Marie-Victoire Louis

Politique

Extrait de l’Abécédaire féministe

date de rédaction : 30/11/-1
mise en ligne : 16/02/2017
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À la recherche du patriarcat…

L’abécédaire féministe, profondément revu, comporte dorénavant 3599 items et 23 rubriques : I. «Culture» (148) ; II. Droit (75) ; III. Êtres humains (114) IV. Êtres humains. Corps (46) ; V. Êtres humains. Enfants (40) ; VI. Êtres humains. Femme-s (695) ; VII. Êtres humains. Homme-s (291) ; VIII. Êtres humains. Relations entre êtres humain-es (155) ; IX. Famille (148) ; X. Féminisme-s. Féministe-s (172) ; XI. Justice (165); XII. Langage (108) ; XIII. Patriarcat (166) ; XIV. Penser (274) ; XV. Politique (396) ; XVI. Pornographie (47) ; XVII. Proxénétisme (149) ; XVIII. «Sciences» sociales (59) ; XIX. «Sciences» Sociales (Démographie) (22) ; XX. «Sciences» sociales (Économie) (68) ; XXI. «Sciences» sociales (Histoire) (51) ; XXII. Sexe-s [Sexualité, Sexisme] (59) ; XXIII. Violences (151)… et continuera d’évoluer.

29 janvier 2017

XV. Politique

En noir, items nouveaux (et/ou modifiés)

I. Politique : Politique (Abus) ; Politique (Abus. Beauvoir Simone de) ; Politique (Abus. Calonne) ; Politique (Abus. Vauvenargues) ; Politique (Admiration) ; Politique (Allégorie. Deraismes Maria) ; Politique (Anarchiste / Libertaire) ; Politique (Animalisation du monde) (1,2,3) ; Politique (Animalisation du monde. Debray Régis) ; Politique (Animalisation du monde. Mandela Nelson) ; Politique (Animalisation du monde. Michel Louise) ; Politique (Associations) (1,2,3,4,5,6,7,8) ; Politique (Autodestruction) ; Politique (Autogestion) (1,2,3) ; Politique (Autorité) ; Politique (Avant-garde) ; Politique (Calomnie) ; Politique (Care) ; Politique (Céder) (1,2,3,4) ; Politique (Céder. Guéhenno Jean) ; Politique (Céder. Valéry Paul) ; Politique (Charité) ; Politique (Charité. Kouchner Bernard) ; Politique (Charité (O’Neill AS) ; Politique (Choix) ; Politique («Communauté internationale») (1,2,3) ; Politique «Complot. Théorie du») (1,2) ; Politique «Complot. Théorie du». Rivarol) ; Politique (Concept) ; Politique (Conciliation [concession, compromis, médiation, négociation, transaction]) ; Politique (Conciliation [concession, compromis, médiation, négociation, transaction]. Constant Benjamin) ; Politique (Conciliation [concession, compromis, médiation, négociation, transaction] Bourlanges Jean-Louis) ; Politique (Conciliation, concession, compromis, médiation, négociation, transaction...Winock Michel) ; Politique (Connaissance de soi) ; Politique (Consentement) (1,2,3) ; Politique (Conservatisme) ; Politique (Constituante) ; Politique (Contrat) ; Politique (Convention) ; Politique (Crédibilité. Danton) ; Politique (Cri du cœur) ; Politique (Différence) (1,2) ; Politique (Dignité) ; Politique (Discipline) ; Politique («Diversité») ; Politique (Écologie. COP.21) ; Politique (Élite) ; Politique (ENA. École Nationale d’Administration. Jobert Michel) ; Politique (Espoir) ; Politique (Espoir. Héraclite) ; Politique (Évolution) ; Politique (Exception) ; Politique (Exemples) ; Politique (Front National) (1,2,3) ; Politique (Front National. Le Pen Jean-Marie) ; Politique (Frontières) (1,2) ; Politique (Gagner) ; Politique (Gauche) (1,2,3) ; Politique (Géopolitique) (1,2) ; Politique (Global. Attac) ; Politique (Gouvernance. Bonne) ; Politique (Gouvernance. Mondiale) ; Politique (Harmonisation) ; Politique (Hiérarchie) (1,2,3) ; Politique (Hiérarchie. Lefebvre Henri) ; Politique (Hiérarchie. Veyne Paul) ; Politique (Hugo Victor) ; Politique (Idéal) ; Politique (Idéologie) (1,2) ; Politique (Idéologie. Ockrent Christine) ; Politique (Imaginaire) ; Politique (Intérêt. Constant Benjamin) ; Politique (Intérêt. Personnel) ; Politique (Inventer) ; Politique (Irrécupérable) ; Politique (Jouissance. Constant Benjamin) ; Politique (Journaliste) ; Politique (Laïcité. France) ; Politique (Libéralisme) (1,2,3,4) ; Politique (Libéralisme. Aron Raymond) ; Politique (Libéralisme. Peuple) ; Politique (Médias) ; Politique (Mensonge) ; Politique (Mépris) (1,2) ; Politique (Mondialisation) ; Politique (Morale) (1,2,3,4) ; Politique («Moyenne») ; Politique (Mythe) (1,2) ; Politique (Nationalisme) (1,2) ; Politique (Nationalisme. France) (1,2,3,4) ; Politique (Nationalisme. Front National) ; Politique (Opposition) ; Politique (Oppression. Beauvoir Simone de) ; Politique (Panégyrique) ; Politique (Paradoxe) ; Politique (Parité) (1,2,3) ; Politique (Parité. Femme Politique) ; Politique (Patrie. Léautaud Paul) ; Politique (Pauvreté) ; Politique (Pessimisme) ; Politique («Plafond de verre») ; Politique (Penser) ; Politique (Politicien-nes) ; Politique (Pouvoir) (1,2,3) ; Politique (Profit) ; Politique (Projet) ; Politique (Propriété sociale) ; Politique (Provocation) (1,2) ; Politique (Radicalité) ; Politique (Réalité) (1,2,3,4) ; Politique (Réalisme) ; Politique (Récompense) ; Politique (Réforme) (1,2) ; Politique (Réformisme) ; Politique (Républicains) ; Politique (République) (1,2) ; Politique (Résignation) ; Politique (Résistance) (1,2,3) ; Politique (Responsabilité) (1,2) ; Politique (Révolte) (1,2,3,4) ; Politique (Ruses […]) (1,2) ; Politique (Scandale) ; Politique (Sciences-po) (1,2) ; Politique (Sécurité) ; Politique (Sentiment) ; Politique (Services secrets) ; Politique (Sondages d’opinion) (1,2,3,4,5) ; Politique (Sport) ; Politique (Tabous) ; Politique (Terrorisme) (1,2,3,4,5) ; Politique (Tolérance) ; Politique (Tout) (1,2) ; Politique (Transcendance) ; Politique (Transmettre) ; Politique (Transparence) (1,2,3) ; Politique (Transparence [toute relative du patrimoine des politiques]) ; Politique (Trop) ; Politique (Trump Donald. Élection de) ; Politique (Universel) ; Politique (Utilitarisme) ; Politique Utopie (Crédible) ; Politique Valeur (1,2,3) ; Politique Vérité (1,2) ; Politique (Vertu) (1,2,3) ; Politique (Victimes. Parole de) ; Politique (Violences) ; Politique (Vengeance) ; (218)

II. Politique. Démocratie : Politique Démocratie (1,2,3) ; Politique Démocratie (AG [quotidienne…]) ; Politique Démocratie (Avortement Femmes) ; Politique Démocratie (Citoyen) ; Politique Démocratie (citoyen «bon») ; Politique Démocratie (Crimes) ; Politique Démocratie (Dictature) ; Politique Démocratie (Élections) (1,2,3) ; Politique Démocratie (Élections Législatives. France. 2012) ; Politique Démocratie Élections (Signification) ; Politique Démocratie (Europe) (1,2,3) ; Politique Démocratie (Génocide Rwandais) ; Politique Démocratie (Mandat) ; Politique Démocratie (Mandat. Cumul) ; Politique Démocratie (Modes de scrutin) ; Politique Démocratie (Morale) ; Politique Démocratie (Neill A.S) ; Politique Démocratie (Parti politique) (1,2) ; Politique. Démocratie (Patriarcat. Asquith Lord) ; Politique. démocratie (Patriarcat. Brion Hélène) ; Politique Démocratie (Peuple) (1,2,3,4,5,6,7,8,9) ; Politique Démocratie (Référence à la) ; Politique Démocratie (Relativité, Historicité) ; Politique Démocratie (Sans voix) ; Politique Démocratie (Slogan) ; Politique Démocratie (Social-démocratie) ; Politique Démocratie (Suffrage universel) ; Politique Démocratie (Suffrage universel. Critique anarchiste du) ; Politique Démocratie (Suffrage universel. Parlement européen) ; Politique Démocratie (Sujet) ; Politique Démocratie (Theilhard de Chardin Pierre) ; Politique Démocratie (Vérité) ; Politique Démocratie (Volonté générale) ; Politique Démocratie (Vote) (1,2) ; Politique Démocratie (Vote des femmes) (1,2,3) ; Politique Démocratie (Weil Simone) ; Politique Démocratie (Zinoviev Alexandre) ; (53)

III. Politique. Égalité : Politique. Égalité (1,2,3,4,5,6) ; Politique Égalité (Burke Edmond) ; Politique Égalité (d’Ormesson Jean) ; Politique Égalité (Zana Leyla) ; ; Politique. Égalité (des «chances») ; Politique Égalité (Inanité) ; Politique (Égalité. Lang Jack) ; Politique Égalité («Nous ne demandons pas la lune. Nous exigeons juste l‘égalité» ; Politique. Égalité (Revendiquer) ; Politique Égalité (Salaires hommes / femmes) (1,2,3) ; Politique Égalité (Sexes) ; Politique Égalité (Voile islamique) ; (17)

IV. Politique. État : Politique État ; Politique État (Cleyre Voltairine de) ; Politique (État. Critique) ; Politique («État de droit») (1,2) ; Politique État (Démocratie) ; Politique État («Humanité» l’) ; Politique État (Répression) ; Politique (État. Institutions) ; Politique État (Institutions. France. Constitution française de la 5ème République) ; Politique État (France. Malraux André) ; Politique État. (Institutions. France. Présidents de la République) ; Politique État (Institutions. France. Sénat) (1,2) ; Politique État (Institutions. France. Sénateurs) ; Politique État (Institutions. France. Sénatrice. Comment devenir...) ; Politique Etat (Migratoire) ; Politique État (Nietzsche) ; Politique État (Raison d’) ; Politique État (Séparation des pouvoirs) ; Politique État (Zénon d’Elée) (21) ;

V. Politique. Guerre : Politique Guerre (1,2) ; Politique Guerre (Abolition) ; Politique Guerre (Ali Mohammed) ; Politique Guerre (Analyse) ; Politique Guerre (Antiféminisme) ; Politique Guerre (Antimilitarisme) ; Politique Guerre (Bodin Louise) ; Politique Guerre («Bourrage de crâne») (1,2) ; Politique Guerre (Brion Hélène) ; Politique Guerre (Clausewitz Carl von) ; Politique (Guerre. «Complexe militaro-industriel») ; Politique Guerre (Daech) (1,2) ; Politique Guerre (Drone) ; Politique Guerre (Femmes) ; Politique Guerre (Femmes et enfants) (1,2) ; Politique (Guerre. France. 2016) ; Politique Guerre (Grève. France. 2015) ; Politique Guerre (Habib Claude) ; Politique Guerre (Hiroshima) ; Politique (Guerre. Histoire Écriture de l’) ; Politique Guerre (Illusions) ; Politique Guerre (Imbéciles) ; Politique Guerre (Intelligence) ; Politique (Guerre. J’accuse) ; Politique Guerre (Kipling Rudyard) ; Politique Guerre (Langage) ; Politique Guerre (Léautaud Paul) ; Politique Guerre (Leprest Alain) ; Politique Guerre (Leopardi Giacomo) ; Politique (Guerre. Le Corbusier) ; Politique Guerre Politique (Guerre. Lois de la) ; Politique Guerre («[L’]humanitaire») ; Politique Guerre (Mères de famille) ; Politique Guerre (Métaphores militaires) ; Politique (Guerre. Morale) ; Politique (Guerre. Négation) ; Politique Guerre (Péret Benjamin) ; Politique Guerre (Politique française au Moyen-Orient) ; Politique Guerre (Rafle du Vel d’hiv) ; Politique (Guerre. Réarmer) ; Politique Guerre (Rémusat Madame de) ; Politique Guerre (Rousseau Jean-Jacques) ; Politique Guerre (Teilhard de Chardin Pierre) ; (Guerre. Vente d’armes) ; Politique Guerre (Viviani René) ; Politique Guerre (Voltaire) (50) ;

VI. Politique. Lois : Politique. Lois (1,2) ; Politique Lois (Codes) ; Politique Lois (Miller Alice) ; Politique Lois (Mœurs) (1,2) ; Politique Lois (Mœurs. Tocqueville) ; Politique Lois (Mœurs. Sapin Michel) ; Politique Lois (Mandela Nelson) ; Politique Lois (More Thomas) ; Politique Lois (Sand George) ; Politique Lois. (Sénèque) (11) ;

VII. Politique. Lutte : Lutte ; Luttes des femmes ; Luttes (des femmes. Autonomie) ; Luttes (de femmes. États-Unis. 1902) ; Luttes de femmes (Iran. 1979) ; Lutte (Personnalisation) ; Luttes (Sartre Jean-Paul) ; Luttes (Vie) (8) ;

VIII. Politique. Prison : Prison (1,2) ; Prison (Bracelet électronique) ; Prison (Clairvaux) ; Prison (Fourgon cellulaire) ; Prison Gérard (Nicole) ; Prison (Guantanamo) ; Prison (Pédophile en prison) ; Prison (Pelletier Madeleine) ; Prison (Petite Roquette) (1,2,3,4) ; Prison (Saint Lazare) (1,2) ; Prison (Taubira Christiane) (1,2) ; Prison (Valenciennes. Années 2010) (18) ;

IX. Politique. Vie : Cf. Êtres humains. Vie.

30 janvier 2016 : 397 Items

I. Politique :

Politique (Abus) : Se référer à un «abus», dénoncer un «abus», vouloir réformer sur le fondement de la critique des «abus», c’est légitimer la norme, les normes qui les fondent ; c’est dès lors cautionner les systèmes politiques, économiques dont ils sont indissociables.
- Dénoncer toujours plus d’«abus», c’est, tout en maintenant les pratiques, les dires, les agissements, les critiques, au sein des normes dominantes, en justifier de nouvelles, et ouvrir la voie à d’autres dépossessions, d’autres injonctions, d’autres dépendances…
- Valable pour «la loi», mais aussi pour «l’excès», «le dévoiement», «le manquement», «la dérive», «l’outrance», «le seuil critique», «la démesure», «l’exception», «la discrimination»…(Cf., Justice. Droit. Amnesty International, Patriarcat, Penser, Sexe-s, «Sciences» sociales. Économie)

Politique (Abus. Beauvoir Simone de) : Simone de Beauvoir [1908-1986], concernant la torture exercée par l’armée français en Algérie sous De Gaulle, auteure, en 1960, de : […] «Il serait vain de s’indigner : protester aujourd’hui au nom de la morale contre des «excès» et des «abus», c’est une aberration qui ressemble à de la complicité. Il n’y a nulle part d’abus ou d’excès, mais partout un système. […]» 1
- Juste analyse, à ceci près, concernant Simone de Beauvoir, que le patriarcat, et non pas le seul colonialisme, relève, lui aussi, d’une analyse en termes de «système»…Mais l’a t-elle dénié ? Vaste question…(Cf. Patriarcat)

Politique (Abus. Calonne) : Lu dans Michelet [1798-1874] : «Calonne [Ministre et Contrôleur général des finances de Louis XVI entre 1783 et 1787] dit un mot admirable quand il avoua le déficit, montra le gouffre qui s’ouvrait : «Que reste t-il pour le combler ? Les abus.» 2 (Cf. «Sciences» sociales. Économie, Penser. Sens)

Politique (Abus. Vauvenargues) : Vauvenargues, [1715-1745], auteur de : «Avant d’attaquer un abus ; il faut voir si l’on peut ruiner ses fondements.» 3 Conservateur, mais pertinent.

Politique (Admiration) : Toute admiration, idées incluses - en ce qu’elle est un écran à la critique - est aliénation. (Cf. Penser. Idées, Panégyrique)

Politique (Allégories. Deraismes Maria) : Maria Deraismes [1828-1894], auteure de : «En regardant cette République, représentée sous les traits d’une femme, et d’une femme qui pense, le souvenir de femmes illustres qui ont contribué, dans une si large mesure, à l’établissement d’un ordre nouveau, s’offre à mon esprit, et je constate de singulières inconséquences. En effet, toutes les fois qu’il s’agit de personnifier artistiquement un grand sentiment, une grande idée, on emprunte, de préférence à toute autre, la forme féminine, la considérant comme la plus propre à exprimer, avec le plus de pureté et d’élévation, le sublime, l’idéal. Eh bien ! Par une contradiction étrange, cette femme qui figure la Justice, n’obtient pas la justice ; cette femme qui figure la Liberté ne jouit pas de la liberté ; cette femme qui figure la Loi a contre elle, la loi.» 4
Très forte pensée politique qui contraint heureusement à un tout autre regard concernant et les incarnations des symboles politiques et sur leurs effets de cache. (Cf. Culture, Femmes, Patriarcat, Politique. République)

Politique (Anarchiste / Libertaire) : Un-e anarchiste / libertaire devrait hiérarchiser ses refus (dieu, l’état, l’armée, le capitalisme, la publicité..). (Cf. Patriarcat. Anarchisme, Politique. Concept)

Politique (Animalisation du monde) (1) : Méditer la phrase de Nietzsche [1844-1900] : «Le danger de retourner à l’animalité est réel». 5
Quelques repères récents : (2013)
* La pub «Guerlain Homme» sur une gigantesque photo de Sébastien Chabal (septembre 1998) «Pour l’animal qui dort en vous», concernant la marque censée incarner le raffinement, la distinction et la richesse...
* L’article III-121 de la constitution européenne : «L’Union et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien être des animaux en tant qu’êtres sensibles […]» et l’article III-154 qui évoque […] «la protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux […]».
* Sans oublier les innombrables reportages animaliers, dans des paysages le plus souvent dépourvus de tout être humain, et leurs incessantes «luttes pour la vie», indissociables de leurs sempiternels «mâles dominants» et «maîtres du harem»....
* Mais aussi le - de plus en plus fréquent - ? : «On n’est pas des chiens !» et le «arrêtez de nous prendre pour des ânes»...
* Et enfin, dernièrement, entendu, à propos des sèches : «La mission de leur vie est de procréer.» 6 (Cf. Femme-es, Qu’est ce qu’une femme?, «Sciences» sociales. Économie. Publicité)

Politique (Animalisation du monde) (2) : Sous l’intitulé : Un enfant découvert parmi les déchets, on lit dans une dépêche de l’AFP du 2 mai 2016 : «Une jeune femme a été placée en garde à vue ce lundi au Havre, en Seine-Maritime, pour avoir laissé son enfant de trois ans seul dans son appartement au milieu de détritus, d'excréments et de cadavres d'animaux. […] Si elle devait être mise en examen, elle risquerait sept ans de prison pour délaissement d'enfant et deux ans pour les actes de cruauté envers ses animaux.» 7 (Cf. Êtres humains. Enfants. Valeurs)

Politique (Animalisation du monde) (3) : 26 novembre 2016. J’achète une huile de bain de la marque Kneipp (Produits de beauté ‘naturels’). Sur l’emballage, après «Tolérance cutanée confirmée par des dermatologues», je lis : «Kneipp s’engage pour le bien être des hommes et des animaux». Une astérisque accolée à «animaux» en définit, et en réduit, par ailleurs la signification : «Les tests sur animaux pour les produits cosmétiques sont interdits au sein de l’UE» [Union Européenne]. (Cf. Êtres humains, «Sciences sociales». Économie. Publicité)

Politique (Animalisation du monde. Debray Régis) : Régis Debray, auteur, le 15 juillet 2016, de : «L’espèce animal dont fait partie l’espèce humaine»…8

Politique (Animalisation du monde. Mandela Nelson) : Nelson Mandela [1918-2013], après sa libération de prison, découvrant, après un nouveau massacre le 22 juillet 1990, «les corps de gens tués à coups de hache ; on avait coupé les seins d’une femme à la machette» en conclut : «Ces criminels ne pouvaient être que des animaux9

Politique (Animalisation du monde. Michel Louise) : Louise Michel [1830-1905], auteure de : «Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes.» 10

Politique (Association) (1) : Concernant les associations, ONG…l’image d’un entonnoir - en tant que filtre, canalisation [d’idées, de revendications, de paroles, de dénonciations, d’analyses…] déformant - ne cesse de me venir à l’esprit. (Cf. Féministes. Associations)

Politique (Association) (2) : L’État se décharge sur les associations pour assumer, gérer, ce qu’il ne veut plus prendre en charge, et ce, au prix défiant toute concurrence de quelques maigres, et si souvent humiliantes subventions.

Politique (Association) (3) : L’État, maître des finances, peut alors, politiquement, les contrôler, les vider de leur substance, en assécher les pensées neuves, originales, fécondes, sous couvert de la professionnalisation, en d’autres termes de leur normalisation; ce qu’il réussit fort bien.
Ce contrôle est d’autant plus efficace lorsqu’il en escompte et en engrange un important bénéfice politique : SOS racisme en étant l’incarnation.
- Concernant les associations récalcitrantes, un passage de la ministre et un contrôle des comptes est à attendre. (Vécu)

Politique (Association) (4) : Si nombre d’associations ont dévoilé nombre de scandales, beaucoup en ont aussi souvent, faute de le pouvoir, faute de le vouloir, maintenu bien d’autres sous le boisseau.

Politique (Association) (5) : Les associations, une fois constituées, sont un vivier pour les médias qui, en fonction de leur actualité, leur offrent chichement quelques opportunités, au filtre de l’acceptable politique ; c’est à dire sous une apparence ponctuelle, reformatée, assimilable, assagie, digérée du monde.
Les associations ne sont donc jamais maîtresses de leur langage, de leurs analyses, de leurs vérités, de l’ordre du jour ; l’importance qu’elles accordent aux sujets devant être abordés, traités, analysés, dénoncés n’est donc jamais pris en compte par les médias. Les associations, sauf exceptions, perdent, du fait (notamment) de la fonction ‘médiatique’ qu’elles seraient amenées à jouer, progressivement avec la maitrise de leur langage, celle de leurs analyses, de leurs vérités.

Politique (Association) (6) : Garder, au risque - qui doit être compris et donc politiquement assumé - de l’isolement politique ponctuel, en sus de son langage, la maitrise de ses hiérarchies, des sujets abordés, traités, analysés, dénoncés demande une vigilance de tous les instants.

Politique (Association) (7) : À l’écoute, le 21 mars 2015, sur Radio Libertaire, puis, à la lecture du texte important de Nadine et Thiery Ribaud, intitulé Fukushima. Cogérer l’agonie, j’ai pensé que cette analyse / dénonciation concernait aussi l’évolution du rôle et le fonction politique des associations [féministes] et devait nous faire réfléchir. J’en relève un passage : […] «Cogérer les dégâts du désastre nucléaire aide à franchir la distance qui séparait le terrible de l’acquiescement au terrible. Cogérer les dégâts du désastre nucléaire amène à prendre part au dispositif permettant de consentir à la contamination, à apprendre aux hommes à vivre dans de mauvaises conditions d’existence et à faire pénétrer celle-ci dans la culture de masse. Cogérer les dégâts du désastre nucléaire, c’est s’inscrire dans le paradigme de l’ordre, non dans celui de la transformation11 […]
- Certes, les associations [féministes] ne peuvent être toutes définies ainsi, et ce d’autant moins que le terme de cogestion ne les concernent pas stricto sensu pas, mais toutes sont, selon moi, concernées par cette analyse. (Cf. Féministes. Associations)

Politique (Associations) (8) : À se délester, dans tous les domaines, des pouvoirs de gestion liés aux pouvoirs de constatation, et conférés peu ou prou aux associations, ONG, Fondations, etc,…l’État risque fort d’être confronté à terme à son inutilité et creuse alors sa propre tombe. Et si l’inefficience de l’État se lie avec les mensonges et la corruption, c’est le concept même de démocratie qui risque fort d’être mis à terre. (Cf. Politique. Démocratie. État)

Politique (Autodestruction) : Il la voulait objet. Il n’était pas sujet. Les deux sombrèrent dans l’autodestruction. (Cf. Droit, Patriarcat)

Politique (Autogestion) (1) : L’autogestion [ou plutôt, la dynamique autogestionnaire] révèle les capacités, les compétences, les aspirations, mais aussi les blocages enfouis ; en réaménageant tous les rapports de pouvoir, l’autogestion [ou plutôt la dynamique autogestionnaire] permet toutes les avancées, tous les progrès, mais provoque aussi nécessairement réaménagements, et donc salutaires conflits, nécessaires ruptures, positives ou non recompositions. Mais pour cela, il faut d’emblée savoir et accepter et la nécessité des conflits, des ruptures, et de leurs fructueux et si gratifiants apports.

Politique (Autogestion) (2) : Ne jamais oublier qu’un responsable nazi employa le terme d’«autogestion» concernant le ghetto de Varsovie. 12

Politique (Autogestion) (3) : Les liens entre l’autogestion [ou plutôt, la dynamique autogestionnaire] et l’auto-entreprenariat, les politiques libérales de gestion de la main d’œuvre et les processus mis en œuvre de dissolution du salariat doivent être sans cesse gardés en tête et réfléchis. D’emblée, les séparer.

Politique (Autorité) : Au moment même où la personne qui s’en estime investi-e l’affirme, elle la perd. 13 Se libérer de l’autorité : préalable à / condition de / ambition pour toute [r]évolution [personnelle], [politique] ?

Politique (Avant-garde) : Comment expliquer que la [l’extrême] gauche soit, si souvent, à l’avant-garde de l’antiféminisme ? En reconnaissant, à leur juste place politique, les apports féministes, les personnes qui s’en réclament auraient dû alors radicalement rompre avec le concept même d’avant-garde dont ils acceptaient le principe et dont, en sus, ils /elles estimaient avoir le monopole. (Cf. Féminisme. Anti féminisme)
- Nombre de féministes - et nul-le n’en est prémunie - n’en pensent-elles pas aussi de même à l’égard «des femmes» ? (À prolonger…) 14

Politique (Calomnie) : En réaction à la résolution du Congrès de La Haye de septembre 1872 d’exclure Bakounine [1814-1874] et ses soutiens de l‘Association internationale des Travailleurs, l’un de ses membres réagit ainsi : «‘Il faut payer ces gens (les ‘marxistes’) de leur propre monnaie ; ils calomnient, calomnions-les aussi’». Bakounine, selon Malatesta [1853-1932], «se secoua comme un lion blessé, foudroya du regard celui qui venait de faire une telle proposition, se dressa de sa taille de géant et s’écria : ‘Que dis-tu là, malheureux ! Non, plutôt être mille fois calomnié, même si la calomnie devait être écoutée, que de s’abaisser, vis-à-vis de soi-même, à être un calomniateur.’ Je revois encore le geste magnifique.» conclua t-il. 15 (Cf. Êtres humains. Relations entre. Injure, Justice. Loi du talion. Rendre la pareille )

Politique (Care) : Terme anglo-saxon dont la fonction - principale ? - est de continuer à faire travailler les femmes (en avant-gardes...) pour rien ou pas grand-chose dans les fonctions dites de ‘service’, sous couvert de réhabiliter les valeurs (non marchandes) de la société (qui nous est présentée comme) future. (Cf. Charité)

Politique (Céder) (1) : B.A BA de la politique : lorsqu’un-e politique [vous] demande : «Sur quoi êtes vous prêt-e à céder ?», répondre d’emblée : «Sur rien». Valable aussi pour «négocier».

Politique (Céder) (2) : Après : «Quand céder n’est pas consentir» [Nicole Claude Mathieu], ne jamais céder ?
- Question subsidiaire : que signifie : «consentement» ? (Cf. Politique. Consentement)

Politique (Céder) (3) : Une fois après avoir cédé, protester, retenir, négocier ne vaut.

Politique (Céder) (4) : Après lecture, ce matin, du livre de Samuel Pisar, Le sang de l’espoir, 16 je m’interroge : cette première assertion : ‘ne jamais céder’, n’est-elle pas un déni de ceux et celles pour qui l’idée même de «consentir» et donc de «céder» n’est pas même plus pensable, une injure faite aux damné-es du monde ? (À poursuivre) (Cf. Politique. Consentement)

Politique (Céder. Guéhenno Jean) : Jean Guéhenno [1890-1978], auteur, dans son Journal des années noires, le 14 juin 1941, de : «L’intime certitude que j’ai de ne céder jamais demeurera inutile tant qu’elle ne témoignera que de mon orgueil.» 17

Politique (Céder. Valéry Paul) : Paul Valéry [1871-1945], auteur de : «Qui nous cède, nous hait ; même cédant à la douceur et à la caresse.» 18

Politique (Charité) : La critique-de gauche de-la-charité [de la pitié, de la compassion…] - laquelle sert utilement de justification à l’égoïsme - a eu aussi pour fonction et pour effet d’enfermer dans l’infra-politique les engagements, notamment religieux, des femmes et à occulter, à dénier dès lors leurs apports à l’aménagement mais aussi à la critique de la société.
- Dévalorisée, ridiculisée, qualifiée sans nuance de «bourgeoise», il devient alors impossible de comprendre les liens, les passages entre ladite charité et la longue maturation historique des multiples manifestations de l’engagement des femmes, puis de l’émergence du féminisme.
- Si certes, la charité a historiquement contribué à la perpétuation du monde et a justifié l’injustifiable, la charité, difficilement dissociable de la philanthropie, doit être interrogée dans ses multiples significations. La charité signifiant a minima : «être avec», peut générer et justifier tout à la fois le «don de soi», le «caritatif», le «travail social», la «solidarité», l’«engagement», y compris politique.
- En tout état de cause, comment ne pas penser que les attributions «charitables» affectées, assignées aux femmes pendant des siècles n’aient pas contribué à leur compréhension, à leur ouverture aux ‘autres’, et n’aient pas eu d’effets progressistes ? Et n’aient pas, profondément, modelées les sociétés ?
- Le déni, le mépris de la charité est indissociable du déni et du mépris des femmes. (Cf. Femmes. Charité, Politique. Care, Féminin)

Politique (Charité. Kouchner Bernard) : Bernard Kouchner, auteur, en 1993, de : «Faire la charité pour un homme de gauche, c’était refuser de changer la vie, renoncer à la révolution, ne pas chercher à prendre le pouvoir au nom de la justice. Politiquement, ce n’était pas bien d’aider les pauvres : il fallait d’abord jeter bas la vieille société et en reconstruire une autre19 (Cf. Femmes. Charité)

Politique (Charité. O’Neill A.S) : A.S O’Neill [1883-1976], à l’occasion d’une critique de Nietzsche, auteur en 1915 de : «[…] Je crois que si la pitié et la charité sont erronés, tout ce qui est juste est alors erroné20 (Cf. Femmes. Charité, Langage. Verbe. Faire)

Politique (Choix) : Le maître mot du libéralisme. La prostitution : «un choix» ; le voile : «un choix» ; «la contraception» : «un choix» ; l’avortement : «un choix» ; la GPA («Gestation pour autrui») : «un choix» ; l’émigration : «un choix» ;
Bientôt ? Déjà ? : l’aliénation : «un choix» ; l’exploitation : «un choix» ; l’esclavage : «un choix» ; la morale : «un choix» (Abel Ferrara)
On peut remplacer «choix» par «liberté», «chance» et/ou «contrainte», déclinées sous toutes leurs formes...
- L’individualisme au service de la légitimation de tous les systèmes de domination. (À prolonger) (Cf. Droit Choix, Langage. Critique du mot «Choix»)

Politique («Communauté internationale») (1) : Terme récemment apparu [après épuisement, de rejet de la «gouvernance [mondiale] ?»] que peu se précipitent de qualifier, d’interroger, de clarifier et encore moins de critiquer. Il nous est pourtant quotidiennement asséné, justement sans doute parce que ne signifiant rien il peut signifier tout ce qui est ponctuellement utile.
Incidemment, ce sont souvent les mêmes qui emploient ce terme et qui s’opposent avec force au «communautarisme», terme dont la définition n’est, elle-même, pas plus explicitée.

Politique («Communauté internationale») (2) : La référence à la «communauté internationale» se substitue à celle [déjà plus que confuse pour employer un euphémisme] de «droit international». Mais, tout aussi insignifiants, et dès lors tout aussi fonctionnels, ces termes peuvent fort bien coexister. (Cf. Droit international, Droits humains, Langage, Penser)

Politique («Communauté internationale») (3) : Entendu sur France Culture [10 novembre 2012] l’expression de «communauté économique internationale» sans que l’ajout du terme «économique», pourtant si politiquement signifiant, ne soit relevé.

Politique («Complot. Théorie du») (1) : Y faire référence (pour le dénier) a pour fonction essentielle d’invalider un raisonnement et, plus encore, d’empêcher toute analyse globale, systémique. Efficace pour couper court, d’emblée, à toute hypothèse politiquement gênante.
- À son évocation, rechercher ce que son auteur-e cherche à cacher, s’avère plus que fructueux. Nécessaire.

Politique («Complot. Théorie du») (2) : Lu : «Des fonds de la CIA ont servi à financer Al-Qaïda» 21 : entre autres incessants exemples de «complots» mis en œuvre, élaborés par les États dont l’histoire est constituée, et dont le progressif dévoilement nous laisse deviner le nombre de ceux qui nous été et restent cachés….
- Une précision : Même si beaucoup est encore caché, et si beaucoup d’explications officielles restent non crédibles, point n’est besoin de «théorie du complot» pour comprendre ce qui s’explique très largement du fait des arcanes de la politique américaine mise en œuvre depuis Reagan en Afghanistan.
Pour ne prendre qu’un exemple…22

Politique («Complot. Théorie du». Rivarol) : Je lis dans l’analyse de Rivarol [1753-1801] recherchant les «causes premières et secondes» de la Révolution française, ceci : «C’est ici le temps, je pense, de parler hautement des véritables et secrets moteurs de la révolution présente ; de fixer les soupçons ; de donner une base aux conjectures et de démasquer l’hypocrisie. Il faut quitter un moment la scène pour descendre sous le théâtre où sont cachés les ressorts qui font mouvoir tant d’acteurs différents.» 23 N’est-ce pas plus éclairant, ainsi formulé ? (Cf. Penser. Méthode)

Politique (Concept) : Chaque système de domination exige ses propres concepts ; aussi, tout amalgame interdit de les penser de manière appropriée.
Des contre-exemples : «pornographie de la pauvreté», «esclavage du prolétariat», «féodalité de la finance»…(Cf. Langage, Patriarcat. Concept, Politique, Proxénétisme)
* Ajout. 22 juin 2015. L’emploi par moi employé du terme de «droit de cuissage» pour le XIXème siècle est-elle une contradiction de cette assertion ? Partiellement oui. (Cf. Violences à l’encontre des femmes. Droit de cuissage)

Politique (Conciliation, concession, compromis, médiation, négociation, transaction...) (1) : Légitimation quasi inéluctable de la loi du/de la plus fort-e qui, lui/elle, a posé les règles du jeu. Délègue la responsabilité et légitime qu’un-e autre parle en votre nom et à votre place. Révèle la faiblesse et accroit la dépendance de l’autre. Crée malentendus et confusions. Facilite ruses et stratagèmes. Ne résout rien. Ne satisfait personne. Ajourne les solutions nécessaires. Interdit toute aspiration, toute recherche de vérité et de justice. Absolument nécessaire au maintien de l’ordre public. Et donc au chaos. (Cf. Céder)

Politique (Conciliation, concession, compromis, médiation, négociation, transaction....Constant Benjamin) : Benjamin Constant [1767-1830], auteur de : «Pourvu que l’ordre soit maintenu, les jouissances de la civilisation subsistent pour un temps plus ou moins long sous n’importe quel maître ; or, les transactions, les capitulations, les concessions sont des moyens plus sûrs pour que l’ordre ne soit pas détruit, que des résistances qui, surmontées, amènent des violences, et qui, même victorieuses, entraînent un état transitoire d’anarchie.» 24 (Cf. Libéralisme, Principe (Reniement / Revirement)

Politique (Conciliation, concession, compromis, médiation, négociation, transaction....Bourlanges Jean-Louis) : Jean-Louis Bourlanges, ‘centriste’, soutien d’Alain Juppé (en 2016) auteur - après avoir allié Foucault et Althusser, Marx et Ricardo - de : «Il faut une théorie du compromis», laquelle distinguée - on ne sait selon quel fondement - de «l’opportunisme, dénué de toute dignité».
Et ce suivi de : «Le libéralisme et l’économie de marché, ce sont des valeurs de gauche»… 25 (Cf. «Sciences» sociales. Économie, Penser)

Politique (Conciliation, concession, compromis, médiation, négociation, transaction...Winock Michel) : Michel Winock, dans son Journal, le 10 novembre 1969, auteur de : «[...] Il faut, à gauche, réhabiliter la politique, c’est-à-dire la politique du compromis. Sans compromis, il n’y aura pas d’unification socialiste.»
Et ce après avoir, quelques mois auparavant, le 23 avril 1969, condamné Pierre Mendès-France pour son «purisme suicidaire, son entêtement qui sape sa légende», après qu’il ait refusé d’être «candidat à la présidence dans un système du genre de celui que nous avons» […].
Son analyse : il a «préfèr[é] la posture au vrai combat politique». Et, contrairement à François Mitterrand, il n’est pas «un stratège». 26
- «Compromis» ne signifie t-il pas alors ici, prosaïquement, tout simplement, acceptation des règles du jeu politique, et donc de l’État, tel qu’en lui-même : «vrai» ? (Cf. Patriarcat, Politique. État. Morale. Principe)

Politique (Connaissance de soi) : La capacité à [s’] analyser politiquement doit s’appuyer sur la connaissance de ses propres apports et limites afin de tenter d’intégrer l’analyse (critique) de son propre vécu à celle de son analyse (critique) du monde. (Cf. Êtres humain-es, Soi, Penser. Critique)

Politique (Consentement) (1) : Que justifie un «consentement» ? Qui serait juge d’un «consentement» ? Et un «consentement» à quoi ? Comment penser l’idée même d’un «consentement» au sein des multiples rapports de domination qui structurent si fortement, si fondamentalement nos vies ? Toute référence à un quelconque «consentement», quelque soit le champs de son application (contrat notamment), ne peut que justifier tous les rapports de domination ? (Prolonger) (Cf. Politique. Céder, Contrat)

Politique (Consentement) (2) : Si le «consentement» devait, pour être valide, en matière notamment, mais pas uniquement de contrat, être explicité, formalisé, la conséquence en serait que toute rupture le serait nécessairement aussi et qu’aucune imposition du silence ne pourrait être justifiée.

Politique (Consentement) (3) : Le gouverneur de l’État de Californie, Jerry Brown a signé tard dimanche, 28 septembre 2014, la nouvelle loi, surnommée «Yes means yes» («Oui, signifie «oui»), une première aux États-Unis.
Selon ce texte, d’après l’AFP, les ‘partenaires sexuels’ doivent donner «leur accord explicite, conscient et volontaire» avant toute relation sexuelle. En sus, «l'accord explicite ne peut être donné par quelqu'un d'endormi, d'inconscient», ou s'il ou elle est «sous l'influence de drogues, d'alcool ou de médicaments», stipule le texte de loi 967 sur les agressions sexuelles sur les campus.» Une révolution ? 27

Politique (Conservatisme) : Pour justifier le statu quo : «C’est dommage, mais c’est comme ça» ; «C’est regrettable, mais…» ; «C’est déjà bien» ; «C’est déjà ça» ; «C’était pire avant» ; «Ce serait pire si…» ; «Tout ce qui sera mieux que rien, sera mieux» ; «C’est mieux qu’ailleurs» ; «En attendant…» ; «C’est un début» ; «C’est [déjà] un progrès» ; «C’est toujours bon à prendre»; «Ça s’améliore» ; «Les choses avancent» ; «Il faut savoir être patient-es» ; «Tout n’est pas parfait, mais..» ; «Après tout, pourquoi pas ?» ; «Quel mal y a t-il à ça ?» ; «Faute de grives, on mange des merles» ;
- Pour dissuader les initiatives : «C’est impossible» ; «C’est la crise» ; «Où trouverez-vous l’argent ?» ; «Qui pensez vous convaincre ?» ; «Vous vous faites des idées» ; «À quoi ça va servir ?» ; «À qui ça va être utile ?» ; «Ça se discute» ; «Une étude a démontré que…» ; «Mais ça ne peut pas durer…» ; «Vous croyez encore à ça ?» ; «Il faut retomber sur terre» ; «Vous croyez que les gens pensent comme vous…» ; «Ne demandez que ce que vous pensez pourvoir obtenir..» ; «C’est de la démagogie » et /ou «populiste» - Et, en sus, il est demandé d’être «réaliste», «responsable», «raisonnable», «pondéré-e», «vrai-e», «pragmatique»…
- Ainsi imposer ses propres grilles de lectures du monde, nécessite d’y rabattre tout ce qui de près ou de loin les remettent en cause. Jusqu’au jour où…(Cf. Penser. Conservatisme)

Politique (Constituante) : Dès lors que des mouvements socio-politiques, porteurs de projets vécus par certain-es comme révolutionnaires (Égypte, Tunisie, lors des «Printemps arabes») remettent en cause les fondements d’une société, faire appel à des élections afin de et / ou inscrire le projet de rédaction d’une nouvelle constitution (devant être approuvée par des élections) porte nécessairement en soi l’échec des dits projets.
En effet, pour se présenter aux élections, il faut des moyens, des hommes / femmes dits ‘politiques’, des machines électorales. C’est donner les clés de l’avenir aux partis politiques, lesquels, y compris dans l’opposition, se sont construits dans le cadre même du régime ancien. C’est donc, nécessairement, perpétuer les cadres, les référents, les normes du système politique ancien que les révolutionnaires (toutes tendances politiques confondues) avaient pour ambition et pour projet de subvertir. Dans ces conditions, par ailleurs, toute analyse féministe est d’emblée exclue.
* Ajout. 10 juillet 2016. Approche à mettre en regard avec la référence (Jean-Pierre Filiu) aux «constituantes aux armes lourdes» [Source et contexte oublié. Maintenu néanmoins]

Politique (Contrat) : Tout contrat signé - ou, le plus souvent, implicite - entre deux ou plusieurs personnes l’est nécessairement entre des co-contractants inégaux. Et pourtant, ils /elles doivent en respecter les clauses à égalité d’engagement. L’une des plus flagrantes injustices ? (Cf. Famille. Mariage (Contrat))

Politique (Convention) : Toute convention est fausseté.

Politique (Crédibilité. Danton) : Danton [1759-1794], auteur de : «Ils refusaient de me croire pour conserver le droit de me perdre.» 28 Pertinente analyse.

Politique (Cri du cœur) : De l’air ! On étouffe ! Certes, peu élaboré, mais ouvre la voie à l’analyse de Tocqueville [1805-1859] - les termes devant être adaptés et repensés - concernant l’urgence d’«adapter l’état politique à l’état social, les faits aux idées et les lois aux mœurs.» 29
- Vaste ambition : reste alors à définir ces termes… (Cf. «Sciences» humaines. Économie, Langage, Patriarcat…)

Politique (Différence) (1) : Toute revendication d’un «droit à la différence» ne veut politiquement rien dire. Au mieux…

Politique (Différence) (2) : «Nous sommes différent-es [des autres]» : à la genèse de tous les messianismes, de tous les totalitarismes, de tous les nationalismes.

Politique (Dignité) : Déclarations de Syriza (Grèce) en janvier 2015 : «Nous ne reconnaissons pas la troïka» 30 et : «La Grèce se dit prête à se passer des 7 milliards d’euro de l’UE» 31 Premières déclarations dignes d’un chef d’état européen, depuis si longtemps…. Les contraintes, les humiliations imposées par l’Europe et par chacun des pays la composant à la Grèce resteront une honte à jamais, et, en elles-mêmes condamnent l’Europe, l’Occident, le capitalisme. Elles s’avèrent, qui plus est, un déni du concept même de politique et de démocratie, ici, mise si brutalement mais si efficacement à nu.
- Que les politiques Grecs de Syriza durent ultérieurement céder à la force n’efface pas cette affirmation de dignité. (Cf. «Sciences» sociales. Économie)
* Ajout. 17 juin 2016. Pour appréhender la signification politique de l’ignominie européenne imposée à la Grèce, il suffit d’inverser le regard et de le transférer des vaincus aux vainqueurs. Ainsi, on lit dans Le Figaro du 16 juin 2016 : «Pourquoi la Grèce ne devrait pas troubler l’été des dirigeants européens.» (Cf. Langage, «Sciences» sociales. Économie)

Politique (Discipline. Napoléon) : Napoléon [1769-1821], lors de la campagne d’Italie, en 1796, dans une lettre à Carnot [1753-1815], auteur de : «La discipline se rétablit tous les jours ; mais il faut souvent fusiller, car il est des hommes intraitables qui ne peuvent se commander.» 32
- La discipline n’est pas qu’à l’armée «la force principale»…(Cf. Guerre, Hiérarchie, Violences. Patriarcales)

Politique («Diversité») : Terme politiquement avantageux. Remplace en effet : racisme, féminisme, égalité, parité, mixité, handicap, couleur de la peau, origine sociale, nationalité etc., etc.,… Un nouveau venu : «La diversité sexuelle» …
- La Charte de la diversité en entreprise - pour encore plus de confusion - mérite la lecture.

Politique (Écologie. COP. 21) : En sus des critiques nécessaires au texte adopté le 12 décembre 2102 - une «mascarade» ? - il faut savoir qu’en l’entérinant, on légitime nécessairement le ‘concept’ d’«autonomisation des femmes», séparé de celui d’égalité «entre le sexes», tout en cautionnant celui de «droits de l’homme».
Et au conditionnel.
- Voici la référence évoquée : «Les Parties au présent Accord… Considérant que les changements climatiques sont un sujet de préoccupation pour l’humanité tout entière, les Parties devraient, lorsqu’elles prennent des mesures pour faire face à ces changements, respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives concernant les droits de l’homme, le droit à la santé, les droits des peuples autochtones, des communautés locales, des migrants, des enfants, des personnes handicapées et des personnes en situation vulnérable, et le droit au développement, ainsi que l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et l’équité entre les générations.» 33 (Cf. Féminisme, Politique. Égalité)

Politique (Élite) : Personnes censées chargées de reprendre à leur compte et/ou d’incarner, peu ou prou, le système de pensée nécessaire à la légitimation du fonctionnement du monde. Actuellement, statut difficile à assumer ; alors, on élargit le cercle, et on remplace, sans plus de précisions, par «classes dirigeantes» ; «people», «expert-es» etc..…
* Ajout. Juin 2013. Entendu, concernant la situation politique en Algérie, l’expression d’«élites de masse à la dérive». [juin 2013]

Politique (ENA. École nationale d’Administration. Jobert Michel) : Lu dans Lettre ouverte aux femmes politiques (1976) de Michel Jobert [1921-2002] : «Une de mes camarades de lycée admise à l’ENA, et fort brillante, fut prévenue qu’on araserait ses notes si elle émettait la prétention de choisir l’Inspection des Finances. Du moins, c’est ce qu’elle raconte, la conversation n’a pas été publiée au Journal Officiel, et je n’ai point de raison de douter d’elle.» 34 (Cf. Femme. «Plafond de verre». Sciences-po)

Politique (Espoir) : Il n’est pas possible, il n’est pas crédible que toutes les injustices dénoncées par des millions, des dizaines de millions de personnes, sinon plus, dans tant et tant de domaines, sinon tous, ne changent pas le monde en bien. Ou, moins bien, en mieux ?

Politique (Espoir. Héraclite) : Héraclite [555 avant J.C- 475 avant J.C], auteur de : «Si tu n’espères pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas. […]» 35 Évident et juste. Banal (Devenu) ? (Cf. Réalité)

Politique (Évolution) : Les débats concernant les «représentations» sont remplacés par ceux concernant les «stéréotypes», qui eux mêmes se substituent à ceux concernant les «symboles», lesquels remplacent ceux concernant les «transgressions» et les «tabous», tous se substituant à ceux concernant… le réel. On peut aussi remplacer les mots entre eux et inverser l’analyse…
- Évoquer la question de «représentations» - de plus en plus, me semble t-il, sujets et objets de recherches en «sciences» sociales - c’est accentuer, c’est accélérer les processus qui tendent à confondre le réel social - qui lui même doit être construit - avec les discours qu’une société tient sur elle même. Dont l’intérêt politique n’a pas besoin d’être explicité…

Politique (Exception) : Ce n’est plus l’exception qui confirme la règle, ni l’exception qui devient la règle ; c’est l’exception qui a pour fonction, pour finalité de détruire la règle et contribue ainsi, faute d’alternatives, à l’élargissement de la sphère de le confusion. Vrai aussi pour «Minorités / Majorité»…(Cf. Politique (Abus), Droit, Justice, Langage)

Politique (Exemples) : Boris Vian [1920-1959], auteur de : « Les hommes de ma génération en ont assez des leçons ; ils préfèrent les exemples.» 36 ;
- Rousseau [1712-1778], auteur de : «Rois, instruisez d’exemple» 37 ;
- Sénèque [4 avant J.C-, 65 après J.C], auteur de: […] «tu feras beaucoup pour elle (Novatilla) quand tu ne ferais que lui donner l’exemple38 ;
- Tacite [58-120] (concernant Vespasien), auteur de : «La déférence pour le prince et l’empressement à l’imiter eurent plus de force que la peine portée par les lois et la peur.» 39 ;
- Jérôme Gauthier (Journaliste du Canard Enchaîné) concernant Louis Lecoin [1888-1971] : «Il restera l’exemple qu’on n’est pas forcé de suivre, mais qu’on n’a pas le droit de ne pas essayer de suivre.» 40
- Mais, attention : l’exemplarité est cachée, tapie derrière «l’exemple». (Cf. Politique. Admiration)

Politique (Front National) (1) : [13/14 Juin 2012]. (Concernant la position de Valérie Trierweiler, alors compagne de F. Hollande, soutenant l’adversaire PS de Ségolène Royal, ex-compagne du même F. Hollande) Gilbert Collard, avocat, candidat du Front national considéra qu’il s’agissait de : «querelles de dentelle» et de «disputes de soutien-gorge».
- Marine Le Pen, présidente du Front national, pour sa part, déclara à la même date : «Au moment où la zone euro est en voie d'effondrement et qu'il y a des choix fondamentaux à faire pour notre pays, cette élection législative est prise en otage par les histoires de slips de la présidence et les scènes de ménage.» 41
- Jean Marie Le Pen, ancien président du même Front national avait, pour sa part, déclaré, le 27 février 2012, qu’il voulait «retirer son caleçon» à ce «voyou» de Jean-Luc Mélenchon. 42
- Enfin, pour en revenir à Gilbert Collard, élu député du Front National, il déclara le 17 juin 2012 : «J’aurai une mission de casse-couilles démocratique.»
* Ajout. 5 novembre 2012. Marine Le Pen, présidente du Front national : «Je ne vous cache pas, qu'en voyant le bras d'honneur de M. Longuet, je me suis dis 'enfin un peu de franchise et de spontanéité dans la vie politique’». L'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, filmé par la chaîne Public Sénat, avait fait ‘un bras d’honneur’ en réaction à l’annonce par un journaliste d’une demande de l'Algérie exigeant que la France reconnaisse les «crimes» du colonialisme. 43
Gilbert Collard, lui encore, pour sa part, avait affirmé «Il (Gérard Longuet) a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras. Moi, j'ajoute mon bras à celui de Monsieur Longuet44
Est-il utile de rappeler que cette noble expression signifie : «je t’encule», la question de la violence mise ou non en œuvre étant dès lors hors sujet ?
* Ajout. Janvier 2015. Louis Aliot (vice-président du Front National, compagnon de Marine Le Pen), auteur, concernant le ralliement du fondateur du mouvement gay lib au Front National, de : «On ne va pas faire la police des braguettes» 45
- J’ai entendu que l’expression avait été aussi été prononcée par Jean-Marie Le Pen.
- La question que je me pose, après avoir précisé avec force que ce retour du refoulé concerne toute la société française, est le suivante : Et si, ce que l’on qualifie superficiellement d’extrême droite - en sus, en de ça, au delà du nationalisme et du racisme - ne cachait-elle pas aussi un terrible besoin de retour à la norme, de réhabilitation des normes historiques viriles «ordinaires», fortement donc imprégnées de retour au refoulé, c.à.d. vulgairement, grossièrement, patriarcales ?
- Il n’y a pas que les «étrangers» qui déstabilisent le monde et sont utilisés comme «bouc émissaires»..(Cf. Femmes Politique. France. XXème siècle. Alliot-Marie Michèle, Homme. Pantalon, Sexe-s […] etc.,… )

Politique (Front National) (2) : C’est moins la droitisation de la société française (pseudo ‘constat’ que je récuse par ailleurs) qui expliquerait la croissance du Front National que les trahisons de la pensée dite de gauche. Banal, insuffisant, certes, mais l’inversion du regard change l’analyse et dévoile plus efficacement la fonction de cache-sexe politique que jouent tant d’attaques de gauche et d’extrême-gauche du Front National.

Politique (Front National) (3) : Maurice Nadeau [1911-2013], auteur, le 16 avril 1997, de : «Si, en effet, le Front National est un abcès sur un corps social en mauvais état, ce sont toutes les composantes de ce corps qu’il importe de soigner. Et il semble nécessaire que chacun s’y mette46 (Lu le 6 octobre 2016)

Politique (Front National. Jean-Marie Le Pen) : Jean-Marie Le Pen, concernant Poutine (en Ukraine, Crimée…), auteur de : «Il a fait un sans faute. On ne peut rien lui reprocher.» (19 mars 2014). Terrifiante légitimation de la force en elle-même, partagé par tant et tant…. (Cf. Politique. Guerre)

Politique (Frontières) (1) : Depuis des siècles, l’histoire se focalise notamment sur les frontières entre les États (entre peuples, communautés, régions, cultures…) sans même s’être préalablement interrogée sur les frontières entre les êtres humains et notamment sur les rapports de domination qu’elles révèlent.
- Comment dès lors justement poser la question du respect de la distance entre États si l’on ne s’est pas interrogé sur elles entre les humains ? Sur les mécanismes les régulant, sur les instances chargées de les garantir ; ou plutôt sur leur absence.
- Comment, dès lors, aborder la question du respect qu’un être humain est censé revendiquer à l’égard, à l’encontre d’un autre, de tous les autres ? Comment, dès lors, penser le rapport de domination qu’est le proxénétisme ?
- Comment entendre : «get close» ? Comment interpréter les «free hugs» ? [sans même évoquer l’ambiguïté entre liberté et gratuité qu’implique l’emploi du terme «free»] ? : ces injonctions sont pour moi une imposition, un dépassement, une transgression des frontières des corps, un déni de l’autre, une violence. (Poursuivre) (Cf. Êtres humains. Relations entre, Proxénétisme)
* Ajout. 12 août 2014. Des termes à revoir à l’aune de ce début de réflexion : «promiscuité», «intimité», «viol», «harcèlement», mais aussi : «repos du guerrier», «être à fleur de peau», «à son corps défendant»…(Poursuivre)

Politique (Frontières) (2) : Apprendre à devenir soi dans le monde, c’est apprendre à connaître et donc à fixer ses limites, à (faire) respecter ses multiples ‘frontières’, géographiques, corporelles, affectives, intellectuelles, politiques, sentimentales, sexuelles, temporelles, spatiales…
- Exemples : Se soucier de laisser un lieu, occupé par soi, propre pour les suivants ; penser qu’un parfum peut incommoder ; qu’une attente à un RV, fixé de concert, crée une dépendance ; qu’une queue nécessite des distances ; que des bruits s’entendent à travers des murs ; que des places dans les métros, les bus se partagent à égalité…(Cf. Être humain (Corps, Soi), Patriarcat, Viol, Violences (Criminels de paix)

Politique (Gagner) : Se battre pour gagner : loin d’être évident. Par ailleurs, si ‘l’adversaire’ (terme qui ne résume pas la personne, ni ne la réduit à ce qualificatif) n’est pas persuadé-e que vous n’abandonnerez jamais le combat, celui-ci est quasiment perdu d’avance. Enfin, ne jamais oublier l’évidence, à savoir que la seule lutte perdue est celle qui n’est pas menée et/ou qui est abandonnée en cours de route. Et, l’essentiel : il ne suffit pas de gagner, il faut gagner sans renoncements. Vastes projets, vastes ambitions (Cf. Clausewitz, Lutte, Principe)

Politique (Gauche) (1) : Ses principales faiblesses - indépassables - : elle n’est ni anti-patriarcale, ni anti-capitaliste, ni anti-autoritaire, ni anti-hiérarchique, ni anti-productiviste, ni anti-impérialiste, ni anti-nucléaire…Comment voulez-vous, sur ce constat, enchanter l’avenir ?

Politique (Gauche) (2) : Entendu ce jour, 12 avril 2015, Benoit Hamon, ancien ministre de l’Éducation Nationale, l’un des responsables contestataires [présenté comme] de-la-gauche-de-la-gauche au sein du PS déclarer : «On a besoin que la gauche s’intéresse aux gens […]». 47 À ce niveau d’analyse, on voit mal comment une pensée féministe qui demande une certaine intelligence politique pourrait trouver une quelconque place. Et ce sont de type ‘d’analyses’ que l’on nous assène quotidiennement… (Cf. Politique. Démocratie. Peuple)

Politique (Gauche) (3) : Hier, 29 janvier 2017, Benoit Hamon l’emporte dans la primaire-de-la-gauche (en vue de l’élection à la présidence de la république d’avril 2017) contre Manuel Valls. Un élément de leur projet les liait : l’inconsistance de ce qu’il avait introduit dans leur programme que l’on peut qualifier de ‘mesures en faveur des femmes’ : un agrégat de revendications non explicitées, dépourvues de toute réflexion féministe, d’immenses béances, un clair manque de courage, et aucune possibilité de projection positive d’un avenir souhaitable.
- Je ne sais si le PS jette ses dernières forces avant une mort programmée, mais je sais qu’il n’aura jamais, depuis 1905, réussi aucune greffe entre le socialisme et le féminisme.

Politique (Géopolitique) (1) : Incontournable pour comprendre le monde. Détruire toutes ses catégories d’analyse est nécessaire pour le changer.

Politique (Géopolitique) (2) : S’accommode fort bien de l’abstraction des guerres. Il n’est qu’à entendre journalistes, experts, diplomates, glosant à l’envie, depuis des années, sur les massacres au Moyen Orient. La géopolitique, la géostratégie peut, sans difficultés déontologiques, méthodologiques majeures, présenter ses analyses en simplement «oubliant» les peuples et même les guerres.. (Cf. Politique. Démocratie. Peuple, «Sciences» sociales. Économie. Peuple)

Politique (Global. Attac) : Changer le slogan d’Attac par : «Penser global. Agir global» [au lieu de «local»] ? A tout le moins, penser qu’agir «local» c’est laisser le «global» - là où les décisions se prennent - aux autres…Plus fondamentalement, remettre en cause, re-repenser la distinction entre «penser» et «agir» ainsi qu’entre «global» et «local».

Politique (Gouvernance. Bonne) : Analyse pertinente d’Alain Deneault critiquant ce terme de «bonne gouvernance» qui plus est, valable pour bien d’autres termes : «On nous inculque des modalités de pensée qui nous empêchent de voir l’ordre du monde dans toute sa cruauté. […] Je prends un concept emblématique entre tous, celui de ‘bonne gouvernance’ : comment voulez vous penser avec un vocable pareil qui n’a aucune étymologie, qui ne renvoie à aucune mémoire historique, qui est simplement le participe présente substantivé du verbe ‘gouverner’ [...] C’est cesser de parler de politique, c’est cesser de parler de rapports de force, c’est cesser de parler de rapports de classe, c’est cesser de parler de citoyenneté, c’est cesser de parler de responsabilité et de bien public. C’est une sorte de modalité de gestion des choses en tant qu’elles seraient partagées par des partenaires.» 48 Un oubli : les rapports de domination patriarcaux.

Politique (Gouvernance. Mondiale) : M. François Bujon de l’Estang, notamment ex-Ambassadeur de France aux États-Unis, après avoir évoqué, le 21 août 2016, «la gouvernance mondiale» poursuit son analyse, puis évoque, en lieu et place, «les préoccupations de nos gouvernants49 Au moins, c’est clair…

Politique (Harmonisation) : Affirmer la nécessité d’harmoniser [ou, plus fréquemment, affirmer vouloir harmoniser] les positions, les législations, les politiques (économiques, fiscales, monétaires..) [Européennes] c’est prolonger, en les ajustant, les logiques d’intérêts qui ont été à leur genèse. L’échec est inéluctable. Pourquoi ? Parce que ces positions, ces législations, ces politiques ont été élaborées, ont été construites sur le déni de leurs contradictions internes, et que, dès lors, dans le cadre d’un processus dit d’harmonisation, les intérêts mis à jour, malmenés, risquent fort d’apparaître alors au grand jour. Dans le cadre de l’analyse tenant à une logique institutionnelle de système, afin d’éviter le dévoilement de la construction inhérente du système concerné, la solution de maintien du statu quo est la solution la plus aisée, la plus probable, la moins risquée, la moins couteuse. Jusqu’au jour où…(Cf. Politique. Conciliation, Réformisme)

Politique (Hiérarchie) (1) : Le slogan «inventé par les Lip» 50 : «La hiérarchie, c’est comme les étagères : plus c’est haut, moins ça sert», plus de 40 ans après, me faire toujours sourire et me paraît toujours aussi juste : en précisant, néanmoins que, vu d’«en haut», «ça sert» et que ses conséquences ne sont pas drôles du tout.

Politique (Hiérarchie) (2) : L’impossible vérité, l’impensable justice.

Politique (Hiérarchie) (3) : Le principe hiérarchique est l’épine dorsale de tous les systèmes de domination. Il est, de l’histoire, le plus grand refoulé… Dès lors, toute analyse qui occulte cette réalité - difficilement récusable - devient nécessairement erronée. (Cf. «Sciences» sociales. Histoire)

Politique (Hiérarchie. Lefebvre Henri) : Henri Lefebvre [1901-1999], philosophe, auteur notamment de Critique de la vie quotidienne, concernant Constant Nieuwenhuys l’un des responsables du mouvement Situationniste dont il fut proche, auteur de : «Il publie (en 1953) et écrit un texte qui s’appelle Pour une architecture de situation. C’est le texte fondamental qui part de l’idée que l’architecture va permettre de transformer la réalité quotidienne. C’est là où que se situe la relation avec Critique de la vie quotidienne (le livre le plus connu d’Henri Lefebvre) : créer une architecture qui permettra elle-même de créer des situations nouvelles. Et ce texte, c’est le point de départ de toute une recherche qui se développe dans les années suivantes. D’autant plus que Constant est très populaire, et qu’il est un des animateurs du mouvement des provos. […] Il était reconnu par eux comme leur penseur, leur chef, l’homme qui voulait transformer la vie et la ville. Leur rapport était direct ; il était leur animateur51
Pourquoi cette citation ? Parce que Henri Lefebvre, au détour d’une analyse qui relève pour lui d’un constat - qui plus est au sein d’un mouvement de pensée qui se voulait révolutionnaire - cautionne le concept clé de voute de la hiérarchie, celui de «chef»…par ailleurs assimilé à «animateur». (Cf. Penser. Admiration)

Politique (Hiérarchie. Veyne Paul) : Paul Veyne, historien de la Grèce ancienne et de la Rome antique, Professeur au Collège de France, auteur, à l’oral, de : «Je n’aime pas les rapports hiérarchiques, je les supporte pas…Je comprends qu’ils sont nécessaires dans l’armée et même dans la société civile, mais dans les choses de l’esprit, il n’y a pas de hiérarchie.»
Déclaration suivie par l’interviewer de : «Mais si on pense à la Grèce antique, on ne voit pas de rapports hiérarchiques entre Alcibiade et Socrate…»
Réponse de Paul Veyne : «Entre Alcibiade et Socrate, non […]» 52 Laisse stupéfait-e…(Cf. Hommes France. intellectuels. XXème siècle. Veyne Paul, Principes)

Politique (Hugo Victor) : Victor Hugo [1802-1885] à Alexandre Herzen [1812-1870], en 1855, auteur de : «Vous prouvez que la politique, quand elle est haute est la plus haute des philosophies.» 53 (Cf. Homme. Remarquable. Hugo Victor)

Politique (Idéal) : Ce qui pose problème dans «la foi en un idéal», ce n’est pas l’idéal, c’est la foi.

Politique (Idéologie) (1) : Toutes-dépassées-ce-qui-est-positif, mais-engendrent-l’individualisme-ce-qui-est-regrettable. En réalité, il est essentiel, pour tous les pouvoirs en place, de dévaluer les idéologies (quels que soient les termes employés pour qualifier une pensée du monde), de les tourner en dérision, voire de les nier. Car, sans idéologies, il n’y a pas de pensée du changement, pas de bouleversements de l’histoire et les systèmes de domination peuvent se perpétuer plus aisément.
- Toute critique en soi de «l’idéologie», sans plus de réserves, porte en soi le projet de la mort de la pensée. Vieille antienne : au XIXème siècle, on critiquait «la métaphysique» et «les théories».
- Pour autant, cette position ne justifie pas une vision figée, dogmatique, totalitaire de ce que ce terme peut justifier et a justifié. Elle exige une analyse ponctuelle.

Politique (Idéologie) (2) : Aujourd’hui, si l’on joint à la critique de l’«idéologie» celle de l’«utopie», une civilisation risque fort de mourir, enserrée jusqu’à l’étouffement dans la confusion de catégories mentales passéistes, sans être à même de la dépasser par l’imaginaire. Faute d’être à même de pouvoir se penser en termes novateurs, une civilisation, empêchée, dissuadée de se projeter dans l’avenir, ne peut le construire. Et s’effondre. (Cf. Politique, Imaginaire. Utopie)

Politique (Idéologie. Ockrent Christine) : Christine Ockrent, journaliste, concernant Oriana Fallaci, dont les engagements, aussi divers aient-ils été, ont été innombrables : «Elle n’avait pas d’idéologie.» 54 Ou : comment, aux fins de délégitimer un terme que l’on récuse, on peut si aisément affirmer une absurdité... (Cf. Femme Écrivaine. Fallaci Oriana, Femme. Journaliste, Homme. Journaliste, Langage)

Politique (Imaginaire) : S’interroger sur, traiter de la faisabilité, de la possible mise en œuvre d’une idée, d’un projet, c’est s’interdire l’imaginaire. (Cf. Penser. Idée)
- Écrit après avoir entendu, sur LCI, après que la Ministre de la Justice, Madame Taubira, ait évoqué «la société dont on peut rêver» dont «les 32 heures de travail», la réaction spontanée, unanime, en colère (un chœur antique) des «chroniqueurs» : «Mais qui va payer ?» (Cf. Penser. Idée) 55].

Politique (Intérêt. Constant Benjamin) : Benjamin Constant [1776-1830], auteur de : «L’intérêt étant le mot d’ordre, tout sentiment désintéressé tiendra de l’insubordination.» 56 Bon début de critique du monde [moderne]. (Cf. Langage. Verbe. Avoir, Politique. Utilitarisme)

Politique (Intérêt Personnel) : S’interroger sur sa réalité dans toute décision personnelle relève de l’honnêteté intellectuelle. Ne - même - pas y songer est le moyen infaillible de garantir sa permanence et donc de favoriser toutes les prises de pouvoir. L’affirmer, encore mieux : nécessaire. En effet, débusquer, dévoiler ledit intérêt du conscient ou de l’inconscient où il se cache empêche l’expression du refoulé, lequel non seulement perpétue les non dits, mais en outre, si souvent lisible, révèle dès lors et délégitime son auteur-e. Plus encore, être plus et mieux conscient-e de ses intérêts propres contre lesquels tant agissent, souvent leur vie durant, avec tant de constance, éviterait la reproduction de nombre d’échecs.
- Une autre vision de l’utilitarisme ? (Cf., Politique. Utilitarisme)

Politique (Inventer) : Tout est à inventer. À repenser. Ça craque de partout. Ça bouillonne de partout. (Cf. Réalité)

Politique (Irrécupérable) : Être irrécupérable [c’est à dire ne pas être intégrable dans une analyse qui n’est pas sienne] par quiconque : belle ambition.
Être récupérable : une faute / une erreur d’analyse s’est nichée quelque part, doit être débusquée et corrigée et /ou supprimée. Et même cité-e hors contexte…

Politique (Jouissance. Constant Benjamin) : Benjamin Constant [1776-1830], auteur, en 1819, de : «Le but des modernes est la sécurité dans les jouissances privées ; et ils nomment liberté les garanties accordées par les institutions à ces jouissances.» 57 Forte critique du monde [moderne]. (Cf. État, Liberté, Libéralisme, Mœurs, Proxénétisme, Sécurité, Vie - dite - privée)

Politique (Journalisme) : Si chacun-e peut être à même de prendre la parole et de la diffuser, lorsqu’il/elle l’estime bon, sur les terrains et selon les problématiques qu’il/elle estime bon-nes, grâce aux moyens que la technologie met à notre disposition, l’idée même de journalisme disparaît. Et, par là même, sans oublier les nombreuses exceptions, toutes les impositions normatives, autoritaires, et donc, conservatrices de l’ordre existant, qu’ils / elles nous imposent depuis si longtemps. Ce sont des analyses, des jugements, des investigations longues, précises, des critiques, des recherches engagées (quel que soit l’engagement) dont nous avons besoin et qui doivent être diffusés. Pour cela, abolir la domination médiatique des politiques, des ‘intellectuel-es’, des expert-es, des commentateurs/trices…, et le plus souvent possible, sans médiation, redonner la parole au peuple, dans toutes ses composantes. Enfin, produire soi-même ses informations et refuser tout infléchissement, coupe, censure, hiérarchies, les arguments d’autorité, d’autant plus assénées qu’elles sont moins justifiables. Heureusement internet existe et a dores et déjà bouleversé toutes les donnes…(Cf. Hommes. Journalistes, Liberté (de la presse), Peuple, Question)

Politique (Laïcité. France) : La France - laïque - de 1905 justifiait les bordels, l’obéissance exigée des femmes à leurs maris, l’adultère des hommes, l’exclusion des femmes du suffrage universel, la criminalisation de la contraception et de l’avortement, etc. Ne faire référence qu’à la seule laïcité (française) pour porter un jugement (sur le voile islamique, entre autres...) est une approche nationaliste, inappropriée, de fait passéiste, réactionnaire, puisqu’elle cautionne une analyse historique et d’innombrables politiques patriarcales. Valable aussi pour la «République »… (Cf. Politique. Démocratie, État. Et Démocratie. République)

Politique (Libéralisme) (1) : Il existe encore nombre de spécialistes, journalistes, politiques qui ne font pas de distinction entre libéralisme - dit - économique et le libéralisme - dit - politique et logent donc sous un même vocable : Montesquieu, Locke, Adam Smith, Thomas Hobbes, Benjamin Constant, Jean Baptiste Say, Condorcet, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat, Stuart Mill, Friedrich Hayek, Raymond Aron, Keynes, Milton Friedman…58 Outre les confusions intellectuelles ainsi étayées, démocratie et capitalisme et/ou marché sont en sus assimilés. 59 Mais n’en est ce pas la finalité ? Un terme à intégralement repenser. (Cf. Politique. Démocratie, «Sciences» humaines. Économie (de marché)

Politique (Libéralisme) (2) : Considérer - les fondements de l’Union Européenne - que «les biens, les services, les capitaux et les personnes» doivent circuler librement explicite clairement les vrais fondements du libéralisme, ici de l’Europe : Les êtres humains sont assimilés aux services, aux biens, aux capitaux [qualifiés de «quatre libertés» !]. À quoi sert de critiquer telle ou telle question - qui ne sont que les conséquences de ces fondements - tant que ceci n’est pas rappelé, précisé, analysé, dénoncé, et que les conséquences n’en sont pas tirées ? (Cf. Proxénétisme)

Politique (Libéralisme) (3) : Le re-figuration actuelle du monde libéral : on délégitime les États, on les affaiblit autant qu’il est possible, afin que la logique marchande soit consacrée comme étant la seule réellement agissante. On bouleverse, on détruit les frontières, en fonction des intérêts en cause. Les guerres sont, pour ce faire, un outil très efficace, nécessaire : le libéralisme a besoin de la guerres qui, après avoir détruit, nécessite des reconstructions, pour élargir la sphère du profit. (Cf. Frontières, Guerres)

Politique (Libéralisme) (4) : On ne peut dissocier la libre ouverture internationale du marché des capitaux, de celle des frontières (de facto : la suppression des États). Si le marché n’a pas de frontière, les êtres humains ne doivent pas en avoir non plus. Mais de facto, n’est-ce pas la logique économique libérale mise en œuvre ? Connu certes de longue date, mais insuffisamment rappelé et surtout réfléchi. (Poursuivre) (Cf. Proxénétisme)

Politique (Libéralisme. Aron Raymond) : Lu dans les Mémoires de Raymond Aron [1905-1983] : «Entre une société communiste, qui se donne à elle-même pour valeur absolue et une société libérale qui vise à élargir la sphère de l’autonomie individuelle, il n’y pas de commune mesure.» 60 Cette grossière analyse est inacceptable ; et sa définition du libéralisme, dans son flou et son abstraction potentiellement totalitaire, manque d’élémentaire rigueur.

Politique (Libéralisme. Peuple) : Pour le libéralisme économique, ‘le peuple’ est devenu une variable d’ajustement. Ce que Joseph E. Stiglitz, concernant le FMI, nomme : «l’insensibilité au contexte social» ? 61 (Cf. Politique. Démocratie Peuple, «Sciences» sociales. Économie. Peuple)

Politique (Médias) : En nous imposant quotidiennement la vision du monde qu’ile veulent nous pénétrer dans le crâne, c’est leur inhumanité que, quotidiennement, ils nous dévoilent. À nous d’en tirer les conséquences.
- Entendu, une femme, furieuse, vivant dans la «banlieue», à une journaliste qui l’interrogeait sur les révoltes de 2005 à Clichy : «Les flics et les médias, c’est pareil ! Foutez le camp ! » (Cf. Politique. Journalisme)

Politique (Mensonge) : [29 Novembre 2012] Parmi des milliards de mensonges politiques : Déclaration d’Hillary Clinton à la veille du vote à l'ONU pour accorder à la Palestine un statut d'État observateur, refusé par les États-Unis : «J'ai déjà dit de nombreuses fois que le chemin vers une solution à deux États qui satisferait les aspirations des Palestiniens passe par Jérusalem et Ramallah, et non par New York.» Sans oublier le titre de la dépêche de l’AFP : «Clinton prône le dialogue».
- Ce type de si grossières déformations de l’histoire est notre quotidien ; mais, de fait, le mensonge est consubstantiel du Politique. 62 (Cf. Politique. Médias. Concept. Vérité)

Politique (Mépris) (1) : Le mépris qui se veut supériorité n’est souvent qu’impuissance à la faire reconnaître.

Politique (Mépris) (2) : Mépriser, c’est s’abaisser.

Politique (Mondialisation) : La pseudo distinction entre migrant-es économiques, demandeurs/euses d’asile, réfugié-es n’a d’autre logique que le refoulement du plus grand nombre possible d’entre eux/elles hors des frontières nationales et / ou leur emplois les plus rentables possible, donc les moins couteux. Elle implique une absurde différence, une indéfinissable hiérarchie entre ceux et celles qui fuient la faim, la guerre, l’absence de tout avenir…
Quant à la responsabilité des pays Occidentaux dans leur situation…

Politique (Morale) (1) : Ce n’est pas parce que le constat de la contradiction entre morale et politique a été effectué depuis des siècles qu’il ne doit pas être répété et que la revendication de leur nécessaire convergence ne doit pas être réaffirmé.
- Un exemple : comment croire ne serait-ce qu’un tant soit peu à la politique, alors que l’hypothèse selon laquelle Nicolas Sarkozy [dont 32 proches sont mis en examen ou condamnés et que lui-même est deux fois mis en examen] 63 puisse se présenter à la présidence de la République est quotidiennement débattue, comme si cela n’était qu’une donnée parmi d’autres… (Cf. Homme. Politique. Sarkozy Nicolas, Penser. Morale)

Politique (Morale) (2) : Invoquer, poser la morale comme vertu première a pour exigent et difficile corollaire l’absolue nécessité de la définir : le plus rigoureusement possible, c’est à dire, au mieux de ses possibilités…

Politique (Morale) (3) : [Après avoir lu les Mémoires intimes de Benjamin Constant [1767-1830] : Dès lors que l’on met un pied en politique, et - le concernant - lorsque l’on y patauge, lorsqu’on s’y vautre, nul-le ne peut plus invoquer ni morale, ni principe, ni en sa faveur, ni au détriment de quiconque. 64 (Cf. Penser. Morale)

Politique (Morale) (4) : Edmund Burke [1729-1797], auteur de : «Tout gouvernement [simple] est vicié à la base, pour n’en rien dire de pire65 (Cf. Penser. Morale)

Politique («Moyenne») : Toute évocation d’une ‘moyenne’ nie l’idée même d’individu-e. Lu sur Wikipédia : «La moyenne est la valeur unique que devraient avoir tous les individu-es d'une population (ou d'un échantillon) pour que leur total soit inchangé(Cf. Penser, Sondages d’opinion)

Politique (Mythe) (1) : Tout mythe est mystification. Toute identification, tout recours explicatif à un mythe est enfermement dans une norme nécessairement passéiste, Donc réactionnaire. (Cf. Justice) (2)

Politique (Mythe) (2) : Détruire un mythe, c’est aussi légitimer le mythe.

Politique (Nationalisme) (1) : Utile quand on n’a plus rien en stock. (Valable pour la France actuelle, pas pour le Tibet, le Kurdistan, la Palestine, etc.…) La multiplicité des drapeaux affichés, place de la Bastille (rouges, Tunisiens, Maliens, Algériens...), le soir de l’élection de François Hollande à la présidence de la République française : l’heureux symbole vivant (bien qu’ambigu) de son dépassement.
* Ajout. 25 novembre 2012. Constat superficiel. Peut être partiellement valide au plan électoral, mais de plus en plus, il s’avère que l’extrême droite nationaliste en France, telle qu’incarnée par Marine Le Pen, fait habilement, efficacement, coexister le nationalisme et avec la critique du libéralisme (international). En toute cohérence : le nationalisme peut être effectivement proposé comme un rempart contre la globalisation libérale. (Cf. Front National, Gauche)

Politique (Nationalisme) (2) : S’opposer à la bi-nationalité s’inscrit-il nécessairement dans le cadre d’une analyse nationaliste ? Si l’on se réfère concomitamment aux risques de contradictions d’«allégeance», oui. Qui plus est, le racisme peut aisément s’y adjoindre.

Politique (Nationalisme. France) (1) : Le Chant du Partisan. 1943 : paroles d’Emmanuel d'Astier de La Vigerie [1900-1969] : «J'ai changé cent fois de nom. J'ai perdu femme et enfants. Mais j'ai tant d'amis. Et j'ai la France entière.» (Cf. Famille, Politique. Guerre, Patriarcat)

Politique (Nationalisme. France) (2) : Jack Lang, auteur, en 1985, de : «Vue d’un campus américain, la France, où l’on peut encore faire la cour aux dames, tout en se battant pour leur promotion, est un vrai paradis.» 66 (Cf. Patriarcat)

Politique (Nationalisme. France) (3) : L’utilisation nationaliste par l’État français des attentats du 13 novembre 2015 et son utilisation politique de l’émotion est odieuse, grossière, mais fonctionnelle : l’État en est même arrivé à justifier la répression des manifestations contre «l’état d’urgence» et les a qualifiées indistinctement «d’indignes» au nom du «respect du aux victimes». (Manuel Valls) (Cf. Homme «Politique» Valls Manuel) 67

Politique (Nationalisme. France) (4) : Pour moins de confusions, distinguer, en fonction du contexte historique, concernant la France par exemple, ce qui devrait relever de «la république» (Française), «la démocratie» (Française), «la nation» (Française)… et de son insertion dans le monde.

Politique (Nationalisme. France. Front National) : Un militant du Front national (1er mai 2015) : «On est en France. La France doit rester française, intègre et pas envahie par une émigration sauvage et démesurée. On veut retrouver nos valeurs ; on veut retrouver notre identité, nos familles, nos villes, nos villages, nos églises. Tout ça, c’est nos valeurs. […] Vivre ensemble, c’est vivre en fonction d’une même culture, d’une même religion, etc. Il n’y a pas d’autres option […]» Et oui, en France, en 2015... (Cf. Politique. Front National)

Politique (Opposition) : «La faiblesse de la minorité [Trotskyste à Staline en 1927] tient moins à la loi du nombre qu’à son incapacité intrinsèque à raisonner dans le concret, à ses insolubles contradictions internes, à l’obscurité opaque de sa perspective.» 68 Peut être positivement mis au goût du jour dans nombre de domaines… (Cf. Politique. Gauche)

Politique (Oppression. Beauvoir de Simone) : Pour Simone de Beauvoir [1908-1986], «La vérité de l’oppression, c’est l’opprimé». 69 Non. C’est l’analyse, la compréhension, le dévoilement, la mise à nu de la vérité des systèmes d’oppression, qui, chacun pour leur part, selon leurs spécificités, leurs concepts, leurs langages, oppriment les opprimé-es. Change radicalement le point de vue de l’analyse et donc l’analyse elle-même. (Prolonger. Systématiser) (Cf. Féminisme, Politique. Loi. Victor Hugo, Patriarcat. Concept, Violences. Victimes)
* Ajout. 2 janvier 2017. La même critique est valable concernant cette analyse de Pierre Kropotkine dans La morale anarchiste : «Le gouverné, le trompé, l’exploité,
la prostituée et ainsi de suite, 
blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
C’est au nom de l’Égalité que nous ne voulons plus
ni prostituées, ni exploités, ni trompés, ni gouvernés.»
70 (Cf. Égalité)

Politique (Panégyrique) : Le Lénine de Trotsky fait le lit de Staline. 71 (Cf. Admiration)

Politique (Paradoxe) : Question dont on parle mais dont on ne veut pas reconnaître que l’on ne sait pas comment la résoudre et/ou que l’on ne veut pas résoudre ; et si souvent même qu’elle ne veut rien dire et /ou que l’on ne la comprend pas. Évite en outre - immense avantage - de prendre position, de s’engager. Très prisé à l’Université, dans la recherche, les médias.

Politique (Parité) (1) : Terme ayant suscité de réels espoirs (dont le mien), mais dont la grande confusion a permis qu’il perde toute signification, jusqu’à son enterrement de 3ème classe - le mot lui-même n’étant pas cité - par la révision constitutionnelle de 1999. Grossière manipulation, escroquerie intellectuelle et politique qui n’est pas exclusivement du ressort de l’État. La responsabilité des féministes est aussi posée. L’absence de lien entre la revendication de parité et des revendications féministes 72 explique largement l’instrumentalisation de ce qui s’être avéré n’être qu’un mot, non conceptuellement différencié de l’égalité, terme qui en lui-même n’est pas un concept. (Cf. Politique. Égalité)

Politique (Parité) (2) : Si, en l’état, hypothèse absurde, le Parlement était composée de 50 % d’hommes et de femmes, et, qui plus est, même s’il était un fidèle reflet de la société française dans toutes ses composantes, cela en changerait-elle la nature, la fonction du Parlement ? Qu’importe la parité, si le parlement est impuissant…ce qui n’est pas le seule de ses défauts ? Question trop abstraite donc peu utile…

Politique (Parité) (3) : La parité, c’est 50/50 à l’arrivée, sinon rien.

Politique (Parité. Femme politique) : Qu’une femme invoque, en soutien, en défense, en faveur d’elle-même, à l’occasion d’une élection, «la parité» déconsidère celle qui invoque l’argument et, plus grave, délégitime l’idée, aussi incertaine soit-elle. Plus globalement, si l’hypothèse d’un intérêt personnel peut expliquer, peut être considéré comme étant la cause, la raison d’une prise de position, s’abstenir. (Cf. Femme. Politique)

Politique (Patrie. Léautaud Paul) : Paul Léautaud [1872-1956], auteur de : «La première patrie ici bas, c’est la vie.»73 (Cf. Politique. Guerre. Nationalisme, Vie)

Politique (Pauvreté) : Toute ‘explication’ causale par la pauvreté conforte tous les rapports de domination, et donc tous les systèmes de domination. En d’autres termes, le simple fait de parler de prime abord de «pauvreté» cautionne les systèmes qui la produisent. Des tonnes de littérature, notamment onusienne, sur la pauvreté [et ses pseudos liens avec «la prostitution», entre autres…] pourraient - devraient ? - de ce fait, disparaître. (Cf. Cause, Patriarcat, Proxénétisme)

Politique (Pessimisme) : Politiquement, nécessairement conservateur : ne pas penser qu’un futur puisse, doive, peu ou prou, être meilleur interdit de le construire. Plus encore, en prolongeant, dès lors, nécessairement le passé et ses grilles d’analyse, le pessimisme ouvre la voie au sentiment d’impuissance et donc a minima à la permanence du statu quo. Faut-il préciser que l’optimisme n’exclut pas la lucidité ?

Politique («Plafond de verre») : Terme - très à la mode - qui ne veut rien dire, mais qui a l’immense avantage de permettre de ne pas aborder, concernant les femmes, les coups bas, le harcèlement sexuel, les licenciements pour maternité, les temps partiels, les refus si souvent violents des remises en cause de l’identité masculine induites par le fait d’être commandé par une femme, tout l’arsenal qui permet de dénigrer ses concurrent-es au nom de l’éternel pousse-toi-de-là-que-je-m’y-mette. Modus vivendi dans lequel les hommes ont une nette avance sur les femmes.
- Et si on disait plutôt : ‘Les femmes sont maintenues au bas de l’échelle par les hommes’ : ou : ‘Les hommes ne tolèrent pas que les femmes soient supérieures à eux’ ne ce serait-ce pas plus simple, plus clair, plus compréhensible ? Et, que, pour ce faire, ils les dévalueront, les dégraderont, les rétrograderont, et discréditeront celles qui ne plieront point, pour mieux promouvoir les femmes qui ne les gêneront pas (du moins, le croient-ils), celles qui sont, pour eux, un risque, celles dont ils peuvent tirer profit et qui peuvent en sus jouer un rôle, une fonction de ‘soupape de sûreté’.
- Je me souviens d’avoir entendu une universitaire, du temps où la parité (ou plutôt ce qui était présenté comme tel) était de mode, dire, concernant ses collègues hommes : «Ils sont en train de constituer leur harem».
* En son temps, Maria Deraismes [1828-1894] écrivait : «L’homme s’étant approprié les hautes positions est maître ; et toute femme qui veut parvenir doit lui céder ou renoncer.» 74 (Cf. Politique. Égalité. ENA. École nationale d’Administration, Sciences-po)
* Ajout. 2 octobre 2016. Victor Hugo [802-1885], dans Choses vues, auteur, en mai 1850 : «Bourgeois parvenus qui tirent l’échelle après eux et ne veulent pas laisser monter le peuple.» 75
* Ajout. 28 octobre 2016. L’image du «plafond de verre» n’était pas suffisante : il lui fut adjointe une autre, entendue par moi pour la première fois en 2016, de «semelles de plomb»…

Politique (Penser) : Penser l’être humain comme «né libre», n’est-ce pas s’interdire de penser le Politique ? (Cf. Être humain, Penser)

Politique (Politicien-nes) : [Difficilement dissociable d’hommes / femmes dits politiques] Lu sur le net en commentaire d’un article concernant un homme politique: «Je fais partie d’un club, je fais ce qui me plaît, je courre le guilledou, je fais la morale aux autres, toutes les femmes sont à mes pieds (presque), je commande, je décide, j’impose, je roule vite mais en voiture de fonction, on m’invite partout, on m’écoute, on m’envisage, mes costumes et mes chemises valent quelques sous, le matin à Paris, l’après midi à Lyon, le soir à la TV. Et, quand on me traîne dans la boue, je m’offusque, le juge me pardonne et je me représente… Je ne fais qu’un seul geste, je retourne ma veste toujours du bon côté…  Hommo politicus cathodicus vulgarisis.» 76 (Cf. Morale, Justice. Présomption d’innocence, Vie-dite-privée, etc…)

Politique (Pouvoir) (1) : Les lieux où j’ai peut être le plus vivement ressenti le pouvoir furent ceux où - en toute naïveté - je pensais qu’il était censé ne pas exister. Savoir découvrir le pouvoir mis en oeuvre, le dévoiler, l’affronter, le déjouer, et / ou le fuir, en comprendre les mécanismes, le combattre, s’apprend. Pour cela, il faut le comprendre. Sans doute la plus fondamentale, nécessaire - et donc positive - leçon de la vie. Une vie n’y suffit pas, mais toutes les analyses, toutes les pensées, tous les vécus accélèrent la prise de conscience. (Cf. Penser. Pouvoir)

Politique (Pouvoir) (2) : Le comble du pouvoir : vaincre sans combattre. La norme ? (Cf. notamment, Politique. État, Politique. Loi, Patriarcat)

Politique (Pouvoir) (3) : Dans un monde fondé sur, structuré par le pouvoir, c’est à dire sur le strict rapport de forces, le premier qui demande - ou, c’est selon, celui qui est responsable de la rupture - a perdu.
Dans un autre monde, la demande est échange et ouvre la voie au partage.

Politique (Profit) : Une critique anticapitaliste doit d’abord s’interroger sur la légitimité même du concept - car c’en est bien un - de profit. Mais cette réflexion ne peut se limiter à l’«économique» - qui, lui, n’est pas un concept. (Cf. «Sciences» sociales. Économie)

Politique (Projet) : Creuser les interstices ; aiguiser les contradictions ; courcircuiter les hiérarchies ; supprimer les distinctions (médailles, notes, classements, diplômes, salaires/revenus/transferts…) et les comparaisons ; élargir les horizons ; dénoncer tous les systèmes de domination ; redistribuer et partager les acquis, au premier chef celui de la parole ? ; remettre en cause les valeurs (et donc les unités de mesure) et leur hiérarchisation ; construire des cultures collectives fondées sur l’écoute et la compréhension mutuelle des violences subies et mises en œuvre, des frustrations, des revendications, des aspirations, des résistances, des refus et des rêves de chacun-e. Ne nécessite ni violence, ni avant-garde, ni délégation, ni porte-parole, ni intermédiaire, ni représentation…. Mais n’est ce pas déjà ce qui dores et déjà - par l’action directe notamment - est sinon la réalité des nouvelles manifestations des contestations politiques, du moins l’une de ses principales aspiration ? (Cf. Penser le futur du monde)

Politique (Propriété sociale) : Que chacun-e déclare ce qu’il/elle considère comme tel-le. Après, on avise, on discute et on repense les modalités de processus de créations de biens communs ; pour ce faire, nécessité de repenser préalablement et prioritairement les antagonismes entre les besoins collectifs et les logiques de l’accumulation capitaliste marchande mondialisée. Les élections, en l’état, non seulement s’opposent à cette libération de la parole, mais en outre, par l’incessant matraquage de l’opinion les concernant, empêchent de penser leurs si nécessaires alternatives. (Cf. Politique. Démocratie, « Sciences » sociales. Économie)

Politique (Provocation) (1) : Est qualifié comme telle toute initiative prise par un-e autre considérée comme gênante pour soi, sans s’interroger outre mesure sur le fait que celui/celle qui qualifie tel ou tel acte/parole de «provocation» se considère légitimement le centre du monde.
- Exemples de «provocations» : «Elle m’a cherché» ou : «L’Iran construit une centrale nucléaire».

Politique (Provocation) (2) : Émission ce jour (26 janvier 2017) de France Culture consacrée aux Méditations métaphysiques de Descartes. Présentation de l’invité : «Vous êtes professeur de philosophie moderne […] et vous avez [notamment] consacré un livre à Descartes et l’ordre politique qui est un thème peu exploré. Alors, quand Descartes parle de la distinction entre le corps et l’âme de l’homme, ça s’applique aussi à la femme, non ?». Réponse d’un ton mi enjoué, mi étonné, mi amusé, mi distancié : «Ah ! on commence par une provocation ?» Réaction : «Non : Une question». Réponse d’un ton tout à fait assuré : «Oui, ça s’applique aussi à la femme. Surtout pour Descartes. C’est sans doute le philosophe de cette époque qui a le plus considéré l’égalité - et même plus d’ailleurs - de la femme et de l’homme.» 77
- Assertion mensongère non démontrée pour se sortir de la «provocation» ? (Cf. Homme. Intellectuel. France, Penser)

Politique (Radicalité) : Vieillit très vite : preuve, par ailleurs, de son - urgente - nécessité. (Cf. Féminisme (Radical)

Politique (Réalité) (1) : George Orwell [1903-1950], auteur, dans 1984, de : «En causant avec elle, Winston se rendit compte à quel point il était facile de présenter l’apparence de l’orthodoxie sans avoir la moindre notion de ce qui signifiait l’orthodoxie. Dans un sens, c’était sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu’avait le parti s’imposait avec le plus de succès. On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l‘énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les évènements publics pour remarquer ce qui se passait. […]» 78 Puissant et si éclairant (et si dramatiquement vérifié lors de l’Euro de foot de juillet 2016).

Politique (Réalité) (2) : Le Président de la Commission d’enquête sur les activités du Service d’action civique (SAC) de l’Assemblée nationale [1982] M. Alain Hautecoeur, à Monsieur Raymond Marcellin, ancien Ministre de l’Intérieur, qui lui avait dit en 1982 : «Ce que j’ai compris de ce que vous m’aviez dit me semblait invraisemblable» : sa réponse : «Si vous saviez le nombre de choses invraisemblables qu’on a entendu au cours de cette enquête […].» (Cf. Politique. État) 79

Politique (Réalité) (3) : Aspirer à s’adapter à «la réalité» [du monde], outre son absurdité, c’est revendiquer sa propre mort.

Politique (Réalité) (4) : La réalité, c’est que tout - ou presque - est et possible et impossible. À comparer avec le slogan de 68 : «Soyez réaliste, demandez l’impossible.»

Politique (Réalisme) : Prise de position de Gondi, Archevêque de Paris, oncle du cardinal de Retz [1613-1679], au Parlement, en 1649 : «Il n’y a que les âmes basses et sans courage qui peuvent se résoudre à accepter les faits.»
- Une vraie analyse politique ; une vraie hauteur de vue. Méprisante ? 80 (Cf. Pessimisme, Utopie)

Politique (Récompense) : Lors d’échanges avec l’Abbé Pierre, dans un chapitre consacré à l’Éloge de l’illégalité, Bernard Kouchner se remémore : «Soyons honnête, ces actions (illégales) portaient en elles mêmes leur récompense et pas celles qu’on croit : je me souviens d’une nuit de guet derrière le talusdans les fossés de Fresnes (prison) pour compter les rondes de police et monter des plans»], avec une jeune fille très belle et de la journée formidable que j’ai ensuite vécue dans sa chambre. Je ne sais pas si ça a été très utile pour le paix en Algérie, mais ça a été très agréable pour moi.» 81

Politique (Réforme) (1) : Terme définitivement délégitimé depuis que Nicolas Sarkozy a fait de «la réforme» sa pierre philosophale, vite abandonnée par ailleurs. En tout état de cause, ne veut rien dire. Le «changement» de F. Hollande l’a aisément remplacé.

Politique (Réforme) (2) : Toute réforme est, du seul fait de son ‘réalisme’, nécessairement vouée à l’échec : on ne peut résoudre un problème avec les méthodes qui les ont engendrées. (Cf. Hommes politiques. France. XXème siècle Hollande (François). Sarkozy (Nicolas), Langage, Politique. Démocratie, Principe)

Politique (Réformisme) : Être réformiste, c’est penser dans les mêmes catégories mentales, politiques que ceux/celles qui gouvernent, gèrent, décident, administrent…et, au sein de ces cadres, proposer, au nom de la nécessité, du bon sens, de la bonne volonté, de la meilleure efficacité, de la justice, du progrès, de la démocratie, de la nécessité, de la croissance-et-de-la-création-d’emploi des mesures présentées comme devant atténuer les maux que l’on dénonce, afin d’améliorer ‘l’état des choses’, mais ce, dans la logique même qui les a causées.
- Se remémorer Tancrède dans Le Guépard de G. de Lampedusa : «Si nous voulons que tout continue, il faut que d’abord tout change» 82 : toujours un angle de vue utile pour soulever le rideau de fumée nécessaire au réformisme. (Cf. Cause, Critique modérée, Démocratie, «Sciences» sociales. Économie, Principe)

Politique (Républicains) : «Ces républicains sont vraiment méprisables. Ils rêvent de renverser l’Empire, mais n’osent même pas l’attaquer.» 83 Ce jugement de George Darien [1862-1921], un homme courageux, concerne bien d’autres qu’eux…et pourrait fort aisément concerner en 2016 les députées dits «frondeurs» du P.S.

Politique (République) (1) : Il est de mauvais goût d’évoquer le fait que l’exclusion du droit de vote de la moitié des êtres humains pourrait être mis à son passif et avoir une lourde signification politique actuelle. Gâche un dîner.
- Par ailleurs, s’auto-qualifier - en 2013 [ ! ] - de «Républicain-e», et par là même penser s’accorder, de ce fait, un satisfecit politique donne la vraie mesure du passéisme, de la sénescence, de la misère de la classe politique française. (Cf. Politique. Démocratie)

Politique (République) (2) : Robert Badinter, auteur, en 1999, de : «Tous des citoyens, rien que des citoyens. Voilà les fondements de la république84 (Cf. Hommes. Politique. France, Parité, Patriarcat)

Politique (Résignation) : Nelly Trumel [Responsable de l’émission Femmes libres de Radio Libertaire 1986-2012] auteure de : «La résignation est un suicide quotidien». 85
* Ajout. 12 octobre 2014. Nelly Trumel m’informe que la source originelle est dans Balzac (Lucien de Rubempré à la fin des Illusions perdues) ; que cette phrase a été reprise sur un montage d'une affiche du film de Chaplin Le Kid ; qu’elle a été souvent citée, et que, pour sa part, elle la considère comme «essentielle».

Politique (Résistance) (1) : «Dans la résistance pure, l’intention positive fait défaut : par conséquent, nos forces ne peuvent pas s’orienter vers d’autres objets, elles ne sont destinées qu’à faire échec aux intentions de l’ennemi.» 86 Réflexion fort utile notamment en cas de volonté / difficulté / velléité de séparation en «politique», dans un couple notamment. (Cf. Obéir, Guerre)

Politique (Résistance) (2) : Ou plutôt : contre-pouvoir(s), contre-offensive(s) ?

Politique (Responsabilité) (1) : On ne peut invoquer une responsabilité individuelle sans l’avoir préalablement resituée dans le cadre des constructions politiques des responsabilités collectives qui l’ont structurée et l’ont peu ou prou légitimée. (Cf. Droit, Justice, Penser)

Politique (Responsabilité) (2) : Lu dans le livre de Nelson Mandela [1918-2013], Un long chemin vers la liberté : [En prison, à Robben Island] «En nous connaissant mieux, le révérend Scheffer devint plus sympathique. C’était un pince-sans-rire et il aimait plaisanter avec nous. ‘Vous savez, nous a t-il dit un jour, dans ce pays, l’homme blanc a une tâche plus difficile que l’homme noir. À chaque fois qu’il y a un problème, nous devons trouver une solution. Mais à chaque fois que vous avez un problème, vous les Noirs, vous avez une excuse. Vous dites simplement : ‘C’est les blancs’. […] Nous avons éclaté de rire. Il voulait en fait nous dire que nous devions aussi regarder en nous-mêmes et devenir responsable de nos actes - sentiments que je partageais de tout cœur87 (Cf. Penser)

Politique (Révolte) (1) : Pour Anne d’Autriche [1601-1666], veuve de Louis XIII, régente : «Il y a de la révolte à s’imaginer que l’on puisse se révolter. […]» 88

Politique (Révolte) (2) : Astophle de Custine (Marquis de) [1790-1857], concernant l’Empereur de Russie (en 1839) : «Celui qui peut tout, qui fait tout, est accusé de tout : soumettant le monde à ses ordres suprêmes, il voit jusque dans les hasards une ombre de révolte. […] Une mouche qui vole mal à propos dans le palais impérial, pendant une cérémonie, humilie l’Empereur.» 89

Politique (Révolte) (3) : Pour Chateaubriand [1768-1848] (concernant Bonaparte) : «Un moucheron qui volait sans son ordre était à ses yeux un insecte révolté.» 90

Politique (Révolte) (4) : La question de [l’incapacité de] la révolte ne peut être posée qu’après celle de la force mise en œuvre. Même leur équivalence est immorale.

Politique (Ruses, artifices, manœuvres, tromperies, séductions, bassesses, mensonges...) (1) : Les ruses sont l’expression d’une absence de pouvoir. Cf. Corneille [1606-1684] : «Ce qu’il ne peut par la force, il l’entreprend de ruse». 91

Politique (Ruses, artifices, manœuvres, tromperies, séductions, bassesses, mensonges...) (2) : Olympe de Gouges [1748-1793], auteure de : «Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse le leur a rendu. […]» 92 Puissant. (Cf. Femmes, Féminisme)

Politique (Scandale) : Alexandre Grothendieck [1928-2014], auteur de : «Le scandale renforce toujours l'ordre, parce qu'il énonce que la règle est bonne93 Simplement juste. (Cf. Politique. Abus, Langage)

Politique (Sciences-po) (1) : La direction de Sciences-po aurait (après la Libération [à quelle date ?]), retiré à France Weiss, la plus jeune sœur de Louise Weiss, un point, afin qu’elle fut ex-aequo avec un garçon et non pas seule première à la sortie de l’École. Vrai ? D’autres exemples ? 94
- À propos…pourrait-on savoir si l’École Nationale de la Magistrature a - ou non - mis en œuvre des politiques afin d’en freiner la ‘féminisation’ ? (Cf. Politique. Égalité)

Politique (Sciences-po) (2) : À la Libération, je lis dans le livre de Simone Veil que «le concours d’entrée n’était imposé qu’aux filles». (Vérifier) 95 (Cf. Politique. ENA. École nationale d’Administration. Égalité. «Plafond de verre»)

Politique (Sécurité) : Signifie revendiquer ‘la tranquillité’ pour tous (les femmes traitées sous la nouvelle dénomination de «violences faites aux femmes» étant hors sujet), en faisant abstraction de toute analyse politique, économique (pauvreté, chômage etc.. n’étant qu’incidemment - en tant que «variables» - évoqués) et donc de tout rapport de domination. Le seul emploi de ce terme - qui recouvre indistinctement délits, vols, «incivilités», désordres divers et variés, «violences urbaines», agressions verbales, viols, assassinats…- cautionne, légitime le concept d’ordre public, d’ordre public de proximité, d’ordre en public, d’ordre policier, d’ordre étatique…Et en exclut ceux de paix, de morale, de justice, de politique.
De fait, la seule «sécurité» véritablement garantie est celle - de mort - imposée par une main de fer. La paix des cimetières ?
- Pour enrichir l’analyse, voici l’analyse de Marx, dans La question juive, en 1844, de la «sûreté» qui en est à la genèse : «La sûreté est le plus haut concept social de la société bourgeoise, le concept de la Police, c’est l’idée que la société toute entière n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de sa propriété.» 96 (Cf. Marx Karl)

Politique (Sentiment) : Maurice Garçon [1889-1967], évoquant ceux et celles, sous Vichy, désigné-es comme «suspects», rapporte dans son Journal, le 28 septembre 1942, la réaction de M. Lucien Rottée, directeur des Renseignements généraux de la Préfecture de police, présenté par lui comme «présentement maître arbitraire de nos libertés» : «Nous ne sommes pas dans des temps ordinaires. On n’a pas à faire de sentiment».97 Ne pas oublier que l’expression d’un sentiment peut être suspect ; pas uniquement sous certains régimes politiques. (Cf. Justice)

Politique («Services secrets») : Tous déforment, détournent, manipulent, achètent, corrompent, infiltrent, instrumentalisent, mentent, assassinent…; aucun ne dit vrai, aucun n’est donc crédible. Pourquoi ne pas tous les détruire, les abolir ? L’hypothèse même en est le nécessaire commencement. (Cf. Politique. État)

Politique (Sondages d’opinion) (1) : Tous ‘redressés’ (selon des modalités différenciées, évolutives, aléatoires, et donc non publiquement connues), manipulés, mensongers. Ne jamais oublier qu’ils concernent moins de 1000 personnes (souvent payées) ; le 24 mars 2014, Roland Cayrol évoque le chiffre de 500 et même de 250 personnes ! 98. Ne jamais oublier que ceux qui paient décident des questions. Les lire d’abord en fonction de celles qu’ils empêchent de poser. Par ailleurs, ils ont tous sinon exclu, du moins non décidé de publier, depuis des années, en politique, la publication de données sexuées, considérées, sans doute, comme non politiquement signifiantes. Depuis quand avez-vous lu, entendu parler d’un sondage qui différencie les hommes, des femmes ? (Cf. Politique, Démocratie, Peuple, Vérité)

Politique (Sondages d’opinion) (2) : Refuser de répondre à un quelconque sondage. En précisant (?) : «Je refuse de répondre à une enquête qui (notamment) ne distingue pas les hommes des femmes et n’en publient pas les résultats sexués, dont la source de financement ne m’est pas fournie, dont je ne connais pas la place de la question dans le questionnaire d’ensemble, dont je ne puisse formellement et publiquement contester et la rédaction et l’interprétation. Sans oublier la critique de la question». Une question : comment critiquer la méthode, sans légitimer le principe même des sondages ? (Cf. Politique, Démocratie, Peuple, Vérité)

Politique (Sondages d’opinion) (3) : Plus fondamentalement, sous couvert, de «connaître l’opinion», les sondages d’opinion empêchent les opinions de s’exprimer. Ils orientent, formatent, dirigent, fabriquent un pseudo consentement et donc freinent les prises de conscience, les canalisent, les détournent. Ils empêchent de penser par soi-même. Ils nient et légitiment les contraintes idéologiques, économiques, politiques qui s’exercent sur chacun-e d’entre nous. Ils considèrent comme possibles, pensables de conférer un quelconque sens à l’addition d’unités désagrégées, juxtaposées, atomisées, puis ré-agrégées. Ils contraignent la pensée par le nombre. Ils sont l’un des principaux outils de la propagande politique. Ils habituent au suivisme, à la crédulité, aux questionnements justificateurs, aux mensonges fait vérités. Condamner les sondages d’opinion dans leur principe, pas dans leurs modalités d’application. (Cf. Politique, Démocratie, Peuple, Vérité)

Politique (Sondages d’opinion) (4) : Cf. Sénèque : «Ce sont les chemins les plus battus et les plus fréquentés qui trompent le mieux.» 99 (Cf. Démocratie, Moyenne)

Politique (Sondages d’opinion) (5) : Un préalable : la démocratie [directe], c’est donner son opinion sans médiation et sans qu’on vous la demande… Et après ?

Politique (Sport) : Provoque nécessairement - sauf magistrales défaites françaises - sourire contenu, entendu, détendu, mais ravi des journalistes dès lors, qu’après « la politique », ils/elles «passent au sport», censé être le sujet consensuel de nos sociétés. Chaque sourire de pseudo connivence avec le public cautionne toutes ces non-valeurs que sont, entre autres : le nationalisme, la violence, la force, la haine, la bêtise, le suivisme, le dopage, le masculinisme, la compétition, le règne de l'argent, le hasard, le truquage, la corruption…On a ajouté sans vergogne la religion à l’Euro de foot (juillet 2016)…

Politique (Tabous) : Affirmer vouloir «briser tous les tabous», c’est, sous couvert de subversion, légitimer, faute de la récuser, la barbarie passée, présente, future.

Politique (Terrorisme) (1) : Le seul fait d’employer ce mot déconsidère et / ou accuse la pensée, l’action de ceux / celles qui l’emploient, qui l’utilisent (consciemment ou non, cela n’a pas vraiment d’intérêt). Il est des termes qui du fait même de leurs immenses implications politiques ne peuvent se satisfaire de la moindre polysémie. Pour mémoire, entre autres multiples exemples, le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) est qualifié de terroriste par le Canada, l’Union Européenne, les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et bien sûr la Turquie…; Le Hamas est qualifié de terroriste par le Canada, les États-Unis, l’Union Européenne, et bien sûr Israël. (Novembre 2015) Historiquement la liste serait infinie : ont été qualifiés de «terroristes» : révolutionnaires, anarchistes, Contras du Nicaragua, Républicains espagnols, FFI et FTP, FLN et GIA Algérien, Tchétchènes pour Poutine qui leur a imposé Ramza Kadyrov, etc, etc…
- Quant à ceux qui vendent des armes et décident des guerres, ils ne sont pas qualifiés de tels.
Progressivement, le regard s’inverse, ou plutôt les non-dits deviennent de plus ou plus aveuglants… (Cf. Langage, Penser. Méthode, Politique. État)
* Ajout. 30 juillet 2016. Lu dans un article consacré au «climat de terreur» actuel imposé aux citoyen-nes Turques : […] «Tout individu émettant la moindre critique sur le processus de purge en cours ou se montrant réservé sur les méthodes employées est accusé de terrorisme.» 100

Politique (Terrorisme) (2) : Lu dans le Rapport de la CIA rendu public en décembre 2004, intitulé : Comment sera le monde en 2020 : «Le succès d’une campagne antiterroriste conduite par les États-Unis dépendra des capacités et de la résolution dont fera preuve chaque pays concerné pour lutter contre le terrorisme sur son propre sol.» La lutte actuelle qui nous est présentée comme censée avoir le terrorisme pour ennemi (novembre 2015) et le suivisme évoqué rend la situation internationale plus claire et jette un éclairage nécessaire sur le consensus international qui peu à peu unit les États pour imposer leurs politiques, non sans contradictions donc, mais, assurément, tous unis contre les peuples. 101

Politique (Terrorisme) (3) : Lu : «Deux Saoudiennes accusées d'être rentrées par la route dans le royaume au volant de leur voiture, et qui étaient détenues depuis début décembre, ont été renvoyées devant un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme.» 102 (Cf., Femmes, Liberté, État, Patriarcat, Violences contre les femmes)

Politique (Terrorisme) (4) : Toute critique occidentale - le monde dans lequel je vis - du «terrorisme»qui n’interroge pas d’abord et avant tout les responsabilités occidentales (historiques, religieuses, économiques, notamment colonialistes, militaires, notamment de soutien à Israël comme aux monarchies du Golf) doit s’interdire d’invoquer et la référence à la morale et la réal politique, sauf à ne pas voir plus loin qu’une échéance électorale.

Politique (Terrorisme) (5) : Une pétition initiée par Janet Wilkinson (sans date. Août 2015 ?) sur Change.org, est lancée pour proposer que le féminisme soit classé comme «groupe terroriste». Ne pas prendre cette initiative à la légère. (Cf. Être humain. Haine. du Féminisme. Féminisme)

Politique (Tolérance) : Michelet [1798-1874], auteur de : «La tolérance du mal, n’est ce pas le mal encore ?» 103 Vrai aussi pour «transparence», etc,…

Politique (Tout) (1) : Entendu et commenté par Tocqueville [1805-1859], pendant la révolution de 1848 : «Que voulez-vous, disait-on hier aux insurgés qui occupaient une barricade avant de les charger ? Ils ont répondu laconiquement : ‘Tout !’ Et c’est là le vrai.» 104 Belle philosophie dont les féministes, notamment…, feraient bien de s’inspirer. En en élargissant le contenu....

Politique (Tout) (2) : «Tout aujourd’hui, pas demain !» criaient aux ouvriers les gauchistes italiens aux portes des usines dans le film : La classe ouvrière va au paradis. 105 Toujours pertinent. (Cf. Culture. Cinéma)

Politique (Transcendance) : Un peu moins de transcendance et un peu plus de conscience au monde ne lui ferait pas de mal.

Politique (Transmettre) : Vouloir transmettre : une contradiction dans les termes ? Vouloir transmettre, n’est ce pas d’emblée briser le processus de transmission ? Vouloir transmettre, c’est se poser, seul-e, au centre. En pire : «faire de la pédagogie»? (Cf. Exemple, Penser. Pensée, Soi)

Politique (Transparence) (1) : [Après avoir vu Le grand bluff de Ronald Reagan]. Des documents légaux mais «faux» deviendraient «publics» : certes, une avancée, mais quelle est-elle ? Qui décide de leur publication ? Sur quels fondements ? Avec quelles garanties ? Avec quels recours ? Après quelles conséquences  ? Sur la base de quelles preuves serait-il possible de les juger ? Au prix de quelles corruptions du monde ? À quel coûts pour les personnes qui les dénoncent ? Mais surtout : comment faire en sorte que tant de documents «faux», mensongers, ne puissent être, si aisément et si souvent, rédigés et publiés. 106

Politique (Transparence) (2) : Je lis en 2016 : «Malgré ses promesses répétées, l’administration Obama s’est montrée largement incapable de dissiper l’opacité régnant autour des éliminations par drones de drones menées par les États-Unis selon un rapport d’un groupe de réflexion (Stimson Center) de Washington : «Il n’y a eu pratiquement aucun progrès pour améliorer la transparence sur ces frappes [...] L’administration ne fournit toujours aucune information qui permettrait d’avoir une vision d’ensemble sur le nombre de frappes dans tel ou tel pays, et sur leur bilan, y compris en ce qui concerne les victimes civiles, déplore le rapport. Résultat : il n’est pas possible de mesurer ‘la mesure de l’efficacité et de l’utilité’ de ces frappes. [...]» Il est ici clairement démontré que la demande de «transparence» non seulement le remet pas en cause les politiques critiquées, mais peut aussi être utilisée pour en améliorer l’efficacité. On apprend aussi incidemment qu’on ne connaît pas «les bases juridiques nationales et internationales permettant de justifier» (l’emploi des drones) ce que le rapport nomme des «homicides» et ce, après avoir évoqué des «éliminations.» 107 (Cf. Politique. Guerre. Drones)

Politique (Transparence) (3) : La demande de transparence se substitue à la lutte contre la corruption.

Politique (Transparence [toute relative du patrimoine des politiques]) : À cette évocation, panique à bord. Á la suite de la proposition de François Hollande, entendu (de la part des politiques) dans la seule journée du 9 avril 2013 : « Démagogie ; Populisme ; Voyeurisme ; Amateurisme ; Cafouillis ; Écran de fumée ; Contre-valeur ; À quoi ça sert ? ; Ces mesures existent déjà ; Qu’on prenne le temps ; Pas forcément la bonne solution ; On passera à côté de l’essentiel ; On tombe à côté [de ?] ; On mets les élu-es en pâture ; C’est une chasse aux élu-es ; Est-ce que cela aurait empêché M. Cahuzac de mentir ? Non ; Ce sont des choses qui ne sentent pas bon ; Cela provoquera la monté des extrêmes ; Il ne faut pas moraliser, ni sanctionner, mais contrôler ; Il faut refonder la politique autrement». Et enfin : «C’est un éloge de la pauvreté pour faire de la politique.»…
- Eh, oui, ces phrases définitives ont été prononcées par ceux /celles qui sont censé-es décider de notre vie et par les médias chargés de nous «informer». (Cf. Démocratie, État, Journaliste, Hollande (François), République, Tolérance)

Politique (Trop) : Entendu : «Aujourd’hui, il y a trop de tout». Ajout : «sauf de l’essentiel» ? À redéfinir par chacun-e. Et si l’on pensait plutôt aux conséquences politiques du constat aveuglant de cette réalité de notre monde et donc à l’aune de : le ‘trop’ d’une minorité n’est que le [presque] ‘rien’ de la majorité de la population mondiale, dont quelques millions en France ? La modification de l’angle de vue, en soi, vaut analyse politique. (Cf. «Sciences» humaines. Économie, Politique)

Politique (Trump Donald. Élection de) : Concernant l’Amérique qui a voté pour Donald Trump, l’analyse la plus éclairante ou novatrice que j’en ai lue l’est sous la plume de Simone Weil concernant l’Allemagne nationale-socialiste, au retour d’un séjour en Allemagne en 1933 : «[…] En réalité, ce qui les attire au mouvement national-socialiste, c’est […] qu’ils y sentent une force. Ils ne se rendent pas compte que cette force n’apparaît si puissante que parce qu’elle n’est pas leur force, parce qu’elle est la force de la classe dominante […] : et ils comptent sur cette force pour suppléer à leur propre faiblesse, et réaliser, ils ne savent comment leurs rêves confus.» 108
- Y compris, sinon en premier lieu, tenter de remettre l’ordre patriarcal, si déstabilisé de toutes parts, sur ses rails anciens.
- Analyse très largement généralisable, tous pays confondus…(À poursuivre..)

Politique (Universel) : Si la construction de «l’universel» est indissociable du patriarcat, revendiquer ‘l’accès’ des femmes à l’universel ne peut, conceptuellement, être juste. (Cf. Féminisme, Patriarcat)

Politique (Utilitarisme) : La plus évidente, sévère condamnation de l’utilitarisme (plus largement, de toute philosophie fondée sur l’intérêt individuel) : la vie des femmes sous le patriarcat ; et, au delà, celle de tous-tes les dominé-es. (Cf. Intérêt (Personnel)
* Ajout. 29 septembre 2015. Lu dans un texte stimulant, de 1934, de Simone Weil [1909-1943] : […] «Les moralistes vulgaires se plaignent que l’homme soit mené par son intérêt personnel ; plût au ciel qu’il en fût ainsi !» 109
* Ajout. 30 juillet 2016. La forte critique de Raymond Aron concernant l’analyse inappropriée de la France de l’avant guerre concernant la montée du nazisme allemand, à savoir : «sacrifier [ses ] intérêts à ses illusions» 110 a une pertinence et une portée infiniment plus larges…

Politique (Utopie (Crédible) : Et si des émotions pouvaient bouleverser une théorie ? Un viol, abattre un système ? Des exemples devenir contagieux à l’échelle du monde ? Des gestes, détruire une politique ? Des résistances, faire tomber un empire ? Des pensées, refonder le monde ? Afin que chaque vie soit transformée en autant d’œuvres, sans chefs ?

Politique (Valeur) (1) : Un jugement de valeur a la valeur de l’opinion de la personne qui le prononce. Avant de porter un jugement de valeur, définir les valeurs sur les fondements desquelles l’on juge. Sans oublier que « ce qui se paie n’a guère de valeur » 111, que les valeurs communément admises ne le sont que faute d’avoir été réfutées, et que critiquer, faire évoluer, bouleverser le concept de « valeur » est au cœur du Politique.

Politique (Valeur) (2) : La question n’est pas de faire référence à, de se légitimer par à une, à des valeur-s, mais de rechercher sur quels fondements peuvent s’articuler une, des hiérarchie-s de-s valeurs. (Cf. Femmes (Valeur), Inventer)

Politique (Valeur) (3) : Philippe Meyer, responsable de l’émission de France Culture, L’esprit public, concernant l’alliance électorale du PS avec les Vert-es, auteur de : «Ça ne valait rien ; ça ne pesait rien». 112

Politique (Vérité) (1) : L’exiger des politiques est absurde : c’est nier [l’existence de] l’État. (Cf. Penser. Politique (Mensonge))

Politique (Vérité) (2) : Toute prétention - de quiconque - de s’approcher de la (d’une) vérité, doit préalablement être précédée par l’affirmation, sans ambiguïté, du refus de tout lien pensable entre la (une) vérité (recherchée) et celle censée être, en tout impérialisme étatique, dite par « la justice ». Que ce lien ait pu même avoir été affirmé dépasse l’entendement. (Cf. Justice. Penser)

Politique (Vertu) (1) : Rendre à la ‘vertu’, sa vertu. Pour cela, contextualiser, fractionner, repenser, décanter, apurer. La polysémie du terme rend t-elle l’exercice impossible ? Sans doute et, pourtant, je ne me résigne pas à l’abandonner ; ce serait c’est sinon abandonner toute exercice d’exégèse, du moins en restreindre l’exercice et, à terme, faire disparaître l’idée dont le terme a été porteur et ce, sans être assuré-e qu’il sera remplacé. (Cf. Femmes (Vertu))

Politique (Vertu) (2) : Sade [1740-1814], auteur de : […] «Il est essentiel pour le maintien de l’équilibre qu’il y ait autant de bons que de méchants, et que, d’après cela, il devient égal au plan général que tel ou tel soit bon ou méchant de préférence ; que si le malheur persécute la vertu et que la prospérité accompagne presque toujours la vice, la chose étant égale au vu de la nature, il vaut infiniment mieux prendre le parti parmi les méchants qui prospèrent que parmi les vertueux qui périssent. […]» 113 Bien que fort clair, on lit cependant dans les notes de Michel Delon, lequel a publié les trois tomes des Oeuvres de Sade dans la Pléiade, une toute autre analyse : «Le principe sadien est qu’aucune vertu ne doit être épargnée par les soupçons.» 114

Politique (Vertu) (3) : Sans source : «Nos vertus sont souvent faites de la faiblesse de nos passions.»  115

Politique (Victimes. Paroles de) : Boualem Sansal, dans Le village de l’Allemand, après avoir écrit une lettre au ministre Algérien des Affaires étrangères, auteur de : «Il est trop tard, la lettre est partie, mais là, en relisant ma copie, je m’en veux, elle est conciliante. Parce que je m’adressai à un ministre, je me suis bêtement mis dans la peau du quémandeur, du faible qui fait montre de docilité, de patience, de sa compréhension citoyenne pour les Bonzen (autorités), pris par le temps, assaillis par les sollicitations et les obligations protocolaires. Je trouve humiliant que les victimes aient toujours à quémander, à supplier, à attendre. C’est insupportable. Quand viendra le moment de la relance, je m’exprimerai comme doit s’exprimer une victime : elle réclame, elle exige, ne tolère aucun atermoiement et refuse par avance toute langue de bois. Ces gens-là sont à notre service, pas l’inverse.» 116 Juste ; il importe maintenant de s’en persuader et d’agir en conséquence…

Politique (Violences) : Combien faut-il de siècles de violences subies et d’impuissances intériorisées, justifiées, pour se satisfaire de, se limiter à la destruction de symboles ? (Cf. Symboles)

Politique (Vengeance) : Pour en exclure la pensée, sur le sujet, se référer au texte du même nom de Robert Antelme [1917-1990], revenu de déportation. 117

II. Politique. Démocratie :

Politique (Démocratie) (1) : Aucune théorie politique au monde ne peut expliquer, ne peut justifier comment, dans la ‘démocratie’, le quotidien de 66 millions de Français-es - aux quels il faut ajouter les étrangers/ères, avec ou sans papiers - puisse dépendre des états d’âmes de Sarkozy, de Hollande et de tant d’autres. Invalide le concept lui-même. Universel. (Cf. Volonté générale, Hommes politiques. France. XXème siècle : Sarkozy (Nicolas), Hollande (François))

Politique (Démocratie) (2) : Avant toute initiative, questions à poser à la population concernée : De quoi avez vous besoin ? Ce qui vous est proposé correspond t-il à vos aspirations ? Quelle utilité personnelle, quelle utilité publique lui accordez-vous ? Qu’est ce qui vous ferait plaisir ? Quels rêves avez vous ? Comment aimeriez vous vivre mieux ? autrement ? Qu’est ce qui, dans votre vie, pourrait positivement être partagé par d’autres ? etc., etc.

Politique (Démocratie) (3) : Le 23 juin 2016, dans le cadre du vote du projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, l’Assemblée Nationale a rejeté, l’amendement N° 296 défendu par la députée écologiste Eva Sas qui concernait l’inéligibilité des élus condamnées pour violences, et notamment pour agressions sexuelles.
Nombre de député-es : 577. Nombre de votant-es :15. Pour l’adoption : 6. Contre l’adoption : 9 (essentiellement socialistes, dont Bruno Leroux, président du Groupe socialiste, écologiste et Républicain de l’Assemblée Nationale).
Il faut préciser que l’amendement présenté visait «à rendre obligatoire la peine complémentaire d’inéligibilité» en cas de condamnation pour violences. Obligatoire, «mais pas automatique», car il prévoyait ainsi de laisser au juge la possibilité de ne pas prononcer l’inéligibilité. 118
- Lorsque l’évidence est là, lorsqu’aucune analyse n’est nécessaire à sa compréhension, pourquoi continuer à discuter ? Pour penser les conditions nécessaires à la perpétuation des systèmes institutionnels de domination et continuer à s’interroger sur leurs pouvoirs qui se perpétuent envers et contre tout ? (Cf. Droit, Justice, Patriarcat, Violences)

Politique (Démocratie. AG quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, annuelle…) : L’AG (Assemblée générale) : pratique politique permettant utilement de repenser la critique de la démocratie dite représentative. Mais, qui décide de l’ordre du jour ? Et, en cas de vote, que fait la minorité ? Chercher ailleurs, d’autres alternatives ; chercher autrement, autre chose, sur d’autres fondements, avec d’autres projets, d’autres finalités…Sans pour autant l’abandonner…

Politique (Démocratie. Avortement. Femmes) : Lu sur un forum : «J’ai croisé une femme de 84 ans. Dans les années 50, elle a été accusée d’avoir avorté, et jugée, bien qu’il s’agisse d’une fausse couche provoquée par la misère et la fatigue. On lui a retiré sa carte d’électeur (déchue de ses droits civiques ?) qu’elle n’a jamais récupérée.» 119 D’autres exemples ? Celui-ci, en tout état de cause, enrichit la critique féministe du concept de «démocratie». (Cf. Démographie, Patriarcat)

Politique (Démocratie. Citoyen) : Le citoyen est nommé consommateur quand l’entreprise se nomme citoyenne. (Cf. Langage)

Politique (Démocratie. Citoyen (bon) : Article IV de la Déclaration des devoirs, incluse dans la Déclaration des droits et de devoirs de l’homme et du citoyen de la Constitution de l’an III (22 août 1795) : «Nul n’est bon citoyen, s’il n’est bon fils, bon père, bon frère, bon ami, bon époux». Ouvre de larges horizons sur la soi-disante séparation entre vie publique et vie privée.
- Que signifiait alors : «bon» est un autre sujet d’importance, toujours pas clarifié (Cf. Famille, Vie -dite-privée)

Politique (Démocratie. Crimes) : Démocratie, que de crimes commis en son nom ! ; que de terrorismes d’État légitimés ! …

Politique (Démocratie / Dictature) : [Et leurs entre-deux et leurs dépassements…] Dans les deux type de régimes politiques, le pouvoir confère le monopole de la force. (Cf. Politique. État)

Politique (Démocratie. Élections) (1) : Combats de coqs défendant leur pré carré : ce jugement, pour n’être ni neuf, ni original, n’en est pas pour autant un poncif dépassé. Si des femmes peuvent [devoir ?] sacrifier au rite, les hommes ont sur elles un net avantage historique.
- Pour exciter les coqs, les parieurs, le public et faire monter les enchères : la presse, les sondages, les médias… (Cf. Liberté (De la presse), Sondages d’opinion)

Politique (Démocratie. Élections) (2) : Le choix, lors d’une élection présidentielle, n’est pas entre deux hommes (ou femmes) mais entre deux tentatives pour s’approprier les pouvoirs politiques, régaliens, répressifs, juridiques, symboliques, économiques...qui sont (aussi) conférés à celui (celle) qui l’emporte. Les frustré-es et les cyniques l’emportent souvent. Jusqu’à quand ?
- Il me semble que l’on comprend mieux, dès lors, Berlusconi, Sarkozy, Erdogan, Poutine, etc..…

Politique (Démocratie. Élections) (3) : Analyse prémonitoire, écrite en 1990, de Cornelius Castoriadis [1922-1997] concernant Donald Trump : «Aujourd’hui le vote d’un grand financier comme M. Trump, vaut un million de fois plus que celui de l’Américain moyen120
- Question : Dès lors, logiquement, pourquoi en effet se contenter de valoir un million de fois moins qu’un électeur ‘moyen’? La présidence des USA en 2016 apparaît alors plus cohérente, voire logique.

Politique (Démocratie. Élections législatives. France) : [10 et 17 Juin 2012] : 155 femmes élues, 422 hommes élus, soit 26,86 % [Précédente Assemblée : 18,5 %].
- En France, en 2012, si l’on considère que la composition du Parlement est un critère valide, valable, signifiant, une femme - politiquement - vaut un peu plus du tiers d’un homme. (Cf. Femmes. Retraites)

Politique (Démocratie. Élections. Signification des) : [Le lendemain d’élections catastrophiques pour ‘la gauche’], en 2014, Najat Vallaud-Belkacem, porte parole du gouvernement, auteure de : «Il y a […] notamment le désir des électeurs d'avoir davantage de justice sociale dans le redressement que nous sommes en train d'opérer. Ce message est entendu. […] Nous en tirerons les conséquences le moment venu», a-t-elle ajouté. 121 Qu'ils - et elles - mangent de la brioche…

Politique (Démocratie. Europe) (1) : Concernant la Grèce, on lit : «Le programme d’assistance financière (de la Troïka) sera prolongé jusqu’au 30 juin (2015), mais seulement à condition qu’Athènes remédie aux dysfonctionnements de l’État grec et s’engage à ne pas dégrader ses comptes publics par des «mesures unilatérales». La démocratie, les élections, le «peuple»… : «des mesures unilatérales». Et demander de «remédier aux dysfonctionnement» de l’État : comment peut-on oser ? Et pourtant, tout continue comme si ces ignominies n’avaient pas été prononcées. 122

Politique (Démocratie. Europe) (2) : Ce n’est pas seulement la Grèce, Syriza, ses responsables qui sont humiliés, c’est moi, c’est nous tous, c’est nous toutes.
- L’incroyable mépris (sans évoquer ses absurdités, ses contradictions, ses mensonges, sa petitesse…) de la déclaration hier (29 juin 2015) de Jean Claude Juncker, président de la Commission Européenne (l’hommes des paradis fiscaux qui ose exiger du premier ministre Grec qu’il baisse les revenus des retraité-s Grec-ques), était une gifle qu’il adressait à chacun-e d’entre nous. Pour eux, le peuple n’existe tout simplement pas : c’est pourquoi, si un dirigeant ose parler au nom du peuple, mais surtout est légitime à la aire, alors il faut tirer à vu sur la cible [Yanis Varoufakis, ministre Grec des Finances, avant d’avoir été sacrifié pour le maintien du libéralisme européen, en étant devenu l’incarnation. Sa faiblesse ; il croyait à l’Europe…]. (Cf. Politique. Dignité, «Sciences» sociales. Économie. Grèce)

Politique (Démocratie. Europe) (3) : Pierre Moscovici, Commissaire européen à l’économie, lequel n’exclue pas de travailler pour une banque à la fin de son mandat, à la seule exception de «Goldman Sachs», auteur de : «C’est ça qu’il faut faire»…«L’éthique, c’est ce qui vous conduit vous même à plus de...»…«Mais il ne faut pas penser que la nature humaine n’est pas ce qu’elle est…»…«La vraie question, c’est ça…»…«Il faut une fermeté totale…»…«mes électeurs…»…«Quand la gauche est timide, elle recule…»… «On a besoin de plus d’intégration…»… «Je suis pour d’autres avancées…»…«les consommateurs…»…«le capital humain…»…«un socialiste qui n’est pas Européen, n’est pas un vrai socialiste»…«plus de compétitivité»…«Commençons par respecter les rites…»…«une pédagogie active…»…«On peut être rassurés par l’état des choses aujourd’hui…»…«On est arrivé à un point d‘équilibre…»…«Peu importe qui a raison ou tort..»…«Il faut écouter le peuple…»…«Il faut plus de globalité, plus de …»123

Politique (Démocratie. Génocide Rwandais) : [Entre autres crimes…] Nous, Français-es, auxquel-les personne n’a demandé leur avis, pouvons-nous ne pas nous considérer comme coupables des agissements des politiques français et de l’armée française au Rwanda ? Je ne sais. Sommes nous responsables - alors que nous n’avons pas voté pour eux - que d’autres que nous aient voté pour ceux et celles qui agissaient en notre nom ? Je ne sais répondre à ces questions.
- On peut inverser les termes : responsables et coupables, mais aussi les cumuler. Et / ou en chercher d’autres…

Politique (Démocratie. Mandat) : «Voilà le mandat que vous m’avez confié» : De quel droit un homme (François Hollande, en l’occurrence), au soir de son élection, se permet-il même l’hypothèse de re-définir la signification du vote de ceux et celles qui l’ont élu ?
* Ajout. 1er mai 2014. Cette re-définition était inscrite dans le processus même du vote. En effet, une fois les citoyen-nes ayant volontairement transféré leur responsabilité à la personne élue, ici au président de la République, celui-ci, le temps de son mandat, institutionnellement dégagé des liens de dépendance à leur égard, ne doit plus de compte à rendre qu’à la constitution. D’où, le sentiment d’impuissance radicale que nous ressentons ; d’ou cette sensation d’être piégé-es ; d’où cette colère focalisée sur la personne même des chefs d’État ; d’où cette crise de la démocratie, qui n’est plus que leurre, fiction, piège, trahisons, mensonges.
* Ajout. 6 mai 2014. Deux ans après son élection, le même François Hollande, auteur de : «À la fin de mon mandat, je veux répondre à la question : est-ce que j'ai tout fait pour faire avancer le pays ?» 124 Et nous, quand pourrons-nous parler, agir à sa place ? et au premier lieu, en préalable, dénoncer l’inanité de l’expression «faire avancer le pays», invention de son cru… (Hommes politiques. France. XXème siècle. Sarkozy Nicolas. Hollande François))

Politique (Démocratie. Mandat. Cumul) : La critique du cumul des mandats doit s’appliquer selon les fonctions, dans la durée et dans son usage. Plus globalement, un mandat quel qu’en soit sa nature, son origine, ne doit plus pouvoir être un prébende, si souvent transmissible comme un droit quasi héréditaire entre copain-es / coquin-es ; la question des fils, filles, amants, maitresses, et de tous les proches devant être traitée en elle-même. Mais cela est tout fait insuffisant : c’est l’ensemble des mécanismes de la démocratie dite représentative (qui ne l’est plus de rien, ni de personne) qu’il faut dénoncer et reconstruire en s’attaquant donc à son fondement, à son principe même : l’élection, et, a fortiori, au concept même de parti.
- Par ailleurs, sur quels fondements des parlementaires peuvent-ils s’affranchir, entre autres, de l’âge légal de départ à la retraite ; la loi doit être la même pour tous et toutes. C’est absurde, c’est injuste, c’est du gâchis : ça l’est pour tout le monde. Donc, tout revoir, tout repenser. (Cf. Politique. Constituante, Homme politique. France XX, XXIème siècle. Tibéri Jean)

Politique (Démocratie. Morale) : Si l’on juge «la politique», les hommes et les femmes qui l’incarnent, à l’aune de ses propres normes, de ses valeurs, de sa morale : le concept de «Politique» s’effondre. Comment le remplacer ? (Cf. Penser. Morale)

Politique (Démocratie. Modes de scrutin) : Les considérer comme «tous injustes» ne relèverait d’une analyse appropriée que s’il n’était pas préalablement précisé que c’est le concept même de «représentation» qui, en premier lieu, est «injuste».

Politique (Démocratie. Neill A.S.) : A. S Neill [1883-1976], auteur en 1915 de : «Il est étrange que ce que nous claironnons être la démocratie serve à favoriser l’avancement de brutes.» 125

Politique (Démocratie. Parti politique) (1) : Broyeur d’individualités et de pensées. Invivable pour toute féministe (pas uniquement !) un tant soit peu conséquente (vrai aussi concernant nombre d’associations).
- Par ailleurs, aucun changement politique ne peut avoir lieu dans le cadre actuel du quasi monopole dévolu aux partis politiques en matière d’expression politiquement incarnée.
- Tout changement de régime nécessite donc (entre autres…) la suppression de l’article 4 de la constitution de la Vème république : les liens entre «les partis et groupements (?) politiques» et «la souveraineté nationale et la démocratie» doivent être brisés.

Politique (Démocratie. Parti politique) (2) : Jean François Copé, président de l’UMP, en mars 2014, auteur de : «J’ai investi des candidats dans toute la France.» 126 Et si les responsables des partis politiques réfléchissaient à la signification de ce qu’ils disent, que se passerait-il ? (Cf. Politique. Constitution)

Politique (Démocratie. Patriarcat. Asquith Lord) (1) : Concernant son refus du vote des femmes anglaises, Lord Asquith, en 1906, alors chancelier de l’Echiquier, puis Premier Ministre de 1908 à 1916, auteur de : «Je serais prêt à retirer mon opposition […] le moment où je serais convaincu de deux choses, d’abord que la majorité des femmes désirent le vote parlementaire et ensuite que le fait de le leur donner ce vote soit avantageux pour leur sexe, comme pour la communauté entière». 127 Même question aux hommes ? Facile…(Cf. Féminisme. Antiféminisme. Patriarcat)

Politique (Démocratie. Patriarcat. Brion Hélène) : Voici le début de la déclaration d’Hélène Brion [1882-1962] au Conseil de Guerre, le 29 mars 1919, qui la condamna à 3 ans de prison sous le chef d’inculpation de «propagande défaitiste»] : «Je comparais ici comme inculpée de délit politique : or je suis dépouillée de tous droits politiques. Parce que femme, je suis classée de plano (de plein droit), par les lois de mon pays, inférieure de beaucoup à tous les hommes de France et des colonies. Malgré l’intelligence qui m’a été officiellement reconnue depuis peu ; malgré les brevets et diplômes qui m’avaient été octroyés longtemps avant, je ne suis pas devant la loi l’égale d’un nègre illettré de la Guadeloupe ou de la Côte d’Ivoire. Car lui peut participer par le bulletin de vote à la direction des affaires de notre commun pays, et moi, je ne le puis pas. Je suis hors la loi128 (Cf. Droit, Justice, Féminisme, Patriarcat)

Politique (Démocratie. Peuple) (1) : L’expression directe de «la parole du peuple» (à l’exception rare de l’hypothèse de référendum sur des questions choisies, imposées par le pouvoir) : une hypothèse largement oubliée des tenant-es de « la démocratie » dite représentative. Et les tentatives pour tenter de relier les diverses composantes du « peuple » ont toutes été vouées à l’échec.

Politique (Démocratie. Peuple) (2) : Avant de critiquer, ce qui est fort à la mode, «les populistes», encore faut-il préalablement clarifier le terme de «peuple». Mais l’on risque fort découvrir qu’il n’était qu’un simple artifice, un signifiant politique relevant de l’émotion de circonstances, une fiction. Dès lors, si le terme de «populisme» est instrumentalisé au gré des intérêts de ceux /celles qui l’emploient, c’est parce que celui de «peuple» l’est tout autant. Et l’avait été bien avant lui. 129

Politique (Démocratie. Peuple) (3) : Termes (relevés au gré de lectures, d’écoutes) ayant fait, faisant fonction du mot «peuple» : «la plèbe» (Rome), «les partageux» (A. Soboul), les humbles, les vilains, «le Souverain» (Rousseau), le corps social, les électeurs du Tiers État, le Tiers État, «mes peuples» (Louis XVI, le 23 juin 1789), «cette masse imposante sans laquelle vous ne seriez que des individus», «la source de tous les pouvoirs que lui seul peut déléguer» (Mirabeau) 130, la «classe vile et méprisable [distincte du «Tiers État»]» (Sade) 131 ; la «nation» (les révolutionnaires), les «sujets», la «foule», les «citoyens», le «mouvement populaire», la «populace» (Rivarol, Marat), les «forces populaces égarées» (Jaurès) 132, les «masses» (Kropotkine), les masses [exploitées], [laborieuses], [populaires], les «larges masses» (les Maos), les «gens du peuple», les «petites gens» et le «populo» (Francis Carco), le «petit peuple» (Aimé Césaire), la «population» [laborieuse], les «classes populaires» (Fondation Terra Nova. 2011), les «basses classes», «les classes inférieures» (François Furet), la «canaille» (Lucien Rebatet), «la vile multitude» (Thiers), le «bas peuple» (Vauban), la «multitude» (Baudelaire), la «lie du peuple» (Lesage), les «déshérités» (Louise Michel), les ouvriers, les «prolétaires» (le PC), la «classe ouvrière» (le PC), les «travailleurs» (idem), les «révoltés» (Sándor Márai), les manifestants, la «société civile» (Michel Rocard), les «couches inférieures de la société» (Raymond Aron), l’«immense majorité», les «classes populaires, les classes défavorisées, les classes exploitées, les classes travailleuses, les masses» (Jean-Paul Sartre) 133, les «gueux» (Laurent Cordonnier) 134, le «social» (Jacques Delors), «un peu de social» 135, les «classes moyennes» (pour libéraux qui ont considéré le disparition de la classe ouvrière comme acquise), la bourgeoisie (les marxistes), les «sondés» (les sondeurs), «le terrain» (les sociologues), la «gauche» (la gauche), «les populations» (les démographes) 136, «le tout-venant» (un publicitaire), la «France d’en bas» (France Culture), «le grand public» (un commerçant), les «forces populaires» (UNFP Marocain), «le bas de l’échelle» (un économiste libéral), «les petites gens» (un financier), l’électorat, le «corps électoral» (pour les sociologues dits électoraux de Sciences-Po), «les gueules cassées de la guerre économique» (Médias. 2015), «la rue» (très à la mode) 137, «les hommes et les femmes de la rue» (un journaliste) ; «les engloutis de l’avenir» (Patrick Laupin) 138, «les gens» (tout le monde), «la masse» (France Culture), «le matériau humain» (Alexandre Zinoviev), «les plus faibles» (Thierry Pech), «les ploucs» (Sarkozy), «les populations» (Nathalie Loison, Directrice de l’ENA) 139, «les foules» (François Bujon de l’Estang),
Sans oublier «mon peuple» (Hitler), à comparer avec les innombrables «notre peuple», ni avec : «mes peuples» (Discours de Louis XVI le 23 juin 1789). Le tout, au masculin…
- Antonymes : la noblesse, l’aristocratie, les classes privilégiées, les classes dominantes, les élites…
- Leur nombre, la diversité, l’hétérogénéité si aisément lisibles suffisent à condamner la réalité de la démocratie - censée, fondée (a minima) sur le «peuple».
- Et c’est dans la confusion de ce terme, aux innombrables significations donc, que quotidiennement le terme de «populisme» dont il est censé être l’incarnation, nous est répété, imposé, asséné, prescrit, comme relevant de l’évidence.
A l’instar de celui de «terrorisme», entre tant d’autres… (Cf. Politique. Terrorisme)

Politique (Démocratie. Peuple) (4) : À la lecture du livre Politique constitutionnelle de Benjamin Constant [1767-1830], dont le chapitre I s’intitule : «De la souveraineté du peuple», je comprends soudainement le pourquoi de cette confusion linguistique : le terme de peuple ne peut être défini, sauf à faire voler en éclats les concepts de «souveraineté», de «volonté générale», de «liberté», de «citoyenneté». Prosaïquement, si le peuple était réellement souverain, les député-es seraient des usurpateurs-trices. On peut y lire notamment cette pertinente analyse : «[…] Rousseau lui-même a été effrayé […] ; frappé de terreur à l’aspect de l’immensité du pouvoir social qu’il venait de créer, il n’a su dans quelles mains déposer ce pouvoir monstrueux, et n’a trouvé de préservatif contre le danger inséparable d’une pareille souveraineté, qu’un expédient qui en rendit l’exercice impossible. Il a déclaré que la souveraineté ne pouvait être ni aliénée, ni déléguée, ni représentée. C’était déclarer en d’autres termes qu’elle en pouvait être exercée ; c’était anéantir de fait le principe qu’il venait de proclamer. […]» Lire la suite…140

Politique (Démocratie. Peuple) (5) : Une réflexion après la lecture du slogan visible sur le Reichstag «Dem Deutschen Volke» («Au peuple allemand») : toute référence, quelque soit la nature du régime politique, au «peuple» dès lors qu’elle est inscrite au sein des frontières d’un État est nécessairement nationaliste. Et, à ce titre, à dénoncer.

Politique (Démocratie. Peuple) (6) : Par delà le monde, résonne depuis « la crise » de 2008, partout ce slogan : «Nous sommes les 99 %». Et notre monde - actuellement en réalité, celui de ceux et celles qui ne vivent que de notre écrasement et, qui plus est, celui qu’ils /elles veulent nous faire accepter comme étant le nôtre - continue de fonctionner comme si ce slogan ne bouleversait pas, le terme étant faible, comme s’il n’explosait pas toutes, absolument toutes, les catégories politiques, philosophiques, économiques, mentales, psychiques.
* On lit ceci sur Wikipédia à : «Nous sommes les 99 %» (décembre 2014) : «Les critiques et les observateurs disent que le slogan est une référence aux inégalités économiques et démocratiques entre les élites et le reste des citoyens des États-Unis.» : Incessante réécriture de la réalité du monde pour détourner le signification des termes lorsqu’ils sont dangereux pour l’ordre social, politique, économique….
* Ajout. 19 janvier 2015. Selon Oxfam : «Les 1 % les plus riches, toujours plus riches.»  141

Politique (Démocratie. Peuple) (7) : Les gouvernants ne méprisent pas le peuple ; ils gèrent une abstraction. Au mieux…

Politique (Démocratie. Peuple) (8) : Alexandre Zinoviev [1922-2006], dans L’avenir radieux (un livre politique qui fourmille d’idées) définit le «peuple [russe]» comme «une matière première». Reprend-il cette expression à son compte ? 142 (Cf. Politique. Démocratie. Zinoviev Alexandre)

Politique (Démocratie. Peuple) (9) : Astophle de Custine (Marquis de) [1790-1857], auteur de :
- «La cause de presque tous les préjugés qui s’accréditent contre ou pour les peuples, c’est que l’on confond les nations avec leurs gouvernements !» ;
- «Le grand art du gouvernement consiste à faire disparaître les individus pour ne montrer que les lois en persuadant aux peuples qu’elles régissent même ceux qui règnent sur eux. » 143
- Aurait pu être écrit par un-e anarchiste….

Politique (Démocratie. Référence à la) : Comment peut-on encore, sans distanciation analytique critique, employer positivement ce terme qui a légitimé, qui légitime encore tant de crimes, de déshonneurs, d’injustices, de guerres ? Combien de régimes dits « démocratiques » ont-ils tiré sur « le peuple », ou du moins sur certaines de ses fractions ? Combien ont ils colonisé, dominé, exploité, tué, étouffé, réduit au silence, torturé…?
- Critique valable pour l’ensemble du vocabulaire politique.

Politique (Démocratie. Relativité, Historicité) : La meilleure preuve de la relativité historique du concept de démocratie : un-e américai-ne noir-e [concrètement un être humain dont les liens avec le système esclavagiste était visible sur sa peau] était considéré comme criminel-le, comme devant être combattu-e par l’État américain, et si souvent dès lors, entre autres, assassiné-e par le Klu Klux Klan, dès lors qu’il-elle avait l’extrême courage de vouloir - simplement - s’inscrire sur les listes électorales. (A reprendre ?)

Politique (Démocratie. Sans voix) : Écouter, interroger, interpréter les multiples voix qui nous transmises comme étouffements de celles des sans voix.

Politique (Démocratie. Slogan) : Slogan lu lors de la manifestation contre la loi El Khomri, le 9 mars 2016 : «Démocratie : Publicité mensongère» (Cf. «Sciences» sociales. Économie. Publicité)

Politique (Démocratie. Social-démocratie) : L’échec patent de la social-démocratie : l’impossibilité d’une critique politique institutionnelle du capitalisme.
- Et/ou : L’échec de la social-démocratie : l’expression de l’impossibilité d’une réforme du capitalisme. (Cf. Féminisme d’État)

Politique (Démocratie. Suffrage universel) : Question (‘naïve’ : Pourquoi, s’il s’agit d’une valeur qui nous présentée comme universelle, ne s’applique t-elle pas hors du champ politique : au hasard : dans la famille ? l’entreprise ? les syndicats ? les syndics d’immeuble ? la police ? les associations? au FMI ? dans l’Union européenne…?

Politique (Démocratie. Suffrage universel. Critique anarchiste du) : Kropotkine [1842-1921], concernant le suffrage universel, autour de 1880, auteur de : «Excellent instrument pour résoudre de manière pacifique les querelles entre gouvernants - de quelle utilité peut-il être pour les gouvernés ? L’histoire du suffrage universel [masculin] 144 n’est-elle pas là pour le dire ? Tant que la bourgeoisie a craint que le suffrage universel ne devint entre les mains du peuple une arme qui pût être détournée contre les privilégiés, elle l’a combattue avec acharnement. Mais le jour où il lui a été prouvé, en 1848, que le suffrage universel n’est pas à craindre, et qu’au contraire, on mène très bien un peuple à la baguette avec le suffrage universel, elle l’a accepté d’emblée. Maintenant, c’est la bourgeoisie elle-même qui s’en est fait le défenseur, parce qu’elle comprend que c’est une arme, excellente pour maintenir sa domination, mais absolument impuissante contre les privilèges de la bourgeoisie.» 145 Indépassé ? Mais il manquait à Kropotkine la critique du terme de «peuple» et l’intégration d’une analyse féministe.

Politique (Démocratie. Suffrage universel. Parlement européen) : Nicole Fontaine qui fut présidente du Parlement Européen de 1999 à 2002 débute le livre qu’elle consacre à cette expérience ainsi : «La vie vient de me donner la chance exceptionnelle de présider le Parlement européen», qu’elle qualifie - phrase suivante - de «plus grand parlement démocratique du monde».
Sept pages plus loin, elle écrit : «Perçu comme une assemblée lointaine, sans pouvoir réel, le Parlement européen a constamment été utilisé par les dirigeants politiques français de tous les partis comme un cimetière d’éléphants, le refuge des recalés d’un scrutin national, ou la pépinière de jeunes pousses envoyés pour y rester… le moins longtemps possible. Et c’est ainsi que les collèges parlementaires des autres États de l’Union y ont vu, ébahis, défiler, la quasi totalité des personnalités françaises. Les plus prestigieuses ne restèrent que quelques mois, les têtes de listes donnant souvent le premier signal du départ, quand elles ne l’annonçaient pas avant le scrutin lui-même.» 146 (Cf. Femme. Politique. France)

Politique (Démocratie. Sujet) : La question de l’être humain singulier est l’angle mort de «la démocratie». Et c’est sur cet angle mort que nous fut imposé le donc, nécessairement faux, concept de «droit de l’homme». (Êtres humains, Droit de l’homme)

Politique (Démocratie. Theilhard de Chardin Pierre) : Pierre Theilhard de Chardin, Jésuite, membre de l’Académie des Sciences, Directeur de recherches au CNRS, [1881-1955] dans une lettre dressée à sa cousine, Marguerite Teillard, auteur, le 8 septembre 1918, de : «J’ai beaucoup admiré la vue du château que tu m’as envoyée. Elle m’est apparue comme la fière affirmation de cette nécessité d’une ‘élite’, qui est, je crois, une des plus décisives et définitives acquisitions de mon expérience en ces dernières années. Ces tours orgueilleusement posées sur le roc, au dessus du torrent, nul n’a pu les imaginer et les construire, sinon une race, forte et consciente d’avoir dépassé les autres. Toute la difficulté (et le secret) de la vraie démocratie est de favoriser le renouvellement, et le recrutement et l’accession aussi universelle que possible de tous, à l’élite. Mais, en soi, la masse est profondément inférieure et haïssable. Ne trouves-tu pas ? » 147 (Cf. Hommes «Intellectuels ». France, Politique. Élite, Guerre. Theilhard de Chardin Pierre)

Politique (Démocratie. Vérité) : Nicolás Gómez Dávila [1913-1994], philosophe qualifié de ‘réactionnaire’ Colombien, auteur de : «Aussi longtemps qu’on ne le prend pas au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans une démocratie.» 148 Incisif. (Cf. Vérité)

Politique (Démocratie. Volonté générale) : Que celles - et ceux - qui pensent que ce vocable, peu ou prou, les concerne lèvent la main. Effet quasi nul garanti. L’«effet magnétique» de l’expression 149 s’est épuisé : la fiction apparaît au grand jour. L’obéissance à la loi, censée être «l’expression de la volonté générale », apparaît dès lors comme un leurre et se mue en norme illégitime. (Cf. Loi)

Politique (Démocratie. Vote) (1) : Peut-on imaginer un acte de transfert conscient de sa responsabilité, plus irresponsable ? Et ce alors qu’il est présenté comme étant censé incarner la responsabilité suprême du citoyen-ne. 150 (Cf. Politique. Suffrage)

Politique (Démocratie. Vote) (2) : Voter, c’est cautionner.

Politique (Démocratie. Vote des femmes) (1) : Charles de Gaulle [1890-1970], auteur - sans vergogne - de : «J'ai accordé le droit de vote aux femmes.» 151
* En sus, sur le sujet, ses deux seuls commentaires dans ses Mémoires (un grand livre) sont les suivants :
- […] «En outre, le droit de vote et d’éligibilité étaient attribuées aux femmes. L’ordonnance du 21 avril 1944, en réalisant cette vaste réforme, mettait un terme à des controverses qui duraient depuis cinquante ans
- «Des cinq millions d’abstentionnistes (aux élections du 21 octobre 1945), la plupart étaient des femmes qui évitaient les formalités dont elles n’avaient pas l’habitude.» 152 C’est tout. (Cf. Femmes. Dénis de l’histoire des femmes et du féminisme), Homme. Cassin René)

Politique (Démocratie. Vote des femmes) (2) : En lisant «l’ordonnance du 21 avril 1944 portant organisation des pouvoirs publics en France après la Libération» émanant du Comité français de Libération Nationale 153, on découvre que la phrase «Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes» n’est inscrite que dans l’article 17 du titre IV intitulé : «Élections» (le texte comportant VI titres et 33 articles). 154
- Révèle la fiction juridique du concept d’égalité dans les Constitutions et de leurs Préambules.

Politique (Démocratie. Vote des femmes) (3) : Pierre Viansson-Ponté [1920-1979], auteur, dans Le Monde du 12-13 mai 1974 de : «(Le résultat des élections,) on sait très bien à qui l’imputer, on sait parfaitement qui en est responsable. […] Sans le vote des femmes, et particulièrement des femmes âgées et disposant de très maigres ressources, la gauche serait parvenue au pouvoir en France depuis longtemps. Alors, que faire ? On ne peut quand même pas proposer de leur retirer le droit de vote, d’en priver les célibataires ou veuves de plus de 65 ans ?» 155 (Cf. Hommes. Intellectuels. France. XXème siècle, Féminisme. Antiféminisme)

Politique (Démocratie. Weil Simone) : Simone Weil [1909-1943], auteure de : «La soumission du plus grand nombre au plus petit, ce fait fondamental de toute organisation sociale, n’a pas fini d’étonner tous ceux (et celles) qui réfléchissent un peu.» 156
- Ce simple constat ouvre infiniment plus d’horizons en matière de réflexions politiques que les catégories classiques, depuis Platon et Montesquieu, du droit constitutionnel, en réalité du droit de l’État. (Cf. Droit, État)

Politique (Démocratie. Zinoviev Alexandre) : Alexandre Zinoviev [1922-2006], auteur de : «Notre époque n'est pas que post-communiste, elle est aussi post-démocratique. Nous assistons aujourd'hui à l'instauration du totalitarisme démocratique ou, si vous préférez, de la démocratie totalitaire.» 157

III. Politique. Égalité :

Politique (Égalité) (1) : «Ceux-là sont égaux qui peuvent choses égales.» 158 Analyse - de bon sens - toujours valable. Appliquée aux relations hommes /femmes, rafraîchirait la pensée féministe, en en évacuant le faux concept d’égalité, lequel nie l’existence même du patriarcat en tant que système de domination.
- Par analogie (pour éclairer l’angle de l’analyse) : qui pourrait tout à la fois dénoncer le capitalisme et concomitamment évoquer l’égalité (même à revendiquer) entre l’ouvrier/ère et le patron ; l’esclavagisme et l’égalité entre l’esclave et son propriétaire ; le /la colonisé-e et l’égalité avec le /la colonisateur-trice ; le/la personne de peau noire en Afrique du Sud et l’égalité avec le personne de peau blanche sous l’apartheid
- Le terme même d’égalité est donc incompatible avec une pensée féministe, laquelle suppose a minima de reconnaître qu’il existe un système patriarcal qui explique, qui justifie, qui met notamment, depuis des siècles, en œuvre la domination des hommes sur les femmes.
- Revendiquer pour les femmes l’égalité avec les hommes - outre l’absurde d’une telle demande - c’est s’interdire de penser et donc de contester les rapports de domination / de pouvoirs patriarcaux ; c’est donc en légitimer les fondements.
- Pour démontrer l’inanité de cette revendication, s’interroger sur les raisons pour lesquelles on n’évoqua pas ou si peu, en regard, l’égalité entre femmes, l’égalité entre hommes…
- Qui ne voit que l’égalité signifie tout aussi bien l’aggravation de l’oppression pesant également sur tous et toutes ?
- Qui ne voit que l’égalité, c’est aussi bien, non pas relever vers «le haut» ( ?) ce qui est bloqué «en bas» (?), mais aussi empêcher que personne ne s’élève plus «haut» ?
- Qui ne voit qu’il existe une égalité dans l’égoïsme, dans la bassesse, dans la médiocrité, dans l’absurde, dans la pauvreté, sous la férule d’un dictateur, etc..?
- Écrire ceci ne signifie pas que la pensée [féministe] ne se soit pas aussi construite en se référant à l’égalité …ce qui ne légitime pas pour autant son bien fondé analytique. (Cf. Patriarcat)

Politique (Égalité) (2) : Revendiquer l’égalité (entre hommes et femmes…) dans un monde patriarcal, pas même nommé, pas même énoncé, pas même pris en compte, pas même analysé - lequel ne cesse de produire, de par sa propre logique, de l’inégalité - c’est éternellement pousser le rocher de Sisyphe. Avec quelques rares retombées de cailloux, soit tombés du sommet, par inadvertance, soit du fait que le rocher ait été creusé à sa base) à force de retomber…

Politique (Égalité) (3) : Les hommes ne sont pas plus égaux entre eux que les femmes ne seraient égales entre elles ; comparer les hommes et les femmes est absurde.

Politique (Égalité) (4) : Enfermer les femmes dans la revendication d’égalité, c’est les y faire singulièrement disparaître.

Politique (Égalité) (5) : Refuser de «déduire», comme l’exprime Cornelius Castoriadis [1922-1997], «l’égalité» [comme «la liberté» et autres ‘concepts’] «de considérations métaphysiques, théologiques, naturelles ou rationnelles» et les considérer comme «des significations imaginaires sociales et d’idées qui incarnent un vouloir concernant une société» 159 est une prise de position fondamentale.
Cette analyse si éclairante 160 en effet permet tout à la fois de comprendre la force politique du terme, l’impossibilité de le mettre en œuvre juridiquement et l’instrumentalisation qui peut si aisément en être faite.
- Dans le même sens, cette analyse, elle aussi applicable au concept d’égalité, d’Alexandre Zinoviev [1922-2006] qui se posait la question : «La société du communisme accompli peut-il devenir une réalité ?» Il y répondait ainsi : «Cela dépend essentiellement de l’interprétation des prophéties, ce qui est une prérogative de l’idéologie.» 161 (Poursuivre)

Politique (Égalité) (6) : Si l’égalité est un point de départ, elle ne peut être un point d’arrivée. Et réciproquement.

Politique (Égalité. Burke Edmund) : Edmund Burke [1729-1797], auteur de : «Il est peu sage de discréditer l’autorité d’un exemple que l’on se propose d’imiter.» 162 Bien qu’ambigu, éclairant... de…?

Politique (Égalité. D’Ormesson Jean) : J’entends, le 4 janvier 2015, Jean d’Ormesson raconter pour la nième fois sa ‘blague’ concernant les conséquences de l’entrée de Marguerite Yourcenar à l’Académie française : Il y aura deux toilettes : «Messieurs» et «Marguerite Yourcenar». (Cf. Féministe. Humour, Sexe-s […])

Politique (Égalité. Zana Leyla) : Leyla Zana, femme politique Kurde, auteure de : «Je voulais être considérée comme un être humain à part entière, m’exprimer sur un pied d’égalité avec les hommes.»  163 Si cette aspiration de Leyla Zana, alors emprisonnée, notamment pour ses engagements kurdes, ne peut être, rapportée à elle, invalidée, on ne doit pas pour autant invalider les questions que l’on peut aujourd’hui poser : comment une (seule) femme pourrait-elle revendiquer l’égalité avec (tous) «les hommes» ? Comment ne pas voir que l’emploi de l’expression «sur un pied d’égalité» est une dénégation de toute idée même d’égalité ? Comment en revendiquant d’«être considérée comme un être humain» ne pas voir que l’emploi du terme «considérée» détruit le concept même d’être humain, conçu en soi ? Comment ne pas voir qu’évoquer «un être humain à part entière», légitime une fâcheuse limitation ? Comment ne pas penser que faire référence à (la seule) «expr[ession]» (de soi), c’est entériner que d’autres puissent ne pas être considérée à cette aune ? ; Comment en partant de soi, ne pas risquer de légitimer que d’autres êtres humains puissent ne pas être traitée comme soi ? ; Comment dès lors, cette même revendication ne serait-elle pas antinomique avec celle d‘une référence à l’ «égalité» ? 

Politique (Égalité des chances) : De la pénétration du libéralisme économique dans la philosophie du droit : on est passé, en quelques dizaines d’années, à «l’égalité des droits» puis à «l’égalité des chances», pour enfin lire qu’il faudrait «donner des chances à l’égalité». Auparavant, on avait repris la distinction pseudo (? ) marxiste de «liberté réelle» et «liberté formelle», muée en «égalité en droit» qui fallait faire advenir en «égalité de fait, réelle». Que d’inanités…

Politique (Égalité. Inanité) : Une manifestation de l’inanité du pseudo concept. Le 31 décembre 2014, le gouvernement a publié au Journal Officiel deux décrets portant réforme du congé parental, pris à 97 (96 ?) % par les femmes 164. Sans reprendre les innombrables critiques de cette décision, indéfendable, sauf du point de vue des finances publiques (cette mesure devrait rapporter 290 millions d’euros à l’État), c’est au nom de l’égalité hommes / femmes, qu’il a été justifié. Le seul fait que cet argument ait pu, en l’occurrence, avoir été invoqué, devrait à tout jamais interdire l’emploi de ce terme d’égalité en tant que fondement des politiques publiques.

Politique (Égalité. Lang Jack) : Jack Lang, auteur de : «[…] La notion d’équité, telle qu’elle est conçue par les Iraniens (pour la préparation de la Conférence de l‘ONU Pékin de 1995] est une notion subjective et relative qui permet à un État d’appliquer aux femmes un régime dérogatoire et de miner l’égalité jusqu’à l’annihiler. L’équité sert ici de déguisement à l’injustice - et pour tout dire, à l’iniquité. C’est la porte ouverte à la discrimination. Les rapports entre les hommes et les femmes n’ont pas à être «équitables» mais tout simplement égaux.»
- Cette prise de position est suivie, onze lignes plus loin, par : «Il va de soi que le primat qui doit être reconnu - s’agissant de l’émancipation des femmes - au principe de l’égalité sur le concept d’équité n’implique nullement, à mes yeux, le rejet total de cette dernière notion, si importante en droit international comme dans certaines philosophies politiques progressistes - je pense en particulier à l’œuvre de John Rawles.» 165
- On peut noter que, dans les onze lignes séparant ses deux prises de position dont il est difficile de ne pas dénoncer la contradiction, Jack Lang avait vanté Hélène Gisserot qui «connaît le sens des mots et ce qu’ils peuvent receler de duplicité et d’ambiguïté.» On ne saurait, le concernant, mieux exprimer la critique.

Politique (Égalité. «Nous ne demandons pas la lune. Nous exigeons juste l‘égalité») : Deux commentaires de la pétition féministe parue, sous ce titre, dans Libération : 4 avril 2011, 7h 07: «[…] Le texte est beaucoup trop mou. La comparaison avec l'original est douteuse. Aucune audace, aucune vérité crue, que du consensuel. Le patriarcat a besoin de grands coups de pied dans la gueule, pas d'un tract gentillet qui sera oublié dans deux jours.» Suivi à 9 h 05 de : «Je partage votre avis
- Me concernant, je ne peux que dire ma tristesse et ma colère à la lecture de ce texte signé par celles que Libération ose, par ailleurs, ignoblement, qualifier de «343 salopes».
- J’ai eu, un moment, le sentiment de lire l’échec des féministes de ma génération : tout ça ! (ces livres, ces revues, ces séminaires, ces thèses, ces combats, ces bagarres, ces débats, ces pétitions, ces grèves, ces luttes, ces procès, ces manifestations, ces associations féministes, ces avancées, ces reculs, etc., etc.) pour en arriver là !
- Sans évoquer la gifle donnée à «la parité» ou plutôt la révélation patente de ce qu’elle n’était en elle-même qu’un faux concept…
- N’importe quelle discussion d’une heure entre amies réfléchissant un tant soit peu eut été plus pertinente.
- Et si chacun-e reprenait comme devant être au cœur d’une véritable pensée, d’une véritable politique féministe tous les non dits de ce texte politiquement si faible, signé pourtant par tant de femmes remarquables? 166
- J’oubliais : ce texte ressemble étrangement aux «Positions et propositions socialistes pour l’égalité femmes - hommes, Levier (c’est nouveau, ça vient de sortir (! ) de l’émancipation individuelle et du progrès collectif» du PS présentées le 8 mars 2011 : texte non moins critiquable, pour ne pas dire scandaleux.
- Pourquoi les femmes continuent-elles à voter pour des partis qui défendent si peu leurs simples intérêts de femmes ? (Cf. Féminisme, Politique. Élections. Parité)

Politique (Égalité. Revendiquer) : Revendiquer l’égalité, c’est conforter la norme qui a produit l’inégalité ; c’est donc cautionner toutes les injustices inhérentes aux rapports [patriarcaux] de domination qui seuls les expliquent et les justifient.

Politique (Égalité. Salaires / Hommes/femmes) (1) : Évoquer l’hypothèse de sa réalisation, même à un siècle, ne peut que susciter, dorénavant, au seul constat des initiatives censées y parvenir et de leurs résultats, le sentiment que l’on considère les femmes comme des imbéciles. Des hommes et des femmes politiques ne cessent pas, pour autant, de revendiquer, sans plus de diagnostic ni d’analyse, le vote d’une énième loi.
- L’absence de critiques féministes de la première loi Roudy (n° 83-635 du 13 juillet 1983) a pesé lourd en matière de blocage de la réflexion.
- Vu les résultats en matière d’égalisation des salaires des femmes par rapport à ceux des hommes, le moyen le plus efficace ne serait-il pas de demander la diminution du salaire (moyen) des hommes au niveau de celui (moyen) des femmes, tous et toutes confondu-es : la violence prévisible et, bien sûr, justifiée des réactions aurait l’avantage de contribuer à contraindre à abandonner ce faux concept d’égalité. Mais n’est ce pas dores et déjà, plus ou moins, la réalité ?

Politique (Égalité. Salaires / Hommes/femmes) (2) : Et si, au lieu et place de ces innombrables statistiques sorties d’on ne sait où, et ne signifiant rien, on comparait, entreprise par entreprise, en fonction de niveaux hiérarchiques, le type, le niveau de diplômes, pour les femmes et pour les hommes ? Ainsi, pour en mieux saisir l’intérêt, en Algérie, une enquête [2011] révèle que 44,4% des femmes salariées avaient un niveau universitaire, contre 10,70% seulement pour les hommes. 167 Puis, ceci clarifié, il faudrait comparer, précisément, en tentant compte de la durée de présence dans l’entreprise, les fonctions et les salaires respectifs. Alors, les analyses comparatives commenceraient sans doute à avoir une quelconque signification. Mais il faudrait aussi expliciter les conditions (formulées ou non) auxquelles les femmes ont été confrontées pour être embauchées, pour obtenir ou non un avancement, pour être licenciées… (Cf. Droit. Discriminations)

Politique (Égalité. Salaires / Hommes/femmes) (3) : À l’usine Herstal, en Belgique, dans les années 1960, les 3000 femmes, qualifiées de «femmes-machines», commençaient à travailler à la catégorie 1, tandis que les hommes de plus de 18 ans, au plus bas niveau, commençaient à la catégorie 4. Toutes, elles gagnaient moins qu’un manœuvre, qu’un balayeur, et ce, pour un travail, souvent sur sept machines à la fois, sale, épuisant, exigeant résistance, dextérité, accoutumance, précision, vitesse, «doigté», à un «rythme effréné», ‘qualités’ qu’elles avaient acquises dans le travail domestique et dans les formations techniques «coupe-couture». L’été, «on tombait comme des mouches» dit l’une d’elle. Lorsqu’elles se mirent toutes en grève, elles exigent notamment une augmentation de salaires, mais c’est tout le travail qui était contesté, refusé, et notamment ce que l’on appelait pudiquement à l’époque, «le respect des femmes». Très vite, leurs revendications fut réduites à la question de salaires, elle-même rabattue à celle de «À travail égal, salaire égal» (en application de l’article 119 du traité de Rome). Mais, comme le dit fort justement l’une d’elle, l’article était «mal fait», car il n’y avait pas de travail égal entre hommes et femmes : elles étaient seules à faire leur travail, seules à être des «femmes-machines», [renommées après la grève : «opératrices machines»]. 168 (Cf. Femmes. Fumier, Violences contre les femmes. Droit de cuissage)

Politique (Égalité. Sexes) : «L’égalité entre les sexes», c’est [aussi] l’égalité entre le pénis et le vagin. Utile de prolonger l’analyse ? Non. (Cf. Sexe-s […] )

Politique (Égalité. Voile islamique) : Avez-vous remarqué ? : l’égalité entre hommes et femmes n’est jamais invoquée pour justifier - ou non - la loi sur le voile, ou tout autre débat le concernant. Et pour cause(Cf. Femmes. Voilées) (1,2)

IV. Politique. État :

Politique (État) : Après Le Léviathan, présenter l’État, comme un «avatar laïcisé de Dieu» 169 : forte hypothèse analytique du monde [moderne].
Entendu aussi sur Radio Libertaire 170 : «L’État : une mafia qui a réussi» : décapant.
Mais, sous couvert de la nécessaire critique de l’État, ne pas occulter que, sur la ruine des États, les mafias prospèrent, et que celle-ci en est même la condition sine qua non de leur emprise…(Cf. Droit, Politique. Démocratie, Loi, Vérité. en politique)

Politique (État. Cleyre Voltairine de) : Voltairine de Cleye [1866-1912], dans De l’action directe [1912], auteure de : «La base de toute action politique est la coercition ; même lorsque l’État accomplit de bonnes choses, il s’en remet finalement aux matraques, aux fusils, ou aux prisons pour le mener à bien171 (Cf. Violence-s)

Politique (État. Critique) : Toutes critiques de l’État (aussi nombreuses et justifiées soient-elles) qui ne sont pas, sinon concomitamment, du moins conjointement, liées à une critique des forces économiques qui - de fait les dominent - confortent ces dernières. À cet égard, on ne comprendrais rien à Amnesty International si on ne posait pas d’emblée sa première revendication : affaiblir les États, du moins les plus dangereux pour le maintien et l’accroissement des profits engrangés au premier chef par les multinationales, lesquelles ont besoin pour prospérer du désordre du monde pour imposer leur l’ordre. La banalisation de l’expression doit inquiéter.

Politique (État-de-droit) (1) : La question de la différence théorico-politique de «l’État de droit» avec l’existence d’un «droit de l’État» sera le prochain sujet du concours de l’agrégation de droit. Les reçu-es l’expliqueront. En espérant que cette clarification reculera l’échéance de l’instauration officielle de l’«État-de-passe-droit(s)» et/ou l’«État-de l’abus-de-droit(s)». Dans l’attendant de la mort de l’Etat, finalité logique du libéralisme.
* Ajout. 2 décembre 2014. Pour mieux comprendre l’absurdité de l’expression, il est tout à fait possible de dire que le régime de Vichy fut un «État de droit» : on y appliquait le droit en vigueur sous le régime de Vichy. (Cf. Droit, Politique. Abus, Démocratie, Libéralisme, Loi)

Politique (État-de-droit) (2) : Gherardo Colombo, magistrat italien responsable des actions Mani pulite, interrogé sur «l’État de droit » : «Il existe des lois applicables à tous les citoyens. Reste à savoir si elles sont applicables à tous. Si c’est le cas, nous sommes dans un État de droit. Si elle ne sont pas applicables à tous, l’État de droit n’existe pas.» 172

Politique (État. Démocratie) : Oxymore. (Cf. Démocratie)

Politique (État et «Humanité») : «L’Humanité se rassemble à Paris» fut le titre 173 du journal gratuit, 20 minutes, le 30 novembre 2015 : il fallait comprendre qu’il s’agissait d’une réunion d’une centaine de chefs d’Etats à Paris ; ce titre reprenait une phrase de l’interview de Nicolas Hulot, chargé à l’Elysée de l’organisation de la COP21, 30 novembre / 12 décembre 2015. (Cf. Démocratie, Peuple)

Politique (État. Institutions) : Entendu, le 10 novembre 2016, une journaliste de France 24, Armelle Charrier, en commentaire du discours jugé «apaisant» de Barak Obama après l’élection de Donald Trump et en réaction non moins politique aux manifestations de jeunes contre cette élection aux États Unis : «Un État est fait de ses institutions, pas de ses habitants.»
L’élection de Trump a au moins le mérite de creuser les contradictions ; c’était néanmoins dur à ‘avaler’.. car, sans doute, juste.

Politique (État. Institutions. France. Constitution française de la 5ème République) : L’article 1 utilise le terme de «citoyens», puis de «femmes et des hommes», l’article 2 de «peuple», l’article 3 d’«électeurs» et de «nationaux français majeurs des deux sexes». Qu’ont dit les constitutionnalistes, les politologues, les linguistes de ces magistrales confusions sémantiques ? (Cf. Démocratie, Langage, Parité, Partis (Politiques), République, Sciences po)

Politique (État. Institutions. France. Malraux (André) : André Malraux [1901-1976] déclara pendant la Résistance : «comme beaucoup d’autres, j’ai épousé la France.» 174 Je n’ai pas souvenir qu’il nous ai demandé notre avis ; je suis même sûre qu’il n’a pas songé un instant que la question puisse un jour être posée. (Cf. Démocratie, Femmes Politiques. France. XXème siècle, Hommes Politiques. France. XXème siècle, Femmes. Ecrivaines. Malraux Clara, Famille. Mariage)

Politique (État. Institutions. France. Présidents de la République) : L’antique maxime : «Le roi est l’époux du royaume» permet de mieux comprendre nombre des dires/agissements des Présidents de la République. 175 Cette maxime s’est, avec la chute de la royauté, nécessairement ‘démocratisée’, mais n’en est pas devenue fausse pour autant.

Politique (État. Institutions. France (Sénat) (1) : Doit disparaître. Comme le Conseil Constitutionnel.
* Ajout. 21 juin 2014. Et, dans la foulée : la boxe, la chasse, la corrida, les combats de coqs, l’expérimentation animale, tout cela, d’un autre âge…

Politique (État. Institutions. France (Sénat) (2) : [1896] Paule Minck [1839-1901], auteure, en 1896, de : «À bas le Sénat !» Et au gendarme qui l’interpelle : «C’est vous, la femme qui avez crié : «À bas le Sénat ! » elle répondit : «Mais oui, fis-je gracieusement, et plutôt dix fois qu’une». 176
- À comparer avec les analyses, les politiques mises en œuvre par les associations se réclamant de l’abolitionnisme concernant la loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel du 14 avril 2016, longuement et à plusieurs reprises bloquée par le Sénat. (Cf. Proxénétisme)

Politique (État. Institutions. France (Sénateurs) : Avoir entendu des sénateurs parler de «la prostitution» est une expérience difficilement oubliable. Penser qu’ils sont payés pour être aussi lamentables peut demander, pour les plus sensibles, un cachet d’Exomil. 177

Politique (État. Institutions. France (Sénatrice. Comment devenir…) : [2008] À la question posée à «la benjamine» [radicale-savoisienne-de-droite, inscrite au Groupe UMP] : «Comment êtes-vous devenue sénatrice ?», elle répondit en toute innocence : «Jean-Claude Gaudin [sénateur Maire de Marseille, réélu à 76 ans, en mars 2014, président du groupe UMP au Sénat et vice président de l’UMP] m’a demandé de faire partie de la liste. J’ai dit oui. C’est aussi simple que cela.» 178

Politique (État. Institutions. France (Séparation des pouvoirs) : «C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites.» Ce fondement, depuis Montesquieu [1689-1755], de la critique des pouvoirs et de la nécessité de les séparer, ne concerne pas pourtant les hommes «chefs de famille».
La séparation des pouvoirs, censée être au fondement de la démocratie dite ‘représentative’ est hors sujet concernant la «famille», pourtant, le premier lieu de pouvoir. (Cf. Démocratie, Famille, Justice. (Juge et partie), Mariage) 

Politique (État. Nietzsche) : Friedrich Nietzsche [1844-1900], auteur du jugement bien connu, dans Ainsi parlait Zarathoustra de : «L’État, le plus froid des monstres froids», suivie d’une seconde, plus essentielle qui met le doigt sur la contradiction politique jamais résolue : «Il ment froidement ; et voici le message qui s’échappe de sa bouche : ‘Moi, l’Etat, je suis le peuple’ ». (Cf. Peuple)

Politique (État. Politique Migratoire) : Après avoir vu le film : La cour de Babel [Arte. 21 septembre 2013] : Comment peut on oser proposer, appliquer, justifier une politique dite migratoire ? (Cf. Culture. Cinéma)

Politique (État. Raison d’État) : Contradiction dans les termes.

Politique (État. Répression) : De quel droit, sinon celui que l’ancienneté que la barbarie légitime, un état s’autorise t-il à emprisonner, torturer, tuer, lâcher sa police, avec ou sans chiens, son armée, ses ‘forces de sécurité’, sans oublier ses services secrets, etc.,…sur les citoyen-nes ? Et si, des États ne subsistaient plus - de manière évidente - que leur fonction répressive ? En tout état de cause, nous voyons quotidiennement, à la télé, par de là, dans le monde, des personnes (coupables de rien) tabassées, gazées par la police, embarquées vers les postes de police, lorsqu’elles ne sont pas assassinées, comme si cela relevait de l’évidence : et, cela, c’est le message. L’évolution dans le monde des uniformes de la police, tels que visibles dans les manifestations, est plus que signifiante (Cf. Politique. Prison. Clairvaux)

Politique (État. Zénon d’Elée) : Selon Antisthène dans ses Successions, après qu’il eut dénoncé les amis du tyran, ce dernier lui demanda s’il n’oubliait personne. Zénon lui répondit : «Oui, toi, le fléau de l’État». Puis se tournant vers les témoins : «Vraiment votre lâcheté m’étonne : comment pouvez-vous, voyant ce que j’endure, supporter l’esclavage de ce tyran ?» 179 Puissions nous en prendre de la graine…

V. Politique. Guerre :

Politique (Guerre) (1) : La guerre, quelles qu’en soient les justifications, est toujours la quintessence de la barbarie ; et revivifie en le re-justifiant, le principe du plus fort, le culte du sang, de la virilité, du héros, de la mort, de la victoire.

Politique (Guerre) (2) : Entendu : «La guerre a des conséquences inévitables». Remplacer par : La guerre doit être évitée. À quel prix ? Là est la fondamentale question que la première formulation ne permet pas de poser…

Politique (Guerre. Abolition) : Pour abolir la guerre, une idée ? Décider que ne la feront que ceux / celles qui la décident, ce qui est cohérent, juste et conforme au principe de «responsabilité». (Cf. Politique. État)

Politique (Guerre. Ali Mohamed) : Mohammed Ali [1942-2016], pour justifier son refus de participer à la guerre du Vietnam, auteur, le 17 février 1966, de : «Je n'ai pas de problème avec les Vietcongs». 180

Politique (Guerre. Analyse) : Entendu sur France 2, concernant «l’efficacité» mise en doute des bombardements (dénommés dorénavant «frappes») françaises sur la Syrie : «Un bombardement, ça détruit toujours quelque chose ; donc c’est efficace.» 181

Politique (Guerre. Antiféminisme) : [Après une prise de parole de Sylvie Kaufman, inaugurée par : «Je vais parler des femmes, parce que si ce n’est pas moi qui le fait, je me demande qui va le faire», et après évoqué la décision du Pentagone d’ouvrir aux femmes tous les corps d’armés, y compris ceux du combat], Philippe Meyer, responsable de l’émission L’Esprit public, déclara, assez content, me souvient-il, de la pertinence de sa liaison et de la finesse de son analyse : «Margaret Mead disait que si l’on n’envoyait pas les femmes à la guerre, c’est qu’elles sont trop cruelles.»  182 (Cf. Homme. Journalistes. France culture, Patriarcat)

Politique (Guerre. Antimilitarisme) : «Maudite soit la guerre», inscription du monument au morts du village de Gentioux-Pigerolles (Creuse).

Politique (Guerre. Bodin Louise) : Louise Bodin [1877- 1929], auteure, en 1917, de : «Maudite soit la guerre» (Cf. Femme. Remarquable, Féminisme)

Politique (Guerre. «Bourrage de crâne») (1) : Il n’y a pas de guerre sans «bourrage de crâne», mensonges, tromperies, manipulations, «secrets-défense», créations de boucs émissaires comme objets de «haine», complots Nous concerne tous et toutes et ne concerne pas uniquement la guerre. (Cf. Médias, Êtres Humains, Mensonge)

Politique (Guerre. «Bourrage de crâne») (2) : Lu dans un texte de Jean-Paul Sartre [1905-1980] concernant les soldats français pendant la première guerre mondiale : «Quand je les ai retrouvé à Verdun, ils en voulaient à tout le monde : aux journalistes, aux députés, aux socialistes, aux parisiens, aux gendarmes, à ceux de l’arrière. L’impression la plus forte, la plus nette entre eux était celle du bourrage de crâne, du mensonge, de l’exagération, de l’erreur.» Sartre reproduisait, sans référence, le constat fait par un dénommé Dumoulin. [Sans doute Georges Dumoulin [1877-1963], syndicaliste ‘révolutionnaire’ et pacifiste en 14-18 et auteur de : Les syndicalistes français et la guerre, publié en 1921] 183 (Cf. «Sciences» sociales. Histoire)

Politique (Guerre. Brion Hélène) : Hélène Brion [1927-1962], au cours de son procès devant le tribunal Militaire, auteure, en 1918, de : «L'accusation prétend que sous prétexte de féminisme, je fais du pacifisme. Elle déforme ma propagande pour les besoins de sa cause : j'affirme que c'est le contraire [...] Je suis ennemie de la guerre parce que féministe, la guerre est le triomphe de la force brutale, le féminisme ne peut triompher que par la force morale et la valeur intellectuelle. Il y a antinomie entre les deux [...]» (Cf. Femme Remarquable. Brion Hélène, Féminisme)

Politique (Guerre. Clausewitz Carl von) : De la guerre de Clausewitz - penseur de la méthode - devrait être, notamment, le livre de chevet des féministes.

Politique (Guerre. «Complexe militaro-industriel») : Il est des termes, pourtant fort utiles, qui, curieusement, disparaissent du vocabulaire politique : avec celui d’impérialisme, celui de «complexe militaro-industriel».

Politique (Guerre. Daech. 2015) (1) : François Hollande, 23 novembre 2015, [«On a l’impression qu’il se regarde dans le miroir que lui tend Daech» 184], chef-de-guerre-va-t’en-guerre-le-nez-politique-sur-le-guidon-sans-savoir-où-va-le-vélo-sauf-à--vouloir-créer-la-plus-grande-coalition-possible-incluant-les-pires-dictateurs-les régimes-les-moins-défendables-contre-Daech-ce-qui-relève-de-la-quadrature-du-cercle-laquelle-exclue-les-peuples-du-monde-entier-spectateurs-et-victimes-de-leur-redistribution-notamment-des-dépouilles-du-Moyen-Orient-en-fonction-des-seuls-intérêts-économiques-et-géostratégiques-qu’ils-sont-incapables-de-formuler-car-ils-sont-incapables-de-les-définir-mais-dont-la-défense-de-leurs-intérêts-contre-les-peuples-est-la-seule-cohérence déclare : «Nous allons intensifier nos frappes, choisir des cibles qui feront le plus de dégâts possible à cette armée terroriste». 185
- La question : avec quel souci, entre autres, quelles inquiétudes de la vie des Syrien-nes, des Irakienn-es, étant eux mêmes indissociables des «cibles», fussent-elles qualifiée de «choisies» décidées à plus de dix-mille mètres d’altitude, par des avions chasseurs rafales, paraît bien naïve…
- Elle est pourtant considérée dorénavant hors sujet car considérée comme justifiée par la lutte contre «le terrorisme», comme tant autres questions : Pourquoi la guerre ? Pourquoi cette guerre ? Pourquoi ces bombardements ? Pour quels intérêts ? Pour quel futur ? Et surtout, d’abord et avant tout, comment la faire cesser ?...ce dont François Hollande n’exprime pas le moindre souci, ni ne manifeste d’intérêt, ni ne semble avoir la moindre idée concernant le futur de la région…La guerre : une fin en soi ? Pour soi ? Pour lui ?
- Le soir même de cette déclaration, on apprend que «les objectifs visés ont été traités186 De l’effet politique de la mise en abstraction du monde…
et des effets non moins évidents de la déclaration de «l’état d’urgence» - l’occasion faisant le larron - qui est de réprimer toutes les forces de contestation, notamment libertaires, antimondialistes, écologiques, alternatives, je n’ose écrire féministes, tant les féministes sont exclues du champ de la critique politique…(Cf. Hommes Politiques. France. XXIème siècle. Hollande François, Politique. Terrorisme)

Politique (Guerre. Daech) (2) : «La France, nous dit F. Hollande, est «en guerre» contre Daech. Combien de français-es sont-ils d’accord ? Combien seraient effectivement disposé-es à se battre sur leur terrain (Syrie, Irak..) ? Une guerre contre qui ? avec qui ? et pour quoi ? Cette guerre «imbécile» 187, absurde, incohérente, injustifiable a bien évidemment d’autres causes, d’autres ambitions que celle qui nous est présentée. Et ne pas oublier que ce fut le même homme qui la décida et celui qui «lança» la COP21. A nous de trouver la cohérence de ces deux décisions.

Politique (Guerre. Drone) : Lorsque la guerre est si monstrueusement disproportionnée, il ne s’agit plus que d’assassinats [ciblés]. (Cf. Politique. Transparence)

Politique (Guerre. Femmes) : Slogans de la manifestation du 11 janvier 2016, à Paris, des femmes Kurdes : «Vos guerres, Nos vies» ; «La voix des femmes contre le bruit de vos bombes». Manifestation pour demander justice après l’exécution, en plein jour, d’une balle dans le tête, le 10 janvier 2013 à Paris des trois militantes Kurdes, Sakine Cansiz, Leyla Saylemez, Fidan Dogan.

Politique (Guerre. Femmes et enfants) (1) : Dans le Que sais-je ? intitulé La Guerre de Gaston Bouthoul (1953), professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Sociales, vice président de l’Institut international de Sociologie, père de «la polémologie» («étude scientifique du Phénomène Guerre considéré comme un phénomène social» p.6), la seule référence faite aux «femmes et aux enfants», dans le Chapitre VI intitulé «Les traits psychologiques de la guerre», dans le paragraphe & 1 intitulé : «Impulsions belliqueuses et agressivité» est la suivante : […] «Une série de recherches faites aux États-Unis peut servir de point de départ à notre investigation : elles montrent les relations étroites qui existent entre l’agressivité et la frustration. Le sentiment de la frustration naît lorsqu’un obstacle quelconque nous empêche de satisfaire un désir ou d’atteindre un but. On constate que l’irritation provoquée par la frustration, et qui se traduit pas l’agressivité ne s’adresse pas toujours à l’auteur de la frustration. Ainsi un subordonné, brimé par son chef hiérarchique, déchargera sa mauvaise humeur en battant sa femme et des enfants.» 188 On revient de loin…Mais en sommes nous vraiment sorti-es ?

Politique (Guerre. Femmes et enfants) (2) : Magdeleine Paz [1889-1973], dans un article du Monde du 14 octobre 1931, En Irlande, insoumise et rebelle, interroge un membre de l’IRA : «La majorité de l’Armée républicaine Irlandaise, faite d’Irlandais de la rue, n’a jamais accepté l’accord [anglo-Irlandais du 6 décembre 2012]. Moins sanglante qu’en 1916, la guerre civile continue. Tout Irlandais s’attend toujours à être réveillé en pleine nuit par un coup frappée à la porte, à voir la police faire irruption chez lui en criant : ‘Haut les mains !’ puis à être assommé et jeté en prison, tandis que sa femme et ses enfants sont traînés en chemise de nuit dans les champs et livrés à la brutalité odieuse des soudards.» 189
- On lit par ailleurs [novembre 2016], sur Wikipédia, à la rubrique Guerre civile Irlandaise : «La guerre civile a coûté la vie à près de 4000 Irlandais, et 12 000 républicains resteront internés pour la plupart jusqu'en 1924. Ce bilan reste cependant relativement peu élevé comparé aux autres guerres civiles du XXème siècle. »

Politique (Guerre. France. 2016) : Le 14 juillet 2016, l’émission Le téléphone sonne de France Inter [Producteur : Nicolas Demorand] était intitulée : La France, championne de vente d’armes. On lit notamment dans la présentation : «Pour l’industrie de l’armement française, l’année 2015 a été un grand cru» […] ; que «l’année 2016 pourrait être encore plus fructueuse» ; que «les encaissement sont au beau fixe» ; que «grâce au savoir-faire français, l’industrie de l’armement résiste à la logique de délocalisation des activités de production» ; que «le succès des armes françaises […] est en partie lié au fait que le gouvernement actuel jouit d’une image rassurante : l’ ‘équipe de France’ apparaît soudée, et surtout discrète». Quant aux questions posées, voici les deux premières : «Quels problèmes éthiques et géopolitiques cela pose-t-il ?» suivi de l’hallucinant : «Doit-on se préoccuper de ce que vont faire les pays à qui l'on vend des armes ?» 190

Politique (Guerre. Grève. France. 2015) : Lu ce jour, 5 octobre 2015 : «La situation s'échauffe depuis une heure au siège d'Air France. Face aux événements, l'Agence France Presse (AFP) a même décidé de changer la catégorie pour les photos de la journée, passant de ‘social’ à ‘guerres’». 191 (Cf. Politique. Guerre. France. 2015)

Politique (Guerre. Habib Claude) : Auteure de La galanterie française (2006), Malaise dans la civilité (2012), Le goût de la vie commune (2014) et de : […] «La partie combattive de notre existence, il faut mieux la tourner vers l'extérieur. C'est une idée courante dans la pensée politique classique, la guerre civile est le plus grand des maux. La cité est bien organisée quand la guerre est à l'extérieur et que la paix règne à l'intérieur. Autrement dit, un État est bien ordonné quand il a plus besoin d'armée que de police.» 192 Traduction (sans même aborder la question de la logique du raisonnement) : Vive la guerre ? …

Politique (Guerre. Hiroshima) : Un survivant du bombardement atomique américain au Japon du 6 août 1945 se souvient : «[...] On ne distinguait plus les hommes des femmes.» 193

Politique (Guerre. Histoire Ecriture de l’) : Dans le même livre, deux historiens du même âge, Jacques Le Goff [1924-2014] et Pierre Chaunu [1923-2009] écrivent, le premier «sa conviction que les guerres, fussent-elles mondiales, ne sont pas un grand moteur de l’histoire», le second : «Oui, la guerre était vraiment le contrepoint universel.» 194
Pour relativiser les grilles de lecture, ou plutôt, pour apprendre à les prendre en compte…le plus vite possible. («Sciences» sociales. Histoire)

Politique (Guerre. Illusions) : La guerre détruit les illusions. Détruire les illusions en temps de paix, ne serait-ce pas en repousser l’éventualité ?

Politique (Guerre. Imbéciles) : Valentin Feldman [1909-1942], fusillé au mont Valérien le 27 juillet 1942, aux soldats allemands chargés de son exécution : «Imbéciles, c’est pour vous que je meure.» Universel.

Politique (Guerre. Intelligence) : Guillaume Apollinaire [1880-1918], auteur, le 14 juillet 1918, de : «Avec la guerre, l’intelligence a tellement baissé que tout le monde est devenu intelligent.» 195 (Cf. Politique. Égalité)

Politique (Guerre. J’accuse) : Peu importe les nombreuses critiques qui peuvent être faites au J’accuse d’Abel Gance (celui de 1937) : elles pèsent si peu confrontées à la force de l’engagement anti-guerre, qualifié de «vrai cri de haine contre la guerre» par la présentation qu’en fait Ciné Classique (13 novembre 2016)
- Une répartie qui, elle aussi, me restera en mémoire : une petite fille, habillée en noir «comme toutes les petites filles dont le père est à la guerre» entend-on, et qui ne sait pas encore que son père est mort, dit à sa mère qu’elle souhaiterait, qu’à son retour, il lui rapportera comme cadeau «un fusil». Pourquoi ? lui demande sa mère. «Pour tuer la guerre» lui répond elle. (Cf. Culture. Cinéma)

Politique (Guerre. Kipling Rudyard) : Rudyard Kipling [1865-1936], chantre de l’impérialisme Britannique et auteur du célèbre poème : «Tu seras un homme mon fils», écrivit aussi : «Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts / Dites leur : parce que nos pères ont menti». Le contexte de cette phrase : alors que son fils avait été réformé, R. Kipling avait «contribué à faire entrer son fils dans l’armée», lequel fut tué à la guerre en 1915. 196 (Cf. Homme. Père, Patriarcat)

Politique (Guerre. Langage) : Réfléchir aux liens des termes concernant ‘la guerre’, et ceux avec l’amour, l’érotisme, la pornographie…: «stratégie» ; «tactique» ; «pénétrer» ; «percer» ; «pilonnage de la position adverse» ; «trophée» ; «résister» ; «arme» ; «assaut» ; «opération» ; «embuscade» ; «force» ; «lignes de démarcation» ; «retour au statu quo ante» ; «crime de guerre» ; «mise à mort» ; «paix armée»…

Politique (Guerre. Léautaud Paul) : Paul Léautaud [1872-1956], auteur de : «Supposez qu’un million d’hommes disent des deux côtés : ‘Allez donc vous faire foutre !’ On n’en fusillerait pas un million.» 197  

Politique (Guerre. Le Corbusier) : Lu dans le Journal de Vézelay de Romain Rolland [1866-1944] recevant une visite, le 5 septembre 1939, de Le Corbusier [1887-1965] : «Il avoue qu’il a grand peine à se représenter l’état de guerre où nous vivons, depuis quelques jours. […] Il est surtout occupé - comme toujours - de ses plans et de ses théories esthétiques. Il n’est pas loin d’espérer que des destructions de la crise actuelle, sortiront de plus vastes possibilités pour l’art (pour son art) de se réaliser. À la bonne heure ! Les braves gens, qui se cassent la tête dans les tranchées, ne se doutent pas qu’ils doivent faire table rase de la vieille Europe (à commencer par eux) pour permettre à MM les architectes de bâtir leur Cité ! Bien que très intelligent et lucide, sympathique, il est tellement obsédé par son art que ses jugements politiques sont conditionnés par les relations de cet art avec les divers gouvernements. » 198 (Cf. Culture)

Politique (Guerre. Leprest Allain) : Allain Leprest [1954-2011], dans : Le temps de finir la bouteille [2005], auteur de : «[…] Chiche que le vrai devient faux / Que j’abolis le noir, le blanc / la prochaine guerre et celle d’avant. […] »

Politique (Guerre. Leopardi Giacomo) : Giacomo Leopardi [1798-1837], auteur de : «Aujourd’hui, celui qui déclenche une guerre est aussi injuste envers la nation sur laquelle il s’appuie qu’envers celle qu’il agresse199

Politique (Guerre. Lois de la) : Lu dans le livre de Léon Poliakov, Bréviaire de la haine, concernant la [non] déportation des «juifs de nationalité ennemie (anglaise et américaine) et les prisonniers de guerre (Français, Belges, Hollandais et Polonais compris). Dans les deux cas, les Nazis craignaient des représailles. Les prisonniers de guerre étaient protégés par la Convention de Genève, leurs camps contrôlés par la Croix rouge. Ainsi furent épargnés les hommes jeunes en âge de combattre, tandis que leurs femmes, leurs enfants ou leurs parents partageaient le sort commun, qui fut aussi celui des prisonniers libérés, parfois arrêtés au lendemain de leur retour au pays natal.» 200 (Cf. Droit, Famille, Patriarcat)

Politique (Guerre. «L’Humanitaire») : «L’humanitaire» anesthésie la guerre et en mithridatise les effets.
* Ajout. 23 octobre 2016. Entendu à propos du «démantèlement» programmé du camps de Calais [un «déplacement» d’environ 8.000 personnes à effectuer par plus de 1200 policiers et gendarmes, en trois jours, des lieux de vie à détruire intégralement, pour les «transférer», après un tri, dans des lieux inconnus d’elles] : «un défi humanitaire». 201
* Ajout. 28 novembre 2016. Bernard Kouchner, auteur, en 1993, de : «C’est pourtant simple : L’humanitaire tente de prévenir les guerres.» 202

Politique (Guerre. Mères de famille) : Lu (dans un livre de 1930) : «La mère de famille, la matrone, est honorée dans la paix, comme un des fondements de l’État ou de la tribu. Dans la guerre, hélas, elle donne son époux et ses fils. Mais on ne vit jamais un peuple accourir ou se réfugier sous l’étendard d’une mère de famille». Intéressant… 203 (Cf. Femmes. Mères)

Politique (Guerre. Métaphores militaires) : Lu dans les notes du Tome I des Œuvres de Sade [1740-1830] de la Pléiade. Édition établie par Michel Delon : «Les métaphores militaires sont [si] traditionnelles dans le libertinage qu’on a pu [les] présenter comme une activité compensatoire pour une aristocratie, n’ayant plus d’autres champs de bataille que les alcôves.» 204 (Cf. Guerre. Langage)

Politique (Guerre. Morale) : Bruno Lemaire (candidat à la primaire des Républicains), après avoir évoqué les relations étrangères de la France avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, auteur de : «On peut vendre des armes. On ne peut pas vendre son âme». 205 Comment fait-il ? Que propose t-il ?

Politique (Guerre. Négation) : Lu, le 5 octobre 2016 : «Yémen. Mort d’un membre [En réalité un dirigeant] d’Al Quaïda dans une frappe américaine» 206: Atomiser, singulariser, déresponsabiliser, euphémiser, déréaliser… c’est nier l’idée même de guerre. Exit (entre autres …): l’engagement de l’armée américaine au Yémen, la justification de l’usage des drones, tous les autres morts tués par elle, la guerre…
* Ajout. 9 octobre 2016. «Un raid aérien a fait plus de 140 morts à Sanna». (Le Figaro. Reuteurs)

Politique (Guerre. Péret Benjamin) : Benjamin Péret [1899-1959], auteur de : «Les guerres comme celles que nous subissons ne sont possibles qu’à la faveur d’une conjonction de toutes les forces de régression.» 207 L’avenir est sombre…

Politique (Guerre. Politique française au Moyen-Orient) : Gilles Kepel, spécialiste du Moyen-Orient, professeur à Sciences-po [Après avoir évoqué, en mai 2015, la faiblesse, sinon l’absence, en la matière, de la politique française, simplement qualifiée d’«opportuniste», et «internationale» (traduire : Occidentale)], auteur de : «On (le gouvernement français ?) vend des armes. C’est très bien. Ça fait des emplois. Qui ne s’en réjouira pas ? » 208
- Même en y intégrant une distance qui se voudrait, peut-être, critique, eu égard à son ton, disons…distancié, eu égard aux enjeux géopolitiques qu’il soulevait, révèle l’évidence : le poids des ventes d’armes dans la politique étrangère [française]. Mais sur quels fondements politiques, devrions on nous nous en réjouir ? Au nom de la création d’emplois ? …
* Ajout. 26 Novembre 2015. Du même Gilles Kepel, six mois après, à la question : «Le salafisme nous ramène à l'Arabie saoudite puisqu'il en est la source. Peut-on lutter contre le salafisme tout en vendant des armes à l'Arabie Saoudite ? N'est-on pas là au cœur de la contradiction française ?», celui-ci répondit : «C'est très complexe effectivement. Le budget de la France doit beaucoup à la vente d'armes financées par les Saoudiens, que ce soit pour l'armée égyptienne, l'armée libanaise ou pour eux-mêmes. Quelles sont les contreparties à ces budgets, ça je ne le sais pas.» 209 Comment peut on, pour un ‘spécialiste du Moyen-Orient’ affirmer ne pas savoir, en réponse à une question d’une telle importance concernant la politique étrangère française, notamment pour tout le Moyen Orient ?

Politique (Guerre. Rafle du Vel d’hiv’) : En 2012, la préfecture de police de Paris ouvre ses archives. On y lit : «Il y a 70 ans, le 13 juillet 1942, la préfecture de police, sur ordre des nazis, mobilise des milliers de policiers dans Paris et en banlieue pour ‘l'arrestation et le rassemblement d'un certain nombre de juifs étrangers’ au Vélodrome d’Hiver. Le 16, l'état-major de la Préfecture de Paris signale que ‘l'opération contre les juifs’, commencée à 04H00 du matin, est ‘ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d'hommes ont quitté leur domicile hier ; des femmes restent avec un tout jeune enfant ou avec plusieurs ; d'autres refusent d'ouvrir, il faut faire appel à un serrurier [...] l'opération est lente’. Parmi les nombreuses archives dévoilés par la police, des télégrammes qui témoignent de l'avancement de ‘l'opération’. Le 21, une note détaille le bilan des ‘opérations de ramassage des juifs’ : ‘Hommes 3.118, femmes 5.919, enfants 4.115, soit au total 13.152 arrestations’. […] 210 Pourquoi une telle différence ? (Cf. Famille)
* Ajout. 17 janvier 2017. Je lis dans le livre de Léon Poliakov, Bréviaire de la haine : «En France, la colossale rafle parisienne des 16-17 juillet, prévue pour 25.000 personnes, ne fournit que la moitié du contingent, ‘à la suite de nombreuses indiscrétions de l’administration et de la police’» [Source : Rapport du SS Obersturmführer Röthke. Paris, le 18 juillet 1942]» 211 Qu’en conclure ?
* Ajout. 19 janvier 2017. Je lis dans le livre de Georges Wellers, De Drancy à Auschwitz, concernant le camp de Drancy vers lequel une partie des juifs ‘raflés’ par la police française furent dirigés : «Vers le 1er juillet, le camp reçut l’ordre de faire place à environ 3.000 nouveaux : 1.000 femmes et 2.000 hommes. […] Le 16 juillet, dès 7 heures du matin, les premiers autobus arrivèrent dans le camp, chargés d’une partie des victimes de rafles de ce jour tristement célèbre. Jusqu’à 6 heures du soir, les autobus continuèrent d’amener du monde. Il ne s’agissait pas de 1000 femmes, mais bien de 2.200 environ ; cependant, au lieu des 2.000 hommes, Drancy en reçut ce jour 1.800. En tout, environ 4.000 personnes. C’étaient des étrangers de tous les quartiers de Paris, âgés de 15 à 60 ans. […] Le camp regorgeait de monde. […]» 212

Politique (Guerre. Réarmer) : En une semaine (du 15 au 21 novembre 2016), appliqué à divers signifiants, j’ai entendu trois fois l’emploi du mot de «réarmer».
Le 23 juillet, puis le 15 septembre, puis le 18 octobre 2016, Jean François Copé [qui a obtenu 0,3 % des votes à la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre 2016] avait, pour sa part, déclaré qu’il voulait «réarmer la France». (Cf. Langage)

Politique. Guerre. Rémusat (Madame de) : Madame de Rémusat [1780-1821], auteure, le 7 octobre 1805, dans une lettre adressée à son mari, concernant les victoires militaires de Napoléon : «Je conçois votre admiration et toutes vos réflexions à la vue de ces belles troupes, marchant en même temps à la gloire et à la mort. Pour moi, si je voyais des armées prêtes à se joindre, je crois que ma première pensée serait pour ces mères et ces pauvres femmes, qui vont payer tous ces évènements de leurs larmes et de leurs regrets, et qui, sans doute auront à pleurer le succès comme la défaite. Mon ami, je sens bien que je ne serais pas bonne pour gouverner, car mon cœur vient trop souvent se mêler de ce que je fais ou de ce que je pense, et avec tous ces beaux sentiment, je laisserais envahir nos provinces et bouleverser mes États213 Toute une littérature, d’emblée disqualifiée du fait d’avoir été jugée ‘féminine’, [trop] sensible, occulta cette critique féministe politique de la guerre ?

Politique (Guerre. Rousseau Jean-Jacques) : Rousseau [1712-1778], auteur de : «[…] Tel est le droit de la guerre parmi les peuples savants, humains et polis de l’Europe ; on ne se borne pas à faire à son ennemi tout le mal dont on peut tirer profit ; mais on compte pour un profit tout le mal qu’on peut lui faire à pure perte.» Ne concerne pas que la guerre…214

Politique (Guerre. Teilhard de Chardin Pierre) : Pierre Theilhard de Chardin [1881-1955], jésuite, dans une lettre à sa cousine, Marguerite Teillard [qui, sans doute, n’a pas été jugée digne d’être citée dans l’intitulé du livre dont est issue cette correspondance] le 7 octobre 1915, auteur de : «Il n’y a point de doute à cela : le seul qui connaisse [éprouve] jusque dans son dernier fond le poids et la grandeur de la guerre, c’est l’homme qui monte à l’assaut, à la baïonnette et à la grenade. Évidemment, à cette heure-là, l’entraînement et une certaine griserie jouent un grand rôle ; il reste que le fantassin sortant des tranchées pour l’attaque est un homme à part, qui a vécu une minute que les autres ne soupçonnent pas.»
Pierre Teilhard de Chardin, reproduit aussi, le 20 octobre 1916, dans cette même correspondance, le passage d’une lettre de son ami, lui aussi prêtre, capitaine au 8ème Chasseurs à pied, qui après avoir évoqué «l’ivresse de porter une compagnie d’élite sous le feu et d’enlever un village» poursuit : «J’ai eu toute ma vie l’impression douloureuse d’être un gosse, un puéril, et que l’âge maximum de la vitalité passait sans m’apporter cette virilité dont la privation est si sensible, je veux dire si indéniable, si facile à toucher (!). Et voilà que la guerre m’apporte le tout.» Commentaire de Pierre Theilhard de Chardin : «Que voilà bien, n’est ce pas une belle alliance du naturel et du surnaturel…[…]» 215 (Cf. Homme, Homme. Remarquable. Teilhard de Chardin, Politique. Guerre. Teilhard de Chardin Pierre, Patriarcat, Violence-s)

Politique (Guerre. Vente d’armes) : Un titre : «En Arabie saoudite, une ministre allemande choisit de ne pas porter le voile». Un oubli : Il s’agissait de la Ministre de la Défense d’un pays dont les ventes d’armes explosent. Un commentaire : «Elle vient vendre la mort, mais ne met pas de voile, comme ça tous les benêts parlent du voile.» 216 (Cf. Femmes ‘Voilées’)

Politique (Guerre. Viviani René) : René Viviani [1863-1925], auteur, après que la guerre eut été déclarée par l’Allemagne à la France, le 3 août, d’un communiqué, en date du 7 août 1914, adressé «Aux femmes françaises». Cet appel commence par : «Debout, femmes françaises, jeunes enfants, fille et fils de la patrie» et se termine par : «Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l'action ! A l'œuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde !» Femmes, sans oublier la charpie et le ménage, à vos charrues !

Politique (Guerre. Voltaire) : Voltaire [1694-1778], auteur de : «On dit que l’armée [...] est morte d’inanition et qu’il n’en reste rien, que la plupart des soldats sont retournés chez eux se faire laboureurs ou jardiniers ; je voudrais que tous les soldats du monde prissent ce parti. La terre a plus besoin d’être cultivée que d’être ensanglantée.» 217 Voltaire, ancêtre du pacifisme ?

VI. Politique. Lois :

Politique (Loi) (1) : Le respect exigé de la loi - que nul-le n’est censé-e ignorer - habitue insensiblement à l’autorité non justifiée, à l’incompréhensible, à l’injustice, à l’arbitraire, à la passivité, à l’intériorisation de la culpabilité ; bref, au respect de tous les symboles et à l’obéissance à tous les pouvoirs. 218 (Cf. Droit, Politique. Démocratie, État)

Politique (Loi) (2) : Qui décide ce qui relève de la loi ? Là est la question que la démocratie ne pose pas. Et sa plus terrifiante question : en effet, la démocratie, telle qu’en l’état, c’est à dire, en lambeaux, ne peut plus se la poser : elle soulèverait nécessairement non seulement celle de l’État/national au regard du droit dit international, du droit Européen, mais aussi de leurs liens avec le capitalisme libéral. Et contraindrait à reconnaître leurs embrouillaminis, impossibles à clarifier par quiconque. (Cf. Droit, Politique. Démocratie. État )

Politique (Loi. Codes) : La loi enferme, tait, tue la vie dans ses Codes ; c’est la condition même de son application.

Politique (Loi. Mandela Nelson) : Nelson Mandela [1918-2013], auteur de : «Il est tout à fait logique qu’un système légal injuste et immoral fasse naître le mépris pour ses lois et règlements.» 219

Politique (Loi. Miller Alice) : Alice Miller [1923-1010], auteure de : «L’être qui a appris dès sa plus tendre enfance comme une nécessité vitale l’application de lois non écrites et le renoncement à ses propres sentiments, sera d’autant plus prompt à obéir plus tard aux lois écrites, et ne trouvera pas en lui de quoi se protéger contre elles». Renouvelle considérablement la critique de la démocratie et établit un lien fondamental entre les deux systèmes politiques que sont «la famille» et l’État, sur lesquels le capitalisme libéral prospère. (Cf. Démocratie, État, Famille) 220

Politique (Loi. Mœurs) (1) : Article 6 du code civil : «On ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l'ordre public et les bonnes mœurs». Et l’on voudrait nous faire croire à l’effectivité de son article 9 qui affirme : «Chacun a droit au respect de sa vie privée» ! (Cf. Proxénétisme, Politique (Vie - dite - privée)

Politique (Loi. Mœurs) (2) : Il est de bon ton de se gausser des «’bonnes’ mœurs », mais ce que le mot «mœurs» signifie doit rester hors sujet : trop de jugements sur ce fondements ont été rendus ; trop de violences ont été légitimés ; trop d’intérêts sont en cause ; trop d’amalgames ont été effectués ; trop de scandales sont à découvrir, à dévoiler, à dénoncer ; trop de subversions sont à venir : enfin ! (Cf. État, Justice, Politique (Morale, Vie - dite - privée), Patriarcat, Violences contre les femmes)

Politique (Loi. Mœurs. Tocqueville Alexis de) : Alexis de Tocqueville [1805-1859], auteur, le 3 septembre 1833, sous l’intitulé : «Les enfants naturels»  de : «Les bonnes mœurs chez un peuple dépendent presque toujours des femmes et non des hommes. On ne pourra jamais empêcher les hommes d’attaquer. Le point est donc de faire qu’on leur résiste […]. Toutes les lois qui rendent la position de la femme qui faillit plus commode sont donc éminemment immorales.»
- Là, c’est clair : tout était déjà dit ? (Cf. État, Justice, Politique (Morale), Patriarcat, Violences contre les femmes)

Politique (Loi. Mœurs. Sapin Michel) : Michel Sapin, alors ministre de la Justice, lors des débats du nouveau Code pénal, auteur, en 1990, de : «Troisième et dernier grand thème que je voulais' aborder : les infractions relatives aux mœurs. Le souci de concevoir un code qui soit adapté aux valeurs de notre temps se manifeste avec une particulière netteté - même si ce n'est pas toujours facile - dans les dispositions du projet consacrées aux atteintes aux moeurs, du moins telles que les avait conçues le Gouvernement dans le texte initialement déposé au Sénat. Il s'agit de distinguer, en matière de comportement sexuel, ce qui relève de la loi morale ou religieuse de ce qui ressortit au droit pénal. À la morale, revient le soin de régler les questions de conscience individuelle. À la loi pénale incombe la mission d'interdire les comportements dangereux pour la société. Ne demandons pas à la loi pénale ce qui revient à la morale individuelle !» 221
Et, c’est sur cette fulgurante analyse que nous sommes, notamment, régi-es… (Cf. État, Justice, Mœurs (Loi), Morale, Patriarcat, Sexualité)

Politique (Lois. More Thomas) : Thomas More [1478-1535], auteur dans L’Utopie [1516] de : «Les lois sont en très petit nombre, et suffisent néanmoins aux institutions. Ce que les Utopiens désapprouvent surtout chez les autres peuples, c'est la quantité infinie de volumes, de lois et de commentaires, qui ne suffisent pas encore à l'ordre public. Ils regardent comme une injustice suprême d'enchaîner les hommes par des lois trop nombreuses, pour qu'ils aient le temps de les lire toutes, ou bien trop obscures, pour qu'ils puissent les comprendre.
En conséquence, il n'y a pas d'avocats en Utopie ; de là sont exclus ces plaideurs de profession, qui s'évertuent à tordre la loi, et à enlever une affaire avec le plus d'adresse. Les Utopiens pensent qu'il vaut mieux que chacun plaide sa cause, et confie directement au juge ce qu'il aurait à dire à un avocat. De cette manière, il y a moins d'ambiguïtés et de détours, et la vérité se découvre plus facilement. Les parties exposent leur affaire simplement, parce qu'il n'y a pas d'avocat qui leur enseigne les mille impostures de la chicane. Le juge examine et pèse les raisons de chacun avec bon sens et bonne foi ; il défend l'ingénuité de l'homme simple contre les calomnies du fripon.
Il serait bien difficile de pratiquer une pareille justice dans les autres pays, enterrés sous un tas de lois si embrouillées et si équivoques. Au reste, tout le monde en Utopie est docteur en droit ; car, je le répète, les lois y sont en très petit nombre, et leur interprétation la plus grossière, la plus matérielle est admise comme la plus raisonnable et la plus juste.
Les lois sont promulguées, disent les Utopiens, à seule fin que chacun soit averti de ses droits et de ses devoirs. Or, les subtilités de vos commentaires sont accessibles à peu de monde, et n'éclairent qu'une poignée de savants ; tandis qu'une loi nettement formulée, dont le sens n'est pas équivoque et se présente naturellement à l'esprit, est à la portée de tous. » 222 Toujours pertinent, toujours actuel. (Cf. Justice. More Thomas, Patriarcat. More Thomas)

Politique (Lois. Sand George) : George Sand [1804-1876], concernant les réactions de son mari lors de leur séparation, auteure de : «Jamais sa pensée, éprise d’immobilité dans l’autorité, n’avait voulu s’élever à la critique morale des lois et par conséquent, prévoir leurs funestes conséquences.» 223 Mais pourquoi aurait-il dû s’«élever» «à la critique morale des lois», puisque celles-ci protégeant si bien ses intérêts, le cautionnaient dans son bon droit ? Quant aux «funestes conséquences» des lois, pour qui l’étaient-elles ? Il faut cependant noter qu’en «justice», après des années de combats, grâce à son juste acharnement et sans doute grâce à sa notoriété, George Sand, obtint gain de cause…ce qui n’était qu’élémentaire justice. (Cf. Homme. Remarquable. Dudevant François Casimir. Justice, Patriarcat)

Politique (Lois. Sénèque) : Sénèque [4 avant J.C- 65 après J.C], auteur de : «C’est une piètre innocence que d’être vertueux selon la loi.» 224 (Cf., Morale, Vertu)

VII. Politique (Lutte) :

Politique (Lutte) : Toute lutte sur le terrain - ne serait-ce que langagier - de ses adversaires est une lutte perdue d’avance. (Cf. Inconscient, Langage, Proxénétisme)

Politique (Luttes des femmes) : Les premiers engagements politiques des femmes : leurs luttes contre les hommes. Jamais abordé dans aucun traité de Sciences politiques. (Cf. Femmes, Hommes, Patriarcat) 225

Politique (Luttes des femmes. Autonomie) : Martine Storti, journaliste à l’époque à Libération, auteure de [concernant la Marche des femmes le 6 octobre 1974, avant le vote de la loi en faveur de l’IVG] se souvient : «Vous ne serez pas nombreuses», ne cesse t-on de me dire dans les couloirs de Libé : «Il n’y aura personne, pronostique Serge July, le féminisme, c’est fini.» [40.000 à 50.000 femmes seront dans les rues de Paris]. Et elle poursuit : «Plus qu’une manif, un éblouissement, une joie, un bonheur. Une marche, saluée par toute la presse, qui montrait que les femmes n’étaient jamais aussi fortes que lorsqu’elles étaient complètement, absolument autonomes, c’est à dire, délivrées des partis, des organisations, des encartages. Force politique de l’autonomie des féministes, écrivais je alors dans ce qui fut mon dernier article dans Libération, écrit le 7, jour où je donnais ma démission du journal, sans préavis. [...]» 226 (Cf. Féminisme, Politique. Association, Femmes. Pour Libération, «Sciences» sociales. Histoire)

Politique (Luttes de femmes. États-Unis. 1902) : Lu dans De l’action directe [1912] de Voltairine de Cleyre [1866-1912] : À New York, à la mi-mai 1902, «le prix de la viande cascher fit un saut prodigieux de 0,12 dollars à 0,18 dollars la livre. Fanny Levy et Sarh Edelson entreprirent de mobiliser les femmes du quartier, les invitant à cesser d’acheter de la viande. Le 15 mai 1902, la presse rapporte qu’environ 20.000 femmes avaient pénétré force chez les bouchers, s’étaient emparé de la viande, avant d’y mettre le feu dans le rue.» 227(Cf. «Sciences» sociales. Histoire)

Politique (Luttes des femmes. Iran) : En 1979, de nombreuses manifestations de femmes eurent lieu en Iran, contre les mesures prises par Khomeiny à l’encontre des femmes et notamment contre l’obligation du port du voile. L’un des slogans était : ‘Nous n’avons pas fait la révolution pour que Khomeiny oblige les femmes à porter le voile’. Quelle fut l’attention portée par la presse Iranienne, internationale, notamment française, à ces dénonciations ? 228 (Cf. Femmes)

Politique (Lutte. Personnalisation) : Toute personnalisation d’une lutte l’altère, la déforme, la défigure, la dénature, la trahit. (Cf. Idée, Pensée, Soi)

Politique (Luttes. Sartre Jean-Paul) : Auteur de : «Notre liberté d’aujourd’hui n’est rien d’autre que le libre choix de lutter pour devenir libres. […]» Plus juste que de poser «la liberté» comme postulat. 229

Politique (Vie. Lutte) : Victor Hugo (Les châtiments) : «Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.»
* Commentaire (sur le net) de cette phrase par Marie Zulda Dubois (Port-au-Prince), 3 mars 2009 : «En Haïti, on voit le contraire, car ceux qui vivent ne luttent pas et ceux qui luttent ne vivent pas. J'avais beaucoup aimé ce poème, mais j'observe le contraire chez moi.» (Cf. Femmes. Lutte))

VIII. Politique. Prison :

Politique (Prison) (1) : L’incarnation de toutes les injustices des sociétés, la principale étant, pour les puissants [sauf rares exceptions] d’en être exemptés ? Autre question : Qui peut affirmer en toute certitude que l’ouverture de toutes les prisons augmenterait le nombre de crimes, de ‘récidives’ ? A fortiori, dans un monde, à (re) construire, libéré par des révolutions fondées sur la justice ? Un jour, le système carcéral, la notion même de prison, apparaîtra aussi inacceptable que l’est aujourd’hui la peine de mort. (Cf. Justice. Récidive)

Politique (Prison) (2) : La prison ne se perpétue que faute d’imagination pour en remplacer l’idée.

Politique (Prison. Bracelet électronique) : La question de savoir contre qui, un homme violent enfermé chez lui, au lieu et place de la prison, peut diriger sa violence est supposée sans objet. Par ailleurs, une seule femme menacée s’est-elle sentie en sécurité du fait de la mise en service et la banalisation du dénommé «bracelet électronique» ? (Cf. Justice, Violences contre les femmes)

Politique (Prison. Clairvaux) : Nicolas Dhuicq, député de l’Aube, Les républicains, Collectif de «la droite populaire», lors des questions orales à l’Assemblée Nationale, le 10 mai 2016, à l’adresse du ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas (qui avait annoncé la fermeture de la prison de Clairvaux), auteur de : «La fermeture de Clairvaux, c'est un crime devant la Nation.» 230
Le même, par ailleurs psychiatre, avait, selon Wikipédia en 2012, «interrogé le gouvernement sur les mesures qu’il envisage pour mettre un terme aux tarifs préférentiels dont profitent les détenus sur les confiseries et pâtes à tartiner, obtenant des prix inférieurs au marché et l'amélioration de l'ordinaire en général, ceci afin d’éviter que les coûts soient subis par les contribuables. Il a par ailleurs cosigné en 2015 des propositions de loi visant à instaurer une participation des détenus au frais d'incarcération ou encore pour isoler électroniquement les détenus.» (Cf. Justice, Politique. État et répression)

Politique (Prison. Fourgon cellulaire) : Christine Deviers-Joncour, en France. en 1997, raconte : «Le fourgon cellulaire arrive enfin. […] Le ramassage des hommes et des mineurs mâles a déjà eu lieu. Le camion est bondé. Ma codétenue et moi sommes installées dans une cellule intérieure du véhicule, la première à gauche en entrant. Les hommes s’énervent, ils sentent la femelle. Les grillages sont trop serrés et opaques pour qu’ils puissent nous voir mais pas assez pour que nous puissions les entendre : ‘Alors, les meufs ? On vous sent, on vous baise, on vous la met, salopes !’ lancent-ils devant les policiers indifférents et secrètement complices.» 231 (Cf. Égalité, Patriarcat)

Politique (Prison. Gérard Nicole) : Nicole Gérard, dans son livre, Sept ans de pénitence, auteure de : «Je n’ai pas qualité pour débattre si les prisons sont nécessaires ; mais le devoir, en revanche, de dire que celles que nous avons reposent sur un système aberrant, lequel engendre une réalité insoutenable.» 232 (Cf. Politique. Prison. Petite roquette)

Politique (Prison. Guantanamo) : «Les humiliations étaient nombreuses, notamment d'ordre sexuel. Les Américains faisaient venir des prostituées dans le camp. L'une d'entre elles s'est plantée devant un Saoudien - ils sont majoritaires, à Guantanamo - et lui a badigeonné le visage avec son sang menstruel233
* Cf. aussi : «Les sévices n’ont pas cessé. Un jour ses gardiens l’auraient placé nu devant un chien qui aurait été selon lui spécialement entrainé pour avoir des relations sexuelles avec des humains. Les Américains lui auraient cogné la tête sur le sol et lui aurait étalé sur le visage du sang menstruel234
- Pour une description du fonctionnement de Guantanamo, véritable camp de concentration, dont la torture était la norme, lire : Dans l’enfer de Guantanamo de Murat Kurnaz. On y lit aussi les humiliations sexuelles imposées aux détenus du fait des femmes militaires. (p.70,71) 235 (Cf. Abolitionnisme, Femmes, Guerre, Sexe-s […] )

Politique (Prison. «Pédophile» en) : [Sans cautionner ce terme] Censé être toujours haï, injurié, humilié par tous les autres prisonniers. Qui a vérifié cette assertion ? Que signifie t-elle ? Quel rôle a joué l’argument selon lequel les violeurs seraient systématiquement les plus maltraités par les prisonniers, aux fins de dissuader les victimes de déposer plainte ? (Cf. Violences faites aux enfants)

Politique (Prison. Pelletier Madeleine) : Madeleine Pelletier [1874-1939], auteure de : «Tout se passe comme si la société avait besoin de criminels et que leur fabrication doive être un service social.» Et de : «La liberté est meilleure que la prison, évidemment [...]» À force de vouloir tout complexifier, on finit souvent de ne plus aborder l’essentiel. D’où la force des analyses de Madeleine Pelletier. 236

Politique (Prison. Petite Roquette) (1) : Lu, en août 2001, sur le mur de l’ancienne prison de femmes de la Petite Roquette 237 : «De l’appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 à la Libération de Paris le 25 août 1940, dans ce lieu, 4000 résistantes ont été emprisonnées pour avoir lutté contre l’occupant. Elles ont contribué à la Libération de la France» : nie, efface toutes les femmes qui de 1935 à 1974, y ont été emprisonnées, «guillotinées», et l’une d’entre elles «fusillée» comme son mari pour «collaboration», au nom de lois iniques, ainsi que toutes les personnes adultes et enfants qui des années 1830 jusqu’en 1932 y avaient été enfermées. Sur une autre plaque apposée par la Mairie de Paris, après un court historique, on peut lire : «L’établissement (!) affecté (!) aux femmes en 1932 fut démoli en 1974. Le portail subsiste au 141 rue de la Roquette». C’est tout.

Politique (Prison. Petite Roquette) (2) : Nicole Gérard, dans un livre important, 7 ans de pénitence, après un long séjour en prison, auteure, en 1970, de : [ …] «Sur les jeunes, je l’ai dit, sur les caractères malléables, le promiscuité des prisons a des effets terrifiants. Neuf sur dix parmi ces fillettes que personne n’attend à la sortie se laissent tenter par la «maison» (établissement surnommés «clandé», les maisons closes étant officiellement interdites) ou par le tapin. Le séjour à la Roquette n’aura servi qu’à les abîmer irrémédiablement. Entre les commandos formés par les caïds du type Tony et les recrues racolées par les maquerelles, la prison est la meilleur pourvoyeur de la prostitution. On l’appelle ‘le pourrissoir’. C’est le mot exact.» 238 (Cf. Êtres humains. Corps. Fouille à, Femmes. Déni de l’histoire des femmes et du féminisme, Politique. Prison. Gérard Nicole, Proxénétisme)

Politique (Prison. Petite Roquette) (3) : France. 1971, témoignage non signé publié dans Actuel : «Toutes celles qui sont déjà condamnées doivent travailler, en atelier ou dans la prison.» […] «À neuf heures, travail en atelier jusqu’à onze heures trente, sous la surveillance d’une bonne sœur. D. Hechter, Christian Dior, Cardin, la SNCF trouvent pour cinquante centimes de l’heure une main d’œuvre corvéable à merci, qu’aucun SMIG ne protégera jamais.» 239 (Cf. Mode. Luxe)

Politique (Prison. Petite Roquette) (4) : France. 1971, témoignage non signé publié dans Actuel : «Pour les avorteuses, les droguées, les maquerelles et les politiques un traitement spécial : l’isolement complet. Au fil des jours s’amorce la déchéance physique : les cheveux teints qui repoussent, les assemblages disparates de vêtements empruntés, les modes successives, les mèches qui s’aplatissent, le teint qui blanchit, la taille qui s’épaissit. La nourriture à base de féculents contribue à cette involution.» 240 (Cf. Corps, Mode, Proxénétisme)

Politique (Prison. Saint Lazare) (1) : Je lis dans le livre de Maud Marin, Le quartier des maudites 241 : «Ils ont détruit les archives de Saint Lago (en argot: [prison de] Saint Lazare). Elles ne devaient pas être propres.» Je lis aussi sur le site de la Mairie de Paris «Établissements pénitentiaires parisiens» concernant les archives : «Saint Lazare», les dates suivantes : «1831-1932». Je lis enfin sur Wikipédia : «L'ancienne prison devient vers 1930 la «Maison de santé Saint-Lazare» et continuera de fonctionner comme lieu de traitement pour femmes jusqu'en 1955 alors que l'ancienne prison est démolie vers 1935. En 1955 la préfecture de Police cède une partie de ses lits à l'Assistance publique et l'hôpital Saint-Lazare devient un service de désencombrement de l'hôpital Lariboisière. Le 1er janvier 1961 la préfecture cesse d'administrer l'hôpital qui dépendra alors de l'Assistance publique, cela sera l'hôpital Saint-Lazare, qui dépendra du groupe hospitalier Lariboisière - Fernand-Widal - Saint-Lazare. En 1975, année internationale de la Femme, c'est fermeture à Saint-Lazare du service où les femmes prostituées étaient encore conduites après les rafles par la police. L'hôpital Saint-Lazare fermera définitivement fin 1998, il ne comportait alors plus que 55 lits.»
Au vu de ces informations, le constat de Maud Marin serait-il juste ? Et si oui, qui aurait pris la décision de «détruire» ces archives ?

Politique (Prison. Saint Lazare) (2) : Mata Hari [Margaretha Geertruida Zelle, puis M-G Mac Leod], a été, après que l’État français l’ait lui-même utilisée, poursuivie arrêtée pour trahison et enfermée à Saint Lazare.
Elle écrit, le 15 mai 1917, au Capitaine rapporteur du 3ème conseil de guerre : «Mon capitaine, Depuis trois mois je suis enfermée dans une cellule. Moralement et physiquement, vous m’avez fait tellement mal que je vous prie d’en finir. Je ne peux plus supporter plus longtemps la saleté, le manque de soins pour le corps, et l’ignoble nourriture auquel je ne suis habituée. On ne peut dégrader d’un jour à l’autre une femme, comme vous l’avez ordonné. Je suis ici pour un malentendu. Je vous supplie : cessez à me faire souffrir. Je n’en peux plus vraiment, vraiment. [...] Laissez moi sortir de cette ignoble prison Saint-Lazare. Je ne peux plus supporter plus longtemps cette ignoble vie auquel (à laquelle) vous m’obligez depuis trop longtemps. Cessez, je vous prie.» 242
Elle sera fusillée, selon Léon Clément Bizard, auteur des Souvenirs d'un médecin de la préfecture de police et des prisons de Paris (1914-1918), le 15 octobre 1917, par «douze chasseurs à pied, quatre soldats, quatre caporaux, quatre sous-officiers, à dix mètres d'elle».

Politique (Prison. Taubira Chistiane, Garde des Sceaux) (1) : Christiane Taubira, le 25 septembre 2012, auteure de : «Nos prisons sont pleines, mais vides de sens.» Une analyse fondamentale liée à un vrai courage politique. Mais, celle-ci posée, la politique - qui le nie - reprend ses droits.

Politique (Prison. Taubira Christiane, Garde des Sceaux) (2) : Lu ce jour, 28 mai 2014 : «Christiane Taubira a défendu aujourd'hui son projet de loi sur la prévention de la récidive et l’individualisation des peines devant la commission des lois de l’Assemblée nationale : ‘Évidemment, et contrairement à ce qui est dit, ce projet de loi ne vise pas à supprimer ni à remplacer la prison. L'échelle des peines est là. Il s'agit d'enrichir l'arsenal répressif qui est mis à la disposition des juges. Il s'agit aussi de sortir de la démagogie et de l'irresponsabilité»’, a déclaré la ministre devant des députés.» 243 (Cf. Femme «Politique». France. Taubira Christiane)

Politique (Prison. Valenciennes. Années 2010) : Alexandra Lange évoque les parloirs : «Je me préparais pour les parloirs comme on s’apprête avant de se rendre à un rendez vous. Je ‘me faisais belle’, surtout pour les enfants. Cela avait pourtant un inconvénient : pour aller à la rencontre de nos visiteurs, il fallait traverser le quartier des hommes et nous en passions jamais inaperçues. Il était impossible d’échapper aux sifflets et aux vulgarités de ces ‘fauves’ - c’est ainsi que nous les appelions entre nous, les femmes. Je suivais alors la surveillante en regardant droit devant moi et en m’efforçant autant que possible de me boucher les oreilles, mais le chemin était si long (la sempiternelle succession de couloirs et de portes) que les cris et les insultes parvenaient à me faire peur.» 244 (Cf. Hommes, Patriarcat)

IX. Politique. Vie :

Politique Vie (Perdre sa vie à la gagner) : Slogan toujours valide, à ceci près que, de plus en plus, sont ceux et celles qui la perdre sans la gagner, ni même y gagner quoi que ce soit. Et, même, si souvent, en y perdant la vie.

Politique (Vie - dite - privée) (1) : Vie, jamais définie, dans laquelle les droits des hommes sur les femmes sont prémunis de toute interférence juridique indue. Quant à rechercher dans la « vie - dite - privée » d’une femme tout ce que l’on peut utiliser contre elle : c’est, depuis des siècles, la norme. Le concept de «vie privée» - dont même les lettres personnelles, leurs propres revenus, etc. ne leur appartenaient pas, ne s’appliquait pas aux femmes. (Cf. Droit. Justice)

Politique (Vie - dite - privée) (2) : Après la fondamentale avancée féministe : « Le privé est politique », étape 2 : faire disparaître le concept même de « privé » dont la confusion conceptuelle est sans limites. Et refonder, après intégration des critiques féministes, une toute autre conception de l’être humain et de ses rapports au monde. (Poursuivre)

Politique (Vie - dite - privée. Droit à la) : Poser les contradictions entre «le droit à la vie privée» et la «citoyenneté» fait exploser et la démocratie et la république, et les «droits de l’homme». Une Bastille à détruire.

Politique (Vie - dite - privée. Hommes politiques français) (1) : Quelques exemples : Mazarine, la fille cachée de la femme cachée de F. Mitterrand, par Mitterrand ; le divorce de Clémenceau ; le président du Sénat Le Troquer et « les ballets roses » [1959] ; les ‘soirées’ de Giscard ; la rupture de François Hollande avec Valérie Trierweiller ; la mort de Félix Faure, Chirac et les femmes que nécessairement il payait, ou que quelqu’un payait pour lui, sans omettre toutes les bruits, les accusations plus ou moins explicites concernant tel ou tel homme politique, tues car jamais démontrées - preuve à l’appui au grand jour, et ce alors qu’elles existent bien. Et l’on voudrait nous faire accepter ce concept qui couvre et justifie proxénétisme, violences à l’encontre des femmes, des mineur-es, mépris, mensonges, hypocrisie…

Politique (Vie - dite - privée. Hommes politiques français) (2) : Jean Jaurès [1859-1914], en 1901, à l’occasion des attaques dont il fut l’objet concernant la communion de sa fille [Les ennemis de Jaurès s’en donnent à coeur joie (sur le mode : «Eh bien quoi ! Jaurès, pendant que vous nous faites manger du curé, vous faites bouffer le bon Dieu à vot’ demoiselle ?»] accumula mensonges, démentis, mauvaise foi (non sans belles analyses, en conclusion notamment) pour en responsabiliser «les femmes catholiques de France», en réalité son épouse, qui récusa son interprétation. 245] Il eut cependant le mérite de ne pas évoquer «sa vie privée» pour ne pas avoir à réagir. Mais le pouvait-il ? 246

Politique (Vie - dite - privée. Hommes politiques français) (3) : Lionel Jospin, au lendemain de ses révélations du Monde sur son militantisme Trotskyste («Lambertiste», plus précisément) qu’il avait dénié à plusieurs reprises, déclara : « […] Et, dans la vie sociale et politique, je crois que ce qui est important, c’est ce qu’on fait, ce que l’on construit, ce qu’on assume, ce n’est pas ce qu’on pense aussi en secret, parce que là, c’est le lieu de l’intimité, du privé». 247 En d’autres termes, c’est à chacun - ici un Premier ministre - de définir ce qui relèverait du «politique» et du «privé» ? (Cf. Hommes politiques. France. XXème siècle, Intellectuels. France. XXème siècle)

Politique (Vie - dite - privée. Human’s Rights Watch) : Lu dans le Rapport Mondial 2014, dans un paragraphe intitulé : «Un concept apparaît : le droit d’être laissé tranquille» : «De nombreux pays reconnaissent depuis longtemps les valeurs qui sous-tendent le droit légal à la vie privée - l’honneur, la réputation, et le caractère sacré du foyer et de la vie de famille. Mais c’est aux États Unis que se sont cristallisés des droits privés d’action pour défendre la vie privée, à la suite de l’appel lancé par Warren et Brandeis. […]» 248 Comment peut on écrire une telle succession d’énormités, dignes de celles d’Amnesty International ? (Droit. Droits humains, Patriarcat, Violences patriarcales)

Politique (Vie - dite - privée. Code civil) : Il y aurait, paraît-il, une «vie» dite «privée», laquelle se distingue mal de la «vie domestique», de la «vie quotidienne», de la «vie intérieure», de la «vie intime», de la «vie personnelle», de la «vie familiale»…
- Et tout ceci, c’est à dire «la vie» tout court, de nature différente par ailleurs selon que l’on est homme ou femme, est censé être régi par cette seule assertion de l’article 9 du Code civil : «Chacun a droit au respect de sa vie privée […]».
- Sans même évoquer les ténues applications de cet article, ni la jurisprudence le concernant, il faut dire clairement que le droit et les juristes qui le considèrent comme crédible (c’est à dire comme couvrant tout ce qui concerne «la vie publique» ? ) se fichent de nous.
- De fait, cet article - ou plutôt le ‘concept ‘ qu’il légitime - couvre crimes, violences, notamment toutes celles qui ont lieu dans le cadre de la «famille»…
- Tout le droit doit être revu à l’aune de l’abolition du concept même de vie privée, tel qu’il fut légitimé depuis des siècles : vaste chantier qui exige d’abord que les pensées soient déverrouillées et le tabou brisé. (Cf. Famille. Vie - dite - privée), Mariage. Article 213 du Code civil français)

Politique (Vie - dite - privée. Démocratie) : Toute évocation de «la vie privée» interdit d’emblée toute référence à la citoyenneté, ou, plus justement, en délégitime fortement l’apport progressiste. Et dévoile les fondements patriarcaux de la démocratie.

Politique (Vie. Refaire sa...) : Ne se dit en général pas pour une femme, célibataire, épanouie, qui a - ou non - (plein d’) des amant-es : ne concerne que les autres, celles qui se passent, une seconde fois, la corde au cou.

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Notes de bas de page

1 Djamila Boupacha, par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi. Gallimard. 280 p. 1962. p.11

2 Michelet, Histoire de la Révolution française. La Pléiade. Tome I. 1530 p. 1976. p.62

3 Vauvenargues, Réflexions et Maximes, in Rivarol, Chamfort, Vauvernargues, L’art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 1517p. 2016. p.20.

4 Marie Deraismes, Discours prononcé le 14 juillet 1882. In : Ève dans l’humanité. Ed. Côté-femmes. 230 p. 1990. p.181

5 Nietzsche, La volonté de puissance. II. Tel Gallimard. 499 p. 1995. p.314

6 Arte, Mozambique. 7 mars 2013. 12 h 35

7 AFP. Un enfant découvert au milieu des déchets. 2 mai 2016

8 France Culture. Régis Debray. Allons aux faits. Que faut-il entendre par laïcité ? 15 juillet 2016

9 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le livre de poche. 767p. 2010. p.709

10 Paule Lejeune, Louise Michel, l’indomptable. Des femmes. 327p. 1978. p.13

11 Nadine et Thierry Ribault. Fukushima, Cogérer L’agonie. Blog de Paul Jorion. 13 mars 2015

12 Cf. le film Shoa de Claude Lanzmann. 1985.

13 Quasiment repris d’un jugement de Jung concernant Freud. In, C.G. Young, Ma vie, Souvenirs, rêves et pensées. Folio. Gallimard. 710 p. 2010. p.255

14 Cf. Marie-Victoire Louis, Éléments pour une critique des rapports des féministes françaises au pouvoir. 1996 http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=916&themeid=460

15 Arthur Lehning, Michel Bakounine et les autres. UGE. 10/18. 434 p. 1976. p.316

16 Samuel Pisar, Le sang de l’espoir. Laffont. Le livre de poche. 1979. 351p.

17 Jean Guéhenno, Journal des années noires, 1940-1944. NRF. Gallimard. 344p. 1947. p.119

18 Paul Valéry, Mauvaises pensées et autres. In, Œuvres. II. la Pléiade. 1670p. 1971. p.830

19 Abbé Pierre, Bernard Kouchner, Dieu et les hommes. Robert Laffont. 232p. 1993. p.112

20 A.S. Neill, Journal d’un instituteur de campagne. Petite Bibliothèque Payot. 152p. 1975. p.73

21 Le Monde, 15 mars 2015.

22 Chaîne Toute l’histoire. Les routes de la terreur (1,2) 18 septembre 2016

23 Antoine de Rivarol, Journal politique national. In, Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, L’Art de l’insolence. Bouquins. Robert Laffont. 1517p. 2016. p.893

24 Benjamin Constants, Écrits politiques. Folio Essais. 870p. 2004. p.661

25 France Culture. L’esprit public. 6 juin 2016

26 Michel Winock, Journal politique. La république Gaullienne. 1958-1981. Éditions Thierry Marchaisse. 496p. 2016. p.210, 201, 235

27 AFP. Le Figaro. Californie : Une loi sur la consentement sexuel. 30 septembre 2014

28 Actes du tribunal révolutionnaire. Le temps retrouvé. Mercure de France. 631p. 2008. p.539

29 Tocqueville, L’Ancien régime et la révolution. GF. Flammarion. 411p. 1988. p.85

30 Le Monde. «Nous ne reconnaissons pas la troïka ». 29 janvier 2015

31 Le Monde. La Grèce se dit prête à se passer des 7 milliards d’euro de l’UE. 31 janvier 2015 

32 Cité par Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe. La Pléiade. Tome I. 1282p. 1983. p.702

33 Nations Unies. Convention cadre sur les changements climatiques. FCCC / Fc /2015/ L.9. 12 Décembre 2015

34 Michel Jobert, Lettre ouverte aux femmes politiques. Albin Michel. 178p. 1976. p.169

35 Les Présocratiques. La Pléiade. 1639 p. 2004. p.150

36 Boris Vian, Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal. In, Textes et chansons. 10/18. 188p. 1977. p.179

37 Jean Jacques Rousseau, Du Contrat social. Fragments politiques. Folio Essais. 535p. 1993. p.336

38 Sénèque, Entretiens, Lettres à Lucilius, Consolation à ma mère Helvia. Bouquins. Robert Laffont. 1094p. 2010. p.71

39 Tacite, Oeuvres complètes. Les Annales. Bouquin. Robert Laffont. 857p. 2014. p.543

40 France Culture. La nuit. Hommage à Louis Lecoin. (II) 28 Février 2015 (Rediffusion d’émissions diffusées les 28,29 novembre 1966)

41 Le Parisien, Trierweiler recadrée par Ayrault, le conseil de Fillon à Hollande. 13 juin 2012 et AFP. Trierweiler : « histoire de slip » (Le Pen). 14 juin 2012

42 Le Nouvel Observateur. 27 février 2012

43 Le Monde. Marine Le Pen sur le bras d’honneur de Longuet : «Il m’a fait plaisir ». 5 novembre 2011

44 LCI. Bras d’honneur de Longuet : «Il a bien fait» estime G. Collard. 1er novembre 2012

45 Huffington Post. «On ne va pas faire la police des braguettes» : La réaction de Louis Aliot après le ralliement d’un militant pro mariage gay. 15 janvier 2015

46 Maurice Nadeau, Journal en public. La Quinzaine Littéraire. Maurice Nadeau. 317p. 2006. p.21

47 France inter. 12 avril 2015. 7h 15

48 France Culture. 18 février 2012. Alain Denault, In, Terre à terre. Émission animée par Ruth Stegassy). Depuis lors, Alain Deneault a publié Gouvernance, Le management totalitaire. Lux Editeur. 2013. 194p.

49 France culture, L’Esprit public. 21 août 2016

50 Selon Huguette Bouchardeau, Tout est possible. 172 p. 1981. p.52

51 Sur les Situationnistes. Entretien inédit d’Henri Lefebvre avec Kristin Ross. 1983. Publié par Période.com. 6 novembre 2014

52 France Culture, Le temps des historiens. 8 novembre 2014

53 Herzen - Ogarev - Bakounine, Lettres inédites. Collection : Les inédits russes. Vol. VII. Librairie des cinq Continents. 158p.1975. P.59

54 France Culture. Les matins de France Culture. Mardi 3 août 2015 . 8 h 1/4.

55 LCI. 19 juin 2015

56 Benjamin Constant, Écrits politiques. Folio Essai. 870 p. 2004. p.139

57 Benjamin Constant, De la liberté des anciens comparée à celle des modernes. 1819

58 Cf., notamment, Pierre Manent, Les Libéraux. Tel Gallimard. 2001. 891 p.

59 Cf., en ce sens, la déclaration de Jacques Attali dans les Nouveaux chiens de Garde [Film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. 2012]

60 Raymond Aron, Mémoires. Julliard. 778p. 1983. p.116

61 Joseph E. Stiglitz, La grande désillusion. Le livre de poche. 407p. 2009. p.129

62 AFP. Clinton prône le dialogue. 29 novembre 2012

63 Médiapart. La Sarkozie vue de Code pénal : 32 personnes mises en cause. 24 février 2016

64 Benjamin Constant, Journal Intime (1811-1816), Max Niemeyer Verlag. Tübingen. 2005. 731p.

65 Edmund Burke, Réflexions sur la révolution de France. Pluriel. 816p.1989. p.78

66 Jack Lang, Demain les femmes…Grasset. 230p. 1995.p.126

67 Les Échos.fr. COP. 21. 289 interpellations après les échauffourées, dont 174 gardes à vues. 29 novembre 2015. En réalité, il y eut 341 interpellations et 317 gardes à vue [AFP. 30 novembre 2015]

68 Boris Souvarine, Staline. Aperçu historique du bolchévisme. Ivrea. 639 p. 1992. p.385

69 Simone de Beauvoir concernant la philosophie de Sartre : In, La Force des choses. Gallimard. 1963. Folio. p.18

70 Cité en exergue de l’article de Francis Dupuis-Déri, Les anarchistes et la prostitution. Perspectives historiques. Revue Genre, Sexualité et société. Printemps 2013

71 Léon Trotsky, Lénine. Librairie du Travail. 1925. 229 p.

72 Cf. Marie-Victoire Louis, La parité pour quoi faire ? Pour que ça change http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=616&themeid=617

73 Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet. NRF. Gallimard. 397p. 1951.p. 342

74 Laurence Klejman et Florence Rochefort, L’Égalité en marche. Op. cit. p.79

75 Victor Hugo, Choses vues. 1849-1885. Folio Gallimard. 1014p. 2010. p.240

76 Le Figaro. Pédophilie : enquête ouverte après les propos de Luc Ferry. 1er juin 2011

77 France Culture, Les chemins de la philosophie. Les Méditations métaphysiques de Descartes. 26 Janvier 2017

78 George Orwell, 1984. Folio. 408p. 2013. p.209

79 Assemblée nationale. Rapport de la Commission d’enquête sur les activités du Service d’action civique (SAC). 1982. Tome 2. Éditions Alain Moreau. 996p. 1982. p.963

80 Cardinal de Retz, La conjuration du Comte Jean louis de Fiesque, Pamphlets. In, Mémoires, La Pléiade. 1194 p. 1956. p. XXII

81 Abbé Pierre, Kouchner Bernard, Dieu et les hommes. Robert Laffont. 232p. 1993. p.106

82 Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, Le Seuil. 249 p.1959. p.35

83 Darien Georges, L’épaulette. 10/18. 509 p. 1973. p.83

84 Robert Badinter, Séance au Sénat. 26 janvier1999. Reproduit dans : Le piège de la parité. Arguments pour un débat. Hachette Littérature Pluriel. 251p. 1999. p.39

85 Radio Libertaire. 9 octobre 2014. 5h 40

86 Clausewitz (Carl von), De la guerre. Présentation de Pierre Naville. 10 /18. 490p. 1965. p.84

87 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le livre de poche. 7776p. 2010. p.551

88 Cardinal de Retz, La conjuration du Comte Jean louis de Fiesque, Pamphlets. Mémoires, La Pléiade. 1194 p. 1956. p.86

89 Astolphe de Custine, Lettres de Russie. Folio. 409p. 1975. p.115, 116

90 Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe, La Pléiade. Tome I. 1947. 1232 p. p.1002

91 Corneille, Polyeucte. I. I.

92 Olympe de Gouges, Postambule de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. 1791

93 Survive et Vivre. N°14. Octobre / novembre 1972

94 Bertin (Cécilia), Louise Weiss. Albin Michel, 517p. 1999. p.342

95 Simone Veil, Une vie. Le livre de poche. 343p. 2010. p.98

96 Cité dans Karl Marx, Œuvres choisies. Tome I. Idées NRF. 373p. 1963. p.86

97 Maurice Garçon. Journal. 1939-1945. Les Belles Lettres / Fayard. 702p. 2015. p. 397

98 France inter. Le téléphone sonne. 24 mars 2014. 19 h 30

99 Sénèque, Entretiens, Lettres à Lucilius, Bouquins. Robert Laffont. La vie heureuse. 1103p. 2010. p.231

100 Le Point. AFP. Un ’climat de terreur’ pèse sur la justice en Turquie selon un expert. 30 juillet 2016

101 Le rapport de la CIA. Comment sera le monde en 2020. Présenté par Alexandre Adler. Robert Laffont. 269p. 2005. p.94

102 RFI.fr. 26 décembre 2014. Arabie saoudite : Justice antiterroriste pour deux conductrices.

103 Michelet, Histoire de la Révolution française. La Pléiade. Tome 2. 1694 p. 1989. p.348

104 Tocqueville (Alexis de), Lettres choisies. Souvenirs. Quarto Gallimard. 2003. p.632

105 La classe ouvrière va au paradis. Elio Petri. 1971. Palme d’or au festival de cannes de 1972

106 Arte. Le grand bluff de Ronald Reagan. 18 mai 2015. ZDF. 2014

107 Le Figaro, avec AFP, US : Opacité autour des éliminations par drones. 24 février 2016

108 Simone Weil, Impressions d’Allemagne. In, Œuvres. Quarto Gallimard. 1276p. 1999. p.227.

109 Simone Weil, Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Idées. Gallimard. 151p. 1955. p.60

110 Raymond Aron, Mémoires. 50 ans de réflexion politique. Julliard. 774p. 1983. p.138

111 Nietzsche, La volonté de puissance. II. Tel Gallimard. 499p. 1995. p. 258

112 France Culture. L’esprit public. 5 juin 2016

113 Sade, Les infortune de la vertu, in Œuvres. II. La Pléiade. Gallimard. 1425p. 1995. p.4

114 Sade, Œuvres. I. La Pléiade. Gallimard. 1363p. 1990. Dernière note de la page 1252

115 Cité dans, Paul Léautaud, Entretiens avec Robert Mallet, NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.385

116 Boualem Sansal, Le village de l’Allemand ou Le journal des frères Schiller. Folio. 306p. 2013. p.195

117 Robert Antelme, Vengeance ? in, Textes inédits. Sur l’espèce humaine. Essais et témoignages. Gallimard. 300p. 1966. p.17 à 24

118 BFM. TV. L’Assemblée Nationale rejette L’inéligibilité des élus condamnées pour violences… avec 15 votants. 2 juillet 2016

119 Convergences révolutionnaires. Histoire succincte du droit à l’IVG. 2 octobre 2008. Commentaire de : Juliette. 5 février 2012

120 Cornelius Castoriadis, Radical philosophy. N° 56. Automne 1990. Repris dans, Une société à la dérive. Entretiens et débats. 1974-1997. Seuil. 307p. 2005. p.201

121 Le Figaro, Retranché à Matignon, Jean Marc Ayrault tente d’organiser «la riposte». 24 mars 2014

122 Jean Quatremer. Le Figaro. Alexis Tsipras, Cerné par les dirigeants européens. 22 mars 2015

123 France Culture. Traités de libre échange, harmonisation fiscale. L’Europe souffre t-elle d’un déficit démocratique ?. 31 octobre 2016

124 Le Figaro, Municipales. Hollande a entendu la «sanction». 6 mai 2014

125 A.S. Neill, Journal d’un instituteur de campagne. Petite Bibliothèque Payot. 152p. 1975. p.101

126 Entendu à la télé (source perdue) avant les élections municipales de mars 2014

127 Cité dans Odile Rudelle, Droits politiques des femmes européennes, In, Nouvelle Encyclopédie politique et historique des femmes (Sous la direction de Christine Fauré). Les Belles Lettres. 1216p. 2010. p.712

128 Déclaration d’Hélène Brion, féministe et pacifiste, au Conseil de guerre (1918)

129 On peut se référer à l’introduction très éclairante de Gérard Mairet au Léviathan de Thomas Hobbes. Essais Folio. Gallimard. 1027p. 2013. p.9 à 47

130 Mirabeau, Discours. Folio. Gallimard. 438p. 1973. p.61 et 84

131 Sade, La nouvelle Justine, In Œuvres. II. La Pléiade. Gallimard. 1425p. 1995. p.1065

132 Jean Jaurès, La convention. Gallica. p.77

133 Jean Paul Sartre, Les intellectuels. In, Situations, VIII. Autour de 68. Gallimard. 1980. 478p.

134 Laurent Cordonnier, Pas de pitié pour les gueux : sur les théories économiques du chômage. Raison d’agir. 2000. 124 p.

135 J.V Placé, Président du groupe Europe / Ecologie / les Verts du Sénat. 21 mai 2014

136 France Culture, Éric le Bouché. directeur de la rédaction du magazine économique Enjeux les Echos. 8 juin 2014

137 France inter, Daniel Mermet. Là bas si j’y suis. 26 juin 2014

138 France Culture. Patrick Lopin, La vie comme elle va (2006) Rediffusion. 5 octobre 2015

139 L’Obs. Sarkoy et les «ploucs» : il l’a bien dit ! 27 octobre 2016

140 Benjamin Constant, Cours de politique constitutionnelle. 1872 (Deuxième édition). Tome I. Slatkine. Genève-Paris. 1982. 563p. p.11

141 AFP.  Les 1 % les plus riches, toujours plus riches. 19 janvier 2015 

142 Alexandre Zinoviev, L’avenir radieux. L’Age d’homme. 280P. 1978, p.254 et 255

143 Astophle de Custine, Mémoires et Voyages. François Bourin. 375p. 1992. p.129 et 250

144 Rajouté par moi.

145 Kropotkine, Paroles d’un révolté. Champs Flammarion. 278 p. 1978. p.47

146 Nicole Fontaine, Mes combats… à la présidence du Parlement européen. Plon. 244p. 2002. p. 9 et 16

147 Pierre Theilhard de Chardin, Genèse d’une pensée. Lettres 1914-1919. Les Cahiers Rouges. Grasset. 404p. 1997. p.302,303

148 Citation lue sans précision de source.

149 Empruntée à Gauchet (Marcel), La révolution des droits de l’homme. NRF. Gallimard. 341p. 1992. p.77

150 Cf. Marie-Victoire Louis, De quel droit ? http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=1092&themeid=415

151 Conférence de presse. 19 mai 1958

152 De Gaulle (Charles), Mémoires. La Pléiade. 1505 p. 2000. p.855

153 Institué par l’«Ordonnance du 3 juin 1943 portant institution du Comité français de la libération nationale» signée à Alger par Giraud et De Gaulle.

154 Journal Officiel de la république française. 22 avril 1944. p.326

155 Les Temps Modernes. Juillet 2074. N°336. Le sexisme ordinaire. p. 2467

156 Simone Weil, Méditations sur l’obéissance et la liberté, In Œuvres. Quarto Gallimard. 1276 p. 2003. p.489

157 Alexandre Zinoviev, La grande rupture. L’Age d’homme. 1999. Citation lue sur Wikipedia.

158 Hobbes, Le citoyen ou les fondements de la politique. GF. Flammarion. 405 p. 1982. p.95

159 Cornélius Castoriadis, Égalité et inégalités : Héritage ou mythe occidental. In, L’exigence d’égalité. XXVIII èmes Rencontres internationales de Genève. Éditions La Baconnière, Neuchâtel. 320p. 1982. p.70

160 Analyse découverte le 29 avril 2016, comme celle de Zinoviev…

161 Alexandre Zinoviev, Les confessions d’un homme en trop. Gallimard. Folio. 696p. 1991. p. 440

162 Edmund Burke, Réflexions sur la révolution de la France. Hachette. Pluriel, 816p. 1989. p. 69

163 Leyla Zana, Écrits de prison. Ed. Des femmes. Antoinette Fouque. 115p. 1995. p.15

164 Le Figaro. La réforme du congé parental entérinée. 31 décembre 2014 ; Le Parisien, Réforme du congé parental. Les nouvelles règles en vigueur. 31 décembre 2014 ; Le Monde. Congé parental : des mères «désespérées» . 14 octobre 2014

165 Jack Lang, Demain, les Femmes…Grasset. 230p. 1995. p.164 et 165

166 Libération. Féminisme. L’égalité maintenant ! Le retour des 343 salopes. 2/3 avril 2011

167 El Watan (Algérie), Violences à l’égard des femmes : Que cesse l’impunité ! 4 mars 2015

168 Chaine Histoire. Femmes machines. [1996] Marie Anne Thunissen. 20 novembre 2016

169 Plusieurs sources

170 Radio Libertaire. Ras les murs. 12 juin 2013

171 Voltairine de Cleye, De l’action directe. Le passager clandestin. 74p. 2009. p.32

172 In, Denis Robert, La justice ou le chaos. Le livre de poche. 349p. 1996. p.173

173 20 minutes. «L’humanité se rassemble à Paris» 27 novembre 2015

174 Malraux (André), Antimémoires. Gallimard. Tome I. 605 p. 1967. p.125 et 197

175 Cf. Marie-Victoire Louis : Villepin ou le viol de la France  http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=607&themeid=331

176 Paule Minck, La petite République. 5 juin 1896. In, Paule Minck, Communarde et féministe. 1839-1901. Syros. Collection Mémoire des femmes. Préface, notes et commentaires d’Alain Dalotel. 183p. 1981. p.69

177 Cf. Marie-Victoire Louis, Lettre à Dinah Derick, Délégation aux droits des femmes du sénat. http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=365

178 Public Sénat. 30 septembre 2008

179 Les Présocratiques. La Pléiade. Gallimard. 1639p. 2004. p.276

180 Le Figaro.fr. Les citations les plus marquantes de Mohammed Ali. 4 juin 2016

181 France 2. 19 janvier 2015. 17 h 02

182 France Culture, Philippe Meyer, L’esprit public. 13 décembre 2015

183 Cité par Jean-Paul Sartre, Les communistes et la paix. Situations, VI. NRF. Gallimard. 384p. 1964. p.336

184 Le Temps (CH), Gilles Kepel, Le 13 novembre, le résultat d’une faillite des élites politiques françaises. 26 novembre 2015

185 AFP. 23 novembre 2015. Premières missions en Irak et en Syrie à partir du porte avions Charles de Gaulle

186 France culture. 23 Novembre 2015. 22h 10

187 Serge Halimi, L’art de la guerre imbécile. Le Monde Diplomatique. Décembre 2015

188 Gaston Bouthoul, La Guerre. Que sais-je ? 119 p. 1953. p.69, 70

189 Magdeleine Paz, Je suis l’étranger. La Thébaïde. 395p. 2015. p.45

190 France inter, Le téléphone sonne. La France, championne de vente d’armes. 14 juillet 2016

191 AFP. 5 octobre 2015. 12 h 54

192 Le Figaro, Femen, Salon de la femme, La féminité éclatée. Entretien avec Claude Habib. 20 mars 2015

193 France inter. Journal. 7 heures. 27 mai 2016

194 Essais d’ego-Histoire. Réunis et présentés par Pierre Nora. NRF. Éditions Gallimard. 375p. 1987. p.206 et 66

195 Guillaume Apollinaire, Journal Intime. 1898-1918. Édition Limon. 161p. 1991. p.159

196 Rudyard Kipling. Wikipédia.

197 Paul Léautaud. Entretiens avec Robert Mallet. NRF. Gallimard. 397p. 1951. p.279

198 Romain Rolland, Journal de Vézelay. 1938-1944. Bartillat. 1182p. 2013. p.258, 259

199 Giacomo Leopardi, Le massacre des illusions. Editions Allia. 218p. 1993. p.67

200 Léon Poliakov, Bréviaire de la haine. Le IIIème Reich et les juifs. Le livre de poche. 505p. 1974. p.221

201 France inter. Journal de 8 heures. 23 octobre 2016

202 Abbé pierre, Bernard Kouchner, Dieu et les hommes. Robert Laffont. 232p. 1993. p.112

203 Lucien Romier, Promotion de la femme. Librairie Hachette, 253p. 1930. p.12

204 Sade, Œuvres. I. La Pléiade. Gallimard. 1363p. 1990. p.1237

205 I Tele. Bruno Lemaire. 18 septembre 2016

206 LCI. 5 octobre 2016.11 h 45

207 Benjamin Péret, Le Déshonneur des poètes. 2 février 1945

208 France Culture, Après Palmyre, Damas ? 22 mai 2015. 7h 55

209 Le Temps (CH.), Gilles Kepel, Le 13 novembre. Le résultat de la faillite des élites politiques françaises. 26 novembre 2015

210 L ’Express avec AFP. Rafle du Vel d’Hiv  : la police dévoile ses archives. 16 juillet 2012

211 Léon Poliakov, Bréviaire de la haine. Le IIIème Reich et les juifs. Le livre de poche. 505p. 1974. p.260 et 474

212 Georges Wellers, De Drancy à Auschwitz. Éditions du Centre. Centre de Documentation juive contemporaine. Paris. 231p. 1946. p.46

213 Madame de Rémusat. Lettres. 1804-1814. Calmann-Lévy, 411p. 1881. p.300

214 Jean-Jacques Rousseau, La Nouvelle Héloïse. 610p.1967. Garnier Flammarion. p.309

215 Pierre Teilhard de Chardin, Genèse d’une pensée. Lettres 1914-1919. Les Cahiers rouges. Grasset. 404 p.1997. p.174

216 Marianne, En Arabie saoudite, une ministre allemande choisit de ne pas porter le voile. 16 décembre 2016

217 Voltaire, Lettres choisies. Lettre à Madame la Duchesse de Saxe-Gotha. 26 mai 1758. In, Classique Garnier. 692p. 1955. p.253

218 Idée empruntée à Benjamin Constant, à propos des «vandales» : «L’habitude des formes légales donnerait à l’injustice l’impassibilité de la loi.» Écrits politiques. Textes choisis, présentés et annotés par Marcel Gauchet. Folio. essais. 870p. 2004. p.137

219 Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté. Le Livre de poche. 767p. 2010. p.229

220 Alice Miller, C’est pour ton bien. In, L’essentiel d’Alice Miller. Flammarion. 1002 p.2011. p.103

221 Journal Officiel. Débats Assemblée nationale. 1ère séance du 20 juin 1990, JO du 21 juin, p. 3425

222 Thomas More, L’Utopie. Des esclaves. Les classiques des sciences sociales. UQAC. p.74 (Lisible sur le net)

223 George Sand, Œuvres autobiographiques. La Pléiade. Tome II. 1638 p. 1972. p.382

224 Sénèque, Entretiens, Lettres à Lucilius. La colère. Bouquins. Robert Laffont. 1103 p. 2010. p.145

225 Cf. la rubrique Luttes de femmes http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=548

226 Martine Storti, Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1979. Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération. Ed. Michel de Maule. 315p. 2010. p.254, 255

227 Voltairine de Cleyre, De l‘action directe. Le passager clandestin. 74p. 2009. Note 1. p.30

228 Cf. , France culture, Sur les docks. Voix du Conseil national de la résistance. 31 mai 2016, et Exposition de photos « Witness 1979 » de la photographe Hengameh Golestan au Showroom Gallery de Londres (24 / 9 / 2015).

229 Jean-Paul Sartre, Réponse à Albert Camus, France Observateur, N° 505. 7 janvier 1960. Reproduit dans Situations, IV. NRF. Gallimard. 459p. 1964. p.110

230 LCP. 10 mai 2016

231 Christine Deviers-Joncour, La putain de la République. Calmann-Lévy. 205 p. 1998. p.28

232 Nicole Gérard, Sept ans de pénitence. Robert Laffont. 456p. 1972. p.9

233 Le Figaro. 11 février 2006

234 Le Monde. Libéré de Guantanamo, un Australien musulman se plaint de tortures répétées durant sa détention. 20/21 février 2005

235 Murat Kurnaz, Dans l’enfer de Guantanamo. (Traduit de l’allemand) Fayard, 2007. 297p.

236 Doctoresse pelletier, L’État éducateur. Extrait de « La voix des femmes ». 1931. 23 p.

237 Prison de femmes, depuis 1932.

238 Nicole Gérard, Sept ans de pénitence. Robert Laffont. 456p. 1972. p.118

239 Actuel. N° 5. Février 1971. Cité par Jean Claude Vimon, Les emprisonnements des Maoïstes et la détention politique en France (1970-1971) Crimino Corpus. 6 octobre 2015

240 Actuel. N° 5. Février 1971. Cité par Jean Claude Vimon, Les emprisonnements des Maoïstes et la détention politique en France (1970-1971) Crimino Corpus. 6 octobre 2015

241 Maud Marin, Le quartier des maudites. Fixot. 280p. 1991. p.25

242 Matha Hari, Le dossier secret du Conseil de guerre. Éditions Italiques. 2001. Cité dans Paroles de femmes (Sous la direction de Jean-Pierre Guéno). 157p. 2009. p. 25, 26

243 AFP. Taubira ne veut pas «supprimer la prison». 27 mai 2014

244 Alexandra Lange, Acquittée. ‘Je l’ai tué pour ne pas mourir’. J’ai lu. 281p. 2013. p.248

245 Entendu de la bouche d’un spécialistes de Jaurès, mais sans en trouver la source.

246 Site : Ranimer tous les soleils. Jaurès ou la nécessité du combats. Jaurès répond aux attaques sur la communion de sa fille.

247 Cité dans Edwy Plenel, Secrets de jeunesse. Stock. 250p.2001. p.75

248 Human’s Right Watch. Rapport Mondial 2014 [Extraits en Français], Dina PoKempner, Le droit dont l’heure est revenue. Le respect de la vie privée à l’heure de la surveillance. 150p. 2014. p.19


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