne crois pas une seconde à la frigidité des femmes.’» 575 (Cf. Sexes […])

Femmes (Fumier) : Une ouvrière, en Belgique, dans les années 1960, l’une de celle que l’on nommait «les femmes-machines» de l’usine de Herstall - la F.N - rapporte la phrase par laquelle les conducteurs de car faisaient le transport entre l’usine et leur domicile les qualifiaient. Ils disaient : (traduit du Wallon) «Je vais chercher la charrette de fumier». 576

Femmes (Fusil) (1) : [Waffen SS. Deuxième guerre mondiale] «Ton fusil, c’est ta femme». 577 (Cf. Politique. Guerre)

Femmes (Fusil) (2) : À comparer avec : «This is my rifle / This is my gun (leur sexe). One’s for Killing / The other’s for fun» (Chanté, hurlé par les Marines américains) (Cf. Politique. Guerre)

Femmes (Fusil. Armes) (3) : Concernant les armes des combattant-es Viêt-Cong contre l’armée américaine, on lit dans le reportage de Madeleine Riffaud au Vietnam en 1965 578 : «Toutes prises peu à peu sur l’armée américaine, les armes des compagnies étaient ainsi les ‘filles’ des uns des autres. Leurs servants les entretenaient avec des soins jaloux.» (Cf. Politique. Guerre)

Femmes (Ghiliak) : [Ile de Sakhaline, 1890] Lu dans Tchékhov : «Quant aux femmes, elles sont toutes égales dans l’absence totale de droits, qu’il s’agisse de la grand-mère, de la mère ou d’une fillette au berceau ; on ne les respecte pas plus que les animaux domestiques, qu’un objet qu’on peut jeter ou vendre, ou qu’un chien qu’on chasse à coups de pieds. Encore que les chiens, les Ghiliak les caressent parfois, les femmes jamais. Ils attachent moins d’importance à une noce qu’à une banale ribote, en ne l’entourant d’aucun rite religieux ou païen. Le Ghiliak troque un épieu, une barque ou un chien contre une jeune fille qu’il emmène dans sa iourte et avec laquelle il s’étend sur une peau d’ours - un point, c’est tout. La polygamie est admise mais ne semble pas très répandue, bien que les femmes soient apparemment plus nombreuses que les hommes. Le mépris du Ghiliak envers la femme, considérée comme un être inférieur, atteint un tel degré qu’il ne trouve nullement répréhensible de la réduire en esclavage au sens le plus direct et le plus dur de ce mot. Selon le témoignage de Schrenck, ils emmènent souvent des femmes aïno en captivité ; il est probable que la femme est pour eux un objet de commerce au même titre que le tabac et le calicot579 (Cf. Famille, Droit, Justice, Patriarcat, Politique. Égalité)

Femmes (Gitanes) : Avoir entendu, le 11 septembre 2012, dans l’émission Les pieds sur terre (France Culture) celle, intitulée Les gitanes de Saint-Jacques, m’a laissée, un moment, sidérée. Et puis, le constat de l’impuissance de ces femmes - tant se révèlent dans leur violences des siècles de domination non contestée - se fait jour. Évoquer, selon l’antienne féministe, le recours à la loi, apparaîtrait grossier, accusateur, indécent, irresponsable. Et l’on est en réduit-e à constater que si notre société n’a à ce jour rien fait pour faire cesser ces monstruosités, plus encore, elle ne fera rien à l’avenir. Que faire alors ? (Cf. Droit, Patriarcat, Violences contre les femmes)

Femmes (Grégoire Ménie) : Ménie Grégoire [1919-2014], en 1965, avant donc son rôle d’animatrice radio sur RTL, Allo Ménie ! de 1967à 1982], auteure de : […] «Une femme est un être sexué qui adopte, pour la réaliser, une image conforme aux normes de la société. Être une femme, c’est choisir un rôle, une place particulière, conforme aux représentations collectives de son époque et de son cadre. Les sociétés d’ailleurs sanctionnent la réussite ou l’échec de l’entreprise, disant de deux être identiques ou bien : ‘C’est une vraie femme’, ou bien : ‘ce n‘est pas une femme’580 Forte critique en 1965….

Femmes («Grosses») : Je lis dans un Dictionnaire des femmes célèbres que l’actrice Louise Contat [1760-1813] «gagnée par un embonpoint fâcheux, dut se restreindre aux emplois de mère», que Mademoiselle Gorge 51787-1867], elle aussi actrice, «longtemps d’une beauté sculpturale, qui faisait d’elle la type même de la ‘reine de la tragédie‘ prit vite un embonpoint abusif [et] quitta la scène en 1849». Enfin, concernant Madame de Montespan [1640-1707], je lis que «ses maternités incessantes contribuèrent à sa ruine : son teint s’était fripé et elle avait pris ‘une grosse vilaine taille’.» 581

Femmes (Héroïnes) : Juliette Gréco, auteure de [en réponse à la question : «Vos héros dans la vie ?»] : «Toutes les femmes anonymes.» 582
- Dans le même sens, Sandrine Bonnaire concernant sa mère : «une héroïne de la vie». 583
- Mais à féminiser le qualificatif de «héros», le fondement sur lequel celui-ci s’est construit est re-légitimé, alors qu’il devrait être détruit. Processus de pensée fréquent dans les analyses féministes. (Cf. Politique. Admiration)

Femmes (Hiérarchie) : Dans ses Mémoires, Gorbatchev, nouvellement nommé en 1980 au Comité Central du parti communiste écrit : «Raïssa [son épouse] ne parvenait pas non plus à s’habituer à ce nouveau système de relations. En fait, elle n’a jamais pu trouver sa place dans le groupe des ’épouses du Kremlin’ et ne se lia intimement avec aucune d’entre elles. Ces réunions de femmes la frappèrent particulièrement par le climat qui y régnait, imprégné de morgue, de suspicion, de flagornerie, de sans gêne. À quelques nuances féminines près, ce monde des ‘dames’ reflétait la hiérarchie des maris.[...]» 584
- Certes, mais qu’en est-il de la hiérarchie comme principe structurant du monde notamment soviétique ? (Cf. Femmes. Féminin, Patriarcat, Politique)

Femmes (Identités) : Lu, écouté sur France Culture : «Sœur, travailleuse, compagne, citoyenne, mère, artiste...’la femme moderne est susceptible d'une multiplicité de définitions’». 585 Ne définir les femmes que par une multiplicité d’identités, c’est s’interdire d’interroger les différents pouvoirs qui les assignent ou non à ces diverses fonctions, c’est s’interdire de dévoiler les structures politiques patriarcales qui définissent ces identités ; dès lors invisibilisées, elles ne peuvent plus être nommées, différenciées, analysées, dénoncées.
En sus, poser d’emblée ces identités multiples, c’est aussi, sinon nier, du moins rendre beaucoup plus difficile la recherche de la singularité de chaque femme.

Femmes (Images d’elles-mêmes) : Dans ce que les femmes reprochent aux hommes, se trouve aussi nécessairement l’image qu’elles se sont construites d’elles-mêmes, dont elles ont été dépendantes, dont elles ont payé le prix, en les ayant suivis, aimés, admirés, respectés, quittés. (Cf. Féminisme. Patriarcat)

Femmes (Imaginaire) : Dominé. Notamment par Bécassine, Delly, Berthe Bernage, Christophe (La famille Fenouillard), leurs prédécesseurs/euses et leurs avatars modernes. Curieusement - ou plutôt, non, dois-je dire par honnêteté - je n’arrive pas y intégrer la Comtesse de Ségur, tandis que, avec du recul, je m’interroge : Le Prince Éric (ne vivant qu’entouré de beaux jeunes hommes solidaires, et bien peu progressiste, pour employer un euphémisme) s’avéra-t-il une antidote ?
* Ajout. 27 juillet 2016. Je viens de relire Les petites filles modèles de la Comtesse de Ségur : Oh là là ! Que de dévoilements, que de refoulements…

Femmes (Impuissantes) : Les femmes, la moitié de la population, politiquement, en tant que telles, impuissantes. (Cf. Politique)

Femmes («Inactives») : Lettre d’Angélique Arnaud [1797-1884] à Caroline Simon [1802-?], le 1er avril 1935 : «[…] Nous voulons bien souffrir, mais souffrir à notre manière. […] Toi, Caroline, tu aurais accepté les périls de la navigation, les privations qui t’auraient escorté sur la terre d’Égypte [projet Saint-simonien], les veilles d’un hospice de charité. Et l’inaction t’abat. Tu tournes contre toi même toute l’inactivité de ton esprit et de ton cœur. Je connais bien cette position, amie. J’ai eu des jours où j’aurais préféré les émotions de la persécution, la perspective de l’échafaud au calme plat qui m’environnait, où j’aurais changé la paix de mon existence contre la plus orageuses des destinées.» 586

Femmes (Intellectuelles) : Pour paraphraser J.J Rousseau [1712-1778] qui constatait, et sans doute entérinait, l’analyse selon laquelle : «[Les femmes] sont comme des courbes dont les sages sont les asymptotes ; ils s’en rapprochent sans cesse, mais n’y touchent jamais. » 587, on pourrait encore en France, en 2016, tout au moins dans la conscience d’un grand nombre d’entre eux, écrire : Les intellectuelles sont les asymptotes des intellectuels : elles s’approchent sans cesse d’eux mais ne les touchent jamais. (Cf. Féministes. Intellectuelles)

Femmes (Intelligentes) (1) : Stuart Mill [1806-1873], auteur, en 1859, de : «Qui peut calculer ce que perd le monde dans cette multitude d’intelligences prometteuses doublées d’un caractère timide qui n’osent pas mener à terme un enchaînement d’idées hardies, vigoureux et indépendant de peur d’aboutir à une conclusion jugée irréligieuse ou immorale ?» 588 (Cf. Hommes. Féminisme)

Femmes (Intelligentes) (2) : Danielle Mérian, auteure, en 2015, de […] : «Vous connaissez des femmes intelligentes qui ne sont pas féministes 589 (Cf. Féminisme)

Femmes (Intelligentes) (3) : Baudelaire [1821-1867], auteur de : «L’amour des femmes intelligentes, un plaisir de pédéraste590

Femmes (Intelligentes) (4) : Lu dans Le Monde, le 4 mars 2017 : Dans son ouvrage Les faiseuses d’histoire (La Découverte. 2011), la philosophe et mathématicienne, Laurence Bouquiaux raconte avec subtilité cette manière de se monter ‘soumise et docile’ pour faire oublier qu’on ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle évoque ainsi, dans les milieux universitaires «les bonnes élèves, bosseuses, voire besogneuses, qui savent qu’elles sont tolérées pour autant qu’elles restent inoffensives.’ ‘Nous [les femmes] laissons parler les hommes (dans les réunions, dans les colloques et même, peut être, dans les livres) parce que beaucoup de nos collègues ne nous pardonneront d’être intelligentes que si nous renonçons à être brillantes.» 591 (Cf. Homme «Intellectuel». France. Fraisse Geneviève)

Femmes (Jouir) : On lit, en 1791, dans les Lettres bougrement patriotiques de la mère Duchêne, journal de femmes «patriotes», le seul défendant et soutenant la Révolution française, ceci : «Le diable ne sera pas toujours à notre porte. Nous méritons bien jouir ; car nous avons bougrement souffert…» 592 (Cf. Homme. Jouir, Histoire. Révolution française)

Femmes (Lâcheté) : Doris Lessing [1919-2013], auteure, en 1971, de : «Ce que les femmes disent entre femmes, quand elles grommellent dans leur cuisine, se plaignent, papotent, ou ce qu’elles manifestent clairement dans leur masochisme, c’est bien souvent la dernière chose au monde qu’elles articuleraient à voix haute – un homme pourrait les entendre. Cette lâcheté des femmes s’explique par leur condition de semi esclavages qui a duré si longtemps. Le nombre de femmes prêtes à se battre pour ce que vraiment elles pensent, éprouvent, vivent auprès d’un homme qu’elles aiment est vraiment infime. La plupart des femmes s’enfuient comme des petits chiens sous un jet de pierre dès qu’un homme leur dit : «Tu n’es pas féminine, tu es agressive, tu menaces ma virilité». Je crois fermement qu’en épousant, ou même en prenant au sérieux un homme qui use de ces menaces, une femme mérite tout ce qui peut lui arriver. Car cet homme là est une brute…[…]» 593 Dans sa critique, il y a de la pertinence ; mais pour être vraie, légitime, progressiste, n’aurait-il pas fallu que les rapports de domination soient préalablement posés ?

Femmes (Lesbiennes) (1) : Une femme lesbienne à une amie hétérosexuelle : «Mais tu ne te rends pas compte de ce dont tu te prives !» L’évidence de cette phrase m’a souvent interrogée, à plus d’un titre…

Femmes (Lesbiennes) (2) : Elle refusait d’être qualifiée de féministe de crainte d’être reconnue comme lesbienne. D’un autre temps ?

Femmes (Lesbiennes) (3) : Thérèse Clerc [1927-2016], dans le film Les invisibles, auteure de : [] «Comment une vie bascule à travers une main qui s’aventure» […] 594 (Cf. Femme. Remarquable)

Femmes (Lesbiennes) (4) : Benoîte Groult [1920-2016], auteure de : «Je n’ai jamais été douée pour être lesbienne.» 595 (Cf. Femme. Épouse de)

Femmes (Lesbiennes) (5) : Elle était poétesse, épouse de procureur, mère de six enfants, féministe, délicieuse : au cours d’une discussion, elle déclara si simplement que l’un de des regrets était de n’avoir pas vécu de relation lesbienne. Un bon et beau souvenir, plein de leçons…

Femmes (Lesbiennes) (6) : S’interroger pour ‘savoir’ si Rosa Bonheur [1822-1899] était ou non lesbienne, pouvait ou non être qualifiée comme telle, ne m’intéresse que peu. Je m’interroge même si j’oserais porter un jugement en la matière. L’interrogation en revanche me permet de réfléchir plus avant sur la nature, les raisons et les significations de la question. (Cf. Femme (Remarquable. Bonheur Rosa), Sexe […])

Femmes (Lesbiennes) (7) : Lu sur Wikipédia concernant les relations entre Isadora Duncan [1877-1927] et Eleonora Duse [1858-1924] «[…] Elle passe [après la mort de ses deux enfants] plusieurs semaines dans un complexe au bord de la mer à Viareggo en compagnie de l'actrice Eleonora Duse. Le fait que Duse sortait tout juste d'une relation lesbienne avec la jeune rebelle féministe Lina Polletti alimenta les spéculations quant à la nature de la relation qui unissait Isadora à Duse. Néanmoins il ne fut jamais prouvé qu'elles furent engagées dans une relation amoureuse.»
En d’autres termes, pour Wikipédia, la question non résolue - devant rester à jamais une «spéculation» - aurait été de savoir si ces deux femmes exceptionnelles auraient couché ensemble. Alors, elles mériteraient le qualificatif d’«amoureuses», et pourraient être qualifiées de lesbiennes, ou du moins de bi-sexuelles. Ignoble. (Cf. Femme Remarquable. Duncan Isadora. Duse Eleonora, Sexe-s)

Femmes (Lesbiennes) (8) : Comme l’exprime justement Françoise Gaspard : «Un couple de femmes devant nécessairement reproduire une alliance singeant l’hétérosexualité…» 596

Femmes (Lesbiennes) (9) : Lu dans un «Questionnaire» (rédigé par Caroline, Sandra, Sarah. 1997), intitulé : «Quelle lesbienne êtes-vous», notamment sa cinquième question intitulée : «Votre vision de l’hétérosexualité» dont les sept alternatives étaient les suivantes : «a) : L’hétéro quoi ? / d) : un vice comme un autre / b) : de la collaboration pure et simple / f) : un déguisement qui vous colle à la peau depuis l’enfance / c) : une question personnelle, mais pas si politique que ça / e) Un homme qui couche avec une femme / g) Pour la procréation, une seule solution !» 597
- «Vice» ; «Collaboration» ; «Question» ; «Coucher» ; «Procréation»…

Femmes (Lesbiennes) (10) : Marianne James, animatrice de télévision, auteure, d’après le titre de Elle, de : «C’est mon drame de ne pas être lesbienne». 598 Mais, à la lecture de l’article publié sur le net, je lis : «Aujourd’hui, elle reconnait même qu’elle aurait pu ‘être séduite par une femme bien dans son corps et sensuelle. […] Si j’avais été lesbienne, j’aurais pu avoir des enfants, une famille. Car je ne fais pas peur aux femmes’.»

Femmes (Lesbiennes) (11) : Consacrer 10 items aux femmes dites lesbiennes, est-ce consacrer l’hétérosexualité comme norme ? Oui, mais : poursuivre, complexifier.

Femmes (Lesbiennes) (12) : Entendu sur France Culture une appréciation concernant Audre Lorde [1934-1992] : «Elle adorait les femmes».599 Toutes les femmes ?

Femmes (Lesbiennes) (13) : Le 17 mai 2017, la liste EF-L ANEF («Liste Études féministes») informe du vernissage le 1er juin 2017, à la Mairie du 4ème arrondissement de l’exposition intitulée : «Fières archives : documents autobiographiques d’homosexuels fin de siècle». Il n’est, sans ambiguïté, question des «homosexuels» et de la «communauté homosexuelle». Je me suis demandée si cette liste dite «féministe» qui publiait avec autant d'assurance une info excluant ici formellement les femmes, ici les lesbiennes, était ou non une première…
- Une série de conférence suivra, dont l’une consacrés à «la mise en patrimoine des archives LGBT».
- À une question posée, même jour, concernant la présence de «documents sur les homosexuelles», la réponse fut : «À charge de regrouper les mémoires vivantes dans une commission de l'association Grey Pride, je confirme que des témoignages de femmes seniors LGBT+ sont actuellement enregistrées et archivés». La réponse est claire : L’histoire des luttes homosexuelles - au grossier déni de l’histoire - est indissociable de la reconnaissance des LGBT. (Cf. Féminisme, «Sciences» sociales. Histoire)

Femmes (Lesbiennes assimilées aux ‘gays’) : Par quelles régressions féministes, les femmes [dites lesbiennes] qui aiment [sont plutôt attirées par] une ou des femmes ont-elles pu être assimilées aux hommes [dits gays] qui aiment [sont plutôt attirés par] - un ou des hommes ? : question à clarifier de toute urgence.
En l’état, et dans l’attente, délégitime bon nombre d’analyses d’associations gays, ainsi que les dits LGBT.

Femmes (de Lettres) : Lu dans le Journal de Jules Renard [1864-1910], à la date du 7 novembre 1891, lors d’une visite à Maurice Barrès [1862-1923], une répartie, notée par lui, de Willem Byvanck [1848-1925], lui, aussi présent : «Il ne faut aimer les femmes de lettres que mortes.»

Femmes (Livres de) : Flora Tristan [1803-1844], le 7 mai 1844, concernant les réactions, à Lyon, à la découverte de son livre L’union Ouvrière : «On croit généralement que ce n’est pas moi qui suis l’auteur du petit livre. On le trouve trop bien écrit, trop bien pensé pour être l’ouvrage d’une femme - on pense donc que c’est un homme supérieur qui l’a fait, et qui n’osant pas se mettre en avant, je suis payée, moi, pour m’y mettre.» 600 (Cf. Penser, «Sciences» sociales. Histoire)

Femmes (Maitresses de maison) : Dans l’introduction d’un «Petit guide de sécurité familiale», intitulé, Les accidents à la maison publié en 1954 par les Éditions Sociales (maison d’édition du parti communiste français), je lis, sous la présentation : «Pour vivre heureux, vivez prudents», : «Il suffit d’un oubli, d’une négligence, d’une seconde d’inattention pour que la maison familiale, symbole du bonheur quotidien, devienne le centre d’un drame. Une marche usée, un carreau descellé, une barre d’appui branlante et la maison trahit sa mission protectrice. Puis sont énumérés «les milles et un danger avec lesquels vous en devez prendre de risques inutiles, car votre sécurité, celle de vos enfants, se trouve entre vos mains.» Et, pour les éviter : «Il ne faut pour l’assurer, ni appareils compliqués, ni études très longues. Vous n’avez besoin que de mettre en œuvre les seules qualités qui sont les vôtres et celles de toutes les bonnes maitresses de maison : Ordre, Propreté, Soin, Bon sens, et d’appliquer inlassablement la même consigne : Prudence.» 601 (Cf. Famille, Patriarcat, Politique)

Femmes («Mal baisées») : Denise Cacheux, auteure de : «J’ai été traitée de ‘mal baisée’, la première fois que je suis rentrée au PS, parce que j’avais dit qu’il n’y avait que des mecs à la tribune. Je leur ai répondu : «De la faute à qui, camarades ?» 602 Une réponse fondée et claire détruit la question. (Cf. Femmes. Jouir)

Femmes (Malédiction) : La malédiction des femmes : la beauté ? la dot ? le mariage ? la maison ? l’intelligence ? la force ? l’indépendance ? les enfants ? un homme ? des hommes ? les hommes ? l’éducation ? le droit ? ... Chacun-e peut retirer, ajouter… (Cf. Patriarcat)

Femmes (Manager de…) : Maurice Lévy, «patron du Groupe Publicis», au Women’s Forum de Deauville [octobre 2014], auteur de : «Je n’ai jamais été un bon manager de femmes [car j’ai toujours été intimidé par elles]». Et il poursuit, pour récuser le principe des quotas, en se référant explicitement, positivement, à Élisabeth Badinter, «féministe», «Présidente du conseil de surveillance et deuxième actionnaire du Groupe(NDLR)» ; en réalité, sa patronne. 603.
- L’expression de «manager de femmes» me fait penser à «dompteur de fauves», «gestionnaire de portefeuille», «responsable de plantation» et me fait froid dans le dos.
Par analogie : «manager de juifs», «manager d’arabes»…(Cf. «Sciences» sociales. Économie)

Femmes (Médaille des évadés) : Il existe une «médaille des évadés» : la remettre ‘au goût du jour’ et l’instituer pour les femmes qui fuient leurs maris violents ? La «médaille de la résistance» pour celles qui les dénoncent ? Et la «croix de guerre» pour celles qui, après avoir été «occupées» par eux, les tuent ? (Cf. Politique. Frontières, Justice. Légitime défense)

Femmes (Ménagères) : [1950] Dans la Revue officielle du Salon des Arts ménagers, on lit : «Une maison bien et vivement tenue, n’est ce pas pour nous, femme, la liberté ?» […] Titre de chapitres suivants : «Ménagères mais… ‘Mimi Pinson’» ; «Ménagère… mais ‘Artiste’ peintre» ; «Ménagère… mais toujours pressée» ; «Ménagère… mais souriante» ; «Ménagère… mais attrayante» ; «Ménagère… mais Musicienne, Poète, Fée» ; «Ménagère et… méthodique» ; «Ménagère et… Cordon bleu» ; «Ménagère et…adroite» ; «Ménagère et… économe». «Almanach des artistes ménagères».
Et, en avant propos : «Avant-première au salon des Arts ménagers. Les tablettes de Monsieur Ménage.» Tandis que l’éditorial de Marcelle Auclair s’intitule : «Ménagères mais.. Moralités ménagères». 604 (Cf. «Sciences» sociales. Économie Domestique)

Femmes (Menteuses) : Au hasard des lectures…
- Nicola Berdiaev [1876-1948], en 1948, écrit : «Les femmes sont plus menteuses que les hommes : le mensonge est une autodéfense qu’a engendré l’historique privation de droits de la femme [depuis que le patriarcat a succédée au matriarcat].» 605
- Juliette Rennes, en 2016, débute ainsi son article dans Le Monde diplomatique, intitulé Vieillir au féminin : «Pourquoi les femmes mentent-elles davantage que les hommes sur leur âge ? Partant de cette question apparemment anodine, Susan Sontag […]. » 606 (Poursuivre)

Femmes (Mineures. George Sand) : En 1845, alors que la séparation des époux avait, en première instance, a été prononcée le 16 février 1836, George Sand [1804-1876] écrit : «Aux termes de la loi, je ne peux emprunter ni pour un autre, ni pour moi-même, ni servir de caution puisque les femmes, mêmes celles de 40 ans, sont réputées mineures.» 607
- Il en est de même en 1846 : «Je ne peux emprunter à un banquier à cause de ma qualité de femme mineure, c’est-à-dire de femme mariée.»
- Et, en voici les conséquences concernant la propriété de ses propres écrits :
* Le 15 octobre 1845, son mari est toujours partie prenante du contrat qu’elle signa avec Giroud et Vialat pour Le péché de Saint Antoine 608, bien qu’il soit précisé qu’elle était «épouse judiciairement séparée de corps et de biens 609 d’avec François Casimir Dudevant».
* En 1847, l’absence de l’autorisation de son mari concernant la publication de La mare au Diable fut cause d’un conflit avec la Société des Gens de Lettres. Avant de pouvoir défendre son droit à la propriété de son œuvre, devant les Tribunaux, elle dut préalablement demander à son mari qu’il veuille bien l’autoriser de défendre son droit. Elle fournit la dite autorisation au Tribunal le 20 août 1847. 610
* En 1848, son mari - dans les mêmes termes - est toujours partie prenante du contrat qu’elle signe, le 15 août 1848, avec l’éditeur Paul Delavigne pour la publication de François le Champi. 611 Il en fut de même pour le contrat qu’elle signa avec Michel Lévy Frères pour La petite fadette, le 15 novembre 1848. 612
* Le nom de François Casimir Dudevant n’est en revanche plus cité dans le contrat qu’elle signa le 18 et 20 octobre 1849 pour François le Champi, Le château des Désertes et La mare au diable avec Paul Delavigne éditeur. 613
* En 1850, George Sand écrit : «Je ne suis pas dans la position des propriétaires aisés qui peuvent toujours emprunter tant qu’ils ont un petit capital au soleil. Je suis femme, c’est-à-dire mineure, séparée de mon mari légalement, et cependant toujours sous sa dépendance pour les affaires d’argent, tant les lois protègent mon sexe ! Je ne peux pas donner d’hypothèque sur ma propriété. Forcée d’emprunter pour les autres, dans les moments difficiles, je ne l’ai pu qu’en me servant pour sauver mes amis et mes parents pauvres, de la caution d’amis moins pauvres. Mais cette caution les expose à perdre leur argent si je meurs sans avoir payé. Mon mari et mon gendre n’auraient aucun scrupule d’invoquer la loi, et de leur laisser tout perdre.» 614
- Le droit de propriété au fondement de la France bourgeoise d’après 1789 : encore un grossier mensonge…Il n’y a pas que le suffrage qui n’était pas universel…Quant à la liberté d’expression des femmes, elle aussi, une chimère, et encore un autre mensonge. (Cf. Droit Patriarcal, Justice)

Femmes (Ministres) : Maria De Lourdes Pintasilgo, Ministre Portugaise des Affaires sociales en 1974-1975, raconte : «En 1975, Françoise Giroud avait organisé à Paris des Journées internationales de la femme. Elle y avait invité tout ce que le monde européen compte de femmes ministres ainsi que d’autres femmes exerçant des fonctions élevées dans l’administration, l’Université, etc.,…Quelques-unes des femmes ministres s’étaient déjà rencontrées ; on se voyait, on se passait des nouvelles rapidement : comment vas-tu ? que fais-tu ? etc., Soudain, la femme qui était à l’époque ministre de la Santé et de l’Environnement en Yougoslavie demande à une femme hollandaise, socialiste, elle aussi ministre de la Santé : «Et toi, que fais-tu ?». Elle lui répond : «A lot of nonsense ans a few nice things» («Une quantité de bêtises et quelques choses intéressantes.» Démystifiant, donc utile. 615

Femmes (Misérables) : Mary Wollstonecraft [1759-1797], auteure, en 1792, de : «Si, quand une femme a trouvé un mari, elle considère qu’elle est arrivée à ses fins, et si, mesquine et fière, elle se contente d’une couronne aussi misérable, laissons la se traîner, satisfaite, aux pieds de son époux dans une situation qui l’élève à peine au-dessus des animaux.» 616 Difficile à lire, et donc à accepter, mais d’autant plus nécessaire. Peut être aisément modernisé en y incluant l’énergie mise par tant de femmes à «chercher», à «trouver» un amant, un compagnon, un homme, sans excès d’exigences, en y sacrifiant si souvent leur dignité, leur identité, leurs propres aspirations… (Cf. Femmes. Animalisation du monde, Politique. Animalisation du monde, Famille. Mariage)

Femmes (Mission) : Madame Edgar Quinet [ ? - ?] , en 1869, auteure de : «[…] La mission de l’homme est de lutter pour les principes, et la mission de la femme est de les mettre en pratique par des moyens modestes concentrées au foyer, d’où elles rayonnent au loin.» 617 (Cf. Femme. Épouse de. Edgard Quinet, Patriarcat)

Femmes («Mission Historique») : Pas plus que le prolétariat, pas plus que quiconque, les femmes ne sont investies d’aucune «mission historique». (Cf. Patriarcat)

Femmes («Mulets») : Sous le titre : Frontière de Ceuta : Décès dans une bousculade, je lis : «’Ce matin, il y a eu une bousculade du côté marocain’, a expliqué un militant local, interrogé au téléphone depuis Rabat. Une femme d'une cinquantaine d'années est décédée, et quatre autres ont été blessées’, a précisé cet activiste, Mohamed Benaïssa, de l'Observatoire du nord des droits de l'Homme (ONDH). […] ‘Vers midi, commerçants et femmes-mulets qui traversent quotidiennement ont ensuite manifesté à Fnid'q pour dénoncer la situation’ au poste-frontière, selon Benaïssa. Fin mars, une autre ‘femme-mulet’ était décédée dans les mêmes circonstances, après voir été piétinée. Les autorités de Ceuta avaient rénové fin février l'ancien poste-frontière, notamment pour améliorer les conditions de travail des porteurs de marchandises entre cette enclave espagnole et le Maroc, dont la très grande majorité sont des femmes. Elles avaient également annoncé un renforcement des mesures de contrôle, notamment le poids et les dimensions des colis portés par les travailleuses journalières.[…]» 618 (Cf. Femmes. Animalisation du monde, Êtres humains, Politique. Animalisation du monde)

Femmes (Nombre) : Jean Christophe Ruffin, en 2014, lors de son intronisation à l’Académie française, auteur de «[…] On me dira que cette prestigieuse responsabilité occulte le fait que, du point de vue quantitatif, la présence féminine reste encore très minoritaire. C’est vrai. Pourtant, cette perception comptable du problème ne reflète en rien l’état d’esprit qui règne parmi nous. Les femmes, dans cette Compagnie ne sont pas un groupe, un nombre, un quota. Elles sont des personnalités singulières, chacune unique et précieuse, et leur apport ne se mesure pas à leur importance numérique. […]» 619 Une grossière entourloupe…(Cf. Langage. Académie Française, Politique. Démocratie, Parité)

Femmes (Nous les…) : N’employer cette formulation qu’avec d’extrêmes précautions, en ayant préalablement pesé toutes les appropriations indues dont elle est porteuse et pris en compte toutes les conséquences politiques, qu’à chacun de ses usages, elle signifie et implique. Analyse valable concernant tous les «nous» : nous avons tous et toutes des identités multiples, évolutives. Et ajoutons que l’addition des innombrables «un-es» ne construit pas un «nous». (Cf. Langage. Genre. «Comme nous disons…», Penser. «Nous»)

Femmes (Occultation) : Lu dans les Mémoires d’un révolutionnaire de Pierre Kropotkine [1842-1921] concernant le Russie, dans les années 1860 : «Tout ici était nouveau pour moi. C’était un village de ‘paysans de l’État’, c’est à dire de paysans qui n’avaient pas été serfs et jouissaient d’un bien être relatif, dû probablement au profit qu’ils retiraient de la toile tissée à la maison.» 620 (Patriarcat, «Sciences» sociales. Économie. Histoire)

Femmes (ONU. Commission de la condition de la femme. Débats annuels à la) : La plus forte concentration de confusions concernant «les femmes», à ce jour jamais égalée. À l’exception des études dites queer ? J’ai souvent pensé démontrer cette assertion. J’ai fini par y renoncer : il faut lire ces textes et tenter de les comprendre... 621 (Cf. Droit. CEDAW. Réserves)

Femmes (Orgasme) : Brigitte Lahaie, présentée par France Culture, comme «l’icone de l’âge d’or du X français», auteure de : «Je défie toute femme, à peu près normale, de ne pas avoir un orgasme si elle tombe sur une très bonne langue.» 622 (Cf. Être humain. Corps, Homme. Plaisir, Pornographie. Corps, Sexes. Sexualités)

Femmes (Ornements décoratifs) (1) : Lu dans les Mémoires de Fouché [1759-1820] concernant le mariage de Napoléon avec Marie-Louise d’Autriche, le 1er avril 1810 : «Le lendemain, la bénédiction nuptiale fut donnée à Napoléon et à Marie-Louise par le cardinal Fesch, dans une des salles du Louvre garnies de femmes resplendissantes de parures et de pierreries623

Femmes (Ornements décoratifs) (2) : Lu dans les Lettres de Russie de Custine (Marquis de) [1790-1857] concernant le mariage religieux de l’empereur Nicolas 1er avec la Grande duchesse Marie, le 14 juillet 1839 : «Les premières dames de la cour de Russie et les femmes des ambassadeurs de toutes les Cours…garnissaient le tour de la chapelle […]» 624

Femmes (Ornements décoratifs) (3) : Lu dans le Journal de l’Abbé Mugnier [1853-1944 , à la date du 16 mai 1901 : «J’aime les beaux salons à boiseries dorées, à glaces, à lustres. J’aime les salles à manger parées de fleurs et de femmes. La mondanité est en moi, incorrigible625

Femmes (Ornements décoratifs) (4) : Lu, cité dans La traversée d’une vie de Françoise Rosay [1891-1974] : «La salle [de théâtre] était d’une rare élégance, constellée de jolies femmes et de célébrités parisiennes.» 626

Femmes (Ornements décoratifs) (5) : Barbara Koster, étudiante, par engagement révolutionnaire, établie en usine en Allemagne en 1970 se souvient : «C’était un monde très chaleureux. Je me sentais protégée et parfaitement à mon aise. Bien sûr, dans un atelier où les deux tiers des ouvriers étaient des hommes, j’étais confrontée au rôle toujours ambigu qu’on réserve aux femmes. D’un côté, elles améliorent le décor. C’est agréable pour les hommes, et l’ambiance s’en trouve tout de suite sexualisée. Par contre, c’était très nocif pour mon travail politique. […]» 627

Femmes (Ornements décoratifs) (6) : [Pour comparaison] Lu dans le texte de Simone Weil [1909-1943], À propos de la question coloniale…[1943] : «Pour des Anglais vivant en Inde, pour les Français vivant en Indochine, le milieu humain est constitué par les blancs. Les indigènes font partie du décor.» 628

Femmes (Paraître) : Malwida von Meysenburg [1816-1903], dans Le Soir de ma vie, suite des Mémoires d’une idéaliste [1908], auteure de : «Être est le meilleur remède au désir de paraître.» 629 Valable aussi, bien sûr, pour les hommes. (Cf. Êtres humain-es, Langage. Verbe. Être)

Femmes (Paroles) : Si les dires des femmes dans les cabinets d’avocat-es, et, plus largement, lors des discussions entre elles, concernant leurs (ex) maris et (ex) amants, leurs collègues et patrons, leurs voisins et amis, les hommes en général, étaient publics, il y aurait largement de quoi faire exploser toutes les sociétés. Et, qui sait ?, les révélations de Wikileaks ne pourraient elles pas - à quel terme ? - apparaître comme de la roupie de sansonnet ? (Cf. Femmes. Silences)

Femmes (Pas ennemies des hommes) : À force de se tuer à dire que les féministes ne sont pas les ennemies des hommes, le fait que tant d’hommes tuent tant de femmes a plus que tendance à passer à l’as...(Cf. Féminisme. Justification, Violences contre les femmes)

Femmes (Pleurs) (1) : Sade [1740-1814], auteur de : «Adélaïde pleura, c’était là toutes ses armes, et se laissa faire.» 630 (Cf. Hommes. Pleurs, Violences. Sade. Viols)

Femmes (Pleurs) (2) : La comtesse d’Agoult (Daniel Stern) [1805-1876], auteure de : «Il me déplait que les femmes pleurent si abondamment. […]
Pleurez moins, ô mes chères contemporaines. La vertu ne se nourrit points de larmes. Quittez ces gestes, ces attitudes, ces accents de suppliantes. Redressez vous et marchez : marchez d’un pas ferme vers la vérité. Osez une fois la regarder en face et vous aurez honte de vos gémissements. Vous comprendrez que la nature de veut point de votre immolation stérile, mais qu’elle convie tous ses enfants à une libre expansion de la vie. Elle ne se sert de la douleur que comme d’un aiguillon du progrès. Votre inerte mélancolie, vos vains soupirs et vos douleurs futiles sont contraires à l’énergie de ses desseins. Encore une fois, séchez vos larmes. Prenez part de la science un peu amère et du travail compliqué de ce siècle. La société qui se transforme a besoin de votre concours. […]» 631 Puissant. (Cf. Féminisme, Hommes. Pleurs)

Femmes (Pleurs) (3) : Marie-Madeleine Clémenceau, née en 1886, auteure, après la guerre de 1914-1918, «à la veille des années 30» de : «Si la femme doit jouer un rôle politique, c’est bien quand il s’agit de combattre la guerre et de travailler à assurer la paix et la fraternité internationale. Si les femmes avaient su… si les femmes avaient voulu…Ah !, puissent-elles enfin savoir et vouloir ! Privée de moyens effectifs, devant l’homicide concerté, la femme, pendant des siècles, n’a eu que des larmes. Mais les pleurs ont le tort d’être sans efficacité, et le fleuve des larmes n’empêche pas le fleuve de sang632 (Cf. Politique. Guerre)

Femmes (Pleurs) (4) : Kevyn O’Leray, candidat richissime à la direction du parti conservateur Canadien (considéré comme le Donald Trump Canadien) à une femme en pleurs : «Vos larmes n’ont aucune valeur [marchande ?]» 633

Femmes («Pétroleuses») (1) : En lisant, en employant ce terme, ne pas oublier que 197 femmes accusées d’avoir participé à la Commune de Paris [1871] ont été fusillées sous ce qualificatif. (Cf. «Sciences» sociales. Histoire)
* Ajout. 19 octobre 2016. Je lis dans le Journal de Russie. 1928-1929 de Pierre Pascal [1890-1983] que : «1050 femmes ont été jugées par les conseils de guerre» (après la Commune de Paris), et qu’il possédait un document présentant leur «condition sociale». 634

Femmes («Pétroleuses») (2) : Louise Michel [1830-1905], auteure de : «Il n’y eut pas de ‘pétroleuses : les femmes se battaient comme des lionnes, mais je ne vis que moi criant : ‘Le feu ! le feu ! devant ces monstres !‘ Non pas des combattantes, mais de malheureuses mères de familles qui se croyaient protégées par quelque ustensile, faisant voir qu’elles allaient chercher de la nourriture pour leurs petits, étaient regardées comme des incendiaires, porteuses de pétrole et collées au mur ! » 635 (Cf. Femme. Remarquable. Michel Louise, Langage, «Sciences» sociales. Histoire)

Femmes (Pieds bandés des) : On connaissait cette violence imposée aux femmes chinoises. Tocqueville [1805-1859] nous apprend qu’il en existait une similaire imposée aux femmes Indiennes aux États-Unis en 1831, celle des «pieds en dedans» : «Leurs pieds étaient liés dès l’enfance, de telle sorte qu’à vingt ans, les deux pointes des pieds se trouvent vis à vis l’une de l’autre en marchant. Alors, elle enlève tous les hommages et est réputée des plus fashionable» conclue t-il. 636

Femmes («Pisseuses») : Lors d’un reportage de France Culture, en août 2016, consacré aux dangers de l’extraction du sable, on entend évoquer des femmes pêcheuses dans la baie de Lannion, dont le bateau était nommé «la barque des pisseuses». 637 «Par dérision» affirme son auteur. Au mot «dérision», je lis : «Mépris mêlée de moquerie». «Le mépris», faute d’être dénoncé, n’est-il pas cautionné ? Et que ‘pèse’ alors «la moquerie» ?

Femmes (Plaisirs) : [Après mûres réflexions] Seules les femmes peuvent en parler. Que tant d’hommes aient pu [eux qui, si souvent, ne les écoutaient même pas, encore moins souvent ne les entendaient, ne répondaient à leurs questions, et si souvent, ne les voyaient pas non plus], depuis si longtemps, se sentir légitimement à même de se substituer à leur parole, en la matière, donne la vraie valeur qu’ils leur accordaient. De la valeur qu’ils s’accordaient à eux mêmes. Et de leur interprétation du plaisir…(Cf. Sexes […] Penser. Valeur)

Femmes (Plus de…) (1) : Politiquement, revendiquer ‘plus de femmes’ dans les instances de pouvoir ne peut relever d’une pensée féministe ; ce serait confondre, conforter les systèmes de domination patriarcaux et les luttes des femmes pour s’en libérer. Ce serait confondre l’accès au pouvoir de quelques femmes avec la liberté de toutes les femmes. En sus, «+ zéro», «+ un», ne signifie rien : c’est «zéro», ou «un»…

Femmes (Plus de…) (2) : ‘Plus de femmes’ au pouvoir dans un monde de plus en plus inhumain, c’est déshumaniser plus de femmes et, qui plus est, rendre plus de femmes responsables de cette inhumanité. En conséquence, revendiquer ‘plus de femmes’ dans les instances de pouvoir, c’est interdire à tout jamais toute possibilité de liens entre éthique, morale et féminisme. (Cf. Femmes politiques. France. XXème siècle)

Femmes (Plus de…) (3) : Avant de s’engager en politique, une femme (ou un homme) pourrait réfléchir à ce que Rousseau écrivait en 1762 concernant «les foules de petits intrigants dont Paris est plein, qui tous aspirent à l’honneur d’être des fripons en place.» Et ce après avoir - honnêtement ? - écrit : «Je ne [vous] déguiserai point que, malgré le sentiment des mes vices, j’ai pour moi une haute estime.» 638

Femmes (Politique. Intérêt pour la) : Colette, à la Chambre des députés, le 9 mars 1914, auteure de : «[…] La plupart des celles (les femmes) qui sont ici (dans les tribunes) n’ont pas besoin de feindre l’intérêt pour les débats parlementaires. Même si elles ne suivent pas passionnément le mari, l’amant, l’ami ou le parent jeté sous leurs yeux dans la cuve (l’hémicycle), elles obéissent à un goût sincère et tortueux pour les choses de la politique, où on les voit si vite informées, lucides, familières, prêtes d’avance à tous les mandats, à toutes les responsabilités - et à toutes les inconséquences.» 639 (Cf. Femme. Écrivaine. Colette, Politique, «Sciences» sociales. Histoire)

Femmes (Pour Le Monde) (1) : Découvrir que la personne chargée, pour Le Monde, de ‘couvrir’ la conférence de l’ONU de 1995 «sur les femmes» était celle chargée de «la mode» - pour moi, une révélation dont l’onde de choc n’a jamais cessé de produire ses effets - permet de mieux comprendre ce qui est politiquement signifiant pour la presse patriarcale et donc la validité à accorder à ses ‘analyses’. (Cf. Être-s humain-es. Mode)

Femmes (Pour Le Monde) (2) : Mettre un acte politique, même fondamental, au crédit des féministes [sauf s’il a plus de 40 ans, et encore !], alors même que la plus élémentaire vérité historique l’exigerait, est insupportable pour ce journal : cela n’a donc - tout simplement - pas lieu.
Une vie ne suffirait pas à relever la persistance de ses analyses de dénis, de mépris des femmes, des féministes, de caricature.
- Hier, 5 mai 2016, j’ai entendu sur Radio Libertaire, nommer Le Monde, «la Pravda du capitalisme». Comment le qualifier concernant ses postulats patriarcaux ?

Femmes (Pour Libération) : Titre de Libération : «En banlieue, Hollande compte sur les femmes», suivi de : «Le candidat socialiste à l’Elysée marche dans les pas de Ségolène Royal en faisant des mères de famille le cœur de son message envers les banlieues
- Commentaire d’un-e lecteur/trice : «En résumé, femme = mère de famille. On est en 2012 et vous êtes sur Libé !» 640

Femmes (Poussette) : Titre d’article : «Bois-Colombes: Un chauffeur de VTC [exploitant ou conducteur de voiture avec chauffeur] fauche deux femmes et une poussette». 641
Puis, on lit dans le corps de l’article sous l’intitulé : «Le nourrisson s’en sort indemne» : «La mère du nourrisson a été amputée des jambes. Le petit s’en sort, lui, indemne. Quant à la femme enceinte, de six mois, elle a été transportée en urgence absolue à l’hôpital de La Salpêtrière, ses jours ne sont plus en danger.»
On lit enfin : «Le conducteur a été mis en examen et placé en détention provisoire pour blessures involontaires aggravées et écroué dans la foulée. Les premiers dépistages de stupéfiants se sont révélés positifs.»

Femmes (Pouvoir sur les hommes) : Invoquer le pouvoir des femmes (sur les hommes) pour relativiser, récuser la réalité du droit [patriarcal] est absurde : le pouvoir des hommes sur les femmes est au fondement du droit. Nécessite donc une critique fondamental du terme - en aucun cas un concept - de «pouvoir» (Cf. Droit, Famille, Violence de la loi)
* Ajout. 1er novembre 2016. Pour un raisonnement qui invalide fortement le précédent, cf. Odile Dhavernas, auteure (concernant sa mère) de : «Femme merveilleuses, habitée d’une force, d’une foi intarissables. Femme pressurée, vampirisée, esclave de l’intendance jamais finie, elle prend une revanche terrible. Dans le seul domaine où elle ait un pouvoir, elle l’exerce avec tyrannie, époux et fille, époux et filles pareillement soumis à sa férule. Elle est sûre de ses privilèges, contrepartie misérable de sa réclusion et de ses travaux forcés. […] Elle pourvoit à tout, elle se répand, rayonnante, prodigieuse, excessive, imprévisible, écrasante. Son despotisme domestique est à la mesure des contraintes dans lesquelles s’inscrit sa vie. […] » 642(Poursuivre concernant la critique du terme de «pouvoir», inapproprié, inadéquat…) (Cf. Famille, Patriarcat)

Femmes («Préférées») : Pourquoi tant de femmes se contentent-elles, certaines s’en glorifiant, d’être «la préférée », justifiant dès lors tous les abandons ? Et cela, si souvent, sans autre ‘preuve’ que le fait d’être ainsi qualifiée…
- Une permanence du statut de «favorites» [des rois] ?

Femmes (Propriété des hommes) : Roland Barthes [1915-1980], concernant Le Mariage de Figaro : «[…] Dans cette pièce […] l’ancien seigneur, témoin anachronique d’un âge passé, menace encore de déposséder l’homme nouveau d’une propriété imprescriptible : sa femme.» 643

Femmes (Propriété morale des) : Lu : «La pilule RU 486 tire son nom des lettres RU, acronyme du laboratoire Roussel-Uclaf qui l’a mise sur le marché, et les trois chiffres 4-8-6 (numéro d’ordre de la synthèse de la molécule). Devant les oppositions religieuses et politique de la fin des années 1980, le laboratoire Roussel-Uclaf renonce en 1988 à l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) qu’elle venait d’obtenir pour le RU486. Il fallut l’intervention personnelle du Ministre de la Santé de l’époque, Claude Évin, affirmant que : «Le RU est la propriété morale des femmes», et proposant de le confier à un autre laboratoire, pour que Roussel-Uclaf décide finalement d’assumer et d’exploiter son produit.» Expression à diffuser ? 644

Femmes (Protéger) (1) : À l’origine : pouvoir garder son bien des incursions extérieures et être à même de démontrer la réalité de son pouvoir à le faire. En 2008, Jacques Attali, 645 digne successeur du Napoléon de l’infâme Code civil de 1804, évoquait encore la nécessité de «protéger les faibles, les minorités, les femmes».
Aujourd’hui, toujours, affirmer vouloir ‘protéger les femmes’ ne choque pas grand monde, pas même les femmes ministres et/ou candidates à l’élection présidentielle.
C’est ainsi que, progressivement, la notion de «protection» - antithèse de la notion même de sujet [de droit], interdisant toute autonomie de l’être - s’est universalisée et tend à devenir aujourd’hui la norme pour tous et toutes.
Et, de fil en aiguille, on en est même venu à justifier des guerres au nom de l’argument selon lequel un chef d’État, l’Otan, une milice, une armée, etc.… ne ‘protégeait’ pas sa population… (Cf. Droits. Protéger, Homme. «Intellectuel» France. XXIème siècle. Attali Jacques, Langage. Protéger, Patriarcat. Protéger)

Femmes (Protéger) (2) : Lu dans Alexandre Soljenitsyne [1918-2008] : «S’il [un homme menacé par la police] n’avait craint que pour lui-même, il n’aurait pas faibli. Mais il se représentait sa femme, sa fille dans les conditions des camps, dans ces baraques où la fornication ne se cache même pas derrière les rideaux, et où rien ne peut protéger une femme de moins de soixante ans. Et il fut ébranlé.» 646 Qu’en conclure ?

Femmes (Psychiatrie) : Fin 1935-début 1936, Françoise Dolto [1908-1988], externe des hôpitaux, embauchée à sa demande pour un remplacement à l’Hôpital psychiatrique dit de «Maison Blanche» à Neuilly sur Marne, était «seule interne pour 1200 femmes». Elle poursuit : «Les années qui suivirent la crise de 1929, ce fut une époque où il y avait tous les jours des entrantes qui étaient des débiles séniles placées par la famille parce que les gens n’avaient plus de place dans les appartements. Et je devais assurer, non seulement, l’accueil, le traitement des gens, mais tout le reste ! J’ai fait au moins dix autopsies pour trouver de quoi certaines de ces femmes étaient mortes. Et j’étais seule ! Je faisais des autopsies toute seule, puis le rapport d’autopsie. C’était très curieux, toutes ces femmes mourraient d’athérome. Elles avaient toutes les artères bourrées de saloperies blanches, tout le long des parois. Alors, j’en concluais qu’elles étaient mortes d’athérome. Mais allez savoir de quoi elles étaient mortes ces pauvres femmes… Il y en a tout de même une qui est morte d’une appendicite que le patron n’a pas voulu prendre en considération, disant que c’étais samedi, qu’on attendrait lundi. Elle est morte de péritonite. Et moi qui était médecin des hôpitaux, je me suis sentie terriblement coupable et je me suis dit : «Je ne reste pas dans un endroit pareil, c’est épouvantable !» Pour couronner le tout, il y avait l’esprit de salle de garde : c’était l’esprit de gendarmerie de province ! Ça ne ressemblait pas du tout, du tout, aux hôpitaux de Paris. Si bien que je n’ai pas voulu passer le concours.» 647 (Cf. «Sciences» sociales. Histoire, «Sciences» sociales. Psychanalyse. Psychiatrie)

Femmes (Quartiers populaires aux périphéries des villes) : Dans la grande majorité de ces quartiers - pudiquement qualifiés par certain-es de ‘sensibles’ (pour qui ?) - les initiatives constructives, innovantes, originales, solidaires ayant lieu - seules - ou quasiment - des femmes sont présentes. En creuser les explications… (Cf. Démocratie)

Femmes (Rebelles) : L’expression de «femmes rebelles» permet d’éviter d’avoir à employer le qualificatif de féministe et d’en dissoudre le terme ; et ce au profit d’un terme qui peut signifier tout et son contraire : la révolution et la contre révolution, le modernisme et le refus du modernisme, les avancées et les réactions, et peut même être utilisé pour qualifier des personnes que certain-es qualifient de terroristes... Efficace. (Cf. Politique. Terrorisme)

Femmes (Regards) : Les femmes doivent regarder droit devant elles, ou, plus justement, loin au delà d’elles mêmes, a fortiori loin au delà des hommes. Ou, plus justement, loin au delà du patriarcat. Question : comment le dépasser sans le dénier et sans se renier ?

Femmes (Règles) (1) : Lu dans les écrits de la Comtesse Marie d’Agoult (Daniel Stern) [1805-1876] : «Depuis deux ans déjà, la nature avait opéré en moi la crise par laquelle la constitution des jeunes filles achève de se former pour la maternité. À partir du moment où je quittais la maison maternelle, sa douce liberté, ses soins exquis, il se fit en moi un arrêt subit de ce mouvement régulier de la circulation. […]» 648 Plus raffiné, plus juste (dans le contexte de l’époque) que l’expression : avoir ses règles.

Femmes (Règles) (2) : Lu dans le Journal parisien. 1797-1799 de Wilhelm von Humboldt [1767-1835] : «Au nombre des mauvais traitements infligés à la famille royale (pendant la révolution) s’ajoutent les coups que le Dauphin eut souvent à subir et la faim infligée à la reine (Marie-Antoinette) pour l’affaiblir et la fatiguer au terme de son procès. Le jour de son exécution, elle eut une hémorragie. On ne lui donna point même de linge pour la diminuer quelque peu, de sorte qu’on pût voir qu’elle perdait du sang. On cherchait ainsi à affaiblir la reine encore davantage649 Autres sources ? Vrai ?

Femmes (Règles) (3) : Barbara Kostner, établie en usine en Allemagne en 1970, se remémorant en 1985 «le travail très dur et même insoutenable pour les femmes», poursuit : «[…] Je me souviendrai toute ma vie de ces femmes qui avaient leurs règles et dont le sang coulait sur les jambes sans qu’elles puissent se nettoyer parce qu’il leur était interdit de quitter leur poste (de travail) ne serait-ce qu’une minute. […]» 650 (Êtres humain-es. Corps, Femmes. Division sexuelle du travail)

Femmes (Règles) (4) : Lu dans un livre publié en 2010 dans la collection Folio Classique de Gallimard les règles des femmes qualifiée d’«incommodités mensuelles féminines». 651 (Cf. Êtres humains. Corps, Femmes. Féminin)

Femmes (Règles) (5) : Lu : «Une entreprise britannique (en 2016) autorise les congés pour règles douloureuses». 652 Juste réaction d’une féministe : «[…] On nous renvoie à nos ovaires».

Femmes (Réparations dues aux) : Oui, comme les esclaves, les femmes, toutes les femmes doivent obtenir réparation. La différence d’importance avec l’esclavage, c’est que le patriarcat n’a jamais encore été reconnu comme criminel. (Cf. Hommes. Criminels de paix, Patriarcat)

Femmes (Repos du guerrier) : Territoire légitimement occupé ? Champ d’action ? (Cf. Être humain. Corps, Frontières)

Femmes («Repoussoir») : À la recherche d’un synonyme de «repoussoir», j’ai lu ceci : «Personne ou chose qui en fait valoir une autre par le contraste. 1er exemple présenté (repris du Dictionnaire de l’Académie Française) : «Une femme laide sert de repoussoir à sa voisine.» On peut noter que cette définition (et son exemple) n’existait dans Le Dictionnaire de l’Académie Française ni en 1762, ni dans celui de 1798, pas plus que dans celui de 1835. Il apparaît dans celui de 1932 et, depuis lors, n’a pas été modifié. 653 

Femmes («Réputation») : Françoise Giroud [1916-2003], auteure de : la «réputation» des femmes est «le seul bien qu’on leur reconnaisse en propre». 654 Un bien curieux «bien» qui dépend du jugement que d’autres portent sur elles, selon des critères qu’elles n’ont pas été autorisées à décider, mais auxquels elles doivent s’adapter, fusse au sacrifice de leur vie.

Femmes (Respect) : Samira Bellil [concernant certains jeunes des banlieues] auteure de : «C’est seulement quand ils voient qu’ils n’ont aucune chance qu’ils te respectent. Maintenant j’ai de l’entrainement, je ne me laisse plus faire. […] J’ai compris le comportement à avoir pour être respectée, ce n’est pas ma nature, mais j’y excelle. Je suis dure, sans pitié, grande gueule. J’attaque la première pour qu’on me foute la paix. J’ai compris qu’il faut faire à l’autre, ce que l’on ne veut pas qu’il vous fasse […].» 655 Dur, dur…

Femmes (Retraites) : En France, en 2013, selon le 12ème rapport du Conseil d’orientation des retraites, les femmes touchent 600 euros de moins que les hommes (1552 euros pour les hommes, moins de 900 euros pour les femmes), soit 43 % de différence. En France, en 2013, une femme mérite de vivre deux fois moins qu’un homme. 656 (Cf. «Sciences» sociales. Économie. Redistribution)

Femmes (Rousseau Jean-Jacques) : Jean-Jacques Rousseau [1712-1778] auteur de : «On ne saurait dire, à quel point, dans ce pays si galant, les femmes sont tyrannisées par les lois. Faut-il s’étonner qu’elles s’en vengent si cruellement par leurs mœurs ?» 657
Une autre analyse (bien courte, certes) de Rousseau, laquelle n’efface ni Émile ni Sophie…(Cf., Êtres humains. Enfants. Rousseau, Patriarcat)

Femmes (Salaires) : Entendu, en 2016, lors d’un reportage d’Arte concernant les jardins du Prince von Pückler-Muskau [situés à la frontière germano-Polonaise, devenu patrimoine mondial de l’UNESCO] détruits pendant la seconde guerre mondiale, dans la bouche du jardinier qui les avaient fait travailler qu’ils avaient été reconstruits en grande partie par le travail de femmes. Son analyse : «Elles avaient besoin de mettre un peu d’argent de côté pour survivre.» 658 Aujourd’hui, on ne voit plus dans ce film que des hommes jardiniers.

Femmes (Salons) : Ferdinand Brunetière [1849-1906], auteur de : «Si vous voulez savoir pourquoi Racine et Molière, par exemple, n’ont pas toujours atteint cette profondeur de pensée que nous trouvons dans un Shakespeare, ou dans un Goethe, pourquoi certaines questions, comme celle de le destinée, qui sont enveloppées dans un Hamlet ou dans un Faust semblent leur être demeurées étrangères, ‘cherchez la femme’, et vous trouverez que la faute en est à l’influence des salons et des femmes. Ils ont voulu plaire ; et pour plaire, ils se sont efforcés de s’accommoder au monde. Ils ont accordé, ils ont concédé quelque chose à la mode […]». 659 (Cf. Culture, Être-s humain-es. Mode, Féminisme, Antiféminisme)

Femmes (Saoudiennes. 2013) (1) : Toujours (notamment) interdites de conduite, et d’enregistrement sur les listes électorales aux élections municipales, et donc de droit de vote, dans un pays considéré comme le principal allié au Moyen Orient des États-Unis et, plus largement, de l’Occident. Toute comparaison avec la déploration occidentale du statut des femmes Afghanes est la bienvenue. (Octobre 2013) 660

Femmes (Saoudiennes. 2017) (2) : Le «conseil des femmes» Saoudiennes de la province d’Al-Qassim a été installé le samedi 11 mars 2017. «Face à la presse, le gouverneur était entouré de 12 hommes, tandis que les membres du futur conseil étaient reléguées dans un pièce voisine, reliée par vidéo, à l’abri des regards661 (Cf. Femmes «Politique». Lagarde Christine (2), Famille. Polygamie)

Femmes (Scientifiques) : Jules Renard, dans son Journal, en février 1888 : «À quoi bon tant de science pour une cervelle de femme ! Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.» (Cf. Femmes. Intelligentes)

Femmes (Séduisantes) : Des femmes pensent encore que les hommes les aiment séduisantes. Mais n’est-ce pas d’abord l’image d’hommes séducteurs que leur supposée séduction leur renvoie qu’ils aiment et la dépendance des femmes à leur égard qu’elle révèle et confirme. C’est dans ce jeu de miroirs que les si nombreuses manifestations du patriarcat et son cortège de violences se perpétue. Que gagnent les femmes ? De perpétuer leur aliénation ? Pas uniquement…

Femmes (Shakespeare) : Hermione, dans Le conte d’hiver de Shakespeare [1564-1616], s’exprime en ces termes : «Rassasiez-moi d’éloges, et engraissez m’en comme un oiseau domestique ; une bonne action qu’on laisse mourir, sans en parler, en tue mille autres qui seraient venues à la suite ; les louanges sont notre salaire : vous pouvez avec un seul doux baiser nous faire avancer plus de cent lieues, tandis qu’avec l’aiguillon vous ne nous feriez pas parcourir un seul acre662

Femmes (Sida) (1) : Michèle Barzach, ministre de la santé et de la famille [1986-1988], auteure, en 1994, de : «Il a fallu attendre 1990 pour que la Journée mondiale du sida soit consacrée aux femmes séropositives ou malades. Dix ans de silence, de complicité, de honte. Il a fallu attendre que des millions de femmes soient malades, que des centaines de femmes soient mortes avant de s’émouvoir. Il a fallu attendre que des millions d’entre elles vivent l’horreur de la grossesse coupable de donner la vie et la mort en même temps. Dix ans pour comprendre que la politique à travers le monde était faite une fois de plus par les hommes et pour les hommes. [...] C’est tout cela qu’évoquait pour moi le regard soumis et inquiet des femmes africaines aperçues au fond de leurs cases sombres. C’est tout cela que leur mutisme angoissant me transmettait.» 663

Femmes (Sida) (2) : Lu, dans le livre publié en 2014, 10 femmes contre le sida : «La première campagne de prévention à destination des femmes date de 1997. Pourtant, dès 1984, elles faisaient bien partie des malades !» 664

Femmes (Sida. Essais thérapeutiques) : Lu dans le même livre, concernant les trithérapies : «Le problème vient de ce que ces traitements sont très mal supportés par un grand nombre de femmes…parce qu’elles ne sont pas des hommes. C’est une réalité, les femmes ne représentent en moyenne que 5 à 10 % des sujets inclus dans les essais thérapeutiques, et nous ne disposons donc que de très peu de données d’efficacité et de tolérance sur leur organisme. […] Parce qu’elles supportent mal leurs médicaments, les femmes changent plusieurs fois de ligne de traitement et l’observance est mois bonne chez elles que chez les hommes. Quand on sait que ces traitements doivent être pris à vie, il est aisé de comprendre que ces obstacles constituent réellement un frein aux soins665
Il faudrait poursuivre et notamment savoir si les industries pharmaceutiques ont depuis lors radicalement changé leurs essais ; mais cela n’efface pas leur responsabilité d’avoir mis sur le marché pendant des dizaines d’années des médicaments inappropriés pour les femmes.

Femmes (Sida. Prévention) : Lu [2014] : «La première campagne de prévention à destination des femmes date de 1997. Pourtant, dès 1984, elles faisaient bien partie des malades ! Quand on constate que de plus en plus de femmes nouvellement contaminées ont plus de cinquante ans, il y a de quoi être en colère ; elles sont passées à travers tous les messages de prévention par ce qu’ils ne leur étaient pas destinées ! Si aujourd’hui, après un divorce ou une séparation, elles sont contaminées, c’est aussi par ce qu’elles ne se sont pas senties concernées par le sujet et c’est aussi une conséquence directe de la politique irresponsable de prévention qui n’a raisonné et communiqué qu’en termes de ‘population à risques’.» 666

Femmes (Sida. Risques) : «Groupes à risques», «pratiques à risque», «partenaires à risques» : dans tous ces appellations qui ont fondé - et fondent encore - les politiques publiques, les femmes, à l’exception des femmes dites prostituées [souvent transformées en dispensatrices de préservatifs (avec un café chaud et des paroles compréhensives…)], mais a fortiori concernant les femmes mariées, ont été et sont exclues. 667

Femmes (Silence) (1) : Si, si souvent, les femmes se taisent, c’est qu’elles savent bien que, si souvent, la plainte est inutile, stérile et inefficace. Sur tant et tant de fondements si efficacement mis en œuvre par la «Justice» (Cf. Justice)

Femmes (Silence) (2) : Apprendre - car cela s’apprend - à comprendre le silence des femmes, de chaque femme, c’est aussi comprendre le silence gêné de tant d’hommes du fait de la conscience plus ou moins refoulée de la culpabilité à leur encontre que tant ressentent sans pouvoir l’exprimer.

Femmes (Silence) (3) : George Sand [1804-18756], auteure de : «J’ai assez de vertu pour me taire, je n’en aurais pas assez pour parler toujours avec douceur et charité.[…]» 668 (Cf. Femmes, Vertu, Penser, Patriarcat)

Femmes (Solidaires) (1) : [Entendu dans un restaurant, février 2008] Une femme parle de contacts avec l’association : «Femmes solidaires». Un homme : «Femmes solidaires ou femmes solitaires ?» Une autre femme : «À mon avis, dans : «Femmes solidaires», il y a beaucoup de femmes solitaires.» De l’importance du regard de sa fenêtre sur la validité d’un jugement…

Femmes (Solidaires) (2) : Élisabeth de Bohème [1618-1680] à Descartes, auteure, en 1649, de : «Ne croyez pas toutefois qu'une description si avantageuse [de la Reine de Suède] me donne matière de jalousie, mais plutôt de m'estimer un peu plus que je ne faisais avant qu'elle m'ait fait avoir l’idée d'une personne si accomplie qui affranchit notre sexe de l'imputation d'imbécillité et de faiblesse que MM. les pédants lui voulaient donner.» 669 Si chacun-e pouvait penser en ces termes…

Femmes (Solidaires) (3) : Sa meilleure traduction [en chanson] : «Petit bonhomme» d’Anne Sylvestre (1977) ? Mais tant d’elle est à savourer.

Femmes (Sororité) (1) : Terme trop systématiquement employé lorsqu’il le fut, mais trop vite oublié.
Employé [pour la première fois ?], à ma connaissance, en 1849, par George Sand. [1804-1876] 670

Femmes (Sororité) (2) : La «sororité» n’est ni le complément, ni le substitut, ni le contraire de la «fraternité».

Femmes (Souffrance) (1) : La souffrance des femmes est si souvent incommensurable. À l’instar de leur force de caractère. Sur ce point, je refuse d’avoir à expliciter cette assertion : à chacun-e de regarder autour de soi et donc de réfléchir.

Femmes (Souffrance) (2) : Évoquer sa souffrance à celui qui en est la cause, est-ce le conforter dans son pouvoir de la prolonger ? On peut, pour mieux y réfléchir, penser à cette phrase de Julie de Lespinasse [1732-1776] : «Il y a de la bassesse à vouloir être plainte et soulagée par celui qui vient de vous frapper671

Femmes (Stendhal) : Stendhal [1783-1842], auteur de : «Les femmes aiment les amants qui les battent» ; «Ce n’est pas dans ma nature d’être aimable pour les femmes» ; et enfin : «Je n’ai nulle sensibilité à ce qui fait le plaisir des autres.» Quelle signification alors accorder à cette phrase : «Il n’y a que les femmes à grand caractère qui puissent faire mon bonheur.» ? 672 (Cf. Violences faites aux femmes)

Femmes (Syndicalistes) : Jeannette Laot (évoquant son passé de femme syndicaliste), auteure de : «Pour nous, le plus pénible était que les militants s’appuyaient sur les arguments de leur femme pour nous contredire. Certains auraient même voulu qu’elles viennent donner leur point de vue à la commission féminine, ce qui est très significatif : sur les problèmes des femmes, ils estimaient que l’avis individuel de leur épouse valait bien celui des responsables syndicales élues par les travailleurs et les travailleuses pour défendre leurs intérêts collectifs…» 673

Femmes (Tabliers) : Il est des femmes sans tabliers comme des ministres sans portefeuilles.

Femmes («Tombées») : Dans l’attirance de tant d’hommes pour les femmes «tombées», peut entrer en ligne de compte le fait que, par le statut social qu’ils étaient à même de leur conférer, ils pouvaient se rehausser à leurs propre yeux…Du moins, un temps…

Femmes (Tondues à la Libération) (1) : Le jour où plus aucune analyse ne pourra dissocier les violences dont elles ont été les victimes et celles des hommes, français et allemands, avec lesquelles elles ont été (ou non) en relation - un pan du patriarcat sera tombé.

Femmes (Tondues à la Libération) (2) : Cf., les concernant, le poème de Paul Eluard intitulé «Comprenne qui voudra» dont l’exergue était : «En ce temps là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On allait même jusqu’à les tondre674

Femmes (Tondues à la Libération) (3) : Je lis dans Un promeneur dans un Paris Insurgé de Jean-Paul Sartre [1905-1980], sous la présentation : «Ce qu’il ne faut pas faire» : «C’est vers le bas du boulevard Saint Michel que j’ai rencontré le triste cortège. La femme avait environ cinquante ans, on ne l’avait pas tout à fait tondue. Quelques mèches pendaient autour de son visage boursouflé ; elle était sans souliers, une jambe recouverte d’un bas et l’autre nue ; elle marchait lentement, elle secouait la tête de droite à gauche, en répétant très bas : «Non, non, non !» Autour d’elle quelques femmes jeunes et jolies chantaient et riaient très fort, mais il m’a semblé que les visages des hommes qui l’escortaient étaient sans gaité : une espèce de fatigue honteuse pesait sur eux. La victime était-elle coupable ? L’était-elle plus que ceux qui l’avaient dénoncée, que ceux qui l’insultaient ? Eût-elle été criminelle, ce sadisme moyenâgeux n’en eût pas moins mérité le dégoût. Et, sans doute, la foule ne mesurait pas tout à fait la cruauté de pareils actes (plusieurs tondues se sont tuées, celle que j’ai vu paraissait folle) ; mais il est regrettable qu’elle ait choisi souvent d’exprimer sa joie et son zèle patriotique en assouvissant étourdiment de basses vengeances.» 675 (Cf. Patriarcat, Violences contre les femmes)

Femmes (Tondues à la Libération) (4) : Lu, sous la plume d’une femme qui signe de son prénom, Charlotte : «À la Libération, les beaux résistants de le 25ème heure, ceux qui ne s’étaient jamais manifestés pendant quatre ans, sont venues arrêter les deux grands sœurs de mon amie qui était alsacienne et qui habitait dans la même cité ouvrière que nous. Ses sœurs avaient des cousins alsaciens qui avaient été enrôlés de force dans l’armée allemande et qui étaient venus les voir plusieurs fois pendant la guerre. […] Elles devaient avoir entre dix-huit et vingt ans… Ils les ont traînées jusqu’à Épinay sur Seine sur la place de l’Eglise ; ils les ont fait monter sur une estrade, leur ont rasé le tête, leur ont dessiné des croix gammées sur le corps et les ont fait défiler.» 676

Femmes (Tondues à la Libération) (5) : Combien de viols, de violence sexuelles, de tortures, ont-ils été masqués et donc occultés, cautionnés par la focalisation quasi exclusive sur ‘les femmes tondues’ ?

Femmes (Traitées de «putes») : Une femme, n’importe laquelle, peut toujours être traitée de, considérée comme une «pute» ; un homme n’est pas - assurément, pas à l’équivalent de signifiant - traité de «micheton», ni de «proxo» ni de «gigolo», ni de «client». «Fils ou fille de pute» en revanche est la norme. Connu, mais peut être rappelé. (Cf. Proxénétisme)

Femmes (Travail. France. Servantes de fermes Polonaises. 1983) : Lire tout l’article circonstancié, précis de Magdeleine Paz [1889-1973], dans Le Populaire du 8 août 1938, concernant le travail des Servantes de ferme polonaises dans l’agriculture en France [5.000 de 1921 à 1931]. «Là où l’exploitation dépasse toutes les bornes concevables, c’est dans la somme de travail imposé à ces malheureuses. […] Il n’est malheureusement pas rare que la jeune fille soit l’objet des pires violences de la part du patron ou d’hommes travaillant à la ferme.» (Cf. Violences à l’encontre des femmes)

Femmes (Travail. Martinique. Autour de 1930) : Louis Roubaud [1884-1941], dans son livre La prion de velours, rapporte ses souvenirs, notamment de ‘client’, 677 à Fort de France (Martinique) : «J’avais, avec quelque étonnement, constaté cette abondancede femmes») dès l’entrée du port, lorsque trois ou quatre cents filles noires, le torse nu, les seins nus, s’étaient accrochées au flan du Sinnamary (nom du bateau), pour y jeter dans les soutes un énorme ‘couffin’ de charbon qu’elle tenait en équilibre sur sa tête. Sur la passerelle, au bas de l’échelle de coupée, chacune tendait une baguette, avec un numéro d’ordre, à un contremaître qui pointait le travail et représentait une paie de vingt centimes. Elles se disputaient pour aller plus vite et gagner plus de sous. Parfois, l’une d’elles, épuisée, s’écroulait sur les planches, laissant échapper sa charge. Les suivantes s’écartaient à peine pour ne pas le piétiner. Sauf quelques vieilles très maigres, les petites charbonnières maritimes de Fort de France sont jeunes, quinze, seize, dix sept ans. Lorsqu’elles se sont baignées dans la mer et qu’elles ont remplacé leurs oripeaux en toile de sac par des vêtements propres, elles peuvent encore, la nuit, rôder sur les quais, parmi les débardeurs, pour augmenter leur salaire quotidien.» 678 (Cf. Patriarcat. Division sexuelle du travail, Proxénétisme, «Sciences» sociales. Histoire)

Femmes (Travail. Saïgon. 1924) : Lu dans le livre de Clara Malraux, Nos vingt ans, le regard qu’elle porte, dans le port de Saïgon colonial, du bateau qui, après sa grève de la faim, la ramène en France : «Je me suis trainée sur le pont, j’ai regardé les femmes qui, dans des couffins placées sur leurs têtes, transportent le charbon. Elles montent en file sur une planche inclinée, déversent leur charge à l’intérieur du transatlantique, puis redescendent, choréphores allégées qui reviendront quelques minutes plus tard, alourdies, mais, toujours avec les gestes étroits que commandent la tunique collante. Je suis l’une de ces femmes qui montent puis redescendent, épuisées, tout en maintenant droite la tête sur laquelle repose la justification de leur effort […].» 679 (Cf. Patriarcat. Division sexuelle du travail)

Femmes (Travail. Russie. Moscou. 1988) : Après un interview de Gorbatchev, en novembre 1988, Christine Ockrent, à Moscou, note «dans la cour du Kremlin couverte de neige fondue que les femmes poussent leurs balais de chiffon, les pieds enveloppés dans du papier journal». 680

Femmes (Travail - dit - ménager) : Pour reprendre le vocabulaire marxiste, ne pourrait-on plutôt le qualifier comme étant «l’appropriation directe par les hommes des produits du surtravail des femmes» ? (Cf. Patriarcat. Division sexuelle du travail)

Femmes (Trotsky Léon) : Léon Trotsky [1879-1940], auteur de : «Pour changer les conditions de vie, il faut apprendre à les voir par les yeux d’une femme.» 681
- Pas vraiment mis en pratique… (Cf. Panégyrique)

Femmes (Valeur) : «Les femmes ne valent que par les désirs qu’elles nous inspirent682 Formulation excessive dans sa généralité, mais encore tristement trop souvent juste. (Cf. Femmes. Dot, Valeur)

Femmes (Validité des jugements) : «Singes des hommes» ? «Dépendantes» ? «Capricieuses» ? «Aliénées» ? «Lâches» ? «Séductrices» ? «Superficielles» ? «Naïves» ? «Manipulatrices» ? «Faire-valoir» ? «Courageuses» ? «Solidaires» ? «Innocentes» ? «Irresponsables» ? «Idiotes utiles» ? etc, etc.… Dans l’abstraction de l’analyse et sans référence à une analyse féministe, tous ces jugements - qui peuvent être et sont si souvent justes - ne valent que l’opinion de leur auteur-e. (Poursuivre) (Cf. Femmes. Lâcheté)

Femmes (Vertu) (1) : Longtemps, l’ignorance imposée fut la gardienne de la «vertu» des femmes. Efficace. (Cf. Femmes. Intelligence, Langage. Vertu)

Femmes (Vertu) (2) : Fénelon [1651-1715], dans son Traité de l’éducation des filles [1687], auteur de : «Retenez les jeunes filles dans les bornes communes, et apprenez-leur qu'il doit y avoir pour leur sexe une pudeur sur la science presque aussi délicate que celle qu'inspire l'horreur du vice683
Cet usage du mot «pudeur» en bouleverse tous les usages postérieurs. Vrai aussi pour «vice».

Femmes (Vertu) (3) : Pierre François Lacenaire [1803-guillotiné en1836], auteur de : «Il y a plus de vertu dans une seule femme qu’au fond de l’âme de dix philosophes684 (Cf. Justice, Politique. Morale, «Sciences» sociales. Philosophie)

Femmes (Veuves) (1) : Les femmes veuves des mineurs tués lors de la catastrophe minière de Liévin (42 morts. 142 orphelins) le 27 décembre 1974 furent, du fait de l’argent qui leur fut versé, nommées «les veuves joyeuses». 685

Femmes (Veuves) (2) : Longtemps, la proie favorite des notaires.

Femmes (Vie de) : Une femme n’a de vie-de-femme que si elle vit, ou a vécu, avec un ou des hommes. Lorsque ceux-ci sont considérés comme trop nombreux - selon les normes patriarcales - elle n’a pas de vie [de femme] : elle est une ‘pute’ (et équivalents) ; lorsqu’ils sont considérés comme insuffisamment nombreux, elle ne est, doit être lesbienne. Évolue certes, mais si lentement…

Femmes (Vie des) : «Sa vie ne vaut pas ma liberté». 686
Ouvre la voie à de riches analyses politiques.

Femmes (Vieillesse) : Anne Thérèse de Lambert [1647-1733], auteure de : «Un des avantage de la vieillesse, c’est la liberté. Le dernier âge nous affranchit de la tyrannie de l’opinion. Quand on est jeune, on ne songe qu’à vivre dans l’idée d’autrui : il faut établir sa réputation, et se donner une place honorable dans l’imagination des autres et être heureuse même dans leur idée : notre bonheur n’est pas réel ; ce n’est pas nous que nous consultons, ce sont les autres. Dans un autre âge, nous revenons à nous ; et ce retour à ces douceurs, nous commençons à nous consulter, et à nous croire : nous échappons à la fortune et à l’illusion ; les hommes ont perdu le droit de nous tromper ; nous avons appris à les connaître, et à nous connaître nous mêmes ; à profiter de nos fautes qui nous instruisent autant que celles des autres : nous commençons à voir notre erreur d’avoir fait tant de cas des hommes ; ils nous apprennent souvent à nos dépens à ne compter sur rien ; les infidélités nous dégagent ; la fausseté des plaisirs nous désabuse. La vieillesse nous affranchit aussi de la tyrannie des passions, et nous fait éprouver que c’est un grand plaisir que de savoir s’en passer, et une grande volupté que de se sentir au-dessus d’elles687
- Et si on débutait ainsi sa jeunesse ?

Femmes (Violées. Zoo) : Lu dans l’article du Figaro du 11 juillet 2013 : Valérie Trierweiler au chevet des femmes violées du Congo Kinshasa : «[…] À l’hôpital de Panzi où l’on a soigné de nombreuses femmes violées, on s’étonne un peu : ‘Vous venez, vous pleurez, vous repartez et vous ne prenez pas les décisions qui s’imposent’, dit le docteur Désiré Alumeti, le médecin légiste de l’hôpital. ‘Nous disons merci à tous ces gens qui compatissent avec nous. On ne peut que dire merci. Mais il faut s’attaquer aux causes’. Sur le tableau blanc de Vellada du bureau de communication de l’hôpital, le programme de la semaine est affiché : outre la délégation française, le ministre belge de la Coopération sera de passage à Panzi. Depuis le début de l’année, Ban Ki-mon, Angelina Jolie, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague et bien d’autres personnalités internationales ont été programmées pour des visites à l’hôpital. ‘Depuis des années que ces visites s’enchaînent sans que rien ne change, on commence à se sentir un peu comme un zoo, ici. Panzi, premier site touristique du Sud-Kivu ?’ s’interroge une aide’ soignante… [avec ce sens d’autodérision si congolais.]» conclut l’auteure de l’article du Figaro. 688 (Cf. Violences contre les femmes)

Femmes («Voilées») (1) : Lorsque quotidiennement je constate comment l’Occident (la France donc) traite la vie quotidienne les femmes dans la publicité, les films, la presse, les émissions de radio, de télévision, justifie proxénétisme et pornographie, non seulement les femmes Occidentales, mais celles aussi et surtout des pays qu’ils dominent, qu’ils exploitent, je me demande bien sur quelle légitimité les pays Occidentaux (la France donc), se fondent pour juger, critiquer, condamner les femmes voilées, pour porter un jugement sur le principe même du voile.…(Cf. Égalité. Voile, Violences faites aux femmes. Nationalisme / Impérialisme)

Femmes («Voilées») (2) : Le niquab : Empêche de respirer, de manger, de boire, de sentir, de voir : le monde extérieur réduit à la dimension d’une lucarne grillagée.…(Cf. Égalité. Voile, Politique. Nationalisme / Impérialisme, Violences faites aux femmes)

Femmes («Voilées») (3) : Une belle chanson de Pierre Perret [2010] : La femme grillagée, dont le refrain est : «Quand la femme est grillagée / Toutes les femmes sont outragées / Les hommes les ont rejetées /Dans l'obscurité» ;
Et dont la dernière strophe est : «Jeunes femmes, larguez les amarres / Refusez ces coutumes barbares / Dites non au manichéisme / Au retour à l'obscurantisme / Jetez ce moucharabieh triste / Né de coutumes esclavagistes / Et au lieu de porter ce voile / Allez vous-en, mettez les voiles.»

Femmes (Volcans) : Vu à la Bouboule en août 2016, parmi de nombreuses cartes postales régionalistes, l’une d’entre elles représentant quatre femmes, de face, accroupies, côte à côte, les fesses en l’air, sous l’intitulé : Les volcans d’Auvergne.

Femmes (Yeux fermés) : Althusser [1918-1990], auteur de : «Je connais une jeune femme qui ferme les yeux quand elle me parle. Et elle les ferme d’une manière extraordinairement belle. Et quand elle ferme les yeux, ça veut dire qu’elle est vraiment avec moi.» 689 (Cf. Homme-s. «Intellectuels», Patriarcat)

XI. Femmes / Hommes (Comparaison…et inversement) :

Femmes / Hommes (Comparaison) (1) : Toute logique de comparaison, fut elle la plus critique, interdit de s’interroger sur ce qui justement a créé les termes de la comparaison. (Cf. Patriarcat)

Femmes / Hommes (Comparaison) (2) : Odile Dhavernas, en 1981, auteure de : «[…] Le mouvement (des femmes) m’offre des armes et me débarrasse enfin du rêve honteux, être un homme, ou comme un homme.» 690 À cette simple phrase, je mesure, depuis seulement 35 ans…, les régressions politiques lisibles dans l’hégémonie actuelle de la soit-disant «égalité». (Cf. Politique. Egalité)

Femmes / Hommes (Comparaison…et inversement) : Exemple d’’analyse’ : «Les hommes sont violents». «Oui, mais les femmes aussi». Fin du débat. Peut se varier à l’infini. (Cf. Politique. Égalité, Violences contre les femmes)

Femmes / Hommes (Astell (Mary) : Mary Astell [1666-1731], auteure, en 1706, de : «Si tous les hommes naissent libres, comment se fait-il que toutes les femmes naissent esclaves ?» 691
* Ajout. 21 février 2014. À comparer avec Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], auteur, dans Le contrat Social (1760), de : «L’homme est né libre et pourtant partout il est dans les fers692

Femmes / Hommes (Badinter Élisabeth) : Auteure de : «Poulain de la Barre, Louise d’Epinay, Condorcet, Simone de Beauvoir et quelques autres, vous qui avez eu la clairvoyance et le courage de tenir le discours de la ressemblance, soyez en remerciés. Grâce à vous, nous autres femmes sommes définitivement intégrées dans l’humanité, adultes et émancipées. En dépit des grimaces et des réticences toujours multiples, nous pouvons répondre à la question initiale : qu’est-ce qu’une femme ? Un animal raisonnable. Bref, un Homme comme tout le monde.» 693

Femmes / Hommes (Confiance) : Les hommes ont, dans leurs relations aux femmes, trop confiance en eux (ce qui, si souvent, les perd) ; les femmes, elles n’en ont pas assez (idem). Ils ont peur de paraître faibles (idem) ; les femmes de paraître fortes (Idem). N’y a t-il pas moyen de régler le problème ?

Femmes / Hommes (Conte Paulo) : Paulo Conte, auteur (de mémoire) de : «Les femmes n’aiment pas …le jazz. Nous, les hommes, on recherche toujours les choses les plus compliquées.» 694

Femmes / hommes (Finkelkraut Alain) : Alain Finkielkraut, auteur de : «Les hommes et les femmes, ce n’est pas la même chose695

Femmes / Hommes (Giacometti Alberto) : Alberto Giacometti [1901-1966], auteur de : «Une femme, je la fais immobile et l’homme je le fais toujours marchant.» 696

Femmes / Hommes (Hugo Victor) : Victor Hugo [1802-1885], auteur de : «La femme est le droit de l’homme.» 697 Même en tenant compte des différentes significations qui peuvent être données à cette assertion, cette phrase ouvre plus d’horizons politiques que : «La femme est l’avenir de l’homme» d’Aragon, chanté (magnifiquement) par Jean Ferrat. (Insuffisant. Poursuivre) (Cf. Justice. Droits de l’homme)

Femmes / Hommes (La Bruyère) : Jean de La Bruyère [1645-1696], auteur de : «Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point.» 698

Femmes / Hommes (Marquez Gabriel Gárcía) : Gabriel Garcia Marquez [1927-2014], auteur de : «[…] ce sont [les femmes] qui soutiennent le monde tandis que nous en troublons l’ordre avec notre brutalité séculaire.» 699

Femmes / Hommes (Novalis) : Novalis [1772-1801], auteur de : «La femme est le symbole de la bonté et de la beauté ; l’homme celui de la vérité et du droit.» 700

Femmes / Hommes (Onfray Michel) : Michel Onfray, auteur de : «[…] Un homme et une femme, c’est exactement la même chose.[…]» 701(Cf. Homme «Intellectuel». France. Onfray Michel)

Femmes / Hommes (Pivot Bernard) : Bernard Pivot, auteur, en 1981, de : «En six ans d’Apostrophes [Émission Culturelle de Télévision. 1975-1990], j’ai bien dû vous proposer une demi douzaine au moins d’émissions sur les femmes en général et sur le féminisme en particulier. Mais sur les hommes, rien ! Alors, à la faveur de quelques livres qui m’ont parus intéressants, je me suis dit : Et si on parlait aussi des hommes ? Notez que parler des femmes, c’était déjà parler des hommes et que parler des hommes, c’est encore parler des femmes…» 702

Femmes / Hommes (Prévert Jacques) : Jacques Prévert [1900-1977], auteur de : «Moi, ça ne m’intéresse pas, l’Homme. Ce qui m’intéresse, ce que j’aime, ce sont les femmes, les enfants, les hommes. Mais l’Homme, l’Homme, l’Homme !» 703 (Cf. Homme (Remarquable. Prévert Jacques)

Femmes / Hommes (Société des membre de la Légion d’honneur) : L’un des responsables de la Société des membres de la Légion d’honneur, en 2016, après avoir évoqué le «grand universalisme» qui caractérise la Légion d’honneur, après avoir constaté qu’il «y a eu un truc très important, c’est la parité», auteur de : «À un moment donné, on s’est aperçu que la femme, c’était un homme aussi et donc qu’il fallait aussi lui donner la Légion d’honneur…» 704

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Notes de bas de page

1 Table ronde. Homme / Femme : égalité et différences. In, L’exigence d’égalité. XXVIIIème Rencontres internationales de Genève. Éditions La Baconnière. Neuchâtel. 320 p. 1982. p.254

2 Cardinal de Retz, Mémoires, La conjuration du Comte Jean-Louis de Fiesque, Pamphlets. La Pléiade. 1194 p. 1956. p.39, 40

3 Sade, Les cent vingt journées de Sodome. In, Oeuvres. I. La Pléiade. Gallimard. 1363p. 1990. p.239

4 Maurice Mességué. 16 octobre 1969. In, Jacques Chancel, Radioscopie. Vol. 1. J’ai lu. 215p. 1975. p.108

5 Christiane Rochefort, Ma vie, revue et corrigée par l’auteur. Stock. 359p. 1978. p.170

6 France Inter, Message laissé sur le répondeur de Là-bas si j’y suis. 28 décembre 2012

7 Anne Clark Amor, Madame Oscar Wilde, Perrin, 299p. 1985. p.195

8 Caïn eut un fils, nommé Énoch. Un tableau de Fernand Cormon (1880) au Musée d’Orsay s’intitule : Caïn fuyant avec sa famille

9 In, Paul Léautaud, Journal particulier. 1935. Le Mercure de France. 346p. 2012. Note 125, p.338

10 Les Cahiers du Grif (Source à retrouver)

11 Comte Beugnot, Mémoires. 1779-1815. 349p. 1959. p.97,98

12 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.401

13 Jean Claude Brialy, Le ruisseau des singes. Pocket. Robert Laffont. 510p. 2001. p.452

14 France inter. 12 décembre 2012. 8 h 02

15 Domitila Barrios de Chungara, Si on me donne la parole. La vie d’une femme de la mine bolivienne. Maspero. 1978. Cité par Elsa Laval, Une femme de mineur à la tribune de l’Année Internationale de la femme (1976) In, Comment le genre trouble la classe. Agone. N° 43. 266p. 2010. p.69 à 84

16 Libération / AFP. Les actionnaires de Publicis votent sur la rémunération des patrons. 29 mai 2013

17 France Culture, Simone de Beauvoir. 5/5. Le deuxième sexe. 21 août 2015

18 Guillemets rajoutés par moi

19 Assemblée Nationale, L’esclavage, en France, aujourd’hui. Tome II. Auditions. Volume 2. Les documents d’information de l’Assemblée Nationale. 2001. 504 p. p.38 et 59

20 Sylviane Agacinski, Journal Interrompu. 24 janvier -25 mai 2002. Seuil. 157 p. 2002. p.48

21 Jean Paul Sartre, Situations, X. Gallimard. Entretiens sur moi-même. NRF. Gallimard. 226 p. 1976. p.123

22 Ibid. p. 203 et 205. Les deux interviews (différents) datent de 1975, dans le premier, Sartre répond à Simone de Beauvoir, dans le second à Michel Contat. Seule la publication ultérieure dans un même livre permet de les comparer.

23 Paul Thorez, Les enfants modèles. Témoignage. Lieu Commun. 198p. 1982. p.64

24 Cité dans Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez. Fayard. 686p. 2010. p.150

25 Chow Ching Lie, Le palanquin des larmes. Dans la Chine de Mao, l’échappée d’une femme. J’ai lu. 382p. 2001. p.170

26 Anatole France et Madame de Caillavet, Lettres intimes (1888-1889) Librairie A.-G Nizet, Paris. 176p. 1984. p.156 et 161

27 Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne. Plon. 160ème mille. 366p. 1936. p.46 et 55

28 Le journal de Caroline B. Enquête de Michelle Perrot et Georges Ribeill. Artaud. Montalba. 253p. 1885. p.21

29 Laclos, Œuvres complètes. NRF. Gallimard. Le Pléiade.1713p. 1979. p.1068

30 Marthe Massenet, Madame veuve. Elles-mêmes. Stock. 193p.1977. p.19

31 Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses. Lettre CVI. In, Laclos, Œuvres Complètes. Gallimard. La Pléiade. 1713p. 1979. p.244

32 Gina Lombronso, La femme au prise avec la vie. (Traduit de l’italien) Payot. 279p. 1924. p.156,157

33 Lou Andreas-Salomé, Correspondance avec Sigmund Freud. NRF. Gallimard. p. 239

34 René Barjavel, Les mots clés. (14/8/1971) Rediffusé par France Culture, La nuit. 19 mars 2014. 1h 45

35 Elle. 9 mai 2014

36 Cité dans, André Maurois, Lelia, ou la vie de George Sand. Le Club du meilleur livre. 603p. 1952. p.535

37 L’Humanité, Les parures d’Elsa au milieu du bouillonnement culturel de la fête de l’Humanité. 21 septembre 2016

38 Hubert Juin, Préface. L’Art d’aimer. Folio Classique. 173 p. 1994. p.16

39 Les invisibles. Sébastien Lifshitz. [2012]

40 Louis Sébastien Mercier, Tableau de Paris. Tome VII. p.133 (éditeur ?)

41 Sade, Œuvres. I. (Notes et variantes) La Pléiade. Gallimard. 1363 p. 1990. p.1157

42 France Culture, Une vie, une œuvre. Rosa Bonheur. 16 avril 2016

43 L’Express, La vie sexuelle de Paul Léautaud. 26 avril 2012

44 Paul Léautaud, Journal particulier. 1935. Mercure de France. 343p. 2012. p.330

45 Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. p.615

46 Madame de Staël, Considérations sur la Révolution française. Tallandier. Paris. 693p. 1983. p. 340

47 Jean Tulard, Dictionnaire du Cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert Laffont. 987p. 1991. p. 287 et 566

48 C8. Touche pas à mon poste. 24 mars 2017. 11h 20

49 A. Jourcin et Ph. Van Tieghem, Dictionnaires des femmes célèbres. Collection : Les dictionnaires de l’homme du XXème siècle. Larousse. 256p. 1969. p.37

50 Lettres de Mademoiselle de Lespinasse. Précédées d’une notice de Sainte-Beuve et suivies des autres écrits de l’auteur et des principaux documents qui le concernent. Classiques Garnier. Librairie Garnier. 434p. s.d. p.85, 86

51 Marie Cardinal, Autrement dit. Le livre de poche. 22p. 1977. p.144

52 Vera Figner, Mémoires d’une révolutionnaire. Traduit du russe par Victor Serge. Gallimard. 267p. 1930. p.267

53 Marie Bashkirtseff, Lettres. Eugène Fasquelle Éditeur. 282p. 1922. p.121,122

54 Le Point. Ces biens pensants qui veulent nous rééduquer. Les nouveaux puritains. Titre du N°2226. 7 mai 2015

55 Marivaux, La Colonie, in, Théâtre complet. Tome second. Classiques Garnier. 1208p. 1999. p.685

56 Victoria Man, Marcelle Devaud. Itinéraire exceptionnel d’une femme politique française. Eulina Carvalho. 155p. 1997. p.131

57 Guide des Jeunes Ménages. Éditions R.Girard &Cie. 224p. Sd (Début années 60) p.166

58 L’Humanité, Annie Ernaux : «J’ai toujours été persuadée que rien n’était jamais gagné pour les femmes» 3 février 2014

59 Raymond Aron, Le spectateur engagé, Julliard. 339p. 1981. p.148

60 France inter. Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal, Les Mémoires du duc de Saint Simon. 27 août 2016. Rediffusion de l’émission du 5 septembre 2015

61 Rencontres. Marie-Claire. Mars 206. p.103 à 106

62 Sénèque, Entretiens, Lettres à Lucilius. Bouquins. Robert Laffont. 1103p. 2010. La constance du sage. p.329

63 Katherine Mansfield, Journal. Gallimard. Folio. 507p. 2000. p.448

64 Anne Delbée, Une femme. Presses de la Renaissance. 497p. 1988. p.153

65 Guide des Jeunes Ménages. Éditions R.Girard &Cie. 224p. Sd (Début années 60) p.189

66 France Culture. Grands écrivains. Grandes conférences. Séverine / Vallès. 12 août 2015

67 Anaïs Nin, Journal 1. 1931-1934. Stock. Le livre de Poche. 506p. 1966. p.267

68 Noam Chomsky : Glance criticizes on the USA. Cf., Noam Chomsky, Regard critique sur l’Amérique, Le Monde. 16 janvier 2009. Interview reproduit notamment sur Bellaciao. 19 janvier 2009

69 Autre futur.net. Fabien D. À propos des -Unis et des mouvements sociaux. Entretiens avec Noam Chomsky.21 juin 2015

70 Libération. Délit d'entrave : douze hommes et un utérus. 26 janvier 2017

71 AFP. Viol en Inde : la victime est morte. 29 décembre 2012

72 Djamila Boupacha, par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi. Gallimard. 280p. 1962. p.64 et p.218 pour le texte de la plainte officielle

73 Paul Léautaud, Journal particulier. 1935. Mercure de France. 346p. 2012. p.91,92

74 Mémoires d’une femme de qualité sous le Consulat et l’Empire. Le temps retrouvé. Mercure de France. 578 p. 2004. p.47

75 Louise Michel, Mémoires. Préface de Xavière Gauthier. 582 p. Editions Tribord. 2005. p.125

76 Jean Claude Brialy, Le ruisseau des singes. Pocket. Robert Laffont. 510p. 2001. p.269 et 271

77 Dictionnaire des synonymes français. Reverso

78 Marie-Thérèse Luiggi, Marie-Louise Girod, la dame d’En haut. Montauban, Impr. Lormand. 166p. 2013. p.43

79 Lauren Bacall, par moi-même, Stock. 604 p. 1979. p.598

80 Entretien accordé à Vogue Hommes International, Repris par Closer.13 septembre 2012, sous le titre : Brigitte Bardot : ‘J’ai plus de couilles que beaucoup d’hommes’.

81 Le Figaro, Brigitte Bardot : «J’ai été prisonnière de moi-même toute ma vie.» 10 mars 2017

82 Le Figaro (avec AFP), Marine Le Pen sur CBS : «La France, c’est Brigitte Bardot.» 4 mars 2017

83 Jean Claude Brialy, Le ruisseau des singes. Pocket. Robert Laffont. 510p. 2001. p.227 et 233

84 Érudit. Jeannie Euvrard, Entretien avec Yannick Bellon. N° 82. 1996

85 Ma double Vie. Mémoires de Sarah Bernhardt. Tome Deuxième. (Dixième mille) Bibliothèque Charpentier. 283p. 1923. p.132

86 A. Klumpke, Rosa Bonheur, sa vie, son oeuvre, 1909, Ernest Flammarion, p. 419-421. Reproduit sur la page de Marie-Josèphe Bonnet. Le testament de Rosa Bonheur (1898) 17 Avril 2016

87 In, Marie-Josèphe Bonnet, Un choix sans équivoque. Denoël. Gauthier. 293p. 1981. p.201, laquelle, elle-même cite sa source : Anna Klumpe, Rosa Bonheur, Sa vie, son œuvre. Flammarion. 1909. p.358

88 Cité dans George Steiner, Maitres et disciples. NRF. Essais Gallimard. 204 p. 2003. p.141

89 Interview par Pierre Desgraupes. 1959. Rediffusé par Arte. 16h. 2 mars 2008

90 France Musique. 21 août 2013. Du caf’ conc’ à la rive gauche : Un cabaret à part : ‘Chez Agnès Capri.’

91 Les dames du Bois de Boulogne, [mauvais] film de R. Bresson. 1945

92 Camille Claudel, Correspondance. Édition d’Anne Rivière et Bruno Gaudichon. Gallimard. Arts et artistes. 2003. 332 p.

93 Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.82 et 83

94 Dans le sens de «être à la colle» : vivre ensemble sans être marié-e.

95 Edmond et Jules de Goncourt, Journal. Mémoires de la vie littéraire. (1887-1896) Bouquins. Robert Laffont. 1461 p.1956. p.959

96 France Culture, Marlène Dietrich. Un ange passe. 19 octobre 2015

97 Marlène Dietrich, Marlène. Le livre de poche. 319 p. 1984. p.124, 125

98 Cité dans Georges Sadoul, Dictionnaire des films. Microcosme. Seuil. 383p. 1990. p.19

99 France Culture. Mémoire du siècle. Paulette Dubost. 1ère diffusion, 8 novembre 1992. Réécoute, le 18 mars 2017

100 Hélène Duc, Entre cour et jardin. Éditions Pascal. Biographie. 267p. 2005. p.40

101 Isadora Duncan, Ma vie, Folio. Gallimard. 447p. 2016. p.34, 43 ; 303, 304 ; 315 ; 374 ; 403 ; 414

102 Isadora Duncan, Ma vie. Folio. Gallimard. 447p. 2016. p.359 ; 249,250 ; 254

103 Hélène Duc, Entre cour et jardin. Éditions Pascal. Biographie. 267p. 2005. p.122

104 France Musique. 30 juillet 2013. Cité dans : Du caf conc’ à la rive gauche.

105 Le Figaro. 14 janvier 2014. Chantal Goya, Encore debout

106 Hélène Grimaud, Variations sauvages. Robert Laffont. 286p. 2003. p.186 et 204

107 France Culture, Les Regardeurs. Les deux Frida. 29 janvier 2017

108 Aline R. de Lens, Journal.1902-1924. La cause des livres, 365 p. 2007, p. 413, 414

109 En scène. Le spectacle vivant en vidéo. Germaine Lubin évoque sa carrière. 14 mars 1965

110 France Culture, Mardi du cinéma. Andreï Tarkovski ou le cinéma comme icône (1ère diffusion. 7 janvier 1986) Rediffusé le 11 mars 2017. 4h 21

111 Mélina Mercouri, Je suis née Grecque. Le livre de poche. 318p. 1974. p.292

112 Arte. Marilyn, malgré elle. 6 novembre 2005.12 h 55

113 Arte. Artistes femmes. À la force du pinceau. 8 mars 2015

114 Georges Sadoul, Dictionnaire des films. Microcosme. Le Seuil. 383p. 1990. p.241

115 Jean Claude Brialy, Le ruisseau des singes. Pocket. Robert Laffont. 510p. 2001. p.219

116 France Culture. La Dispute. 22 avril 2015

117 Le Monde. Carol Rama, la mamie indigne, enfin au Musée. 14 mai 2015

118 Archive INA. 20 septembre 1966

119 Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Arte. 23 août 2010. Rediffusé le 6 septembre 2010. 12 h.

120 Niki de Saint Phalle, Mon secret. Récit autobiographique. Écrit à la main. Éditions de la différence. 2010. 40p.

121 France Culture, Une vie, une œuvre. Charlotte Salomon. 29 octobre 2016

122 Alain Vircondelet, Séraphine. De la peinture à la folie. Paris. Albin Michel. 2009. 207 p. p. 183. Cf., aussi le film de Martin Provost, Séraphine, dont l’actrice est Yolande Moreau. 2008

123 Anaïs Nin, Journal 1. 1931-1934. Stock. Le livre de Poche. 506p. 1966. p.289, 290

124 Association Choisir, Avortement : une loi en procès. L’affaire de Bobigny. Idées Gallimard. 255p. 1973. p.110, 111

125 France Culture. Une vie, une œuvre. Clara Schumann (1819-1896) , compositrice et amoureuse. 28 mai 2016

126 France Culture, La mémoire de Suzy. 1ère diffusion. 15 août 1978. Rediffusion. 13 mai 2017

127 Cité dans Geneviève Sellier, La Nouvelle vague. Un cinéma au masculin singulier. CNRS. Éditions. 217p. 2005. p.190

128 France Culture, Quand Cora Vaucaire racontait ses débuts à l’échelle de Jacob. 1ère diffusion. 15 novembre 1971. Réécoute. 13 mai 2017

129 Colette. Prisons et paradis. Ferenczi. 219p. 1932. p.183 à 186

130 Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham. Éditions de l’Olivier. 2010. 270p.

131 Bernard-Marie Garreau, Marguerite Audoux. La couturière des lettres. Tallandier. 1991. 287p.

132 France Culture, Une vie, une œuvre. Jane Austen. 11 juin 2016

133 Éditions Léo Scheer. Décembre 2007

134 Henri Guillemin, Une certaine espérance. Conversations avec Jean Lacouture. Arléa. 187p. 1992. p.83

135 France Culture, Documentaire. Catherine Bernard [1663 (?) -1712]. La voix oubliée. 10 juin 2017

136 Maurice Nadeau, Journal en public. La Quinzaine Littéraire. Maurice Nadeau. 317p. 2006. p. 224 à 227

137 Rachel Bespaloff, Lettres à Jean Wahl. 1937-1947. «Sur le fond le plus déchiqueté de l’histoire». Éditions Claire Paulhan. 190p. 2003. p.7 à 45

138 Marie Cardinal, Les mots pour le dire. Grasset. 316p. 1975

139 France inter. Jacques Chancel reçoit Edmonde Charles Roux. 28 mai 1971. Rediffusion. 3 août 2016

140 Christophe Wargny, Le Monde Diplomatique. Paranoïa couleur temps. Haït au temps du Duvalierisme. Novembre 2005

141 Marie Vieux-Chauvet, Amour, Colère et Folie. Éditions Zulma. 2015. 499p.

142 Colette, Mes vérités. Entretien avec André Parinaud. Écriture. 232 p. 1996. p.167

143 Colette, Mes vérités. Entretien avec André Parinaud. Écriture. 232 p. 1996. p.72, 97,101,40

144 France Culture. Colette, avec Valérie Lemercier. 26 juillet 2015

145 Willy et Colette Willy, Claudine s’en va. Les «Albin Michel». 1931. 253p.

146 Marceline Desbordes-Valmore, Poèmes et proses. Marcel Seheur Éditeur. L’âme de la femme. 172p. 1928. p.94

147 France Culture, Frederick Wiseman. 8 août 2011. 6h - 20

148 France Culture. Zelda Fitzgerald, Une vie, Une œuvre. 9 Janvier 2011

149 Pour un prolongement (nécessaire), lire : Phyllis Chesler, Les Femmes et la folie. Payot. 262p. 1979 (notamment, p.25,26). Lire aussi, Nancy Milford, Zelda. Stock. 1973.

150 G. Bruno, Le tour de la France par deux enfants. Paris. Librairie Classique Belin. 322p. 1976

151 France Culture. 7 femmes de Lydie Salvayre. Du 26 au 31 Janvier 2015

152 Romain Rolland, Journal de Vézelay. 1938-1944. 1182p. 2013. p.338

153 Cité par Oct. Gréard, L’Éducation des femmes par les femmes. Études et Portraits. Hachette et Cie. 360p. 1886. p.183

154 Cité par Oct. Gréard, L’Éducation des femmes par les femmes. Études et Portraits. Hachette et Cie. 360p. 1886. p.170, 171

155 France Culture, 1ère diffusion. 10 juillet 1983. Rediffusé le 2 décembre 2016

156 Clara Malraux, Nos vingt ans. Le livre de poche. Grasset. 409 p. 1966. p.203 et 206

157 Cf., Sylvain Piron, Marguerite Porete et le Miroir des simples âmes. Perspectives historiques, philosophiques et littéraires. Paris. Vrin, 2014. 368p. (et notamment, l’analyse de Sylvain Piron, Marguerite entre les béguines et les maitres. p. 68 à 101)

158 Guillaume Apollinaire, Journal Intime. 1898-1918. Éditions du limon. 161p. 1991. p.148

159 Christiane Rochefort, Quand tu vas chez les femmes. Roman. Grasset. 1982. 195 p.

160 Madame de Genlis, De l’influence des femmes sur la littérature française, comme protectrices des lettres et comme auteurs. Ou Précis de l’histoire des femmes les plus célèbres. Paris. Chez Maradran. 1811. I. p.172,173

161 Cathy Bernheim, Mary Shelley. Qui êtes-vous ? La Manufacture. 250p. 1988. p.137/138

162 Cité dans : Françoise Giroud, Profession Journaliste. Conversations avec Martine de Rabaudy. Hachette Littératures. 185p. 2003. p.95.

163 Jean Guéhenno, Journal des années noires. 1940-1944. Gallimard. 346p. 1947. p.292

164 Adèle Toussaint-Samson, Une Parisienne au Brésil. Paris, Ollendorff. 233 p. 1883. p. 69-72. Lisible sur Gallica.

165 Cité par Jeanna Ivina, Maria et Marina, Femmes et Russie. 1981. Leningrad-Paris. Des femmes. 235 p. 1980. p.17

166 Le féminisme de Marina Tsvetaeva, Des femmes russes. Par des femmes de Leningrad et d’autres villes. Des femmes. 235 p. 1980. p.160

167 Pietro Citati, Portraits de femmes. (Traduit de l’italien) Folio. 386p. 2003. p.160,161

168 Jean Chalon, Florence et Louise, les magnifiques. Florence Jay-Gould et Louise de Vilmorin. Le Rocher. 169p. 1987. p.135

169 Henry James, Edith Wharton, Lettres. 1900-1915. Seuil. 334p. 2000. p.16

170 Sylviane Agasinski, Interview au Monde. 15 décembre 1998. Cité par Mariette Sineau, Profession, Femme politique. Sexe et pouvoir sous la Cinquième République. Presses de Sciences-po. 305p. 2001. p.179

171 Site Maison Agutte Sembat, Institut humaniste et impressionniste

172 France Culture. Avoir raison avec Raymond Aron. 21 juillet 2016

173 Raymond Aron, Mémoires. 50 ans de réflexions politiques. Julliard. (Cf. l’index à son nom, cependant insuffisant pour évoquer la manière dont il évoque son épouse) 1983. 778 p.

174 Idem. Notamment, concernant son adhésion au RPF, page 234 à 237 et, plus largement, p.741 à 743

175 Commentaires, 80. 1997 /4 (sur le net)

176 Jean-Loup Bernanos, Georges Bernanos, à la merci des passants. Plon, 505p. 1986. p.131/132, 285 et 132.

177 Maurice Dommanget, Auguste Blanqui, au début de la IIIème République (1871-1880) Dernière prison et ultime combat. Paris-Mouton-La Haye. 162p. 1971. p. 140 et 71

178 Je n’ai pas pu retrouver la date exacte, mais je suis sûre de la citation qui m’avait à l’époque beaucoup marquée et que j’avais retranscrite. Il faudrait retrouver la date de son décès et donc la nécrologie du Monde d’Hubert Beuve-Méry (décédé en 1989) avait été le directeur.

179 Françoise Giroud, Profession Journaliste. Conversations avec Martine de Rabaudy. Hachette Littérature. 180p. 2003. p.19

180 Préface à, Léon Bloy, Lettres à sa fiancée. Éditions Stock. 142p. 1941 (12ème édition) p.4

181 La Croix, L’écrivain Paulette Boudet s’est éteinte le 22 février. 2 mars 2007

182 Formule latine de droit canon signifiant pour l’église catholique que «rien ne s’y oppose» à la publication d’un texte, dès considéré comme conforme à la morale religieuse.

183 Paulette Boudet, Ce combat n’est pas le tien… Fayard. 1988. 274p.

184 Cité dans Laure Adler, Les femmes politiques. Points Actuels. Le Seuil. 278p. 1993. p.138 et 142

185 Mikhaïl Gorbatchev, Mémoires. Éditions du rocher. 941p. 1997. p.596

186 Bernadette Chirac (avec Patrick de Carolis) Conversation. Pocket. 220 p. 2001. p.35, 36, 77

187 LCI. 14 octobre 2016. 19 h 25

188 Romain Rolland, Journal de Vézelay.1866-1944. Bartillat. 1182p. 2013. p.383

189 Françoise Dolto, Autoportrait d’une psychanalyste. 1834-1988. Points Actuels. 284p. 1992. p.224

190 Alfred Dreyfus, Cinq années de ma vie. Introduction de Pierre Vidal-Naquet. François Maspero. PCM. Histoire. 263p. 1982. p.72, 75, 76, 89, 96, 99, 186

191 20 minutes. Penelope Fillon «victime d’un dispositif qu’elle ignorait», estime Ségolène Royal. 5 février 2017

192 Le Canard enchaîné. 8 février 2017. p.1

193 Cité dans Le Monde. Le labeur de Penelope. 5/6 février 2017

194 Gérard Badou, Madame Freud, Payot. 185 p. 2006. p.173, 177

195 Françoise Xenakis, Zut, on a encore oublié madame Freud. J.C. Lattès. 1985. 280p.

196 André Germain, La vie amoureuse de d’Annunzio. Arthème Fayard. 284p. 1954. p.28 et 44

197 Cité dans François Mauriac, Mémoires Intérieurs. Le livre de poche. 382p. 1966. p.256

198 Roselyne Bachelot, La petite fille la Ve. Souvenirs. Flammarion. 313p. 2015. p.112

199 Site du Sénat. Femmes et pouvoirs. XIXème-XXème siècle. 27 octobre 2016

200 Antonio Gramsci, Lettres de prison. Collection Témoins. Gallimard. 620p. 1971. p.508

201 Le Monde, Benoîte Groult, Féministe et essayiste. 23 juin 2016

202 Libération, Benoîte Groult, ainsi fut-elle. 22 juin 2016

203 Anne Guérin, Les ruptures de Daniel Guérin. Daniel Guérin.Info. sans date.

204 Hegel, Correspondance. I. 1785-1812. NRF. Gallimard. 439p. 1962. p.332 à 335

205 Hegel, Correspondance. II. 1813-1822. Tel / Gallimard. 376p. 1990. p. 190

206 Hegel, Correspondance. I. 1785-1812. NRF. Gallimard. 439p. 1962. p.313, 314 et p.316

207 Le Figaro. Culture, Hitchcock et Alma, Complices à vie. 7 février 2013

208 Arte, Hitchcock / Truffaut. 22 décembre 2015

209 Jules Janin, 735 lettres à sa femme. Textes décryptés et annotés par Mergier-Bourdeix. Librairie C. Klincksieck. Tome I. 629p. 1973. p.11 et 559

210 Wikipédia. Nadejda Kroupskaïa

211 N. Kroupskaïa, Souvenirs sur Lénine, Bureau d’éditions. 1930. (Gallica) 210p.

212 Lénine, Œuvres. Tome 37. Lettres à sa famille. (1893-1932). 758p. 1977. Imprimé en Union Soviétique. p.585

213 Laclos par lui-même. Images et textes présentés par Roger Vaillant. Écrivains de toujours. Aux Éditions du seuil. 191p. 1953. p.44

214 Arte, Pierre Assouline, Le siècle de Lévi-Strauss. 15 juin 2016

215 Wikipédia. Max Linder

216 Jean Hamburger, Monsieur Littré (notamment le chapitre IX. Le Dictionnaire) Flammarion. 307p. 1988. p.149, 150, 151

217 Clara Malraux, Nos vingt ans. Grasset. 282p. 1966. p.167

218 Cité dans Daniel Stern, Histoire de la révolution de 1848. Balland. 783p. 1994. p.150

219 Marie-Louise Néron, La Fronde, Madame Michelet, et La mort de Madame Michelet.12 avril 1898 et 4 avril 1899

220 Athénaïs Michelet, Mémoire d’une enfant. Le temps retrouvé. Mercure de France. 2010. 250 p. (4ème de couverture)

221 René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette. 702p.1962. p.59

222 Claude Pompidou, L’élan du cœur. Propos et souvenirs. 161p. Plon. 1997. p.109 et 115

223 Madame Edgar Quinet, Mémoires d’exil. Paris. Troisième édition. Paris. Librairie internationale. 379p. 1869. p.18, 39, 69, 109, 128,129, 206, 354

224 Nancy Reagan, À mon tour. Mémoires (avec William Novak) Robert Laffont. 378p. 1990. p.114

225 Maurice Nadeau, Journal en public. La Quinzaine littéraire. Maurice Nadeau. 317p. 2006. p.215, 216

226 Michèle Rocard, Au four et au moulin. Albin Michel. 257p. 1987. p.198 et p.79 à 98.

227 Comte Beugnot. Mémoires. 1779-1815. 349p. 1959. p.139,140

228 Victor Serge, Carnets (1936-1947). Agone. 836p. 2012. p. 619à 622

229 Romain Rolland, Journal de Vézelay.1938-1944. 1182 p. 2013. p.1147 à 1149

230 Cité par Claude-Catherine Kiejman, Eleanor Roosevelt, First lady et rebelle. Texto. Le goût de l’histoire. Tallandier. 254p. 2014. p.216

231 France Culture, Qui est Raoul Ruiz (1). 30 mars 2016

232 Guy Scarpetta, Raoul Ruiz ou le refus des normes. Le Monde Diplomatique. Mai 2016

233 Nina et Jean Kéhayan, Rue du prolétaire rouge. Seuil. 222p. 1978. p.104

234 Le Monde Diplomatique. Stop au relooking ! Mars 2017. p.25

235 Alexis de Tocqueville, Lettres choisies. Souvenirs. Quarto Gallimard. 1420p. 2003. p.522

236 Sophie Tolstoï, Journal intime. 2 tomes. Albin Michel. Sophie Tolstoï, Ma vie. Éditions des Syrtes, 1062 p. 1980. pp. 537 et 474

237 Victor Serge, Carnets (1936-1947). Agone. Mémoires sociales. 836p. 2012. p.172 à 174 et p.192

238 François Dosse, Castoriadis, Une vie. La Découverte. 532p. 2014. p.110, 111

239 Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet, NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.101

240 Anne Clark Amor, Madame Oscar Wilde, Perrin. 1985. 299 p.

241 Évelyne Bloch-Dano, Madame Zola. Grasset. 1997. 368 p.

242 Marlène Coulomb-Gully, Le sexisme bien tempéré du Canard. Monde sociaux. 1er avril 2015

243 Karl Laske et Laurent Valdiguié, Le vrai Canard. Stock. 486p. 2008. p 372 à 378

244 Michèle Manceaux, Grand reportage. Seuil. 250p. 1980. p.123,124

245 Christine Ockrent, La mémoire du cœur. Fayard. 320 p. 1997. p.233, 234

246 Michèle Manceaux, Grand reportage. Seuil. 250p. 1980. p.160

247 Arte, La tragédie des brigades internationales. 25 octobre 2016

248 Le Monde. Taro dans l’ombre de Capra. 4 mai 2006

249 Irme Schaber, Une photographe révolutionnaire dans la guerre d’Espagne. Les Éditions du Rocher. 2006. 315p.

250 Arielle Caisne, L’Ortie. France Loisirs. 171p. 1992. p.52

251 Françoise Collin, Humour en amour, Mères /Femmes. Cahiers du Grif. N° 17/18. Bruxelles. 1977. p.3-6

252 Mémoires, souvenirs et journaux de la Comtesse Marie d’Agoult (Daniel Stern). II. Mercure de France. Le Temps retrouvé. 384p. 1990. p.14, 22, 36

253 Tacite, Annales. Garnier Flammarion. 499p. 1965. p.382

254 France Culture, Sur les docks. Enfants placés. 3 juin 2015

255 Victor Hugo, Choses vues. 1849-1885. Folio. Gallimard. 1014p. 2010. p. 388

256 Brigitte, J’habite en bas de chez vous. France Info. Oh ! Éditions. 268p. 2007. p.14

257 Hegel, Correspondance. II. 1813-1822. Tel / Gallimard. 376p. 1990. p.354,140

258 Calamity Jane, Lettres à sa fille. Rivages Poche. 1997. 114p.

259 Mémoires de Catherine II. Écrits par elle-même. Librairie Hachette. 303p. 1953. p.263

260 Cité dans Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p.396, 397

261 Astolphe de Custine, Lettres de Russie. Folio. 414 p. 1975. p.118. Pour une toute autre perception de cette femme, on peut se reporter aux Mémoires de la baronne d’Oberkirch [dont elle fut la grande amie]. Mercure de France, Le temps retrouvé. 2004. 781p.

262 Xie Bingying, Une femme en guerre. Récit. Rochevignes. 178p. 1985. p.40,41

263 Les passions d’Henri Guillemin. À la Baconnière. 448p. 1994. p. 82

264 Eva Darlan, Grâce ! Mes combats jusqu’à Jacqueline Sauvage. Plon. 154p. 2016. p.62

265 Isadora Duncan, Ma vie. Folio Gallimard. 447p. 2016. p.242

266 France Inter. 116 rue Albert Londres. Joseph Kessel, l’Empereur. 25 octobre 2015

267 Le Monde. Penelope Fillon, la discrète. 5, 6 février 2017.p. 1

268 Victor Hugo, Choses Vues. 1849-1885. Folio Gallimard. 1014p. 2010. p.255

269 France Culture. Portrait en miroir de Frida Khalo. 15 décembre 2016

270 Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet. NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.35,36. + Cf., une seconde présentation de ces souvenirs. p.131. Pour la deuxième citation, p.298

271 Essais d’ego-histoire. Réunis et présentés par Pierre Nora. NRF. Editions Gallimard. 375p. 1992. p.192

272 Le Canard enchainé, Critique du livre de Renaud Dély : La vraie Marine Le Pen, Une bobo chez les fachos. [Plon. 2017]de 8 mars 2017. p.6

273 Jeune Afrique. Bonnes Feuilles. Maman ! N° 2930. 5 au 11 mars 2017. p.52

274 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, In, Œuvres. La Pléiade. NRF Gallimard. 1969. 1986p. Notamment p. 357 à 359 et les notes des pages 1416 et suivantes, et pages1430 et 1431

275 Jean Jacques Rousseau, Œuvres. I. La Pléiade. NRF. Gallimard. 1969p. 1986. Les pages cités sont celles issues de ce volume et pour être vraiment signifiantes il faudrait les resituer chronologiquement.

276 Mémoires de Madame Campan. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 620p. 2006. p.173,174

277D’Anne à Anne’. In, Les jeunes. La transmission. Cahiers du Grif. N° 34. Paris, Tierce. 1986. p.99

278 François Mauriac, Ce que je crois. Grasset. 188p. 1962. p.71 et 123

279 Saint Augustin, Les Confessions. Œuvres. I. La Pléiade. NRF. Gallimard. 1520 p. 1998. p.974

280 Zoe Oldenbourg, Visages d’un autoportrait. Folio. Gallimard. 410p. 1988. p.302

281 Le Monde. Fawzia Zouari et ses rêves de France. 21 mai 2016

282 Robert Debré, L’honneur de vivre. Stock. Hermann. 462p. 1974. p.78

283 Charles Péguy, La république. (Source à retrouver)

284 Lou Andreas Salomé, Ma vie. PUF. Perspectives critiques. 315p. 1978. p.138,139

285 Claude-Catherine Kiejman, Eleanor Roosevelt, First lady et rebelle. Texto. Le Goût de l’histoire. Tallandier. 254p. 2014. p.248,249

286 Karl Lake et Laurent Valdiguié, Le vrai Canard. Stock. 486p. 2008. p.398

287 George Sand, Correspondance. Tome 8ème. Garnier Flammarion. 868 p. 1971. p.22 et p. 49. Et pour l’ensemble de la lettre, p.21 à 49

288 France Inter, Ça peut pas faire de mal. Lettre à ma mère de Georges Simenon. 25 mars 2017

289 Sœur Emmanuelle, Confessions d’une religieuse. Flammarion. 409p. 2008. p.186

290 Svetlana Allilluyeva, Vingt lettres à un ami. Seuil. Paris Match. 257p. 1967. p.169

291 Cf., Marie-Victoire Louis, De qui les femmes sont-elles le nom ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=974&mode=last

292 Le Figaro. Le carnet du jour. 11 avril 2017

293 George Orwell. Une vie en lettres (Correspondance. 1903-1950). Agone. 666p. 2014. p.243

294 Mémoires, Souvenirs et journaux de la Comtesse d’Agoult. Daniel Stern. II. Le temps retrouvé. Mercure de France. 384p. 1990. p.32.

295 LCI. 4 mars 2016. 13 h

296 Louis Roubaud, La prison de velours. Gallimard. Collection Succès. 254p. 1934. p. 231

297 Madame de Genlis. Mémoires sur le XVIIIème siècle et la Révolution françoise de 1756 jusqu’à nos jours. Tome Cinquième. 1825. (Google livre). p. 25

298 Marie-Hélène Luiggi, Marie-Louise Girod. La dame d’En Haut. Montauban, Impr. Lormand.166p. 2003. p.117

299 Anja Klabunde, Magda Goebbels (Traduit de l’allemand). Tallandier. 414 p. 2006

300 Édith Thomas, Les femmes en 1848. Presses Universitaires de France. 1948. 78 p.

301 Marie-Claire Mendès-France, Sarah, au bout de l’enfer. Hachette. 196p. 1996. p.16

302 Danielle Mitterrand, Le printemps des insoumis. Le grand livre du mois. 304 p. 1998. p.35 et 36 et 80, 81

303 Sade, Les cent vingt journées de Sodome, In Œuvres. I. La Pléiade, Gallimard. 1990. 1363p. p.72 et 102

304 Édith Stein, Correspondance II. 1933-1942. Cerf- Éditions du carmel - Ad Solem. 792p. 2012

305 Lise Élina, Dans les coulisses d’une grande maison de couture. Chaine nationale. 1951. Réécoute : France Culture. 23 février 2017

306 Annie Stora, Femmes juives d’Algérie : émancipation et transmission. Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Exposition Juifs d’Algérie. Table ronde. 21 octobre 2012

307 Cardinal de Bernis, Mémoires. Mercure de France. 1986. 375p. p.52.

308 L'expression «villages Potemkine» désigne un trompe l’œil à des fins de propagande. Selon une légende, de luxueuses façades en carton-pâte avaient été érigées à la demande du ministre russe Potemkine afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l'impératrice Catherine II en Crimée en 1787.

309 In, Renée Dray-Bensousan, La conquête de la citoyenneté. L’impact de la Grande guerre. In, Femmes à Marseille. Histoire. Féminisme, Politique. Association Les femmes et la ville. Éditions Gaussen. 204p. 2016. p.145

310 Libération. 8 mai 2002

311 Le Monde. 21 mai 2002

312 Le Monde. Tunisie : Les propos ‘effrayants’ de Michèle Alliot Marie suscitent la polémique. 13 janvier 2011

313 Le Figaro. Des armes françaises pour la Tunisie. 27 mars 2015

314 (Source ?) 16 novembre 2008

315 Cf., Marie-Victoire Louis, De quel droit ? 8 juillet 2011 http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1092&mode=last

316 20 minutes. Législatives. Martine Aubry «ne souhaite pas l’échec du président de la République» mais.s. 24 mai 2017

317 France inter. Les femmes et le harcèlement au travail. La double peine. 10 juillet 2016

318 Jeune Afrique, Nouria Benghebrit,l ’insoumise. Du 2 au 9 octobre 2016

319 Huguette Bouchardeau, Tout le possible. Syros. 171p. 1981

320 Le Figaro Madame, Catherine Coutelle : Les députées sont des femmes et des mères avant tout’ . 12 juin 2017

321 Édith Cresson, Histoires françaises. Editions du Rocher. 2006. Cité dans Paroles de femmes, (Sous la direction de Jean-Pierre Guéno) Radio France. 157p. 2009. p.110,111

322 Terrafemina, Cécile Duflot : ‘Je porte le flambeau féministe pour les futures générations.’

323 Marie-France Garaud, La fête des fous. Qui a tué la Ve République ? . Plon. 279p. 2006. p.92,93

324 Source du livre à retrouver.

325 Guillemette de Sairigné, Les françaises face au chômage. Denoël Gonthier. 1974. p.104 et p.135

326 Françoise Giroud, Leçons particulières. Fayard. 260p. 1990. p.94 et p.258, 259

327 France Culture. Sur les docks. La révolte des prostituées de Saint Nizier. 1er juin 1975. On doit noter que l’expression de «travailleuse du sexe» employée dans cette émission est un déni de la vérité : ces femmes de présentaient comme «mères» et revendiquaient d’être considérées comme des «femmes».

328 Élisabeth Guigou, Être femme en politique. Plon. 273p. 1997. p.222

329 Le Parisien, Législatives : dans dix jours ma voix peut s'éteindre’ assure NKM. 6 juin 2017

330 Le Monde. Vanessa Schneider, Vade retro, macho ! 30 novembre 2016

331 AFP. Joly parle de son «étrangeté». 1er avril 2012

332 AFP. Lagarde : ‘c’est un honneur et une joie’. 28 juin 2011

333 AFP. FMI : Lagarde sera payée 551.700 dollars. 5 juillet 2011

334 LCI. 24 janvier 2015. 12 h 37

335 Le Point. Christine Lagarde : «Le roi Abdallah, un grand défenseur des femmes». 24 janvier 2015

336 Le Figaro Madame, Christine Lagarde : «Il ne faut jamais lâcher la cause des femmes» 2 mars 2015

337 La Tribune, Lagarde exclut un report de paiement pour la Grèce. 17 avril 2015

338 France inter. 17 heures. 4 avril 2017

339 Marie-Noëlle Lienemann, Ma part d’inventaire. Ramsay. 156p. 2002. p.151

340 Le Monde, De Panafieu, une «ex-jupette» en rage contre le machisme de l’UMP. 2 juin 2012

341 Être français aujourd’hui et demain. I. Rapport de la commission de la nationalité (M. Marceau Long. Président) 10/18. UGE. 769p. 1988. P. 501

342 Monique Pelletier, La ligne brisée. Flammarion. 190p. 1995. p.75

343 Le JDD. Une ancienne ministre agressée il y a 37 ans : «Honte à moi de mon silence !» 10 mai 2016

344 Yvette Roudy, Mais de quoi ont-ils peur ? Un vent de misogynie souffle sur la politique. Albin Michel. 218p. 1995. p.142

345 Marie-Victoire Louis, Pourquoi je ne signe pas l’Appel : ‘Des intellectuelles pour Ségolène Royal’  http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=772&themeid=341

346 Françoise Giroud, La comédie du pouvoir. Fayard. 361p. 1977. p.29

347 ChEEk magazine, Marlène Schiappa : «Si Emmanuel Macron est élu, la vie des femmes va changer.» 28 avril 2017.

348 RTL. Girls, Présidentielle. Ce qu’il faut retenir du ‘Grand débat de la Fondation des femmes. 25 mars 2017

349 Les Nouvelles News, Marlène Schiappa : «Chaque action gouvernementale doit aller vers plus d’égalité entre les femmes et les hommes. 22 mai 2017

350 Blog de Marlène Schiappa. Adjointe au Maire du Mans déléguée à l'Egalité Conseillère communautaire Le Mans Métropole Fondatrice de Maman travaille. 24 mai 2017

351 Les Nouvelles News, Marlène Schiappa : «Chaque action gouvernementale doit aller vers plus d’égalité entre les femmes et les hommes. 22 mai 2017

352 Atlantico, Marlène Schiappa, rattrapée par ses écrits. 24 mai 2017

353 Marlène Schiappa, Osez l’amour des rondes. La Musardine. 2010. 120p.

354 Libération, La réponse de Taubira au tacle de Ciotti : «Je vous obsède avec une constance qui mérite l’admiration». 23 juin 2015

355 Le Monde, Elizabeth Warren, passionaria anti-Trump. 13 décembre 2016

356 Cecilia Bertin, Louise Weiss. Albin Michel. 1999. 517 p.

357 Céleste Albaret, Monsieur Proust. Robert Laffont. 455p. 1991. p.12 et 437

358 France Culture. Une vie, une œuvre. Florence Arthaud, l’insoumise. 6 juin 2015

359 Cf. notamment, Thérèse d’Avila, Vie écrite par elle-même. Le Seuil. Points Sagesse. 1949. 1995. 476 p. et, Bernard Sesé, Petite vie de Thérèse d’Avila. Desclée de Brouwer. 1991. 153 p.

360 La Pléiade. 2012. Présentation du livre. Cf. Thérèse d’Avila, Jean de la Croix. Bibliothèque de la Pléiade, 2012.1184 p.

361 Mouna Ayoub, La vérité. Autobiographie. Michel Lafon. 235p. 2000. p.21,22

362 Jean Claude Brialy, Le ruisseau des singes. Pocket. Robert Laffont. 510p. 2001. p.403

363 Marie Bashkirtcheff, Journal. Ed. Mazarine. 1980

364 Marie Bashkirtseff, Journal. Fasquelle. Tome 1er. 312 p. 1955. P.48. Ce journal a depuis lors été réédité

365 France Culture. Les pieds sur terre. Ni putes, ni soumises. Portrait de Kahina. 7 mars 2003. Réécoute le 9 juillet 2015

366 Suzanne Bidault, Par une porte entrebâillée ou Comment les françaises entrèrent dans la carrière. La table ronde. 1972. 226 p.48,17,18,195 et note 1 p.218

367 Sigmund Freud, Lettres à Wilhem Fliess. (Traduit de l’Allemand) PUF. 763p. 2006. p.705

368 Tacite, Oeuvres complètes. Préface et nouvelle traduction de Catherine Salles. Bouquins. Robert Laffont. 857p. 2014. La concernant, Cf., p. 46, 62, 72, 732, 734, 735

369 Le Figaro, Colette, 91 ans, vient d’obtenir se thèse en géographie. 18 mars 2016

370 Chantal Antier, Louise de Brettignies. Espionne et héroïne de la grande guerre. Tallandier. 224 p.2013. p.9

371 En sus, sur cette période, de ses Mémoires, Cf. Zoé Oldenbourg, Catherine de Russie. Folio Histoire. 378P. 1986. p.135

372 France Inter. Affaires sensible. Timisoara. 1989. La révolution roumaine en direct. 10 mars 2015

373 Danielle Michel-Chich, Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs. Des femmes. Antoinette Fouque. 132 p. 2007. p.131

374 Plutarque. Vies parallèles. Quarto Gallimard. 2192 p. 2001. p.1669 à 1741

375 Arte, Christine de Suède. Une reine libre. 27 juin 2015

376 In, Éliane Richard, L’exemple marseillais en deux actes. Acte I. Les suffragettes. In, Femmes à Marseille, Histoire, féminisme, Politique. Association Les femmes et la ville. Éditions Gaussen. 204p. 2016. p.158 et 159

377 Cité dans la note 2 de la page 41 du texte de Voltairine de Cleyre, De l’action directe. Le passager clandestin. 74 p. 2009. p.41

378 Élizabeth Craven, princesse de Berkeley, Mémoires. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 617 p. 2008. p.419

379 Renée Dray-Bensousan, La conquête de la citoyenneté. L’impact de la grande guerre. In, Femmes à Marseille. Histoire, féminisme, Politique. Association Les femmes et la ville. Éditions Gaussen. 204p. 2016. p. 16,147

380 Mémoires de la princesse Daschkoff, Dame d’honneur de Catherine II, Impératrice de toutes les Russies. Le temps retrouvé. Mercure de France. 388p. 1989. p.48 et 51

381 Elle. N°3545. 6 décembre 2013

382 Voltairine de Cleyre, Le mariage est une mauvaise action. Introduction de Chris Crass, lequel s’inspire du livre de Paul Avrich, An American Anarchist, The life ou Voltairine de Cleyre. (qu’il faudrait traduire et publier en français) éditions du Sextant. 60p. 2009. p. 9,10

383 Paul Avrich, An american anarchist : the life of Voltairine de Cleyre. Princeton University Press. 1978. Cité dans l’introduction de Chris Crass du livre de Voltairine de Cleyre, Anarchisme et traditions américaines. Éditions du Sextant. 2012. p.23

384 Jean-Paul Sartre, Situations VIII. Gallimard. 476p. 1980. p.309

385 Cf., concernant les actions politiques des Maoïstes en France et les réponses de la police de la justice et du système pénitentiaire, Jean Claude Vimon, Les emprisonnements des Maoïstes et la détention politique en France (1970-1971) Crimino Corpus. 6 octobre 2015

386 Friedrich Engels, Paul et Laura Lafargue. Correspondance. Tome III. (1891-1895] Les Éditions sociales. 596p. 1959, notamment p.13 et 169

387 Terrel Craver, Marx’s ‘Illegitimate Son’ écrit pour : Marx, Myths and Legends. Université de Bristol. Mars 2005

388 Christiane Desroches Noblecourt, Sous le regard des dieux. Albin Michel. 475p. 2009. p.178 et 9

389 Hommes et Migrations. La condition des femmes noires en France. N°1257. Septembre-Octobre 2005

390 Archived. Lire les Femmes écrivains et les littératures Africaines. Juin 1995

391 Victor Hugo, Choses vues. 1849-1885. Édition d’Hubert Juin. Folio Classique. 1114p. 2010. p.405, 406 et p.431

392 Lettres inédites de Juliette Drouet à Victor Hugo, Éditées par Marva A.Barnett et Gérard Pouchain. Publication des Universités du Rouen et du Havre. 271p. 2012. p.14, 147, 158, 233

393 Georges Sadoul, Dictionnaires des cinéastes. Microcosme. Le Seuil. 1990.

394 Isadora Duncan, Ma vie. Folio. Gallimard. 447 p. 2016. p.426

395 France Culture. La Grande table. Mona Elhatawy, le combat des femmes. 11 juin 2015

396 Huffington Post, Le Pape François a pris la défense d’Eve face à Adam. 17 septembre 2015

397 Oriana Fallaci, Un homme. Grasset. 1981. 497p.

398 Christine Ockrent, La mémoire du cœur. Fayard. 322p. 1997. p.103 à 118

399 Wilhelm von Humboldt, Journal Parisien.1797-1799. Honoré Champion. 417p. 2013. p.215 (Note 2)

400 France Culture, Martha Gelllhorn - Raconter la guerre, toute sa vie. 12 novembre 2016

401 Anna Politkovskaïa, La Russie de Poutine. Buchet/Chastel. 271p. 2005. p. 83 et suivants

402 Maurice Nadeau, Journal en public. La Quinzaine littéraire. Maurice Nadeau. 317p. 2006. p.189,190

403 Libération. Le «Sallygate» de Jefferson. La liaison du Président en 1802 et de son esclave suscite les passions. 21 novembre 1998

404 Des femmes allemandes en résistance contre le nazisme. Blog de l’UFAC de Bagnolet. (Union locale de l’association française des anciens combattants et victimes de guerre) 6 mai 2010

405 Arte. Billie Holiday, Un supplément d’âme. 12 avril 2015

406 René Floriot, Deux femmes en Cour d’Assises. Madame Steinheil et Madame Caillaux. Hachette. 178p. 1966. p.7-8

407 In, Exploratrices et aventurières. Ou L’art de parcourir le monde et de conquérir le ciel dans la littérature. Les thématiques. Gallimard Jeunesse. 250p. 1997. p.138 à 142

408 Kateb Yacine, La Kahina. In, Parce que c'est une femme, Textes réunis par Zebeïda Chergui, Théâtre, Éditions des Femmes. Antoinette Fouque, 2004. 174 p

409 Friedrich Engels. Paul et Laura Lafargue. Correspondance. Tome III. (1891-1895) Les Éditions Sociales. 595p. 1959. p.76

410 Kiki. Souvenirs retrouvés. José Corti. 319 p. 2005. p.229, 230

411 France culture, Les rencontres de Pétrarque. 20 juillet 2015

412 Arkadi Vaksberg, Alexandra Kollontaï (Traduit du Russe) Fayard. 1996. 516p.

413 Friedrich Engels. Paul et Laura Lafargue. Correspondance. Tome III. (1891-1895) Les Éditions Sociales. 595p. 1959. p.29

414 Panait Istrati, L’autre flamme. 1929. In, Œuvres. III. Édition établie et présentée par Linda Lê. Phébus. 730p. 2006. p.522

415 Pierre Pascal, En Communisme. Mon journal de Russie. 1919-1923. L’Age d’Homme. 223 p. 1977. p.153,154

416 Arte, Le rêve du nouveau monde. La traversée. 2/ 4. 3 juin 2017

417 Zaza. Correspondance et carnets d’Elisabeth Lacoin.1914-1929. Seuil. 1991. 381p.

418 Zaza. Correspondance et carnets d’Elisabeth Lacoin.1914-1929. Seuil. 381p. 1991. p.295 et 288

419 Friedrich Engels, Paul et Laura Lafargue. Correspondance. Tome II. (1887-1890] Les Éditions sociales. 462p. 1957. p.376

420 Friedrich Engels. Paul et Laura Lafargue. Correspondance. Tome III. (1891-1895) Les Éditions Sociales. 595p. 1959. p.187

421 Marie A. Macciocchi, Les femmes et leurs maîtres. Christian Bourgeois. 441p. 1979. p.400. Repris (non vérifié) de Fréville, Lénine à Paris. Éditions sociales. 1950

422 Mémoires de la Marquise de la Rochejaquelein. Le temps retrouvé. Mercure de France. 555p. 1988

423 Édith Stein, Correspondance I. 1917-1933 ; II. 1933-1942. Cerf. Éditions du Carmel - Ad Solem. 2009 et 2012. 767p. et 792p.

424 Catherine Ehrel, Catherine Leguay, Prisonnières. Voix de femmes / Stock 2. 278p. 1977. p.11,12

425 Depuis lors, plusieurs publications. Cf., aussi la présentation d’André Léo, faite par Michelle Perrot, André Léo ou la cause de l’insurrection, In, André Léo, La guerre sociale. Le passager clandestin. 2011. 75 p.

426 André Léo, Les spéculateurs, in, La République des Travailleurs du 29 janv. au 5 fév.1871, n.4

427 Cité dans Jacques Rougerie, La Commune de Paris. in, Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes. Sous la direction de Christine Fauré. Les Belles lettres. 1216p. 2010. p.502 et 504.

428 Lou-Andreas-Salomé, Ma vie. Quadrige / Presses universitaires de France. 315p. 1986. p.78

429 In (notamment) : Dorian Astor, Lou Andreas-Salomé, Folio. Biographies. 394 p. 2009, p.121

430 Lou-Andreas-Salomé, Ma vie. Quadrige / Presses universitaires de France. 315p. 1986. p.149

431 Lou-Andreas-Salomé, Ma vie. Quadrige / Presses universitaires de France. 315p. 1986. p. XVI

432 Luxembourg (Rosa), J’étais, je suis, je serai ! Correspondance. 1914-1919. F. Maspero. 430 p. 1977. p.210

433 Boris Souvarine, Staline. Éditions Ivrea. 639p.1992. p.77

434 Rosa, la vie, Théâtre et Cie. France Culture. 27/0.209 . Rediffusé, France Culture. Les nuits du 11 /12 Novembre 2012

435 Cité par Victor Faye, Du parti, instrument de lutte pour le pouvoir au parti préfiguration d’une société socialiste, in, Sociologie et révolution. 10/18. 438p. 1975. p. 121

436 Marie A. Macchiocchi, Séminaire Paris VII. Vincennes. Les femmes et leurs maîtres. Christian Bourgeois. p.387 à 441. 1979. 441p.

437 Le livre noir de la condition des femmes. (Dirigé par Christine Ockrent) Document. XO Editions. 954p. 2007. p.423

438 Victor Hugo. Choses vues. In, Victor Hugo, Témoin de son siècle. J’ai lu. L’essentiel. 561 p.1962. p.182 et 184

439 Abbé Pierre, Bernard Kouchner, Dieu et les hommes. Robert Laffont. 232p. 1993. p.180,181

440 Louise Michel, Mémoires. Préface de Xavière Gauthier. 582 p. Éditions Tribord. 2005. p.125

441 Paule Lejeune, Louise Michel, L’indomptable. Des femmes. 327p. 1978. p.322,323

442 Jean Grave, Le mouvement libertaire sous la IIIème République. (Souvenirs d’un révolté) Les oeuvres représentatives. Gallica. 352p. 1930. p.282

443 France Inter. Émission de Guillaume Gallienne. Colette. 26 juillet 2015

444 Saint Augustin, Les Confessions. Chapitre IX. Vertus de Sainte Monique.

445 France inter. 31 décembre 2016.8h 20

446 In, note 42 de la Première partie des Considérations sur la révolution française de Madame de Staël. Tallandier. 693p. 1983. p. 612, 613

447 Charles du Bos, Journal. 1921-1923. Éditions Corrêa. Paris. 412p.1946. p.85

448 François Mauriac, Nouveaux mémoires intérieurs. Folio. 374p. 1976. p.83

449 Archive INA. 14 mai 1959. Marie Noël.

450 Farah Pahlavi, Mémoires. J’ai lu. Édition Illustrée. 2004. 415p.

451 Geneanet. Essai de généalogie par Alain Garric. (Sans date)

452 Cf. Frédéric Delforge, Jacqueline Pascal (1625-1661). Une biographie. Réédition en 2017 de l’édition de 2002. Classique Garnier. 157p.

453 Elle le signa néanmoins, et, dit-on, en mourut, à 36 ans.

454 Sainte-Beuve, Pascal. UGC. 10/18. 186p. 1962, p.142 à 145

455 Jacques Prévert, Choses et autres. Folio. 265p.1980. p.182

456 George Orwell. Une vie en lettres (Correspondance. 1903-1950). Agone. 666p. 2014. p.394

457 Magdeleine Paz, Je suis l’étranger. Reportages, Suivis de Documents sur l’Affaire Victor Serge. Textes réunis, présentés et annotés par Anne Mathieu. La Thébaïde. 393p. 2015. p. 272

458 Christophe Patillon, Magdeleine Paz, une voix oubliée. Mediapart. 20 mars 2016

459 Panait Istrati, L’homme qui n’adhère à rien. Les Nouvelles littéraires. 8 avril 1933, In Œuvres. III. Phébus Libretto. 730p. 2006. p.683

460 France Culture, Anne Pingeot, la discrète. 17 octobre 2016

461 Le Journal du Dimanche, Catherine Nay, Les amours de Mitterrand. 16 octobre 2016

462 Le Figaro. Dans le secret des «Lettres à Anne». 4 octobre 2016

463 Erin Pizzey, Crie moins fort, les voisins vont t’entendre. Préface de Benoîte Groult. Des femmes. 228p. 1975

464 France Culture. Moi, Phoolan Devi. Du village aux ravines. 9 mars 2015

465 France Culture. Moi, Phoolan Devi. De la geôle au Parlement village. 10 mars 2015

466 Thérèse Planiol, Une femme, Un destin. Éditions Rive droite. 225p. 1995. p.7 et 50

467 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.397

468 Mathilde Castillon du Perron, La princesse Mathilde. Un règne féminin sous la second Empire. Amiot*Dumont. Paris. 310p. 1953. p.180

469 France Culture. Grands écrivains, grandes Conférences. Rachel par Béatrix Dussanne. 19 août 2015. (rediffusion d’une émission du 11 avril 1968).

470 Bande annonce du film. Belles de nuit.

471 Cf. Claude Dinnat, Sœur Rosalie Rendu ou la charité à l’œuvre dans le Paris du XIXème siècle. L’Harmattan. 2001. 242p.

472 Madeleine Riffaud, On l’appelait Rainer. (1939-1945). Julliard. 241p. 2004

473 France Culture, Les nuits de France Culture. Marthe Robert : «Don quichotte, c’est le désir, et Cervantès c’est le bon sens» 23 avril 2016. 4 h. 15

474 France Culture, Affinité électives. Jacqueline de Romilly. 1ère diffusion, 10 mai 2005. Rediffusion. 30 juillet 2016

475 Jacqueline de Romilly, Une certaine idée de la Grèce. Le livre de poche. p.338. Cité par Wikipédia.

476 Nicolas Berdiaev, Les sources et le sens du communisme russe. Idées. NRF. 373p. 1951. p.55

477 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.169

478 Didier Raymond, Schopenhauer, Écrivains de toujours. Seuil. 187p. 1995. p.83,84

479 David Steel, Marie Souvestre. 1835-1906. Pédagogue pionnière et féministe. Presses Universitaires de Rennes. 208p. 2014. p. 94

480 Cité dans, Mémoires d’une femme de qualité sur le Consulat et l’Empire. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 578p. 2004. p.37

481 Madame de Staël, De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations. Rivages. Poche. Payot. 2000. 321p.

482 Édith Stein, Correspondance. I. 1917-1933. Cerf. Éditions du Carmel - Ad Solem. p. 220, p.678, 679, p. 680 à 682

483 France Culture, À voix nue. Evelyne Sullerot, Le fait féminin (3/5) Sociologue et militante féministe. 12 avril 2017

484 Pierre Pascal, Journal de Russie. 1928-1929. Les Éditions Noir sur blanc. 766p. 2014. p.195

485 Djamila Boupacha, par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi. Gallimard. 280 p. 1962. p.101

486 Flora Tristan, Le tour de France. Journal Inédit. 1843-1844. Éditions Tête de feuilles. Archives et Documents. 290p. 1973. pp. 37, 38, 52, 102,106

487 Françoise Verny, Dieu existe, je l’ai toujours trahi. Olivier Orban.220p. 1992. p. 141,142

488 Pierre Pascal, Journal de Russie. 1928-1929. Les Éditions Noir sur blanc. 766p. 2014. p.710,711

489 Dominique Barri, L’Humanité, Andrée Viollis, le journalisme, une vocation tyrannique. 28 août 2012

490 Chaîne Toute l’Histoire. Simone Weil, l’irrégulière. 14 février 2016

491 Libération, Non, Hillary Clinton n’est pas «la première femme candidate à la Présidentielle». 8 juin 2016

492 Pierre Kropotkine, Mémoires d’un révolutionnaire. Autour d’une vie. Éditions de l’Aube. 506p. 2008. p.422, 423

493 Lou Andreas Salomé. Ma vie. PUF. Perspectives Critiques. 315p. 1978. p.62

494 Pour reprendre le titre du livre de Sylviane Agasinski, Femmes, entre sexe et genre, Le Seuil. 2012

495 Amnesty International. Rapport 2013. 353 p. p.196

496 Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes. (Sous la direction de Christine Fauré). Les Belles lettres. 2010. 1216 p.

497 France Culture. Journal de 8 heures. 29 juillet 2014

498 Gina Lombroso, La femme aux prises avec la vie. (Traduit de l’italien) Payot. Paris. 282p. 4ème tirage. 1930. p.31 et p. 267,268

499 Le guide de la jeune mère. Par le professeur P. Lereboullet (Et alii). Éditions sociales françaises. 186p. 1939. p. 53,54,55 et 164

500 Marie Cardinal, Les mots pour le dire. Grasset. 317p. 1975. p.182,183

501 TV5. Europe. 31 Octobre 2015

502 Chaîne Histoire. De l’Algérie française à l’Algérie Algérienne. 15avril 2016

503 Colette, Lettres à Hélène Picard. Flammarion. 232p.1958. p.25

504 Cf. Anne Steiner, Les militantes anarchistes individualistes ; des femmes libres à la Belle époque. Aminis (Revue de civilisation contemporaine. Europe, Amériques) 8 / 2008

505 Dictionnaire de la pornographie. (Sous la direction de Philippe di Folco) Charles Gellman. Orientation sexuelle. Presses Universitaires de farnce. 581p. 2005. p.339

506 Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation. Folio Essais. Livre V. 1139p. 1995. p.535

507 AFP. 93 : Soupçonné d’avoir tué sa femme. 7 avril 2012

508 Marie-Victoire Louis, Pourquoi les hommes tuent-ils les femmes ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1180&mode=last

509 Chateaubriand (Alfonse de) [évoquant les Conventionnels], Mémoires d’Outre-tombe. La Pléiade. Tome I. 1232 p. 1996. p.697

510 Mémoires du comte de Bussy-Rabutin, Le temps retrouvé. Mercure de France. 372p. 2010. p.66

511 Oriana Fallaci, Un homme. Grasset. 497p. 1981. p.375

512 Marie Bashkirtseff, Lettres. Fasquelle. 282p. 1922. p.240

513 Isadora Duncan, Ma vie. Folio Gallimard. 447p. 2016. p.211

514 Nicola Berdiaev, Essai d’autobiographie spirituelle. Buchet-Chastel. 429p. 1979. p.178

515 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.262 et 433

516 France Culture. Quelle politique pour les personnes autistes ? 3 avril 2017

517 Didier Raymond, Schopenhauer, Écrivains de toujours. Seuil. 187p. 1995. p.43

518 Henri Rochefort, Les aventures de ma vie. Le temps Retrouvé. Mercure de France. 439 p. 2005. p. 274 à 277

519 Diderot, Correspondance. Tome V. Lettre à Sophie Volland. 20 septembre 1760. Bouquins Robert Laffont.1468p. 1997. p.224

520 Mary Wollstonecraft, Défense des droits des femmes. Payot. 239 p.1976. p.59

521 Madame de Staël, De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations suivi de Réflexions sur le suicide. Rivages poche. 321p. 2000. p.91

522 Cité par Édith Thomas, Les femmes en 1848. Presses universitaires de France. 78 p. 1948. p.18

523 Jacques Prévert. Choses et autres. Folio. 265p. 1980. p.251.

524 A. Jourcin et Ph. Van Tieghem, Dictionnaires des femmes célèbres. Collection : Les dictionnaires de l’homme du XXème siècle. Larousse. 256p. 1969. p.172

525 Joubert Joseph, Pensées et Correspondance, 1866. Numérisé par Google. p.70

526 Jean Cazeneuve, La vie dans la société moderne. Idées Gallimard. 214p. 1982. p. 35 et 59

527 Claude Lefort, Le pouvoir. In, Université de tous les savoirs (Sous la direction d’Yves Michaud) Qu’est ce que la société ? Volume 3. Éditions Odile Jacob. 897p. 2000. p.705

528 France Culture. Docs en stocks. Sois bonne et tais toi. 26 mars 2014

529 AFP. Hôtel Royal Monceau : des salariés en grève. 7 octobre 2014

530 Françoise Giroud, Journal d’un Parisienne. Le Seuil. 428p. 1974. p. 62,133, 313, 169

531 Maud Marin, Tristes plaisirs. J’ai lu. 247 p. 1990. pp. 39 à 61

532 Marie Isabel Barreno, Marie Teresa Horta, Marie Velho du Costa, Nouvelles lettres portugaises. Combats. Le Seuil. 1974. p.74 p.89

533 Gavi, Sartre, Victor, On a raison de se révolter. Gallimard. La France sauvage. 378p. 1974. p.115

534 Erin Pizzey, Crie moins fort, les voisins vont t’entendre. Des femmes. 228 p. 1975. p.78

535 Mare-Armande Gacon Dufour, Mémoire pour le sexe féminin contre le sexe masculin, in, Opinions de femmes, de la veille au lendemain de la Révolution française. Editions Côté –femmes. 176p. 1989. p. 33 et 43

536 Judith Thurman, Karen Blixen. Le livre de poche. 25 p. 1982. 310 p.

537 Essais d’ego-Histoire. Réunis et présentés par Pierre Nora. NRF. Gallimard. 375p. 1987. p.288

538 Michelet, Histoire de la révolution française I. La Pléiade. 1530p.1976. p.414

539 Michel Winock, Jeanne et les siens. Le seuil. 265p. 2003. p.18

540 In, Conférence internationale de service social. Paris. 23-28 juillet 1950. 412p. p.71

541 Séverine, En marche… Paris, H. Simonis Empis, Éditeur. 320p. 1896. p.139,140,141 (Lisible

542 Flora Tristan, Le tour de France. Journal Inédit. 1843-1844. Archives et documents. Éditions Têtes de feuilles. 290p. 1973. p.47

543 José-Luis de Vilallonga, À pleines dents. Éditions J’ai lu. 247p. 1976. p.11, 37, 119

544 Ajouté, précisé par moi

545 Henri-Jean Philippe, président de Gynécologie sans frontières. France Culture. 18 septembre 2012. La santé des femmes dans le monde : un nouveau défi

546 France Culture / France Musique. 7 juillet 2012. Journal de 7 heures

547 Louis Guilloux. Carnets. 1921-1944. Gallimard. 414p. 1978. p.95,96

548 Fernand Deligny, Les vagabonds efficaces & autres écrits. FM/petite Collection Maspero. 180p.1976. p.51

549 L’Ouvrière. Rapport du Secrétariat féminin. N°29. 23 septembre 1922

550 Les entretiens de Confucius. Gallimard. Folio. 140p. 2004. p.48

551 AFP. Le Figaro. Lagarde, Le Pen en tête des femmes politiques. 8 mars 2015

552 France Culture. Le grain à moudre. De quelle égalité les ultras marins ont-ils besoin ? 4 octobre 2016

553 Catherine Baker, Les contemplatives, des femmes entre elles. Stock 2 / Voix de femmes. 1979. 460p.

554 Sabine Dardenne, J’avais 12 ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école…Pocket. 184p. 2006. p.64

555 Collette Guillaumin, Sexe, Race et pratique du Pouvoir. L’idée de nature. Ed. Côté-femmes. 239 p. 1992. p.149

556 Buber-Neumann (Margaret), Déportée en Sibérie. Editions du Seuil, 254 p. 1949. p.158. Après avoir été, communiste, arrêtée, avec son mari, en 1937 et déportée en Sibérie dans un camp de concentration, elle fut livrée par Staline à la Gestapo en 1940 et déportée à Ravensbrück jusqu’en avril 1945

557 Phyllis Chesler, Les femmes et la folie. Payot. 262p. 1979. p.70,71

558 Diderot, Lettre à Madame de Maux. (Début novembre 1769). In, Correspondance. Bouquins. Laffont. 1468p. 1997. p.992

559 Baronne de Suttner, Bas les armes. Fasquelle. (Google) 492p. 1899. p.55

560 Alice Sapritch, Femme-public. Ma vérité. Plon. 1986. 212p. p.92

561 Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma. Les acteurs. Bouquins. Robert laffont. 987p. 1991. p169

562 Colette Guillaumin, Pratique du pouvoir et idée de nature. Questions féministes. Nos 2 et 3. Février, mai 1978. Reproduit dans : Sexe, Race et pratique du pouvoir. L’idée de nature. Ed Côté femmes. 239 p. 1992. p. 13 et 14

563 André Gide, Le retour au Tchad. in, Souvenirs et voyages. La Pléiade. Gallimard. 1467p. 2001. p.558, 559

564 Georges Sadoul, Dictionnaire des films, Microcosme. Le Seuil. 383p. 1990. p.316

565 France Culture. La nuit rêvée de Sapho. 22 juin 2014

566 Action Catholique générale Féminine. Horizons femmes. Le Bourget. 21-22 Octobre 1989. 367p. 1989. p.69

567 Simone de Beauvoir interroge Jean-Paul Sartre. L’Arc. N° 61, 1975. Reproduit dans Jean-Paul Sartre, Situations, X. NRF. Gallimard, 226p. 1976. p.117

568 Cf. Marie-Victoire Louis, Les femmes et trois petits points http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=816&themeid=814

569 Marivaux. Théâtre complet. Tome second. Classiques Garnier. 1173p. 1999. p.915. Citation issue des Journaux et Œuvres diverses. p.377

570 Antoine de Rivarol, Journal politique national (1789), in Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 1517p. 2016. p.983

571 Fanny Deschamps, Journal d’une assistante sociale. Les nouveaux misérables. Editions et publications premières. 191p. 1971. p.136

572 Arte, Pedro Alomodóvar, Tout sur ses femmes. 16 mars 2017

573 Antoinette Fouque, présentée comme «cofondatrice du MLF en 1968», Le Parisien, 1er Octobre 2008

574 Sigmund Freud, Lettres à Wilhelm Fliess, 1887-1904. PUF. 763p. 2006. p.133,134,135

575 Luce Irigaray, Nietzsche, Freud et les femmes. In, Le corps-à-corps avec la mère. Les Éditions de la pleine lune. Montréal. Conférences et entretiens. 89p. 1981. p.69

576 Chaîne Histoire, Anne-Marie Thunissen, Femmes-machines.1996. 20 novembre 2016

577 Planète. 11 juin 2012. 10 h 10. Les hommes en noir (concernant les Hollandais enrôlés dans la Waffen SS)

578 Madeleine Riffaud, Dans les maquis «Vietcong». Julliard. 267p. 1965. p.234 

579 Tchekhov, L’Ile de Sakhaline. Folio Classique. 568 p. 2001. p.243, 244

580 Ménie Grégoire, Le métier de femmes. Plon. 315p. 1965. p.159

581 A. Jourcin et Ph. Van Tieghem, Dictionnaires des femmes célèbres. Collection : Les dictionnaires de l’homme du XXème siècle. Larousse. 256p. 1969. p.66, 108, 183

582 L’Express Mag. 19 janvier 2004

583 Arte. Sandrine Bonnaire, Actrice de sa vie. 8 octobre 2012. 12 h 40

584 Mikhaïl Gorbatchev, Mémoires. Éditions du rocher. 941p. 1997. p165,166

585 France Culture, Geneviève Fraisse (1/5) Atteindre la philosophie et le genre. 24 avril 2017

586 Une correspondance Saint-simonienne. Angélique Arnaud et Caroline Simon (1833-1883). Textes recueillis et présentés par Bernadette Louis. Avant-propos de Monique Rouillé. Coté-femmes. 225p. 1990. p.168

587 Cf., Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions. In, Œuvres complètes. T. I. La Pléiade. NRF. Gallimard. 1969p. 1986. p.289

588 John Stuart Mill, De la liberté. Folio Essais. 242 p. 1990. p.110

589 Danielle Méran : «Je ne suis pas la mamie du web, je suis une avocate». Nouvelles News. 11 décembre 2015

590 Baudelaire, Fusées. VI. 1867. Sur Wiki source.

591 Le Monde. La parole entravée des femmes. 4 mars 2017

592 Lettres bougrement patriotiques de la Mère Duchêne, suivi de Journal des femmes. Février-Avril 1791. Les Éditions de Paris /EDHIS. 194p. 1989. p.120

593 Doris Lessing, Préface au Carnet d’or. Le livre de poche. 945 p. 2014. p.10/11

594 Idem

595 Libération, Benoîte Groult. Ainsi fut-elle. 22 juin 2016

596 Françoise Gaspard, Être lesbienne : invisibilité, caricatures et violences. In, Le livre noir des femmes (Dirigé par Christine Ockrent). Document. XO Éditions. 954p. 2007. p.666

597 Marie-Pas-Claire, Hystériques et fières de l’être. Paroles de lesbiennes. 128p. 1997. p.25

598 Elle. 3 janvier 2017

599 France Culture, Une vie, une œuvre. Audre Lorde. Poète guerrière. 22 avril 2017

600 Flora Tristan, Le Tour de France. Journal Inédit. 1843-1844. Archives et documents. Éditions Tête de feuilles. 290p. 1973. p.66

601 Petit guide de sécurité familiale. Les accidents à la maison. Les Éditions sociales françaises. 96p. 1954. p.4

602 France inter, La marche de l’histoire. Le témoin du vendredi, Denise Cacheux, socialiste rieuse. 5 juin 2015

603 Le Figaro, Maurice Lévy : Je n’ai jamais été un bon manager de femmes. 17 octobre 2014

604 Arts ménagers. Revue officielle du salon des Arts ménagers. Revue bimestrielle éditée par Le Jardin des Modes. Mars-avril 1950. 96 p.

605 Nicola Berdiaev, Essai d’autobiographie spirituelle. Buchet / Chastel. 429p. 1979, p.99

606 Juliette Rennes, Vieillir au féminin. Le Monde Diplomatique. Décembre 2016. p.16

607 George Sand, Correspondance. Garnier Flammarion. Tome 7ème. 895 p.1970. p.81

608 Idem. Tome 7ème. p.129

609 Souligné par moi

610 Idem. Tome 8ème. Lettre à Emmanuel Arago, 12 août 1847. 868 p. 1971. p.69 et 70

611 Idem. Tome 8ème. p.600

612 Idem. Tome 25ème. 1195 p. 1991. p.623

613 Idem. Tome 25ème. p.689

614 Idem. Tome 9ème. Lettre à Charles Poncy. 26 septembre 1850. 1020 p. 1972. p.713, 714

615 Maria de Lourdes Pintasilgo, L’inégalité inédite et subversive. In, L’exigence d’égalité. XXVIIème rencontres internationales de Genève. Éditions La Baconnière, Neuchâtel. 320p. 1982. p.247

616 Mary Wollstonecraft, Défense des doits de la femme. 239 p. Payot. p.72

617 Madame Edgar Quinet, Mémoires d’exil. Paris. Troisième édition. Paris. Librairie internationale. 379p. 1869. p.29

618 Le Figaro (avec AFP), Frontière de Ceuta : Décès dans une bousculade. 24 avril 2017

619 Réponse de M. Jean-Christophe Ruffin au discours de réception de Madame Dominique Bona à l’Académie Française. 23 octobre 2014

620 Pierre Kropotkine, Mémoires d’un révolutionnaire. Autour d’une vie. L’Aube. 506p. 2008. p.120

621 Janvier 2013. Je rectifie ici une erreur ; j’avais malencontreusement jusqu’alors confondu le CEDAW - la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femme - avec la Commission de la condition de la femme (CSW) de l’ONU : «commission fonctionnelle du Conseil économique et Social (ECOSC) du Conseil économique et social consacrée exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de la femme. Chaque année, des représentant(e)s des États Membres se réunissent au Siège des Nations Unies à New York pour évaluer les progrès accomplis au niveau de l’égalité des sexes, identifier les défis, établir des normes mondiales et élaborer des politiques concrètes pour promouvoir l’égalité des sexes et la promotion des femmes à travers le monde.»

622 France Culture, Mauvais genres. Initial. BL. Rencontre avec Brigitte Lahaie. 11 février 2017

623 Joseph Fouché, Mémoires. Perrin. 668p. 2015. p.374

624 Astolphe de Custine, Lettres de Russie. Folio. 409p. 1975. p.122.

625 Journal de l’abbé Mugnier.1879-1939. Le Temps retrouvé. Mercure de France. 639p. 2007. p.125

626 Françoise Rosay, La traversée d’une vie. Collection «Vécu». Robert Laffont. 317p. 1974. p.77

627 In, Dany Cohn-Bendit, Nous l’avons tant aimée, la révolution. Le Seuil. Points Actuels. 254 p. 1988. p.191

628 Simone Weil, À propos de la question coloniale… In, Œuvres. Quarto Gallimard. 1276p. 2003. p.436

629 Malwida von Meysenburg, Le Soir de ma vie, suite des Mémoires d’une idéaliste. Librairie Fischbacher. 400 p. 1908. p.24 (Lisible sur Gallica)

630 Sade, Les cent vingt journée de Sodome, In Œuvres. I. La Pléiade. Gallimard. 1363p. 1990. p. 256

631 Œuvres de Daniel Stern, Esquisses morales : pensées, réflexions et maximes. Calmann Lévy. 396p. 1880. p.139, 140 (Lisible sur Gallica)

632 Cité dans Paroles de femmes (Sous la direction de Jean-Pierre Guéno) Radio France. 157p. 2007. p.42,43

633 Entendu sur TV5 Monde ou France 24 dans une retransmission d’un reportage le concernent du Journal télévisé canadien en français (4, 5 mars (?) 2017)

634 Pierre Pascal, Journal de Russie. 1928-1929. Éditions Noir sur blanc. 766p. 2014. p.256

635 Cité, sans indication de sources, dans Fabienne Leloup, Maria Deraismes. Michel De Maule. 300p. 2015. p.179

636 Alexis de Tocqueville, Lettres choisies. Souvenirs. Quarto Gallimard. 1420p. 2003. p.235

637 France Culture. Tant que le sable durera. 21 août 2016

638 Jean-Jacques Rousseau, Lettres à Malesherbes. In Œuvres complètes. I. La Pléiade. NRF. Gallimard. 1969p. 1986. p.1143

639 Colette (Colette Willy), Dans la foule. Éditions Georges Crès et Cie. Dixième édition. 1918.158p.

640 Libération. 7 avril 2012

641 20 minutes. Bois-Colombes: Un chauffeur de VTC fauche deux femmes et une poussette. 30 août 2016

642 Odile Dhavernas, Petite sœur née… prépare suicide. Seuil. 157p. 1981. p.19

643 Roland Barthes, Œuvres complètes. Tome II. Le Seuil. 1995. p.735

644 Source : Institut Professeur Beaulieu. Biographie.

645 Conférence de presse de M. Attali présentant son rapport sur la libéralisation de l’économie française à Sarkozy. 23 janvier 2008

646 Soljenitsyne, L’Archipel du goulag. Tome II. 505 p. 1974. p.281

647 Françoise Dolto, Autoportrait d’une psychanalyste. 1934-1988. Points Actuels. 284p. 1992. p.127

648 Mémoires, souvenirs et journaux de la Comtesse d’Agoult [Daniel Stern]. T. I. Mercure de France. 430p. 1990. p.140

649 Wilhelm von Humboldt, Journal parisien. 1797-1799. Honoré Champion. 417p. 2013. p.151

650 In, Dany Cohn-Bendit, Nous l’avons tant aimée, la révolution. Le Seuil. Points Actuels. 254p. 1988. p.192

651 Victor Hugo, Choses vues.1849-1885. Édition d’Hubert juin. Folio Classique de Gallimard. 1014p. 2010. p.1003

652 Europe 1. Une entreprise britannique autorise les congés pour règles douloureuses. 5 mars 2016. Suite à l’article publié par Bristol Post, Bristol company to introduce «period policy» for female staff. 29 février 2016

653 Wikitionnaire. 10 mai 2015

654 Françoise Giroud, Une femme honorable. (Marie Curie) Fayard. 381p. 1981. p.220

655 Samira Bellil, Dans l’enfer des tournantes. Denoël. Folio. 308 p. 2003. p.113

656 Le Particulier.fr. Retraite : Les femmes touchent 600 euros de moins que les hommes. 24 Janvier 2013

657 Rousseau, Julie, ou la Nouvelle Héloïse. GF. Flammarion. 1967. 610 p. Note. p.134

658 Arte. Jardins d’ici et d’ailleurs. Muskau. 12 mai 2016

659 Ferdinand Brunetière, Évolution des genres dans l’histoire de la littérature. 1890. Réédité. Pocket. 287p. 2000. p.142

660 AFP. Arabie: des Saoudiennes revendiquent le droit de participer au scrutin des municipales. 24 avril 2011

661 Le Canard enchaîné. C’est Saoud Rien. 22 mars 2017. p.5

662 Shakespeare, Le conte d’hiver. Acte I. Scène II.

663 Michèle Barzach, Vérités et tabous. Le Seuil. 213p. 1994. p.128.

664 Catherine Kapusta-Palmer, In Entretiens avec Cathy-France Ziouar et Hélène Cardin, 10 femmes contre le sida. Éditions Autrement. 143p. 2014. p.101

665 Docteur Karine-Lacombe, In, Entretiens avec Cathy-France Ziouar et Hélène Cardin Dix femmes contre le sida. Éditions Autrement. 143p. 2014. p.84, 85

666 Catherine Kapusta-Palmer, In, Dix femmes contre le sida. Autrement. 143p. 2014. p.101

667 Cf. notamment, Les Temps Modernes, mars-Avril 1991. N° 536-537 Hugues Lagrange, Un gramme cinq de latex ? (Les hétérosexuels face au risque du sida et la prévention) p.117 à 145

668 George Sand, Correspondance. Lettre en date du 13 février 1849. Tome 9ème. Garnier Flammarion. 1020 p. 1972. p.40

669 Lettre à Descartes, 4 décembre 1649

670 George Sand, Correspondance. Lettre à Eugénie Duvernet, 2 mars 1849. Garnier Flammarion. Tome 9ème. 1020 p. 1972. p.49

671 Lettres de Mademoiselle de Lespinasse. Précédées d’une notice de Sainte-Beuve. Classiques Garnier. 4324p. sd. p.311

672 Stendhal, Œuvres intimes. La Pléiade. Tome I. pp. 931, 568, 627, 173

673 Jeannette Laot, Stratégie pour les femmes. Stock. 250p. 1977. p.72

674 Reproduit dans Pour Gabrielle, par Raymond Jean. In, Gabrielle Russier, Lettres de prison. Points. Actuels. Le seuil. 140p. 1970. p.13

675 In, Jean-Paul Sartre, Situations. I. Février 1938-19 septembre 1944, NRF. Gallimard. 412p. 2010. p.368,369

676 Paroles de femmes (Sous la direction de Jean-Pierre Guéno) Radio France. 157p. 2007. p.60

677 Cf. Gaston Pelletier et Louis Roubaud, Images et réalités coloniales. Éditions André Tournon. 1931. 403p.

678 Louis Roubaud, La prison de velours. Collection Succès. Gallimard, 1934. 254p. p.233 à 235

679 Clara Malraux, Nos vingt ans, Grasset. 282p. 1966. p.197

680 Christine Ockrent, La mémoire du cœur. Fayard. 320p. 1997, p.301,302

681 La Pravda. 14 août 1923. Cité par Pierre Broué, Trotsky. Fayard. 1105 p. 1988. p.435

682 Jouvet dans Copie conforme, film de Jean Dréville (1947)

683 Cité (sans précision de page) dans la présentation par Gabriel Compayré de Fénelon de l’édition électronique de l’Institut Français d’Education

684 Lacenaire, Mémoires. José Corti. 390p. 1991. p.89

685 France Culture. Affaires sensibles. Liévin, 27 décembre 1974. Quand la mine assassine. 25 juin 2015

686 Jouvet, dans Copie conforme. Ibid.

687 Anne-Thérèse de Lambert, Traité de le vieillesse (1732) (sans autre source) in, Régine Deforges, Les cent plus beaux cris de femmes. Anthologie. Le Cherche midi Éditeur. 251p. 1980. p.120

688 Le Figaro. Valérie Trierweiler au chevet des femmes violées du Congo-Kinshasa. 11 juillet 2013

689 France Culture, Une vie, une œuvre. Althusser, un marxiste imaginaire. 5 décembre 2015

690 Odile Dhavernas, Petite sœur née, prépare suicide. Seuil. 157P. 1981. p.121

691 Mary Astell, Some reflections upon mariage. 1706. Quotes from the work of Mary Astell Excerpts from Astell's work

692 Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social. Folio. Essais. 535p. 1993. p.111

693 A.L Thomas, Diderot, Madame d’Épinay, Qu’est ce qu’une femme ? Un débat préfacé par Élisabeth Badinter. POL. 194p. 1989. p.47

694 Arte. 11 août 2013. 11 h 57 (émission non podcastable)

695 France culture, Répliques. 23 avril 2016

696 France culture. 10 octobre 2012. Valérie Lang lit les écrits d’Alberto Giacometti. 19 h 58

697 V. Hugo, Les Misérables. Folio Classique. Tome I. 955 p. 2010. p.201

698 Jean de La Bruyère, Les Caractères, Des femmes. 1688

699 Márquez (Gabriel García), Vivre pour la raconter. Grasset. 572 p. 2007. p.88

700 Novalis, Œuvres complètes. II. Les Fragments. NRF. Gallimard. 458p. 1975. p.345

701 Michel Onfray, France Culture. 28 août 2015. Dernier séminaire de «Contre histoire de la philosophie».

702 Bernard Pivot, Antenne 2. Apostrophes.. Et si on parlait des hommes …? 9 janvier 1981

703 Jacques Prévert, Oeuvres complètes. La Pléiade. Tome II. 1553 p. 2004. p.870

704 France Culture, Sur les docks, La société de membres de la légion d’honneur. 8 mars 2016


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